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  • Journées de la francophonie à Lisbonne et à Bruxelles

    Journées de la francophonie à Lisbonne et à Bruxelles

    La francophonie se célèbre le 20 mars prochain.

    Cette communauté, forte de 200 millions de membres et en pleine expansion notamment en raison du dynamisme de la démographie en Afrique francophone, célèbre sa diversité.

    Avant le 20 mars, une série d’événements notamment à Bruxelles et au Portugal. Auront lieu. L’occasion de retrouver Clarisse Boudard de l’Institut Français de Lisbonne et Rudy Vervoort, le Président de la région bruxelloise.

    200 millions de locuteurs – une forte expansion

    Pour eux comme pour tous les acteurs de la francophonie à travers le monde, les choses sont intéressantes. Si l’anglais progresse beaucoup, et notamment au niveau des institutions européennes, la langue française, elle aussi, est en plein développement. Un développement notamment sur les bords du fleuve Congo comme nous l’a rappelé Jean-Baptiste Lemoyne, Secrétaire d’Etat aux affaires étrangères.

    Plusieurs jours de célébration

    La francophonie sera officiellement fêtée le 20 mars. Avant cela, de nombreux événements ont eu où auront lieu. A Bruxelles, notons les journées de la francophonie du 6 et 7 mars en présence de l’ambassadrice de France, du célèbre journaliste Jean Quatremer, du président régional bruxellois Rudy Vervoort, et de M. Lemoyne précédemment cité. L’occasion de parler notamment d’intelligence artificielle et de l’évolution de l’apprentissage des langues et notamment de la langue française.

    Des célébrations qui ont lieu aussi au Portugal avec l’implication de l’Institut Français. Les acteurs locaux, en particulier pour les Français de l’étranger, sont essentiels, la question de leur budget sera sans nul doute une problématique d’importance pour le rayonnement de la France et de la Francophonie dans le monde.

  • « Gilets jaunes »: mobilisation au plus bas une semaine avant la fin du grand débat

    « Gilets jaunes »: mobilisation au plus bas une semaine avant la fin du grand débat

    Plus faible mobilisation depuis le début de la contestation, programme avorté à Paris, éclatement des revendications et des cortèges: les « gilets jaunes » ont connu un coup de mou samedi pour leur acte 17, une semaine avant leur mobilisation cruciale pour la fin du grand débat.

    Après presque quatre mois d’existence, le mouvement refluait déjà depuis plusieurs semaines, selon les chiffres officiels, systématiquement contestés par les manifestants.

    Samedi, la mobilisation a atteint un plus bas historique, avec 28.600 manifestants recensés en France par le ministère de l’Intérieur, dont 3.000 à Paris. Soit encore moins que le 29 décembre: à la veille du réveillon, l’acte 7 avait mobilisé 32.000 manifestants. Et très loin de la fougue des débuts, lorsque 282.000 personnes avaient investi ronds-points et villes de France le 17 novembre.

    Alors, véritable coup de pompe ou respiration avant la grande journée nationale du 16 mars? « On se prépare pour samedi prochain, ça va être gros », promet Christian, 67 ans, près des Champs-Élysées. L’acte 18 du mouvement aura lieu le lendemain de la fin officielle du grand débat et espère rassembler « la France entière à Paris » pour lancer un « ultimatum » au gouvernement.

    Une semaine avant cette échéance déterminante, les « gilets jaunes » n’ont toutefois pas réussi à imposer leur tempo samedi à Paris.

    Ils promettaient d’occuper le Champ de Mars tout le week-end, mais le projet a tourné court : les forces de l’ordre ont empêché toute installation près de la Tour Eiffel dès vendredi soir. A défaut, une poignée de « gilets jaunes », dont Priscillia Ludosky, se sont rassemblés avec des militants écologistes près du monument dans la matinée .

    Quant à la manifestation qui promettait de faire « converger toutes les mobilisations » dans les rues de la capitale samedi, elle a finalement provoqué une scission des manifestants.

    Au lendemain de la journée internationale des droits des femmes, un cortège emmené par des assistantes maternelles, vêtues de gilets roses, de femmes mobilisées contre les violences sexistes et arborant du violet, et de syndicats, ont fait plusieurs kilomètres dans Paris sur un parcours autorisé, avant de se disperser vers 16H00 sans incident.

    Pendant ce temps, plusieurs centaines de « gilets jaunes » ont préféré rester massés en haut des Champs-Élysées. Un rassemblement sans incident majeur, mais qui a provoqué des tensions en fin de journée: des grenades lacrymogènes ont répondu à des jets de projectile. Sous les cris de « CRS enculés », les forces de l’ordre ont utilisé leurs canons à eau.

    Vers 19H30, quelques dizaines de manifestants persistaient sur les trottoirs de l’avenue, tandis que le gros de la troupe avait quitté les lieux, selon une journaliste de l’AFP.

