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  • élection européenne mode d’emploi

    élection européenne mode d’emploi

    Les élections européennes auront lieu le 26 mai 2019 (ou le 25 mai sur le continent américain et dans les Caraïbes). Depuis le 1er janvier 2019, un répertoire électoral unique (REU) est institué. Pour les Français de l’étranger qui désirent voter, pensez à vous inscrire avant le 31 mars 2019.
    Qu’est-ce le REU ? Que contient-il ? Concrètement, qu’est-ce qui change pour les Français de l’étranger qui désirent élire leurs représentants au Parlement européen ? FemmExpat vous détaille le processus.

    Qu’est-ce que le REU et quelles informations contient-il ?

    Ce répertoire électoral unique géré par l’Insee doit permettre une plus grande souplesse dans l’actualisation des listes électorales.
    • En effet, il recense en temps réel l’ensemble des électeurs de manière nationale et permanente. Et ce, afin de produire des listes électorales au plus proche de la réalité, extraites et fournies aux communes avant chaque scrutin. Il remédie ainsi aux imperfections des listes électorales actuelles.
    • Le répertoire réunit toutes les données figurant sur les listes électorales. Il décrit aussi la situation électorale d’une personne selon sa capacité d’exercer son droit de vote et le rattachement à une liste électorale : principale, complémentaire européenne, complémentaire municipale ou consulaire.
    • Il regroupe également:
      • les jeunes recensés dans le cadre des journées Défense et Citoyenneté, âgés de 17 ans et 9 mois, qui seront inscrits d’office le lendemain de leur majorité;
      • les personnes radiées des listes électorales;
      • les personnes privées du droit de vote par l’autorité judiciaire.

    REUAvant le 31 mars 2019 :
    choisir la liste sur laquelle vous souhaitez voter

    Depuis l’entrée en vigueur de ce répertoire électoral unique (REU), les Français résidant à l’étranger ne peuvent plus être inscrits à la fois sur une liste électorale consulaire et sur une liste électorale municipale.
    Si vous êtes actuellement inscrits sur deux listes, vous devrez donc choisir sur laquelle vous souhaitez vous maintenir en 2019. Vous ne pourrez plus voter qu’à un seul endroit pour tous les scrutins qu’ils soient nationaux ou locaux.
    La nouvelle inscription entrainera donc automatiquement la radiation de la liste sur laquelle vous étiez précédemment. 
    >> Par défaut (et sans démarche de votre part), si vous êtes Français résidant à l’étranger inscrits à la fois sur une liste en France et sur une liste électorale consulaire : Vous serez maintenus sur la liste électorale consulaire et radiés de la liste de votre commune en France. Vous voterez donc à l’étranger pour tous les scrutins (élection présidentielle, élections législatives, référendums, élections européennes et élections des conseillers consulaires).
    >> Si vous souhaitez voter en France :
    Vous devez obligatoirement demander votre radiation de la liste électorale consulaire sur service-public.fr : Inscription consulaire / actualiser son dossier en cours de séjour.
    Cette année (qui reste une année transitoire), vous avez jusqu’au 31 mars pour vous inscrire ou vous radier de la liste électorale consulaire, si vous souhaitez voter aux élections européennes de mai 2019.
    A compter de 2020, les électeurs pourront s’inscrire sur une liste électorale jusqu’à six semaines avant la date d’un scrutin.

    Pour savoir sur quelle liste électorale vous êtes inscrit

    • Connectez-vus sur votre compte Service Public : Accueil particuliers >Services en ligne et formulaires >Registre des français à l’étranger – Actualisation
    • Vérifier votre situation.
    Si vous n’avez pas encore de compte Service Public, vous pouvez très facilement en créer un.

    Pour les élections européennes de 2019, pas de vote par correspondance

    Seul le vote à l’urne sera possible.
    En revanche, vous pouvez établir une procuration en faveur d’une personne inscrite sur la même liste électorale consulaire que vous, auprès de votre consulat ou en France (Tribunal d’Instance, Commissariat, Gendarmerie).
    Retrouvez toutes les informations sur les procurations sur le site www.diplomatie.gouv.fr

    CAS PARTICULIERS

    Le cas des binationaux ou des citoyens français résidant dans un état de l’UE

    Vous pouvez choisir de voter, à l’occasion des élections européennes, soit auprès des autorités du pays de résidence, soit auprès des autorités consulaires (donc sur les listes françaises).
    Attention,  si vous choisissez de voter auprès des autorités du pays, votre choix sera reporté sur la liste du consulat et vous ne pourrez donc pas voter auprès de ce dernier.

    Vous résidez à l’étranger mais vous souhaitez voter en France

    Si vous résidez actuellement à l’étranger mais que vous serez en France pour les élections européennes, vous pouvez vous radier de la liste électorale consulaire (LEC), vous inscrire temporairement (avant le 31 mars) auprès de la mairie de la commune où vous séjournerez en France, puis vous radier à nouveau après ces élections et vous réinscrire sur la LEC dès votre retour à l’étranger. Vous pouvez également établir une procuration.
    La rédaction avec le service diplomatique en ligne
  • Le marché unique, un atout de l’UE qui passe souvent inaperçu

    Lors du 25ème anniversaire du marché unique l’année dernière, la Commission l’avait qualifié de « meilleur atout de l’Europe dans un monde en mutation ». La résilience du marché unique aux chocs externes et internes doit absolument être renforcée.

