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  • Le feuilleton de la Loi des finances

    Le feuilleton de la Loi des finances

    DROIT DE RÉPONSE DE M. CALVIGNAC PRESIDENT DE LA FEDERATION DES FRANÇAIS DE L’ETRANGER IMPOSABLES EN FRANCE (Fdeif). IL REAGIT A LA TRIBUNE DU DEPUTE FREDERIC PETIT.

    Cher Monsieur le député Petit.

    Je comprends très bien que mon article sur le feuilleton de la loi des finances ait hérissé votre susceptibilité. Mais ce désagrément ne devrait pas vous autoriser à, de nouveau, raconter n’importe quoi.

    À ce sujet, il me revient en mémoire un proverbe, que l’on dit africain, et qui dit: 
    « si tu veux monter au cocotier assure toi d’avoir une culotte propre. »

    Dans votre réponse vous affirmez que mon article contient, je cite : « des accusations graves et infondées… des affirmations erronées… des insinuations odieuses et contraires aux évidences  et que : nul ne peut accuser sans preuves, alléguer sans citer ces sources.« 

    Monsieur Petit je vous mets au défi de nous dire précisément quelles sont les informations de mon article qui sont fausses et celles où je ne donne pas la source.

    Je vous rappelle que le point de départ de la rocambolesque histoire qui nous partage est tout simplement le fait que dans l’amendement I-1619 de septembre 2018 il est demandé que le caractère libératoire de la retenue à la source soit supprimé à compter de 2019, et pire sans le dire donc sur les revenus de 2018.

    Un amendement rédigé par Anne Genetet

    Cet amendement fût généré par votre collègue Mme Genetet qui devait à cette époque proposer des textes conformes aux recommandations  contenues dans son rapport remis au 1er Ministre le 11 septembre 2018. Or dans les  47 recommandations  sur la fiscalité de ce rapport il n’y a pas une seule ligne qui préconisait la suppression du caractère libératoire.  Me tromperais-je en disant que cet amendement fût signé par Mme Genetet et cosigné par tous les autres députés LREM des français de l’étranger ?

    Au cours de ces derniers 24 mois toutes vos interventions, comme celles de Mme Genetet et d’autres de vos collègues de la majorité contiennent la justification de la suppression.

    À titre d’exemple je cite, je dis bien je cite, votre intervention du 16 octobre 2019 dans l’hémicycle alors qu’il s’agissait de valider le moratoire: « Cette réforme nous la soutenons, cette réforme sert à sortir de l’aspect libératoire, car ce caractère libératoire est très injuste pour les très petites et petites retraites reçues de France ». 

    Auriez vous l’outrecuidance de contester vos propres dires? Dans lesquels, un an après le début des turpitudes, vous continuez à confirmer que vous êtes pour la suppression du caractère libératoire et en osant le justifier par un ignoble mensonge au détriment des non-résidents les plus démunis et les plus vulnérables que sont les retraités et handicapés.

    Non Monsieur Petit, le fait que vous soyez député ne vous autorise pas à me répondre fallacieusement.

    Ce qui est le plus choquant c’est de voir qu’après 24 mois, Mme Genetet et vous même osiez reprendre à votre compte ce que Bercy a imposé, à savoir le retour aux anciens textes.  Sans vos bévues rien de tout  cela n’aurait eu lieu. Vous et votre collègue Mme Genetet  avez fait beaucoup de mal en inquiétant gravement les retraités et handicapés expatriés.

    Et vous sortiriez grandi de ce feuilleton en disant simplement que ce fût une erreur. Mais en aurez vous le courage?

    Jean Calvignac, Président de l’association Français de l’étranger imposables en France, retraités et handicapés (FdEif). 

    Site internet : fdeif.org.

    Groupe d’échange et de soutien : www.facebook.com/groups/FdEif

  • Marches de la Liberté : un pays fracturé ?

    Marches de la Liberté : un pays fracturé ?

    La justice avait autorisé, vendredi, la manifestation parisienne organisée samedi. Alors que la Préfecture de police avait décidé de l’interdire pour éviter notamment la propagation du coronavirus.

    Paris, Bordeaux, Lyon, Strasbourg, Marseille, Grenoble, Clermont-Ferrand, Caen… Après des manifestations samedi dernier, de nouvelles « marches des libertés » se sont déroulées samedi dans plus de soixante-dix villes, ainsi que devant les ambassades de France à La Haye, Berlin et Bruxelles selon le collectif. L’objectif : faire reculer Macron et sa majorité sur les lois sécuritaires.

    La gauche unie

    De concert avec Jean-Luc Mélenchon ou Olivier Faure, Yannick Jadot a demandé ce samedi que soit retirée la proposition de loi «sécurité globale». Au micro de BFMTV, il exige également le départ de Didier Lallement, sous le feu des critiques après une semaine émaillées de violences policières. 

    «Ce que j’attends, c’est que le président de la République entende toutes les organisations – la commission européenne, la commission des Droits de l’homme des Nations unies, le Conseil constitutionnel, la défenseure des Droits -, toutes celles et tous ceux qui sont garants de l’Etat de droit et des libertés fondamentales, et qu’il retire cette loi de Sécurité globale, qui est liberticide»

    Yannick Jadot – Eurodéputé EE-LV depuis le cortège parisien.

    L’élu écologiste estime, par ailleurs, qu’en pleine crise sanitaire et économique, Emmanuel Macron «provoque une crise démocratique et institutionnelle». En cause : la création, annoncée par l’exécutif, d’une commission qui devait revoir le texte, provoquant l’ire du Parlement, et un rétropédalage du Premier ministre

    Toutes les couches sociales mobilisées

    Aux cotés des politiques de Gauche, très nombreux dans le cortège, c’est 133.000 personnes qui ont manifesté ce samedi en France pour s’opposer contre la loi « sécurité globale », dont plus de 45.000 à Paris. Par contre, face aux ambassades, ils furent peu nombreux, contraints, par les services de sécurité locaux de respecter les interdictions de se réunir.

