Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez le flash quotidien des expatriés du vendredi 06 septembre et la France a, enfin, un Premier ministre. C’est bien sur le premier de nos titres, puis on parlera du 500 000 ème appel reçu par France Consulaire et on conclura sur une bizarrerie administrative qui impacte les Français de l’étranger pour leur cursus universitaire.
Michel Barnier, Premier ministre
Michel Barnier est bien connu des Français de l’étranger, nous l’avions d’ailleurs reçu à plusieurs reprises lorsqu’il négociait le Brexit et après. À 73 ans, il vient d’être nommé premier ministre par Emmanuel Macron ce jeudi 05 septembre. Il a été plus jeune député de France à 27 ans, ministre sous Jacques Chirac avant d’être négociateur du « Brexit» entre l’Union européenne et le Royaume-Uni et désormais le premier ministre le plus âgé. Désormais, il va devoir constituer son gouvernement. Nous allons suivre avec attention les nominations au Quai d’Orsay, dont le portefeuille des Français de l’étranger, si celui-ci est maintenu en cette période de disette budgétaire. À suivre
500 000 appels à la plateforme France consulaire
Cette semaine, le service a reçu son 500 000ème appel, un succès pour la directrice de l’administration, Pauline Carmona. Mais dans le rapport Beta mis en ligne par le gouvernement, on reconnaît que ce service est indispensable, on est loin de l’euphorie affichée par l’administration, les experts sollicités par le ministère des Affaires étrangères alertent sur les conséquences que cette phase de test en Europe a déjà sur nos compatriotes mais aussi sur les équipes. En effet, pour eux les ratés ont déjà des « conséquences spécifiques sur les cas graves : Retards ou absence de prise en charge administrative par les services consulaires dans des cas très sensibles, avec des implications en matière de dignité humaine (problème de santé grave, détention, disparition, décès…). Il y a donc encore beaucoup de travail, découvrez le rapport complet sur le site Lesfrancais.press.
Il vaut mieux être étranger que Français de l’étranger pour Parcoursup’
Selon le retour de certains élèves, ces derniers se sentent pénalisés vis-à-vis de leurs compatriotes restés en France. D’autres estiment que les délais de réponses des universités et autres écoles supérieures sont trop longs. Il existe alors un possible accélérateur de dossiers… Utiliser une autre nationalité que la française. En effet, certaines écoles supérieures, présentent dans l’hexagone, ouvrent des canaux spécifiques pour les titulaires du baccalauréat d’une autre nationalité que celle de la France. Dans le cas où vous disposez d’une double nationalité, il est alors utile de se renseigner sur les processus d’admission des universités et écoles que vous visez. Et ainsi, ne pas uniquement privilégier le système de Parcoursup sous votre bannière nationale.
C’est tout pour cette semaine, on se retrouve lundi pour un nouveau flash quotidien des expatriés. Nos équipes se joignent à moi pour vous souhaiter un beau week-end où que vous soyez !
Écouter le bulletin quotidien des Français de l’étranger
Élèves de Terminale, votre défi sera d’obtenir votre baccalauréat en juin 2025, mais pas seulement ! En effet, l’épreuve de Parcoursup sera peut-être la plus compliquée. Véritable casse-tête, la plateforme nationale d’admission dans l’enseignement supérieur est souvent promise à réforme. Qu’en sera-t-il les prochains mois, notamment pour les élèves vivant hors de France ? La question reste ouverte. Cependant, une astuce peut parfois vous faciliter le chemin dans les méandres du système, la double nationalité.
@adobestock
Effectuer sa scolarité dans un établissement français à l’étranger est très souvent considéré comme un atout. Le mot « excellence » est mis en avant à de nombreuses reprises par les différents acteurs quand on évoque ce réseau. Et les résultats obtenus au baccalauréat confortent cette idée. En 2024, c’est 98,3 % de réussite, dont 81 % de mention, et près de 50 % de mention très bien. (Source AEFE).
Parcoursup : des délais parfois interminables
Pour autant, une fois le précieux sésame en poche, pour les bacheliers de l’étranger, Parcoursup ne prendrait peu, ou pas du tout, en compte les années passées dans un lycée à l’étranger. Et, selon le retour de certains élèves, ils se sentent pénalisés vis-à-vis de leurs compatriotes restés en France. D’autres estiment que les délais de réponses des universités et autres écoles supérieures sont trop longs. Il existe alors un possible accélérateur de dossiers… utiliser une autre nationalité que la française.