    Dans les conclusions du Conseil européen des 13 et 14 décembre 2018, les dirigeants ont reconnu le marché interne comme le meilleur atout du bloc pour garantir le bien-être des citoyens, la croissance inclusive et la création d’emploi, mais également comme un moteur essentiel d’investissement et de compétitivité mondiale.

    Le marché unique a amélioré la vie des citoyens et des entreprises à travers l’Europe, en créant l’une des plus grandes économies au monde et en rapportant des bénéfices économiques estimés à 8,5 % du PIB de l’UE.

    Malgré tous ces accomplissements, le vice-président de la Commission en charge de la compétitivité, Jyrki Katainen, a insisté durant la célébration d’anniversaire au Berlaymont sur le fait qu’avant les élections européennes, il fallait « rappeler aux citoyens que le marché unique améliore nos vies au quotidien ».

    « Le risque existe aujourd’hui que les gens prennent le marché unique pour acquis. Nous avons activement discuté de cela avec nos membres », a déclaré Hubert Weber, président de FoodDrinkEurope.

    Son organisation représente le secteur des boissons et des aliments de l’UE, un secteur privilégié puisqu’il s’agit du plus gros contributeur à l’économie européenne en termes de chiffres d’affaires de fabrication, d’emploi et de valeur ajoutée brute.

    « Le message que le marché unique est bon pour l’économie, pour les affaires, pour les travailleurs, les consommateurs doit résonner davantage », soutient la commissaire en charge de l’industrie, Elżbieta Bieńkowska, qui a déjà qualifié le marché unique de poumon de l’UE dans de précédentes déclarations.

    PME

    Les petites et moyennes entreprises (PME) dans l’industrie alimentaire et des boissons représentent neuf fabricants sur dix dans le secteur. Elles pourraient servir de paradigme pour souligner les futurs défis puisque ce sont elles qui ont le plus bénéficié de la création du marché unique.

    La Commission européenne a proposé un nouveau programme de 4 milliards d’euros dans sa proposition de budget pour la période 2021-2027 pour permettre aux PME européennes d’exploiter pleinement le potentiel d’un marché unique très performant.

    « Les grandes entreprises peuvent plus facilement faire face aux différentes exigences des différentes zones géographiques », a déclaré Hubert Weber de FoodDrinkEurope, « mais si les PME n’avaient pas de marché unique, elles concentreraient à nouveau leurs activités sur un seul pays, éliminant la variété et le choix qui existent aujourd’hui dans le secteur alimentaire européen ».

    La bataille politique la plus dure de la législature qui vient de s’achever a probablement été celle contre les pratiques commerciales déloyales, qui visent à permettre aux PME et aux petits agriculteurs de tirer pleinement parti du marché unique.

    La nouvelle législation sur les pratiques déloyales visait à rétablir les déséquilibres dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire de l’UE créés par les grands opérateurs contre les partenaires commerciaux ayant un faible pouvoir de négociation.

    « Si je devais choisir une pratique déloyale qui nous tenait le plus à cœur, j’opterais pour l’abus de position dominante en termes de conditions de paiement », a déclaré Hubert Weber, ajoutant qu’ils continueraient à surveiller la mise en œuvre de cette nouvelle législation européenne dans les États membres par le biais des membres nationaux de FoodDrinkEurope.

    Étiquetage et numérique

    Une autre menace interne qui pèse sur la réalisation du marché unique vient de la question de longue date de l’étiquetage des denrées alimentaires.

    « En ce qui concerne l’indication du pays d’origine, nous sommes très frustrés que la Commission Juncker n’ait pas mis en place une définition des principes de l’UE, permettant également à certains États membres de mettre en œuvre des systèmes nationaux volontaires d’étiquetage », regrette Hubert Weber.

    Selon lui, la tendance à la prolifération de l’étiquetage national entrave le commerce au sein du marché intérieur. Même chose pour l’étiquetage des informations nutritionnelles, certains États membres développant des systèmes différents, comme la France l’a fait avec le « nutriscore ». Le Royaume-Uni a fait de même avec son système de feux de signalisation.

    « Si vous êtes une petite entreprise, vous ne pouvez pas faire un emballage différent pour chaque pays », explique-t-il, ajoutant que le fait de ne pas s’entendre sur un cadre au niveau de l’UE ne fera que pousser les petites entreprises à quitter certains marchés. Dans le monde numérique d’aujourd’hui, des technologies comme les codes QR peuvent aider l’étiquetage des aliments à fournir toutes les informations dont les consommateurs ont de plus en plus besoin.

    Toutefois, lorsqu’il s’agit du potentiel d’un marché unique numérique pour l’alimentation, Hubert Weber ne s’attend pas à un boom du commerce de détail en ligne dans les années à venir. En cause, la proximité des magasins d’alimentation presque partout en Europe, mais aussi le fait que les consommateurs européens veulent choisir personnellement les produits frais qu’ils achètent.

    Menaces externes

    Le marché unique doit également accroître la résistance aux chocs externes, comme l’ont montré récemment le Brexit et les tensions commerciales mondiales.

