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  • Stade 3 en France : Fermeture de tous les établissements et commerces non indispensables

    Stade 3 en France : Fermeture de tous les établissements et commerces non indispensables

    Après avoir déploré un manque de discipline des Français et constater le non respect des règles de « distanciation sociale », le Premier ministre a annoncé de nouvelles mesures drastiques.

     

    La France compte désormais 4 499 cas confirmés de coronavirus, dont 838 nouvelles contaminations. 91 personnes infectées sont décédées , soit 12 de plus que vendredi. On compte aussi 300 cas graves en réanimation.

    Ce samedi soir la fermeture dès minuit de tous les « lieux recevant du public non indispensables à la vie du pays »

    Un cran plus loin. Face à l’accélération de la propagation du virus et du nombre de personnes hospitalisées en réanimation, face, également, au non-respect des consignes par trop de Français, le Premier ministre a déclaré ce samedi soir à 19h30 avoir à nouveau consulté le conseil scientifique installé auprès du gouvernement et s’être  également aussi concerté avec les Allemands.

     

    les commerces alimentaires, pharmacies, stations-essence, tabac, les services publics essentiels sont les seuls commerces autorisés à rester ouvert !

    Edouard Philippe a ainsi annoncé un renforcement des mesures barrière de « distanciation sociale », avec la fermeture à compter de ce soir minuit de tous les lieux recevant du public non indispensables : restaurants, cafés, cinémas, discothèques, grands magasins, commerces de détails, activités sportives. Les stations de ski ont été informées de leurs fermetures comme dans le reste du massif alpin (les stations de ski autrichiennes, suisses, italiennes ont été fermées.) Les lieux de culte resteront ouverts, mais les cérémonies et rassemblements devront être reportés.

     

    Dispositif de soutien pour le personnel indispensable à la vie de la Nation

    Le Premier Ministre a répété ses encouragements aux personnels soignants en précisant que leurs enfants seront accueillis normalement dans les établissement de tous les niveaux scolaires, dans le cas où ils n’ont pas d’autres solutions pour les garder et ceci, pour leur permettre de continuer de travailler. Cette mesure est aussi valable pour les policiers, les pompiers ainsi que pour le personnel administratif d’Etat qui ne peuvent travailler en télétravail.

     

     

     

  • Les masques offerts par la France à la Chine en février, ne manquent-ils pas, aujourd’hui, à l’Europe ?

    Les masques offerts par la France à la Chine en février, ne manquent-ils pas, aujourd’hui, à l’Europe ?

    la France avait décidé, le 2 février, de manifester sa solidarité à l’égard du peuple chinois confronté à l’épidémie de Coronavirus. Un Airbus A 380 a donc transporté des équipements médicaux dédiés à la lutte contre le coronavirus destinés aux personnels soignants mobilisés, qui luttent contre l’épidémie de Covid-19.

    Ce fret de solidarité de 17 tonnes comprenait notamment des combinaisons médicales de protection, des masques, des gants et des produits désinfectants. Aussi, il a permis d’acheminer des matériels offerts par la Lettonie et l’Estonie.

    Aujourd’hui alors que les pays européens se disputent les productions de gants et de masques, alors que les usines tournent 24/24 7/7 pour justement augmenter la production, partout on constate que la pénurie s’intensifie.

    Il n’est pas question de remettre en cause le bien fondé de ce don. En Février, les experts français repris en coeur par les ministres, comme la française Agnès Buzyn (désormais candidate à la mairie de Paris) n’avaient pas anticiper la situation actuelle. En effet, le 24 janvier le gouvernement français estimait le risque à quasi nul.

    https://www.youtube.com/watch?v=L8EwjYKyEVs

    VIDEO MISE EN LIGNE PAR LE MINISTERE DE LA SANTE LE 24 JANVIER 2020 

     

    En effet de nombreux scientifiques comme Bruno Canard, directeur de recherche au CNRS au sein de l’université Aix-Marseille indiquent que « beaucoup de temps a été perdu ». Dans une tribune largement partagée en ligne, ce scientifique émérite explique comment il a découvert le virus du SRAS entre 2002 et 2003, au moment de l’épidémie du syndrome respiratoire aigu sévère, un coronavirus inconnu jusqu’alors. A de nombreuses reprises il a alerté les autorités contre la non préparation de nos Etats en cas de pandémie. Il a aussi alerté l’Union européenne, pour lui l’échelle de réaction doit être celle du continent, cependant cela n’a pas été prévu par les textes qui régissent l’Union européenne.