@adobestock
En effet, certaines écoles supérieures, présentent dans l’hexagone, ouvrent des canaux spécifiques pour les titulaires du baccalauréat d’une autre nationalité que celle de la France. Dans le cas où vous disposez d’une double nationalité, il est alors utile de se renseigner sur les processus d’admission des universités et écoles que vous visez. Et ainsi, ne pas uniquement privilégier le système de Parcoursup sous votre bannière nationale.
« Si vous disposez d’une double nationalité, il est utile de se renseigner sur les processus d’admission des universités et écoles que vous visez en France »
Il ne s’agit pas non plus de généraliser. Mais il existe des exemples où une double nationalité a permis d’accélérer certaines étapes de sélections. C’est le cas de compatriotes à double nationalité belgo française, et titulaire du baccalauréat, qui ont souhaité s’inscrire dans une école en France.
Parcoursup : le choix stratégique de sa nationalité pour son dossier
Une partie a, en effet, présenté leur dossier en s’inscrivant sous leur identité belge. Une autre a fait le chemin Parcoursup avec leur filiation uniquement française. Résultats des courses : un mois et demi de gagné dans le délai de réponse pour les détenteurs de papier d’outre-Quiévrain.
Aussi, quand il s’agit de partir du domicile familial, de trouver un logement, d’effectuer diverses démarches administratives, … bref d’organiser une nouvelle vie, cinquante jours de différences peuvent faire la différence. Et cela peut également permettre aux parents de passer un été plus tranquille ainsi qu’une rentrée moins stressante. En théorie…
Michel Barnier est bien connu des Français de l’étranger, nous l’avions d’ailleurs reçu à plusieurs reprises lorsqu’il négociait le Brexit et après. À 73 ans, il vient d’être nommé premier ministre par Emmanuel Macron ce jeudi 05 septembre. Il a été plus jeune député de France à 27 ans, ministre sous Jacques Chirac avant d’être négociateur du «Brexit» entre l’Union européenne et le Royaume-Uni et désormais un de nos premiers ministres les plus âgés.
Sa stratégie pour Matignon
Comment Michel Barnier s’est imposé face aux autres candidats ? Avec l’appui potentiel de sa famille politique, Les Républicains, qui a ouvert la porte mardi, lors d’un échange téléphonique avec Emmanuel Macron, à un soutien à un gouvernement s’il était vraiment de droite.
Cet été, Michel Barnier avait choisi de faire silence radio en juillet et en août, quand son nom commençait à bruisser dans les couloirs du pouvoir. Début août, un entretien avec le secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, qu’il connaît bien, a eu lieu. Il y était déjà question de Matignon.
Du côté d’Emmanuel Macron, Michel Barnier coche beaucoup de cases, selon les proches du chef de l’État : il ne détricotera pas la politique menée depuis sept ans, il permettrait la participation des Républicains à une coalition de gouvernement, il n’a pas d’ambition présidentielle pour 2027… Et il ne serait pas censuré immédiatement, jugent-ils, contrairement à Xavier Bertrand et Bernard Cazeneuve.
Michel Barnier s’était lui dit « disponible ». « Si le président l’appelait, il serait prêt », glissait son entourage ces jours-ci. Le même Kohler l’a d’ailleurs rappelé en début de semaine, selon nos informations. Par ailleurs, Emmanuel Macron et lui se connaissent déjà : ils se sont croisés à des multiples reprises lorsque Barnier portait son costume de « M. Brexit ».
Un Bruxellois à Paris
Pour certains, c’est un ancien expatrié qui prend la tête de l’hôtel de Matignon. En effet, Michel Barnier a été commissaire européen, député au parlement bruxellois et bien sûr négociateur du Brexit. Il connaît bien la capitale européenne. Pourtant, personne ne voulait y croire à Bruxelles, ni mercredi soir ni jeudi matin. « Peut-être avec dix ans de moins, et encore… » ironisait-on parmi les élus macronistes auprès de nos confrères du Point. Michel Barnier et Bruxelles, c’est l’histoire d’un désamour.
Sa proposition d’un « moratoire » sur l’immigration de trois à cinq ans, doublé d’un référendum sur une loi constitutionnelle suspendant le droit européen au cours de cette période, a mis ses amis bruxellois en émoi. C’est tout juste si, du jour au lendemain, Michel Barnier n’est pas devenu le nouvel Orban… Les portes de la capitale belge se sont refermées et ses proches encore présents à Bruxelles s’inquiètent, finalement, de sa nomination toujours selon l’hebdomadaire français.
Et maintenant ?
