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  • Retrospective: ce qu’il ne fallait pas manquer en 2019 pour les Français de l’étranger

    L’année 2019 se termine ! Elle fut riche en évènements ! Parfois heureux, parfois source d’inquiétude pour les Français de l’étranger. 3 thématiques ont dominé les débats durant les 12 derniers mois : l’enseignement français à l’étranger, la fiscalité des non-résidents, la représentation politique des Français de l’étranger.

    Education : grèves, inquiétudes sur l’AEFE, privatisation rampante ?

    2019 fut une année particulièrement agitée pour l’enseignement français à l’étranger. Comme l’Hexagone, le réseau de l’AEFE, et plus particulièrement des établissements en gestion direct, fut frappé par des grèves importantes à deux occasion en décembre et qui pourraient reprendre après la trêve des fêtes de fin d’année. Le combat porte sur la réforme des retraites mais aussi, dans le réseau AEFE, sur des spécificités de l’enseignement français à l’étranger.

    En effet, celui-ci est régulièrement l’objet de contestations et de critiques sur la façon dont il fonctionne: les parents d’élèves reprochent régulièrement aux gestionnaires de faire peser un poids trop lourd sur leurs épaules via les frais de scolarité sans pour autant leur permettre de s’impliquer pleinement dans la gestion, et les professeurs titulaires craignent une privatisation rampante du réseau.

    Ainsi à Hong-Kong par exemple le lycée est passé cette année du régime de la convention à celui du partenariat qui est beaucoup plus éloigné de l’AEFE. Dans d’autres établissements, il existe une tentation de passer par des réseaux privées, notamment des fondations.

    Alors que l’AEFE s’est vu doté de 25 millions d’Euros supplémentaires (après une baisse des dotations cependant de plus de 30 millions d’euros au début du quinquennat), 2020 devrait être cruciale pour l’enseignement français à l’étranger, et la philosophie qui le guide. Ce d’autant plus que de nouveaux acteurs privés arrivent.

    Choc fiscal pour cette rentrée 2019 : un moratoire mais pas de solution 

    Comme indiqué dans un précédent article,  les députés de la majorité des Français hors de France ont proposé, et obtenu, un moratoire des dispositions de la réforme fiscale visant leurs électeurs et qu’ils ont pourtant votée en 2018.

    Cette réforme avait à l’origine un objectif simple : aligner la fiscalité des Français non-résidents sur le territoire sur celle des résidents.

    Un principe simple mais avec potentiellement de lourdes conséquences. La députée des Français d’Asie (XIème circonscription) Anne Genetet,  avait, dans nos colonnes, défendue sa position sur le sujet.

    Anne Genetet                                                     Député des Français de l’Etranger – LREM

    Le moratoire d’un an est le seul sursis acquis à ce jour

    Ce moratoire a été instauré jusqu’au 1er janvier 2021 concernant les « salaires et pensions de sources françaises versés aux non-résidents ». Il exclue donc les revenus fonciers : les loyers et les revenus des capitaux mobiliers sont donc imposés selon le nouveau calcul depuis l’exercice 2019.

    Concrètement, les nouvelles règles pour les non-résidents ne s’appliqueront sur les salaires et les retraites, au plus tôt, qu’au premier janvier 2021. 

    Par ailleurs, et dans l’intervalle, une analyse sera conduite, courant 2020, sur l’impact, et en particulier l’impact négatif, que la réforme pourrait engendrer pour les français travaillant à l’étranger ou y percevant leurs retraites.

    Une réforme potentiellement préjudiciable à plusieurs catégories de non-résidents

    L’objectif principal la modification de la fiscalité des non-résidents sur leurs revenus en France donc, et l’application de barèmes : 20% pour les premiers 27 000€, 30% au-delà.

    Une autre possibilité, cependant, est alors le choix du barème progressif, qui est le barème qui s’applique en France à condition de fournir les revenus mondiaux et la constitution de son foyer. Il faut alors déclarer tous ses revenus dans le monde et voir s’appliquer pour la partie française le barème progressif.

