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  • Le monde d’après sera-t-il vert et numérique ?

    Le monde d’après sera-t-il vert et numérique ?

    La crise sanitaire conduit à une accélération des tendances qui avaient cours avant la digitalisation et la transition énergétique. La première s’impose comme une évidence du fait de la mise en place des contraintes sanitaires, le virtuel permettant de limiter la diffusion du virus. La seconde est devenue un thème incontournable de la relance postCovid même si, en soi, elle n’a pas de lien avec le virus. 

    Avec l’épidémie, l’opinion publique est plus sensible à la question de la vulnérabilité de l’environnement. Les pouvoirs publics estiment, en outre, que la transition énergétique est un facteur de relance économique, sachant que son coût peut être passé dans la dette « Covid ». 

    La digitalisation incontournable de l’économie 

    Le chiffre d’affaires du e-commerce en France en 2020 a dépassé 110 milliards d’euros. L’année dernière, ce mode de distribution a représenté 13,4 % du commerce de détail (source Fevad). En prenant en compte les services, le commerce en ligne capterait près d’un cinquième des dépenses de consommation des ménages. 

    En Chine, ce pourcentage dépasse 25 %. La crise sanitaire a modifié le comportement des consommateurs. Même après le retour à la normale, certaines habitudes perdureront. Le succès des loisirs en ligne (vidéo à la demande) devrait résister à la réouverture des salles de cinéma. De même, la livraison des courses devrait se perpétuer voire s’amplifier tout comme celle des repas qui connaît un vif succès.

    20% de télétravailleurs 

    L’offre de services numériques ne peut qu’augmenter avec l’accroissement du marché. De plus en plus de créateurs d’entreprise se spécialisent dans ce type d’activités. Pour les entreprises existantes, l’épidémie amène à des modifications d’organisation et de stratégies. De 2009 à 2019, la proportion de salariés pratiquant régulièrement le télétravail est passée de 7,5 à 9%. Avec la crise sanitaire, ce taux est passé à plus de 20%. Si une décrue intervenait après la crise, il n’en demeure pas moins que le télétravail, une à deux journées par semaine, pourrait à terme devenir la norme, ce qui amènera les entreprises à revoir la taille de leur établissement et leur structuration. 

    Pour rester compétitives et pour capter une partie des éventuelles relocalisations, les entreprises industrielles devront poursuivre leur robotisation. De 2002 à 2019, le nombre de robots pour 100 emplois industriels est passé de 1 à 2,2, au sein de la zone euro. Ce ratio est faible par rapport à celui constaté en Corée (8,5) ou au Japon (3,6). Dans la zone euro, l’Allemagne se démarque de ses partenaires avec un ratio de 3,4 contre 1,7 pour la France qui figure dans les derniers rangs. Le taux de robots est, de 1,9, en Chine.

    Robotisation de l’industrie européenne  

    Une mise à niveau de l’industrie européenne suppose un effort important dans les investissements dans les techniques de l’information et de la communication qui se sont élevées à 3 % du PIB en 2019. Ce taux est inférieur de 2 à 3 points à celui constaté aux États-Unis, au Japon, en Corée ou en Chine. 

    La réduction des émissions de CO2 de 55 % d’ici 2030 et l’obtention de la neutralité carbone d’ici 2050 supposent un effort d’investissement sans précédent. Depuis 1990, la zone euro a réussi à réduire de 25% ses émissions en prenant en compte l’année 2020 qui est atypique. En 2019, la réduction n’était que de 18%. Les mutations digitales et environnementales sont deux sources d’inquiétudes pour les États membres de la zone euro. Cette double évolution peut conduire à une nouvelle déformation de la demande de biens et services au profit de biens et services importés et accentuer la désindustrialisation de l’Europe.

    Dépendances européennes

    Les importations en provenance des pays extérieurs de la zone euro ont déjà fortement progressé ces vingt dernières années en passant de 16 à 27 % du PIB du fait, en particulier, de la montée en puissance du commerce avec l’Asie du Sud Est. La zone euro est très absente de la production des produits et services électroniques (ordinateurs, semi-conducteurs, plateformes Internet). Parmi les sept premiers producteurs mondiaux d’ordinateurs, l’Europe n’a aucun représentant. Les États-Unis placent trois entreprises, Taïwan deux, et la Chine une tout comme la Corée du Sud. 

    Pour la production de microprocesseurs, l’Europe est dépendante à 95 % des États-Unis, de la Corée, du Japon, de la Chine et de Taïwan. La capitalisation boursière des valeurs technologiques européennes est vingt fois plus faible que celle des États-Unis. Pour les énergies renouvelables, l’Europe est dépendante pour les équipements solaires des États-Unis ou de l’Asie du Sud Est. En ce qui concerne l’éolienne, la situation est un peu plus équilibrée grâce aux entreprises danoises et allemandes.

    Risques d’appauvrissement 

    L’Europe est également en retard pour les batteries. Ses capacités de production s’élèvent à une dizaine de Gigawatts (dont près de la moitié provenant de Pologne) quand celle de la Chine dépassent 217 Gigawatts et celle des États-Unis 50 Gigawatts. 

