Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • Coronavirus: les Français d’Italie témoignent !

    Coronavirus: les Français d’Italie témoignent !

    L’Italie est désormais en zone rouge suite à l’épidémie du coronavirus. Toute la péninsule et ses 60 millions d’habitants sont en état d’alerte maximale.

    Les rassemblements sont interdits, les déplacements sont strictement limités. Les musées, les églises, les théâtres, les cinémas sont fermés. La Place St Marc est vide, les cafés doivent fermer à 18 heures, ils sont de toute façon largement vides, tout comme les hôtels, les restaurants, les magasins. Seuls les supermarchés sont pris d’assaut par des habitants inquiets qui constituent des stocks.

    La Lombardie fut la première zone touchée

    « Io resto a casa », je reste à la maison, c’est le mot d’ordre donné par le Premier Ministre italien Giuseppe Conte. Dans la péninsule, l’épidémie a tout d’abord touché le nord du pays et notamment la très riche Lombardie et sa capitale Milan, paralysant ce poumon économique.

    « Io resto a casa » – Je reste à la maison. L’appel du Premier Ministre italien

    Télétravail et certificats pour faire ses courses

    Patricia, retraitée française dans un petit village sans supermarché bénéficie d’une auto-certification pour pouvoir se rendre dans la ville voisine afin de s’approvisionner. Le gouvernement a confirmé que les supermarchés et épiceries resteront ouverts et seront approvisionnés.

    Franck, qui est franco-italien et qui était en déplacement en France hésite à rentrer dans la capitale italienne. Son vol au départ de Roissy est maintenu mais il nous l’a confié : « nous sommes de toute façon en télétravail de fait, le faire depuis Paris ou Rome ne change rien ».

    Les écoles et universités fermées

    Autre conséquence, toutes les écoles et universités du pays sont fermées et les concours sont suspendus. Cela sera d’application jusqu’au 3 avril et est évidemment d’application dans les lycées français de Naples, Rome , Milan .

    « Notre quotidien est bouleversé par les mesures de précaution qui sont imposées par les autorités italiennes. Face à une crise de cette ampleur, les Français sont solidaires des décisions et respectent ces consignes » nous indiquait Alexandre Bezardin élu consulaire des Français d’Italie du nord et suppléant du député Meyer Habib.

    « Face à une crise de cette ampleur, les Français sont solidaires des décisions et respectent ces consignes  » Alexandre Bezardin

    les déplacements en France.

    Nadine, Française installée avec son mari italien dans le nord de l’Italie, nous indique certes remercier Air France pour lui avoir permis de demander l’annulation et le remboursement de son vol Venise-Paris-Venise sans conditions mais fait aussi preuve d’une certaine inquiétude concernant … l’Hexagone.

    Opinion partagée par de nombreux Français installés en Italie : « si la France n’adopte pas des mesures énergiques, ce que nous subissons en Italie s’’y passera aussi » préviennent-ils. Céline, résidente elle aussi en Italie, n’hésite pas à nous en parler comme d’une « catastrophe annoncée ».

    Le consulat en fait-il assez?

    Résultat de recherche d'images pour "Charlène Lardy Vella"
    Charlène Lardy Vella

    Charlène Lardy Vella, entrepreneuse et blogueuse globe-trotteuse et qui réside à Parme nous décrit son quotidien depuis les mesures de confinement : « Au départ, mon mari continuait à travailler au bureau et demandait des permeso ou du télétravail pour que je puisse également gérer mon entreprise (en effet j’ai une activité en ligne). Nous nous relayions comme nous pouvions avec les 2 enfants à la maison (5 ans et 2 ans et demi…) Il est passé en télétravail obligatoire il y a 1 semaine mais cela n’enlève en rien la problématique des enfants ».

    « Nous nous attendons donc à des ruptures de stock » – Charlène, blogueuse française à Parme

    L’achat de nourriture est également complexe : « jusque là nous n’avions pas de problème vu que tout était ouvert normalement. À présent, il faut présenter une autocertification justifiant que l’on fait bien ses courses, si la police nous arrête et tout va fermer tous les week-ends. Nous avons essayé de nous faire livrer mais les prochains créneaux disponibles sont dans 20 jours ! Nous nous attendons donc à des ruptures de stock ».

    Si elle salue globalement le souci d’information des autorités italiennes, Mme Lardy Vella est en revanche beaucoup plus critique vis-à-vis des services français : « le site de l’ambassade a toujours au moins deux jours de retard et le consulat est quasi muet […] On ne sait pas quelles sont les consignes, s’il vaut mieux pour nous rentrer et nous mettre en quarantaine ».

    Dans ce contexte exceptionnel qui évolue d’heures en heures, nul doute que tous les yeux seront braqués sur les autorités et leurs mesures. Affaire loin d’être finie.

  • L’Europe retient sa respiration

    L’Europe retient sa respiration

    Avec 500 millions d’habitants à fort pouvoir d’achat, l’Europe est le premier centre commercial mondial. Un ralentissement de la consommation du fait de la mise en œuvre de mesures de santé publique aurait des conséquences en chaîne importantes

    . Avec les régions industrielles de l’Italie touchées ainsi que la France et l’Allemagne, le risque de récession est élevé notamment dans certains États qui n’en étaient pas loin avant même l’épidémie. L’effet économique et financier est d’autant plus fort que les pays avaient à peine effacé les stigmates de la précédente crise et certains d’entre eux n’ont pas encore renoué avec le plein emploi.