    – « Manif de Teletubbies » –

    « C’est une manif de Teletubbies aujourd’hui », soupirait Toufik à Paris. Ce trentenaire n’avait pas l’intention de rester mobilisé tout le week-end, sans pour autant vouloir jeter l’éponge. « Si on s’arrête, on va retourner dans l’anonymat ».

    Globalement calme, la mobilisation parisienne a donné lieu à des incidents sporadiques, entraînant des jets de gaz lacrymogènes et 19 interpellations selon la préfecture de police. A l’aéroport de Roissy, des « gilets jaunes » ont protesté en dansant contre le projet de privatisation d’Aéroports de Paris, sous le regard amusé des touristes.

    En régions, le mot d’ordre restait le même : « on lâche rien », comme le chantaient des manifestants à Bordeaux, selon un journaliste de l’AFP. A Toulouse, autre foyer de la contestation, plusieurs dizaines de femmes ont pris la tête du cortège de quelque milliers de « gilets jaunes », en scandant des slogans féministes en début d’après-midi.

    Ratée à Paris, la convergence s’est en revanche opérée à Nice, où des assistantes maternelles et leurs gilets roses ont rejoint la foule en jaune.

    « On n’est pas entendus donc on continue », a expliqué Anne à Quimper, dans un cortège d’un millier de personnes qui s’est terminé par des affrontements. Pour cette ambulancière bretonne de 55 ans, le pouvoir d’achat reste la revendication numéro un. « Aujourd’hui tout le monde devrait pouvoir vivre de son salaire, de sa retraite ou d’une pension adulte handicapée ».

    Avec la fin du grand débat en perspective, La République en marche a esquissé des signes à l’attention des manifestants: le parti présidentiel a suggéré samedi de réindexer les retraites sur l’inflation et d’instaurer des « propositions de loi citoyennes », à l’initiative d’un million de personnes.

    D’autres manifestations se sont déroulés sans incident majeur à Lyon, Marseille, Saint-Brieuc, Rouen, Dijon, Lille, Strasbourg ou encore Nancy, selon plusieurs journalistes de l’AFP.

    Des échauffourées ont en revanche eu lieu à Nantes, mais aussi à Montpellier où 14 personnes ont été interpellées et à Caen avec 12 interpellations, selon la préfecture.

    Au Puy-en-Velay, dont la préfecture avait été incendiée le 1er décembre, environ 2.000 personnes ont défilé, avec parfois des jets de projectile sur les forces de l’ordre. Dans la matinée, celles-ci ont saisi des boules de pétanque, des battes de baseball, un jerrycan ou encore un sabre japonais, selon la préfecture de Haute-Loire.

    La rédaction à l’AFP

  • Business schools : la France s’exporte

    Business schools : la France s’exporte

    Comme dans la culture, avec des antennes du Louvre et d’autres musées dans des capitales à travers le monde, le monde éducatif s’exporte aussi. Si certaines matières, le droit par exemple, sont difficilement exportables et que des Universités comme la Sorbonne privilégient des partenariats avec leurs équivalents à l’international, les écoles de commerce, elles, jouent la carte de l’antenne à l’étranger.

    La compétition mondiale des business schools

    En effet si la France est globalement mal représentée dans le classement de Shanghai des meilleurs établissements, ces « business schools », elles, tirent leur épingle du jeu. Ainsi, par exemple, le prestigieux Financial Times classe HEC et l’INSEAD aux 2ème et 3èmeplaces des meilleures écoles d’Europe. L’ESSEC, l’ESCP, l’EDHEC et l’EM Lyon sont aussi très bien cotées. Un positionnement favorable qui leur permet d’attirer les meilleurs étudiants du monde entier. La stratégie d’internationalisation participe à ce rayonnement.

    HEC à Doha, l’EM Lyon à Shanghai

    Ainsi, HEC a posé ses valises à Doha au Qatar, l’EM Lyon dispose d’une antenne à Shanghai et SKEMA a même ouvert un établissement à Raleigh aux Etats-Unis, pays qui ne manque pas, déjà d’écoles de commerce. A Singapour, cité-Etat qui a fait de l’excellence éducative une priorité, l’ESSEC, l’EDHEC, et l’INSEAD ont une antenne. Il est à noter que ces programmes sont pour la plupart effectués en anglais.

    Dans les pays en développement, la création d’antennes est plus timide mais existe. Ainsi au Maroc, l’ESC Rennes, SKEMA et Euromed ont des campus à Rabat, Casablanca et Marrakech. Cette timidité relative peut cependant s’expliquer par une tradition parmi les élites de ces pays à étudier dans les pays occidentaux. En Angleterre et aux Etats-Unis pour les pays anglophones, assez largement à Paris, Genève où Bruxelles pour l’Afrique francophone.