    Une des atténuations de ces nouvelles règles proposées est, donc, l’inclusion du quotient familial dans le calcul. Bien connu en France, ce principe permet de diviser le revenu imposable en un certain nombre de parts.

    Fixé en fonction de la situation de famille du contribuable et du nombre de personnes à charge, le quotient familial permet de proportionner le montant de l’impôt afférent à un revenu donné en fonction du nombre de personne qui vivent sur ce revenu. Concrètement, les familles nombreuses payent moins d’impôts sur un revenu similaire à une personne qui vivrait seule.

    Profonde évolution en vue de la représentation des Français de l’étranger

    La représentation des Français de l’étranger est l’objet de réformes fréquentes. 2019 ne fit pas exception à la règle. L’Assemblée des Français de l’Etranger (AFE), qui fêtait cette années ses 70 ans est amenée à évoluer. Le Secrétaire d’Etat Lemoyne a annoncé la création d’une conférence trimestrielle réunissant le ministre, les parlementaires des Français de l’étranger et les membres du bureau élargi de l’AFE. Chaque trimestre, les informations de terrains, les difficultés socio-économiques ou de sécurité, seront mises en commun entre les élus de proximité, les 23 parlementaires élus des Français de l’étranger et le gouvernement à travers le Secrétaire d’Etat et son cabinet. L’objectif est de mieux cibler les zones sous tension ou les difficultés socio-économiques et en particulier celles induites par les réformes du gouvernement comme celle actuelle sur la fiscalité ou celles à venir comme la refonte des retraites.

    Autre sujet d’évolution, le vote électronique . Celui-ci sera possible pour les élections consulaires des 16 et 17 mai prochains. L’objectif est d’augmenter la participation à ce scrutin qui vise à renouveler les élus de terrain des 2,5 millions de Français de l’étranger. Le statut des élus consulaires évolue lui également, jusque leur nom, ce seront désormais des conseillers des Français de l’Etranger.

    Enfin, le rôle et surtout les modalités d’élection des députés et des sénateurs sont-elles amenées à changer. Il fut fait état d’une volonté de réduire le nombre de députés et de les regrouper dans une circonscription unique monde avec scrutin proportionnel. Beaucoup ont mis en avant le risque de décalage entre les élus dans une circonscription de cette taille avec les citoyens. La réforme sera de toute façon complexe à mettre en œuvre, il ne semble à l’heure actuelle que la majorité ne dispose pas d’un nombre suffisant de parlementaires pour l’adopter.

  • Review Star Wars Episode IX: Rise of the Skywalker

    Le dernier épisode de la saga des Skywalkers nous fait voir de toutes les couleurs et nous emmène dans les étoiles mais le Millenium Falcon ne nous entraîne pas franchement vers de nouvelles aventures stupéfiantes. Il préfère regarder dans le rétroviseur.

    Rey, toujours à la recherche d’elle même, découvre un ennemi bien plus dangereux que Karlo Ren. Avec l’aide de ses amis, elle fait face et affronte des dangers mystérieux.

    J.J. Abrams (« Star Trek », « Super 8 ») est de retour aux commandes de la saga après avoir réalisé le premier volet de cette nouvelle trilogie « Star Wars  Episode VII: The Force Awakens ».  Abrams est un grand fan, dit-il. Après l’accueil plutôt mitigé du dernier volet de l’épopée, « The Last Jedi » (plus original et noir que « Force Awakens ») il a décidé de ne pas prendre de risque et de faire plaisir aux groupies. Attendez-vous à des clins d’œil et des hommages, beaucoup d’hommages à toute la saga Star Wars. Les fans vont surement être ravis, les autres découvrir un film avec beaucoup de rythme, parfois un peu trop. Manque l’émotion, mais on ne s’ennuie pas. J.J. Abrams a l’art de tourner un film d’aventure divertissant plein de scènes spectaculaires et un final réussi. On regrettera cependant une histoire pas très orignale ; aucun risque n’a été pris dans l’écriture du scénario. Et c’est dommage.