    Le niveau de vie de la population a faiblement progressé dans de nombreux pays occidentaux lors de ces dix dernières années, ce qui contribuait à la montée des tensions sociales. Les déficits et des dettes publiques ont atteint des niveaux sans précédent en période de paix. Leur décrue demeure très limitée et cantonnée à certains pays.

    Dix ans après la crise financière, les politiques monétaires demeurent toujours très accommodantes. Le simple ralentissement de la croissance constatée en 2019 a conduit à l’abandon du programme de hausses des taux par la Banque centrale américaine et la Banque centrale européenne. Ce soutien monétaire permanent réduit les marges de manœuvre pour faire face à la crise virale actuelle.

    Les scénarios possibles

    Les scénarii économiques dépendent de l’ampleur et la durée de l’épidémie. Si dans un premier temps, elle a pu sembler être cantonnée à l’hémisphère nord, sa propagation en Australie et en Nouvelle Zélande tend à indiquer qu’elle pourrait être rapidement mondiale. L’espoir qu’elle cesse avec l’arrivée du printemps est incertain du fait justement de l’existence de foyers dans des pays chauds. Une autre clef importante pour apprécier les effets économiques est la capacité des systèmes de santé à gérer sur un temps court un grand nombre de malades.

    Dans de nombreux pays, en raison du vieillissement de la population et de l’absence de marges financières, les systèmes de santé étaient, avant même l’épidémie, sous tension. Dans des pays pauvres, l’expansion du COVID-19 pourrait avoir de lourdes conséquences en raison de la faiblesse de la couverture médicale. La désorganisation est un facteur de défiance important pouvant altérer le comportement des agents économiques.

    Le défi est d’une rare complexité. Les pouvoirs publics doivent informer, rassurer, prendre des mesures de santé publique, assurer le bon fonctionnement des services de santé et plus globalement de l’économie. L’OCDE estime que la croissance pourrait être amputée à l’échelle mondiale de 0,6 point à 1,5 point en 2020 avec un retour à la normale prévue fin 2021. L’organisation internationale ne voit pas de récessions à l’échelle mondiale. Pour le moment, le principe retenu dans les prévisions est une chute de la croissance forte au premier trimestre avec une stabilisation au deuxième avant une reprise possible au cours du second semestre. Ce scénario en « U » est retenu par de nombreux experts qui ont, en revanche, abandonné celui en « V » reposant sur l’idée d’une reprise rapide. La diffusion du virus aboutit à déstabiliser l’ensemble des pôles de croissance.

    Le scénario en « L » n’est pas, pour le moment, évoqué. Il supposerait une incapacité à juguler la crise sanitaire d’ici le mois de juin avec une très forte désorganisation de l’offre et des circuits d’échange. Le scénario du « pire » supposerait une aggravation sensible du bilan sanitaire provoqué par exemple par une ou des mutations dangereuses du virus. Ce scénario est jugé, en l’état, peu probable d’autant que la mobilisation des équipes de recherche devrait permettre de développer des antiviraux voire un vaccin dans un délai de 9 à 18 mois.

    L’OCDE, tout en pointant du doigt les dangers de la situation actuelle, est moins pessimiste que d’autres sources. L’hebdomadaire « The Economist» estime que la crise peut être de nature centennale. Le nombre de morts pourrait atteindre 70 millions dans un scénario « dur » et 14 millions dans un scénario moyen. Le manque à gagner pour le PIB mondial serait de 0,5 à 4 points de PIB.

    Avant même la survenue de la crise, des appels à la relance se faisaient entendre au niveau mondial. Le FMI avait même appelé les États à profiter des taux bas pour accroître leur effort d’investissement. Avec la diffusion des virus, le soutien à l’activité devient une priorité pour un grand nombre d’État. La priorité est d’essayer de maintenir, autant que possible, les capacités de production et en fonction les services.

    Les préconisations de l’OCDE

    L’OCDE demande aux États de tout mettre en œuvre afin d’assurer le bon fonctionnement des services de santé en prévoyant des mesures de précaution extrême. L’organisation souhaite que les États coordonnent leurs actions pour la production des tests et pour la recherche de médicaments.

    Au niveau des entreprises, l’OCDE préconise le développement du chômage partiel en retenant le système d’indemnisation allemand reposant sur des aides publiques. Elle souhaite que des baisses de cotisations sociales soient mises en œuvre. Pour les travailleurs indépendants, des transferts directs d’argent pourraient être prévus. Pour soutenir les entreprises et empêcher des faillites liées aux mesures de confinement, le report du paiement des charges fixes, comme les impôts, est imaginable. Le paiement de la TVA pourrait être suspendu pour les entreprises affectées par les mesures de confinement. Comme au Japon, des prêts d’urgence ou des garanties de dettes pour les entreprises du tourisme peuvent être entrepris. Les États pourraient demander aux banques d’étaler le paiement des intérêts et le remboursement du capital de leurs clients pour éviter des faillites en chaîne.

