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  • Benjamin Bernheim, ambassadeur du répertoire lyrique français !

    Benjamin Bernheim, ambassadeur du répertoire lyrique français !

    L’homme qui a chanté seul au cœur du Stade de France lors de la cérémonie de clôture de Paris 2024, sur un anneau olympique surélevé, accompagné par un pianiste suspendu dans les airs, est un habitué des plus grandes scènes lyriques. Benjamin Bernheim, 39 ans est l’artiste Lyrique de l’année aux Victoires de la musique classique 2020 et 2024, le Franco-Suisse se place dans le sillage de Roberto Alagna, et sa prestation devant un bon milliard de téléspectateurs devrait faire exploser encore bien davantage sa notoriété.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • Croissance et dépenses publiques

    Croissance et dépenses publiques

    Dans les prochaines années, les besoins en dépenses publiques générés par les retraites, la santé, la dépendance, la transition écologique et la sécurité extérieure sont évalués à 5 points de PIB pour la France, soit l’équivalent de plus de 140 milliards d’euros, près de deux fois le montant de l’impôt sur le revenu. Ce surcroît de dépenses risque de porter le déficit budgétaire à des niveaux insoutenables, sachant qu’il a déjà atteint 5,5 points de PIB en 2023.

    Un déficit public n’est pas nécessairement négatif, à condition que, par ses externalités, il alimente la croissance qui permettra de le financer. La rentabilité des dépenses publiques se mesure par le gain d’activité, en tenant compte du coût de la dette, lequel dépend des taux d’intérêt. Plus la dette progresse, plus les taux augmentent, réduisant ainsi la rentabilité potentielle des investissements publics.

    Au-delà de ces considérations financières, il est réducteur de ne considérer que les investissements. Des dépenses de fonctionnement, comme celles liées à l’éducation et à la formation, peuvent également être bénéfiques pour la croissance. Des jeunes mieux formés sont susceptibles d’occuper des emplois à plus forte valeur ajoutée et de contribuer ainsi à la richesse du pays. Les dépenses de recherche obéissent à la même logique.

    Faut-il accroître le volume global des dépenses publiques ? 

    Malheureusement, en France, le déficit public est de plus en plus la conséquence d’une progression des dépenses courantes. L’idée de n’autoriser que le financement par emprunt des dépenses d’investissement, élargies à celles concernant l’éducation, la recherche, voire la défense, en s’inspirant de la règle imposée aux collectivités locales, a été émise à plusieurs reprises. Elle ne doit néanmoins pas éluder la question de la soutenabilité de la dette, ni celle du volume et de la qualité réelle des dépenses publiques en termes de croissance.

    Au-delà du problème du déficit, nombreux sont ceux qui estiment que la France doit augmenter le montant de ses dépenses publiques. Si nul ne conteste la nécessité de préserver le pouvoir d’achat des retraités, d’améliorer l’offre de soins ou de lutter contre le réchauffement climatique, faut-il obligatoirement accroître le volume global des dépenses publiques ? Il ne faut pas oublier que, selon l’INSEE, celles-ci dépassaient, en 2023, 56 % du PIB, ce qui constitue un record au sein des pays occidentaux. Elles s’élevaient à 49 % du PIB en Allemagne et à 37 % aux États-Unis.

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    La France serait-elle sous-administrée ?

    La France consacre, en moyenne, une part plus importante de ses richesses que ses partenaires pour tous les grands postes de dépenses publiques : santé, retraite, emploi, éducation, logement, etc. La question de leur efficience se pose. La France serait-elle, par ailleurs, sous-administrée ? Certainement pas au vu des demandes récurrentes de simplification administrative.

    Le pays compte, par ailleurs, 90 emplois publics pour 1 000 habitants, contre 70 aux États-Unis ou au Royaume-Uni, et 55 en Allemagne. Les prestations sociales sont-elles insuffisantes ? En 2023, elles représentaient plus du quart du PIB. En l’état actuel, le niveau de vie moyen des retraités est équivalent à celui de l’ensemble de la population.

    Pour relever les défis du vieillissement, de la transition écologique, de la modernisation de l’économie et de la sécurité extérieure, une réallocation des dépenses accompagnée de gains de productivité est indispensable. Ces dernières années, l’État a rationalisé de nombreuses dépenses, en particulier au niveau de la collecte des impôts, grâce à un recours accru à l’informatique.

    Les collectivités locales et le système hospitalier, dont les effectifs respectifs ont doublé ces quarante dernières années, ont certainement la possibilité de mieux gérer leurs ressources tout en améliorant la qualité des services rendus. Face à l’augmentation des dépenses, la tentation des décideurs publics a souvent été de compter sur les prélèvements obligatoires. L’administration française est reconnue pour sa capacité à lever l’impôt, mais cette faculté n’est pas sans limites, comme l’a prouvé la révolte des Gilets Jaunes contre la taxe carbone en 2018.

    Un niveau plus élevé de croissance est indispensable pour que la France puisse préserver son modèle de société.

    La France figure parmi les pays demandant le plus à ses citoyens : impôts, taxes, cotisations sociales, contributions diverses et variées représentent 45 % du PIB. Imposer plus fortement les « ultra-riches » cela relève avant tout du symbole. Ces contribuables ne sont pas assez nombreux pour compenser un déficit public de plus de 150 milliards d’euros. Face aux défis budgétaires et sociaux, la France dispose de nombreuses opportunités pour transformer ces contraintes en leviers de développement durable et inclusif, à condition de ne pas tomber dans ses travers traditionnels.

    Les Français devront renoncer à leur propension au statu quo et accepter une réallocation des ressources combinée à une amélioration de l’efficience des dépenses publiques. L’augmentation de l’investissement dans l’éducation, la recherche et la transition écologique, si elle est bien ciblée, renforcera la compétitivité du pays. Même si cela n’est pas dans la culture française, l’accent devra être mis, dans les prochaines années, sur la création de valeur à long terme. L’obtention d’un niveau plus élevé de croissance est indispensable pour que la France puisse préserver son modèle de société.

  • La Pologne prête à abattre les missiles russes au-dessus l’Ukraine, annonce le ministre des Affaires étrangères

    La Pologne prête à abattre les missiles russes au-dessus l’Ukraine, annonce le ministre des Affaires étrangères

    Selon les déclarations du ministre polonais des Affaires étrangères, Radosław Sikorski, lundi 2 septembre, Varsovie doit abattre les missiles russes au-dessus de l’Ukraine avant qu’ils ne pénètrent dans son espace aérien. Une mesure déjà exclue par le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg.

    La protection de l’espace aérien national est primordiale, et ce malgré l’opposition de l’OTAN, a affirmé Radosław Sikorski, le ministre polonais des Affaires étrangères, au Financial Times lundi 2 septembre. Selon lui, il est nécessaire d’abattre des objets volant vers la Pologne qui n’ont pas encore atteint le ciel polonais.

    « L’appartenance à l’OTAN ne supplante pas la responsabilité de chaque pays en matière de protection de son propre espace aérien — c’est notre devoir constitutionnel », a ajouté le ministre polonais des Affaires étrangères.

    D’après Radosław Sikorski, il est avant tout question de légitime défense dans la mesure où ces missiles russes, une fois qu’ils pénètrent dans l’espace aérien national, peuvent causer des blessures à quelqu’un en raison des débris.

    En juillet, la Pologne a signé un accord avec Kiev qui lui permet d’abattre des missiles au-dessus de l’Ukraine. Néanmoins, le gouvernement polonais a affirmé que Varsovie ne s’engagerait pas à défendre le ciel ukrainien sans consulter les autres États membres de l’OTAN.

    En juillet, la Pologne a signé un accord avec Kiev qui lui permet d’abattre des missiles au-dessus de l’Ukraine. Néanmoins, le gouvernement polonais a affirmé que Varsovie ne s’engagerait pas à défendre le ciel ukrainien sans consulter les autres États membres de l’OTAN.