    La compétition mondiale des business schools

    L’éducation, comme tant d’autres domaines, fait l’objet d’une concurrence globalisée. La France y compte de beaux atouts qu’elle utilise avec talent. Elle n’est, bien entendu, pas la seule. Harvard, Oxford, Cambridge ou Stanford sont aussi des noms, pour ne pas dire des marques, qui résonnent partout. Dans ce domaine aussi, la mondialisation s’est imposée.

  • Suite des Grands Débats chez les Français de l’étranger

    Suite des Grands Débats chez les Français de l’étranger

    Les Français de l’étranger continuent, tout comme leurs compatriotes de l’Hexagone et de l’Outre-Mer, à participer au Grand Débat. Celui-ci se terminera le 15 mars prochain. Le Président a, lui, annoncé vouloir continuer ses rencontres avec les Français. Une manière de continuer la séquence et de faire la campagne des élections européennes ?

    Le Grand Débat s’est notamment déroulé aux Pays-Bas, à Munich, à Londres.

    Un débat à Londres initié par le député Holroyd

    A Londres, capitale du Brexit et où de nombreux Français sont désemparés face à l’échéance de cette décision, M. Alexandre Holroyd a initié le Grand Débat.

    Organisé au lycée international Winston Churchill de Londres devant une cinquantaine de personnes, nettement moins que dans d’autres capitales européennes comme Bruxelles, l’une des réunions fut l’occasion de parler notamment du gaspillage de l’argent public. Deux conclusions sur ce point : l’Etat dépense trop, et il est nécessaire de rétablir les dépenses symboliques. Une manière de souhaiter le retour de l’ISF qui est pourtant l’une des raisons pour lesquelles certains Français de l’étranger sont stigmatisés.

    Une méfiance concernant le personnel politique

    C’est par ailleurs une véritable méfiance, pour ne pas dire une défiance, qui concerne le personnel politique. Comme à Munich et auparavant dans d’autres villes, les Français de Londres ont exprimé leur ras le bol concernant l’écart entre les élus et les citoyens, ainsi pour certains que la volonté de réduire le nombre de parlementaires.

    Cette revendication se retrouve dans de nombreux grands débats à travers le monde et dans l’Hexagone. Il résulte, aussi, d’une des questions posées qui porte spécifiquement sur ce thème.

    Des expériences locales plébiscités au Pays-Bas

    Aux Pays-Bas, le grand débat a été organisé par les conseillers consulaires à Amsterdam et La Haye. Il fut riche de propositions inspirées de la vie locale des expats.

    Hélène Degryse, élue consulaire avec qui nous avons échangé, a identifié plusieurs éléments:

    -l’utilisation d’un identifiant unique donné à vie et activement valable dans plusieurs systèmes qui communiquent entre eux (santé, impôts, retraite, municipalité)a pratique constante de l’évaluation des services (avec un questionnaire par exemple).

    -le respect de la ponctualité dans les différents secteurs de l’Etat. Il a été suggéré de faire payer certains services (notamment les actes délivrés) comme cela se fait aux Pays-Bas.

    -la création d’une carte nationale de transports (à débit automatique) valable dans les trains bus trams métro a été suggérée ainsi qu’une carte des musées a été souhaitée.

     

    Le Grand Débat continue pour quelques jours encore, ses conclusions seront rendues en avril.

    Retrouvez l’article sur les débats en Algérie et dans les pays d’Europe centrale (Allemagne, Luxembourg, Pologne, etc.)

  • Elections consulaires: pas de réforme avant les élections prévues en 2020 selon Jean-Baptiste Lemoyne

    Elections consulaires: pas de réforme avant les élections prévues en 2020 selon Jean-Baptiste Lemoyne

    Lesfrancais.press ont rencontré le Secrétaire d’Etat aux affaires étrangères et européennes Jean-Baptise Lemoyne à l’occasion des rencontres de la francophonie à Bruxelles. Nous l’avons notamment interrogé sur les élections consulaires, prévues en 2020, avec quelques révélations à la clé.

    Pas de réformes avant 2020 selon Jean-Baptiste Lemoyne

    Pour Jean-Baptiste Lemoyne, il n’est pas prévu de faire des réformes concernant les élections consulaires à un an de l’élection. Celle-ci est programmée en 2020 mais certaines informations tendent à faire penser que le scrutin sera reporté, voir que les élus consulaires seront supprimés.

    « Il convient de garder un réseau d’élus de proximité particulièrement important » selon le Secrétaire d’Etat. Celui-ci souligne par ailleurs que des réformes pourront être apportées mais que « d’ici là, il y aura vraisemblablement les élections de 2020 ».