    La zone euro est confrontée à un risque réel d’appauvrissement si des entreprises européennes n’arrivent pas à développer rapidement des filières que ce soit au niveau des énergies renouvelables ou dans le domaine des technologies de l’information. À défaut de pouvoir entrer en concurrence avec la Chine, les États-Unis ou la Corée, la zone euro dépendra de plus en plus des services domestiques à faible valeur ajoutée. La dépendance des États d’Europe du Sud au tourisme a montré ses limites avec la crise sanitaire. Cette dépendance est, en outre, de plus en plus mal supportée par la population locale en raison des nuisances qu’elle génère.

  • Bonnes nouvelles pour les expatriés… Et les autres !

    Bonnes nouvelles pour les expatriés… Et les autres !

    Les beaux jours s’annoncent, l’espoir revient, sur tous les fronts, notamment pour les expatriés. 

    Excellente nouvelle : Le Conseil d’Etat a annulé le décret qui imposait des « motifs impérieux » au retour des Français établis hors de France, hors Union Européenne, considérant qu’il y avait là « une atteinte disproportionnée au droit fondamental qu’a tout Français d’accéder au territoire national ». La Convention Européenne des Droits de l’Homme garantit ce droit au retour de façon explicite : «  Nul ne peut être privé du droit d’entrer sur le territoire de l’Etat dont il est le ressortissant ». La liste des « motifs impérieux » devient indicative.

    Une ouverture pour les familles

    Dans son élan, le juge ne considère plus les tests PCR comme une obligation absolue pour entrer en France lorsque la réalisation d’un tel test est matériellement impossible. Bien sûr, il risque d’y avoir des interprétations abusives de tel ou tel contrôleur, et il est conseillé d’être prudent et de se munir de justificatifs : la décision est une suspension, en référé, c’est-à-dire provisoire. 

    Il n’empêche que c’est une belle victoire, pour l’UFE, qui a déposé ce premier recours, pour les élus et avocats qui ont porté ce combat. Espérons que le gouvernement -sur ce sujet comme sur d’autres, si l’on prend le temps de lire les Avis de l’Assemblée des Français de l’Etranger- en tirera des enseignements positifs. Mais en ce retour des bonnes ondes, on ne parlera pas des déceptions et des insuffisances. 

    Une victoire du droit

    La décision du Conseil d’Etat est une bonne nouvelle pour tant de Français qui n’ont pas pu voir leur famille depuis si longtemps. C’est aussi une bonne nouvelle pour le retour du droit, plus que malmené ces derniers temps. Toucher aux libertés fondamentales est une mauvaise habitude qui dure depuis trop longtemps, dans laquelle les autorités s’installent et à laquelle les citoyens se résignent. Il était temps que le Conseil d’Etat rappelle les bases élémentaires des droits des citoyens. Qu’il continue, car on attend la décision au fond.

    Bonne nouvelle aussi sur le front de la pandémie. Les variants menacent, les vaccins préviennent. Six sont déjà administrés dans le monde, quatre validés pour les pays européens. Les campagnes de vaccination fonctionnent dans de nombreux pays : Israël a réalisé un tour de force, qui démontre que la vaccination en un court laps de temps de la population est possible. Les Etats-Unis, sur ce chemin, montrent que leur objectif de cent millions d’Américains vaccinés dans les trois mois est réaliste. Le Royaume-Uni, durement touché, va pouvoir reprendre une vie normale, avant tout le monde en Europe. Une leçon dont il faut s’instruire. 

    La vaccination en action 

    Et la France ? Ce n’est pas encore un succès, mais le retard commence à être rattrapé. On peut dire qu’à ce rythme on y sera encore à l’automne. C’est vrai. Mais rien n’empêche, selon l’exemple d’autres pays, d’accélérer le rythme. On s’empêtre dans le débat de savoir si la vaccination doit être obligatoire. Vacciner ceux qui le veulent est déjà un défi !

    Bonne nouvelle enfin pour l’économie. Avec la vaccination, surtout avec le plan de relance de Joe Biden, les Etats-Unis redeviennent la locomotive économique du monde : 1400$ pour chaque américain dont les revenus sont inférieurs à 80.000$, soit 67.000€. En dessous de 5580€ par mois, on  reçoit une aide. En France, on estime que l’on est riche à 4000 €… Pour les couples, le seuil est à 125.000 par an. En dessous de 10.000 euros par mois, vous recevrez un chèque. Directement, dans la poche, foin de la bureaucratie. Elle est pas belle l’Amérique ? 

    Cela relativise notre richesse, et celle des Chinois, même si ce sont ces derniers qui vont en profiter en exportant toujours plus. Ce n’est qu’un volet du plan de relance : 400 milliards sur 1900 M$! Ceux qui parient contre l’Amérique n’ont pas gagné.

    L’économie repart 

    L’économie mondiale va donc repartir, en tout cas aux Etats-Unis, en Asie, et plus lentement, en Europe. Mais les prévisions (si la campagne de vaccination s’amplifie) sont optimistes : La croissance en France pourrait atteindre plus de 5%. On reviendra donc petit à petit au niveau d’avant la crise. Est-ce suffisant ? Non, car on prévoit aussi chômage en hausse, faillites, endettement de l’Etat et des entreprises. Il faut profiter du rebond pour investir sur l’avenir. 

    C’est quoi l’avenir ? L’éducation, la force du droit, la capacité à réagir, à innover, à s’adapter, la prise en compte du monde qui nous entoure, de plus en plus  imbriqué dans les vies quotidiennes.

    Encore une bonne nouvelle : le patron de TV5 a été honoré par ses pairs d’un Laurier d’or. L’offre de fiction française décolle à l’étranger. L’information aussi. Bon signe pour l’information, la création et la « diplomatie  d’influence ».