    L’accord potentiel pour une telle activité a toutefois été bloqué par le secrétaire général sortant de l’OTAN, Jens Stoltenberg, qui a exclu toute implication directe de l’Alliance de l’Atlantique Nord dans le conflit entre l’Ukraine et la Russie.

    « La politique de l’OTAN reste inchangée : nous ne participerons pas à ce conflit », a déclaré le Norvégien à la chaîne ukrainienne Edyni Novyny, ajoutant que l’alliance « ne sera pas directement impliquée » dans la destruction des avions russes.

    L’OTAN a jusqu’à présent rejeté les appels à la création d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de l’Ukraine, invoquant le risque d’une confrontation directe avec la Russie. En attendant, la Pologne estime qu’assurer la sécurité de ses citoyens pourrait nécessiter de franchir certaines limites existantes dans son implication dans le conflit ukrainien.

    La semaine dernière, un objet non identifié, probablement un drone militaire, a pénétré dans l’espace aérien polonais depuis l’Ukraine. Les forces armées polonaises n’ont pas pu l’abattre parce qu’elles ne pouvaient pas l’identifier.

    Le porte-parole du commandement opérationnel des forces armées a expliqué que les militaires devaient vérifier un objet avant de l’abattre afin d’éviter de toucher accidentellement des objets civils, mais la réaction de l’armée polonaise a été largement critiquée pour avoir potentiellement exposé le pays à une attaque aérienne extérieure.

    Près de 60 % des Polonais estiment que les objets volant dans le ciel polonais depuis l’Ukraine devraient être abattus, même s’il n’est pas tout à fait clair s’il s’agit d’objets militaires ou civils, tandis qu’environ 22 % ne sont pas d’accord, indique un sondage réalisé par SW Research pour le quotidien Rzeczpospolita.

  • Quels sont les 5 pires aéroports européens ?

    Quels sont les 5 pires aéroports européens ?

    En tant que Français de l’étranger, nous sommes plus souvent que les autres dans les aéroports. Et on sait que selon l’organisation, le personnel, les normes locales que l’expérience peut être agréable mais aussi catastrophique. On partage donc avec ce classement des 5 pires aéroports européens, réalisé par Holidu, un moteur de recherche de locations de vacances. Et surprise ni Orly, ni Roissy ne sont dans ce top 5 !

    Quel est le pire aéroport d’Europe désormais ?

    C’est l’aéroport international d’Héraklion en Crète. Avec une note moyenne décevante de 2,6, basée sur plus de 21.000 avis, « il est manifeste que les voyageurs ont rencontré un certain nombre de problèmes lors de leur passage par cet aéroport » relève sobrement le site Holidu, qui veut rester positif, et espère que « cette reconnaissance peu flatteuse serve de déclencheur pour une refonte majeure et une modernisation de l’aéroport ».

    Bordeaux Mérignac Airport

    En deuxième place, on trouve l’aéroport girondin. Pourtant l’aéroport de Bordeaux-Mérignac a enregistré une légère amélioration dans le classement des pires aéroports en Europe, passant de la première à la deuxième place, selon les avis Google. Avec une note de 2,8 sur Google Maps, basée sur 12 603 avis, l’aéroport semble faire des efforts pour améliorer la qualité de ses services. Malgré la position peu enviable, cette progression est un signe positif. 

    L’aéroport de Bordeaux-Mérignac a voté son plan stratégique 2023-2027 le 15 décembre 2022. ©Crédits : SA ADBM / Appa)

    Manchester, Berlin, Charleroi

    Derrière, on retrouve, selon les dernières données recueillies, l’aéroport de Manchester. Il a été classé troisième pire aéroport d’Europe, selon les avis Google. Avec une note moyenne de 3,1 sur Google Maps, basée sur 27,202 avis, l’aéroport britannique se retrouve dans une position peu avantageuse. Malgré ce classement, des milliers de passagers transitent quotidiennement par cet aéroport pour voyager à travers le monde, témoignant de sa fonctionnalité continue.

     La quatrième place est occupée par Berlin Willy-Brandt International Airport et la cinquième… par l’aéroport Brussels South Charleroi, avec une note de 3,2 sur 5.

    Mais qui est bien classé ?

    Car, comme beaucoup de monde, on aime critiquer, on vous a parlé des 5 mauvais élèves. Mais à l’autre bout de l’échelle des pires aéroports européens, on a les meilleurs.

    Ainsi, surprenant, en tête de classement, on retrouve l’aéroport d’Istanbul. Pour la deuxième année consécutive, il a gravi les échelons pour se hisser au sommet du classement des meilleurs aéroports en Europe, selon les avis Google. Avec une note de 4,4 basée sur 101 956 avis, l’aéroport d’Istanbul confirme ainsi son statut de leader, alliant efficacité, confort et services de qualité. 

     Il est suivi l’aéroport Francisco de Sá Carneiro Dans un développement remarquable, l’aéroport Francisco de Sá Carneiro au Portugal. D’ailleurs, il gravit une marche en se hissant à la deuxième place des meilleurs aéroports européens, selon les avis Google. Avec une note de 4,4 sur Google Maps et plus de 26 608 avis, l’aéroport a démontré une amélioration significative par rapport à l’année précédente.

    Le podium se termine avec un autre aéroport grec, confirmant qu’on peut trouver le meilleur et le pire dans chaque pays.  En effet, Athens International Airport a remporté la troisième place dans le classement des meilleurs aéroports en Europe, selon les avis Google. Avec une note de 4,3 sur Google Maps, basée sur 42,920 avis, l’aéroport continue de briller. Malgré une légère baisse par rapport à la première place en 2022 et la deuxième en 2023, la performance d’Athènes reste remarquable. 

    Enfin, parlons de Paris, Roissy est le moins mal classé de nos aéroports, arrivant à la 25ème place. Aucune ville n’est classée parmi les meilleurs. Étonnant ? 😉

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 04.09.2024

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 04.09.2024

    Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le mercredi 04 septembre, et il n’y a toujours pas de Premier ministre en France. Mais nous, nous sommes là pour votre flash quotidien des expatriés. Ce mercredi 04 septembre 2024, dans nos titres : Les expatriés ont confiance dans les Français – Rentrée scolaire : les associations de parents d’élèves mobilisés pour les bourses – Xavier Bertrand, le nouveau favori pour Matignon.

    Alors la France va-t-elle si mal ?

    La période estivale est le moment où la grande majorité des Français de l’étranger des expatriés regagnent la France pour retrouver leur pays, leur région, leur famille et leurs amis. Cette année, ils ont débarqué dans un pays, qu’on dit vu de l’étranger, fracturé, en crise d’identité, en panne et nous en passons… À la rédaction du site Lesfrancais.press ils ont eu envie de vous demander votre avis. On y apprend que pour 85% des personnes ayant participé à la consultation, c’est bien la séquence électorale qui est à l’origine de ce malaise français, en tout cas, pour cet été. Mais plus d’1/4 des consultés ont indiqué qu’ils avaient soigneusement évité le sujet pendant les vacances. Vous pouvez découvrir tous les résultats sur le site.

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    Bourses scolaires : l’inquiétude

    Ce dossier est peut-être un des plus brûlants des mois qui arrivent. Toutes les associations de parents d’élèves souhaitent un changement. Car il en va du maintien de la scolarité de certains des élèves dans le réseau des écoles AEFE. Le versement adéquat des bourses AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap) fera aussi l’objet de nombreuses attentions. Certaines familles n’ayant reçu qu’au mois d’août 2024, les aides promises au mois de septembre 2023. Entre-temps, elles ont dû engager, elles-mêmes, les dépenses. Sur le plan financier à l’attention des parents, les frais de scolarité, d’une manière générale, sont une des préoccupations majeures des associations les représentant en cette rentrée scolaire.