    « Mais on ne peut réduire la question du COVID-19 à un problème juridique, c’est surtout une question politique »,

    L’absence de compétences institutionnelles de l’Union européenne a facilité la propagation du virus

    En effet, le problème est que l’Union est largement dépourvue de moyens d’action, la santé n’étant, pour l’essentiel, qu’une « compétence d’appui » des États. En clair, elle ne peut agir que si les capitales le lui demandent, ce qu’ils n’ont pas fait jusque-là, et seulement pour les aider. Même en cas d’épidémie transfrontalière, elle ne peut absolument pas décider seule de mesures de protection : le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) n’a ni les pouvoirs, ni les moyens du CDC américain. C’est ce qui explique que la Commission soit restée aussi discrète depuis le début de la crise.

    « Mais on ne peut réduire la question du COVID-19 à un problème juridique, c’est surtout une question politique », grince-t-on dans l’entourage du chef de l’État français auprès! de l’AFP : « personne n’en aurait voulu à Ursula von der Leyen, la présidente de l’exécutif européen, si elle avait proposé il y a une semaine un plan d’action ». L’Union étant aux abonnés absents, les États ont réagi en ordre dispersé pour protéger leurs citoyens. Or le coût de la non-coordination est élevé, puisqu’il pousse les pays à la surenchère. Et « plus ils réagissent dans leur coin, plus la coordination devient difficile », souligne un diplomate européen.

    Cette crise a fait prendre conscience aux Vingt-sept que, 70 ans après le début de la construction communautaire, il n’y avait aucune possibilité de pilotage européen et bien sûr aucun stock commun de médicaments ou d’équipements de protection… De même, il a fallu cette crise pour qu’ils se rappellent à quel point ils étaient dépendants des pays tiers. Ainsi, 80% des principes actifs des médicaments vendus en Europe et 40% des médicaments finis proviennent de Chine (pour les deux tiers) et d’Inde (pour un tiers). Ces deux pays produisent même 60% du paracétamol mondial, 90% de la pénicilline, 50% de l’ibuprofène… Et 60% de la production mondiale de vaccins (90% pour le vaccin rougeole) est concentré en Inde. Cette mondialisation de la production s’est même accélérée depuis l’épisode du SRAS en 2003 alors qu’il aurait fallu en tirer les leçons… Le ferons nous cette fois en pariant sur la production européenne, sur l’échelon européen pour assurer une protection adaptée aux défis du XXIème ? 

     

     

  • Michel Barnier présente un « ambitieux » projet d’accord post-Brexit

    Michel Barnier présente un « ambitieux » projet d’accord post-Brexit

    Le négociateur en chef de l’UE sur le Brexit, Michel Barnier, a annoncé vendredi l’envoi aux États membres d’un « ambitieux » projet de ce qu’il imagine pouvoir être le nouvel accord commercial des Européens avec le Royaume-Uni.

    Le prochain cycle de négociations entre Bruxelles et Londres, qui devait se tenir en face à face la semaine prochaine dans la capitale britannique, a été annulé sous cette forme en raison de la pandémie de coronavirus, mais les deux parties tiennent à poursuivre leurs efforts.

    « Nous avons envoyé un projet d’accord sur un nouveau partenariat au Parlement européen et au Conseil [qui représente les États membres] pour discussion », a tweeté Michel Barnier.

    « Il montre qu’une relation ambitieuse et globale est possible. Nous devons nous donner toutes les chances de réussir », a-t-il déclaré. « Nous publierons le texte après nos échanges et nous nous réjouissons de travailler avec le Royaume-Uni ».

    À Bruxelles, certains États membres continuent à faire pression pour que Michel Barnier défende une future relation étroite avec le Royaume-Uni, dans le cadre d’un accord garantissant des « conditions de concurrence équitables » entre les entreprises.

    Mais d’autres s’y opposent, arguant que la Commission devrait attendre de connaître la proposition britannique, a priori un simple accord commercial sans promesse d’alignement sur les règles de l’UE.

    « Publier le projet [de mandat], ce n’est pas une pratique habituelle à ce stade. Cela montrera seulement que l’UE et le Royaume-Uni sont sur des voies différentes », a estimé un diplomate européen auprès de l’AFP.

    Le Royaume-Uni veut garder sa liberté de fixer ses propres lois

    « Barnier pense que cela donne un avantage [à l’UE], mais ce n’est pas le cas. Cela montrera que ce que nous proposons est fondamentalement différent de ce qu’ils proposent », a-t-il ajouté.