    La Francophonie convertit ses locuteurs 

    Dernière bonne nouvelle : la semaine de la langue française commence. Voici un héritage du colonialisme qui n’est pas déboulonnée ! Entendre la Secrétaire générale de l’OIF intervenir au Conseil des droits de l’homme de l’ONU au nom de la Francophonie, de « ses valeurs en partage », rappelle qu’une langue véhicule en effet des valeurs, et permet de penser différemment. Comme l’actuelle Secrétaire générale était la ministre d’un Chef d’Etat qui, toujours réélu à plus de 95%, supprima le Français des écoles, on ne peut que se réjouir de cette conversion. La langue française, voici une bonne nouvelle ! 

    300 millions de francophones, et 316.000 lecteurs de lesfrancais.press, voilà une marge de progression formidable ! Que des bonnes nouvelles.

  • Le Royaume-Uni repousse à nouveau de six mois les contrôles douaniers sur les importations de l’UE

    Le Royaume-Uni repousse à nouveau de six mois les contrôles douaniers sur les importations de l’UE

    Jeudi 11 mars, le Royaume-Uni a cédé à la pression des entreprises en reportant une nouvelle fois de six mois, jusqu’en janvier 2022, les contrôles douaniers sur les importations en provenance de l’UE et d’ailleurs.

    Pas de procédure avant janvier 2022

    Cette mesure, qui constitue le deuxième report de six mois accordé par le gouvernement britannique, signifie que les procédures douanières pour certaines importations ne seront pas requises avant janvier 2022.

    La certification des produits d’origine animale, tels que le lait et la viande, sera exigée à partir d’octobre, et des inspections en personne seront effectuées.

    Les déclarations en douane pour toutes les marchandises standard seront nécessaires à partir de janvier 2022. Cette mesure devrait alléger la charge des commerçants opérant entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, mais elle met en évidence les différentes approches adoptées par les deux parties en matière de contrôles douaniers.

    Les contrôles douaniers des deux côtés étaient censés entrer en vigueur lorsque le Royaume-Uni a quitté le marché unique de l’UE le 1er janvier. L’UE a imposé des contrôles douaniers complets à la frontière depuis janvier, comme prévu.

    « les perturbations causées par le COVID ont duré plus longtemps et ont été plus profondes que nous ne l’avions prévu », ajoutant que « nous avons écouté les entreprises qui ont fait valoir qu’elles avaient besoin de plus de temps pour se préparer ».

    Michael Gove, ministre du Cabinet, devant les législateurs britanniques

    Des risques de pénurie

    Andrew Opie, porte-parole du British Retail Consortium, un groupe de pression de l’industrie, a déclaré que sans un délai, les consommateurs « auraient pu voir des rayons vides pour certains produits ».

    Son collègue David Frost, responsable des relations avec l’UE, a déclaré que les prolongations donneraient aux commerçants le temps de se concentrer sur la reprise de leurs activités alors que l’économie s’ouvre après une année difficile.

    « Nous sommes convaincus que ce nouveau calendrier permettra aux entreprises d’importation de rétablir leurs accords commerciaux après une période difficile due au coronavirus, de la manière la plus simple et la plus légère possible », a-t-il ajouté.

    Cependant, Jack Dromey, ministre « fantôme » travailliste du Cabinet, a déclaré que la dernière prolongation du gouvernement « sent le manque de préparation et l’incompétence ».

    « Ils ont eu des années pour se préparer à cela, mais ils ne peuvent s’empêcher de manquer leurs propres échéances », a-t-il ajouté.

    Le gouvernement de Boris Johnson a également provoqué un nouveau conflit avec l’UE après avoir prolongé unilatéralement les délais de grâce sur les contrôles douaniers pour les marchandises voyageant vers l’Irlande du Nord, ce qui a incité l’UE à menacer d’une action en justice.

    Entre-temps, le gouvernement britannique a déclaré que les volumes globaux de fret entre le Royaume-Uni et l’UE ont rebondi après ce qu’il a décrit comme « une baisse attendue en janvier en raison des restrictions de Covid-19, des stocks d’avant janvier et de quelques problèmes initiaux d’adaptation des entreprises aux nouvelles règles du commerce avec l’UE ».

    Il a ajouté que « les volumes globaux de fret entre le Royaume-Uni et l’UE sont revenus à leur niveau normal depuis le début du mois de février ».

    Début février, l’association britannique des transporteurs routiers a indiqué que les exportations vers l’UE avaient chuté de deux tiers au cours du premier mois du nouvel accord commercial entre le Royaume-Uni et l’UE.

  • Le Conseil d’Etat annule les restrictions aux frontières

    Le Conseil d’Etat annule les restrictions aux frontières

    En début de semaine, nous faisions le point avec vous sur 6 procédures devant le Conseil d’Etat français contre les restrictions aux frontières décidées le 30 janvier 2021 par le Premier Ministre Jean-Castex.

    Comme nous l’avions annoncé, le Conseil d’Etat a remis son premier jugement cette semaine. Ce vendredi soir, deux arrêts ont été publiés.

    Une entrave au droit au retour

    Les juges n’ont pas statué sur le bien-fondé ou non de la mesure sous l’angle sanitaire. Mais dans le cadre de la procédure référé-liberté, ils se sont intéressés aux droits des Français et en particulier à ceux des expatriés.