    Le cast, qui n’a pas grand-chose à se mettre sous la dent, inclut  Adam Driver, Daisy Ridley, John Boyega, Oscar Isaac, Anthony Daniels, Naomi Ackie, Domhnall Gleeson, Richard E. Grant, Lupita Nyong’o, Keri Russell. On saluera surtout la prestation d’Oscar Isaac dans le film, toujours en grande forme.

    Un article en partenariat avec

  • Se déplacer en France : la galère ! Pont aérien vers la Corse, 2 TGV sur 5… Fin d’année difficile

    La grève se poursuit et le trafic est très perturbé ce lundi. RER et métros sont peu nombreux à Paris. Deux TGV sur cinq circulent. Tandis que la Tempête Fabien isole la Corse.

    La grève continue à la RATP et à la SNCF. Ce lundi 23 décembre, le trafic devrait rester «fortement perturbé» en France et dans Paris.

    RATP : de légères améliorations observées

    Après un dimanche noir, la situation s’améliore légèrement, selon le groupe RATP. Si les lignes 1 et 14 (automatiques) continuent de rouler, les lignes 2, 3, 4, 7, 8, 9 et 10, 11 ne reprennent que «partiellement» du service aux heures de pointe. Un RER A sur deux et un RER B sur trois circulent également sur ces périodes.

    Côté bus et Tramway, la situation est identique à celle de ce dimanche 22 décembre.

    À noter que depuis le début du mouvement, les lignes du métro 5 et 12 n’ont pas vu un seul voyageur.

    SNCF : deux TGV sur cinq circulent

    Sur le réseau SNCF ce lundi, le trafic sera moins bon encore que ce weekend. Deux TGV sur cinq et un Transilien sur cinq circulent, prévient le groupe.

    En ce qui concerne les TER, un tiers du trafic a été assuré ce dimanche. Les régions les plus impactées par la grève ont été la Nouvelle-Aquitaine, la Normandie et l’Occitanie, avec seulement 20% de leurs TER en circulation. Des chiffres qui devraient se maintenir aujourd’hui.

    En Île de France, un trafic routier très faible ce matin

    Les Franciliens sont peu nombreux sur les routes en cette veille de Noël, selon le site de suivi en temps réel Sytadin. Ainsi, on compte seulement 58 km de bouchons en Île-de-France à 7h45, un chiffre bien en-deçà de la norme.

    Et il y aussi la  tempête Fabien, qui a balayé et isolé la Corse dimanche 22 novembre.

    Ce lundi matin, elle laissait toujours des milliers de foyers sans électricité, Air Corsica organise un pont aérien avec le continent pour transporter les milliers de passagers bloqués hier dimanche à cause de l’annulation de tous les vols sur l’île.

    Ayant été contrainte d’annuler une cinquantaine de vols au total hier dimanche, la compagnie aérienne a programmé, ce lundi, 51 vols supplémentaires au départ et à l’arrivée de Bastia, représentant 7200 sièges, rapporte BFMTV. Ils assureront notamment des liaisons avec Nice, Marseille, Paris-Orly, Lyon, Toulouse, Bruxelles, Charleroi (Belgique), Porto (Portugal).

    L’aéroport d’Ajaccio restant fermé jusqu’à nouvel ordre, des navettes routières ont été mises en place entre la préfecture de Corse du sud et Bastia pour y acheminer les passagers devant prendre l’un des vols du pont aérien.

    L’île méditerranéenne avait été coupée du continent dimanche: après la fermeture de l’aéroport d’Ajaccio, inondé, dès samedi, les vols des autres aéroports avaient aussi été annulés dimanche.
        
    Côté mer, aucun bateau n’a pu effectuer la traversée, du continent vers la Corse ou de la Corse vers le continent, même si le trafic devrait reprendre ce lundi, selon la compagnie maritime Corsica Linea. Plusieurs milliers de passagers ont été affectés. La circulation des trains, interrompue dimanche, devait reprendre progressivement lundi après-midi, ont annoncé les Chemins de fer de la Corse.

