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  • Coronavirus : testée à Marseille, la chloroquine serait efficace.

    Selon plusieurs medias, dont les Echos, Libération et France 3, Le Professeur Didier Raoult de L’Institut Hospitalier Universitaire Méditerranée de Marseille aurait trouvé un traitement efficace contre le Coronavirus.

    Selon ce professeur, 75% des patients traités à la chloroquinine (connue en France sou le nom de Nivaquine) sont en voie de guérison après six jours, alors que les patients qui n’avaient pas reçu de Plaquenil, l’un des noms commerciaux de la Chloroquine, étaient toujours porteurs du virus. Le test a été effectué sur seulement 24 personnes volontaires, ce qui en restreint l’exemplarité. Mais il s’agit cependant d’une piste qui représente un réel espoir, selon le Professeur.

    Celui-ci ajoute :

    « On sait guérir la maladie », « Associé à la prise d’antibiotiques ciblés contre la pneumonie bactérienne (l’azythromycine), le traitement a totalement guéri les sujets dans la semaine, alors que 90% des malades qui n’ont pas pris le traitement sont toujours positifs » déclare-t-il.

    Une collaboration internationale en cours

    Les tests effectués sont mis en doute par d’autres responsables médicaux, car ils ne suivent pas les protocoles nécessaires à une évaluation scientifique. Nul doute qu’ils seront répétés et analysés à travers le monde, ce qui serait déjà le cas en Espagne et en Thaïlande.

    Lui-même n’a tenté ces solutions sur des volontaires, avec l’accord des autorités sanitaires, qu’après des informations de tests réalisés par trois équipes chinoises en février sur des animaux. Le docteur Zhong Nanshan, Président de l’Association nationale chinoise et directeur de l’Institut des maladies respiratoires de Guangzhou expliquait que le traitement réduisait de 14 à 4 jours le portage naturel du virus, ce que confirme le Professeur Raoult. Ce dernier doit continuer ses recherches avec le Professeur Guido Kroemer, immunologiste à l’université de Paris.

    D’autre part, plusieurs laboratoires, aux Etats-Unis, en Europe et en Chine, travaillent sur la mise au point d’un vaccin. Un premier test a été fait sur un volontaire au Etats-Unis, par un laboratoire sous le contrôle du NIH (National Institute of Health). Adultes devraient être testés.

  • Coronavirus: report des élections consulaires !

    Coronavirus: report des élections consulaires !

    L’information vient de nous être confirmée par plusieurs élus de tous bords des Français de l’étranger: les élections consulaires prévues les 16 et 17 mai prochains sont reportées. La nouvelle date n’est pas encore fixée.

    Une date envisagée, selon nos informations, est le 21 juin, pour concorder avec les élections municipales en France. Pour autant, la situation évolue d’heures en heures et il n’est pas encore confirmé que cette date soit retenue.

    Le Sénat et l’Assemblée Nationale doivent se réunir cette semaine, en mode restreint, pour le Sénat en tout cas aux élus franciliens, afin de voter sur les reports, municipaux et probablement celui des élections consulaires.

    Le Premier Ministre à la manoeuvre

    Le Sénateur des Français de l’étranger Ronan Le Gleut a répondu aux questions des francais.press sur cette crise inédite

    Lundi 16 mars, le Premier Ministre Edouard Philippe a tenu, en ligne, une réunion avec les présidents du Sénat Gérard Larcher, de l’Assemblée Nationale Richard Ferrand, des présidents des partis politiques représentés au Parlement, deux d’entre eux Christian Jacob et Marine Le Pen sont confinés chez eux, et des chefs de groupes dans les deux assemblées.

    Il s’est engagé, oralement, sur le report non seulement des municipales mais aussi des élections consulaires. Tout ceci semble ces dernières heures se confirmer et devrait être validé par les deux assemblées cette semaine.

    Ronan Le Gleut, sénateur des Français hors de France et lui même actuellement à Berlin a répondu aux francais.press. Une constatation:

    « dans de nombreux pays comme l’Italie, il est de toute façon impossible d’imprimer les tracts électoraux. Le scrutin, de ce fait, ne peut pas raisonnablement être maintenu. »

    Au Luxembourg, le nombre de cas a doublé en 24 heures, à Hong-Kong, une quarantaine est imposée pour tous ceux qui entrent sur le territoire. Comment, raisonnablement, pourrait-être maintenu le scrutin?