    L’administration fiscale britannique (HMRC) estime que la charge administrative totale résultant de la seule déclaration en douane post-Brexit coûtera plus de 15 milliards d’euros des deux côtés de la frontière.

    L’ensemble de la chaîne alimentaire, représentée par l’organisation des agriculteurs Copa-Cogeca, le groupe de coordination des négociants en produits agricoles CELCAA et FoodDrinkEurope, a récemment appelé à envisager des mesures « pragmatiques et temporaires » en matière de douanes, d’étiquetage, de sécurité alimentaire et de logistique.

    Or, si l’objectif immédiat est d’éviter les conséquences d’un Brexit sans accord, un objectif à plus long terme est de construire une relation positive pour l’avenir, dans un esprit de bon voisinage.

    Gerardo Fortuna

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • Le Rassemblement National continue de bluffer les sondeurs

    Donné favori à l’automne dernier, le Rassemblement national ressort maintenant second derrière La République en Marche, avec 20 % des intentions de vote pour les européennes. Mais son score pourrait être surestimé, comme il l’a été lors des cinq dernières élections françaises.

    Le Rassemblement national aurait désormais une chance sur trois de se retrouver en première place, contre deux chances sur trois pour le parti d’Emmanuel Macron, si l’on en croit les sondages de sondages.

    Mais le parti d’extrême-droite reste difficile à appréhender : il a été systématiquement surestimé dans les sondages durant les 5 dernières élections. L’écart entre les résultats des sondeurs et le résultat des élections résulte à une surestimation systématique de 2 %, alors que les partis traditionnels étaient sous-estimés, mais de très peu, soit 0,2 % à 0,5 %, comme le montre ce graphique.

    Écart entre les prévisions moyennes des sondeurs et le résultats des partis, sur les 5 dernières élections en France. Graphique PollsPosition

    « On est très loin de la sous-estimation de l’extrême-droite qui a traumatisé les sondeurs pour l’élection présidentielle de 2002 » souligne Alexandre Andorra, qui gère le site PollsPosition, et s’est longuement interrogé sur les motifs de cette surestimation.

    « C’est même l’inverse : les sondages surestiment maintenant systématiquement l’extrême-droite. Peut-être parce que les sondeurs savent qu’on ne leur reprochera pas d’avoir surestimé le RN, mais de l’avoir sous-estimé, ce qui peut introduire un biais » assure le statisticien.

    Traumatisés par la présidentielle de 2002, durant laquelle Jean-Marie Le Pen était arrivé second au premier tour, les sondeurs ont pendant longtemps corrigé le vote d’extrême-droite considéré comme tellement tabou que les sondés n’osaient pas l’avouer aux sondeurs. Mais ce n’est plus le cas. Les Français assumant désormais leur vote, il n’y a plus de surpondération a posteriori. La surestimation du vote RN est donc mystérieuse, mais pourrait être liée au phénomène de l’abstention.

    L’abstention, maladie des européennes

    « Attention, les européennes c’est un scrutin sur lequel on peut avoir des surprises, notamment de la part des plus petits partis» prévient Aurélien Preud’homme, directeur des études chez Viavoice.

    Une incertitude liée à l’abstention, puisque seulement 42 % des Français ont voté aux dernières élections de 2014, et 2019 ne devrait pas être très différent. « L’abstention, c’est le facteur le plus compliqué à évaluer, ça se joue dans les derniers jours » assure le sondeur.

    Une participation plus importante devrait bénéficier aux partis installés et centristes. Mais reste que le Rassemblement national s’est installé dans le paysage politique français et bénéficie désormais d’un socle de votants d’environ 20 % des inscrits, contrairement aux autres partis qui ont vu leur soutien fluctuer énormément ces dernières années, entre l’émergence de LREM, la quasi disparition du Parti Socialiste et l’effondrement des Républicains.

    « Une forte mobilisation de l’électorat du FN peut donc influencer le résultat ! » souligne le spécialiste, qui juge que la surestimation du parti d’extrême-droite est liée à la marge d’erreur habituelle des sondages, mais aussi à la volatilité des comportements électoraux : autrefois attachés et fidèles à un parti, les électeurs français ont désormais tendance à hésiter et papillonner, pour finir par se décider au dernier moment.

    Un motif supplémentaire pour tenter de se détacher des sondages, trop souvent perçu comme un outil prédictif.

    Alexandre Andorra plaide de son côté pour une approche plus réfléchie des sondages, souvent pris comme parole d’évangile en France : le dernier sondage chasse l’autre, si bien que l’Hexagone dans son ensemble se trouve persuadé en 2 minutes que le parti LR n’aura plus  8 % mais 12 % des votes fin mai. Alors que c’est simplement ce que pense un échantillon donné à l’instant T.

    Et ces chiffres ne sont que des moyennes.  « Statistiquement, une moyenne n’a pas beaucoup de sens : elle peut représenter des écarts de probabilité énormes »  rappelle Alexandre Andorra.

    Aline Robert

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • Le grand débat continue parmi les Français de l’étranger

    Les échanges sur le Grand Débat continuent d’intéresser les Français de l’étranger ! Nous avions partagé la semaine dernière certains débats ches les Français de l’étranger que vous pouvez lire en cliquant ici.
    Tour d’horizon d’autres débats.