    Pour l’OCDE, les banquiers centraux doivent veiller à assurer la liquidité du système bancaire en réduisant les réserves obligatoires. L’objectif est d’éviter tout blocage de la sphère financière. L’organisation a indiqué que compte tenu de l’ampleur de la crise, la détérioration des comptes publics était acceptable et même souhaitable.

    Les premières réactions

    Les ministres des finances du G7 ont déclaré « être prêts à prendre les mesures nécessaires, y compris budgétaires » La Réserve fédérale américaine a annoncé, mardi 3 mars, une baisse de ses taux d’intérêt de 0,5 point les amenant à 1/1,25 %. Cette mesure d’urgence constitue une réponse pour contrer le caractère récessif pour l’économie de la diffusion du coronavirus. Cette décision intervient entre deux réunions de politique, ce qui n’était pas arrivé depuis la crise de 2008/2009. Jerome Powell, son Président, a indiqué que la FED agirait de manière appropriée et se tenait prête à utiliser tous les outils à sa disposition. Il a souligné que les responsables des grandes banques centrales se coordonnaient pour faire face à la crise et que d’autres mesures d’assouplissement pourraient être prochainement annoncées.

    La BCE dispose de moins de marges de manœuvre que la FED pour ajuster ses taux. Elle pourrait néanmoins accroître sa politique de rachats. La Commission européenne a indiqué qu’elle était prête à prendre ses responsabilités pour contribuer à limiter l’impact de la crise. La Banque Centrale d’Australie a également baissé ses taux et la banque centrale du Japon a augmenté ses achats sur les marchés. Le Ministre de l’Économie a indiqué qu’en l’état actuel la croissance pourrait être amputée de 0,1 point en 2020 et que le Gouvernement était prêt à prendre des mesures afin de soutenir les entreprises. Cette crise sanitaire permettra de mesurer la résilience des nations et des économies. Après l’effet de panique, les autorités, les entreprises, la population devraient s’organiser.

  • La Commission tente d’assurer la survie des entreprises face au coronavirus

    La Commission tente d’assurer la survie des entreprises face au coronavirus

    L’exécutif européen prend des mesures drastiques pour s’assurer que les grosses entreprises et les PME résistent à l’impact économique du coronavirus, déclare Thierry Breton, le commissaire européen au Marché intérieur.

    La progression du coronavirus en Europe force les autorités publiques à prendre des mesures draconiennes, comme le confinement total en Italie ou la fermeture des écoles en Espagne.

    Alors que les marchés de l’UE et du reste du monde s’effondrent, les leaders européens doivent tenir une téléconférence ce 10 mars sur les actions à prendre pour combattre le virus.

    « Nous devons coopérer afin de protéger la santé de nos citoyens », affirme le président du Conseil européen, Charles Michel, sur Twitter.

    Thierry Breton a indiqué à la presse lundi 9 mars que la Commission prenait le coronavirus « très au sérieux », au vu de ses conséquences sur la santé publique, mais aussi sur l’économie européenne.

    Rien que dans l’industrie touristique, l’une des plus touchées par l’épidémie, la perte économique s’élève à environ un milliard d’euros par mois, précise le commissaire européen.

    À l’heure où l’Europe entre en période de crise, il assure que l’exécutif européen fera tout pour « ne perdre personne dans cette situation », en référence aux grosses entreprises et aux PME.

    À ce titre, il énumère une série d’actions à mener pour minimiser l’impact économique de la baisse de la demande, comme la mise à disposition de liquidités suffisantes pour les PME ou l’application plus souple de règles relatives aux aides d’État.

    Ce mercredi 11 mars, la Banque centrale européenne (BCE) discutera des moyens d’assumer les conséquences économiques du coronavirus. Les marchés s’attendent à ce que la BCE ouvre de nouvelles lignes de crédit pour soutenir l’économie réelle, en particulier les PME.

    Thierry Breton ne s’est cependant pas encore prononcé à ce jour sur les mesures que prendrait l’exécutif européen, ou sur la modification des règles de l’UE pour faciliter les interventions publiques.

    « Il est trop tôt pour que je m’exprime à ce sujet », communique-t-il, mais il ajoute que la Commission est « fortement mobilisée » et bien coordonnée pour intervenir.

    « Nous ne pouvons réagir sans comprendre parfaitement les chiffres », explique le commissaire européen, laissant sous-entendre que l’exécutif attendrait le mois d’avril, date de publication des résultats au premier trimestre des entreprises, pour agir.

    Pour affronter cette période difficile, Thierry Breton appelle à la solidarité, non seulement entre États membres, mais aussi entre sociétés — surtout lorsqu’elles dépendent d’un même secteur industriel.

    À cet égard, il tiendra une téléconférence ce mardi 10 mars avec les fabricants de matériel de protection, tels que les masques ou les gants, et les autorités nationales, afin d’assurer la couverture de tous les besoins, tout particulièrement ceux du personnel de santé.

    Il a aussi annoncé qu’il organiserait une réunion semblable avec les représentants de l’industrie pharmaceutique en fin de semaine.