    En tête des cortèges dans les différentes vielles, comme à Marseille ou à Toulouse, on retrouve les avocats en colère (particulièrement nombreux), les Femen, des collectifs de sans papiers et, bien sûr, les familles victimes de violences policières. 

    Mais aussi parmi les manifestants, plusieurs professionels de l’information inquiets pour la liberté de la presse. Ils étaient directeurs et directrices de l’information, producteurs ou productrices de magazine télévisé, présentateurs ou présentatrices mais aussi réalisateurs et réalisatrices et se sont tous insurgés ce samedi dans une tribune contre le «droit à la censure» de la police sur leurs reportages. 

    «Les tentatives de contrôle de nos tournages par les pouvoirs publics (police, justice, administration pénitentiaire, gendarmerie notamment) n’ont jamais été aussi pressantes»

    Marc-Olivier Fogiel, Yann Barthès, Laurent Guimier, Elise Lucet, Marie Drucker, Laurent Delahousse, etc.

    Un exemple de «cette dérive» selon ces professionnels de l’information audiovisuelle : «Avant d’autoriser à filmer des policiers dans l’exercice de leur fonction, le service de communication de la police nationale exige désormais un droit de validation du reportage avant diffusion.» Les signataires demandent donc à cet égard la fin des «convention de tournages» «qui portent atteinte au droit de la presse» dans un contexte d’inquiétudes croissantes des rédactions comme l’illustre la contestation contre la loi «sécurité globale»

    Enfin, les représentants du monde du travail et syndical étaient aussi du cortège. « Le monde nous regarde », clame Philippe Martinez de la CGT. Le leader syndicaliste, présent à Paris, a assuré avoir été contacté par « des camarades en Amérique latine, en Afrique […] qui nous disent Si vous laissez passer cette loi, quel combat, quelle action allons nous mener dans nos pays, où la répression est le lot quotidien? ».

    De leur côté, les organisateurs, la coordination StopLoiSécuritéGlobale, qui rassemble notamment des syndicats de journalistes et des associations de défense des droits humains ont comptabilisé 500.000 manifestants, dont 200.000 à Paris. Au total, 70 rassemblements étaient organisés partout dans le pays.

    A Bordeaux, contre la loi «sécurité globale», du jamais vu depuis les gilets jaunes

    C’est selon les journalistes de l’AFP la plus importante mobilisation depuis les gilets jaunes. A Bordeaux, au moins 6000 personnes, selon la préfecture, ont défilé ce samedi contre la loi «sécurité globale». L’article 24 du texte, qui pénalise la diffusion de l’image de policiers, était la mesure la plus contestée. «Nous sommes là par rapport à la loi qui interdit de filmer les policiers. On ne peut plus filmer et après on ne pourra plus écrire ? Ne plus rien dire ? Cette loi ce n’est qu’un début», s’est par exemple insurgée selon l’agence Mathilde Fonteneau, une infirmière bordelaise venue en famille. Pour Muriel Demguillem, ancienne journaliste et syndiquée au SNJ, «l’heure est grave pour les journalistes comme pour les citoyens, c’est la liberté d’informer qui est mise en cause».

    Condamnation des « dégradations »

    L’organisation a « fermement » dénoncé les « quelques dégradations et violences à Paris et à Lyon, notamment « des violences contre des policiers sur la place de la Bastille » après la fin de la manifestation. La manifestation parisienne, qui s’est déroulée de la place de la République à celle de la Bastille, a donné lieu à des incidents et heurts avec les forces de l’ordre, au moment de la dispersion toujours en cours en fin de journée.

    La coordination a par ailleurs affirmé que « ce mouvement n’en est qu’à ses balbutiements », annonçant que « la liesse populaire et la foule scandant des slogans heureux et pleins d’espoirs nous imposent de poursuivre ce combat dans les prochains jours pour l’Etat de droit, pour la démocratie, pour la République ».

    Au moins 27 gardes à vue et 46 interpellations à Paris

    A 19h45, les forces de l’ordre faisaient état d’au moins 46 interpellations à Paris, selon les chiffres de la préfecture. Le parquet a également indiqué que 27 personnes avaient été placées en garde à vue à Paris.

    Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a condamné « des violences inacceptables contre les forces de l’ordre » et a indiqué que « 37 policiers et gendarmes » ont été blessés en marge des manifestations dans toute la France, selon un bilan provisoire, dont 23 à Paris. Le parquet a également indiqué que 27 personnes avaient été placées en garde à vue à Paris.

    Le Sénat à la manoeuvre

    En parallèle, Le président LR du Sénat Gérard Larcher a prévenu que la Chambre haute allait «clarifier» cette loi. 

    «Sans doute la commission des Lois (du Sénat), mais c’est à elle d’y travailler, va clarifier le texte de cet article 24, mais aussi d’autres articles. Sans doute les sénateurs vont-ils insérer ce nouveau délit dans le Code pénal, mais sans toucher à la loi sur la presse»

    Gérard Larcher président du Sénat dans Le Parisien.

    Pour Gérard Larcher, la commission indépendante décidée par Jean Castex pour corriger la loi, dont la création avait provoqué l’indignation du président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, «n’a aucun intérêt». «Ce rétropédalage de vendredi soir participe à la confusion du débat», a estimé le président de la Chambre haute, le Premier Ministre y ayant renoncée.