    A Barcelone, le 21 février, les Français d’Espagne ont débattu notamment du coût du Lycée Français. Une problématique présente dans d’autres circonscriptions également. Les autres problématiques de ce débat express de deux heures furent assez classiques : le gaspillage d’argent public, et la défiance grandissante d’une partie de la population, dont les gilets jaunes, envers le gouvernement.

    Vifs débats en Algérie

    A Alger, le débat a été organisé devant une trentaine de personnes. L’élu consulaire Fwad Hasnaoui nous a fait part du retour de l’ADFE, classée à gauche. De très nombreuses mesures ont été proposées. Les critiques sont parfois sévères. Ainsi et concernant le coût de l’Etat, l’ADFE estime que « Les Français se sentent offensés devant un tel étalage de fastes républicains alors que leurs compatriotes manifestent régulièrement par milliers dans les rues de France à cause de la cherté et de la rudesse de la vie ». Le vote obligatoire et le non cumul des mandats furent proposés. Parmi les autres propositions, une modernisation du mécanisme du certificat de vie et une politique ambitieuse concernant le handicap.

    Grande mobilisation chez les Français du Luxembourg

    Au Luxembourg, et à l’initiative des élus consulaires Carole Biot-Stuart, Alexandre Chateau-Ducos, Monique Dejeans et Bruno Théret, la mobilisation fut forte. Quatre débats ont déjà été organisés et un cinquième est en route. C’est extrêmement important par rapport à la mobilisation et à l’implication des élus dans d’autres territoires à travers le monde. Ces rendez-vous, qui se sont faits sans le soutien spécifique du Consulat et de l’Ambassade, ont porté sur tous les sujets et du Grand Débat National . Les débats, regroupant entre 25 et 40 personnes seront prolongés après le Grand Débat par des échanges concernant en particulier la convention fiscale France-Luxembourg.

    Echanges avec le député des Français d’Europe centrale

    lesfrancais.press ont été en mesure d’échanger sur le thème du Grand Débat avec Frédéric Petit, député des Français d’Europe centrale. Les Français de cette circonscription sont, comme dans d’autres, très intéressés par ce thème. Les nombreuses réunions, plus de 30, en témoignent. Le député Petit, avant le grand débat, a déjà initié ses séminaires citoyens avec des élus des différents pays de sa crconscription.

    Concernant le Grand Débat, pour lequel il s’est battu et notamment sur l’implication des services de l’Etat, les problématiques habituelles des Français de l’étranger ont pu être échangées. Parmi celles-ci, la question de l’introduction d’une dose de proportionnelle et de la reconnaissance du vote blanc. Les Landers en Allemagne ont pu aussi être vus comme une référence.

    Des débats organisés en Allemagne, Pologne, Slovénie …

    A Karlsruhe en Allemagne, la fiscalité fut l’une des thématiques abordées. Celle-ci se retrouve régulièrement au cœur des échanges parmi les Français de l’étranger comme de métropole.

    A Varsovie, les Français furent 60 lors d’une réunion organisée par l’UFE et l’ADFE et par les élus consulaires en présence de la ministre Nathalie Loiseau. Le lycée français de Varsovie, son coût, et la difficulté d’avoir des alternatives fut, ici aussi, au cœur des débats. La ministre a cependant estimé que les Français de l’étranger, qui ne payent pas d’impôts en France, sont mieux lotis en la matière que d’autres étrangers. Le sénateur Jean Yves Leconte, présent au débat, y a souligné l’importance de la révolution numérique dans les mœurs et notamment concernant la pratique de la démocratie.

    A Ljubljana en Slovénie, une vingtaine de Français se sont réunis. Les mesures existantes en Slovénie furent notamment mises en avant. Parmi celles-ci, notons la question du tri sélectif, de la « vie au village », la promotion en Slovénie de la ruralité, et également la promotion du télétravail.

    La rédaction

  • Air France de moins en moins une compagnie française

    Le gouvernement néerlandais a acquis une part de 14% dans Air France-KLM afin de renforcer son influence dans le groupe aérien, a déclaré mardi le ministre néerlandais des Finances.

    « L’objectif est d’obtenir à terme une position équivalente à celle de l’Etat français », qui détient actuellement une participation de 14,3% dans le groupe, a dit Wopke Hoekstra lors d’une conférence de presse à La Haye le 27 au matin, le 27 au soir cela était accompli.

    L’irruption des Pays-Bas au tour de table d’AF-KLM intervient après plusieurs semaines de tension entre le conseil d’administration, à dominante française, et le gouvernement néerlandais au sujet du poids des Pays-Bas sur la stratégie et la direction de l’entreprise.

    « une étape décisive pour la protection des intérêts néerlandais »,

    Cette démarche constitue « une étape décisive pour la protection des intérêts néerlandais », a précisé Wopke Hoekstra à des journalistes. « L’acquisition de cette participation nous assure un siège à table. »

    « A plusieurs reprises ces dernières années, les intérêts néerlandais n’ont pas été suffisamment pris en compte dans les décisions concernant l’entreprise dans son ensemble », a en outre jugé Wopke Hoekstra dans une lettre adressée au Parlement mardi.