    Un report prévu des élections consulaires

    Quant à passer à un vote 100% électronique, Ronan Le Gleut nous l’a rappelé: il s’agit d’une option mais ce n’est pas la seule. Beaucoup d’expatriés n’ont pas donné d’adresse email, certains sont agés et peu au fait de l’informatique, d’autres sont situés dans des zones où les connections sont difficiles.

    Report annoncé donc, largement soutenu par les élus que nous avons contactés. Le monde est en mode pause, les élections aussi.

     

  • Les pays de la zone euro mobilisent 120 milliards d’euros contre le coronavirus

    Les pays de la zone euro vont consacrer environ 1 % de leur PIB (120 milliards d’euros) à la lutte contre l’impact économique du coronavirus. Mais ils restent divisés sur la question d’un programme de relance budgétaire commun.

    L’impact du COVID-19 sur les hôpitaux, les entreprises et les marchés boursiers est considérable. La pandémie et les mesures prises pour la contenir devraient plonger l’économie européenne dans la récession cette année.

    Dans ce contexte, les ministres des Finances européens ont discuté, lors d’une conférence téléphonique qui s’est tenue lundi 16 mars, d’un paquet de mesures économiques destiné à soutenir leurs systèmes de santé et leurs entreprises en difficulté, en particulier les PME.

    L’Eurogroupe en format inclusif (comprenant les membres de la zone euro et les pays de l’UE qui n’en font pas partie) n’a cependant pas réussi à se mettre d’accord sur des mesures de relance budgétaire communes, comme le demandent certains États – tels que la France et l’Italie – pour faire face aux retombées du virus.

    « Nous avons convenu qu’une réponse politique immédiate, ambitieuse et coordonnée [était] nécessaire », ont déclaré les ministres des Finances dans un communiqué à l’issue de la téléconférence de cinq heures.

    Mais pour l’heure, l’essentiel de la parade provient toujours des gouvernements nationaux.
    Selon la Commission européenne, le soutien budgétaire total accordé à l’économie jusqu’à présent en Europe représente, en moyenne, 1 % du PIB. Si l’on ne tient compte que des pays de la zone euro, ce montant s’élève à 120 milliards d’euros environ.

    En outre, les gouvernements de la zone euro ont offert des facilités de trésorerie qui représentent au moins 10 % du PIB, y compris des systèmes de garantie publique et des paiements d’impôts différés.

    Les États membres savent que ces fonds seront insuffisants. « Ces chiffres pourraient devenir beaucoup plus importants à l’avenir », stipule la déclaration.

    Pour compléter les mesures nationales, la Commission européenne a promis de réaffecter les fonds structurels non dépensés, d’un montant de 37 milliards d’euros, au soutien des systèmes de santé, des PME, et des secteurs et des travailleurs les plus touchés. L’exécutif européen envisage également de débloquer 28 milliards d’euros supplémentaires, toujours issus des fonds structurels, à la couverture de ces dépenses.

    Avec le soutien de la Commission, la Banque européenne d’investissement (BEI) mobilisera 8 milliards d’euros pour accorder des prêts aux PME, garantis par le budget de l’UE. Elle prévoit de porter ce montant à 20 milliards d’euros.

    Les ministres ne sont cependant pas parvenus à s’entendre sur une proposition visant à augmenter le capital de la BEI afin de renforcer sa capacité d’action, ou à mettre en branle le mécanisme européen de stabilité (MES), qui dispose actuellement de 410 milliards d’euros. Recourir à la force de frappe du MES permettrait d’envoyer un signal clair aux investisseurs, soulignent certains analystes, après des jours de pertes record sur les marchés boursiers et de nouvelles turbulences sur le marché de la dette.

    « Nous ne renonçons à aucune des solutions possibles », a affirmé Mario Centeno, le président de l’Eurogroupe. « Soyez assurés que nous défendrons l’euro avec tous les moyens à notre disposition », a-t-il déclaré aux journalistes lors d’une conférence de presse virtuelle organisée à l’issue de la téléconférence ministérielle.

    Le grand argentier allemand, Olaf Scholz, a cependant déclaré que le débat sur le recours au mécanisme de surveillance de l’euro était encore « prématuré » à ce stade.

    Faisant écho à la célèbre promesse de l’ancien président de la BCE, Mario Draghi, Mario Centeno a affirmé que « nous ferons tout ce qu’il faut, et davantage encore, pour rétablir la confiance et soutenir une reprise rapide ».