    Les images des cortèges

  • La procuration notariée à distance définitivement mise en place

    La procuration notariée à distance définitivement mise en place

    Le 3 avril 2020 le gouvernement avait publié un décret autorisant l’acte notarié à distance au cours de la période d’urgence sanitaire du premier semestre 2020. Depuis le 10 août 2020, cette possibilité était de nouveau refermée. Cependant, professionnels, notaires comme agents immobiliers, ont bien compris l’intérêt d’un tel dispositif au quotidien. Les étrangers comme les expatriés ont apprécié pouvoir régler leurs affaires sans devoir se déplacer. C’est un gain de temps, d’argent et l’absence de déplacement vers la France évite l’émission de gaz à effets de serre.

    Qu’est ce qu’une procuration notariée ?

    Le décret n° 2020-1422 qui est entré en vigueur ce 22 novembre 2020 répond donc à leurs attentes. Toutefois, sa portée est restreinte aux procurations authentiques à l’exclusion de tout autre type d’acte notarié ; en effet, le décret a pour objet de permettre l’établissement par les notaires de procurations authentiques sur support électronique lorsqu’une ou toutes les parties ne sont pas présentes. Cette nouvelle possibilité s’inscrit dans le droit usuel français et concernera un large éventail d’acte (acte de vente, testament, etc.).

    De nombreux actes éligibles

    En effet, dès lors que l’authenticité est requise pour la preuve, l’opposabilité aux tiers ou la validité de l’acte, le recours à la procuration est possible ! Ainsi, le notaire pourra recevoir avec un mandataire désigné dans une procuration reçue à distance une vente ordinaire, un bail de toute nature, une VEFA, une donation, un contrat de mariage ou un mandat de protection future… Peu importe que le mandant soit sur le territoire national ou hors de France. Il va de soi que le notaire instrumentaire reste lui tenu de recevoir la procuration dans son ressort géographique donc en France.

    « Le notaire instrumentaire peut établir une procuration sur support électronique, lorsqu’une ou les parties à cet acte ne sont pas présentes devant lui.

    L’échange des informations nécessaires à l’établissement de l’acte et le recueil, par le notaire instrumentaire, du consentement de la ou des parties à l’acte qui ne sont pas présentes s’effectuent au moyen d’un système de traitement, de communication et de transmission de l’information garantissant l’identification des parties, l’intégrité et la confidentialité du contenu et agréé par le Conseil supérieur du notariat.

    Le notaire instrumentaire recueille, simultanément avec leur consentement, la signature électronique de cette ou ces parties au moyen d’un procédé de signature électronique qualifiée répondant aux exigences du décret du 28 septembre 2017 déjà mentionné.

    L’acte est parfait lorsque le notaire instrumentaire y appose sa signature électronique qualifiée. »

    Ajout d’un article 20-1 par le décret n° 2020-1422 qui modifie le décret n° 71-941 du 26 novembre 1971

    Des expatriés mieux protégés

    Le gouvernement a donc bien pris en compte l’évolution technologique mise à disposition pour recueillir des consentements. Le rôle du notaire et l’authenticité ne pourront qu’en sortir renforcés.

    Concrètement, cette nouvelle variété de procuration sur support électronique permettra de répondre en toute sécurité juridique aux attentes légitimes des expatriés, clients des notaires. Les praticiens ne seront plus tentés d’utiliser des procurations douteuses ou d’adapter avec trop de souplesse le principe d’authenticité. Les expatriés sont donc mieux protégés par ce nouveau dispositif tout en fluidifiant l’établissement des actes.

  • Le dernier Français à Londres – la série de podcasts fiction (?)

    Le dernier Français à Londres – la série de podcasts fiction (?)

    Londres. 2021. Post Brexit. Le Dernier Français A Londres. Un journal audio témoignant d’une réalité parallèle… ou d’un futur proche ? C’est la question que pose ce podcast en filigrane.

    Olivier Jauffrit

    Réalisé et joué par Olivier Jauffrit, un Français basé au Royaume-Uni, qui porte ce projet, fort de ces 20 ans d’animation radio. Après 5 ans sur les ondes de NRJ en France, il a rejoint en 2004 le Royaume-Uni pour de nouvelles aventures comme commercial en IT (BEA, IBM) avant de replonger dans l’univers radiophonique avec La French Radio London.

    Le Brexit et les expatriés

    Fin septembre, il a été annoncé que les banques britanniques, notamment la Lloyds et la Barclays fermeraient les comptes d’expatriés britanniques basés dans l’UE en raison de la fin du « passeportage »… Le Brexit va commencer à se dévoiler en imprégnant le quotidien des Britanniques et des expatriés.

    Pour les nombreux européens présents au Royaume-Uni, la perspective du « No-deal » fait monter des sentiment oppressants et angoissants. Si ceux déjà installés ont 5 ans pour démontrer qu’ils peuvent rester sur le territoire britannique… La situation économique, les problèmes matériels qui vont s’accumuler après la date fatidique nourrissent tous les fantasmes.

    Pour exorciser ces peurs, Olivier propose de suivre le quotidien d’un héros homonyme. Isolé et désemparé face au régime oppressif du gouvernement britannique, chaque semaine, on suivra les aventures de ce Français qui déambule dans la nouvelle Grande Bretagne.

    Ecoutez le premier épisode et découvrez le second en vous abonnant à la chaine Spotify (disponible aussi sur Deezer, Apple podcast, etc.)

    Une production originale d’Olivier Jauffrit, ancien animateur radio résidant à Londres depuis presque 20 ans.

  • Les Français de l’étranger s’engagent pour le Téléthon

    Les Français de l’étranger s’engagent pour le Téléthon

    L’AFM-Téléthon est une association de militants, malades et parents de malades engagés dans le combat contre des maladies génétiques rares qui tuent muscle après muscle, les maladies neuromusculaires. Né d’une conviction et d’une volonté : guérir des maladies longtemps considérées comme incurables, les maladies génétiques rares, qui touchent 3 millions de personnes en France, dont la moitié de moins de 20 ans. Pour réussir, l’association s’est fixée une règle d’or : la rigueur et l’efficacité. 