    « De notre point de vue, les conséquences possibles pour les intérêts néerlandais ne bénéficient pas d’une considération suffisante dans l’organisation actuelle », a ajouté le ministre.

    Le 19 février dernier, le Conseil d’administration du groupe a décidé de reconduire Pieter Elbers à la tête de la compagnie KLM pour un nouveau mandat de 4 ans. Dans les semaines précédentes, le poste de M. Elbers avait semblé être menacé face aux projets du PDG du groupe, Benjamin Smith, qui entend mettre en place une intégration plus poussée au sein du groupe.

    Pieter Elbers (soutenu par le personnel de KLM et le gouvernement néerlandais), est donc parvenu à conserver son poste de président du directoire. En outre, il a été nommé au poste de directeur général adjoint du groupe Air France-KLM, tout comme son homologue d’Air France, Anne Rigail.

    Les résultats annuels d’Air France KLM, publiés le 20 février, ont marqué une nouvelle fois le gros écart de performance entre les branches française et néerlandaise de l’entreprise.

    Certes impactée par les grèves du premier semestre, Air France a vu sa rentabilité fondre de 3,8 points en 2018 avec une marge opérationnelle limitée à 1,7%. KLM est, à l’inverse, parvenu à maintenir un solide niveau de profitabilité avec un résultat opérationnel quasi stable de 1,073 milliard d’euros, matérialisant une marge de 9,8% (-0,6 point).

    Mardi soir, le ministre français de l’Economie, Bruno Le Maire, a pris acte de l’entrée de l’Etat néerlandais au capital d’Air France-KLM tout en soulignant que le groupe de transport aérien, dont la France possède 14,3%, devait être géré « sans interférence étatique nationale ».

    « Je prends acte de cette prise de participation du gouvernement néerlandais, qui s’est faite sans information du conseil d’administration ni du gouvernement français », a dit Bruno Le Maire, selon une déclaration transmise à la presse par son entourage.

    « Je réaffirme mon soutien à la stratégie de l’entreprise et de son management. Il est essentiel de respecter les principes de bonne gouvernance et qu’Air France-KLM soit géré dans l’esprit de son intérêt social sans interférence étatique nationale », a-t-il ajouté.

    Coup dur pour Air France KLM ! Le transporteur, qui restait sur une série haussière de six séances, plonge de 12% à 11,24 euros en fin de séance ce 27 février 2019, enregistrant sa plus forte chute depuis novembre dernier. L’annonce surprise de l’entrée de l’Etat néerlandais au capital du groupe ravive les craintes de tensions entre les branches française et néerlandaise de la compagnie. Et ce alors que l’accalmie semblait enfin se dessiner après le renouvellement de Pieter Elbers à la tête de KLM.

    « L’objectif est d’obtenir à terme une position équivalente à celle de l’Etat français »

    Le ministre néerlandais des Finances a précisé que cette démarche constitue « une étape décisive pour la protection des intérêts néerlandais ». KLM, qui a fusionné avec Air France en 2004, et l’aéroport de Schiphol à Amsterdam sont d’une grande importance pour l’économie et l’emploi, a également déclaré le ministre. Selon lui, le gouvernement était préoccupé par le fait que les décisions sur la stratégie de KLM soient prises fréquemment au niveau de la société holding d’Air France-KLM basée à Paris.

    « La participation hollandaise ne nous rend pas plus positifs », affirme Bernstein. « Nous nous inquiétons sur le fait que ces intérêts divergents nationaux vont ralentir le groupe dans sa nécessaire restructuration ».

    Au final, les compagnies américaine et chinoise détiennent 9% chacune du capital, l’Etat Néerlandais 14 % et l’Etat Français conserve 14,3% du groupe mais avec des droits de vote doublés grâce à des statuts avantageux.

    Fabien Ferasson de Quental avec l’AFP

  • Les négociations du Brexit pourrait être décalées de trois mois

    Les négociations du Brexit pourrait être décalées de trois mois

    Les députés britanniques devraient voter un report de trois mois du Brexit, normalement prévu pour la fin du mois de mars.

     La Première ministre, Theresa May, a prévenu la Chambre des communes que si les députés refusaient son accord de retrait avec l’UE le 12 mars, ils auraient la possibilité de voter deux jours plus tard pour un Brexit sans accord ou pour le report du Brexit. Le gouvernement May avait pourtant précédemment exclu toute possibilité d’ajournement de la sortie britannique.

    La possibilité d’un report de trois mois devra être confirmée par les dirigeants européens le 21 mars lors d’un sommet à Bruxelles. Le Royaume-Uni avait entamé les négociations en mars 2017 après avoir notifié l’UE de sa sortie en vertu de l’article 50 du traité de Maastricht. Les députés britanniques avaient toutefois rejeté en janvier, à une majorité de 200 voix, l’accord de retrait de 585 pages et la déclaration politique sur les futures relations que l’UE et la Première ministre britannique avaient conclu en novembre. Depuis lors, la position des députés sur la question semble demeurer inchangée.

    Ces dernières semaines, Londres s’est efforcé d’obtenir des changements sur la question polémique de la frontière et du « filet de sécurité » irlandais, véritable nœud gordien du Brexit.