Désormais le nouveau Premier ministre, Michel Barnier, va devoir constituer son gouvernement. Nous allons suivre avec attention les nominations au Quai d’Orsay, dont le portefeuille des Français de l’étranger, si celui-ci est maintenu en cette période de disette budgétaire. Et donc logiquement, nous regarderons aussi qui succédera à Bruno Le Maire, si ce dernier est remplacé.
En tant que Français de l’étranger, vous le savez, ce n’est pas parce qu’on quitte la France qu’on dit adieu à son administration. Bien au contraire, elle reste indispensable pour de nombreux actes de la vie quotidienne ou familiale. En 2020/2021, on se souvient des difficultés que la pandémie, et la fermeture des consulats, que nous avons rencontrées pour communiquer avec nos consulats ou assimilés. Pour permettre aux expatriés de tenir à jour leur état civil, d’exercer leur droit de vote ou pour bénéficier d’une protection ou assistance consulaire, l’administration des Français de l’étranger a fait le pari de créer une plateforme flexible et accessible via des numéros locaux, France consulaire. À ce jour, elle n’est accessible que depuis l’Europe tandis qu’ailleurs ce sont, toujours, les agents consulaires installés dans le pays qui ont la charge de réceptionner les appels. Et pourtant, cette semaine, le service a reçu son 500 000ème appel, un succès pour la directrice de l’administration, Pauline Carmona.
Bravo aux équipes du Service France consulaire, aujourd’hui déployé dans 60 pays. https://t.co/7WI5fQEg5g
Au 1er trimestre 2024, la réponse aux questions des résidents ou voyageurs à l’étranger est organisée de deux manières (hors situations de crise) :
Locale » (pays hors Europe) : l’organisation est à discrétion de chaque consulat de France par courriel, accueil téléphonique ou physique etc..
Centrale » (pays d’Europe principalement) : une plateforme d’appels téléphoniques centralisée en France, accessible depuis le pays concerné pour le prix d’un appel local, est à disposition des ressortissants.
Pourtant dans les deux cas, les usagers peuvent expérimenter des difficultés à obtenir information fiable et adaptée comme l’indique le gouvernement sur son site dédié au suivi de ce déploiement.
Des réponses aléatoires
Le premier problème que soulève le site du gouvernement qui analyse France consulaire, c’est, encore, les « difficultés à contacter les Consulats (délais, « errance » administrative, manque de connaissance sur le fonctionnement) ».
L’analyse pointe aussi du doigt, une situation que dénoncent depuis longtemps les élus locaux depuis de nombreuses années, le fait que « les agents des services consulaires peuvent être confrontés à un surplus de demandes d’informations préalables, ce qui limite leurs capacités à répondre aux dossiers les plus sensibles. »
Pour les Français qui sont donc installés hors d’Europe (la moitié des expatriés), c’est donc toujours le chemin de croix, même si le personnel fait de gros efforts et qu’enfin le retard accumulé pendant la Covid a été « digéré ».
L’équipe centrale est indisponible pour une majorité de ressortissants
Il faudrait donc que la plateforme gérée depuis Paris soit déployée sur l’ensemble des pays selon le rapport en ligne.
Mais selon les experts, le dispositif, « tel qu’en place sur le périmètre Europe, semble présenter certaines limites, renforcées si son déploiement venait à être généralisé ».
Sur le site, on peut lire, ainsi, que « le centre d’appels fonctionnant sur les horaires hexagonaux est inadapté à la diversité géographique des pays« . Une évidence, mais avons-nous les moyens de mettre en place des équipes faisant les trois-huit.
Aussi, si on salue tous que France Consulaire soit accessible au prix d’un appel local, les experts doutent que ce « mode de contact en français ne peut être disponible dans l’ensemble des pays ». Pourtant, les centrales internationales basées sur une téléphonie VoIP sont accessibles à de nombreuses entreprises, même les plus petites. Alors pourquoi pas l’État.
Enfin, en cas de déploiement mondial, il sera indispensable de renforcer l’équipe soit débloquer une augmentation du budget… Mais la crise budgétaire que traverse notre pays empêchera court terme une telle ambition.
Un test aux conséquences inquiétantes
Loin de l’euphorie affichée par l’administration, les experts sollicités par le Ministère des Affaires étrangères alertent sur les conséquences que cette phase de test en Europe a déjà sur nos compatriotes mais aussi sur les équipes.
Ainsi, on peut lire sur la page internet accessible à tous, « les difficultés d’accès aux services consulaires sont à rattacher aux conséquences potentielles suivantes :
Conséquences générales : Les usagers mal ou non renseignés expérimentent des désagréments individuels (familiaux, professionnels.), par exemple liés à la remise en cause de mobilités. Ce contexte entretient défiance, frustrations voire un affaiblissement du lien entretenu entre la France et ses ressortissants.