    « Quelle que soit la politique coordonnée et décisive qui s’avérera nécessaire, nous sommes prêts à la mettre en œuvre », a-t-il déclaré, ajoutant que l’action serait « rapide ».

    Mario Centeno a souligné que les mesures prises jusqu’à présent ne représentaient qu’une « première étape », et il a demandé à la Commission et au MES « d’examiner les moyens de relever les défis soulevés par le coronavirus, dans le cadre de leurs mandats ».

    L’Eurogroupe s’est également félicité de la souplesse prônée par la Commission dans le cadre du pacte de stabilité et de croissance – les règles budgétaires de l’UE -, et pour la mise en œuvre des règles sur les aides d’État, afin de faciliter les dépenses nationales.

    Les ministres ont convenu d’organiser des réunions téléphoniques régulières, au moins une fois par semaine, afin de suivre l’évolution de la situation et décider des mesures à prendre.
    Mario Centeno avait suscité des attentes avant le début de la discussion en déclarant qu’« une réponse puissante [était] en marche ».

    Le commissaire européen à l’économie, l’Italien Paolo Gentiloni, favorable à une réponse européenne ambitieuse, a prévenu après la conférence téléphonique « qu’une coordination sans précédent sur les questions budgétaires [serait nécessaire] pour rétablir la confiance ».

    Nadia Calviño, la ministre espagnole de l’Économie, a également soutenu l’utilisation de tous les instruments européens disponibles pour faire face aux conséquences de la propagation du virus.

    « Nous devons faire, et nous allons faire tout ce qui est nécessaire, quand il le faut et comme il le faut », avait-t-elle déclaré avant la conférence téléphonique.

    Nadia Calviño n’a toutefois pas souhaité joindre sa voix à celles de ses collègues français et italiens pour demander une vaste relance budgétaire européenne à ce stade.

    « Nous continuons à travailler sans relâche et main dans la main pour préparer la reprise économique une fois que nous serons sortis de la crise », a écrit Bruno Le Maire, le ministre français des Finances, sur son compte Twitter après la téléconférence.

  • Mesures en France – la mise en application – les cas des transfrontaliers

    Les mesures sont historiques. Jusqu’ici jamais prises en temps de paix, elles entendent répondre à une inédite situation de «guerre sanitaire» : lundi soir, après la prise de parole du président Emmanuel Macron, Christophe Castaner a annoncé la mobilisation de 100.000 policiers et gendarmes sur tout le territoire pour assurer la montée en puissance du plan de confinement qui sera mis en place à partir de ce mardi à midi et pour une durée de quinze jours au moins.

    «Le mot d’ordre est clair : restez chez vous», a lancé depuis Beauvau le ministre de l’Intérieur, qui a donné sans attendre l’ordre à ses troupes, dès lundi soir, de se mettre en place sur des «points de contrôle fixes et mobiles sur les axes de circulation principaux et secondaires».

    Le mot d’ordre est clair : restez chez vous – Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur

    «Il s’agit de mesures de confinement identiques à celles que nos voisins italiens et espagnols ont mises en place», a précisé Christophe Castaner, qui évoque des «mesures les plus restrictives d’Europe». Comme l’avait annoncé le chef de l’État, le ministre a confirmé que «des exceptions pourront être tolérées pour des déplacements domicile-travail, pour des activités ne pouvant être interrompues. Pour des déplacements visant à des achats de première nécessité, pour des motifs de santé, des déplacements familiaux impérieux, notamment concernant les parents séparés pour aller chercher/déposer les enfants, pour des déplacements brefs ou voir un proche vulnérable.»

    Attestation sur l’honneur

    Mais le premier flic de France prévient : «il n’y a aucune gloire à refuser de se soumettre aux mesures sanitaires et, par un comportement irresponsable, devenir un allié du virus.» Dès ce mardi, policiers et gendarmes vont multiplier les contrôles. Pour «justifier leur déplacement», nos concitoyens seront appelés à imprimer une «attestation sur l’honneur» où ils devront mentionner leur destination et le motif de leur sortie.