    Ces conférences visent à mesurer la capacité de production en Europe et les besoins des États membres les plus touchés, notamment l’Italie, afin d’attribuer les ressources plus efficacement.

    La solidarité ne peut s’exercer qu’à partir du moment où l’état des lieux a été dressé, indique Thierry Breton. « Mais nous serons mieux organisés qu’actuellement ».

    Cependant, il est resté vague sur la suppression potentielle des contrôles à l’exportation du matériel médical — une prescription imposée en France et en Allemagne la semaine dernière —, ou s’il allait « pointer du doigt » les États membres qui refusent de coopérer avec leurs voisins en crise.

    « Nous ne sommes pas là pour blâmer qui que ce soit, nous sommes là pour nous organiser ». « Personne n’a le droit de dire “faites ceci ou cela” — nous devons faire preuve de bonne volonté, tous ensemble, pour gérer l’offre et la demande ».

  • Coronavirus: Alexandre Bezardin, élu en Italie du nord répond aux francais.press

    Coronavirus: Alexandre Bezardin, élu en Italie du nord répond aux francais.press

    L’Italie du nord, qui compte 20 000 Français, le poumon économique de la péninsule est désormais en quarantaine. Alexandre Bezardin, suppléant du député Meyer Habib et élu consulaire, qui travaille à Milan et vit à Breschia, deux villes situées dans la région confinée de Lombardie, a accepté de répondre aux questions des francais.press.

     Lesfrancais.press: Quel est le ressenti des Français sur place, sont-ils inquiets, sereins… quel impact cela a sur la vie quotidienne très concrète?

    Les Français sont soucieux face à l’incertitude qui règne autour de cette crise sanitaire et de ses conséquences économiques. Ils souhaitent être informés en continue de l’évolution de la situation, c’est ce que nous faisons quotidiennement. Notre quotidien est bouleversé par les mesures de précaution qui sont imposées par les autorités italiennes. Face à une crise de cette ampleur, les Français sont solidaires des décisions et respectent ces consignes. Depuis ce soir, toute l’Italie est classée zone rouge, par conséquent il devient impossible de se déplacer sur l’ensemble du territoire italien sans avoir une raison valable.

    Alexandre Bezardin, élu des Français, notamment d’Italie du nord, a accepté de répondre à nos questions

     Lesfrancais.press : les informations de la part des autorités italiennes circulent-elles bien? relayées par le consulat?

    Les informations transmises par les autorités italiennes sont précises et très explicites. Nous sommes informés régulièrement de l’évolution de la situation. Toutes les informations qui sont publiées ou ajournées sont relayées par le Consulat. En outre, le Député Meyer Habib fait un remarquable travail en envoyant régulièrement des Newsletters sur le sujet et en répondant à toutes les questions qui lui ont été adressées. Moi-même, je fais un bulletin du suivi sanitaire chaque jour afin d’informer nos 20.000 français installés dans le Nord de l’Italie.

     Lesfrancais.press : Les entrepreneurs Français installés dans la région ressentent ils déjà les conséquences économiques?

    Il est encore trop tôt pour mesurer toutes les conséquences de cette crise, toutefois elle va laisser des traces sur le long terme car elle était inattendue il y a encore 2 mois. Personne n’a mesuré les conséquences du Coronavirus et surtout personne n’a vu venir cette crise…

     

  • Le gouvernement ne veut pas mettre la France en quarantaine.

    Le gouvernement ne veut pas mettre la France en quarantaine.

    Ce sont les médecins qui montent au créneau : «  Tout ce qui empêche les gens de vivre, de faire les courses, et donc qui bloque l’économie, est bien plus délétère que l’épidémie elle-même. L’économie, c’est aussi la santé » dit le chef du service Maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière de Paris, François Bricaire.

    Le gouvernement cherche l’équilibre entre le blocage du pays et les mesures pour éviter la contagion. Ici, on ferme les écoles. Là, non. Partout, les rassemblements de plus de mille personnes sont interdits. Comme en Allemagne. Mais les transports doivent continuer à fonctionner.

    De l’autre coté des Alpes, l’Italie assume la mise en quarantaine de tout le nord du pays, son cœur économique : Un quart de la population italienne. Le gouvernement français ne veut pas arriver jusque là. Mais l’OMS salue les « mesures courageuses » italiennes. Comme l’OMS a changé plusieurs fois d’avis, ce n’est pas trop grave, tant que personne ne reproche au gouvernement de ne pas en faire assez.

    Le gouvernement, pour l’instant essaie de diffuser ses messages de précaution, de confinement et restrictions à la carte, sans créer de panique. Tout est affaire de dosage. Ne pas en faire trop sans pouvoir être accusé de n’en pas faire assez. Un Conseil de défense (ce qui suppose un recours à l’armée ?) mais des décisions au cas par cas dans les départements..

    La société devance parfois les recommandations. Certains portent des masques, comme s’ils étaient déjà malades, mais rares sont ceux qui ont changé leurs mauvaises habitudes d’hygiène. 70% des Français ne se lavaient pas les mains en sortant des toilettes avant la crise. Depuis la crise, ils sont 69% : la marge d’erreur.