    Depuis 1987, le Téléthon donne à l’association l’AFM-Téléthon les moyens de poursuivre son combat contre la maladie. En France et à l’étranger ce sont 250.000 bénévoles et 5 millions de Français qui sont mobilisés pour soutenir avec des dons et des animations. 

    L’édition 2020 du téléthon, avec comme slogan “La force de guérir” est parrainée par Matt Pokora.

    L’Association mène une stratégie d’intérêt général.

    L’innovation scientifique, médicale et sociale qu’elle impulse bénéficie à l’ensemble des maladies rares et des personnes en situation de handicap et fait avancer la médecine toute entière.

    Cette année, en raison de la crise sanitaire, le Téléthon se déroule dans un contexte inédit. Chaque année, les animations du terrain représentent près de 40% du compteur Téléthon. Cette mobilisation tentera de se déployer sous d’autres formes bien sûr.

    Vous aussi, expatriés, vous pouvez dès à présent vous mobiliser et aider à faire grimper ce compteur et soutenir les actions de l’AFM-Téléthon pour faire avancer la recherche et permettre un meilleur accompagnement des malades.

    Pour rejoindre cette action grâce à votre généreuse contribution sous forme de dons en espèces, que vous pouvez verser directement au moyen d’une carte Visa sur la page de collecte reliée au Téléthon France en cliquant sur ce lien que nous mettons sur la page de cette emission sur notre site lafrench.radio.

    https://soutenir.afm-telethon.fr/

    Un reçu vous sera adressé pour vous permettre de défiscaliser ce don, si vous êtes imposable aussi en France.

    A quoi servent vos dons ?

    Pour 100 euros :

    80,9 € – Missions sociales

    Guérir

    • Institut des Biothérapies des Maladies Rares

    – Généthon

    – Institut de Myologie

    – I-Stem

    • Essais thérapeutiques

    • Programmes internationaux

    • Programmes stratégiques

    • Fonds d’amorçage « Biothérapies Innovantes et Maladies Rares »

    • YposKesi

    Aider

    • Services régionaux

    • Établissement de soins

    • Consultations pluridisciplinaires

    • Plateforme Maladies Rares

    • Projets innovants (aides techniques, lieux d’accueil, répit…)

    • Journées des Familles

    Communiquer

    • Centre de conférences Génocentre

    • VLM, le journal de l’association

    • Sites Internet

    • Sensibilisation des politiques et des médias

    • Visites de laboratoires et actions pédagogiques

    8,4 € – Frais de gestion

    • Services de gestion

    • Fonctionnement des instances associatives

    • Assemblée générale

    • Communication financière

    10,7 € – Frais de collecte

    • Traitement des dons et legs

    • Affranchissement des promesses de dons et des reçus fiscaux

    • Participation à la production des trente heures d’émission

    • Équipement et logistique des 152 équipes de coordination

    • Mise en place du 36 37

    • Mise en place de la collecte sur le web

    Information : [email protected]

    Ecoutez le podcast de la French Radio Hong-Kong

  • Sentiments anti-français : la propagation ?

    Sentiments anti-français : la propagation ?

    Les autorités singapouriennes ont annoncé ce mardi 24 novembre, l’expulsion de 15 ressortissants bangladais pour avoir envoyé sur les réseaux sociaux des messages incitant à la violence contre la France. Ce, suite aux propos tenus par le président Macron défendant le droit à la caricature au nom de la liberté d’expression.

    Des Bangladais mis en cause

    Ainsi, selon le ministère singapourien de l’Intérieur, les services de renseignements singapouriens avaient renforcé leur surveillance depuis début septembre, aprés la publication des caricatures contre l’Islam. Ce qui a permis d’arrêter les Bangladais pour ensuite les expulser.

    Un communiqué du ministère a ajouté que les migrants bangladais, la plupart des ouvriers travaillant dans le bâtiment, ont publié des messages «qui incitaient à la violence ou encourageaient les troubles communautaires» en réponse aux attentats en France.

    En Russie, le président Tchétchène cible les expatriés français

    Ramzan Kadyrov, l’autocrate que Vladimir Poutine a installé à la tête de la république russe de Tchétchénie, accuse Macron d’être le « chef de file du terrorisme » et encourage les menaces contre les ressortissants français.

    « Le président français devient désormais un terroriste. Soutenant les provocations, il appelle secrètement les Musulmans à commettre des crimes. Vous forcez les gens au terrorisme, poussez les gens vers lui, vous ne leur laissez pas le choix et vous créez les conditions pour nourrir les idées extrémistes dans l’esprit des jeunes »

    Ramzan Kadyrov

    Encore plus grave, le mufti de Tchétchénie a accusé Macron d’être « l’ennemi de tous les Musulmans »

    « Les Français ordinaires, ceux qui ne soutiennent pas Macron, peuvent être tranquilles à Moscou et à Grozny. Ceux qui le soutiennent sont nos ennemis. Comment nous découvrons ce que pense tel ou tel Français? Nous lui demanderons. Et alors… Macron est loin de lui, il est là, donc ça peut être à lui de répondre pour les mots de son président ».

    Le mufti de Tchétchénie

    De telles menaces engagent directement Kadyrov, qui contrôle d’autant plus étroitement le mufti que son propre père a longtemps occupé ce poste. Mais la responsabilité du Kremlin est aussi en cause, la Tchétchénie n’étant qu’une composante de la fédération russe.

    Le Pakistan alimente la confusion

    «Macron fait aux musulmans ce que les nazis infligeaient aux Juifs».

