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  • Les messes en français dans le monde

    2,5 milliards de Chrétiens dont plus d’1 milliard de Catholique, première religion en France et dans le monde, vont célébrer la naissance de Jésus Christ à l’occasion des fêtes de noël. Celles et ceux parmi les Français de l’étranger qui souhaitent assister à la messe de noël en français, c’est possible dans de nombreux endroits à travers le monde. Tour d’horizon.

    L’église Saint-Louis des Français de Rome

    La conférence des évêques de France dispose d’un site très complet qui dénombre la présence d’organisations catholiques francophones à travers le monde. L’on y découvre qu’à St Petersbourg a lieu tous les dimanches à 17 heures une messe en Français à la Paroisse Sainte Catherine 32-34, Nevskyprospect. A Londres, la paroisse francophone Notre Dame de Londres accueille l’importante communauté francophone de la capitale anglaise les samedi et dimanche au 5 Leicester Place.

    Certaines églises pluri-centenaires

    La plus célèbre église française à l’étranger est à Rome. L’église Saint-Louis des Français, qui date du 16ème siècle et est un chef d’œuvre de l’art baroque accueille les croyants pour des messes tous les jours à des horaires variables (plus d’infos en contactant [email protected] ).

    Autre église homonyme, Saint-Louis des Français de Lisbonne, localisée Beco São Luis da Pena 34. A New York, Notre Dame de Lourdes 405 West 114th Street organise des messes en français tous les dimanches à 10 heures. La Basilique Saint Etienne de Jérusalem 83 Nablus Rd organise elle des messes tous les jours.

    La communauté francophone catholique de Singapour organise des messes en français trois dimanches par mois. Notons enfin la messe à Berlin tous les dimanches à 11h30, à l’église St Thomas d’Aquin.

    Une présence protestante francophone

    Notons également une présence francophone protestante dans plusieurs régions du monde comme par exemple l’Eglise Unie St. Louis de Montréal reconnue comme lieu historique national du Canada. L’Eglise protestante de Bruxelles botanique accueille également les croyants de cette fois dans la capitale belge et Genève, grande ville du protestantisme, accueille également de nombreux temples .

    Aux croyants et aux non croyants nous souhaitons de joyeuses fêtes, et nous ferons prochainement un article également sur la fête juive de Hanoucca qui débute lundi.

  • Français de l’Etranger, la planète compte sur vous : Témoignez au procès du climat en France – l »Affaire du siècle »

    Les quatre ONG qui ont lancé cette initiative, pointant du doigt l’inaction de l’État en matière climatique, veulent construire une cartographie des impacts des changements climatiques du point de vue des Français.

    Un an après son lancement, l’initiative l’Affaire du siècle franchit un palier supplémentaire. Les associations Notre Affaire à Tous, la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, Greenpeace France et Oxfam France, qui le 17 décembre 2018 avaient annoncé leur volonté d’attaquer l’État français en justice pour inaction face à l’urgence climatique, lancent un appel à témoignages sur la réalité du changement climatique en France.

    Bien que la pétition soutenant cette initiative ait obtenu en quelques semaines plus de 2 millions de signatures, et malgré le recours contre l’Etat déposé en mars par les quatre ONG devant le tribunal administratif de Paris, à ce jour « aucune réaction de l’État et aucune décision à la hauteur du défi climatique n’est constatée », dénoncent-elles dans un communiqué.

    Un retard de plus d’un tiers de siècle

    Selon leurs estimations, « au rythme de réduction des émissions de gaz à effet de serre constaté depuis 2015, la France atteindrait les objectifs qu’elle s’est fixés qu’avec un retard de plus d’un tiers de siècle… »

    L’objectif européen de réduire les gaz à effet de serre (GES) de 55 % en 2030, soutenu par Emmanuel Macron, ne serait en effet atteint en France qu’en 2059. Et la neutralité carbone à l’horizon 2050, consacrée par la loi énergie-climat votée en septembre 2019, ne serait obtenue qu’en 2093, précisent les associations.

    Elles déplorent par ailleurs la décision de la France ne pas rehausser l’objectif de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40 % avant 2030, ce qui non seulement ne permettra pas de respecter l’Accord de Paris, mais va également à l’encontre de l’engagement du gouvernement au niveau européen.