    Le Royaume-Uni, qui a quitté l’Union le 31 janvier, espère conclure avec l’UE un accord sur la future relation d’ici le 31 décembre, lorsque la transition post-Brexit prendra fin et que les règles commerciales européennes ne seront plus appliquées par Londres.

    De nombreuses entreprises des deux côtés de la Manche sont désireuses de poursuivre une relation étroite, avec des règles similaires, afin de minimiser les perturbations des chaînes d’approvisionnement.

    Mais le Premier ministre Boris Johnson assure que son pays veut garder sa liberté de fixer ses propres lois, quel qu’en soit le prix.

  • Stéphanie E. Armengau, une candidate Les Républicains dans la tourmente au Canada

    Stéphanie E. Armengau, une candidate Les Républicains dans la tourmente au Canada

    Alors que l’épouse du  Premier Ministre Canadien, Justin Trudeau, a été déclarée positif au Coronavirus, les réactions de soutien se sont multipliés de la part de tous les bords politiques. Mais la jeune candidate Républicaine s’est un peu emmêlée les pinceaux lors de sa communication sur Twitter.

     

    Après un premier message sur tweeter, où elle s’inquiétait avec une certaine ironie de la santé du Premier Canadien. Les critiques fusèrent de tout bord en pleine campagne consulaire. Marc Albert Cormier, candidat pour l’Union Des Indépendants (UDI) sur Toronto a immédiatement repris ce tweet lançant la polémique, cette fois, sur Facebook.

    Une campagne difficile s’annonce en Amérique du Nord pour les Consulaires 2020

    L’image contient peut-être : 1 personneLa sénatrice Joelle Galiaud Mayram lui a porté secours mettant en avant la pression liée à sa première candidature et à sa naturelle inexpérience.  Cependant en coulisse, la direction des Français de l’Etranger du parti Les Républicains s’est activée et la jeune candidate a rapidement apporté une clarification souhaitant une bonne santé à Justin Trudeau et à sa famille.

    Petite  anicroche qui promet une campagne intense sur le continent nord américain. Plus au sud, c’est LREM qui est pris dans une guerre de personnalités avec deux listes soutenant Emmanuel Macron qui se présentent sur le consulat de Washington. Dans tous les cas, bien imprégnés des techniques américaines, les candidats font preuve de réactivité et occupent pleinement tous les réseaux sociaux.. 8 semaines intenses s’annoncent 

     

  • Maroc-France : Plus de liaisons maritimes et aériennes – la situation des expatriés et touristes français

    Maroc-France : Plus de liaisons maritimes et aériennes – la situation des expatriés et touristes français

    Le Maroc se cloître à son tour.  Le Royaume « a décidé, après consultation des autorités françaises, la fermeture de toutes les lignes aériennes et maritimes de passagers de et vers la France », a fait savoir l’ambassade française ce vendredi.

    La raison de cette décision surprise : des touristes français ont été testés positifs au covid-19 peu de temps après leur arrivée au Maroc. Dans de tels cas, conformément au protocole sanitaire mis en place par les autorités marocaines, les personnes testées positives sont placées en quatorzaine, de même que toute personne ayant été à leur contact, notamment au cours de leur trajet en avion.

    Mais le Maroc a décidé d’aller plus loin et a donc bouclé « jusqu’à nouvel ordre » les liaisons aériennes et maritimes vers la France et l’Espagne, mais aussi fermé ses frontières terrestres avec les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla pour prévenir la propagation du Covid-19, ont indiqué vendredi 13 mars les autorités à Rabat et à Madrid. La suspension du trafic de passagers par voie aérienne ou maritime du Maroc de ou vers l’Espagne et la France, ses deux premiers partenaires commerciaux, mais aussi vers son voisin l’Algérie, ont été annoncées par des communiqués successifs diffusés par l’agence marocaine MAP.

    « Dans un communiqué, la RAM précise qu’elle a mis en place un dispositif spécial pour accompagner ses clients dans la gestion de leurs déplacements suite à ces changements.

    « Ainsi, les clients pourront, s’ils le souhaitent, reporter leur voyage à une date ultérieure, sans frais ; ou l’annuler, en échange d’un avoir de la même valeur du billet, valable six mois et à consommer exclusivement sur les vols de la compagnie, précise la même source.

    La situation des expatriés et des touristes

    « On ne sait pas combien ça va durer, on ne nous dit rien », s’inquiète René, un Français de 71 ans, qui a appris la nouvelle « à la radio ».