Conséquences spécifiques aux cas graves : Retards ou absence de prise en charge administrative par les services consulaires dans des cas très sensibles, avec des implications en matière de dignité humaine (problème de santé grave, détention, disparition, décès…)
Conséquences internes : Dégradation du cadre de travail des agents du ministère des affaires étrangères et de ses partenaires impliqués dans la relation aux Français de l’étranger
Conséquences externes : Relations avec les pays tiers, réputation de la France et des services consulaires à l’étranger »
Quelles solutions ?
On le voit, le dispositif n’est pas encore optimisé et prêt à passer à un déploiement mondial. Mais alors que faire ? Car l’idée de permettre à chaque Français de l’étranger d’accéder facilement à son administration, sans entraîner une surcharge de travail pour le personnel en place dans les différents pays et à un coût modique, est sûrement le bon chemin.
Loin de jeter l’éponge, l’administration consulaire, avec les experts, a décidé d’investiguer et de proposer des évolutions.
En conclusion du rapport en ligne, on peut ainsi lire :
« Explorer le vécu administratif des résidents et voyageurs Français à l’étranger, notamment les relations aux services consulaires
Identifier et préciser les problèmes rencontrés dans les schémas actuels (réponse locale ou centralisée) et en documenter les conséquences
Proposer des scenarii d’harmonisation et d’amélioration de la réponse cohérents avec les besoins usagers »
Car le chiffre de 500 000 appels révèle avant tout que ces services sont réclamés par les Français de l’étranger. Il faudra, juste, être un petit peu patient.
Le secteur de l’alimentation connaît un processus de concentration marqué par des acquisitions dont les montants se chiffrent en milliards de dollars. Le 14 août dernier, la multinationale Mars a annoncé le rachat de Kellanova, fabricant notamment des chips Pringles, pour 36 milliards de dollars. En novembre dernier, Smucker’s, un fournisseur de confitures et de beurres de cacahuètes, a repris Hostess Brands, qui commercialise des gâteaux apéritifs et des produits sucrés, pour 6 milliards de dollars. L’agroalimentaire constitue un secteur dynamique avec une forte valorisation.
La demande alimentaire mondiale augmentera de plus de 40 % d’ici 2040
Les dix plus grandes entreprises occidentales de produits alimentaires emballés et de boissons ont une capitalisation boursière combinée d’environ 1 000 milliards de dollars. Leur marge d’exploitation moyenne l’an dernier était de 17 %. Malgré la vague inflationniste, les ventes progressent de 5 % par an. La demande croissante dans les pays en développement soutient cette croissance. Près de la moitié des revenus de Coca-Cola provient déjà de marchés extérieurs à l’Occident. La banque HSBC estime que la demande alimentaire mondiale augmentera de plus de 40 % d’ici 2040.
L’industrie agroalimentaire doit néanmoins faire face à plusieurs menaces, dont une des plus importantes est liée aux effets sur la santé des produits qu’elle commercialise. Un nombre croissant de recherches suggère que les produits alimentaires transformés favorisent non seulement l’obésité mais aussi diverses maladies. L’essor de l’industrie agroalimentaire actuelle remonte aux innovations du XIXe siècle. La pasteurisation et la mise en conserve ont contribué à rendre la nourriture abondante, sûre et facile à utiliser. L’industrialisation des processus a permis de multiplier le nombre de produits disponibles à des coûts de plus en plus faibles. Un paquet de chips est fabriqué sur une chaîne où les pommes de terre sont coupées en tranches, cuites, assaisonnées, arrosées de conservateurs et de colorants, puis scellées dans un sac avec de l’azote pour éviter qu’elles ne s’abîment. Le processus prend environ 30 minutes. Pour écouler des volumes de plus en plus élevés de produits, les entreprises ont recours à un marketing axé sur le plaisir. La phrase de Molière, reprenant Socrate, « il faut manger pour vivre, et non pas vivre pour manger » n’est plus de mise dans les pays occidentaux.
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D’ici la fin de cette décennie, près de la moitié de la population mondiale pourrait être obèse ou en surpoids
Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, l’apport calorique quotidien moyen des habitants des pays riches a augmenté d’un cinquième depuis les années 1960, pour atteindre 3 500 calories, bien au-delà de leurs besoins (2 600 à 2 800). D’ici la fin de cette décennie, près de la moitié de la population mondiale pourrait être obèse ou en surpoids.