    Pierre Ciric, un des avocats (basé à New-York) à l’origine des procédures en cours, argumentait dans les documents, remis à la juridiction, sur les conséquences du décret de Jean Castex contre le droit fondamental des Français à accéder au territoire national à tout moment et sans contrainte, le fameux droit au retour.

    S’agissant des Français rentrant des pays extra-européens qui sont soumis à ces restrictions, le juge des référés a constaté lors de son enquête que la mesure n’empêche qu’un nombre de déplacements très réduit par rapport au nombre total d’entrées sur le territoire métropolitain en provenance de l’étranger. 

    En conséquence, le juge des référés en a déduit, dans son premier arrêt, que l’exigence d’un motif impérieux pour de tels déplacements porte une atteinte disproportionnée au droit fondamental qu’a tout Français d’accéder au territoire national. Il suspend donc cette mesure.

    Les Tests PCR, oui si possible

    En plus des motifs impérieux qui s’appliquent aux Français hors de l’Union européenne, une autre disposition s’applique elle à tous ! le Test PCR négatif, à réaliser dans les 72h avant l’arrivée, était aussi une condition obligatoire pour accéder au territoire national.

    Mais voilà, les laboratoires sont surchargés, souvent onéreux, pas toujours remboursés, voir non disponibles pour les voyages. Une inégalité que le Conseil d’Etat a aussi voulu corriger.

    Le même juge des référés a précisé dans son arrêt que l’exigence d’un test PCR de moins de 72 heures ne peut conduire à refuser l’embarquement lorsque la réalisation d’un test préalable s’avère matériellement impossible. De fait, le test devient donc conseillé mais non obligatoire.

    Plus d’obligation mais des indications

    Enfin le juge précise, dans son second arrêt, la conséquence globale et immédiate de ses décisions. Désormais la liste des motifs impérieux et des justificatifs à fournir présentée par le ministère de l’Intérieur est simplement indicative.

  • Marc Villard, bilan et perspectives pour l’AFE

    Marc Villard, bilan et perspectives pour l’AFE

    La 34 ème session de l’Assemblée des Français de l’étranger vient de se conclure, l’occasion pour lesfrancais.press d’interviewer Marc Villard, l’actuel Président de l’Assemblée des Français de l’étranger et candidat à sa succession pour un troisième mandat.

    Un ancrage au Vietnam

    Conseiller consulaire pour la circonscription « Asie et Océanie », il est aussi Conseiller du commerce extérieur de la France au Vietnam. Marc Villard dirige à Hô Chi Minh-Ville, où il réside en ce moment, l’entreprise Thuy Duong, une société d’import et de distribution de produits cosmétiques européens. 

    Un mandat marqué par la Pandémie

    Mathieu Hutin reviendra avec Marc Villard sur la pandémie qui a marqué les deux dernières années d’un mandat, prolongé d’un an pour tous les conseillers consulaires.

    L’Assemblée des Français de l’étranger s’est particulièrement mobilisée enrichissant les propositions gouvernementales du retour d’expérience dans différents pays des élus locaux des Français de l’étranger.

    Une session 100% virtuelle

    Particularité de cette dernière session, elle fût à 100% réalisée en ligne. Sur 4 continents, sous 24 fuseaux horaires, l’Assemblée des Français a conclut ses travaux en visioconférence comme elle avait commencé à le faire dès la sessions précédente pour un budget total de 100 000 euros.

    Une autonomie relative

    Budget que l’AFE ne contrôle pas. Mathieu Hutin interroge son président sur les relations entre l’organe politique des Français de l’étranger et la Direction des Français de l’étranger dépendant de l’exécutif.

    Un avenir à écrire ?

    Si les élus ne parlent pas de suppression, l’idée d’une évolution de la vénérable institution s’impose petit à petit. A quelques mois de l’élection de 6 sénateurs des Français de l’étranger, des outsiders pourraient proposer une solution innovante profitant de l’essor des nouveaux moyens de télécommunication, et rafler la mise auprès des Conseillers des Français de l’Etranger. Marc Villard partage avec vous sa vision pour les prochaines années.

    Les élections consulaires

    Mathieu Hutin évoquera avec Marc Villard, les élections consulaires du 29 et 30 mai 2021. Elles seront suivies cet été, par l’élection des conseillers « AFE », des « super conseillers consulaires » ? Et enfin la séquence électorale se conclura cet automne avec les sénatoriales… avant 2022 !

    Ecoutez l’interview de Marc Villard

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  • Ecrivains et diplomates – Episode 2 : Rencontre avec Patrick Lachaussée

    Ecrivains et diplomates – Episode 2 : Rencontre avec Patrick Lachaussée

    Patrick Lachaussée ou le diplomate engagé.

    Patrick Lachaussée est diplomate de carrière. Il entre au Quai d’Orsay en 1991 et a occupé plusieurs fonctions dans le domaine du management, de l’organisation, des affaires consulaires et de la gestion ainsi que dans le domaine politique. A l’été 2009, il est nommé Consul général adjoint à New York, avant de rentrer en France en 2012 pour diriger le cabinet de la Ministre déléguée auprès du Ministre des Affaires étrangères, en charge de la Francophonie et des Français de l’étranger.

    Depuis 2019, il est en poste comme Consul Général à Genève. Il a publié en 2020, « Revoir Fatima ». Dans son premier roman, Patrick Lachaussée traite du parcours d’un homme sur le chemin de l’exclusion et son odyssée européenne qui le conduira à rencontrer d’autres exclus. Cette histoire d’une humanité exceptionnelle nous permet de réfléchir à notre condition si fragile, à nos besoins premiers, à une nécessité de développer une société plus juste, plus solidaire et plus bienveillante.