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    Le président des Hauts de France comme Premier ministre

    Pêle-mêle, Xavier Bertrand, Bernard Cazeneuve, Thierry Beaudet sont les noms qui circulent avec plus ou moins de certitude pour entrer à Matignon. Des rumeurs qui circulent et s’éteignent quelques heures plus tard, signe de l’incertitude qui règne, et de la difficulté du chef de l’État à trouver un nom qui fasse consensus et permette d’éviter une motion de censure rapide à l’Assemblée nationale. Si l’hypothèse Xavier Bertrand, donné favori en début de journée, a un peu plus de plomb dans l’aile depuis l’annonce du RN de voter une motion de censure s’il entrait à Matignon, il reste l’un des prétendants au poste de Premier ministre, après avoir été reçu par Emmanuel Macron à l’Élysée ce mardi.

    C’est tout pour ce mercredi, on se retrouve demain pour un nouveau flash quotidien des expatriés. À demain et belle journée à toutes et à tous où que vous soyez !

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Alors la France, va-t-elle si mal ?

    Alors la France, va-t-elle si mal ?

    La période estivale est le moment où la grande majorité des Français de l’étranger des expatriés regagnent la France pour retrouver leur pays, leur région, leur famille et leurs amis. Cette année, ils ont débarqué dans un pays, qu’on dit vu de l’étranger, fracturé, en crise d’identité, en panne et nous en passons… A la rédaction du site Lesfrancais.press on a eu envie de vous demander votre avis. Alors la France, va-t-elle si mal ? Regardons vos réponses, vous étiez d’ailleurs plus de 5000 à participer à cette consultation qui s’est déroulée sur notre site et nos réseaux sociaux du 25 au 31 août 2024.

    60% des expatriés sont allés en France pour les vacances

    Notre première question a été de valider le fait que vous étiez nombreux à être allé en France. Et c’est bien le cas puisque plus de 60% des répondants ont répondu par la positive. Lors d’une enquête en 2022, comme lors de celle de 2023, vous aviez été plus de 75% à vous être rendu en France.

    Deux explications à ce phénomène, déjà en 2022, nous sortions de la COVID, vous aviez été nombreux à être bloqué au-delà des frontières françaises. La réouverture des frontières a naturellement déclenché un appel d’air. Deuxième explication, c’est que comme bon nombre de touristes étrangers, vous avez renoncé à aller en France alors qu’on nous a annoncé un été terrible marqué par des risques d’attentats et un dérapage des prix avec les Jeux Olympiques. Comme les Parisiens, qui avaient déserté Paris pendant les Olympiades, de nombreux Français de l’étranger regrettent d’avoir écouté les cassandres.

    01_question

    Le moral de vos proches français

    Deuxième question de notre consultation, une simple observation : quel était l’état d’esprit des Français que vous avez rencontrés ? Et là, vous le constatez la séquence politique de juin/juillet 2024 à laisser des traces. En effet, la moyenne de la notation de nos répondants est bien basse, soit 2,2 sur 5 !

    54% des personnes interrogées ont même donné une note égale ou inférieur à 2 comme vous pouvez le constatez dans l’infographie ci-dessous. Seulement, 12% des réponses donnaient une note de 4/4 contre 22% des participants qui notaient le moral des Français à 1 ou 0.

    02_question

    Pour 85% des personnes ayant participées à la consultation, c’est bien la séquence électorale qui est à l’origine de ce malaise français, en tout cas, pour cet été. Mais plus d’1/4 des consultés ont indiqué qu’ils avaient soigneusement éviter le sujet pendant les vacances. Sûrement pour éviter de plomber l’ambiance, on les comprend.

    Notons que 11% des personnes ont, au contraire, vu dans cette dissolution et l’engouement pour les élections, un sursaut citoyen. L’avenir le dira.

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    Et les Jeux Olympiques

    Impossible d’évoquer la France au cours de l’été 2024, sans parler des JO. Surtout que les Olympiades parisiennes ont donné quelques frayeurs à des expatriés installés dans des pays qui n’ont pas toujours compris le sens artistique français.

    Alors simplement, on vous a demandé si les Jeux Olympiques Paris 2024 ont été, à vos yeux, un succès ? Et c’est un OUI massif, avec 95% des répondants ! Pour près de la moitié des participants à notre consultation, ce fut même une « belle démonstration du génie français et de l’unité de la Nation. ». Ainsi, les remous de la Cérémonie d’ouverture ne seraient déjà qu’un lointain souvenir ? Pas si sûr…

    Car près de 19% des consultés ont tout de même voulu mettre un bémol à cet engouement en notant que celle-ci n’avait pas été à leur gout. Un sentiment renforcé chez 7% des personnes ayant participées à la consultation puisque pour eux, « la cérémonie d’ouverture a divisé les Français » et même pour aussi 7% des Français de l’étranger, l’impact négatif fut majeur dans leur pays de résidence.

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    La confiance envers la France et Les Français

    En avant-dernière question, on s’est interrogé sur votre vision de la France pour ces prochaines années malgré un moral si bas. Et là, grands connaisseurs de vos compatriotes, vous répondez à 60% par la confiance. Pour 20% des répondants, c’est tout simplement dans notre pays que celle-ci se porte, pour un quart ce sont les institutions stables de la France qui rassure, tandis que pour d’autres (15%) c’est l’appartenance à l’Union européenne qui est un gage pour un avenir radieux.

    De l’autre côté, pour les 40% qui ont une vision plus sombre de l’avenir, c’est l’économie qui préoccupe les Français de l’étranger avec 24% des réponses. Si on cumule les deux réponses, c’est près de 50% des expatriés qui sont inquiets pour l’Économie française. Pour les autres, c’est ce qui rassure les uns qui les inquiètent. En effet, 24% sont inquiets pour nos institutions, qui sont, il est vrai, mises à l’épreuve ces dernières semaines. Enfin, 13% des consultés sont eux méfiants quant à l’appartenance à l’Union européenne. On constate que les résultats concernant l’adhésion à l’UE sont presque miroirs.

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    Retour en France

    Le moral est bas, mais on sait encore organiser de beaux évènements, et notre pays est de toute façon un des plus beaux mondes, alors pourquoi ne pas rentrer ? Les JO vous auraient-ils convaincus ? que nenni ! Cette fois, c’est le non qui est massif ! Plus de 64% des répondants ont répondu par la négative à la question : « Pour finir, vos vacances en France, vous ont-elles donné(e) envie de mettre fin à votre expatriation ? »

    La France, on l’aime, surtout en vacances. Mais notre pays de résidence aussi, et pour bon nombre de Français de l’étranger, le chemin du retour n’est pas encore à l’ordre du jour !

  • Rentrée des classes au sein du réseau AEFE : quels messages ? 

    Rentrée des classes au sein du réseau AEFE : quels messages ? 

    L’heure du retour à l’école a sonné ! “Enfin”, disent certains. “Déjà”, partagent d’autres. Cependant c’est bien toute la communauté éducative résidant dans l’hémisphère nord qui a, en effet, repris le chemin de l’école. Aussi quels messages l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger), par la voix de sa directrice générale, Claudia Scherer-Effosse, a-t-elle adressé aux familles, aux élèves, aux professeurs et personnels en ces jours de rentrée des classes ? Comment les associations de parents d’élèves, notamment la FAPEE et la FCPE, abordent-elles cette année 2024-25 au sein des établissements scolaires situés hors de France ? Quels dossiers sont sur la table ?  Lesfrancais.press fait le point.