    Des inquiétudes chez de nombreux élus consulaires

    Une position du gouvernement français qui pourra sans doute rassurer les élus consulaires. De très nombreux d’entre eux sont en effet inquiets des possibles réformes qui pourraient les affecter. Le Grand Débat, notamment, montre le désir de nombreux Français de réduire le nombre d’élus. Cela concerne l’Assemblée Nationale, mais cela pourrait donner des idées au Gouvernement concernant les consulaires aussi.

    Des rumeurs persistantes concernent ceux-ci et la possibilité de la suppression pure et simple de leur fonction.

    Un élu de proximité, acteur du Grand Débat et de la vie citoyenne

    Conseillers et délégués consulaires constituent le corps des grands électeurs pour l’élection des Sénateurs des Français de l’étranger. Les conseillers tiennent par ailleurs des permanences consulaires pour assister leurs compatriotes de la circonscription pour leurs demandes administratives et interrogations.

    Les conseillers consulaires siègent par ailleurs, par intermittence, à l’Assemblée des Français de l’Etranger (AFE), assemblée consultative qui offre des recommandations et un autre regard au gouvernement. Leur implication dans le Grand Débat, qu’ils organisent souvent eux même dans leurs circonscriptions, montre aussi leur rôle, leur utilité. Résidants locaux par rapport aux Députés et Sénateurs parfois hors-sol où logeant dans des circonscriptions gigantesques, les élus consulaires sont les véritables relais locaux des Français de l’étranger.

    Il ne fait nul doute que les précisions de M. Lemoyne vont rassurer nombre d’élus.

     

  • les Gilets jaunes jouent leur dernière carte !(?)

    les Gilets jaunes jouent leur dernière carte !(?)

    Après 16 semaines de mobilisation, et un début d’essoufflement constaté samedi dernier à Paris et en régions (39 000 manifestants recensés par le ministère de l’Intérieur), les Gilets jaunes entendent, pour ce qu’ils appellent « l’acte 17 », redynamiser leurs troupes et relancer leur mouvement avec quelques formes d’action nouvelles. Avec, en ligne de mire, la fin du Grand débat national prévue le vendredi 15 mars et les quatre mois de mobilisation qui seront atteints le samedi 16 mars.

    Parmi ces actions inédites annoncées sur les pages Facebook des différentes leaders et des divers groupes, citons des actions menées cette fois sur trois jours, de ce vendredi soir à lundi matin, les « femmes Gilets jaunes » qui appellent à s’associer à des collectifs féministes, un sit-in géant à Paris ou encore un flash-mob à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle.

    Défilés communs avec les collectifs féministes

    Les Gilets jaunes voulant cette fois étendre leurs actions tout au long du week-end, et non plus seulement le samedi, des rassemblements sont prévus dès ce vendredi 8 mars au soir. En cette journée internationale des Droits femmes, une centaine de manifestations sont prévues partout en France. Les « femmes Gilets jaunes » ont annoncé qu’elles se joignaient à l’initiative et appellent à dédier « l’acte 17 » de la contestation aux droits des femmes.

    Dans ce contexte, leur mouvement appelle à la « convergence des luttes » en s’associant à des collectifs féministes comme « 8 mars 15 h 40 » et à défiler en tête des cortèges.

    Un rassemblement est notamment prévu ce samedi matin à Paris, qui doit ensuite rallier les Champs-Élysées.

    Sit-in à Paris

    Sur Facebook, le groupe La France en colère, animé notamment par Priscillia Ludosky, invite les Gilets jaunes à se rassembler sur le Champs-de-Mars, de ce vendredi 8 mars à 18 h 30 au lundi 11 mars au matin. Avec un slogan : « Installons nos ronds-points au cœur de la capitale ».

    En clair, Priscillia Ludosky, Eric Drouet et Maxime Nicolle (alias Fly Rider) appellent à un sit-in géant près de la Tour Eiffel. « Camping & convivialité… On dort sur place », annonce la page Facebook de La France en colère.

    Toutes les régions sont donc invitées à Paris ce week-end. « Samedi, ça va être une date très très importante », promettait ce lundi Eric Drouet. « Il y a énormément de choses qui se mettent en place : les covoiturages, les hébergements… Ça va être une grosse date ».

    Flash-mob à Roissy

    Parmi les actions inédites annoncées cette semaine, certains des Gilets jaunes souhaitent organiser un flash-mob (rassemblement éclair avec danse et musique) à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, au nord de Paris.

    À midi, les manifestants devraient converger vers le terminal 1 de l’aéroport, puis enfiler leur gilet jaune au moment où la musique commencera, vers 13 h, avant de se disperser rapidement.

    Actions en régions

    Comme presque chaque week-end maintenant, certaines villes régionales focalisent l’attention. Ce samedi 9 mars, Bordeaux pourrait ainsi connaître à nouveau un important rassemblement de Gilets jaunes. Le rendez-vous, intitulé « Acte 17 : 20 000 à Bordeaux », est fixé à 13 h place de la Bourse.