    62 % des Français exposés fortement à des risques climatiques

    En attendant le jugement sur le recours, qui ne sera sans doute pas prononcé avant 2021, 2020 sera donc l’année de la collecte de témoignages citoyens. L’objectif est de construire une cartographie des impacts des changements climatiques en France du point de vue des citoyens.

    « En effet, selon l’ONERC (Observatoire national sur les effets du changement climatique), 62 % de la population française est exposée de manière forte ou très forte à des risques climatiques », souligne le communiqué de presse.

    Les citoyens pourront s’exprimer sur les réseaux sociaux (#TémoinDuClimat) ou sur le site de l’Affaire du Siècle. Ils pourront partager leurs observations sur des phénomènes tels que la hausse des températures, la multiplication des événements climatiques extrêmes, l’érosion des côtes, etc., ainsi que sur les conséquences sur leur santé, leur logement, leurs revenus… Sous réserve de l’accord des témoins, l’Affaire du siècle compte aussi les utiliser dans la procédure judiciaire en cours, afin de corroborer ses reproches contre l’État.

  • Chine, Turquie, Arabie Saoudite, Égypte : des prisons pour la presse

    Selon le Comité de Protection des Journalistes, qui réunit des journalistes et éditeurs de toute la presse Américaine, du Wall Street Journalau Washington Post, 250 journalistes sont emprisonnés dans le monde. Le même comité en recensait 255 l’an passé. Ils étaient 276 en 2016 lorsque le CPJ a décidé d’établir un rapport annuel.

    La Chine est le pays qui compte le plus de journalistes en prison : 48, selon l’AFP. Le nombre de journalistes prisonniers en Chine augmente curieusement, tant les medias sont contrôlés qu’il semble difficile de publier quoi que ce soit d’irrévérencieux. Mais une journaliste a réussi à être emprisonnée pour des poèmes, tandis que la répression au Xinjiang (un million d’internés) a naturellement conduit à l’enfermement d’une dizaine de journalistes locaux. Les événements de Hong Kong ont déjà provoqué une première arrestation en Chine continentale : Une jeune pigiste est accusée d’avoir « provoqué des querelles et des troubles » en écrivant sur son blog.

    La Turquie, deuxième geôle au monde pour la presse, a pourtant libéré quelques journalistes. Il en resterait 47 en prison, selon Reuters. Il y en avait 68 l’an passé. Beaucoup d’organes de presse indépendants en Turquie (une centaine) ont été fermés, les inculpations pour « propagande au profit d’une organisation terroriste » sont devenues les motifs préférés des procureurs. Des dizaines de milliers de personnes sont aussi en prison pour des raisons politiques.

    Troisième geôlier de journalistes au monde, l’Arabie saoudite compte, selon l’Associated Press, 26 journalistes en prison. Dans 18 cas, il n’y a pas de chef d’accusation, ce qui simplifie certainement la procédure. Ainsi des journalistes ont pu être jugés et condamnés … en secret. Pour mémoire, le chroniqueur Jaime Khashoggi a été assassiné au Consulat d’Arabie saoudite en Turquie, sur instruction, selon le Rapporteur des Nations Unies, du Prince Salman.

    26 journalistes seraient également en prison en Egypte. Comme l’an passé. Certains ont été libérés, placés sous surveillance, de nouveaux ont été arrêtés, notamment avant une manifestation qui protestait contre la corruption de l’armée.

    11 journalistes -seulement- ont été emprisonnés en Iran. Un reporter a été arrêté pour un tweet, moquant une coupure d’internet, qui disait : « Bonjour, monde libre ».

    Trois journalistes ont été arrêtés en Algérie, et cinq sites d’information indépendants en ligne ont été fermés. 39 journalistes sont emprisonnés en Afrique sub-saharienne, la plupart en Erythrée. Pour le Comité, la liberté d’expression régresse dangereusement en Ethiopie et au Nigeria.

    12 journalistes sont en prison au Vietnam, trois dans l’ensemble des Amériques. La Russie a maintenu sept journalistes en prison, dont quatre en Crimée.