    Dans une vidéo postée sur le site internet de l’AEFE, la directrice générale, Claudia Scherer-Effosse s’adresse aux élèves, aux personnels et aux familles. Ces premiers mots en appellent à la sensibilité de chacun, pour faire de retour en classe un moment privilégié :

    « Profitez pleinement des émotions que vous vivrez ces prochains jours en retrouvant votre établissement, vos camarades de classe et vos collègues. » Claudia Scherer-Effosse, directrice générale AEFE

    Dans ses propos à destination de la communauté scolaire, l’ancienne ambassadrice de France en Argentine évoque également l’arrivée de nouveaux établissements (une vingtaine) au sein du réesau mondial de l’AEFE. Elle rappelle aussi les temps forts de l’année écoulée. D’une part, mentionne-t-elle les résultats 2024 du baccalauréat. Et, d’autre part, Claudia Scherer-Effosse rappelle les principaux événements organisés l’an dernier, que ce soit les Jeux internationaux de la jeunesse qui se sont déroulés à Athènes, ou bien encore le FOMA à Bruxelles (Forum mondial des alumni). Ville qui a aussi accueilli les représentations de l’Orchestre des lycées français du monde. Trois temps forts du réseau AEFE au cours desquels Lesfrancais.press était d’ailleurs présent pour vous rendre compte.

    AEFE
    Claudia Scherer-Effosse, directrice de l’AEFE

    En cette rentrée scolaire, les événements géopolitiques ont des répercussions au sein des lycées français à l’étranger. Citant les écoles situées en Ukraine, en Iran, au Niger, et également en Israël, dans les Territoires palestiniens et au Liban, la directrice générale souligne aussi une autre préoccupation à laquelle doivent faire face les autorités françaises. En effet, en Turquie, ce pays a notamment interdit toute nouvelle inscription dans les écoles françaises. « La rentrée se révèle particulièrement compliquée pour nos lycées d’Ankara et d’Istanbul, mais nous sommes pleinement mobilisés pour aider les familles affectées par les décisions des autorités turques. » indique Claudia Scherer-Effosse, la directrice générale de l’AEFE dans son message posté.  

    La feuille de route de la FAPEE

    Une feuille de route pour l’année qui s’ouvre est également partagée par la directrice générale de l’AEFE dans son message diffusé. Parmi les actions indiquées, figure, entre autres, celle liée à la formation des personnels. Si celle-ci a pour objectif de « garantir la montée en compétences », l’association de parents d’élèves, la FAPEE (Fédération des associations de parents d’élèves des établissements d’enseignement français à l’étranger) appelle par ailleurs à un point de vigilance. Elle demande notamment de « développer la présence des parents dans les Instituts Régionaux de Formation pour les informer sur ce qu’il s’y passe ».

    Le Lycée français de Tokyo

    C’est ici une, parmi d’autres, des propositions de cette fédération pour l’année scolaire qui s’ouvre. Dans un cadre plus large, c’est le rôle des parents dans le système éducatif qui est porté par cette organisation. La FAPEE indique ainsi dans sa feuille de route 2024-2025, pour :

    « Continuer à porter les principes de coéducation (…) travailler à les faire accepter dans les établissements. Asseoir la place des Associations de Parents d’élèves dans tout ce qui touche au bien-être des élèves » FAPEE

    FAPEE

    Le premier jour de rentrée passé, différents dossiers seront effectivement toujours sur la table des décideurs. Il en est ainsi, par exemple, du système des bourses scolaires qui ne semble plus être adapté aux réalités vécues par les familles. 

    Bourses scolaires et FCPE

    Du côté de la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves), il a ainsi été rappelé lors d’une déclaration liminaire au conseil d’administration de l’AEFE en juin dernier que sur le sujet visant à

    « Accorder des bourses aux enfants de nationalité française scolarisés dans les établissements d’enseignement français à l’étranger. Malgré les efforts fournis, cette mission se heurte à de nombreuses contraintes liées à la précarité du système des bourses scolaires. » ​

    FCPE

    Ce dossier est peut-être un des plus brûlants des mois qui arrivent. C’est pour cela que les premiers pas du ministre qui en aura la charge dans le prochain gouvernement seront, sans doute, particulièrement scrutés sur ce point.

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    Toutes les associations de parents d’élèves souhaitent un changement. Car il en va du maintien de la scolarité de certains des élèves dans le réseau des écoles AEFE. Le versement adéquat des bourses AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap) fera aussi l’objet de nombreuses attentions.

    « S’assurer que les bourses classiques et AESH soient versées dans des délais acceptables par les établissements gestionnaires et par les familles » ​

    FAPEE

    Certaines familles n’ayant reçu qu’au mois d’août 2024, les aides promises au mois de septembre 2023. Entre-temps, elles ont dû engager, elles-mêmes, les dépenses. Sur le plan financier à l’attention des parents, les frais de scolarité, d’une manière générale, sont une des préoccupations majeures des associations les représentant en cette rentrée scolaire. L’accès aux écoles du réseau AEFE et la mixité de ces établissements sont ainsi inclus dans les priorités associatives.

    « Les frais de scolarité ne cessent d’augmenter (…) Notre système éducatif (…) s’éloigne de plus en plus de la mixité sociale et scolaire qui constituaient les richesses de nos établissements. Ainsi, une gestion optimisée s’impose. »

    FCPE

    Pour les futurs bacheliers, c’est Parcoursup qui va être au cœur de leur année scolaire ! Or, si obtenir son baccalauréat dans un établissement français à l’étranger est un atout, il se transforme de plus en plus en contrainte quand il s’agit d’inscrire ses vœux sur la plateforme. L’ouverture des portes aux études supérieures en France serait donc de plus en plus obstruée pour les jeunes Français vivant en dehors du territoire national. Élèves et parents attendent donc une évolution (rapide) de ce système.

    2024-25 sera l’ « Année de la Francophonie » au sein du réseau scolaire de l’AEFE

    Ces derniers points ne sont pas directement mentionnés dans le message de rentrée de la directrice générale de l’AEFE. Cependant, Claudia Scherer-Effosse détaille d’autres actions qui seront mises en place. Si le climat scolaire est indiqué parmi les priorités, comme l’est également l’inclusion, le développement durable, l’égalité femme-homme ou bien encore l’apprentissage aux gestes de premier secours, c’est la Francophonie qui est aussi mise en avant. La France accueillera en effet, en octobre prochain, le sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Francophonie. L’apprentissage des langues est d’ailleurs une promesse mise en avant dans le réseau :

    « Le plurilinguisme est une force pour la francophonie et c’est aussi l’essence de l’enseignement français à l’étranger. » Claudia Scherer-Effosse​

    Claudia Scherer-Effosse, directrice générale AEFE

    C’est pourquoi, l’AEFE fera de l’année 2024-2025 « l’Année de la francophonie », avec des événements qui seront organisés dans les prochains mois.

    Lesfrancais.press suivra l’évolution de ces différents sujets. Des débats seront ainsi organisés. Des témoignages seront aussi recueillis au cours des prochaines semaines, et des propositions ne manqueront pas d’être relayées. Nous n’oublions pas également toutes celles et ceux qui retrouvent les chemins de l’école en dehors du réseau des établissements de l’AEFE. À tous, la rédaction souhaite une excellente rentrée scolaire, et une année la plus réussie possible dans vos classes respectives à l’étranger.

    Vous pouvez retrouver le message de rentrée de Claudia Scherer-Effosse, directrice générale de l’AEFE.

  • Le coût du Brexit pour le Royaume-Uni

    Le coût du Brexit pour le Royaume-Uni

    Depuis le 1er janvier 2021, le Royaume-Uni n’est plus membre de l’Union européenne (UE). Les partisans du Brexit estimaient que cette décision permettrait de restaurer l’indépendance du Royaume, de réaliser des économies budgétaires, de maîtriser l’immigration et de stimuler une croissance économique plus forte. Trois ans et demi plus tard, les Travaillistes arrivant au pouvoir, quels premiers enseignements tirer de la sortie de la Grande Bretagne de l’Union.