    D’autres actions sont prévues à Toulouse, à 13 h 30 à Jean Jaurès, ou encore Lille, à 12 h 30 sur la place de la République.

    Dans l’Ouest, à Nantes, après les défilés à répétition dans les rues de la ville, les Gilets jaunes appellent à bloquer de nouveau les centres commerciaux. En ligne de mire, ce samedi, Atlantis et son fameux au rond-point d’Armor.

    Reste évidemment la question de la mobilisation, encore incertaine aujourd’hui. Nul doute que nombre de manifestants penseront déjà au week-end du 16 mars et 17 mars, qui marquera les quatre mois d’action des Gilets jaunes, et qui verra aussi la tenue de la Marche du siècle, pour le climat, à l’appel de 140 organisations et ONG.

    Un article publié avec nos partenaires

     

     

  • Journée des femmes: Le premier prix Simone-Veil à une Camerounaise

    Journée des femmes: Le premier prix Simone-Veil à une Camerounaise

    Emmanuel Macron a remis vendredi le premier prix Simone-Veil à la Camerounaise Aissa Doumara Ngatansou qui gère une association d’aide aux victimes de viols et de mariages forcés dans son pays.

    Ce prix, remis à l’occasion de la 42e journée internationale des droits des femmes, a été créé par le chef de l’État en hommage à l’ancienne ministre Simone Veil, décédée en 2017, qui a défendu la loi de 1975 sur la légalisation de l’IVG en France. Il est doté de 100.000 euros.

    S’exprimant à l’Elysée devant un grand portrait en noir et blanc de Simone Veil, Aissa Doumara Ngatansou a déclaré accueillir ce prix « avec beaucoup d’émotion » et l’a dédié « à toutes les femmes victimes de violences et de mariages forcés, à toutes les rescapés de Boko Haram », le groupe jihadiste actif au Nigéria et dans les zones frontalières.

    Emmanuel Macron a salué son « engagement de plus de 20 ans au service des femmes, mené dans le silence, parfois l’opprobre ». « Vous vous êtes indignée et vous n’avez pas cédé (…) C’est un exemple de courage, celui de remettre en cause le poids des héritages », a-t-il ajouté.

    Le chef de l’État a annoncé que la France allait consacrer 120 millions d’euros à un fonds pour soutenir « la lutte contre les violences et les discriminations faites aux femmes » dans le monde. Il a aussi souhaité que 2019 soit « une année utile pour les droits des femmes » à l’occasion de la présidence du G7 par la France. Des mesures seront ainsi prises pour l’éducation des jeunes filles, en particulier au Sahel, ou la création d’une banque pour l’entrepreneuriat féminin en Afrique. Paris propose également d’accueillir en 2020 une conférence mondiale sur les femmes 25 ans après celle organisée par l’ONU à Pékin en 1995.

    Née en 1972 dans le nord du Cameroun, Aissa Doumara Ngatansou a perdu sa mère à 11 ans avant d’être mariée, à 15 ans, sans son consentement. Elle décide néanmoins de poursuivre ses études.

    En 1996, elle cofonde une section de l’Association de lutte contre les violences faites aux femmes (ALVF) dans la ville de Maroua, dont elle est aujourd’hui la coordinatrice.

    Son association vient en aide chaque année à plus d’un millier de femmes, qu’elle aide à « retrouver le goût à la vie » après un viol ou un mariage forcé, a-t-elle expliqué. Elle mène aussi des actions dans les villages pour qu’aucune jeune fille ne soit contrainte à se marier sans avoir fini ses études et sans son choix.

    L’ALVF s’est également engagée, avec l’aide d’ONG, auprès des femmes victimes de Boko Haram dans les régions frontalières avec le Nigéria, où elles sont parfois victimes d’esclavage sexuel.

    Aissa Doumara Ngatansou a indiqué que le montant du prix allait permettre à son association de se doter d’un « nouveau centre complet de prise en charge » des victimes et d’étendre ses activités ailleurs en Afrique.

    « Beaucoup de femmes sont en première ligne dans ce combat mais c’est la société toute entière qui doit se mobiliser, y compris les hommes », a souhaité Emmanuel Macron en remettant le prix en présence notamment de son épouse Brigitte et de membres de la famille de Simone Veil.