  • Début des célébrations de Hanoucca aussi chez les Français de l’étranger

    Dimanche 22 décembre débuta la fête de Hanoucca. La « fête des lumières » s’étale sur  jours et est célébré par les Juifs du monde entier par l’allumage d’une ménorah chaque soir, ainsi que des prières particulières et la consommation d’aliments frits.

    Signifiant « inauguration » en hébreu, elle célèbre la réinuaguration du Temple et le miracle de l’huile. il est de coutume de consommer des aliments frits dans l’huile. Le met classique d’Europe orientale est le latkè de pomme de terre ; en Israël, c’est la soufganya (beignet), fourrée de confiture.

    Une fête forcément particulièrement célébrée en Israël

    L’Etat hébreu célèbre forcément très largement cette fête. Des Ménorah sont installées dans les lieux publics et allumées progressivement chaque soir. Les 150 000 Français d’Israël, dans leur immense majorité bi-nationaux, ont l’occasion de bénéficier d’un réseau de synagogues francophones comme la synagogue de Kiryat Yovel à Jérusalem et d’un réseau associatif comme Alef Ledoroth .

    A Londres, la très importante communauté française conterait au moins 10 000 personnes de confession juive. Si ils sont dispersés dans la capitale anglaise et qu’il n’est dans certains quartiers pas toujours facile de trouver des produits casher, ils participe au dynamisme du judaïsme en Angleterre. Le rabbin Dovid Katz de la communauté West Hampstead Chabad estime avoir plus de 100 familles françaises fréquentant ses activités. le Centre communautaire juif de Londres propose des activités pour le public francophone comme un « dimanche à la plage » pour les familles françaises.

    Des communautés juives françaises à Miami, Londres, Tel Aviv …

    Les Français de confession juive sont aussi présents à Miami où ils se sont constitué en association le Centre communautaire juif de Londres , Montréal compte dans tous ses quartiers de nombreuses synagogues et un réseau associatif organisé autour du Grand Rabbinat du Québec.

    Ainsi les juifs francophones disposent de nombreuses possibilités pour rencontrer leurs coreligionnaires. Nous souhaitons à tous nos lecteurs Juifs d’excellentes fêtes d’Hanoucca !

  • Injures à Chefs d’Etat

    En 2013, le délit d’ «offense au chef de l’Etat », a été supprimé après un avis de la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Depuis, les offenses au Chef de l’Etat se multiplient … de la part d’autres chefs d’Etat. Les citoyens, eux, restent bien élevés.

    Erdogan insulte Macron, comme Bolsonaro, Trump, ou Rohani. Cela ne les empêche pas, ensuite, de se parler. Le nouveau Président algérien lui aussi s’est senti insulté, parce qu’il n’avait pas été chaleureusement félicité par Macron. Macron, qui s’était contenté de prendre note d’un semblant d’élection, s’est rattrapé ensuite d’un coup de téléphone personnel et « chaleureux ». On imagine la chaleur.

    Emmanuel Macron n’est pas le seul à recevoir des compliments. Trump s’est fâché avec Trudeau, deux fois déjà, il s’est senti moqué. Maduro insulte volontiers Américains et Européens, pour imiter Chavez. L’insulte serait devenue une formule à la mode des messages diplomatiques.

    Louis XIV menaça de guerre le Pape pour une altercation entre la garde pontificale (corse) et celle de l’Ambassadeur de France. L’Angleterre menaça Venise d’une guerre, car la République avait suspecté l’Ambassadeur anglais de contrebande, ce qui était vrai. Napoléon III, à cause de la provocation insultante de la dépêche d’Ems, déclara la guerre qui ruina son Empire, la France, puis l’Europe. Il faut donc se réjouir d’entendre les Grands de ce monde s’insulter sans qu’il y ait de conséquences. Loin de croire à un affadissement des mœurs, il faut saluer le triomphe de la raison sur les petits egos des Grands.