    Arrivé début novembre avec son épouse, le retraité s’inquiète pour la validité de son permis de séjour et pour ses médicaments, qui tirent à leur fin. « Il fait beau. Il y a sûrement moins de cas de coronavirus au Maroc, qu’en France, si on nous dit toute la vérité », dit-il pour se consoler.

    L’Ambassade de France a activé une cellule de crise qui peut être contactée au numéro suivant : 05.37.689.789. Malheureusement, face aux nombreux appels de nos compatriotes sur place, elle est débordée et la grande majorité  n’arrive tous simplement pas à joindre un opérateur.

    Crise économique pour les Français si présents dans l’univers du tourisme

    Les touristes se soignent aux expatriés, tous essayant de rentrer en France. Certains tours opérateurs ont mis en place des solutions de soutien, comme Voyage-Privé qui a offert 3 nuits à tous ses clients bloqués sur place. Cependant la situation des touristes logés dans les nombreux riads indépendants tenus par des Français ou d’autres européens est plus délicate, les situations se gérant au cas par cas. Surtout que de nombreux français gestionnaires de maisons d’hôtes ou d’hôtels ont décidé de fermer leurs établissements comme à Marrakech. La crise économique n’épargnera pas la plus part de nos compatriotes résidents au Maroc. 

    Pour ceux qui ont fait le choix des rester, les mesures prises devraient permettre au Royaume chérifien de maintenir une « vie normale ». Alors qu’en Europe, les écoles françaises ont fermé comme dans d’autres pays, celles « implantées au Maroc,  ne sont pas soumises aux mêmes dispositions que les écoles en France », nous indique une source appartenant au réseau de l’Office scolaire et universitaire international (OSUI) à Casablanca.

    Les conseillers consulaires sont évidemment mobilisés. Ils ont relayé l’information sur les réseaux sociaux et servent souvent de relais avec l’ambassade et les consulats qui sont débordés. A quelques semaines des élections consulaires, leur implication personnelle et leur capacité à accompagner les Français sur place seront surement prises en compte au moment de déposer son bulletin dans l’urne.

     

     

     

  • « Il manque une réaction coordonnée de l’Europe sur le coronavirus »

    « Il manque une réaction coordonnée de l’Europe sur le coronavirus »

    Pour l’économiste Claude Le Pen, la crise du coronavirus est l’occasion de s’attaquer à la relocalisation en Europe de certaines activités pharmaceutiques délocalisées en Inde et en Chine. Une question selon lui stratégique. Un article de notre partenaire Euractiv

    Claude Le Pen est économiste et spécialiste des questions de santé.

    Le coronavirus touche des hôpitaux déjà au bord du burn-out. C’est la crise de trop ?

    La crise de l’hôpital public est réelle et son financement insuffisant. Les tarifs sont en baisse depuis plusieurs années et les fermetures de lit n’ont pas été comprises. Dans ce contexte, le coronavirus est un stress additionnel mais qui reste gérable pour l’instant.

    Est-ce qu’il ne faut pas s’attendre à une situation à l’italienne avec des hôpitaux débordés ?

    Il y a beaucoup de paramètres psychologiques dans l’expression de cette crise. L’essence même de la peur conduit à des comportements irrationnels. Jusqu’à présent, en France, les autorités ont plutôt bien géré cette émergence du coronavirus. Le pays est resté raisonnable. Il faut aussi souligner la rapidité avec laquelle l’Institut Pasteur a su séquencer ce virus. On va vraisemblablement trouver un vaccin comme on a su le faire avec le virus Ebola. Le premier vaccin contre ce virus dont la mortalité est très élevée a été mis au point par le laboratoire américain Merck Shape and Dohme.

    Peut-on continuer à délocaliser en Asie notre industrie pharmaceutique ?

    Cette question est posée depuis déjà plusieurs années. Une grande partie des principes actifs est désormais fabriquée en Chine ou en Inde. Beaucoup de grands groupes ont sous-traité à des façonniers. Cette menace restait jusqu’à présent hypothétique. On sait désormais qu’il faut relever ce défi. La décision prise par Sanofi de créer une nouvelle entité regroupant en Europe des usines fabriquant des principes actifs pour la pharmacie est un élément de réponse à cette menace. Reste à savoir si on n’aura pas oublié dans six mois tout ce qui se dit actuellement. Dans ce domaine, la France a des atouts qu’elle peut valoriser. Sanofi est le quatrième groupe pharmaceutique mondial.

    L’Europe est-elle à la hauteur face à l’épidémie ?

    On peut parler d’une coopération encore un peu défaillante. Chaque État réagit à son niveau alors qu’il faudrait avoir une réponse coordonnée.