    La rédaction avec l’AFP

  • Révolution

    Révolution

    « Révolution »  était le titre du livre de campagne d’Emmanuel Macron.  En guise de révolution, on a la crise des Gilets Jaunes, Jacquerie anti-fiscale transformée en tournée des popotes du coté présidentiel, en tour de ronds-points du côté des manifestants. La France est un vieux pays, un pays de vieux qui, pour certains, ont autant la nostalgie des « journées de mai » que peur de la prochaine réforme des retraites. De révolution, en Franc e, il ne risque pas d’y en avoir. D’autant que la mythologie du « grand soir » a pris un coup mortel avec l’effondrement du communisme. Le socialisme est devenu au mieux social-démocrate, au pire populiste, sans que l’on ne sache plus très bien ce que l’un ou l’autre de ces termes veulent dire.  Pourtant des révolutions sont en cours.

    La révolution digitale. La révolution  de la globalisation. La révolution sociétale, celle des femmes. Et puis de vraies révolutions politiques, révolutions encore et toujours démocratiques.

    Au Venezuela, un jeune inconnu, Juan Guaido,  défie Maduro, l’armée (et les narcotrafiquants). Soutenu par la quasi-totalité des pays d’Amérique latine, les Etats-Unis, l’Europe, les étudiants , la rue, il sape le régime, qui n’aura bientôt plus d’autre recours  -mais il en est capable, comme son ami Ortega au Nicaragua- qu’un bain de sang.

    En Algérie, la jeunesse sort de l’ombre. Elle n’a jamais connu la liberté. Elle n’a connu que Bouteflika. Paravent plus que président d’un pays riche, corrompu, ruiné. Des centaines de milliards sortent d’Algérie quand le chômage des jeunes atteint 40%. Le système politique est aussi mort-vivant que Bouteflika, et comme lui, ne le sait pas. Qui l’emportera ? L’armée tient tout. Comme au Venezuela. Que décidera-t-elle pour mieux se conserver ? La mort ou la vie ?

    En Chine, Xi-Ping le tout puissant  se voit contesté. Ce n’est qu’en sourdine. Mais à l’Assemblée du peuple, on n’a plus parlé de dominer le monde. Seulement de mobiliser les cadres du Parti pour faire face aux « défis idéologiques ». 185.000 fonctionnaires ont été condamnés. Que se passe-t-il ? La croissance ralentit, la dette augmente, l’écart de richesse explose, les corps intermédiaires sont ignorés par le Guide. Il y a urgence : on lâche les vannes du budget pour relancer la machine économique, calmer le peuple et  les envieux.  Et on en envoie quelques-uns an prison. Même l’armée, pourtant gâtée, s’interroge : son budget augmentera moins vite que prévu. Une question surgit , qui ne se posait pas depuis vingt ans : la Chine peut elle connaitre une crise ? Or une crise économique ou financière sera forcément une crise politique. Car l’Etat parti n’a d’autre légitimité que le succès économique. Un système autoritaire est-il compatible avec une économie de marché, une économie numérique, une économie de l’innovation perpétuelle ? Révolution en Chine ? Nous y sommes déjà, encore, toujours, elle prend simplement les mille formes du dragon.

    Au Vatican un cardinal australien est mis sous les verrous, un autre, américain, déchu : le scandale d’une Eglise tolérante au Mal, notamment aux abus sexuels  de ses prêtres et évêques sur les enfants de chœur, provoque un étrange choc en retour. Après le pape conservateur, Benoit XVI, démissionnaire, le Pape  François est contesté par les conservateurs. L’offensive est publique. C’est Monseigneur Vigano qui la mène, reprochant au Pape d’avoir toléré l’intolérable. Le scandale est total. Les conseillers du Pape dénoncés. Le Vatican bouleversé,  combien de divisions internes ?

    Le Venezuela, c’est important. Un pays dont les réserves de pétrole comptent parmi les premières du monde, qui n’est plus soutenu que par Cuba, la Russie et la Chine, fleure bon la guerre froide et la bataille idéologique.

    L’Algérie, c’est une clé multiple. Pour les religieux et pour les démocrates. Pour le Maghreb et les pays arabes, qui, en dehors de la Tunisie, ont tous raté leur printemps. Pour la France et pour l’Europe. Car l’avenir comme les menaces, pour  l’Europe, sont au sud.

    La Chine, c’est le centre du monde. Un des centres  du monde en tout cas. Une crise en Chine, c’est une crise mondiale. Une tectonique des plaques économique et politique.

    Une crise au Vatican, c’est plus que cela : la fin d’un monde.

    On peut toujours se dire que l’Eglise en a vu d’autres. Que La Chine ne risque pas de s’écrouler. Que l’Algérie nouvelle ne sera pas pire qu’avant. Que le Venezuela reviendra tout ou tard sous la coupe américaine, comme le Viet-Nam est redevenu capitaliste. Il n’empêche. Rome n’est plus dans Rome. Le monde bouge. Tout est possible. Le meilleur (pour moi, la si faible, et si controversée démocratie) comme le pire (la guerre civile et le fanatisme).