    Une forte campagne de prévention et d’éducation hygiénique et sanitaire est donc utile, bien au delà du coronavirus. Et contre le coronavirus, c’est peut-être la seule utile et efficace en dehors de l’organisation des soins pour les malades les plus touchés.

    Toute la difficulté est dans la gestion du temps. L’idée du gouvernement est qu’il faut tenir le plus longtemps possible sans quarantaine, sachant que le virus passera, du moins on l’espère. Chaleur du printemps, recherche médicale, progression des mesures de prévention… il faut croire que le temps joue contre le virus, ce qui n’est pas scientifiquement certain.

    Tout le monde attend donc l’annonce du « stade 3 », sans que personne ne sache vraiment de quoi il s’agit : Simplement de constater que la France est touchée par l’épidémie. Ce qui suppose de privilégier l’accès aux soins  et les lits dans les hôpitaux aux personnes les plus gravement touchés, les patients sans gravité restant chez eux (80% des cas).

    En fait, le gouvernement prend déjà, progressivement, en fonction des évolutions locales, les mesures prévues en phase 3, mais pas à pas. Ainsi, quand viendra le moment de déclarer le caractère national de l’épidémie, le passage sera en grande partie déjà effectué, et donc moins traumatisant. Surtout, l’annonce de la Phase 4, la décroissance de la contagion, moins long à venir. La Phase 4 : le retour à la normale. Une gestion du temps tout autant que de la maladie.

  • Crise économique du coronavirus : Les secteurs économiques les plus exposés

    Crise économique du coronavirus : Les secteurs économiques les plus exposés

    La crise du COVID-19 a eu un effet brutal sur les marchés car elle menace la demande, l’offre et les échanges. Le nombre des secteurs directement concernés est élevé en raison des interdépendances.

    L’industrie en première ligne

    La zone asiatique assure plus de 55 % de la production de biens manufacturiers. Que ce soit en biens intermédiaires ou finis, la Chine et ses voisins sont incontournables. De ce fait, un arrêt ou une réduction de la production a des incidences. Si le secteur de l’automobile est relativement compartimenté au niveau de chacune des grandes zones de consommation, il dépend de plus en plus des pièces électroniques et des batteries fabriquées en Chine. Pour le secteur électronique et de l’informatique, l’éclatement des chaînes de valeur est important avec une voie de passage quasi-obligée par les pays asiatiques. L’ampleur de l’épidémie en Chine, en Corée et au Japon peut générer des ruptures de stocks sur certains composants mettant en difficulté plusieurs productions. Apple a ainsi fait part de quelques difficultés pour la fabrication de ses smartphones.

    Le secteur de la santé sous pression

    Le secteur des médicaments est mis sous tension pour plusieurs raisons. Premièrement, la demande en produits pouvant limiter les effets du COVID-10 peut faire craindre des pénuries. Deuxièmement, la Chine est devenue un important producteur de médicaments qui sont exportés. Les problèmes de production peuvent avoir lieu en fonction du nombre de malades. Troisièmement, l’acheminement pourrait être rendu difficile du fait de transports internationaux entravés (personnel malade, fermeture des frontières).

    Le secteur du tourisme fortement touché

    Le secteur du tourisme est le premier secteur à être touché par la crise du COVID-19. La fermeture début mars, en application du droit de retrait de la part du personnel, du musée du Louvre qui a reçu 9,6 millions de visiteurs en 2019, est tout un symbole. Elle traduit tout à la fois l’anxiété des salariés de ce secteur et le risque d’arrêt net de cette activité. À Tokyo, les parcs d’attractions Disneyland et Universal Studios ont fermé leurs portes. Les autorités saoudiennes ont décidé d’interdire l’accès de La Mecque aux croyants étrangers. Dans la baie d’Ha Long, au Vietnam, le nombre de visiteurs a baissé de 60 % en un mois. En Indonésie, et notamment sur l’île de Bali, le taux d’occupation des hôtels est inférieur à 30 % contre 70 % en temps normal.

    Les agences de tourisme constatent une baisse des réservations de 30 à 40 %. Le secteur du tourisme représente 10 % du PIB mondial avec un chiffre d’affaires de plus de 7 860 milliards d’euros selon le World Travel & Tourism Council. Un actif sur dix dans le monde travaillerait pour ce secteur.

    Le nombre de touristes internationaux a, selon l’Organisation Mondiale du Tourisme, atteint 1,5 milliard en 2019 (touristes en-dehors de leur pays d’origine). Les Chinois en représentent plus de 200 millions et sont responsables de plus de 250 milliards d’euros de dépenses.

    Avant l’internationalisation de l’épidémie, la seule baisse des dépenses des touristes chinois était évaluée à plus de 20 milliards d’euros, a estimé la présidente du Conseil mondial des voyages et du tourisme (WTTC). Compte tenu des derniers évènements, le manque à gagner pourrait dépasser 100 milliards de dollars, soit bien plus que l’épisode infectieux de SRAS observé en 2002 et 2003. La contraction des recettes issues du tourisme est très forte pour les pays asiatiques. La Thaïlande pourrait enregistrer une baisse de sa fréquentation d’au moins 50% au cours du premier semestre. Son PIB dépend à hauteur de 20% du tourisme. L’Égypte qui reçoit chaque année une abondante clientèle asiatique est également concernée, le tourisme représentant plus de 12% de son PIB.