    L’interview avec Boris Faure

    Boris Faure lesfrancais.press : Patrick Lachaussée, bonjour : Avant de vous interroger sur votre roman « revoir Fatima », je voudrais savoir si votre profession, celle de diplomate, a influencé votre façon d’écrire, si elle a façonné les valeurs humanistes et cosmopolites que vous portez dans ce livre ? 

    Patrick Lachaussée : Je dirais plutôt que ma façon d’écrire est une somme d’influences et qu’elle n’est pas uniquement liée à la diplomatie.

    J’ai grandi dans un environnement bienveillant. Ces valeurs étaient au fronton de la maison familiale et mes parents étaient de grands humanistes. Mon père a toujours eu le souci des autres et il avait le cœur sur la main, il a aidé nombre de personnes en difficulté. Il a même été écrivain public pendant de nombreuses années après sa retraite. Je l’accompagnais parfois. Je le voyais écouter les uns et les autres pour comprendre la situation qu’ils rencontraient. Puis, il prenait sa plume pour écrire une lettre qui souvent avait le pouvoir d’aider à résoudre des problèmes ou de difficultés qui semblaient insurmontable. Ma mère a travaillé une grande partie de sa carrière professionnelle avec et pour des personnes handicapées. Elle les accompagnait dans leurs démarches. Elle les aidait à trouver des formations, du travail dans des environnements adaptés leur permettant de s’épanouir.

    C’est avec cet ADN que j’ai grandi. Mon engagement dans diverses associations vient sans doute de là. J’ai beaucoup travaillé avec des associations en lien avec l’exclusion et l’extrême pauvreté à Reims, à Lille, à Evry à Paris…et même à New York. L’une de mes premières expériences professionnelles était d’ailleurs dans ce domaine. Je formais des personnes en situation de grande précarité, et les aider ainsi à retrouver un équilibre, à reconstruire peu à peu leur confiance et leur autonomie.  Ces expériences, celles d’acteur associatif et d’élu local à Evry et de maire dans un petit village rural du sud de l’Aisne m’ont permis d’être au contact direct avec des situations difficiles et parfois inextricables, d’essayer de trouver des solutions, d’échouer souvent, de réussir parfois.

    Ce que la diplomatie m’a apporté dans cette démarche est dans ce même esprit. Etre diplomate, c’est être ouvert aux autres, aux autres cultures, aux autres traditions. S’expatrier n’est pas une démarche anodine, elle engage sa vie, sa famille et parfois même, sa sécurité. Et servir la diplomatie en Ambassade, en Consulat ou à Paris, c’est aller à la rencontre du monde. Un diplomate est curieux par nature. Il a besoin d’apprendre à connaître son environnement, les personnes avec lesquelles il va entretenir des relations par le dialogue et l’écoute. C’est aussi un agent de proximité qui œuvre dans des domaines qui touchent au quotidien de nombre de personnes pour plus de sécurité, de justice, de solidarité. Dans le domaine consulaire où j’ai beaucoup travaillé, le diplomate est au service de communautés parfois importantes et de personnes qui peuvent à un moment donné se retrouver dans des situations difficiles. Les agents consulaires déploient alors une énergie considérable pour informer, accompagner, aider et soutenir.  

    C’est tout ceci qui, je le pense humblement, influence mon écriture.

    Boris Faure lesfrancais.press : Vous l’écrivez dans la postface du livre, « Revoir Fatima » est inspiré de la rencontre avec un homme, Angel, un SDF que vous avez pu aider pendant vos années étudiantes au moment où vous vous engagiez sur le terrain auprès des plus démunis.  Comment passe-t-on du récit personnel à la fiction ? Autrement dit comment êtes-vous devenu, en quelque sorte, Malik, et comment Angel s’est transformé en Pedro ? 

    J’ai mis 25 ans à écrire ce livre. Je l’avais commencé alors que j’étais encore étudiant à Lille très peu de temps après ma rencontre avec Angel, complètement démuni et perdu au milieu de cette ville. Il semblait au bout du rouleau compresseur qu’avait été sa vie. Cette rencontre et les échanges qui ont suivi, le bout de route que nous avons fait ensemble m’avaient profondément bouleversé. Et peu après, j’ai noirci des pages, écrivant pour ne rien oublier de la richesse de ces moments passés avec lui.

    Je me souviens que je pouvais passer des heures à écrire à la main sur des pages. C’était une expérience nouvelle pour moi. J’avais écrit nombre de chansons pour les groupes de musique avec lesquels je jouais ; j’avais composé de petits textes. Mais écrire un livre, c’était autre chose. Tout ce que j’avais écrit  jusqu’à présent n’était que des instantanés de ressentis ou d’émotions. Mais avec ce livre, je voulais transmettre un message pour rendre hommage à travers Angel à tous les exclus. Je devais le construire et c’est ce que j’ai essayé de faire. Je l’ai construit, déconstruit, réécrit, corrigé, seul et en recueillant le conseil d’amis. Malgré cette somme de travail, je n’étais pas satisfait du résultat et je ne savais pas pourquoi.