    Quoiqu’il arrive, j’aimerais que la France, à défaut de révolution, fasse son aggiornamento, qu’elle se mette en ordre de marche pour les crises et révolutions, heureuses ou malheureuses, qui ne manqueront pas de venir. Car dans ce brouillard il y a une certitude : des révolutions, il y en a déjà et il y en aura encore plus. Un autre monde est à l’œuvre : mieux vaut l’épouser que le museler.

    Laurent Dominati

    A. Ambassadeur de France

    A. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site lesfrancais.press

  • Entretien avec le Secrétaire d’Etat Lemoyne – Francophonie – Élections Européennes et consulaires – Éducation – les sujets clés des Français de l Étranger

    Entretien avec le Secrétaire d’Etat Lemoyne – Francophonie – Élections Européennes et consulaires – Éducation – les sujets clés des Français de l Étranger

    Les 6 et 7 mars ont eu lieu à Bruxelles les rencontres du multilinguisme et de la francophonie. Cette rencontre avec des panels thématiques organisée par l ’Ambassade de France en Belgique, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et l’Alliance Française Bruxelles-Europe fut l’occasion d’une rencontre de la rédaction avec M. Jean-Baptiste Lemoyne, Secrétaire d’Etat attaché au Ministre des Affaires Etrangères et de l’Europe. Une occasion d’évoquer les prochaines élections consulaires. Celles-ci, programmées pour 2020, sont l’objet de nombreuses rumeurs : leur report, voir leur annulation, la réduction du nombre d’élus, et la modification du mode de scrutin. M. Lemoyne, membre du gouvernement, a été à cet égard assez clair : un grand respect de la majorité à la présence de ces élus locaux, en nombre, et concernant les élections de 2020, aucune réforme n’est à l’ordre du jour, le débat aura lieu par la suite.

    une interview réalisée en collaboration avec la French Radio 

  • L’actu en capitales: La «renaissance» macronienne vue d’Europe

    L’actu en capitales: La «renaissance» macronienne vue d’Europe

    L’actu en capitales récapitule l’info de toute l’Europe, grâce au réseau de rédactions d’Euractiv.

    Renaissance européenne : L’appel d’Emmanuel Macron en faveur d’une « renaissance européenne » a suscité des réactions dans toute l’Europe. Certains ont salué les propositions de réforme de l’UE, alors que d’autres ont gardé leurs distances ou accusé le président français d’être irréaliste et d’utiliser l’Europe pour servir ses propres objectifs politiques.

    Dans l’est de l’Europe, la tribune d’Emmanuel Macron a certainement suscité des discussions sur l’avenir de l’Europe. Bien qu’en désaccord avec cette vision, certains pays de Višegrad ont vu dans son intervention l’occasion d’ouvrir le débat tant attendu sur l’Europe. Mais elon eux, ce débat ne devrait pas conduire à plus d’Europe, mais plutôt à moins d’Europe.

    En Allemagne, le Spitzenkandidat du PPE aux élections européennes, Manfred Weber, s’est félicité de la proposition de modifier les traités en supprimant, par exemple, la règle de l’unanimité dans les affaires étrangères. De même, le ministre des Affaires étrangères, Heiko Maas, a déclaré au Tagesspiegel que la proposition était opportune avant les européennes : « Emmanuel Macron donne une impulsion très précieuse » au débat, a-t-il dit.

    Contrairement aux élus, le secteur des affaires allemand dit « Nein ». Le conseil économique, organisation traditionnellement liée à la CDU et représentant plus de 11 000 entreprises, estime que si le président français parle de liberté, il favorise en réalité davantage d’institutions, de bureaucratie et de protectionnisme. « Les idées d’Emmanuel Macron sur l’Europe sont façonnées par les réglementations, les interdictions, le protectionnisme et les nouvelles institutions », lit-on dans un communiqué.

    La lettre ouverte française a reçu une réponse discrète au Royaume-Uni, élus et commentateurs ayant tendance à se concentrer sur ses dernières critiques à l’égard du Brexit plutôt que sur les projets de réforme de l’UE. Henry Newman, directeur du groupe de réflexion Open Europe, proche de nombreux ministres conservateurs, a averti Emmanuel Macron que son « arrogance risque d’exacerber les problèmes de l’Europe sans les résoudre […] vous aggravez les divisions sans les aborder ».

    Pour les pays d’Europe de l’Est, l’appel du président français est l’occasion de tracer des frontières claires entre deux camps opposés en vue des élections européennes de mai prochain. Un bras de fer entre deux avenirs européens possibles.

    En Pologne, l’eurodéputé Ryszard Legutko, de l’ultra conservateur PiS (affilié au CRE), a déclaré que les propositions montraient que « l’autre camp » – c’est-à-dire les libéraux ou les partis de gauche – était « en panique ». Il estime aussi que l’idée d’une « Agence pour la protection des démocraties » « fait peur ».