    Ce document est téléchargeable sur le site du ministère de l’Intérieur, et progressivement sur d’autres sites publics. «Ceux qui disposent de cartes professionnelles ou de certificats de leur employeur pourront être amenés à les présenter lors des contrôles, complète Christophe Castaner. Leurs cartes pourront alors tenir lieu d’attestation. Ce sera notamment le cas pour les cartes de presse, car l’information jouera un rôle essentiel dans le combat contre le virus.»

    Des amendes de 38 puis 135 euros

    «Toute infraction à ces règles sera sanctionnée», a prévenu Emmanuel Macron. Martial, Christophe Castaner assure que «la violation de ces règles de confinement sera punie d’une amende de 38 euros, portée à 135 euros», après la parution d’un décret qui doit être «adopté dans les heures ou les jours qui viennent» par le conseil d’État .

    Exhortant les Français au «civisme collectif», le ministre de l’Intérieur a insisté : «notre objectif n’est pas de sanctionner mais, s’il le faut, nous le ferons. Il faut en appeler à la responsabilité de tous (…) Trop de personnes font encore peu de cas des consignes sanitaires exigées». ». «Aller pique-niquer dans un parc, c’est interdit. Retrouver des groupes d’amis pour jouer, c’est interdit» grince le patron de toutes les polices. Les membres des forces de l’ordre devront faire preuve de discernement : nos concitoyens pourront pratiquer une «activité physique» ou « sortir leur chien, sans se retrouver en groupe» s’ils le font avec parcimonie et, bien sûr, s’ils ont le précieux sésame en poche. «Je dirais qu’on pourra prendre l’air mais pas jouer un match de foot», résume enfin Christophe Castaner.

    Fermeture de l’espace Schengen

    Soucieux de ralentir autant que possible la pandémie, Christophe Castaner a confirmé que « les entrées de tous les étrangers dans l’espace Schengen sont proscrites». Les citoyens européens, les titulaires d’un permis de séjour ainsi que les ressortissants du Royaume-Uni pourront encore entrer dans notre espace de circulation commun. Quelques autres exceptions seront aménagées, pour les personnels de santé ressortissants de pays tiers par exemple.

    Les Transfrontaliers

    Après l annonce du Président de la république, les modalités pour le passage des frontières ont été établies :

    Limiter les passages transfrontaliers aux passages obligatoires :

    – transports de marchandises
    – travailleurs transfrontaliers (preuve d emploi et preuve de domicile à conserver avec soi)
    – détenir son attestation de résidence
    – détenir une pièce d identité française

    « S’agissant des frontières intérieures (…) Il ne s’agit pas pour nous de procéder à une fermeture totale des frontières, mais il ne faut plus de circulations transfrontalières non essentielles. » Ministre de l intérieur M.Castaner

  • Municipales en France – Report à juin

    Municipales en France – Report à juin

    Face à la crise sanitaire d’ampleur que traverse la France avec l’épidémie de coronavirus, Emmanuel Macron a annoncé lundi soir 16 mars le report du second des élections municipales qui devait avoir lieu dimanche prochain.

    En fin d’après-midi, le Premier ministre Edouard Philippe avait proposé lundi de reporter le second tour des municipales au 21 juin, une idée saluée par l’ensemble de la classe politique où le ton n’est plus à l’indignation sur le bouleversement du calendrier.

    Mercredi, un conseil des ministres devrait annuler la convocation du second tour dans les délais actuels et présenter un projet de loi, notamment pour prolonger les mandats des maires où le premier tour n’est pas conclusif et régler des problèmes techniques liés notamment aux comptes de campagne, selon un compte-rendu obtenu de sources parlementaires.

    L’idée d’un report, qui aurait hérissé il y a une semaine, a été largement saluée lundi.

    « Côté Républicains nous avons accepté » la proposition qui « nous semble équilibrée », a affirmé sur BFMTV le patron des députés LR Damien Abad pour qui « on ne peut pas tenir le deuxième tour dans les conditions sanitaires de notre pays, surtout avec certainement un confinement élargi qui s’annonce ».

    « C’est ce que nous avions plaidé, cela concilie santé publique et démocratie », a affirmé à l’AFP le secrétaire national d’EELV Julien Bayou en soulignant que « cela n’aurait pas eu de sens de dire, avec tous ces électeurs qui se sont déplacés, En fait c’était pour rire ».

    Dans le cas d’un report, les listes pour le deuxième tour devraient logiquement être déposées comme s’il se tenait dimanche, c’est-à-dire avant mardi 18h00, mais le point reste à confirmer. Ce n’est « pas la priorité », a affirmé à l’AFP le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan, d’accord « à 100% » avec un report.