    Généralement, les journalistes sont accusés de subversion ou d’atteinte à l’Etat ou à la Nation. Un nouveau chef d’accusation est apparu, qui semble à la mode en raison des « fake news », celui de diffusion de « fausses informations ». 30 journalistes ont été incarcérés pour ce motif, notamment en Egypte. La Russie et Singapour ont adopté des lois pour criminaliser la publication de fausses informations. Seuls les dirigeants ont le droit de mentir, relevait déjà Platon.

    A noter que 98% des journalistes emprisonnés sont des reporters locaux. Plus de la moitié des journalistes emprisonnés sont des reporters publiant en ligne. On comprend que le contrôle d’Internet, en Chine, en Russie ou en Iran, derrière des discours de souveraineté, est d’une importance capitale pour le pouvoir.

    On est frappé de voir la légèreté des accusations, la crainte et la haine qui se révèlent avec les coups et les tortures lors des arrestations et des procès. Les régimes policiers, qui contrôlent totalement la presse, ont encore besoin de sévir, même si certains régimes sont si bien installés qu’ils n’ont plus besoin de surveiller les journalistes.

    Les arrestations de journalistes ne sont qu’un des éléments de contrôle de la population. Il n’existe pas de pays où les journalistes sont en prison sans que des milliers d’autres personnes y soient aussi enfermés pour des raisons politiques.

    Cette comptabilité ne fait pas état des journalistes assassinés, elle relève seulement l’attitude « officielle », assumée des dirigeants.

  • Ces étrangers devenus Français par leur mérite

    En septembre 2018, Evan Spiegel, richissime co-fondateur du réseau social Snapchat, qui revendique 2010 millions d’utilisateurs quotidiens, a été naturalisé citoyen français. L’homme, dont la fortune est estimée à plus de 3 milliards de dollars, ne réside pas en France, a une épouse australienne, le mannequin Miranda Kerr, a introduit sa demande via le consulat de France à Los Angeles, et n’a pas d’ancêtres français.

    La procédure, fait rare mais non inédite, a pourtant pu aboutir grâce au principe des « étrangers émérites ».

    Ainsi, la nationalité française peut être accordée à un étranger francophone qui contribue par son action émérite :

    – au rayonnement de la France,

    –  et à la prospérité de ses relations économiques internationales.

    Evan Spiegel, le co-fondateur de Snapchat

    Et ces deux conditions sont cumulatives. Ainsi, M. Spiegel, francophile qui se rend plusieurs fois par an à Paris et qui obtint par la même occasion la naturalisation de son fils Hart, est aussi un investisseur important dans l’Hexagone via notamment la start-up parisienne Zenly, qui permet de géolocaliser ses amis. En l’occurrence cela peut sembler étonnant tant Snapchat est une société éloignée du rayonnement de la France. Elle est basée à Santa Monica, est un pur produit de la nouvelle économie californienne, est certes disponible en français mais parmi 21 autres langues …

    Des précédents célèbres

    Evan Spiegel n’est pas le seul à bénéficier de cette situation. Les trois héros américains du Thalys ont été naturalisés français lors d’une cérémonie à Sacramento en Californie en 2019. Souvenons-nous : Anthony Sadler, Alek Skarlatos et Spencer Stone avaient empêché un potentiel carnage en août 2015 en maîtrisant un djihadiste marocain armé dans un train reliant Amsterdam à Paris.

    La France les avait d’abord décoré de la Légion d’honneur avant de leur accorder, suite à leur demande et après de fréquents voyages en France, la nationalité.

    A l’inverse, la Russie a accordé à Gérard Depardieu la nationalité russe après son différent avec le gouvernement de Jean-Marc Ayrault sans qu’il ne réside, réellement, dans le pays ni n’en parle la langue.

    Ces nationalités nouvelles ne risquent-elles pas de devenir « gadget » ? Une chose est sûre en tout cas, la France sait reconnaitre ses citoyens naturalisés à leur juste valeur, Marie Curie, née polonaise et qui repose au Panthéon, en est sans doute le plus bel exemple.