  • L’Europe anticipe une crise économique semblable à celle de 2008

    L’Europe anticipe une crise économique semblable à celle de 2008

    L’épidémie de coronavirus pourrait entraîner des conséquences économiques comparables à celles de la crise de 2008, indique Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE). Son impact se ressent déjà dans plusieurs secteurs, comme le tourisme ou l’automobile.

    La BCE compte prendre des mesures pour prévenir la crise, tout comme l’a fait son homologue américaine, la Réserve fédérale (Fed), de manière inattendue la semaine dernière. Les gouvernements européens réfléchissent aussi à des mesures de soutien à l’économie, pour minimiser le risque de récession évoqué par certains analystes.

    Le cabinet de conseil Markit a abaissé de neuf dixièmes ses prévisions — désormais nulles — de croissance dans la zone euro pour 2020, après avoir souligné que l’Italie et l’Allemagne, déjà sur le fil du rasoir avant l’épidémie, « pouvaient faire plonger le reste de la zone euro avec eux dans la récession ».

    Le gouvernement britannique a lui aussi revu ses prévisions de croissance à la baisse, en les faisant passer de 1,4 à 1,1 % pour 2020. Cette nouvelle estimation ne prend cependant pas en compte l’impact économique de l’épidémie.

    Assouplissement des règles budgétaires

    Cette semaine, la Commission a présenté ses mesures d’assouplissement des règles budgétaires et des aides d’État. L’exécutif européen a par ailleurs annoncé créer un fonds d’investissement qui pourrait atteindre jusqu’à 25 milliards d’euros.

    Du côté allemand, la chancelière Angela Merkel s’est montrée disposée à rompre avec le principe du « zéro déficit », compte tenu de la solidité financière du pays et sur la base des conseils émis par les principaux instituts économiques d’Allemagne.

    Programmes d’aide

    Angela Merkel a annoncé accorder un crédit exceptionnel qui irait jusqu’à un milliard d’euros. Mais les groupes de réflexion les plus prestigieux du pays affirment que le gouvernement devrait prendre davantage de mesures et oublier les formules classiques de relance, qui s’avèrent inutiles pour résoudre des crises comme celle d’aujourd’hui.

    L’Italie réfléchit également à de nouvelles mesures et à des stratégies économiques qui s’élèveraient à 25 milliards d’euros, afin d’aider les familles et les entreprises italiennes. Ces fonds viennent s’ajouter aux 7,5 milliards débloqués par le gouvernement le 5 mars, et Bruxelles a accepté que le pays creuse son déficit.

    Le Royaume-Uni, de son côté, a prévu un plan de relance de 30 milliards de livres sterling (soit presque 35 milliards d’euros). Le Canada compte quant à lui injecter un milliard de dollars canadiens (quelque 650 millions d’euros) dans son économie — une somme qui pourrait encore augmenter.

    Mesures des banques centrales

    Par anticipation du ralentissement économique, la Banque d’Angleterre a baissé les taux d’intérêt d’un demi-point. Ils sont passés de 0,75 % à 0,25 %, un niveau historiquement bas pour le pays.

    Jeudi 12 mars, la BCE a présenté ses mesures pour affronter la crise. Celles-ci incluent un rachat de la dette ainsi qu’un programme de prêts aux banques et favorisent les prêts aux PME — sans toutefois abaisser les taux d’intérêt. Christine Lagarde, sa présidente, a déjà averti que l’Europe risquait de connaître une crise économique semblable à celle de 2008 si les dirigeants des pays membres n’agissaient pas rapidement et de manière coordonnée.

    Les compagnies aériennes en difficulté

    Air Nostrum, une filiale de la compagnie aérienne espagnole Iberia, a déclaré que les annulations de vols causaient de « sérieuses difficultés ». Pour l’instant, c’est plus de 300 départs qui ont été annulés jusqu’à la fin du mois d’avril par le transporteur, qui dit se préparer à « de pires scénarios » et appelle par conséquent à la « compréhension » du personnel.

    Le groupe Lufthansa a pour sa part annulé 23 000 vols jusqu’au 24 avril, et ce nombre risque de croître.

    C’est aussi le cas de la compagnie porte-drapeau de la Russie, Aeroflot, dont les avions à destination de l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne et la France resteront sur le tarmac. Les vols commerciaux en partance du Koweït seront également suspendus à partir de ce vendredi 13 mars.