    Pour le commissaire européen au marché intérieur Thierry Breton, «l’épidémie de coronavirus a coûté un milliard d’euros par mois à l’industrie touristique européenne ».

    La France est avec les États-Unis, l’Italie et l’Espagne un des pays les plus concernés par la chute du tourisme avec 87 millions de touristes étrangers dont 2,2 millions viennent de Chine. Ce secteur assure plus de 173 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an et représente 7,4 % du PIB. 20 % des emplois du pays en dépendent directement ou indirectement de cette activité.

    La diminution du tourisme d’affaires pèse également sur le secteur. L’Allemagne, la France et la Chine sont en première ligne. Les grandes multinationales dont Amazon, Nike, Google, LVMH, ont interdit à leurs salariés de se déplacer. La suspension des grands évènements sportifs et musicaux ainsi des salons professionnels joue un rôle amplificateur pour le secteur du tourisme. Les compagnies aériennes sont particulièrement touchées par la crise actuelle. Air France a annoncé un manque à gagner d’au moins 200 millions d’euros pour 2020. Lors de l’épidémie de SRAS de 2003 (8458 cas et 807 décès), la baisse de la fréquentation des avions en Chine et en direction de ce pays avait été de 72 % au point le plus bas (mars). Pour les liaisons avec les autres pays asiatiques, le nombre de passager avait diminué de 34 %. La remontée avait été progressive à compter de juillet. Selon une étude d’ID AERO, le nombre de passagers pourrait se contracter de plus de 16 % dans les prochains mois. Cette étude ne prenait pas en compte la transformation de l’épidémie en pandémie. D’après une étude réalisée par une équipe de l’université de Bergame, le coût de la crise pour le secteur pourrait être de plus de 16,7 milliards d’euros. Une étude de l’Association internationale du transport aérien mentionne une baisse du chiffre d’affaires de 113 milliards de dollars, le secteur ayant fait un chiffre d’affaires de 830 milliards de dollars en 2019.

    Le secteur du luxe, victime collatérale

    Le marché du luxe est lié à celui du tourisme. Il est, en outre, de plus en plus dépendant des consommateurs des pays émergents, et en premier lieu de la Chine. La réduction du nombre de touristes et les restrictions de circulation pèsent sur les ventes.

  • FRONT UNI POUR CONTRER LE VIRUS ?

    FRONT UNI POUR CONTRER LE VIRUS ?

    La crise de 2008/2009 avait démontré la violence des anticipations face aux annonces économiques et financières. Au temps d’Internet, de l’interdépendance, les réactions en chaîne sont de plus en plus rapides.

    La chute de la production et des échanges avait été quasi-immédiate en 2009 accentuant le blocage des paiements interbancaires. Aujourd’hui, avec le coronavirus, l’effet de contagion concerne autant le virus que les informations vraies ou fausses qui lui sont liées.

    Dans une société très averse aux risques, la moindre rupture dans la chaîne de confiance génère des spirales dépressives de grande ampleur. Les banques centrales et les États sont ainsi appelés au secours de manière très rapide et cela avant même d’avoir une idée réelle de l’évolution du problème et des dégâts. L’accumulation des mesures de confinement, de fermeture des entreprises et des services publics, l’annulation des spectacles tout autour de la planète constitue un phénomène sans précédent qui ne peut qu’amener une récession.

    Face à cette situation, une coopération internationale tente de s’organiser. Après plusieurs années de remise en cause du multilatéralisme, cette crise sanitaire démontre tout l’intérêt des politiques concertées et coordonnées.

    L’ensemble des systèmes de santé sous tension

    Dans un grand nombre de pays, les systèmes de santé éprouvaient avant même la crise des difficultés à faire face aux conséquences du vieillissement des populations. La faible croissance de ces dernières années dans les pays occidentaux pèse sur les budgets de la santé publique. L’épidémie de coronavirus provoque un afflux de malades dans les services d’urgence et de réanimation difficile à gérer, même au sein de grands pays comme l’Italie.

    L’Italie avec plus de 3 000 personnes atteintes et 107 décès (au 5 mars 2020) éprouve les pires difficultés à gérer la crise. Par sa soudaineté et par sa médiatisation, l’épidémie génère un effet de psychose au sein des populations. Si le taux de la létalité au regard des autres virus demeure moyen, le ressenti est tout autre en grande partie en raison de l’absence de connaissances sur le virus et les traitements curatifs possibles.

    Le caractère mondial de l’épidémie accroît son caractère anxiogène.

    La létalité de la maladie varie d’un pays à un autre. L’Iran et la Corée du Sud enregistrent les taux de morbidité les plus importants (entre 4 et 5%). La fiabilité des chiffres iraniens a été à maintes reprises soulignées. Le taux moyen de mortalité, calculé le mercredi 4 mars à partir des données du site « Gisanddata » est de 3,4 % selon le « Center for systems science and engineering » de l’université Johns Hopkins aux États-Unis. Selon d’autres études, le taux se serait entre 2 et 3 % sachant que la Chine n’avait pas pris des mesures de santé publique dès le début de l’épidémie.