Face aux problèmes de l’obésité, un nombre croissant de consommateurs, en particulier aux États-Unis, ont recours à des médicaments pour perdre du poids, comme le Wegovy du laboratoire danois Novo Nordisk et le Zepbound du laboratoire américain Eli Lilly. Pour le moment, le prix élevé de ces médicaments et la nécessité de pratiquer des injections hebdomadaires limitent leur accès. Mais leur utilisation devrait augmenter au fur et à mesure de la montée de la concurrence. Les versions sous forme de comprimés devraient, par ailleurs, prochainement simplifier leur usage. L’effet de ces médicaments sur la consommation alimentaire pourrait être significatif. Une analyse réalisée par le cabinet d’études Grocery Doppio révèle que les utilisateurs réduisent leurs dépenses en épicerie de 11 % en moyenne, et que les dépenses en snacks et confiseries baissent de plus de 50 %.
Selon la banque Morgan Stanley, 7 à 9 % des Américains pourraient prendre des médicaments pour perdre du poids d’ici 2035, ce qui entraînerait une baisse de la demande globale de 3 % pour les céréales, de 4 % pour les chips, de 4,5 % pour le chocolat et de 5 % pour les glaces.
De plus en plus d’entreprises proposent des produits à teneur réduite en sucre, en matières grasses ou en sel.
Les grandes entreprises alimentaires devront s’adapter, comme elles l’ont fait à partir des années 1980, en proposant des produits avec des édulcorants afin de diminuer la consommation de sucre responsable notamment du diabète. Le Coca-Cola light a été commercialisé dès 1982. De plus en plus d’entreprises proposent des produits à teneur réduite en sucre, en matières grasses ou en sel. Selon le cabinet d’études de marché Mintel, le nombre de nouveaux snacks à faibles calories lancés chaque année a augmenté de 2 % entre 2015 et 2020, contre une baisse de 1 % pour les snacks traditionnels.
Un « avenir moins calorique et plus nutritif ».
Certaines entreprises agroalimentaires considèrent que les médicaments amaigrissants offrent des opportunités de croissance. Nestlé a ainsi annoncé en mars dernier qu’elle lancerait une nouvelle marque d’aliments surgelés, Vital Pursuit, destinée aux utilisateurs de ces médicaments, qui doivent veiller à obtenir des quantités adéquates de protéines et d’autres nutriments malgré une consommation réduite de nourriture. Mark Schneider, le directeur général de Nestlé, affirme que son entreprise se prépare déjà à un « avenir moins calorique et plus nutritif ». Il s’est fixé comme objectif de vendre 50 % de plus de produits répondant à ces deux caractéristiques avant 2030.
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Deux entreprises américaines d’aliments emballés, Conagra (chips) et General Mills (Géant Vert, Häagen-Dazs), proposent également des produits destinés aux utilisateurs de vaccins amaigrissants.
Les entreprises de l’agroalimentaire peuvent compter sur la force de leurs marques et de leurs relations avec les grandes surfaces pour imposer leurs nouveaux produits. Elles doivent surtout éviter les sanctions et les taxes que les pouvoirs publics entendent multiplier pour lutter contre les conséquences de la mauvaise alimentation.
En 2009, Carlos Monteiro, un scientifique brésilien, a classé les aliments en quatre catégories en fonction de leur degré de transformation. La première concerne les produits non transformés tels que les fruits et les légumes. La dernière, appelée aliments ultratransformés (UPF), couvre des produits tels que les céréales pour le petit-déjeuner, les chips, ainsi que les barres protéinées ou les fausses viandes. Ces produits contiennent des quantités importantes d’ingrédients qui étaient absents de l’alimentation humaine jusqu’aux années 1960. Depuis les années 1990, la part des UPF dans les régimes alimentaires du monde entier est en hausse. Selon une étude (D.Martini – Nutrients 2021), les UPF représentaient en 2019 plus de la moitié de l’apport calorique aux États-Unis et en Grande-Bretagne. En France, ce ratio est de 30 %. Le lien entre la consommation d’UPF, la prise de poids et l’apparition de diverses maladies semble être avéré.
Les aliments transformés sont de plus en plus sur la sellette
Est-ce la combinaison et la transformation des aliments qui sont à l’origine des problèmes de santé, ou bien l’excès de graisses, de sucre et de sel dans ces aliments ? La question n’est pas tranchée, mais quoi qu’il en soit, les aliments transformés sont de plus en plus sur la sellette. De nombreux pays légifèrent pour limiter la consommation de tels produits. En France, au Royaume-Uni, en Colombie, des taxes ont été instituées sur les produits transformés ou les sodas. Les recommandations alimentaires en Belgique, au Brésil, au Canada et en France encouragent d’éviter autant que possible ces produits. De plus en plus de spécialistes, demandent que les UPF soient étiquetés comme dangereux pour la santé, à l’instar de ce qui est fait pour le tabac.