    Le Brexit n’a pas accru les marges de manœuvre monétaires du Royaume-Uni en matière de fixation des taux d’intérêt et du taux de change, puisque le pays ne faisait pas partie de la zone euro. La démission de la Première ministre Liz Truss, dès octobre 2022, après la présentation d’un budget déséquilibré, en est une preuve. Les marchés ont sanctionné le Royaume-Uni d’autant plus sévèrement que ce dernier ne peut plus compter sur la solidarité européenne.

    Après la pandémie de COVID-19 et la guerre en Ukraine, la Banque d’Angleterre a dû augmenter ses taux directeurs plus vigoureusement que la Banque centrale européenne en raison d’une inflation plus élevée outre-Manche que dans la zone euro. Cette inflation est à la fois due à la hausse des prix de l’énergie et des matières premières, et à celle des produits en provenance de l’Union européenne, désormais soumis à des droits de douane. La dépréciation de la livre sterling a également pénalisé l’économie britannique en renchérissant les importations.

    Les exportations ont diminué, les importations ont augmenté. Le taux de couverture de 66 %, contre 90 % pour la France.

    Contrairement aux attentes des partisans du Brexit, le Royaume-Uni n’a pas vu ses exportations augmenter. Selon Datastream, entre 2020 et 2022, elles ont diminué tandis que les importations augmentaient. Le déficit commercial britannique a dépassé les 8 %, contre 5 % en 2015. Le taux de couverture entre exportations et importations est de 66 %, contre 90 % pour la France, elle-même confrontée à un déficit structurel de sa balance commerciale.

    Les investissements des entreprises ont diminué depuis le Brexit, passant de 11 % à 9,8 % du PIB entre 2016 et 2023. La baisse est particulièrement marquée pour les investissements étrangers, qui sont passés de 7 à 4 % du PIB sur la même période. Les entreprises étrangères se détournent du Royaume-Uni, qui n’est plus une porte d’entrée vers l’Union européenne et dont les produits sont soumis à des droits de douane à leur entrée dans ce marché.

    Les ménages britanniques ont accru leur épargne depuis le Brexit, une tendance également observée sur le Vieux Continent. De 2016 à 2023, le taux d’épargne est passé de 8 à 12 % du revenu disponible brut au Royaume-Uni. En revanche, l’investissement des ménages dans l’immobilier n’a pas diminué, contrairement à ce qui a été observé dans la zone euro. Il est resté stable autour de 5 % du PIB.

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    Les flux migratoires nets en provenance des pays hors UE sont passés de 200 000 en 2017 à 750 000 en 2023.

    En ce qui concerne l’immigration, le Brexit n’a pas entraîné de baisse, mais au contraire une augmentation. L’immigration nette représentait 1,1 % de la population totale en 2023, contre 0,5% en 2016. Les flux migratoires nets en provenance des pays hors UE sont passés de 200 000 en 2017 à 750 000 en 2023, tandis que ceux en provenance de l’UE ont chuté de 300 000 à -100 000.

    Des milliers d’emplois hautement qualifiés, notamment dans le secteur financier, ont été supprimés. Alors qu’entre 2010 et 2016, le Royaume-Uni enregistrait une croissance supérieure à celle de la zone euro, la tendance s’est inversée depuis. Le pays a connu une récession en 2023 avant de renouer avec la croissance en 2024. Avec un niveau d’inflation inconnu depuis 30 ans entre 2022 et 2023, la population britannique a subi une baisse sensible de son pouvoir d’achat, ce qui a contribué à la défaite du Parti conservateur aux élections législatives de juillet dernier.

    Une des économies les moins performantes au sein de l’OCDE

    Moins de quatre ans plus tard, la facture du Brexit apparaît élevée. Il a entraîné une réduction de la croissance du PIB britannique d’environ 5,5 % par rapport à ce qu’elle aurait été si le pays était resté dans l’Union européenne. Selon le FMI, le Royaume-Uni pourrait connaître une croissance faible dans les prochaines années, devenant potentiellement l’une des économies les moins performantes au sein de l’OCDE. Le déficit de croissance a contribué à l’augmentation du déficit public qui dépasse désormais 5 % du PIB, tandis que la dette publique approche les 100 % du PIB.

    Les échanges commerciaux du Royaume-Uni ont également souffert du Brexit : les exportations vers l’Union européenne ont baissé de 9 %, et les importations de 18 % par rapport aux niveaux de 2019. La diminution des investissements des entreprises est inquiétante car elle pèsera sur la croissance des prochaines années. Cette dernière sera également handicapée par les pénuries de main-d’œuvre, notamment en ce qui concerne les salariés les plus qualifiés.

  • Un Collège des commissaires sous le signe de l’économie : le profil des candidats proposés par les Vingt-Sept

    Un Collège des commissaires sous le signe de l’économie : le profil des candidats proposés par les Vingt-Sept

    La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a placé la barre très haut pour son second mandat. Elle avait affirmé lors de son discours devant le Parlement européen en juillet que les décisions prises au cours des cinq prochaines années détermineront la « place de l’Europe dans le monde pour les cinquante années à venir ».

    Ursula von der Leyen prépare les lettres de mission des commissaires désignés par les États de l’Union européenne (UE). Ces derniers rejoindront le Collège de commissaires pour la législature 2024-2029 s’ils passent les auditions devant le Parlement.

    Et pour atteindre les objectifs et répondre aux enjeux européens à venir en matière d’écologie, de compétitivité et de résilience, entre autres, une grande expertise sera nécessaire. Tous les yeux sont donc rivés sur les aspirants commissaires, que les Vingt-Sept ont jusqu’à ce vendredi 30 août dans la soirée pour désigner.

    « Cette fois, les lettres de mission seront une description de poste qui devra refléter les compétences des candidats, […] la qualité sera nécessaire pour faire face aux défis multi-niveaux à l’échelle mondiale et interne », explique à Euractiv un spécialiste des institutions.

    L’économie, thème central de la prochaine législature

    Les profils des candidats correspondent largement aux besoins « économiques » du prochain exécutif européen, puisque neuf d’entre eux ont une expérience dans ce domaine.

    En outre, sept candidats sont spécialisés dans les questions environnementales, agricoles et énergétiques, comme les aspirants tchèque, danois, néerlandais et espagnol ; et quatre autres disposent d’une expertise en matière de politique étrangère et de sécurité.

    Enfin, quatorze candidats — soit la moitié — ont déjà une expérience de la politique européenne, et la formation de quatre d’entre eux est considérée comme plus technique que politique (République tchèque, France, Portugal, Slovénie).

    @La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, arrive au début de la réunion hebdomadaire du Collège européen des commissaires à Bruxelles, Belgique, 24 juillet 2024. ©EPA-EFE/OLIVIER MATTHYS

    Qui sont les candidats commissaires ?

    Magnus Brunner, Autriche

    L’Autriche a proposé le nom du ministre des Finances Magnus Brunner. Député du Parti populaire autrichien (ÖVP, Parti populaire européen/PPE) depuis quinze ans, ce dernier a également l’expérience du secteur privé, car il a occupé le poste de directeur politique de la Fédération économique autrichienne entre 2002 et 2005.

    Vienne espère que Magnus Brunner obtienne le portefeuille du budget, actuellement détenu par son compatriote Johannes Hahn, mais de nombreux pays sont aussi sur les rangs. Quoi qu’il en soit, les références du candidat autrichien devraient au moins le mettre dans la course pour un portefeuille économique.

    Magnus Brunner a exprimé son désir de se concentrer sur la compétitivité de l’UE, bien qu’il ne soit pas un adepte de l’augmentation des dépenses publiques.