    Les hôtels dépeuplés

    Plus près du sol, les hôtels ressentent fortement les effets négatifs de la crise. En effet, selon les derniers chiffres de l’Association des entreprises hôtelières de Madrid (AEHM), le taux d’occupation des hôtels de la capitale espagnole ne dépasse pas 15 % en moyenne, ce qui, à terme, pénalisera l’emploi dans le pays.

    Sur la Costa del Sol, dans le sud de l’Espagne, le nombre de réservations a diminué de moitié par rapport à l’année dernière. Plus au nord, dans la communauté autonome de La Rioja, les représentants du secteur soutiennent que jusqu’à 75 % des réservations pourraient être prochainement annulées, notamment celles qui ont été effectuées pour Pâques.

    Pour cette raison, la Confédération espagnole de l’hôtellerie et de l’hébergement touristique (CEHAT) a adopté des mesures fiscales, financières et de soutien à l’emploi.

    L’automobile en danger

    Seat envisage de mettre ses employés au chômage technique, si le manque d’approvisionnement en pièces détachées dû au coronavirus contraint l’entreprise à suspendre la production plusieurs jours durant et si les mesures de flexibilité prévues dans la convention collective se révèlent insuffisantes. L’usine barcelonaise du constructeur espagnol a d’ailleurs annoncé être à l’arrêt samedi 14 mars en raison du problème d’approvisionnement des matériaux.

    Le groupe italo-américain Fiat Chrysler Automobiles (FCA) compte quant à lui fermer temporairement quatre usines en Italie.

  • Allocution d’Emmanuel Macron : maintien des élections municipales, fermetures des établissements scolaires et soutien à l’économie

    Allocution d’Emmanuel Macron : maintien des élections municipales, fermetures des établissements scolaires et soutien à l’économie

    Alors que le Covid-19 se propage partout en Europe et en France aussi et que la population commence à s’inquiéter  et s’attendait au déclenchement du stade 3 par Emmanuel Macron lors de son allocution du jeudi 12 mars 2020, c’est bien un message d’apaisement, comme nous l’indiquions dès hier , que le Président de la République a transmis.

    Elections Municipales maintenues

    “J’ai interrogé les scientifiques sur nos élections municipales, dont le premier tour se tiendra dans quelques jours. Ils considèrent que rien ne s’oppose à ce que les Français, même les vulnérables, se rendent aux urnes. Mais il conviendra de veiller au respect strict des gestes barrières contre le virus et des recommandations sanitaires.”

    Le président annonce que les élections municipales seront maintenues, après avoir consulté les autorités sanitaires. «Il n’y a pas de contre-indications», assure le président. Des consignes renforcées seront données dès demain vendredi 13 mars.
    «L’urgence est de protéger nos compatriotes les plus vulnérables. C’est pour cela qu’il faut continuer de gagner du temps et suivre celles et ceux qui sont les plus fragiles», complète le président.

    «Je demande à toutes les personnes âgées de plus 70 ans, à celles qui souffrent de maladies chroniques, de problèmes respiratoires, aux personnes en situation de handicap, de rester le plus possible chez elles. Elles pourront sortir pour faire leurs courses, s’aérer mais il faudra qu’elles limitent leurs contacts», ajoute encore Emmanuel Macron.

    Le Président de la République a aussi tenté de rassurer les Français lors d’une allocution ce jeudi 12 mars en direct de l’Elysée. C’est avec ce format solennel qu’il a annoncé une mesure de restriction et de nombreux dispositifs de soutien aux entreprises et aux salariés.

    Vendredi 13 mars, les élèves quitteront leurs classes sans connaitre la date retour.

    Emmanuel Macron a ordonné la fermeture à partir de lundi, et « jusqu’à nouvel ordre », des crèches, des établissements scolaires et universités pour freiner la propagation du nouveau coronavirus, qui a tué 61 personnes et en a contaminé près de 3.000. Le chef de l’Etat en a appelé jeudi soir à « la responsabilité » et demandé « à tous les Français » de limiter  » au strict necéssaire » leurs déplacements, en privilégiant le télétravail.

    Macron au chevet de l’économie

    Emmanuel Macron a appelé à la «mobilisation générale sur le plan économique»«Tout sera mis en oeuvre pour protéger nos salariés et nos entreprises», a-t-il soutenu. «En France, un mécanisme de chômage partiel sera mis en oeuvre», a-t-il précisé, sans plus de détails. Il s’est engagé à ce que l’Etat couvre intégralement les congés qui devront être pris pour gérer les enfants, se soigner ou protéger ses collègues en s’isolant de façon préventive. Le chef de l’État a aussi annoncé le report de la trêve hivernale de deux mois. Tous les acteurs de l’économie sont donc visés par le plan de protection du gouvernement. 