    Shireen Mazari, Ministre pakistanaise

    Cette attaque extrêmement grave semble se bâtir sur une mauvaise compréhension, volontaire ou non, d’un des points du projet de loi contre le séparatisme (rebaptisé «projet de loi confortant les principes républicains»), dévoilé la semaine dernière. Il y est indiqué que les enfants français, dès lors qu’ils sont en âge d’aller à l’école (trois ans), recevront un identifiant national, qui permettra aux académies de s’assurer que chacun est bien inscrit et se rend dans un établissement scolaire. Une mesure permettant d’empêcher la scolarisation à domicile, ciblée par le gouvernement comme étant une façon de soustraire un enfant à la République, en préférant lui enseigner d’autres valeurs, notamment religieuses.

    En aucun cas il n’est question dans le texte de ne réserver ce dispositif qu’aux enfants «musulmans». Mais pour des raisons de politique intérieur, essayant de flatter la tranche la plus extrémiste de la population, les ministres rivalisent de « fake news ».

    Une laïcité incomprise dans le monde ?

    Il n’y a pas que les pays musulmans qui interprètent sauvagement les propos du président de la République Française. Aux USA, où le président jure sur la bible, l’emballement médiatique peut amener à des situations ubuesques.

    “Les Français non blancs sonnent l’alarme sur Macron depuis des années. Mais les médias mondiaux voulaient l’oindre comme un saint centriste, la personne qui a sauvé la France de Marine Le Pen. Maintenant, il veut donner des numéros d’identification aux enfants musulmans pour aller à l’école”

    Karen Attiah, éditrice au service “Global Opinions” du Washington Post

    Une traduction faite un peu trop vite ? Un message posté sur le réseau social Twitter ce samedi 21 novembre, par Karen Attiah, éditrice au service “Global Opinions” du prestigieux Washington Post a mis le feu aux poudres. Elle y écrivait notamment que le gouvernement français allait donner aux enfants musulmans un “numéro d’identification” afin de s’assurer qu’ils vont bien à l’école. 

    Karen Attiah a finalement supprimé son message dimanche dans la journée avant d’en publier un autre. Elle reconnaît son erreur, mais maintient ses inquiétudes quant au climat dans lequel vivent les personnes de confession musulmane en France. 

    Il y a donc encore beaucoup de travail, de pédagogie pour expliquer le sens de la Laïcité dans notre République qui, rappelons-le, est séparée de tous cultes et garantie à tout citoyen le droit de pratiquer sa religion.

  • Mesures détaillées pour la France ! Déconfinement léger

    Mesures détaillées pour la France ! Déconfinement léger

    Le site Lesfrancais.press fait le point sur les nouvelles mesures annoncées ce jeudi par le gouvernement à quelques jours des retours en France pour les fêtes de fin d’année. C’est donc un déconfinement léger qui s’annonce pour notre pays. Cependant, il y a aussi de bonnes nouvelles comme la fin de l’attestation de sortie, ouverture des lieux de culte et des commerces non-essentiels.

    Jean Castex a confirmé ce jeudi 26 novembre que la France allait vers un assouplissement du confinement en plusieurs étapes. Lors d’une conférence de presse consacrée à l’allègement des restrictions liées à l’épidémie de Covid-19, le gouvernement a annoncé ces nouvelles mesures sanitaires.

    Fin des attestations et mise en place d’un couvre-feu

    C’est la fin des attestations de déplacement dérogatoire en journée à partir du 15 décembre. Ce qui signifie qu’elles resteront obligatoires pour les déplacements effectués en soirée, entre 21 heures et 7 heures. Car à compter de cette date, deuxième étape dans l’allègement du confinement, un couvre-feu s’appliquera sur l’ensemble du territoire entre 21 heures et 7 heures. Et restera en vigueur au moins jusqu’au 20 janvier s’il n’y a pas de rebond épidémique.

    Des sorties de 3 heures à 20 km de chez soi

    À partir de ce samedi, la limitation une heure/un kilomètre pour les sorties en extérieur passera à trois heures/vingt kilomètres. La pratique de sports individuels d’extérieur, comme le tennis, le golf, l’équitation ou l’athlétisme, est donc autorisée. Mais cet assouplissement de ces limitations ne doit pas permettre de rendre visite « à des amis ou à la famille », a mis en garde Jean Castex. Par ailleurs, les activités sportives d’intérieur tout comme les sports collectifs ou de contact en extérieur resteront interdits pour les adultes au moins jusqu’au 20 janvier.

    Les activités extrascolaires autorisées

    Les activités sportives extrascolaires en extérieur vont pouvoir reprendre à partir de ce samedi. Quant à celles qui se déroulent en intérieur, elles ne seront possibles qu’à partir du 15 décembre.

    En ce qui concerne les activités extrascolaires culturelles, comme les cours de musique ou de théâtre, les conservatoires et écoles pourront rouvrir au 15 décembre. Mais les cours de chant, une pratique jugée trop risquée en terme de propagation du virus, ne pourront reprendre à cette date.

    Feu vert pour les déplacements entre régions

    À compter du 15 décembre ,il sera possible de se déplacer librement entre régions. En ce qui concerne les déplacements vers et depuis les territoires ultra-marins, il restera obligatoire de présenter un test négatif datant de moins de 72h.

    Les stations de ski ouvertes sans remontées mécaniques

    Si les stations de ski pourront rouvrir durant les fêtes de fin d’année, les remontées mécaniques devront en revanche rester fermées. Le Premier ministre a ainsi évoqué des discussions afin « d’indemniser les pertes de recettes occasionnées par cette décision » et de « préparer au mieux la période suivante, à partir de janvier », où une ouverture « plus large » pourrait être décidée si la situation sanitaire s’améliore.