    Dubravka Šuica, Croatie

    De nouveau proposée comme commissaire par la Croatie, Dubravka Šuica a servi en tant que vice-présidente de l’exécutif de l’UE et commissaire à la Démocratie et à la Démographie depuis 2019.

    Issue de l’Union démocratique croate (HDZ, PPE), l’ancienne eurodéputée, députée et maire de Dubrovnik, sa ville natale, avait dû être « suppliée » de déménager à Bruxelles il y a cinq ans. Elle semble depuis s’être bien acclimatée à la vie au Berlaymont.

    Fervente défenseuse de la Politique de cohésion, elle est également connue pour avoir soutenu que les défis démographiques de l’Europe devraient être relevés par l’immigration légale, et pour avoir proposé une directive sur la défense de la démocratie, que de nombreux groupes de la société civile ont comparée à la loi hongroise controversée contre les influences étrangères.

    Le Premier ministre croate Andrej Plenković a refusé de spéculer sur le futur portefeuille que pourrait obtenir sa candidate. Conserver son poste actuel serait un choix évident, mais celui de l’Élargissement serait une grande victoire pour Dubravka Šuica, la représentante du plus jeune État membre de l’Union.

    @adobestock

    Costas Kadis, Chypre

    Le candidat chypriote, Costas Kadis, est biologiste de formation et possède une expérience ministérielle dans les domaines de l’agriculture, de l’éducation et de la culture.

    Nicosie semble viser le nouveau portefeuille dédié à la Méditerranée, bien que sa proximité géographique avec le Moyen-Orient puisse jouer en sa défaveur, étant donné la nouvelle approche de la Commission consistant à éviter que les portefeuilles politiques de l’UE ne soient guidés par des intérêts nationaux.

    La Chypriote Stella Kyriakídes détient actuellement le portefeuille de la Santé, mais les médias locaux indiquent que le gouvernement ne souhaite pas conserver cette prérogative.

    Jozef Síkela, République tchèque

    Le choix du gouvernement tchèque s’est porté sur l’actuel ministre de l’Industrie et du Commerce, Jozef Síkela (affilié au PPE). Ce dernier a présidé les réunions du Conseil « Énergie » pendant la présidence tchèque du Conseil de l’UE, au second semestre 2022. Durant cette période, les États membres se sont mis d’accord sur des réductions coordonnées de la consommation de gaz naturel et sur le plafonnement du prix de gaz.

    Au cours des négociations, Jozef Síkela s’est opposé à Ursula von der Leyen sur la proposition de plafonnement des prix rédigée par la Commission. À l’époque, le ministre et son équipe avaient ouvertement critiqué l’approche de la Commission en matière de tarification du gaz.

    Pendant la présidence tchèque, Jozef Síkela est devenu populaire auprès des diplomates et des autres ministres de l’Union pour sa détermination à amener les Vingt-Sept à s’entendre sur une solution à la crise de l’énergie. Il avait même distribué à ses collègues des sweats à capuche sur lesquels on pouvait lire : « Nous convoquerons autant de Conseils ‘Énergie’ que nécessaire ».

    Jozef Síkela soutient le développement des énergies renouvelables et nucléaires dans son pays, tout en s’intéressant à la concurrence et au Marché intérieur. Avant d’entrer dans la politique tchèque en 2021, il a travaillé comme directeur dans le secteur bancaire.

    Dan Jørgensen, Danemark

    Dan Jørgensen (Social-démocratie/Socialistes et Démocrates européens, S&D), ministre danois de la Coopération pour le développement et de la Politique climatique globale, quitte le gouvernement de Mette Frederiksen pour retourner à Bruxelles dans l’espoir d’obtenir un portefeuille lié au climat ou à l’énergie.

    Par deux fois élu au Parlement européen, ce social-démocrate de longue date n’est pas un novice dans la capitale européenne.

    En annonçant son choix de candidat, la Première ministre danoise Mette Frederiksen a déclaré qu’elle s’était entretenue avec la présidente de la Commission et qu’elle s’attendait à ce que Dan Jørgensen obtienne un « portefeuille central » dans le domaine du climat et de l’énergie.

    Kaja Kallas, Estonie

    Kaja Kallas a quitté son poste de Première ministre de l’Estonie en juin, après avoir été nommée Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, remplaçant Josep Borrell. Avocate spécialisée dans le droit européen de la concurrence, elle a effectué deux mandats au Parlement estonien et un au Parlement européen (2014 et 2018).

    En tant que cheffe du Parti libéral de la réforme estonien (ERE, Renew), elle a été la première femme élue au poste de Première ministre en 2021. À ce titre, elle s’est opposée à ce que les aides publiques interfèrent avec les forces du marché.

    Plus populaire à l’étranger qu’au sein de son pays, sa cote a chuté après l’apparition d’informations sur les liens de son mari avec la Russie. Depuis l’invasion de l’Ukraine toutefois, elle s’est imposée comme une voix clé du soutien à Kiev et à l’augmentation des investissements dans la défense européenne.

    Surnommée la « Dame de fer » estonienne, Kaja Kallas a souvent été citée comme candidate potentielle au poste de secrétaire général de l’OTAN, mais elle représentera désormais l’UE sur la scène internationale.

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    Henna Virkkunen, Finlande

    Femme politique très expérimentée, la Finlandaise Henna Virkkunen (Parti de la Coalition nationale/PPE) a été élue trois fois eurodéputée et a dirigé trois ministères différents dans son pays, l’Éducation, l’Administration publique et les Transports.

    Depuis son élection au Parlement européen en 2014, Henna Virkkunen a siégé au sein des commissions parlementaires de l’Industrie, de la Recherche et de l’Énergie (ITRE) et des Transports et du Tourisme (TRAN), ainsi qu’au sein de la commission spéciale d’enquête sur l’utilisation du logiciel espion Pegasus.

    Fervente partisane de la « réduction de la bureaucratie » pour stimuler la croissance économique et ardente supportrice de l’Ukraine, Henna Virkkunen, qui se décrit comme « collaborative, transparente et tournée vers l’avenir »viserait un portefeuille lié à la compétitivité, à la sécurité, à l’élargissement ou à la défense.

    Thierry Breton, France

    Thierry Breton (affilié à Renew), l’actuel commissaire au Marché intérieur, a été reconduit par le président français Emmanuel Macron pour un nouveau mandat de cinq ans. Cette fois, Paris espère un portefeuille plus large incluant la sécurité informatique et la défense.

    Le 12 août, Thierry Breton avait exhorté le milliardaire Elon Musk à ce que sa plateforme X respecte la règlementation européenne, sans informer la présidente de la Commission Ursula von der Leyen de son initiative, ce qui lui a attiré les foudres des défenseurs de la liberté d’expression.

    S’il était reconduit, Urusla von der Leyen pourrait être confrontée à des discussions animées lui. Il a notamment remis en question le leadership de l’Allemande immédiatement après qu’elle a été choisie comme tête de liste du PPE pour les élections européennes.

    Apóstolos Tzitzikóstas, Grèce

    La candidat grec Apóstolos Tzitzikóstas (Nouvelle démocratie/PPE) est actuellement gouverneur de la région de Macédoine centrale, et il a été président du Comité européen des régions entre 2020 et 2022.

    Apóstolos Tzitzikóstas serait théoriquement en bonne position pour obtenir le portefeuille de la Politique régionale, mais Athènes a demandé celui des Transports. Cependant, des sources de la Commission ont déclaré que rien n’était encore définitif. L’homme manque d’ailleurs d’expérience dans le domaine des transports.

    Son opposition à l’accord sur le changement de nom de la Macédoine du Nord est également un obstacle à l’obtention d’un portefeuille lié à l’élargissement.