    Des hauts fonctionnaires européens ont sous-entendu que les négociations n’avaient que très peu avancé sur ce sujet. « Je sais que certains députés sont inquiets, car le temps presse », a concédé la Première ministre. Un porte-parole du gouvernement a toutefois refusé de dire si le gouvernement inciterait ou non les députés à voter le report.

    Une potentielle demande britannique de report du Brexit devrait être approuvée à l’unanimité par les États membres. Un report de trois mois permettrait au Royaume-Uni de ne pas avoir à élire de députés lors des élections européennes du mois de mai, la session constitutive du Parlement ayant lieu la première semaine de juillet.

    Après de nombreux votes à la Chambre des communes, le débat sur le Brexit n’a pas vraiment avancé. La Première ministre britannique a rappelé que la meilleure façon d’éviter le scénario d’un Brexit sans accord était que les députés acceptent son accord, ajoutant que « si nous n’avons pas le choix, nous ferons en sorte que le Brexit sans accord soit une réussite ».

    « Soyons clair : je ne veux pas de report de l’article 50 », a déclaré Theresa May, ajoutant qu’il « n’y aura certainement pas plus d’un report, et particulièrement si nous n’avons pas participé aux élections européennes » et spécifiant que « le report n’exclurait pas un Brexit sans accord ». « Nous avons trois possibilités : partir avec un accord, partir sans accord, ou ne pas partir du tout », a-t-elle conclu.

    Theresa May a également accusé le parti Labour d’être revenu sur sa promesse de respecter le référendum. Le parti de gauche s’est à présent déclaré prêt à demander un deuxième référendum si le Royaume-Uni ne continuait pas à faire partie d’une union douanière permanente avec l’UE.

    « Si l’accord de Theresa May est approuvé au parlement, il devra également y avoir un vote public », a déclaré le chef du parti Labour, Jeremy Corbyn. « Si un report est nécessaire, c’est uniquement à cause des négociations chaotiques à la Chambre des communes. »

    Benjamin Fox

    Un article publié sur le site notre partenaire

  • Benoît Hamon se lance seul dans la bataille des européennes

    Faute d’avoir réussi à rassembler la gauche française autour de son projet de votation citoyenne, Benoît Hamon a présenté le 26 février les 30 premiers noms de la liste de Générations.

    30 noms en désordre et un programme de gauche écologique. Le lancement de la liste du mouvement Génération de Benoît Hamon pour les élections européennes  s’est finalement fait en solo le 26 février à Paris.

    L’ex-candidat socialiste à l’élection présidentielle avait tenté ces dernières semaines de mobiliser la gauche autour d’un projet de votation citoyenne. Un outil participatif qui devait permettre de constituer une liste d’union pour le scrutin européen par vote préférentiel des sympathisants.

    Mais aucun des partis de la gauche n’a répondu à l’appel. Yannick Jadot, la tête de liste des Verts avait immédiatement repoussé l’idée d’une votation auprès des citoyens, préfèrent faire cavalier seul sur le sujet de l’écologie.

    L’idée n’a pas non plus eu de succès auprès des autres partis et mouvements, tels que  le Parti socialiste, Place publique, La France Insoumise ou le Parti communiste français. « La porte reste ouverte » a cependant insisté Benoît Hamon.

    En attendant, les grandes lignes du programme européen dévoilées lors de la conférence de presse reprennent les grands thèmes déjà portés lors de la campagne présidentielle. « Nous sommes la liste écologiste et de gauche », a revendiqué Benoît Hamon. Écologie politique avec le lancement d’un « new deal vert » au niveau européen, une politique d’asile ambitieuse,  mais aussi la création de taxes au niveau européen pour alimenter le budget commun : un impôt sur la fortune et taxe robot. Autre mesure, faire du droit à l’avortement une condition sine qua non à l’adhésion à l’Union européenne.

    « Irruption citoyenne »

    « Sur la liste de Génération il y a beaucoup de gens qui travaillent » a expliqué le candidat Benoit Hamon, en égrenant les 30 noms d’une liste non ordonnée, dont il l’ex-socialiste devrait prendre la tête. Elle devra également être validée par les militants de Générations.

    Parmi les candidats figurent les eurodéputés socialistes sortants Guillaume Balas et Isabelle Thomas. L’eurodéputé Édouard Martin a lui aussi rejoint Génération, mais ne se représentera pas pour un second mandat.

    Un tiers environ de la liste est constitué de citoyens qui ont candidaté auprès de Génération, à l’image de Sabrina Benmokhtar, étudiante à Nancy et employée dans un supermarché pour financer ses études. Une ouverture qui n’est pas sans rappeler celle de La République en Marche lors des élections législatives, et celle qu’ambitionne aujourd’hui le mouvement des gilets jaunes.

    Sur les 916 candidatures reçues, 30% émanaient d’ailleurs de citoyens non membres du mouvement. « Aujourd’hui, les partis politiques sont fragiles, il faut une irruption de la puissance citoyenne pour relancer le débat », explique Benoit Hamon.