  • La zone euro et la nasse japonaise

    Depuis plus trente ans, le Japon connait une faible croissance, un taux de chômage réduit, des taux bas et un endettement croissant. Depuis la crise de 2008, l’Europe tend à ressembler au Japon. La progression du PIB évolue entre 0 et 2 %, l’inflation éprouve les pires difficultés à atteindre l’objectif assigné par la Banque centrale européenne malgré le retour du plein emploi. Tout comme au Japon, la politique monétaire ne semble pas capable de favoriser une hausse des prix.

    Si des points de ressemblance existent entre la zone euro et le Japon, des différences importantes doivent être soulignées. Au début des années 90, le Japon sortait d’une phase de forte croissance. Le PIB par tête japonais augmentait alors de plus de 4 % par an. Des prévisionnistes estimaient que le pays pouvait devenir autour de l’an 2000 la première puissance économique mondiale. Les pays européens et les États-Unis adoptaient des mesures protectionnistes pour se protéger des exportations japonaises (dédouanement des magnétoscopes à Poitiers ou quota de voitures japonaises vendues en Europe).

    À partir des années 90, le Japon est confronté à une série de chocs économiques et financiers. Le premier est lié à l’élévation des taux d’intérêt provoquée par les banques centrales pour contrecarrer des tensions inflationnistes. Cette hausse provoque une forte baisse de la valeur des actifs. La bulle immobilière éclate au Japon. Il en fut de même pour Paris entre 1993 et 1997. Au Japon, le marché actions recule alors fortement. La capitalisation boursière passe de plus de 100 % de PIB à moins de 60 % entre 1988 et 1992. La croissance du crédit diminue de manière quasi-continue du début de l’année 1997 jusqu’à la fin de l’année 2012.

    Face à cette crise, les autorités japonaises sont désemparées et tardent à prendre des mesures de soutien à l’activité. C’est dans un contexte détérioré que le Japon est touché par la crise des économies de l’Est asiatique à partir de 1997. Il entre en récession en 1998. Le Gouvernement pour réduire le déficit décida alors une hausse de la TVA qui ne fit que ralentir l’économie. Devant la persistance de la crise, la banque centrale fut appelée à l’aide. Elle abaissa ses taux assez rapidement, taux qui depuis sont restés à des niveaux historiquement bas. Les taux directeurs de la Banque du Japon sont ainsi passés de 6 à 0 % de 1991 à 1999. La déflation mesurée à partir de l’inflation sous-jacente (inflation calculée en excluant les prix soumis à l’intervention de l’État – électricité, gaz, tabac – et les produits à prix volatils comme les produits pétroliers, les produits frais, les produits laitiers, les viandes, les fleurs et les plantes qui subissent des mouvements très variables dus à des facteurs climatiques ou à des tensions sur les marchés mondiaux) s’est installée au Japon.

    À partir de la fin des années 90, la demande intérieure japonaise est déprimée. Les agents économiques privilégient alors le désendettement et réduisent leurs investissements. Le pays commence également à souffrir de la concurrence des pays émergents. Les hausses de salaire se réduisent. Le vieillissement de la population est par ailleurs un fort facteur déflationniste.

    La crise de 2008/2009 constitue un troisième choc pour l’économie japonaise. Cette dernière enregistre un des plus forts reculs du PIB, au sein de l’OCDE, -5,5 % en 2009, après -1,1 % en 2008.

    Le Premier Ministre Shinzō Abe met alors en place une politique de soutien à l’activité en diminuant les taux, en augmentant les dépenses publiques avec à la clef une forte progression de l’endettement public qui atteint 240% du PIB. Jusqu’à l’heure, l’impact de cette politique sur la croissance et les prix demeure limité.

    Depuis trente ans, l’Europe a connu des évolutions économiques assez heurtées. Elle a ainsi subi une phase de récession en 1993 en liaison avec la hausse des taux d’intérêt suivie par une reprise assez vive des années 1997 à 2000 jusqu’à l’éclatement de la bulle Internet. Après une phase de consolidation, la croissance était en progrès juste avant la survenue de la récession de 2008/2009.