    Olivér Várhelyi, Hongrie

    Actuel commissaire à l’Élargissement, Olivér Várhelyi (Fidesz/Patriotes pour l’Europe) a de nouveau été choisi par le gouvernement hongrois comme candidat commissaire. Avocat de formation, il a longtemps occupé divers postes à Bruxelles, et a été promu ambassadeur hongrois auprès de l’UE en 2015. En 2019, il n’a été pressenti pour le poste de commissaire qu’après le rejet du premier choix du pays, après son audition devant le Parlement européen.

    En tant que commissaire à l’Élargissement, il était chargé des négociations d’adhésion à l’UE et du suivi de l’alignement des candidats à l’adhésion sur les valeurs de l’Union. Son mandat chargé, qui a vu l’ouverture de négociations d’adhésion avec des candidats tels que l’Ukraine, a été récompensé par sa reconduction. Il souhaiterait vraisemblablement conserver son portefeuille actuel.

    Sa loyauté politique envers le Premier ministre Viktor Orbán a parfois soulevé des interrogations, ce qui pourrait lui donner du fil à retordre lors des auditions, notamment au vu de l’attitude de plus en plus perturbatrice de la Hongrie.

    Les choses se sont encore compliquées pour lui après qu’il a traité d’« idiots » les eurodéputés et adopté une ligne résolument pro-israélienne durant la guerre à Gaza.

    S’il rejoint le Collège des commissaires, Olivér Várhelyi ne facilitera pas la tâche d’Ursula von der Leyen, puisqu’il sera la voix du nouveau groupe d’extrême droite des Patriotes pour l’Europe au Parlement européen, auquel appartiennent le Fidesz de Viktor Orbán et le Rassemblement national (RN) de Jordan Bardella.

    Michael McGrath, Irlande

    Le Taoiseach Simon Harris (Fine Gael, PPE) a nommé comme candidat Michael McGrath (Fianna Fáil, Renew), un législateur expérimenté déjà élu au Parlement irlandais et qui occupait depuis 2022 le poste de ministre des Finances.

    Avec les références de Michael McGrath, le gouvernement irlandais espère hériter d’un portefeuille similaire à celui de l’actuelle commissaire irlandaise Mairead McGuiness, responsable des Services financiers, de la Stabilité financière et de l’Union des marchés de capitaux.

    Simon Harris a confirmé que l’Irlande n’avait pas consulté Ursula von der Leyen avant de désigner son commissaire. La future Commission semblant plus majoritairement masculine que nombre des précédentes, et les médias irlandais s’inquiètent du fait que le choix de Michael McGrath pourrait compromettre les chances de l’Irlande d’obtenir un portefeuille important.

    Valdis Dombrovskis, Lettonie

    Le commissaire au Commerce Valdis Dombrovskis (Unité/PPE) a été proposé pour un troisième mandat en tant que commissaire de la Lettonie.

    Homme politique de centre droit très expérimenté, il a été ministre des Finances et député européen avant de sortir son pays de la crise financière en tant que Premier ministre de 2009 à 2014.

    Valdis Dombrovskis a depuis assumé diverses responsabilités dans le domaine financier, en tant que commissaire à la Stabilité financière, aux Services financiers et à l’Union des marchés de capitaux de 2016 à 2020, et en tant que commissaire au Commerce depuis 2020. Cette expérience impressionnante fait de lui un candidat de poids pour un portefeuille économique.

    Andrius Kubilius, Lituanie

    Le commissaire choisi par la Lituanie, Andrius Kubilius (Union de la patrie – Chrétiens-démocrates lituaniens/PPE), a été deux fois Premier ministre de Lituanie (1999-2000 et 2008-2012), période durant laquelle il a aidé le pays d’Europe de l’Est à surmonter la crise financière mondiale de 2008.

    Lors des élections européennes de juin, Andrius Kubilius a été réélu député européen. Au sein du Parlement, l’eurodéputé lituanien s’est occupé de la commission des Affaires étrangères et des Relations de l’UE avec Moscou.

    Vilnius espère que le bilan d’Andrius Kubilius et la position de la Lituanie en tant que fervente partisane de ses voisins de l’Est lui permettront d’obtenir les portefeuilles de l’Élargissement et de la Compétitivité.

    Christophe Hansen, Luxembourg

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    Choisi par le Premier ministre luxembourgeois Luc Frieden pour sa « grande expérience des affaires européennes »Christophe Hansen (Parti populaire chrétien-social, CSV) est un membre du PPE âgé de 43 ans et originaire de la ville de Witz, dans le nord du pays.

    Le passé de cet homme politique de centre droit au sein des commissions du Commerce international, de l’Environnement, de l’Alimentation et de la Santé du Parlement européen pourrait donner au Grand-Duché une chance d’obtenir le portefeuille de l’Agriculture.

    En tant qu’ancien rapporteur de la commission ENVI sur un règlement clé de la Politique agricole commune (PAC), l’expérience pratique de Christophe Hansen en matière de questions agricoles pourrait faire de lui le candidat le plus compétent pour ce portefeuille.

    Ce dernier a confirmé son intérêt pour le poste à la presse locale cette semaine, soulignant la nécessité d’une approche flexible pour répondre aux différents besoins du Luxembourg et des États du sud de l’Europe.

    Glenn Micallef, Malte

    Glenn Micallef, 34 ans, sera le premier candidat de Malte à servir en tant que fonctionnaire, mais pas en tant qu’homme politique, après qu’une affaire de fraude contre le précédent candidat, le vice-Premier ministre Chris Fearne, soit venue contrecarrer les plans.

    Ce technocrate a été nommé chef de cabinet du Premier ministre Robert Abela en 2020, ainsi que son conseiller pour les affaires européennes et son sherpa au Conseil européen. Glenn Micallef, diplômé en économie et en politique européenne, a dirigé l’unité chargée des relations extérieures et des préparatifs de la présidence maltaise de l’UE avant d’être directeur général de l’unité de coordination de l’UE de Malte, où il a travaillé sur le Brexit.

    Il a également travaillé brièvement pour le groupe des socialistes et démocrates au Parlement européen à Bruxelles.

    Wopke Hoekstra, Pays-Bas

    Du côté néerlandais, le gouvernement tente de réintégrer le commissaire au Climat, Wopke Hoekstra (Appel Chrétien-démocrate/PPE). Mais, compte tenu de la perte de poids de ce portefeuille à la suite des élections de juin, il semble plus probable que l’ancien ministre des Finances l’abandonne au profit d’un poste lié à la finance.

    La nomination de Wopke Hoekstra au poste de commissaire au Climat avait déjà suscité des débats en raison de ses liens avec de grands pollueurs, dont le cabinet international de conseil McKinsey.

    En 2023, les inquiétudes du Parlement européen ont conduit à des vérifications répétées, soulevant des questions quant à la possibilité qu’un scénario similaire se reproduise. Wopke Hoekstra est également à l’origine d’un débat sur le rôle de l’UE dans la lutte contre le changement climatique, qui s’est déroulé dans le cadre d’une conférence de presse.

    Piotr Serafin, Pologne

    Piotr Serafin (affilié au PPE), 50 ans, juriste et économiste de formation, est l’un des confidents les plus proches et les plus fiables du Premier ministre Donald Tusk.

    En 2014, il est devenu chef du cabinet de ce dernier lorsqu’il a été nommé président du Conseil européen et a pris le poste de directeur du secrétariat général du Conseil de l’UE pour les Transports, les Télécommunications et l’Énergie entre 2020 et 2023. Depuis quelques mois, il dirige la représentation permanente de la Pologne auprès de l’UE.

    Donald Tusk espère un portefeuille attrayant, peut-être un poste de vice-président. Étant l’un des plus fervents partisans de la réélection d’Ursula von der Leyen, il peut certainement s’attendre à être récompensé.

    Varsovie a récemment déclaré qu’elle visait un portefeuille budgétaire correspondant au profil économique du candidat. Les prochaines négociations sur le budget de l’UE nécessiteront également une main ferme, et Piotr Serafin est considéré comme un technocrate compétent dans les cercles bruxellois.