    30 personnes dans les lieux de culte

    À partir de ce week-end, les lieux de culte seront de nouveau autorisés à accueilir leurs fidèles. Cependant, cette réouverture sera progressive. Ils ne pourront, dans un premier temps, qu’accueillir trente personnes dans le respect des règles sanitaires. Cette jauge évoluera progresssivement en fonction de la situaiton sanitarie.

    Les commerces ouverts jusqu’à 21 heures

    Le ministre délégué chargé des Petites et Moyennes Entreprises, Alain Griset, a précisé que les commerces – qui rouvrent ce samedi – pourraient accueillir des clients jusqu’à 21 heures et que les dérogations pour des ouvertures le dimanche seraient facilitées. Par ailleurs, la jauge de 8m2 ne s’appliquera qu’aux clients et non aux employés.

    Les auto-écoles

    Tout comme les commerces et les coiffeurs, les auto-écoles rouvriront leurs portes ce samedi. Si les cours de conduite pourront reprendre en présentiel, les cours de code devront toujours se dérouler à distance.

    Les lieux de culture

    Les librairies, disquaires, galeries d’art, magasins d’instruments de musique mais aussi bibliothèques rouvriront dès ce samedi. À partir du 15 décembre, selon l’évolution de la situation sanitaire, les musées, salles de spectacle et de cinéma pourraient également rouvrir. Les spectacles et projections devront cependant se terminer à 21 heures, « le billet servant de preuve pour une possibilité de rentrer sereinement chez soi », a précisé Roselyne Bachelot.

    Les bars et restaurants resteront fermés jusqu’au 20 janvier.

    L’isolement contraint?

    Si le Premier ministre a évoqué l’isolement des personnes contaminées, il a néanmoins indiqué qu’il en reviendrait au Parlement d’en débattre et d’en décider. « Cela se traduira par un projet de loi déposé par le gouvernement », a déclaré Jean Castex.

    « Notre intention, ce n’est pas de contrôler pour contrôler, ce n’est pas de faire peser une contrainte. C’est de mieux faire respecter l’isolement et quelles que soient les mesures que nous prendrons à cet effet, elles s’accompagneront d’accompagnements médical et humain renforcés. »

    Pas de changement pour les Français de l’étranger

    Pour ce qui est des frontières intérieures de l’espace européen: libre circulation pour les voyageurs. Pour ce qui est des frontières extérieures : aucune restriction pour les pays inscrits sur la liste dite « verte » européenne; frontières fermées pour les autres, sauf exemptions et dérogations déjà prévues (Français, conjoints de Français et leurs enfants notamment).

    Au départ de 18 pays (liste disponible ici), il est obligatoire pour tous les voyageurs de onze ans ou plus de présenter un résultat de test PCR négatif, réalisé moins de de 72 heures avant le départ pour la France.

    En provenance du reste du monde, il est conseillé d’avoir réalisé un test en amont. La non-présentation, à l’arrivée en France en provenance d’un pays où ils est fortement recommandé de se faire tester avant le départ, d’un résultat négatif de moins de 72h implique d’être dirigé à l’aéroport vers un poste de contrôle sanitaire permettant la réalisation d’un test antigénique.

    Dans tous les cas, vous devez remplir une attestation dérogatoire d’entrée du territoire en cochant la case citoyen français ou nationalité française selon le modèle choisi.

  • Challenge danse de l’AEFE !

    Challenge danse de l’AEFE !

    A quelques jours de la semaine des Lycées français à l’étranger, AEFE et les AEFE-UNSS recrutent pour le premier challenge danse. Ce programme est ouvert à tous les établissements du réseau scolaire mondial.

    Les élèves et les équipes éducatives du monde entier pourront se mobiliser autour d’un projet commun. L’objectif ? Rester en mouvement et susciter une pratique physique régulière. Avec de défi, les éducateurs veulent développer le sentiment d’appartenance à la communauté sportive du réseau.

    Du CM1 aux Terminales

    Dans le contexte sanitaire mondial lié à la Covid-19, les établissements sont ouverts en présentiel, en distanciel ou en hybride. Quelle que soit la formule d’enseignement, le premier Challenge danse de l’AEFE propose à l’ensemble des lycées français qui composent le réseau de se mobiliser autour d’un projet sportif et artistique commun les menant à mettre un point une chorégraphie et à l’interpréter sur une vidéo.

    Le challenge est ouvert aux élèvesdu CM1 à la terminale. Chaque équipe doit être composée de 6 à 12 élèves, la mixité doit être respectée.
    Ce programme se décline en deux temps :

    • les groupes concourent d’abord, via une vidéo, au challenge de la ligue sportive scolaire de la zone
    • les meilleures prestations disputeront ensuite, toujours virtuellement, la finale monde.

    De jeunes juges participeront aux délibérations

    Chaque établissement devra obligatoirement intégrer deux élèves jeunes juges « comité artistique », par équipe engagée. Ces jeunes juges pourront être évalués et obtenir une certification reconnue par l’AEFE et l’UNSS, qu’ils pourront faire valoir dans le cadre du projet « horizon 2024 ».

    En plus des jeunes juges « comité artistique », le Challenge danse AEFE permet à des élèves de s’engager et de prendre des responsabilités en qualité de :

    • jeunes coachs-chorégraphes,
    • jeunes organisateurs,
    • jeunes reporters.

    Attention, les inscriptions pour participer comme concurrents ou comme juges sont à renseigner en ligne jusqu’au 30 novembre.