    Puis, quelques années plus tard, j’ai eu l’occasion de rencontrer un grand auteur, philosophe, historien, essayiste, Christian Delacampagne et son épouse, la grande photographe, Ariane Delacampagne. Christian Delacampagne revenait des Etats Unis. Il y vivait et était professeur à l’Université Johns Hopkins de Baltimore. Il souffrait alors d’une maladie dont on ne guérit que rarement. Nous avons souvent échangé dans le petit salon de son appartement parisien où il me recevait. Nous parlions de philosophie, de littérature, des livres qu’il avait écrit, de ceux qu’il aimerait écrire. Je n’osais pas lui parler de mon livre puis, un jour, il m’a demandé si j’écrivais. Il m’avait tendu une perche comme s’il savait déjà la réponse. Je l’ai saisie. Quelques jours plus tard, je lui ai apporté le manuscrit avec l’accord de son épouse. Christian était très fatigué. Il a malgré tout lu le livre avec une attention professorale et avec beaucoup de bienveillance et d’émotion. Puis, Ariane m’a demandé de venir. Christian était mal en point et il m’a demandé doucement :  « lorsque tu lis ton livre, l’aimes-tu ? ». Je lui répondis que je n’étais pas très heureux de ce travail mais que je ne pouvais en expliquer les raisons. Il me répondit que mon livre était un livre trop sage, qu’il était écrit tout en retenue, dans la retenue du « Je » et que pour développer l’humanité puissante qui se dégageait de l’histoire, je devais imaginer un autre personnage, d’où Malik et éviter de l’écrire à la première personne. C’est ce que j’ai fait. Christian n’a pas eu le temps de lire la dernière version mais je lui ai dédié ce livre, en hommage et pour lui témoigner ma plus profonde gratitude.

    Boris Faure lesfrancais.press : Patrick Lachaussée merci à vous et bonne continuation dans vos fonctions de  Consul général à Genève.

    Vidéo de l’intervention de Patrick Lachaussée devant la fondation Martin Bodmer

    Le 29 septembre 2020, le Consul général de France à Genève, Patrick Lachaussée, présentait son livre « Revoir Fatima » à la fondation Martin Bodmer

  • Comment voter aux élections consulaires ? – Vidéo Tuto

    Comment voter aux élections consulaires ? – Vidéo Tuto

    Les élections se tiendront à l’urne le 29 mai 2021 pour le continent américain et les Caraïbes et le 30 mai 2021 pour le reste du monde. Il existe en plus du traditionnel bureau de vote, deux autres modes de participation. Que ce soit à distance ou par procuration, les élections consulaires basculent dans l’air du numérique. Plusieurs dates à retenir :

    23 avril pour s’inscrire et mettre à jour vos coordonnées pour recevoir votre convocation et vos accès.

    Le 21 au 26 mai pour voter en ligne

    Le 30 mai pour voter à l’urne

    S’inscrire pour voter

    Dans le cadre de la réforme entrée en vigueur le 1er janvier 2019 instituant le Répertoire électoral unique (REU), il n’est désormais plus possible d’être inscrit à la fois sur une liste électorale consulaire et sur une liste électorale communale en France. Votre situation doit être régularisée pour le vendredi 23 avril si vous désirez participer aux élections consulaires du 30 mai 2021.

    L’inscription à la liste électorale vous permettra donc de voter aux élections locales consulaires mais aussi aux élections législatives pour le député de votre circonscription à l’étranger (les élus siègent comme les autres parlementaires à l’Assemblée nationale) et pour l’élection présidentielle.

    Si vous résidez en Europe, vous pourrez choisir de voter lors des élections européennes pour la circonscription européenne de votre lieu de vie où vous serez rattaché à la circonscription européenne englobant Paris (actuellement une seule circonscription : la France). Pour ceux habitant hors de l’Union européenne, ils seront rattachés selon les dispositions à la circonscription France ou Ile de France.

    Le Ministère des affaire étrangères met à votre disposition un tutoriel que vous pouvez trouver sur son site internet. Pour notre part, nous avons décider de partager avec vous une vidéo mise à disposition par Marc Villard, élu consulaire au Vietnam et président de l’Assemblée des Français de l’étranger. Une vidéo tutoriel pleine d’humour !

    Voter à l’urne

    C’est le classique des élections. Pour y participer, vous recevrez une convocation à votre adresse postale. Vérifiez donc votre compte disponible sur le site de votre consulat, il vous est possible de mettre à jour les coordonnées jusqu’au 23 avril.

    Cette année, la Covid-19 a fortement limité le nombre de bureaux de vote. Si dans la plupart des circonscriptions, 2/3 des urnes ont pu être conservées. Dans celles très peuplées, comme la Suisse, Londres ou la Belgique, c’est 60 à 80% des bureaux de vote qui ont été supprimés. Il faut donc s’attendre à de longues files. Avec les mesures de distance physique, l’attente sera donc difficile et souvent à l’extérieur, mais d’autres solutions son prévues.

    Voter par procuration

    Ce 12 mars, un décret instituant une télé-procédure pour l’établissement des procurations de vote a été publié. Dans le cadre de la pandémie, l’exécutif a désiré minimiser au maximum le nombre de citoyens obligés de se déplacer pour exercer son droit de vote tout en assurant un accès large et facile au plus grand nombre. Pour cela, il a supprime l’obligation de justifier d’une impossibilité de se rendre au bureau de vote le jour du scrutin pour les élections des députés des Français de l’étranger et aussi pour les élections des conseillers consulaires.