    Consensus politique

    Depuis le week-end, l’hypothèse d’un report tenait la corde.

    « La situation sanitaire de notre pays doit guider l’ensemble de nos décisions », a insisté lundi matin le patron du PS Olivier Faure, selon qui organiser le second tour dans ces conditions « apparaîtrait lunaire ».

    De nombreux candidats ont arrêté leur campagne lundi: Agnès Buzyn (LREM) et Cédric Vilani (ex-LREM) à Paris, Jacques Kossowski (LR) à Courbevoie et Damien Meslot (LR) à Belfort, François Rebsamen (PS) à Dijon…

    « Le second tour n’aura manifestement pas lieu compte tenu de l’aggravation prévisible de l’épidémie » a affirmé dimanche soir la présidente du RN Marine Le Pen, qui a décidé de se confiner « par précaution » chez elle lundi.

    Emmanuel Macron avait dès jeudi dernier envisagé le report du scrutin, premier tour compris. Mais l’opposition, notamment de droite, était immédiatement montée au créneau.

    « Si c’était le cas, c’est un coup d’État, s’était ainsi indigné le président des Républicains Christian Jacob, tandis que le numéro deux du RN Jordan Bardella dénonçait un  »amateurisme (…) extrêmement inquiétant pour la suite ». Le patron du MoDem François Bayrou était alors l’une des rares à peser pour un report.

    Le LR François Baroin, par ailleurs président de l’Association des maires de France, le président LR du Sénat Gérard Larcher, mais aussi Martine Aubry et Anne Hidalgo (PS) avaient fait savoir leur totale opposition.

    Changement de ton samedi soir : dans la foulée de nouvelles mesures de confinement annoncées par Edouard Philippe, des élus de tous bords avaient réclamé un report des élections.

  • Allocution d’E. Macron : « Nous sommes en guerre » – Les Français de l’étranger ne sont pas oubliés

    Allocution d’E. Macron : « Nous sommes en guerre » – Les Français de l’étranger ne sont pas oubliés

    Le Président de la République s’est indigné du comportement de certains Français alors que la pression sur les hôpitaux s’accentue. La chaine de diagnostic est un outil crucial à respecter pour lui. Il appelle tout le monde à prendre conscience de la gravité de la situation afin de protéger les plus faibles.

    Et ainsi face à l’indiscipline, en « conscience », Emmanuel Macron a décidé des mesures contraignantes quant aux déplacements. Les Français en métropole et dans les DOM-TOM devront donc limiter leurs déplacements :

    • Pour s’approvisionner
    • Pour se soigner
    • Pour travailler (si le télétravail n’est pas possible)

    Ce système pourrait impliquer un déploiement de l’armée.

    En dehors de ces cas, les citoyens seront sanctionnés. Autres Français mobilisés, le personnel des hôtels et les taxis qui seront réquisitionnés si le besoin se fait ressentir pour assister les services de santé. L’armée est aussi mobilisée en renfort à travers des hôpitaux de campagne dans les régions les plus touchées.

    Les modalités devraient être précisées par le gouvernement, seul habilité à informer. La panique est l’ennemie de la nation pour le Président, il alerte les Français sur les rumeurs, les fausses informations. Et pour couper court à ces bruits, Les masques et autres matériels seront livrés dès demain dans les hôpitaux et les pharmacies. La pénurie n’existe plus.

    Mesures économiques fortes

    Autre annonce, les reformes sont suspendues dont celles sur la retraite. Cette décision est prise car le Président a demandé aux présidents des chambres de donner leurs accords afin que le gouvernement puisse légiférer par ordonnances dès demain sur les sujets liés à la crise.

    Un soutien économique, aux entreprises et aux particuliers, inédit sera mis en place avec la suspension du paiement:

    Des charges sociales

    Des impôts

    Mais aussi et plus surprenant :

    Les factures énergétiques

    Les loyers

    Les Français de l’étranger ne sont pas oubliés

    Fait rare le Président de la République a pris en compte la situation que nous vivons en tant qu’expatriés. Alors que demain midi, les frontières extérieures de l’Union Européenne seront fermées à toute entrée, Emmanuel Macron a invité tous les expatriés à contacter les ambassades et consulats pour organiser leur retour en France si ils le désirent.