    Le PIB de la zone euro s’est contracté en 2009. La crise des dettes souveraines provoque une nouvelle récession en 2012 et 2013 (recul du PIB de respectivement de 0,9 et de 0,2 %). Depuis dix ans, l’inflation n’a pas retrouvé son niveau d’avant crise. La croissance du PIB par habitant a été durablement altérée. La convergence des différents États au sein de la zone euro a cessé. Les pays du Sud de la zone, notamment l’Italie et l’Espagne, ont été plus sévèrement touchés par la crise de la dette en 2012 et ont connu de ce fait un fort recul de leur PIB. À la différence du Japon, les pays de la zone euro n’ont pas connu une diminution des prix des actifs immobiliers ou financiers. Après avoir baissé durant les récessions, ils sont repartis à la hausse depuis la mise en place de la politique monétaire accommodante en 2015. Les taux d’intérêt réels en zone euro sont orientés à la baisse depuis une dizaine d’années. Cette tendance est en phase à celle constatée dans la quasi-totalité des pays avancés. Tout comme au Japon, elle se nourrit également de l’excès d’épargne.

    Si la démographie européenne est déclinante, la situation est moins marquée qu’au Japon. La population continue à augmenter en zone euro (+0,2 % en 2018) quand le Japon perd chaque année près de 200 000 habitants (-0,15 %). La population active a commencé à baisser depuis 1995 ; celle de la zone euro, en 2011. La croissance potentielle avoisine, compte tenu de l’évolution de la population et des gains de productivité, 1,2 à 1,4 % quand elle ne dépasse pas 0,5 % au Japon. Les États membres sont plus ouverts à l’immigration que le Japon, ce qui, à terme, peut constituer un atout.

    Pour éviter de s’enfermer dans la nasse japonaise, les États de la zone euro tireraient avantage à renforcer leurs liens économiques en parachevant le marché unique et en mettant en place un réel marché des capitaux unifié. La mise en place d’instruments budgétaire de nature fédérale constituerait également une solution afin de faciliter la convergence des différents États membres et relancer la croissance.

  • Michel Barnier recadre un député Brexiter – Vidéo Euractiv

    Michel Barnier recadre un député Brexiter – Vidéo Euractiv

    Le négociateur du Brexit assure que l’action commune des Européens ajoute une dimension supplémentaire au patriotisme partagé par tous les Européens.

    Michel Barnier a sèchement recadré un eurodéputé britannique qui avait assuré être fier d’être Britannique, mercredi 18 décembre au Parlement européen.

    « Nous sommes tous fiers d’être patriotes ici. Tous. Et nous n’avons pas de leçons de patriotisme à recevoir de vous », a déclaré le négociateur du Brexit, avant d’être applaudi par l’assemblée strasbourgeoise.

    À cette occasion, il a aussi à donné son avis sur le patriotisme.

    « À notre fierté d’être patriotes,  nous ajoutons une dimension supplémentaire, un élément plus solide : l’Union des européens, et l’action commune des européens » a-t-il indiqué.

  • Retour en France en avion: les réflexes à prendre

    De très nombreux Français de l’étranger vont rentrer dans l’Hexagone pour les fêtes de fin d’année. Parmi eux, beaucoup rentreront en avion. Si il y a pour le moment peu de visibilité sur les possibles perturbations dans le secteur aérien, alors que la France fait face à d’importantes grève , il est tout d’abord prioritaire de chercher à savoir si le vol que vous devez prendre ne sera pas annulé. Pas toujours facile tant la visibilité sur les mouvements de grève est faible mais les sites des compagnies aériennes ainsi que des aéroports devraient aider.

    Un nombre limité de produits à amener dans le bagage cabine

    Autre vérification indispensable, en particulier auprès de certaines compagnies low cost, le poids maximum du bagage cabine. Il ne peut parfois pas dépasser 10 kilos. La taille des bagages est également particulièrement règlementée et en cas de vol plein, ce qui sera sans doute le cas pour des vols juste avant noël, il pourra vous être demandé de mettre ce bagage en soute ce qui retardera votre départ de l’aéroport après avoir débarqué.