    Actuellement pour donner procuration, l’électeur doit se présenter en personne au consulat ou à l’ambassade. Toujours pour limiter les contacts physique, une nouvelle voie dématérialisée va donc s’ouvrir. Elle sera surement disponible sur votre compte service public ou sur le site de votre consulat ou ambassade. Nous manquerons de revenir en détail sur cette procédure dès qu’elle sera concrètement disponible.

    Ce qui est sur c’est qu’une citoyenne ou un citoyen pourra en plus de son vote, procéder au dépôt dans l’urne (ou via internet) de 2 enveloppes supplémentaires.

    Voter sur internet

    Le vote par internet est ouvert pendant 5 jours consécutifs, du vendredi 21 mai au mercredi 26 mai.

    Vous devez avoir renseigné une adresse électronique et un numéro de téléphone valides avant le vendredi 23 avril afin que l’administration puisse vous envoyer votre identifiant (par courriel) et votre mot de passe (par sms).

    Il est donc nécessaire de renseigner une adresse électronique et un numéro de téléphone propres à chaque électeur, et d’éviter de renseigner des adresses électroniques et des numéros partagés auxquels pourraient avoir accès d’autres personnes que vous.

  • La France élargit ses conditions d’accès

    La France élargit ses conditions d’accès

    Cinq semaines après la mise en place de motifs impérieux pour les déplacements hors de l’espace européen, la France a décidé de modifier les conditions d’accès au territoire national.

    La faible couverture des évènements familiaux ou administratifs d’une vie d’un expatrié a enfin été reconnue par le gouvernement français. Les parlementaires des Français hors de France, comme Meyer Habib (UDI) ou Anne Genetet avaient relayées avec insistance les demandes de leurs électeurs.

    Ces motifs impérieux, même si la liste était indicative, ne tenaient pas compte de situations familiales particulières ni des conditions sanitaires locales excellentes de plusieurs pays” 

    Anne Genetet, députée des Français d’Europe oriental et d’Asie

    Aussi certains pays ont mieux contrôlé la pandémie ou sont plus avancés dans leur campagne de vaccination, ils présentaient donc une meilleur sanitaire que celle rencontrée en France.

    7 pays en plus des Etats européens

    Par un décret, publié ce vendredi 12 mars, il ne sera plus nécessaire de justifier d’un motif impérieux pour les déplacements en provenance ou vers l’Australie, la Corée du Sud, Israël, le Japon, la Nouvelle Zélande, le Royaume-Uni et Singapour, du fait de la diffusion très large du variant britannique en France et de la situation sanitaire spécifique de ces pays.

    Pour les déplacements vers et depuis ces pays, les autres restrictions à la circulation restent en vigueur : la présentation d’un test PCR négatif de moins de 72 heures avant le départ, notamment, reste bien entendu nécessaire.

    Les situations familiales mieux prises en compte

    Enfin le gouvernement a modifié la liste des motifs impérieux et personnels pour inclure l’ensemble des relations familiales et ajouter de nouvelles situations liées à l’éloignement familial pour :

    • les couples mariés et pacsés mais dont l’un des membres est établi à l’étranger pour raison professionnelle ;
    • les enfants mineurs scolarisés en France alors que le foyer familial est établi à l’étranger ;
    • les couples avec enfants, vivant l’un en France, l’autre à l’étranger et séparés.

    Les étudiants en situation de passer un concours sont aussi ajoutés à la liste ainsi que les retours vers la résidence principale lorsqu’elle est établie en France.  

  • Les écoles en Australie : le point après un an de COVID-19

    Les écoles en Australie : le point après un an de COVID-19

    Fin janvier, c’était la rentrée scolaire pour des milliers de jeunes en Australie. On fait le point sur les écoles en Australie.

    Pour limiter la propagation du virus, l’Australie a pris des mesures radicales concernant ses frontières. Du côté des écoles australiennes comme françaises, de nouveaux protocoles ont été mis en place. Et enfin après des mois de crise sanitaire mondiale, les restrictions s’assouplissent.

    Alors comment les écoles ont-elles adapté leurs règles ? Quelles sont les restrictions qui subsistent ? Comment les expatriés français vivent-ils la situation, loin de leurs proches ? Nous avons interrogé des Français installés en Australie pour qu’ils nous parlent de la situation actuelle. 

    Comment la Covid-19 a été gérée par les écoles en Australie ?  

    Le 19 mars 2020, Scott Morrison, Premier ministre, annonce la fermeture des frontières australiennes pour limiter la propagation du virus. Le gouvernement choisi alors de mettre en place des mesures drastiques et les états se prêtent rapidement au jeu.

    Les écoles ont elles aussi dû s’adapter, afin de répondre à ses nouvelles exigences. Crèches gratuites, aides de l’état pour certains, écoles ouvertes pour les enfants, différentes mesures sont mises en place. 

    Pascale, qui habite au nord de Brisbane, nous raconte :

    « L’école est restée ouverte, mais les habitants se sont auto-confinés. Beaucoup voulaient être en sécurité et protéger leur entourage. C’est une mentalité différente de la France ! ».

    La plupart des Etats fédérés constituant l’Australie ont gardé leurs écoles ouvertes pendant le pic de la crise sanitaire. Seule Melbourne, qui a vécu le confinement le plus long du monde, a fermé ses écoles pendant plusieurs semaines. 

    Les mesures mises en place par les écoles 

    Les gestes barrières 

    Les écoles ont ainsi mis en place des mesures afin de limiter la propagation du virus. 