    «  Nous avions proposé cette votation citoyenne, car aujourd’hui plus personne n’est représenté exclusivement par un parti politique. Mais en refusant et en  mettant les citoyens hors-jeu, ce sont les partis politiques eux-mêmes  qui se mettent hors-jeu. Si avec le mouvement des gilets jaunes on ne comprend pas que l’irruption citoyenne est devenue une nécessité… », résume M. Hamon.

    « Nous allons être la surprise de cette élection » veut croire Guillaume Balas. Un vœu qui devra encore se construire lors de la campagne. Selon une enquête Ipsos-Sopra Steria, la liste conduite par Benoît Hamon obtiendrait  5 % des intentions de vote, au même niveau que la liste officielle du Parti socialiste (5%), mais derrière les écologistes (8%) et la France Insoumise (8%).

    Côté européen, Génération peut déjà compter sur quelques alliés, dont la formation DiEM25 de l’ancien ministre grec des Finances  Yanis Varoufakis rassemblés  au sein du mouvement « Printemps européen ». Génération compte aussi des alliés en Pologne (Razem), en Italie (Dema) ou au Danemark (Alternativet).

    Cécile Barbière

    Un article publié sur le site de notre partenaire

     

  • Les Français de l’étranger nous disent

    Etats-Unis (avec le député), Allemagne (avec Le Secrétaire d’Etat Jean Baptiste Lemoyne), Belgique (avec les élus consulaires), et dans bien d’autres endroits, les Français de l’étranger ont organisé et participé au «Grand débat». Des discussions sérieuses et de bonne tenue, qui remettent en honneur la politique, plus que ce qu’on en a vu à la télé. lesfrancais.pressy ont participé, parfois comme partenaire, souvent en en rendant compte, toujours en faisant participer ceux qui le souhaitaient, et qui en avaient, ou pas, la possibilité.

    Nous avons ainsi lancé une consultation (et non un sondage car l’échantillon n’est pas scientifiquement représentatif) avec des questions qui ont été posées ici et là, par les Français  vivant à l’étranger ou à leur propos. Plus de 2700  Français de l’étranger ont répondu. Plus qu’un sondage. Nous publions intégralement les résultats.

    Les choix sont assez clairs. Ne pas diminuer le nombre de parlementaires ( à l’inverse de ce propose le gouvernement); mais élire les députés à la proportionnelle et non par circonscription comme actuellement. Donner aux élus consulaires de vraies fonctions consulaires, à l’exemple des maires, par exemple en matière d’état civil. Ne surtout pas supprimer d’Ambassade, et donc maintenir l’universalité du réseau, choix qui avait été celui fait il y a plus de dix ans, mais qui semble remis en cause. Ne pas diminuer les crédits de la coopération (le gouvernement veut les augmenter) mais diminuer les opérations militaires extérieures (au contraire de ce qui se fait).

    Maintenir les dépenses pour l’enseignement à l’étranger (on n’en prend pas le chemin, si on sait lire le rapport Cazebonne), mais ne pas créer un impôt spécifique pour les Français vivant à l’étranger (contrairement à ce que proposent le Parti socialiste et La France Insoumise). En revanche exonérer tous les expatriés de la CSG, pas seulement ceux de l’Union européenne (contrairement au curieux choix de Bercy). « Rétablir l’ISF » obtient un « petit » 58%, alors qu’il est ultramajoritaire dans l’hexagone. Les Français qui ont répondu au questionnaire approuvent le recrutement local pour les Consulats, Ambassades et Lycées, source d’économies.

    Ne pas renoncer au nucléaire, ne pas taxer plus fortement l’énergie même dans le cadre de la transition énergétique, mais rendre les transports en commun gratuits et cesser l’exploitation des hydrocarbures en France (comme l’a voté le Parlement) montre la voie moyenne en matière de choix écologique.

    Telles sont les réponses, plutôt attendues, des Français de l’étranger. Le plus surprenant vient dans le classement des adhésions les plus populaires : d’abord maintenir le réseau des Ambassades. C’est de loin, le consensus le plus fort : 88%. Ensuite, non à l’impôt spécial expat (85%) mais c’est plus naturel. Enfin, rester dans l’Union Européenne, à 79%. Autant que maintenir les dépenses pour l’éducation à l’étranger. Un score plus élevé que pour diminuer les impôts (71%) ou restreindre l’immigration (56%).

    En somme que disent-ils ? On veut que la France soit bien présente et active dans le monde. On veut rester dans le l’Europe. On veut investir sur l’éducation. De la coopération et moins d’interventions. Une transition écologique progressive avec le nucléaire. Pas trop d’impôts, pas trop d’immigration. Bref, beaucoup de modération, bien plus que ce qui apparait dans l’agitation parfois panique et haineuse de la métropole, dans les débats télévisés.

    Nous transmettrons ces réponses au Premier ministre et aux ministres concernés. Qu’ils en fassent bon usage : les Français de l’étranger ont les pieds sur terre, sur toute la terre : un avantage pour savoir jauger et juger.

    Laurent Dominati

  • Au Nigeria, l’anticorruption fait l’élection

    Le Président sortant, Muhammad Buhari, a été réélu pour un nouveau  mandat, avec une confortable avance de 5 millions de voix. Bien sûr, l’opposition crie au scandale et au vol, le Président de la Cour suprême ayant été remplacé par le Président candidat il y a moins d’un mois. Il y a eu aussi des violences – une cinquantaine de morts – et sans doute de la fraude. Mais les observateurs considèrent que le résultat est sans appel.