    Aucun homme politique polonais de l’opposition n’a abordé cette question jusqu’à présent, mais le chef du Conseil de l’UE, Donald Tusk, lui-même polonais, partage la vision du dirigeant français et a tweeté : « Tous ceux qui se soucient de l’UE devraient coopérer pendant et après les élections européennes. La renaissance de l’Europe doit commencer maintenant ». La coalition pro-européenne récolte pour l’instant la majorité des intentions de vote en Pologne.

    Le Premier ministre tchèque, Andrej Babiš (ANO-ALDE), a pour sa part déclaré que les propositions étaient « totalement déconnectées de la réalité ». « J’ai remarqué que lorsque la France dit ‘plus d’Europe’, cela signifie en fait ‘plus de France’ », a-t-il indiqué. « Mais ce n’est pas la voie à suivre. Nous sommes tous égaux en Europe. »

    En Slovaquie, le Premier ministre socialiste, Peter Pellegrini, a salué les mesures proposées, tandis que le parti d’opposition conservateur SaS (CRE) a jugé que le président français « faisait du tort » à l’Europe. Ses membres soulignent évidemment le soutien français aux quotas de réfugiés, auxquels ils s’opposent farouchement. Ils voient aussi dans nombres des suggestions un potentiel de multiplication du fardeau bureaucratique.

    Assez étonnamment, le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, s’est montré moins critique, peut-être dans une tentative de modérer son discours anti-UE avant une réunion cruciale du PPE le 20 mars, lorsque son futur au sein du parti sera discuté.

    « Cela pourrait marquer le début d’un débat européen sérieux […] dans les détails, bien sûr, nous avons des divergences de vues, mais l’important ne sont pas ces divergences, mais que cette initiative offre un bon point de départ à un dialogue sérieux et constructif sur l’avenir de l’Europe », a-t-il déclaré à Reuters.

    En Roumanie, le dirigeant du parti socialiste au pouvoir, Liviu Dragnea, est d’accord sur le fait que l’UE devrait revenir aux valeurs sur lesquelles elle est née, mais il n’a pas manqué cette occasion de s’en prendre à son adversaire politique, le président Klaus Iohannis.

    En Croatie, les partis politiques ont évité de prendre vraiment position publiquement. Les socialistes et les libéraux ont plutôt réagi positivement tandis que le centre droit était plus prudent.

    L’eurodéputé libéral Ivan Jakovčić a déclaré qu’Emmanuel Macron était « courageux » de proposer des mesures radicales dans cette période difficile, alors que Miro Kovač, un politicien de centre droit et président de la commission parlementaire des affaires étrangères, a estimé que cette lettre qui arrive trois mois avant le scrutin ne fait que servir des intérêts électoraux français

    « Emmanuel Macron se bat contre la droite en France et veut envoyer un message sur l’orientation européenne de son parti. L’attitude ‘L’Europe, c’est moi’, que l’on peut lire entre les lignes, est répugnante pour certains. »

    LONDRES

    Pas de solution sur le filet de sécurité : Le porte-parole de la Commission, Margaritis Schinas, a déclaré mercredi qu’à l’heure actuelle, des pourparlers « difficiles » ont réduit à néant toute avancée sur le filet de sécurité irlandais.

    « Les discussions ont été difficiles et aucune solution n’a été trouvée qui soit compatible avec l’accord de retrait, y compris le protocole sur l’Irlande du Nord qui, comme vous le savez, ne sera pas rouvert », a révélé le porte-parole, après que le négociateur européen sur le Brexit, Michel Barnier, eut informé les fonctionnaires de la Commission sur l’état des négociations. (Samuel Stolton, Euractiv)

    ROME

    Flirt avec Pékin : L’Italie pourrait être le premier membre du G7 à se joindre à l’initiative chinoise « Belt and Road », a déclaré le secrétaire d’État Michele Geraci au Financial Times. La Commission européenne n’a pas voulu faire de commentaire, mais un porte-parole a averti que tous les États membres doivent « assurer la cohérence [de leurs engagements] avec la législation et les politiques de l’UE et respecter l’unité de l’UE dans la mise en œuvre des politiques européennes ». Les États-Unis se sont inquiétés de cette implication possible dans l’énorme projet chinois d’infrastructure. (Gerardo Fortuna, Euractiv)

    PRAGUE

    Signature du pacte fiscal : Le président tchèque, Miloš Zeman, a finalement signé le Pacte fiscal – le document de coordination des politiques économiques au sein de l’UE. La République tchèque était le dernier État membre de l’UE à rester en dehors du pacte, avec le Royaume-Uni. La ministre des Finances, Alena Schillerová, a déclaré que l’adhésion permettrait à la République tchèque de participer aux sommets de la zone euro. (Aneta Zachová, Euractiv République tchèque)

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