    Sursis fiscale pour les entreprises

    Et en premier lieu, Les entreprises qui le souhaitent pourront «reporter sans justification, sans formalité, sans pénalité, le paiement des cotisations et impôts dus en mars», a détaillé le président, assurant que «nous travaillerons ensuite sur les mesures de rééchelonnement»«Nous défendrons nos entreprises de toutes tailles, l’ensemble des travailleurs et travailleuses», a-t-il martelé.

    Un appel à la solidarité européenne

    Un plan de relance national et européen sera mis en place prochainement. «Nous, Européens, ne laisseront pas une crise économique et financière se propager», a-t-il ajouté. Thierry Breton, le commissaire européen au Marché intérieur avait déjà annoncé ce mardi la mise en place de ce dispositif.

    Ces premières annonces vont être accompagnées de mesures secondaires que vont annoncer les ministres dans les prochains jours. Après le deuxième krach de la semaine pour les bourses, Paris a clôturé ce jeudi 12 mars en perdant encore 12 points, la plus grande chute de son histoire.. Un jeudi noir qui s’ajoute au coronavirus, sale temps pour l’économie mondiale !

     

     

  • Le coronavirus paralyse la vie politique des Français de l’Etranger – Assemblée des Français de l’Etranger annulée

    Le coronavirus paralyse la vie politique des Français de l’Etranger – Assemblée des Français de l’Etranger annulée

    Une Assemblée des Français de l’étranger qui s’annonçait fantôme !

    L’administration par la voix de Mme Laurence Haguenauer, directrice de l’administration consulaire, confirmait ce jeudi matin la tenue de l’Assemblée des Français de l’étranger dès le lundi 16 mars. Ce soir à la suite de l’allocution du Président de la république , Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat en charge des Français de l’Etranger, annonce l’annulation de la session prévue la semaine prochaine. 

    Depuis plusieurs jours, la pression se faisait de plus en plus forte.

    En effet les sénateurs des Français de l’étranger « Les Républicains » appelaient de leur voeux à l’annulation de cette session. Un courrier a été transmis à M. Le Ministre des Affaires Etrangères Jean-Yves Le Drian (Ministre des affaires étrangères) ce lundi.   Ils emboitaient le pas à la députée Anne Genetet qui la réclamait depuis jeudi 05 mars.

    Vidéo issue du site de notre partenaire TV5 MONDE 

    Tous invoquent, en plus des risques sanitaires, “des raisons d’équité” pour les conseillers consulaires qui auraient été empêchés de participer à un événement important de la communauté des Français de l’étranger et qui concluait la mandature. En effet, certains élus sont dans des zones confinées (Chine, Italie, etc.) où s’exposaient à des mesures de quarantaine à leur retour dans leur pays de résidence voir à l’impossibilité d’y retourner.

    Elus de gauche aussi absents

    Dans un mouvement d’unité,  le groupe Solidarité et Ecologie, par un message de son président Mehdi Benlahcen (Conseiller des Français du Portugal – Professeur au lycée français de Lisbonne lui même fermé pour cause de coronavirus), avait décidé collectivement de pas se rendre à Paris la semaine prochaine.

    Une annulation bien accueillie 

    C’est, donc, avec soulagement que la grande majorité des élus des Français de l’Etranger ont pris connaissance, ce soir, via le courrier du Ministre et les réseaux sociaux, de la décision du gouvernement et du Président de l’Assemblée des Français de l’Etranger Marc Villard.

  • L’Europe se prépare à une généralisation de l’épidémie

    L’Europe se prépare à une généralisation de l’épidémie

    La Commission européenne peine à réunir les états sur une position commune, elle agit donc auprès de son personnel et fait pression sur le gouvernement belge pour que des mesures soient prises. 

    En effet, la Commission européenne a averti son personnel de ne pas utiliser les transports publics mais de « marcher ou faire du vélo ou, en dernier recours, d’utiliser sa voiture privée », selon un document qu’Euractiv a pu consulter. « Le risque de transmission du COVID 19 dans les transports publics est très élevé », a averti l’exécutif de l’UE.