  • Merkel über alles

    Merkel über alles

    15 ans ! Seuls Poutine et Loukachenko font mieux, encore Poutine a-t-il du laisser la place à Medvedev. 15 ans avec de vraies élections, de vrais rivaux. A tel point que Merkel a annoncé son départ en septembre 2021, déstabilisée par les attaques internes, et sans doute fatiguée : la presse a fait état de tremblements incontrôlés. La popularité d’Angela est au zénith : plus de 86% ! Mieux que Poutine ! Mais elle, c’est vrai. Durant ses quinze années, elle n’est jamais descendue en dessous de 50%.

    La nostalgie « Merkel » s’installe alors qu’elle n’est pas encore partie. Pourtant, lors des dernières élections, elle avait réalisé le plus mauvais score de la CDU depuis la guerre et du reconduire une coalition, pour la troisième fois, avec le SPD. Qu’est ce qui explique, à la fois son succès, et son retrait ? 

    Nostalgie

    De l’extérieur, on retient de ces quinze années des décisions controversées : la relance, puis l’arrêt du nucléaire, l’accueil de plus d’un million de migrants sans avertir ses voisins ni son parti, le sauvetage à l’arraché de la Grèce, le refus, puis l’accord sur un mutualisation des dettes en Europe, le futur avion de combat franco-allemand.

    A l’intérieur, la création d’un salaire minimum, un accord sur la retraite à 63 ans après 45 ans de cotisations, le mariage pour tous, ce qui explique une popularité partagée à droite et à gauche de l’échiquier politique, mais aussi une déception sur sa droite, la montée en puissance de l’AFD et une forte contestation interne à la CDU. Ceux qui la poussent vers la sortie sont ses compagnons de route au sein du parti, qui critiquent son tropisme centriste et voient une partie des électeurs conservateurs partir vers l’AFD. 

    Super funky

    Le centrisme de la chancelière explique donc tout aussi bien sa popularité qu’il pourrait expliquer sa perte. Après tout, il est possible de ne satisfaire ni sa droite, ni sa gauche : Ce fut le cas de Hollande. Le secret de la réussite et de la longévité de Merkel n’est pas là. 

    Son style ?  Elle porte les mêmes costumes depuis quinze ans. Seules les couleurs changent, couleurs plus ternes que flamboyantes, comme sa personnalité. « Méticuleuse, lente, pas super funky », selon l’ex premier ministre Jean Marc Ayrault, qui s’y connait sans doute en charisme. « Avec cette coiffure au bol et ses faux airs de fillette attardée »  comme la décrivait un journaliste,  elle n’a jamais prétendu soulevé les foules. Elle ne perce pas l’écran, ses discours sont dénués de tout lyrisme, elle ne prétend à aucun grand dessein, ne pratique ni petite phrase, ni mot d’esprit. Angela Merkel n’a jamais fait peur à personne, n’a jamais fait rire personne, n’a jamais cherché à séduire personne. Elle fait son travail, plutôt bien. « Fiable, honnête, intellectuellement précise, une belle personne »  écrit Barack Obama dans ses Mémoires, ce qu’il ne dit pas d’autres.

    De « la fille » à « Mutti » 

    Helmut Kohl l’appelait «  Das Mädchen »,  « la fille ». Elle s’en affranchit. Elle continue à faire les courses au supermarché de son quartier, n’a jamais pris d’appartement de fonction, et son discret mari ne fait pas la couverture des magazines. Aujourd’hui, avec la crise du coronavirus, les Allemands l’appellent « Mutti », « Maman ».

    Première femme chancelière, première chancelière venu de l’Est, fille de pasteur, divorcée, chimiste, remariée avec un scientifique, sans enfant, elle a été désignée par le magazine Forbes treize années sur quinze comme la femme la plus puissante du monde. Mieux que Ronaldo et Messi. Elle a connu quatre présidents français, quatre présidents américains, plus de britanniques et d’italiens encore. Sans compter les rivaux de la CDU et du SPD qu’elle a avalés.

    Qu’est-ce que les Allemands lui trouvent ? Calme, posée, prévisible, sérieuse, elle serait la chancelière des crises. En 2005, quand elle arrive au pouvoir, Français et Néerlandais ont rejeté la Constitution Européenne. En 2008, c’est la crise financière. Puis la crise grecque. Puis la crise migratoire. Puis la crise ukrainienne. Puis celle de Crimée. Maintenant celle du coronavirus. 

    Partage du pouvoir

    A vrai dire, le pouvoir en Allemagne n’est pas aussi concentré et personnalisé qu’en France. La chancelière dirige toujours un gouvernement de coalition, trois fois avec le SPD, adversaire historique, une fois avec les Libéraux, avec un programme négocié pied à pied. 

    Elle compose avec des gouvernements qui ont leur administration propre dans chaque Land. Les mesures les plus controversées sont d’ailleurs celles qu’elle a prises seule : abandon du nucléaire et accueil des réfugiés. Sa capacité de résistance et sa longévité viennent aussi de là : l’exercice du pouvoir est aussi un partage du pouvoir. La chancelière sait s’adapter et changer d’avis.

    L’Allemagne n’a jamais été aussi forte

    Mais cela n’est pas suffisant. Le pragmatisme n’est reconnu qu’à ses résultats. La réponse est là : L’Allemagne n’a jamais été aussi forte et aussi respectée que sous Merkel. Du point de vue économique, le succès est remarquable. Le chômage est au plus bas ; les exportations insolentes. Les budgets sont en excédents, elle peut puiser dans ses réserves pour faire face à la crise sanitaire, – et aider l’Europe. 

    Du point de vue démocratique, de la justice, des libertés, l’Allemagne est en haut de l’affiche, avec les pays scandinaves. Du point de vue social, elle fait envie. Du point de vue sanitaire aussi : la gestion de la crise est un modèle de sobriété et de réussite relative : le nombre de décès par habitant (184, 4 fois moins qu’en France : 755) est un des plus bas d’Europe, sans confinement excessif. Ce qui permet à l’économie de n’avoir chuté que de 5%, moitié moins qu’en France. Tout cela n’est peut-être pas du au hasard. 