    Le taux varie en fonction de l’âge des personnes atteinte. Faible jusqu’à 50 ans, il augmente assez rapidement au-delà de 60 ans. En ce qui concerne les personnes infectées, ce sont les 50 à 60 ans qui paient le plus lourd tribut du fait qu’elles sont actives et donc en contact avec un grand nombre de personnes et qu’elles sont membres de générations larges (générations du baby-boom). Des doutes existent, en revanche, sur la véracité de certaines statistiques. Ainsi, l’Inde, jeudi 5 mars, avec 1,4 milliard d’habitants comptabiliserait une trentaine de cas avec aucun décès. L’Afrique reste également préservée. Nul ne sait si c’est en raison de la température ou de la faiblesse des systèmes de santé.

    Ces approximations sont autant d’incertitudes rendant difficile la modélisation de l’épidémie et de ses conséquences. Les premières remontées statistiques de l’épidémie soulignent que les États dont le système de santé est de bon niveau enregistrent le moins de décès. C’est le cas dans les pays d’Europe du Nord, de l’Irlande et dans une moindre mesure de la France et de l’Allemagne. La rapidité des prises en charge et la présence de plateaux de réanimation constituent les deux facteurs pouvant expliquer, en l’état actuel des connaissances, les écarts de mortalité.

  • Expatrié(e)s, attention aux zones de quarantaine dans le monde lors de vos voyages

    Expatrié(e)s, attention aux zones de quarantaine dans le monde lors de vos voyages

    Villes et provinces confinées, navires de croisières maintenus au large, isolement de voyageurs : plusieurs pays ont mis en place des mesures de quarantaine depuis l’apparition du nouveau coronavirus.

    Chine

    Environ 50 millions de personnes sont bloquées dans les villes et villages de la province du Hubei en vertu d’un cordon sanitaire mis en place fin janvier. C’est le cas pour le chef-lieu Wuhan, où le coronavirus est apparu en décembre.

    Partout dans le pays, différents types de quarantaines, plus ou moins poussées, sont mises en place (chez soi ou dans un autre lieu, avec possibilité de sortir de son appartement ou non).

    Pékin impose depuis le 26 février une quarantaine de 14 jours aux voyageurs en provenance de pays « gravement touchés » par l’épidémie.

    Par ailleurs, plusieurs pays (France, Allemagne, Canada…) ont placé en quarantaine leurs ressortissants rapatriés de Wuhan.

    Italie

    Le gouvernement a pris par décret dimanche des mesures de confinement de plus de 15 millions d’habitants du nord du pays, valables jusqu’au 3 avril.

    Dans la région de Lombardie et dans quatorze provinces italiennes, vaste zone allant de Milan à Venise, les entrées et sorties sont désormais étroitement limitées.

    Onze communes de Lombardie et Vénétie avaient déjà été placées en quarantaine le 23 février.

    Vietnam

    Mi-février, une commune de 10 000 habitants près de Hanoï, Son Loi, a été placée en quarantaine pour vingt jours après la découverte de six cas.

    Corée du Nord

    3 650 personnes qui étaient en quarantaine dans les provinces de Kangwon et Chagang ont été autorisées le 5 mars à reprendre une vie normale.

    Une quarantaine à domicile a été imposée depuis début février à 380 étrangers résidant dans le pays, levée récemment pour 221 d’entre eux.

    Le pays a suspendu les liaisons aériennes et ferroviaires avec l’extérieur et interdit la venue des touristes étrangers.

    Navires de croisière

    Le Diamond Princess a été mis en quarantaine au large de Yokohama près de Tokyo avec 3 711 personnes à bord, à partir du 5 février. Des centaines de cas d’infection au coronavirus s’y sont développés et plusieurs gouvernements ont décidé d’évacuer leurs ressortissants paraissant sains pour les placer quatorze jours en quarantaine dans leurs pays respectifs.

    Les autres passagers ont commencé à débarquer au bout de 14 jours, mais les membres d’équipage seulement à partir de la fin février.

    Le paquebot Grand Princess est confiné au large de San Francisco avec 3 533 passagers et membres d’équipage depuis quelques jours. Les passagers les plus touchés doivent commencer à débarquer lundi à Oakland (nord de la Californie) pour être soignés, l’équipage doit être placé en quarantaine et traité à bord.

    Quarantaine des voyageurs

    Plusieurs pays ou territoires ont pris des mesures concernant les arrivées en provenance de Chine et de pays présentant, tels l’Iran, la Corée du Sud ou l’Italie, un grand nombre de cas.

    Par exemple, les autorités de Hong Kong ont imposé le 8 février une quarantaine de deux semaines à tout voyageur en provenance de Chine continentale, les récalcitrants encourant six mois de prison.

    Israël impose depuis début mars une quarantaine de deux semaines pour les voyageurs en provenance de France, Allemagne, Suisse, Espagne et Autriche, après des restrictions pour l’Italie et plusieurs pays asiatiques.

    Les non-résidents en provenance de ces pays sont interdits d’entrée, sauf s’ils prouvent qu’ils ont un lieu d’isolement.