    Tout n’est pas bon dans l’insulte. Ni chez les puissants, ni chez les gens. Injure est une atteinte à l’honneur qui demande justice (in-iuria, in-juste). En fait, l’injure ne grandit pas son homme, celui qui la crache : la réputation des Bolsonaro, Maduro, Trump, Erdogan, ne les aide pas. Sauf chez leurs partisans, évidemment, qui voient dans ce style franchise et démonstration de force. Car on suppose toujours qu’insulter quelqu’un est un défi de puissance. Si les Chefs d’Etat s’insultent, c’est pour se donner un coté populaire, viril et fort. Comme si être mal élevé faisait peuple. Cette nouvelle pratique obéit donc à la vieille règle de la diplomatie, la première et la plus importante de toute, qui veut que toute politique étrangère trouve sa raison première dans la politique intérieure.

    Le nouveau Président algérien se vexe contre la France parce qu’héritier du FLN, le régime qu’il incarne s’est toujours fâché contre la France. Il cultive sa base, ce qu’il en reste. Erdogan insulte Macron, parce que Macron est le chef d’un pays qui a reconnu le génocide arménien, que la France représente l’ancien modèle de la laïcité turque qu’il combat, qu’elle soutient les Kurdes. (Ambassadeur au Conseil de l’Europe, je me souviens m’être levé et parti lorsqu’Erdogan, déjà, s’était moqué de la France. Le Ministre Davutoglu l’avait excusé. Il a aujourd’hui pris ses distances avec Erdogan.) Bolsonaro insulte Macron (et Brigitte) pour flatter son électorat macho. Inversement, quand Trudeau se moque de Trump, il fait plaisir aux libéraux canadiens et à son électorat. Il ne s’agit que rarement de politique étrangère.

    Ce qui paraissait indigne d’un chef d’Etat hier parait aujourd’hui commun. Seuls les vieux de la vieille, Poutine, Merkel, Xi Jinping, Shinzo Abe, restent muets, polis, courtois, à l’ancienne. Le populisme ne les atteint pas.

    Merkel s’énerve contre Macron quand il cède à la provocation inutile, sur l’OTAN ou la Pologne. Les Chinois n’ont jamais un mot plus haut que l’autre. Ennuyeux peut-être, comme certains diners diplomatiques. Efficaces, aussi : Ne jamais se mettre en position de faiblesse. Quand on arrive en retard, on doit s’excuser. Aussi ne jamais être en retard. Quand les mots vont trop loin, il faut les rattraper. Réfléchir avant. Quand on se moque, il faut se faire pardonner. Ni moquerie, ni pardon. Plaisir d’insulte ne dure qu’un moment, son souvenir dure toute la vie. Bref, les Chefs d’Etat se comportent comme des amateurs.

    Curieusement, la loi française a donc pris soin de maintenir le délit d’outrage, non pour les chefs d’Etat, mais pour les Ambassadeurs et les agents diplomatiques. Afin qu’ils travaillent sereinement, y compris Noël et jours de l’an, comme les gendarmes, pilotes et conducteurs de train, quand ils ne sont pas en grève, en évitant les bêtises des matamores.

    Pour passer de bonnes fêtes, et pour l’an prochain, ne pas accorder trop d’importance aux gros mots des trop grands de ce monde.

    Bonnes fêtes !

    Laurent Dominati

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

    A. Ambassadeur de France

    A. Député de Paris

  • Le Reportage de France 3 sur le Marché de Strasbourg à New-York

    Cette année, le marché de Noël de Strasbourg s’exporte à New York pour la première fois. En plein cœur du quartier de Manhattan, à côté du Parc de Bowling Green, les habitants de New York pourront à leur tour découvrir la magie d’un Noël strasbourgeois.

    Le 5 décembre à 18h (heure locale) a eu lieu l’inauguration officielle du Marché de Noël alsacien à New York. Au programme, allumage du grand sapin, chorales et animations diverses. Une trentaine de chalets en bois ont été fabriqués spécialement pour cette occasion, afin que les New Yorkais puissent eux aussi goûter aux produits artisanaux et aux gourmandises alsaciennes.