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Coronavirus: le point au Maghreb

    Coronavirus: le point au Maghreb

    Le lycée français de Rabat est fermé, comme tous les établissements au Maroc

    La situation au Maghreb concernant le coronavirus évolue, comme partout dans le monde de jours en jours voir d’heures en heures. Si le nombre de personnes infectés semble encore faible, Tunisie, Algérie et Maroc ne veulent pas subir le contrecoup de la crise qui touche l’Europe voisine. Alors que l’Espagne vient d’annoncer la fermeture de ses frontières, y compris donc les enclaves sur le continent africain de Ceuta et Mellila, les pays de la région prennent également des mesures.

    Tour d’horizon et réactions des Français sur place.

    Vols annulés, écoles fermées ….

    Le Maroc, en concertation entre Mohammed VI et le roi d’Espagne et le président français, a décidé de suspendre toutes les liaisons maritimes et aériennes avec les deux pays européens. Décision drastique et ce alors que les relations économiques entre les trois pays sont considérables, y compris à travers le hub de Tanger.

    De très nombreux touristes français se rendent également habituellement dans le Royaume Chérifien qui par ailleurs a aussi décidé de suspendre ses liaisons avec les voisins de la région.

    Les numéros d’urgence dans la circonscription copyright M’Jid El Guerrab

    La Tunisie a également drastiquement réduit ses liaisons aériennes, notamment vers et en provenance de France. Plus de 20 000 Français sont enregistrés au Consulat à Tunis. Ils sont plusieurs dizaines de milliers en Algérie, 70 000 au Maroc.

    En Tunisie, les prières collectives sont interdites, les écoles et universités sont fermées. C’est également le cas au Maroc, y compris l’enseignement français extrêmement actif dans le Royaume.

    La mobilisation des consulats et des élus

    Bien entendu, la diplomatie et les représentants élus français sur place sont particulièrement mobilisés.

    Le Consul de France à Tanger  a indiqué les mesures prises dans une capsule vidéo : négociations avec les compagnies pour mettre en place des vols supplémentaires, avec les hôtels et les résidants sur place pour accueillir ceux qui sont bloqués au Maroc, cellule téléphonique fonctionnant en continu jour et nuit, et informations systématiquement mises à jour.

    « Au Maroc, le Président de la République Emmanuel Macron est en contact permanent avec le Roi, les actions sont coordonnées » M’jid El Guerrab, député de la 9ème circonscription des Français hors de France

    Le député des Français sur place M’Jid El Guerrab

    Le député des Français de l’étranger sur place, M’jid El-Guerrab, a témoigné aux français.press . Il appelle au calme et à la prudence. Actuellement au Maroc, le député estime que le pays est deux semaines après la France en termes d’évolution du virus.

    Les messages informatifs au cœur de la stratégie

    Surtout, et tout comme les services diplomatiques et les élus consulaires, il estime absolument crucial de communiquer. Les numéros d’urgence dans la circonscription sont disponibles en photo sur cet article.

    Surtout, le virus ne connait pas de frontières. Ce n’est pas un ennemi avec une quelconque « idéologie ». Il frappe aveuglement. Les mesures à prendre, éviter les contacts directs, se laver très régulièrement les mains, privilégier le télétravail, sont tout autant valables à Rabat, à Tunis, à Paris et Marseille.

  • 300 000 français au Benelux – élus, consulats, associations, pleine mobilisation contre le coronavirus

    300 000 français au Benelux – élus, consulats, associations, pleine mobilisation contre le coronavirus

    Nombreux sont les Belges et les Français résidents en Belgique qui, vendredi soir et ce week-end, ont profité des moments de convivialité habituels dans les restaurants, les bars, les espaces publics et autres plaines de jeux. Sur les réseaux sociaux, les messages ont afflué pour dénoncer ces comportements jugés tantôt « égoïstes », tantôt « irresponsables ». Les belges ont aussi débordé sur la France et les Pays-Bas. Les autorités néerlandaises ont partiellement justifié ainsi leur propre fermeture des lieux récréatifs.

    Le mot d’ordre est pourtant clair : les habitants du Benelux doivent limiter au maximum les contacts sociaux pour éviter que le coronavirus ne se propage !

    Le directeur général de la Santé en France a parfaitement résumé la situation : « Ce n’est pas le virus qui circule, ce sont les hommes et les femmes qui le font circuler ». La Premier Ministre Belge s’est adressé hier à tous les habitants de Belgique via un message sur les réseaux sociaux pour que la prise de conscience soit rapide et collective.

