L’inflation au plus haut au sein de la zone euro

L’inflation au plus haut au sein de la zone euro

En atteignant, sur un an, 5 % en décembre, le taux d’inflation dans la zone euro a, selon Eurostat, atteint son plus haut niveau en vingt-cinq ans. Jamais depuis 1997, la zone euro n’avait connu un tel taux. En novembre, l’inflation de la zone euro avait déjà battu un record, à 4,9 %.

Pour la Banque centrale européenne, cette inflation est transitoire et devrait diminuer en 2023, après un pic atteint en 2022. L’envolée des prix ces derniers mois est liée à la hausse exceptionnelle des tarifs du pétrole, du gaz et de l’électricité. En décembre, l’augmentation annuelle des prix de l’énergie a atteint 26 %, loin devant les autres composantes. Les tarifs de l’alimentation, alcool et tabac ont néanmoins progressé de 3,2 %, devant ceux des biens industriels (2,9 %) et des services (2,4 %).

Parmi les grands pays, l’Espagne (6,7 %) et l’Allemagne (5,7 %) ont connu les plus fortes hausses le mois dernier, dépassant la moyenne européenne. À l’inverse, les prix sont restés plus sages en Italie (4,2 %) et surtout en France (3,4 %), selon les données européennes harmonisées calculées par Eurostat. Dans les autres pays, les taux d’inflation les plus élevés ont été constatés en Estonie (12 %) et en Lituanie (10,7 %). En revanche, les hausses des prix les plus faibles ont concerné Malte (2,6 %) et la Finlande (3,2 %).

Siège de la BCE à Francfort-sur-le-Main, Allemagne

En France, selon l’estimation provisoire réalisée en fin de mois par l’INSEE, les prix à la consommation auraient augmenté de 2,8 % au mois de décembre 2021, comme le mois précédent. Les prix des produits manufacturés et de l’alimentation accéléreraient nettement. Les prix du tabac seraient stables comme en novembre et ceux de l’énergie et des services ralentiraient. Sur un an, l’indice des prix à la consommation harmonisé augmenterait de 3,4 %, comme en novembre. Sur un mois, il croîtrait de 0,2 %, après +0,4 % le mois précédent.

Un ralentissement de l’inflation est attendu dans les prochains mois notamment par un effet base, la hausse des prix de l’énergie ayant été forte à la sortie de l’hiver 2021. En Europe, et en particulier en France, à la différence des États-Unis, la répercussion de la hausse des prix sur les salaires demeure faible limitant un effet de second tour.

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