     

  • Vacances en France : Attention aux nouvelles arnaques en rue ou à votre porte

    Les Français de l’Etranger profitent des vacances de fin d’années pour aller passer les fetes de noël et du nouvel an auprès de leurs familles, un retour aux sources. Mais la France évolue et aussi sa palette de méfaits.

    Faisant preuve d’une imagination sans limite, des gangs de malfaiteurs aguerris écument le pays pour multiplier les vols par ruse. Parmi les derniers stratagèmes en plein essor, l’arnaque dite «à la carte routière» figure en bonne place. Elle vient de faire des ravages dans l’ouest du pays, en particulier en Seine-Maritime où la sûreté départementale a démantelé une redoutable équipe au terme de longs mois d’enquêtes.

    «Le principe est simple, raconte un policier spécialisé. Des jeunes femmes repèrent des personnes âgées ou des étrangers dans la rue, aux abords de la gare ou de sites touristiques comme la cathédrale de Rouen. Ces dernières sont suivies jusqu’à ce qu’elles retirent de l’argent ou fassent un achat par carte bancaire dans un commerce.» Habiles et furtives, les voleuses espionnent jusqu’à voir le code secret. Quelques instants plus tard, elles abordent les «cibles», leur expliquant qu’elles sont complètement perdues avant de déplier une grande carte sous leur nez.

    «Occupée et déstabilisée, la victime ne s’aperçoit pas qu’un pickpocket lui fait les poches ou fouille son sac à main pour soutirer sa carte, poursuit le policier. Sans attendre, le gang multiplie les retraits dans les distributeurs automatiques de billets aux alentours. En retirant bien sûr la somme maximale à chaque reprise.»

    Après avoir multiplié les recoupements remontant à 2016 et effectué un gros travail de surveillance, notamment grâce à la vidéo, la brigade financière de la sûreté départementale de Seine-Maritime a répertorié à elle seule pas moins de 85 victimes, le plus souvent des «seniors» ayant plus de 70 ans, pour un préjudice de 98.000 euros.

    Il s’agit de la partie émergée d’un fléau manifestement plus profond: en effet, les quatre jeunes Bosniaques interpellées mardi dernier dans la banlieue de Lille (Nord) ont aussi été confondues pour des «raids» menés du côté du Havre ou encore de Caen. «Titulaires chacune de huit à dix alias, elles passaient sous les écrans radars en circulant sous le couvert de faux papiers, voire de vrais passeports supportant des identités frauduleuses», précise une source proche du dossier.

    «Équipes multicartes»

    Se présentant souvent comme mineurs pour éviter les comparutions immédiates, des multirécidivistes sont soupçonnés d’avoir sillonné une grande partie du territoire national, leurs compagnons étant susceptibles quant à eux de se faire passer pour de faux policiers ou des plombiers fantoches pour multiplier les vols à domicile. Dans le jargon policier, on appelle cela des «équipes multicartes». Fin novembre dernier, à Montargis (Loiret), quatre faux «inspecteurs» en civil ont dérobé 325.000 euros dans le coffre-fort d’un retraité, avant de se faire interpeller par la PJ de Versailles. Les butins amassés, qui empruntent souvent des circuits difficilement traçables, sont revendus ou acheminés vers les pays de l’Est, où les donneurs d’ordre peuvent vivre retranchés.

    Une campagne de prévention

    Selon un dernier bilan «cadre de vie et sécurité» conduit par l’Insee en partenariat avec l’Observatoire national de la délinquance et de la réponse pénale (ONDRP) et le service statistique ministériel de la sécurité intérieure, pas moins de 254.000 personnes établies en France métropolitaine ont déclaré avoir été les victimes, l’année dernière, d’un chantage, d’une extorsion ou de ce que les experts nomment une «fausse romance». Soit plus de 700 par jour! En un an, cet agrégat a bondi de 20.000 faits, pour représenter à lui seul 21 % des arnaques subies.

    Le phénomène des vols par ruse a pris une ampleur telle que la direction générale de la police nationale diffuse sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter et Instagram) une campagne de prévention mettant en scène, sous forme graphique, quelques modes opératoires aux effets dévastateurs. Il en va ainsi de l’escroquerie au billet de 50 euros, scénario basique qui consiste à placer une coupure, en général fausse, sous les essuie-glaces du pare-brise.