    Sans le respect par chacun des mesures drastiques de distanciation sociale, les autorités devront imposer une situation « à l’italienne », soit un confinement obligatoire de toute la population.

    Si le message n’est entendu ni via les médias ni via l’encadrement familial, c’est par des mesures coercitives qu’il faudra passer. Pour une minorité d’hurluberlus et d’inconscients incapables d’appliquer les consignes, tous les habitants du Benelux risquent d’être sanctionnés. Il en sera alors fini de la balade en famille, fini de la promenade pour s’aérer l’esprit.

    Les Français du Benelux mobilisés

    En pleine campagne pour les élections consulaires, certains ont décidé de suspendre la campagne pour se concentrer sur la transmission des informations indispensables comme la liste Français de Belgique qui a émis un message de prévention hier aux Français du plat pays.  Du coté des élus consulaires sortant, ils ont demandé dès la semaine dernière la réunion d’un conseil de sécurité à l’ambassade de France, l’ambassadrice l’a programmé pour demain mardi 17 Mars à 9H par téléconférence.

    Jeremy Michel, conseiller consulaire sortant et candidat sur la liste LREM menée par Thierry Masson, prend les choses avec philosophie et prône la solidarité entre européens si nombreux dans la capitale belge   :

     « Profitons de ce moment pour comprendre l’importance des relations entre nous; soyons un vrai peuple et pas uniquement une somme d individus qui manqueraient de bienveillance »

    A l’autre bout de l’échiquier politique, Boris Faure, conseiller consulaire PS ne se représentant pas, souligne le risque lié à l’isolement. Cela peut renforcer le sentiment d’éloignement et il en appelle donc à la responsabilité de tous pour en finir avec le virus :

     Pour les Français de Belgique une épreuve commence. Être membre d’une diaspora c’est être loin de chez soi. A l’épreuve du confinement s’ajoute celle de l’éloignement des parents et amis. Il faut s’attendre à une longue période de réclusion. Prenons soin les uns des autres et appelons nos parents et amis isolés et éloignés ! Le virus reculera avec la solidarité et la responsabilité de tous

    Aux Pays-Bas, l’ambassadeur a réuni dès ce jour les conseillers consulaires en téléconférence,  Hélène Degryse, conseillère consulaire sortante et candidate à sa succession, nous relève le consignes et mesures prises par l’ambassade pour la communauté française dans ce pays  :

    • Annulation des rendez-vous usuels au consulat et à l’ambassade pour se consacrer aux Français en difficulté
    • Mise en place de l’enseignement à distance pour les élèves qui étaient inscrits dans les établissements français
    • Mettre en place des réunions régulières avec les élus et information dès que nécessaire, comme aujourd’hui, par mails des citoyens inscrits au registre consulaire.

    Elle tient cependant à rassurer les français et à souligner les engagements des acteurs locaux et français dans cette lutte contre la pandémie.

    Tout est fait pour contribuer à l’effort collectif visant à contrer la propagation du virus. Le conseil aux touristes déjà aux Pays-Bas est de rentrer en France le plus rapidement possible. Quant aux Français des Pays-Bas qui envisagent de partir en France, ils doivent avoir à l’esprit que la situation évolue vite, le mieux étant de se trouver, en cette période complexe, à l’endroit où l’on réside.

    Le Luxembourg pris en étau

    Seuls les travailleurs transfrontaliers pourront désormais passer la frontière entre l’Allemagne et le Luxembourg. C’est ce qu’ont décidé d’un commun accord les autorités allemandes et luxembourgeoises dimanche soir.

    Pour ce faire, il faudra se munir d’un justificatif qui « prouve la nécessité de passer la frontière entre l’Allemagne et le Luxembourg« , sans quoi, la police allemande ne vous laissera pas passer indique le ministère du travail luxembourgeois .

    Un certificat a donc été mis à disposition par le gouvernement du Grand-Duché dans la nuit de dimanche à lundi. Il doit être dûment rempli par le salarié ainsi que par l’employeur qui doivent y apposer leur signature pour qu’il soit valable.