Face à la pression des législateurs, les responsables des entreprises de l’agroalimentaire se préparent à lancer de nouvelles gammes de produits en limitant, par exemple, le recours aux additifs. La conséquence serait une augmentation du prix des produits, qui auraient en outre des durées de conservation plus courtes. Ce changement pourrait remettre en cause la rentabilité du secteur, même si pour le moment, les mutations économiques et sociétales lui ont été plutôt profitables.
Lors d’une rencontre à Chypre mardi 3 septembre, les ministres de l’Agriculture de neuf États membres de l’UE ont exhorté la Commission européenne à accélérer sa stratégie pour l’eau afin d’assurer la disponibilité de la ressource pour le secteur agricole.
Les ministres de l’Agriculture des neuf États membres de l’Union européenne (UE) de l’espace méditerranéen — les MED-9, incluant Espagne, Chypre, Slovénie, France, Grèce, Italie, Malte, Portugal et Croatie —, ont lancé un appel commun pour aider le secteur agricole à faire face aux pénuries d’eau et à sécuriser son approvisionnement dans le contexte de l’intensification des sécheresses.
« Cette session ministérielle témoigne de notre détermination à lutter contre la pénurie d’eau et à garantir un avenir résilient et prospère à nos agriculteurs », a déclaré la ministre chypriote Maria Panagiotou, ancienne commissaire européenne à l’Environnement, lors d’une conférence de presse mardi matin.
« Nous demandons à la Commission européenne de faire avancer rapidement la stratégie européenne pour l’eau », a-t-elle insisté.
La présidente de la Commission avait annoncé une stratégie européenne pour l’eau lors de son premier discours au Parlement européen, le 18 juillet 2024. Les ministres de l’Environnement de 21 États membres avaient alors appelé à une stratégie européenne afin de « garantir que l’eau soit une priorité absolue dans l’agenda européen au cours des prochaines années ».
Selon l’Observatoire européen de la sécheresse de la Commission, les sécheresses agricoles s’intensifient dans de vastes zones des régions méditerranéennes, alors que les plantes et les cultures montrent des signes de stress hydrique. À la fin du mois de juillet, les réservoirs de Sicile se trouvaient en dessous des niveaux d’alerte, avec des volumes inférieurs de 45 % à ceux de l’année précédente.
@Stavros loannidis/PIO
Les priorités des MED-9
Les ministres ont insisté sur les besoins de financements de l’agriculture, notamment en mettant en place un système européen d’assurance, tel que l’avait déjà demandé le ministre espagnol Luis Planas, lundi 2 septembre, à la nouvelle Commission européenne, comme rapporté par EFEAgro.
Cet appel a été relayé par ses collègues européens au MED-9 mardi matin.
Dans le communiqué commun, les ministres demandent également d’« assouplir et simplifier le cadre de financement de la Politique agricole commune (PAC) pour les mesures de gestion de l’eau », avec la possibilité de financer des systèmes d’irrigation.
« Il est nécessaire de renforcer le financement de la PAC, car celle-ci est l’instrument qui garantit la présence de l’agriculture dans les territoires », a insisté lors de la conférence de presse le ministre italien de l’Agriculture Francesco Lollobrigida.
Les ministres parient également sur la recherche appliquée dans l’UE, afin de promouvoir et d’encourager « l’utilisation des technologies disponibles et des techniques de sélection pour créer des variétés qui peuvent mieux s’adapter à la rareté de l’eau ».
L’importance des nouvelles techniques génomiques (NBT) a été soulignée par les représentants européens. Ceux-ci « doivent être un outil dans la panoplie des outils permettant d’avoir des variétés plus résistantes aux stress hydrique et climatique », a précisé le ministre français de l’Agriculture, Marc Fesneau.
La sécurité hydrique « doit rester au cœur du travail de la Commission européenne – pour assurer un avenir sûr et durable pour vous et tous nos agriculteurs », a commenté sur X le commissaire Janusz Wojciechowski, qui a rencontré les ministres en bilatéral pour apporter des réponses spécifiques aux différents pays.
Les ministres ont également appelé à intensifier la coopération entre les pays de l’espace méditerranéen, sur le plan de la recherche, des expériences de meilleures pratiques et de solutions technologiques.
« Il y aura un avant et un après Famagousta, [la ville de Chypre qui a accueilli l’évènement]. Cette réunion doit coordonner les forces des pays euro-méditerranéens face à ces tensions et alors que nous entamons un nouveau cercle politique européen », a annoncé Luis Planas, le ministre espagnol de l’Agriculture.
Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez le flash quotidien des expatriés du jeudi 05 septembre 2024. Dans nos titres : La Mission laïque française sur la bonne voie – Le prix des associations FLAM – Toujours pas de Premier ministre en France
Une rentrée normale pour la MLF
On en parlait en avril, la tête du réseau des établissements scolaires de la Mission laïque française, basée en France, était placée en redressement par le tribunal de commerce. Dans un podcast à découvrir sur Lesfrancais.press, le directeur général revient sur la situation et nous dévoile les conditions de la rentrée dans les 37 pays où des écoles du réseau sont installées. Il y remercie d’ailleurs les parents et les élèves comme les acteurs pédagogiques qui se sont mobilisés à 100% pour offrir aux enfants une rentrée dans des conditions normales. Mais quid de l’avenir ? La réponse dans l’interview.
Les Flam, vous connaissez ?
Ces associations citoyennes, créées hors cadre de l’AEFE, ont, en 20 ans, permis à de nombreux petits expatriés, 13 000 en 2023, de découvrir et apprendre la langue française et ce même s’ils ne peuvent accéder à un lycée français. Réunies dans une fédération depuis quelques mois, elles organisent leur premier rendez-vous à Paris en octobre. Et à cette occasion, un prix récompensant les associations particulièrement créatives ou dynamiques. C’est aussi l’occasion de découvrir comment chacun d’entre vous peut faciliter la transmission de notre culture en créant sa « FLAM » locale. Tous les renseignements dans l’article dédié sur Lesfrancais.press.
Toujours pas de Premier ministre
En France, du côté de l’Elysée, on réfléchit toujours. Ce mercredi 05 septembre, un nouveau candidat, le maire de Cannes, David Lisnard, est rentré dans la course, pour en ressortir dès le soir venu. Alors qu’on évoquait une nomination ce mercredi, comme c’était déjà annoncé pour dimanche dernier, les rumeurs annoncent une nouvelle session de consultations par Emmanuel Macron. Un feuilleton qui n’en finit pas. Mais chaque jour, les Français continuent de guetter, comme nous, la fumée blanche. Nous en reparlerons évidemment encore demain.
C’est tout pour ce jeudi, on se retrouve demain pour le dernier flash quotidien des expatriés de la semaine. Beau jeudi à toutes et à tous.
En cette rentrée scolaire, Lesfrancais.press questionne Jean-Marc Merriaux, le directeur général de la Mission laïque française (MLF). Cette association promeut notamment la langue et la culture française à l’étranger. Elle comprend ainsi 108 établissements scolaires dans 37 pays, allant de la maternelle à la terminale. Cependant, cette structure a connu d’importantes difficultés financières. Son existence aurait même pu être remise en cause. Toutefois, les élèves retrouvent cette semaine les bancs des écoles. Aussi, quelle est la situation actuelle des comptes ? Est-ce finalement une rentrée scolaire comme les autres ? Quel avenir pour le réseau de la Mission laïque française ? Son directeur général nous répond sans tabou au cours de ce podcast Lesfrancais.press
Écouter le podcast avec Jean-Marc Merriaux
La réponse de la Mission laïque française pour faire face à ses problèmes financiers
En avril 2024, au cours d’une interview sur nos antennes, la situation financière complexe de la Mission laïque française avait été évoquée. Il était alors question d’un déficit de près de trois millions d’euros. Aussi quels leviers ont été utilisés pour sauvegarder les activités de la MLF ? Jean-Marc Merriaux nous partage « le plan d’actions » qui a permis, entre autres, d’organiser cette rentrée scolaire 2024-25.
Une des conséquences des mesures d’accompagnement mises en place a été, dans certains établissements, « d’augmenter les frais de scolarité« , ou bien encore de provoquer “une renégociation des accords financiers » confie notre invité. Tout cela pour « aborder cette année de manière plus sereinepar rapport à ces questions d’ordre budgétaire (…) même si la situation reste délicate » nous déclare-t-il. Dès lors, qu’elle a pu être la réaction des acteurs vis à vis des dispositions appliquées pour faire face à la crise ?
« Tout le monde s’est mobilisé pour assurer la pérennité des établissements ».
Jean-Marc Merriaux
Durant cette période, pendant laquelle la survie même des établissements de la MLF était en jeu, l’équipe dirigeante de la Mission laïque française a pu compter sur la solidarité des membres de son réseau. Aussi, à notre micro, son directeur général remercie « l’ensemble des communautés scolaires ». Il souligne en tout cas le fait que « tout le monde s’est mobilisé pour (nous) permettre de bien accompagner l’ensemble des établissements (…) et d’assurer la pérennité. »
Quelle rentrée scolaire 2024-25 au sein du réseau de la Mission laïque française ?