    «Clé sur le contact et le moteur en marche, vous sortez de votre voiture pour le récupérer», décrit la police avant de conclure, sur la foi d’une série d’affaires: «L’escroc s’empare alors de votre véhicule et prend la fuite.» Au chapitre de l’escroquerie au rétroviseur cassé, le malfaisant s’arrête au niveau de sa victime et l’accuse de l’accident. Retors, il appelle ensuite un faux assureur qui annonce un prix exorbitant. Pour gagner la confiance de sa proie, en général paniquée, il lui propose un «arrangement à l’amiable» et l’incite à «se rendre à un distributeur pour se faire dédommager».

  • Un repas de noël à la française au bout du monde

    Les Français de l’étranger ne seront pas tous en possibilité de rentrer en France à l’occasion des fêtes de fin d’année. Repas avec la belle famille dans le pays d’expatriation, impossibilité technique ou professionnelle de rentrer, les raisons peuvent être multiples.

    Ce n’est pas pour autant qu’il n’est pas possible de profiter de spécialités françaises lors de ces diners !

    Le foie gras interdit en Californie

    La vente de foie gras est interdite en Californie

    Si le foie gras est interdit d’importation en Californie depuis le 1er janvier 2019, il est possible ailleurs aux Etats-Unis de se le procurer via notamment le site mon épicerie française , qui livre également au Japon, à Hong-Kong, en Afrique du Sud, et partout ailleurs dans le monde propose une large sélection de produits 100% made in France. Parmi ceux-ci, des vins de toutes les régions, une sélection de foie gras, confits, et terrines, des produits de la mer ou encore de la charcuterie.

    Au japon, il y a l’embarras du choix. La gastronomie française y est particulièrement présente et appréciée. Citons notamment la boulangerie Boul’ange Shinjuku Southern Terrace à Tokyo, très appréciée des locaux, le Bretagne qui propose des produits de la région française, ainsi, pour ceux qui ont les moyens, que les 5 restaurants tokyoïtes du regretté Joël Robuchon .

    Les chaines françaises présentes à l’étranger

    Les grandes enseignes françaises sont largement présentes à l’international, citons notamment les magasins Picard qui possède des franchises en Belgique, en Suède, en Suisse, au Japon et la vente à distance est possible en Espagne.

    Les Galeries Lafayette, qui disposent toujours d’un rayon gourmet, ont des antennes à Berlin , Dubaï , Jakarta , Istanbul, Shanghai et Milan entre autres.

    Les Galeries Lafayette de Berlin

    Autres exemples, les groupes Auchan et Carrefour qui disposent aussi de nombreux établissements à l’international qui disposent de sélections de produits français.

    Les produits de luxe privilégiés

    Bien sûr, les marques de luxe de la gastronomie française sont également très présentes dans le monde. Les macarons Ladurée sont présents aux quatre coins du globe avec notamment 6 magasins à Londres, 8 aux Etats-Unis, 3 en Arabie Saoudite, 8 au Japon… Une présence mondiale comme leur concurrent Pierre Hermé

    Autre référence, Fauchon  qui dispose de points de vente dans plusieurs pays d’Europe.

    Ainsi, il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses pour avoir un réveillon réussi !

  • Grève : Un voyageur sur deux en rade pour noël – La CGT, seul syndicat opposé à la trêve, bloque

    Les perturbations de trafic ne vont pas cesser pendant les fêtes. Jeudi 19 décembre, la SNCF a annoncé que 2 TGV sur 5 et 2 Transilien sur 5 circuleront la semaine prochaine.

    « Le 23 et le 24 décembre le trafic sera encore très perturbé. 400 000 voyageurs avaient déjà leur réservation, mais pour 48% d’entre eux, c’est un peu la douche froide : ils devront échanger leur billet ou alors trouver une autre date pour espérer avoir un train et partir pour les fêtes », rapporte le journaliste Ignacio Bornacin de l’AFP depuis la gare Montparnasse à Paris.