    Sabrina, maman d’une petite fille et expatriée à Brisbane, nous raconte

    « Quand la crise sanitaire a démarré, nous avons eu le choix de mettre nos enfants à l’école ou non. Par contre, nous n’avions plus le droit en tant que parents de rentrer dans l’école. De plus, ils ont demandé aux enfants de ramener leur propre bouteille d’eau par exemple. Enfin, les parents ne sont plus invités aux événements de l’école. C’est un peu triste, mais on accepte, c’est pour le bien de tous ! ». 

    Les cours à distance

    Dans l’ensemble, les écoles n’ont pas été particulièrement touchées par la crise sanitaire. Hormis quelques adaptations locales, les enfants ont pu continuer leur scolarité normalement. 

    Pour les élèves, travailler à la maison lorsqu’ils étaient confinés n’était pas si compliqué. Ils utilisaient déjà des logiciels à l’école tels que Mathletics ou Reading eggs nous raconte Audrey, une maman française dont les enfants sont scolarisés dans le système éducatif australien. Ainsi, les élèves ont continué avec ce dispositif et les professeurs n’ont eu qu’à télécharger des documents sur une plate-forme pré-existante et déjà connue.

    « Leur professeur faisait des vidéos d’elle tous les jours pour leur demander comment ils allaient, etc. C’était un bon moyen de commencer la journée et de se mettre dans le bain. Dans sa classe, beaucoup de parents ont fait mettre l’uniforme pour aider à passer en mode ‘classe’. »

    Audrey, une maman française

    Les aides financières

    Certaines écoles ont fait le choix de baisser leurs frais de scolarité en 2020. C’est ainsi le cas pour Laetitia, dont la fille est dans une école privée à Manly. Elle a pu bénéficier d’une réduction de 50% des frais de scolarité en 2020, une aubaine quand on sait que certaines écoles privées peuvent coûter jusqu’à 30.000 AUD l’année.

    « La crèche est même devenue gratuite pendant 3 mois pour aider les familles ! On a pu faire des économies pendant quelques mois, car la crèche est très chère ».

    Pascale, qui habite à Brisbane

    En effet, en Australie, les crèches et maternelles sont non-obligatoires, donc payantes et souvent très chères. 

    Enfin, pour les parents dont les enfants sont dans des écoles publiques, il n’y a pas eu de réduction sur les frais de scolarité. Cependant, ce sont des écoles avec peu de frais, hormis pour les excursions et celles-ci ont été interrompues. 

    Ainsi, des mesures ont été prises dans l’ensemble du pays, mais sans pour autant que cela ait un impact radical sur les enfants. Les familles ont ainsi pu continuer leur routine.

    « Pas de masque à l’école pour les enfants et possibilité d’aller à l’école pour les parents qui ne pouvaient pas garder leurs enfants ». 

    Delphine, Maman française à Sydney

    Du côté des crèches 

    Aiyanna travaille dans une crèche à Sydney. Elle nous explique que les crèches n’ont jamais été fermées, car elles sont considérées comme service essentiel. Le gouvernement, pendant le gros pic de la COVID-19, a choisi de rendre les crèches gratuites pour les parents qui ne pouvaient pas travailler de la maison. 

    « Cela a été compliqué pour les propriétaires de crèche, car ils ne recevaient aucune aide du gouvernement. Donc les crèches étaient gratuites et pleines, car utiles pour de nombreux parents, mais ne recevaient aucune aide de l’état. »

    Aiyanna, employée dans une crèche à Sydney

    Concernant la vaccinions, les profs et les éducateurs seront vaccinés lors de la phase 2, donc les prochains sur la liste.

    Ainsi, les écoles en Australie ont rapidement mis en place des mesures pour limiter la propagation du virus. Les expatriés sur place apprécient la gestion de la crise sanitaire et reconnaissent que les mentalités sont différentes avec la France. Ils attendent malgré tout avec impatience la réouverture des frontières, car le manque des familles en France se fait ressentir. « C’est très très dur » nous confie Pascale.  

  • Covax : un mécanisme véritablement équitable ?

    Covax : un mécanisme véritablement équitable ?

    Cette semaine, des vaccins fabriqués en Inde dans le cadre du Mécanisme COVAX, un programme mondial d’accès aux vaccins, sont arrivés dans plusieurs pays, dont le Ghana, la Côte d’Ivoire et la Colombie. Il faut sans nul doute se réjouir que le miracle de la science soit partagé, mais aussi avoir honte que de nombreux pays durement frappés pendant la pandémie n’aient toujours pas reçu de vaccins.

    L’ONU à la manœuvre

    Avec la mise au point et l’approbation en un temps record de vaccins sûrs et efficaces, nous disposons, en plus des mesures habituelles de santé publique, d’un nouvel outil essentiel pour protéger les populations du virus.

    Le Mécanisme COVAX, l’axe de travail Vaccins du Dispositif pour accélérer l’accès aux outils de lutte contre la COVID-19 (Accélérateur ACT) présenté au mois d’avril dernier par l’OMS, le Président de la République française et d’autres partenaires mondiaux, commence à porter ses fruits et permet d’envisager une sortie de la pandémie.  

    Mais où en est le mécanisme Covax ? TV5MONDE essaie de répondre à la question en interviewant la candidate européenne à la coprésidence de ce comité onusien.

    Regardez l’entretien diffusé sur TV5MONDE