    Autre obligation bien connue des habitués des aéroports : ne pas amener dans le bagage cabine plus qu’une quantité minimale de liquide, pas de bouteilles d’eau et de nourriture. Il est autorisé d’emporter des liquides dans l’avion en bagage cabine, à condition que les contenants aient un volume inférieur à 100 mL et que les liquides soient placés dans un film plastique transparent (de type sac Ziploc). Seule exception : les médicaments. La réglementation pour les médicaments en cabine stipule qu’il est possible d’emporter un médicament dans un flacon de plus de 100 ml en avion à condition que ce médicament soit indispensable eu égard à votre état de santé. Emportez avec vous une ordonnance.

    Attention! Les bagages en soute sont souvent traités avec peu de considération et il arrive parfois que certains d’entre eux soient égarés. Pour ces raisons, emportez toujours vos affaires précieuses (ordinateur portable, documents de voyage, appareil photo…) avec vous en cabine.

    Plusieurs précautions sont donc nécessaires pour bien préparer son retour en France. Bon vol!

  • La crise attendra encore un peu

    La crise tant annoncée est reportée.

    Au début de l’année, l’air du temps était au catastrophisme avec en fond le Brexit et la guerre commerciale sino-américaine. Plusieurs indicateurs justifiaient le pessimisme ambiant (indicateur PMI par exemple). Le ralentissement du commerce international et les mauvais résultats de l’économie allemande constituaient autant d’indices d’une récession à venir. En cette fin d’année, si toutes les menaces n’ont pas disparu, l’idée que le pire a été évité s’impose malgré tout.

    La non-entrée en récession de l’Allemagne, la possible signature d’un accord entre la Chine et les États-Unis ainsi que la possible sortie négociée du Royaume-Uni de l’Union européenne ont changé le climat économique.

    La décision des banques centrales européenne et américaine d’abaisser leurs taux a été également perçue comme la volonté des autorités monétaires de soutenir par tous les moyens l’activité économique.

    Si la récession n’a pas eu lieu, la croissance de l’économie mondiale s’est néanmoins effritée. Elle devrait s’élever cette année à 2,9 % en 2019 comme en 2020, ce qui constituera le plus faible taux enregistré depuis 2008. La décélération de l’activité a été nette au cours du premier semestre 2019. Depuis quelques mois, l’activité économique semble être sur un palier. En rythme annuel, le taux de croissance du G20 en est de 2,9 % au troisième trimestre, comparé à 3,0 % au trimestre précédent.

    La Chine a réussi à placer sa croissance sur la barre des 6 % et cela malgré la guerre commerciale avec les États-Unis. Pour les pays de la zone de l’OCDE, la croissance est également stable à 1,6 %. Malgré tout, les États-Unis sont ainsi entrés dans leur 11ème année consécutive de croissance, ce qui constitue un record depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. A 3,5 %, le taux de chômage est au plus bas depuis 1968. Au mois de novembre dernier, 260 000 emplois ont été créés. En 2019, leur taux de croissance devrait atteindre 2,1 %.

    L’objectif pour Donald Trump est d’offrir une 12ème année de croissance consécutive en 2020 qui sera marquée par l’élection présidentielle. La signature d’un accord avec la Chine devrait y contribuer.

    La croissance de la zone euro tend à se caler sur son niveau potentiel, autour de 1 %. Compte tenu de la stagnation de la population active et des gains de productivité, les marges de progression sont faibles en l’absence de choc exogène. En 2016 et 2017, la zone euro avait bénéficié de la baisse du cours du pétrole, le baril de Brent tombant à 26 dollars. Sa remontée autour de 60/65 dollars a freiné la croissance. La politique monétaire accommodante est devenue tout à la fois incontournable mais insuffisante pour enclencher un cycle de croissance dynamique. Elle joue le rôle d’une drogue permettant aux acteurs économiques et, en premier lieu les États, de s’endetter à faibles coûts. En revanche, cette politique n’a pas réussi à redresser le taux d’inflation et la croissance. Si le crédit est reparti, celui-ci alimente la hausse des prix de l’immobilier. Il favorise également les opérations de rachats d’entreprises non cotées. Les taux bas auraient même un effet anesthésiant au niveau de l’activité en maintenant en survie des entreprises qui en temps normal aurait fait faillite. Ils ralentissent ainsi la diffusion du progrès technique.