    Le Japon a annoncé le 5 mars que toute personne arrivant dans l’archipel et ayant séjourné récemment en Chine ou en Corée du Sud devrait passer 14 jours en quarantaine.

    Au Salvador, l’entrée est désormais interdite aux arrivants d’Allemagne et de France, après Chine, Corée du Sud, Italie et Iran. Les citoyens salvadoriens ou personnels diplomatiques devront respecter une quarantaine de 30 jours.

    Les îles Marshall, dans le Pacifique, ont interdit dimanche tous les vols vers leur territoire, ainsi que les arrivées par la mer depuis dix pays.

  • 1000 cas en France… faut-il craindre des mesures à l’italienne ?

    1000 cas en France… faut-il craindre des mesures à l’italienne ?

    Le Covid-19 s’étend de façon accélérée en France, où de premières mesures contraignantes seront mises en œuvre lundi, alors que le nombre de contaminations frôle les 1000 cas.

    Hôpitaux et cliniques sont déjà « mis sous tension » et doivent se tenir prêts à déclencher leur « plan blanc ». « Nous avons engagé le niveau 1 du plan blanc qui met tous les hôpitaux sous tension pour planifier » la mise en œuvre rapide des « moyens indispensables en cas d’afflux » de patients, a souligné Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé. Dans le Haut-Rhin et l’Oise, deux départements parmi les plus touchés, toutes les écoles et les crèches seront fermées à partir de lundi, pendant au moins deux semaines. La situation reste inchangée dans les autres territoires.

     

    La France, l’un des principaux foyers

    Alors que le cap des 105 000 personnes contaminées a été atteint samedi après-midi à travers le monde, la propagation du virus s’accélère en France, qui constitue l’un des principaux foyers du virus en Europe, avec l’Italie et l’Allemagne. Le dernier recensement des autorités, samedi soir, faisait état de 949 personnes contaminées, et de cinq nouveaux décès, portant à 16 le nombre de morts depuis fin janvier.

     

    Les mesures mises en place si vous voyagez en France

    Le ministère des Solidarités et de la Santé actualise ses recommandations régulièrement pour protéger votre santé et vous recommander les bons gestes à adopter face au Coronavirus COVID-19.
    Pour les personnes se trouvant ou revenant d’une zone où circule le virus :

    • Surveillez votre température 2 fois par jour ;
    • Surveillez l’apparition de symptômes d’infection respiratoire (toux, difficultés à respirer…) ;
    • Lavez-vous les mains régulièrement ou utilisez une solution hydro-alcoolique ;
    • Evitez tout contact avec les personnes fragiles (femmes enceintes, malades chroniques, personnes âgées…) ;
    • Evitez de fréquenter des lieux où se trouvent des personnes fragiles (hôpitaux, maternités, structures d’hébergement pour personnes âgées…) ;
    • Évitez toute sortie non indispensable (grands rassemblements, restaurants, cinéma…) ;
    • Travailleurs/étudiants : vous pouvez retourner travailler en l’absence de symptômes ;
    • Les enfants, collégiens, lycéens peuvent être envoyés à la crèche, à l’école, au collège ou au lycée.

    En cas de signes d’infection respiratoire (fièvre ou sensation de fièvre, toux, difficultés respiratoires) si vous habitez dans une zone où circule le virus ou dans les 14 jours suivant le retour d’une zone où circule le virus :

    • Contactez le Samu Centre 15 en faisant état de vos symptômes et de votre séjour récent.
    • Evitez tout contact avec votre entourage.
    • Portez un masque (sur prescription médicale).
    • Ne vous rendez pas chez votre médecin traitant ou aux urgences, pour éviter toute potentielle contamination.

    Annulation de tous les évènements de plus de 1000 personnes

    Ce dimanche 8 mars 2020, à l’issu du Conseil de défense en présence du président Emmanuel Macron, le nouveau ministre de la santé, Olivier Véran a annoncé une nouvelle mesure de sécurité sanitaire : désormais, tous les rassemblements de plus de 1000 personnes sont interdits en France.

    Aucune précision n’a été apportée entre l’interdiction dans les manifestations à l’air libre et celles en milieu confiné. Tout au long de la semaine, les annonces se sont succédées afin de lutter contre la menace. La Ville de Paris ainsi que la RATP ont par exemple révélé les précautions prises afin de limiter la propagation du virus.

    Cette annonce entraîne d’ores et déjà l’annulation de certains évènements en région parisienne : le semi-marathon de Paris n’aura donc pas lieu et le salon de l’agriculture ferme ses portes un jour plus tôt. 

    Avec cette nouvelle mesure de sécurité, le gouvernement espère ainsi freiner la propagation du virus afin de retarder, voire d’éviter le stade 3, phase à laquelle le virus est considéré comment circulant activement sur le territoire. Une menace « inexorable » d’après les autorités sanitaires. 

     

    300 000 enfants confinés

    Des établissements scolaires resteront fermés à partir de ce lundi dans les foyers les plus actifs du coronavirus en France, deuxième pays le plus affecté en Europe, après l’Italie. En tout c’est plus de 300 000 élèves pendant au moins deux semaines dans le Haut-Rhin et l’Oise, deux départements parmi les plus touchés, mais aussi en Corse.

● Radio en direct
En pause