Filtrage aux frontières... La piste du test PCR

Filtrage aux frontières... La piste du test PCR

La France envisage de conditionner l'entrée sur son territoire à un test virologique

 

Si vous rentrez en France en avion par exemple, des caméras thermiques sont installées dans les aéroports de Paris et prennent la température de chaque passager. Une température au-delà de 38°C peut compliquer le voyage. Les autorités réfléchissent à mettre en place pour les voyageurs mais aussi les expatriés rentrant de pays non autorisés par l'Union Européenne une procédure afin de faciliter leur accès. Pour cela il faudrait présenter les résultats d'un test PCR, de moins de 48h, lors de son arrivée aux frontières.

Cependant ces tests sont loin d'être disponibles dans certaines zones reculées du monde. Face à ce constat et devant la multiplication des cas de famille séparée en cette période estivale que les députées Anne GENETET, M’jid EL GUERRAB et Amélia LAKRAFI, respectivement élus LREM des 11e (Asie, Océanie, Europe orientale), 9e (Maghreb, Afrique de l’Ouest) et 10e (une partie du Moyen-Orient et de l’Afrique) circonscriptions des Français établis hors de France, ont interpellé dans un courrier le Premier ministre Jean CASTEX. Ils ont interpellé le nouveau gouvernement sur les difficultés que les Français qui résident dans des pays tiers à l’Union européenne hors liste autorisée pourraient rencontrer, si un test virologique (PCR) préalable au retour en territoire métropolitain pour les vacances d'été était rendu obligatoire.

Si la liste des pays qui ne font plus l’objet de restrictions motivées par la prévention du risque lié à l’épidémie de Covid-19 pour leur entrée sur le territoire métropolitain doit faire l’objet d’une actualisation régulière au minimum tous les 15 jours, en lien avec les partenaires européens et en tenant compte de la recommandation du Conseil de l’UE, de l’évolution de la situation sanitaire et du respect de la réciprocité, dans les régions encore affectées par la pandémie qui font toujours l’objet de mesures restrictives, réaliser un test PCR s’avère particulièrement délicat, soit parce qu’il est interdit aux ressortissants étrangers, soit parce que son coût est exorbitant, soit parce que le délai d’obtention du résultat excède les modalités du voyage, soit encore parce qu’il n’existe pas de coordination entre les multiples provenances lors d’une escale. Cette difficulté du test PCR s’ajoute à l’absence d’ouvertures réciproques des frontières et aux pénuries de vols commerciaux qui compliquent le retour en France.

La députée Anne GENETET rappelle que ces entraves à la mobilité sont depuis plusieurs mois à l’origine de situations familiales et professionnelles difficiles, voire dramatiques, pour les citoyens français (et européens) concernés : impossibilité de participer à des obsèques, de s’occuper d’un parent seul ou malade, de se réunir, d’effectuer un voyage professionnel indispensable, etc.

Après la crise sanitaire et en pleine crise économique, les liens familiaux, l'ancrage dans notre pays de naissance et de culture sont des piliers sur lesquels s'appuient les expatriés pour surmonter les épreuves si nombreuses en ce moment.

 

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