    La CGT-Cheminots, premier syndicat à la SNCF, « continue » la grève contre la réforme des retraites, tandis que l’Unsa ferroviaire, deuxième syndicat, « appelle à une pause pour les vacances scolaires », ont indiqué les deux organisations jeudi à l’AFP, après une réunion multilatérale à Matignon.

    L’Unsa, en revanche, appelle à une « pause », a indiqué son secrétaire général, Laurent Escure, aux journalistes à la sortie de la réunion à Matignon.

    Cette pause est décidée « pour les vacances scolaires », a précisé à l’AFP Didier Mathis, secrétaire général de l’Unsa ferroviaire, qui représente 7,5% des conducteurs et contrôleurs. SUD-Rail, troisième syndicat à la SNCF, « va entretenir le mouvement avant les temps forts de la rentrée », a indiqué à l’AFP Erik Meyer, secrétaire fédéral, dont l’organisation représente environ un tiers des conducteurs de train et plus de 25% des contrôleurs.

    Sur France Inter, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a répété qu’il avait noté une «volonté de dialogue et d’ouverture» de la part du premier ministre, ainsi que des «perspectives d’avancées» sur certains sujets sensibles de la réforme des retraites, dont la pénibilité ou le minimum de pension. «Le système dessiné est insuffisant, mais il n’est pas mauvais», a-t-il jugé. Cependant, a-t-il immédiatement tempéré, le «désaccord» autour des mesures paramétriques de court terme, dont l’instauration d’un âge pivot, demeure. Ces mesures d’équilibre ne sont «absolument pas nécessaires», a-t-il jugé, dénonçant la volonté du gouvernement de faire passer une «bonne vieille réforme classique des retraites où l’on va demander aux gens de travailler plus longtemps», en parallèle de la transformation systémique.

    «Je veux que l’âge pivot soit retiré de cette réforme», car il est «injuste», a-t-il martelé. Le chef de la majorité présidentielle a toutefois laissé la porte ouverte à des négociations, a précisé Laurent Berger: «Le premier ministre a dit qu’on pourrait imaginer un cocktail de mesures», mélangeant par exemple une hausse des cotisations à d’autres mesures supplémentaires pour financer la réforme. «C’est encore sur la table», selon le syndicaliste, qui craint que la réforme soit en train de «pourrir» à cause de mesures budgétaires et comptables «qui ne se justifient pas» sur le court terme. «Ce qui a changé, c’est la vision politique, c’est le fait que certains veulent avoir une réforme budgétaire plutôt que systémique», a regretté le représentant. Pour lui, «certaines personnes» poussent à «faire faire des économies à l’État» sur «le dos du régime des retraites», une situation inacceptable.

    Laurent Berger a senti la «grande détermination» d’Édouard Philippe à mettre en place ce dispositif, et a prévenu que la CFDT comptait bien se mobiliser pour l’en dissuader. Après la trêve des confiseurs, qu’il appelle ses vœux, le leader syndical va remobiliser son organisation: «à partir du 6 janvier», l’organisation va interpeller les parlementaires, d’une part, et pourrait proposer aux travailleurs de se mobiliser en amont de la présentation du projet de loi en conseil des ministres, fin janvier, d’une manière «plus festive» que les manifestations habituelles, a-t-il suggéré. Ces rassemblements porteront l’idée que «demander de travailler plus longtemps n’est pas acceptable».

    Le représentant syndical a également salué les avancées timides sur la pénibilité, tout en appelant l’exécutif à aller plus loin, par exemple en prenant en compte les postures pénibles, le risque chimique ou encore les gestes répétitifs. Il refuse de voir se rejouer un scénario semblable à celui de l’assurance-chômage : « si c’est pour jouer un jeu de dupes où tout est fixé à l’avance, il n’en est pas question« , prévient-il. « Veut-on une justice sociale, dans ce pays, ou doit-il être gouverné par une logique de règle arithmétique » et comptable, s’est interrogé Laurent Berger en conclusion.

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