    Une autorité à rebours du complexe du mâle dominant 

    L’Allemagne est un des pays les mieux gérés du monde. Peut-être ne le doit-elle pas qu’à Merkel. Mais peut-être le lui doit-elle quand même un peu. Cela ne veut pas dire que qu’elle ne s’est jamais trompée, ni que tout est parfait en Allemagne. Les Allemands semblent avoir trouvé les niveaux de réponse les mieux adaptés à une société complexe, et elle fait partie de la réponse depuis quinze ans. 

    Aujourd’hui, en Europe, Trois femmes tiennent les leviers de pouvoir les plus importants : Angela Merkel, Ursula von der Leyen, et Christine Lagarde. Trois styles différents, qui ont un point commun : pas d’esbroufe, pas de lyrisme, pas de promesse. Pas de séduction non plus : l’inverse d’Evita Peron, des caudillos, des leaders, des guides suprêmes et des « hommes forts », l’inverse du populisme, de l’autoritarisme et des certitudes vite démenties. A rebours du complexe du mâle dominant, en somme. Et çà marche. 

    Serait-ce la nouvelle martingale de l’exercice du pouvoir dans une société complexe et un monde chaotique ? Encore faut-il trouver une Merkel, l’espèce est rare.  

  • L’Allemagne met la pression sur l’UE pour interdire les séjours au ski

    L’Allemagne met la pression sur l’UE pour interdire les séjours au ski

    Un sujet explosif avant les fêtes de Noël : l’Allemagne va demander à l’Union européenne d’interdire jusqu’au 10 janvier les séjours de ski, sources de plusieurs foyers épidémiques l’hiver dernier, malgré l’opposition de l’Autriche et la colère des stations.

    Au terme de plus de sept heures de discussions, Angela Merkel et les 16 États régionaux ont décidé de se tourner vers l’Europe, dont l’Allemagne assure jusqu’à la fin de l’année la présidence du Conseil.

    Interdire les séjours au ski fait partie de mesures de restrictions annoncées ou prolongées contre le Covid-19, dont la fermeture des restaurants, bars ou encore lieux culturels et clubs de sports jusqu’à début janvier.

    « Nous devons encore faire des efforts (…) le nombre d’infections quotidiennes se situe encore à un niveau beaucoup trop élevé », a expliqué la chancelière lors d’une conférence de presse.

    Le taux d’infection en Allemagne atteignait ainsi mercredi 139,6 pour 100 00 habitants, loin de l’objectif de 50/100 000. La barre du million de cas officiellement recensés devrait être franchie dans les tout prochains jours.

    Éviter les déplacements

    Dans ce contexte, les Allemands sont fermement invités à ne pas se rendre à l’étranger durant les fêtes de Noël et à proscrire les séjours de ski.

    « Il convient d’éviter tous les déplacements professionnels et privés non essentiels, en particulier les déplacements touristiques, y compris les déplacements à l’étranger en vue de la saison de ski », stipule le texte négocié par Mme Merkel et les 16 Länder. « Le gouvernement est invité à travailler au niveau européen pour que le tourisme de ski ne soit pas autorisé avant le 10 janvier », ajoute le texte.

    Interrogée sur la démarche que va mener l’Allemagne auprès de l’UE, la chancelière a toutefois reconnu que ce n’était pas gagné : « Je vais être honnête avec vous, ce ne sera probablement pas facile, mais nous allons essayer. »

    France, pays de l’or blanc

    L’Italie et la France ont pris des mesures similaires, suscitant la colère des professionnels du secteur.

    En France, un protocole sanitaire était pourtant peaufiné depuis des semaines en cas de réouverture des stations, un enjeu crucial pour le secteur de l’or blanc – 350 stations en France, 10 milliards de retombées économiques, 120 000 emplois saisonniers – qui réalise 13,5% de sa fréquentation lors de l’avant-saison et 13% environ à Noël.

    Mais c’est aussi là qu’un des premiers foyers épidémiques avait été identifié l’hiver dernier, aux Contamines, près de la frontière suisse.

    La Bavière, dans le sud-est de l’Allemagne, avait devancé cette interdiction mise en garde en annonçant mardi la fermeture de ses stations à Noël.

    « Nous ne pouvons tout simplement pas passer des vacances de ski classiques », avait justifié Markus Söder, dirigeant conservateur de cette région, invitant les autres pays européens à faire de même.

    La Bavière et ses pistes sont particulièrement prisées durant les fêtes de fin d’années par de nombreux vacanciers allemands et étrangers.

    Chantier européen

    M. Söder, un des favoris pour succéder en 2021 à Mme Merkel à la chancellerie, avait plaidé dès mardi pour la mise en place d’un accord européen pour éviter une concurrence déloyale pour attirer les skieurs.

    « Je préférerais avoir un accord commun au niveau européen : pas de remontées mécaniques ouvertes, pas de vacances (de ski) nulle part », avait-il martelé.

    L’Autriche voisine est particulièrement visée, d’autant qu’une de ses stations réputées, Ischgl, a été un important foyer de contamination cet hiver, des skieurs venus de toute l’Europe y ont été contaminés.

    Mais l’Autriche est sur une toute autre ligne et prévoit l’ouverture de ses pistes. « Je peux vous dire que si quelqu’un va courir seul, c’est tout aussi dangereux que si quelqu’un va faire une randonnée à ski seul », a déclaré le chancelier Sebastian Kurz mercredi.

    « Les vacances d’hiver en Autriche seront sûres. Nos stations disposent déjà de procédures de sécurité complets pour les vacances au ski », a renchéri la ministre du Tourisme, Elisabeth Köstinger.