    Monique Dejeans, conseillère consulaire sortante et candidate sur la liste PS au Luxembourg, nous raconte :

    « les mesures sont assez similaires à celles en France, tous les commerces sont fermés sauf pharmacies, magasins alimentaires,  tabacs (!), stations essences… Dans l’ensemble les gens sont obéissants.Une mesure intelligente proposée pour le personnel hospitalier transfrontalier. Les loger ainsi que leurs familles dans les hôtels du Grand Duché qui de toute façon sont vides. Pour le reste il y a énormément de télétravail. La situation évolue d’heures en heures »

    Les risques de confinement dans la région Grand-Est se concrétisant d’heures en heures du coté français, il ne resterait que la frontière belge de librement accessible. Mais jusqu’à quand? 

     

  • Espagne : Quarantaine généralisée ! La situation des expatriés

    Espagne : Quarantaine généralisée ! La situation des expatriés

    Face à l’épidémie au Covid-19, le gouvernement espagnol a déclaré l’état d’alerte et adopté une série de mesures par décret royal, le 14 mars 2020. Ces mesures sont entrées aussitôt en vigueur.

    Les pays du monde entier se barricadent devant la pandémie du nouveau coronavirus, désormais concentrée en Europe, qui a infecté plus de 150.000 personnes, notamment en Espagne qui a décidé d’une mise à l’isolement quasi-totale.  L’« état d’alerte » est maintenu pendant au moins quinze jours. Les mesures de confinement prévoient la fermeture de :

    tous les centres commerciaux, à l’exception de ceux dédiés à la vente de produits de consommation courante (alimentation, nettoyage, hygiène) ;
    tous les bars, restaurants et autres établissements de restauration, à l’exception de ceux qui sont intégrés à un hôtel ou un centre social ou de santé ;
    tous les théâtres, cinémas, salles de fêtes, discothèques, pubs, salles de bal et de concert, salles de karaoké et tout autre établissement récréatif ;
    tous les établissements culturels, musées et bibliothèques ;
    toutes les stations de sport d’hiver et toutes les installations sportives, gymnases et clubs de sport, publics ou privés ;
    tous les parcs d’attraction, les parcs à thèmes et les lieux de spectacles publics couverts ou ouverts ;
    tous les établissements de jeu (salles de jeux, casinos, bingos…) ;
    toutes les écoles, collèges et universités sont fermés ;
    tous les regroupements sont interdits, quelque soit le nombre.

    L’Espagne est le deuxième pays le plus touché d’Europe avec 5.753 cas dont plus de 1.500 depuis vendredi soir et quatrième pays au monde en nombre de décès avec 183 morts.

    Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez s’est voulu clair : les Espagnols pourront sortir de chez eux pour aller «travailler», «acheter le pain», aller à la pharmacie ou se faire soigner mais «pas pour aller dîner chez un ami».

    La liberté de circulation des personnes physiques est limitée.

    En effet, le gouvernement espagnol a décidé de limiter les déplacements pour effectuer des achats essentiels (alimentation, hygiène, santé, première nécessité), dans le strict respect des mesures de précaution élémentaires mais aussi ceux  pour se rendre sur son lieu de travail et retourner à son lieu de résidence habituelle ou accéder aux services bancaires. Les familles peuvent toujours donner soin et assistance aux personnes vulnérables en disposant des éléments nécessaires à prouver le lien.

    Dans toute la mesure du possible, et chaque fois que cela est possible, le recours au télétravail est encouragé par les autorités. Comme en France, les plans de circulation des transports en commun sont réduits. 

    Les expatriés entre tentative de rentrer en France et résignation

    L’international français Eliaquim Mangala fait partie des personnes testées positifs au Coronavirus, comme de nombreux compatriotes dans le royaume espagnol. le plus grand nombre a accepté la quarantaine et ils se conforment aux dispositions du gouvernement espagnol. L’ambassade de France comme les consulats et les agences consulaires sont mobilisés, permettant à nos concitoyens, à la différence de ceux au Maroc, de joindre les services concernés facilement. L’ambiance est plutôt sereine malgré l’inquiétude naturelle lié à la pandémie.

     

    Certains autres Français ont pris d’assaut les aéroports, ports et routes, rendant par moment la situation chaotique aux frontières.    Certains élus consulaires, comme Gaelle Lecomte (ADFE-PS), ne s’associent pas à ces mouvements de panique et expriment même publiquement leur méfiance face au traitement de la pandémie en France. La proximité des élections consulaires de mai 2020 pouvant expliquer cela !

     

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