    Avec 40% seulement de participation, on peut s’interroger sur la vitalité de la jeune démocratie nigériane, un pays où la moitié de la population a moins de 25 ans, un géant démographique, économique, de 190 millions d’habitants, un des dix premiers producteurs de pétrole au monde, nageant dans la violence, les conflits interethniques, religieux, la misère et la corruption.

    C’est elle qui a fait élire et réélire Buhari. Vieux général qui avait déjà dirigé le pays après un coup d’état, et qui, curieusement, avait été le premier vainqueur d’une élection présidentielle en étant issu de l’opposition, assurant une réelle alternance démocratique. C’était il y a quatre ans, contre Goodluck Jonathan.

    Ce n’est pas son humanisme, dont il avait montré les limites comme chef de la junte militaire, qui a fait son succès. Ni ses réussites économiques, puisque le pays est en plus mauvais état que lorsqu’il l’a trouvé : Le chômage a grimpé à 18%, le déficit se creuse à -5%. Ni son idéologie, puisqu’on ne peut pas dire qu’il soit particulièrement attaché à quelque ligne politique que ce soit. Ni ses soutiens religieux : il vient du nord musulman, comme son rival. Il fut compréhensif avec Boko Haram, avant de le combattre, sans succès. Ce qui montre que ses talents ne sont pas non plus ceux d’un chef de guerre : Boko Haram sévit toujours, les milices et les gangs prolifèrent.

    Après l’échec de son premier mandat, qu’est ce qui explique son succès ? La dernière fois, on pouvait dire que c’était l’aspiration au changement. Mais aujourd’hui ? Son adversaire explique tout.

    Atiku Aboubakar est considéré comme l’homme le plus corrompu d’Afrique, ce qui est sans doute exagéré, mais le fait entrer dans un club recherché. A tel point que les Etats-Unis lui ont refusé un visa, pour ce motif explicitement, ce qui est un cas unique. En tout cas l’ancien directeur adjoint des douanes qu’il est a remarquablement bien réussi en quittant son bureau puisqu’il est devenu l’homme le plus riche du Nigeria, la première économie africaine.

    Baba go slow

    Buhari a fait campagne sur une image contraire : le Président austère et incorruptible. « Baba go slow » (Papa va doucement), comme on le surnomme, a gagné étrangement l’affection de ses concitoyens, comme une sorte d’anomalie : un Président qui ne serait pas un voleur. Et lui de jurer qu’il mènera sans relâche la bataille contre la corruption. Avec, faut-il espérer, plus de succès que lors de son premier mandat.

    Slowely. Doucement. Peut-il aller plus vite et plus fort ? Sans doute pas. Durant ses quatre années de mandat Buhari a passé six mois à l’hôpital, atteint d’un mal secret qui ne devrait pas disparaitre. C’est son vice président, Yemi Osinbajo, un chrétien du sud, qui l’a remplacé, et qui le remplace de plus en plus dans la gestion du pays.

    Certains peuvent juger la démocratie nigériane malade. 40% de votants, c’est peu. Un ancien dictateur réélu, c’est laid. Mais voir une alternance possible, et le choix se porter vers le candidat anticorruption, dans un pays aussi chaotique, c’est constater que les Nigérians considèrent la corruption comme le mal fondamental, économique, social, politique. C’est ce premier réflexe qui est bon signe : de la Tunisie au Brésil en passant par le Nigeria ou la Corée, la corruption est vue comme le premier ennemi, et la démocratie comme un moyen, -peut-être- de la dénoncer, avant de pouvoir lutter contre elle.

    L’anticorruption fait l’élection, une leçon à méditer pour tous les candidats dans tous les pays. Et tous les dirigeants en quête de réélection.

    La rédaction

     

  • Les bagages en cabine resteront gratuits, du moins en Italie.

    Les Italiens ont condamné Ryanair et Wizz Air respectivement à une amende de 3 millions et 1 million d’euros pour avoir fait payer les bagages en cabine aux passagers. Les deux compagnies demandaient depuis le 1ernovembre dernier entre 5 et 25 euros par bagage de cabine. Seuls sont autorisés les petits sacs pouvant être placés sous le siège. Pour les petites valises ou les plus gros sacs, dans les compartiments au dessus des sièges, il fallait payer un supplément.

    Selon l’autorité de la concurrence italienne, saisie par des associations de consommateurs italiens, « les deux compagnies ont procédé à une augmentation du prix du billet de façon non transparente » ce qui constitue « une pratique commerciale incorrecte dans le mesure où elle trompe le consommateur sur le prix effectif du billet en n’incluant pas dans le tarif de base un élément essentiel du contrat de transport, le « grand bagage à main », estiment les juges italiens.

    Après l’exemple de l’Italie, on peut s’attendre à une décision similaire en Espagne ou une réclamation identique a été formulée. Il est probable que les deux compagnies aériennes fassent marche arrière après la condamnation italienne, et ce, quelle que soient les destinations. A suivre.

    Pourrait-on cependant obtenir une réduction en voyageant debout ?

    La rédaction

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