    En Allemagne

    La chancelière Angela Merkel a fait sa première déclaration sur le coronavirus mercredi 11 mars. Évoquant les réserves financières du pays et le mécanisme d’urgence, elle s’est dite confiante. Selon elle l’Allemagne est bien préparée pour faire face à l’épidémie. Quant aux mesures supplémentaires à prendre pour contenir la propagation du virus, Angela Merkel a déclaré que « le nécessaire » serait fait. (Sarah Lawton, Euractiv Allemagne)

    En Belgique

    le nombre de cas confirmés a atteint 314 à partir de mardi, avec les trois premiers décès. « Une fois de plus, nous constatons une augmentation du nombre de nouveaux cas. les hôpitaux voient également plus de personnes souffrant d’infections des voies respiratoires inférieures. Cela pourrait indiquer le début d’une véritable épidémie dans notre pays », a prévenu le ministère de la Santé sur son site internet. (Alexandra Brzozowski, Euractiv.com)

    Au Royaume-Uni

    Le chancelier Rishi Sunak a inscrit une enveloppe de 30 milliards de livres (35 milliards d’euros) dans le premier budget britannique de l’après-Brexit présenté mercredi, afin de soutenir l’économie du pays et de lutter contre les effets du coronavirus. Les mesures comprennent la suspension des tarifs d’affaires pour de nombreuses entreprises en Angleterre, un financement supplémentaire de 5 milliards de livres sterling du système de santé NHS et l’extension des indemnités de maladie légales pour tous les travailleurs à qui l’on conseille de s’isoler en raison de la pandémie. (Benjamin Fox, Euractiv.com)

    En Irlande

    La première victime de la maladie a été enregistrée après que le nombre d’infections a augmenté de neuf mercredi, portant le total à 43 infections connues. Une femme âgée de l’est de l’Irlande, qui avait déjà un problème de santé sous-jacent, est décédée. (Samuel Stolton, Euractiv.com)

    En Italie

     le Premier ministre Giuseppe Conte a annoncé de nouvelles mesures restrictives pour stopper la propagation du coronavirus. Les bars, pubs, restaurants, coiffeurs, salons de beauté et services de cantine resteront fermés au cours des deux prochaines semaines. Mercredi, le nombre de cas de COVID-19 a atteint 12 462, tandis que le nombre de décès a atteint 827, ce qui représente une augmentation de 196 par rapport à la veille. (Gerardo Fortuna, Euractiv.com)

    En Espagne

     le Premier ministre Pedro Sánchez a envoyé un message d’« unité, de sérénité et de stabilité » pour surmonter les « jours et les semaines difficiles » jusqu’à ce que la situation revienne à la normale. Depuis hier, tous les établissements d’enseignement ont été fermés. (Euroefe)

    En Grèce

     le premier décès dû à un coronavirus a été signalé tôt ce matin du 12 mars. Un homme de 66 ans est décédé après avoir été hospitalisé le 4 mars. Le gouvernement a pris des mesures strictes telles que la fermeture de tous les établissements d’enseignement pendant deux semaines, tandis que le Premier ministre Mitsotakis a envoyé un message clair à l’Église orthodoxe grecque pour qu’elle écoute la science lorsqu’il s’agit de rassemblements publics. (Sarantis Michalopoulos, Euractiv.com)

    En Autriche

    le ministère de l’Éducation a annoncé qu’il allait commencer à fermer des écoles, et les directeurs d’école ont déjà reçu l’ordre d’annuler toutes les excursions et les événements jusqu’à nouvel ordre. La fermeture se fera par étapes, puisque les classes des élèves les plus âgés seront d’abord suspendues à partir de mardi 17 mars sans que les écoles soient complètement fermées et verrouillées, a annoncé le ministère de l’Éducation. (Sarah Lawton, Euractiv Allemagne)

    En Hongrie

     13 cas ont été enregistrés avec 69 personnes en quarantaine, en date du 11 mars. Le gouvernement a maintenant décrété l’état d’urgence, a déclaré Gergely Gulyás, le chef du bureau du Premier ministre. Une interdiction de voyager (pour les non-citoyens) en provenance d’Italie, de Chine, de Corée du Sud et d’Iran a été décrétée par le gouvernement. Les citoyens hongrois venant de ces pays devront rester isolés chez eux pendant deux semaines à leur arrivée. (Željko Trkanjec, Euractiv Croatie)

    En Roumanie

    18 nouveaux cas ont été signalés depuis mardi, ce qui porte à 47 le nombre total de personnes infectées. En réaction, la Roumanie a fermé des écoles et de nombreuses autres activités publiques ont déjà été annulées. En outre, la plupart des universités commencent à passer à des cours en ligne, les théâtres annulent des représentations ou annoncent des spectacles uniquement en ligne, et plusieurs services publics se préparent à fonctionner uniquement en ligne. (Euractiv Roumanie)

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