Dans ce contexte, peut-on néanmoins dire que cette année scolaire 2024-25 qui débute est finalement une rentrée comme les autres au sein des établissements de la Mission laïque française ? « Pour avoir fait un certain nombre de rentrées, une rentrée ne ressemble jamais à une autre » constate Jean-Marc Merriaux. Lors de cet échange, il parle entre autres du contexte géopolitique qui a, en effet, une incidence sur les conditions de retour à l’école. C’est le cas « quand on gère une organisation éducative mondiale », observe-t-il. Une école située au Liban est ainsi prise en exemple au cours de cette interview.
Enfin, concrètement, quels sont les objectifs de la Mission laïque française pour cette année scolaire 2024-2025 qui s’ouvre ? La MLF fait partie intégrante du réseau d’enseignement français à l’étranger. Trois ambitions se dégagent : une d’ordre pédagogique, une autre visant à la consolidation et à la gestion financière, et une dernière s’attelant au développement du réseau. Au cours de ce podcast, le directeur général de la MLF détaille ses différents axes. Il mentionne notamment le plurilinguisme, ou bien le parcours post-bac à travers l’action « Cap sur le supérieur ». Il cite aussi la place de la culture scientifique dans le parcours des élèves. Il aborde également les mesures pour une meilleure gestion, tout en évoquant les enjeux de recrutement des enseignants. Enfin, la concurrence entre établissements scolaires à l’étranger et comment y faire face est un sujet sur lequel Jean-Marc Merriaux s’exprime tout autant dans cet échange.
À la MLF : « Créer, collaborer, dynamiser, et faire encore plus réseau » Jean-Marc Merriaux
En conclusion, « créer, collaborer, dynamiser, et faire encore plus réseau » sont des mots partagés par notre invité, et qui constituent son leitmotiv. Pour tout savoir sur la Mission laïque française, allant de l’état des finances à la pédagogie mise en place, tout en passant par la solidarité du réseau, les liens avec les entreprises et les objectifs pour cette rentrée 2024-2025, écoutez l’intégralité de ce podcast Lesfrancais.press.
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Le programme FLAM, initié en 2001, a pour objectif de permettre à des enfants français ou binationaux de recevoir, dans un contexte extrascolaire, un apprentissage spécifique de la langue et de bénéficier d’un contact avec la culture française. Cette année à l’occasion de la Rencontre Mondiale FLAM, organisée par la fédération FLAM Monde et qui aura lieu le 11,12,13 octobre 2024 à Paris, la fédération mondiale a lancé un concours, le Prix FLAM Monde !
Mais les FLAM c’est quoi ?
Ce dispositif, né de la volonté de parents de transmettre leur culture même sans avoir accès à un Lycée français, s’adresse aux enfants d’un niveau scolaire correspondant à la grande section de maternelle, aux classes de primaire et à celle du secondaire.
Ces associations, qui se sont multipliées dans le monde en 20 ans, sont indispensables pour les personnes pour qui le lycée français le plus proche est trop éloigné. Aussi, elle permet de bénéficier d’une structure à moindre coût, et/ou d’une structure d’accueil scolaire prenant en charge leurs enfants, en dehors des horaires des établissements scolaires.
Le programme existe dans plus de dans plus de 40 pays, sur tous les continents. Elles sont animées par plus de 1 000 enseignants et reçoivent cette année plus de 13 000 élèves.
Prix FLAM Monde
Le Prix FLAM Monde, comme l’association l’indique sur son site, vise à récompenser la qualité éducative, la créativité, la diversité et l’originalité des projets éducatifs menés par les associations FLAM.
Ainsi, toutes les associations adhérentes à l’une des trois fédérations (FLAM Monde, FLAM USA et Parapluie FLAM UK) sont invitées à participer, qu’elles soient présentes ou non à la Rencontre mondiale organisée à Paris le 11 octobre 2024.
Les associations sont invitées à concourir en présentant un projet éducatif réalisé ou en cours de réalisation.
Objectifs du Prix :
Valoriser les initiatives éducatives des associations du réseau.
Offrir une plateforme pour partager les missions, objectifs, résultats et impacts des projets sur la communauté liée aux associations.
Favoriser l’échange d’expériences et de connaissances au sein de notre réseau.
Pour participer (clôture des inscriptions 10/09) ou pour vous renseigner pour créer une association membre du réseau dans votre région, cliquez sur le bouton correspondant, ci-dessous.