    L’investissement productif reste modéré au regard du retard accumulé en Europe ces dix dernières années. En exprimant la crainte d’une faible croissance et d’une faible inflation, les taux bas ont un effet émollient. Ils n’incitent pas au lancement d’investissements risqués par crainte d’une faible rentabilité à venir. Les entreprises cotées préfèrent ainsi racheter leurs actions pour garantir le patrimoine actuel de leurs actionnaires plutôt que d’augmenter leurs investissements afin d’augmenter leurs revenus futurs.

    Le cycle économique débuté après la crise de 2008 diffère des précédents par sa longueur et sa langueur. Il ne peut être que différent en raison du caractère très particulier du contexte monétaire dans lequel les États évoluent depuis dix ans. La politique monétaire accommodante s’accompagne du maintien d’une politique budgétaire relativement expansionniste que ce soit aux États-Unis, en France, au Japon voire en Chine. Dans ces conditions, il devient difficile de prédire tant l’arrivée d’une éventuelle récession que celle d’une reprise plus forte. L’année 2019 pourrait bien être celle de la réalisation de la diffusion du syndrome japonais : faible croissance, chômage réduit, taux bas et endettement croissant.

  • EDF présente son plan de sauvetage du nucléaire français

    Présenté ce 13 décembre, le plan Excell d’EDF vise à redorer le blason du nucléaire après les nombreuses défaillances du chantier de l’EPR de Flamanville. Un article de notre partenaire, Euractiv

    «Retrouver un niveau de rigueur, de qualité et d’excellence, prenant en compte l’ensemble des propositions de Jean-Martin Folz»… Chez EDF, l’heure est au profil bas, un mois et demi après la remise de l’audit du chantier de l’EPR de Flamanville par l’ancien patron du groupe PSA. Mal évalués, mal conduits, révélant des incompétences et des malfaçons… Les travaux du premier réacteur français de troisième génération ont fait l’objet de critiques sévères.

    Un budget spécial de 100 millions d’euros

    Ce 13 décembre, le PDG Jean-Bernard Lévy s’est voulu convaincant en présentant à la presse un plan d’amélioration baptisé « Excell », doté d’un budget spécial de 100 millions d’euros pour 2020-2021. «C’est un plan qui cherche à mettre en œuvre tous les moyens pour corriger les dysfonctionnements que nous avons constatés, notamment sur le chantier de Flamanville. La filière nucléaire française connaît des temps difficiles. Il nous faut lancer le sursaut», a-t-il affirmé.

    Exigé par le gouvernement suite au rapport Folz, ce plan vise à redresser la barre du chantier de Flamanville, mais aussi des deux chantiers d’EPR en cours à Hinkley Point au Royaume-Uni, et plus largement aux réacteurs actuels et futurs.

    Les fournisseurs sous surveillance

    Pilotée par un nouveau «délégué général à la qualité industrielle et aux compétences», qui sera «recruté dans l’industrie française, mais pas dans le nucléaire», cette stratégie vise à mieux associer, sélectionner et contrôler les fournisseurs et s’appuiera sur «une qualification des procédés de fabrication» des pièces les plus sensibles et «des outils de traçabilité renforcés».

    Des soudeurs mieux formés

    Sans surprise, ce plan vise aussi à améliorer le recrutement et la formation des soudeurs, alors que les derniers dysfonctionnements observés à Flamanville proviennent justement de soudures défectueuses. Une Université des métiers du nucléaire est annoncée, en collaboration avec le Groupement des industriels français de l’énergie (GIFEN), avec l’objectif d’embaucher 5.000 techniciens (dont des soudeurs) dans les 3 ans. Une école de soudage nucléaire devrait aussi être créée dans le Cotentin au deuxième semestre 2020.

    Un comité stratégique

    Enfin, le dernier acte du plan de sauvetage repose sur la gouvernance. Jean-Bernard Lévy a annoncé qu’il présiderait «un comité stratégique chargé de valider les engagements financiers et d’approuver les principaux contrats» des grands projets. Un comité qui devra rendre des comptes au conseil d’administration d’EDF. L’avenir dira si ce pas nécessaire sera suffisant pour rétablir la confiance de la filière nucléaire française avec l’État.

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