    Varsovie, qui compte parmi les plus grands défenseurs de l’Ukraine, convoite aussi le portefeuille de l’Élargissement, bien que les manifestations d’agriculteurs dans le pays aient concrétisé les préoccupations existantes quant à l’adhésion future de Kiev à l’UE.

    @adobestock

    Maria Luís Albuquerque, Portugal

    Maria Luís Albuquerque (Parti social-démocrate/S&D), ancienne ministre des Finances du Portugal âgée de 56 ans, a été choisie par Lisbonne lorsque le pays était sous le coup du plan de sauvetage de la troïka européenne.

    En tant que membre du conseil de surveillance de la filiale européenne de la société américaine Morgan Stanley, les spécialistes considèrent que son expertise technocratique est essentielle alors que le Portugal espère un portefeuille économique, mais son implication avec le géant américain pourrait s’avérer politiquement problématique.

    Victor Negrescu, Roumanie

    Victor Negrescu (Parti social-démocrate/S&D), vice-président du Parlement européen, est la « recommandation personnelle » du Premier ministre roumain Marcel Ciolacu pour un portefeuille économique.

    Député européen depuis 2014, Victor Negrescu a été impliqué dans de nombreuses affaires budgétaires. Il est actuellement le négociateur en chef du Parlement européen pour le budget 2025 de l’UE, ce qui signifie qu’il pourrait être un bon candidat pour le portefeuille du Budget.

    En tant qu’ancien ministre délégué aux Affaires européennes, Victor Negrescu pourrait également être considéré pour un rôle plus régional — un portefeuille que Bucarest n’exclut pas.

    Selon des sources gouvernementales, le Premier ministre Marcel Ciolacu négocie actuellement avec Bruxelles l’acceptation d’un plan septennal de réduction du déficit pour atteindre l’objectif de 3 %, et un déficit de 7 % pour cette année. Comme il négocie avec Bruxelles pour accepter un portefeuille moins important, il pourrait in fine l’accepter.

    Maroš Šefčovič, Slovaquie

    Le choix de la Slovaquie se porte sur Maroš Šefčovič (affilié au Smer, S&D), un homme devenu une figure incontournable à Bruxelles au cours des 15 dernières années. Ce dernier a rejoint la Commission européenne en 2009 en tant que commissaire à l’Éducation et il est rapidement devenu vice-président chargé des relations interinstitutionnelles.

    Connu pour sa capacité d’adaptation et sa fiabilité, Maroš Šefčovič a travaillé sous trois présidents de la Commission, gérant des portefeuilles critiques lors des temps de crise tels que le Brexit, les crises financières et la pandémie de Covid-19. Plus récemment, il a dirigé le Green Deal, l’une des initiatives phares de l’UE.

    Avec la décision de la Slovaquie de le reconduire dans ses fonctions, il est en bonne voie pour devenir le commissaire européen ayant le plus long mandat d’ici 2027.

    Tomaž Vesel, Slovénie

    Tomaž Vesel (affilié à Renew) est l’un des premiers choix pour la nouvelle Commission européenne. Son nom a été annoncé par le Premier ministre slovène Robert Golob (Mouvement pour la liberté, PPE) en avril, bien avant les élections européennes de juin.

    Tomaž Vesel, technocrate, a été président de la Cour des comptes slovène entre 2013 et 2022. La Slovénie a ajouté son nom à la liste des pays intéressés par un portefeuille de commissaire lié aux finances, au budget ou à l’élargissement — trois domaines dans lesquels l’expérience de Tomaž Vesel serait mise à profit.

    Teresa Ribera, Espagne

    Teresa Ribera (PSOE, S&D), l’actuelle ministre de la Transition écologique, a été désignée par l’Espagne comme future commissaire espagnole.

    Elle est considérée comme une femme politique expérimentée en matière d’environnement, et comme la « gardienne » du Pacte vert pour l’Europe (Green Deal). Si ce dossier est rouvert, son rôle sera essentiel pour trouver le juste équilibre entre une mise en œuvre « pragmatique », telle que proposée par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, et une approche plus ambitieuse prônée par les socialistes et les Verts.

    Jessika Roswall, Suède

    Première commissaire suédoise issue du Parti modéré (PPE) en 28 ans d’histoire au sein que de l’UE, avocate et eurodéputée, Jessika Rosswall s’est concentrée sur la fiscalité, les affaires civiles et les droits des consommateurs avant d’être nommée ministre des Affaires européennes et des Relations nordiques dans le gouvernement d’Ulf Kristersson en 2022.

    En tant que ministre, elle a dirigé les efforts de la Suède sur l’Ukraine, la sécurité, le climat, la compétitivité et l’application de la loi au sein de l’UE. Ulf Kristersson espère que Jessika Roswall trouvera le moyen de continuer à travailler sur ces priorités.

    Ekaterina Zaharieva, Bulgarie

    La Bulgarie a proposé vendredi Ekaterina Zaharieva (Citoyens pour le développement européen de la Bulgarie/GERB, PPE), qui a servi dans l’ancien gouvernement de Boïko Borissov en tant que ministre des Affaires étrangères (2017-2021) et en tant que ministre du Développement régional dans deux gouvernements intérimaires en 2013 et 2014.

    Sofia a présenté deux candidats et est l’un des rares États membres à avoir respecté la demande d’Ursula von der Leyen de présenter un homme et une femme pour rejoindre la Commission.

    Ekaterina Zaharieva est considérée comme le choix le plus probable d’Ursula von der Leyen, principalement parce qu’elle est une femme et qu’elle rendrait la composition de la Commission plus acceptable aux yeux du Parlement européen.

    Le point faible de Ekaterina Zaharieva pourrait être sa relation étroite avec le VMRO, un parti d’extrême droite partenaire de coalition du GERB pendant son mandat en tant que ministre des Affaires étrangères. Ekaterina Zaharieva aurait été au courant d’une escroquerie organisée par le VMRO pour vendre illégalement des passeports bulgares à des étrangers.

    Julian Popov, Bulgarie

    Second candidat proposé par la Bulgarie, Julian Popov est un ancien ministre de l’Environnement au sein du gouvernement de Nikolaï Denkov (2023) et du gouvernement intérimaire de 2013.

    Julian Popov est plus connu dans les milieux occidentaux que dans son propre pays, et il est membre de la Fondation européenne pour le climat et un militant climatique de premier plan. En 2016, il a été identifié comme l’une des 40 voix les plus influentes de la politique énergétique européenne dans le cadre de l’enquête Euractory40 menée par Euractiv.

    Raffaele Fitto, Italie

    L’Italie a elle aussi proposé son candidat en dernière minute. Vendredi, Rome a proposé Raffaele Fitto, actuel ministre des Affaires européennes et responsable du Plan national de relance du pays membre du parti Fratelli d’Italia (Conservateurs et Réformistes européens, CRE).

    Bien qu’il ne soit pas très technique, Raffaele Fitto est largement reconnu pour son expertise en matière de plan de résilience et de politiques de cohésion, ce qui fait de lui un candidat de choix pour un rôle important dans les affaires économiques et régionales au sein de la Commission.

    La carrière politique de cet homme politique a débuté au sein du parti démocrate-chrétien avant qu’il ne rejoigne le parti de l’ancien Premier ministre Silvio Berlusconi, pour finalement s’aligner sur les Fratelli d’Italia de Giorgia Meloni.

    Il a notamment été président de la région des Pouilles et ministre des Affaires régionales et des Politiques de cohésion sous Silvio Berlusconi. Raffaele Fitto a également acquis une expérience significative au sein des institutions européennes en tant que membre du Parlement européen.

    Au moment de la publication de cet article, la Belgique n’a toujours pas annoncé les noms de ses candidats.

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