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  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 30.03.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 30.03.23

    Bonjour à tous, bienvenue dans le flash quotidien des expatriés du 30 avril 2023, ce jeudi dans nos titres, la reconnaissance du génocide ukrainien des années 1930 par l’Assemblée nationale, l’association « Pour un Sourire d’enfants » et l’annonce d’une rencontre entre Élisabeth Borne et les syndicats prévue la semaine prochaine. 

    L’Assemblée nationale adopte une résolution sur l’Holodomor 

    Anne Genetet, la députée de la Xème circonscription des Français de l’étranger dont l’Ukraine fait partie, a porté à l’Assemblée nationale une résolution portant sur la reconnaissance comme génocide de la grande famine de 1932-1933, qui eut lieu en Ukraine et dans le Kouban, alors toutes deux républiques de l’URSS. Connue sous le nom d’Holodomor, cette catastrophe organisée par Joseph Staline fit entre 2,61 et 5 millions de morts. Tous les détails sur le site Lesfrancais.press !

    Holodomor
    Anne Genetet en Ukraine ©Anne Genetet

    PSE : Pour un sourire d’enfant

    Quand l’ONG est créée, il y a presque 30 ans, c’est un pari un peu fou de deux Français, un couple, Christian et Marie-France des Pallières. Sortir les enfants les plus pauvres de Phnom Penh de la décharge où ils passent leurs journées. Leur offrir une autre vie. Aujourd’hui PSE accompagne 6500 enfants et leurs familles tous les ans. Des repas, des soins, une éducation, et tout simplement du temps pour grandir. La petite paillotte du début est devenue une ruche qui résonne de leurs jeux. Pour les soutenir ou déployer une association soeur dans votre pays, direction leur site internet. 

    Un nouveau rendez-vous pour la réforme des retraites 

    A l’heure où les syndicats annonçaient une 11e journée de mobilisation le 6 avril, le numéro un de la CFDT Laurent Berger révélait sur la chaîne TMC que l’intersyndicale était invitée en début de semaine prochaine à Matignon par Elisabeth Borne, mettant fin à des semaines d’absence de dialogue entre les deux parties. Mais le rendez-vous va-t-il tourner court avant même de commencer ? La question du recul de l’âge légal de départ à 64 ans ne sera en effet pas abordée, ont encore prévenu le ministre des Relations avec le Parlement Franck Riester et le président du Modem, François Bayrou. Les syndicats en représailles menacent de boycotter l’entretien. 

    C’est tout pour l’actualité des Français de l’étranger ! A demain pour la dernière édition de la semaine !

    Ecoutez le bulletin des Français de l’étranger

  • L’Assemblée nationale reconnait l' »Holodomor », comme génocide

    L’Assemblée nationale reconnait l’ »Holodomor », comme génocide

    Anne Genetet, la députée de la Xème circonscription des Français de l’étranger dont l’Ukraine fait partie, a porté à l’Assemblée nationale une résolution portant sur la reconnaissance comme génocide de la grande famine de 1932-1933, qui eut lieu en RSS d’Ukraine et dans le Kouban (RSFS de Russie), en URSS. Connue sous le nom d’Holodomor, cette catastrophe organisée par Joseph Staline fit entre 2,61 et 5 millions de morts.

    « En politique, les symboles comptent. L’Assemblée nationale s’affirme et s’exprime ainsi sur ce sujet au moment opportun et de façon consensuelle »

    Anne Genetet, députée de la Xème circonscription des Français de l’étranger (Renaissance)

    Le problème ukrainien de Staline

    À la 3e Conférence du Parti ukrainien, qui se réunit à Kharkov du 6 au 10 juillet 1932, l’immense majorité des orateurs (secrétaires des comités de district ou de région) jugent « irréalisable » le plan de collecte imposé par Moscou. Néanmoins, Molotov et Kaganovitch, dépêchés pour l’occasion à Kharkov, interviennent dans les débats de façon particulièrement brutale, n’hésitant pas à affirmer que « toute tentative de faire baisser le plan est un acte fondamentalement anti-Parti et anti-bolchevique ». Sous leur pression, les délégués de la conférence finissent par entériner le plan réclamé par Moscou pour 1932 : l’Ukraine devra livrer 5,84 millions de tonnes de céréales !

    L’opposition manifestée par les responsables ukrainiens ne passe évidemment pas inaperçue de Staline, comme le révèle la correspondance, récemment publiée, qu’il échange avec Kaganovitch. Au cours du mois de juillet 1932, premier mois de la nouvelle campagne de collecte, le blé ne « rentre pas » : fin juillet, à peine 48 000 tonnes ont été livrées, soit sept fois moins qu’en juillet 1931.

    © Allen Lane FAMINE, KHARKIV en Ukraine, Printemps 1933

    Les rapports de la police politique évoquent une vague de départs sans précédent des paysans des kolkhozes, mais aussi une montée inquiétante des troubles dans les campagnes ukrainiennes : alors que les rumeurs se multiplient sur la prochaine dissolution des kolkhozes, les paysans, par dizaines de milliers, reprennent leurs vaches et leurs chevaux, pillent les silos où sont stockés les blés, se partagent les outils et les machines, moissonnent des lopins qu’ils se sont distribués à titre individuel. L’Ukraine est clairement l’épicentre des troubles paysans : sur les 1 630 émeutes et manifestations de masse recensées, fin juillet, par l’OGPU dans l’ensemble du pays depuis le début de l’année 1932, 1 096 se déroulent en Ukraine et au Kouban, principalement à partir du mois de mai.

    Pour Staline, l’Ukraine est vulnérable, non en raison de la famine qui menace de mort des millions d’Ukrainiens, mais politiquement : elle apparaît comme le maillon faible du système. Staline n’a pas oublié que, deux ans auparavant, le régime soviétique avait perdu le contrôle, plusieurs semaines durant, de dizaines de districts frontaliers, limitrophes de la Pologne, gagnés par la plus grande vague d’insurrections paysannes consécutive à la collectivisation forcée des campagnes ; que l’Ukraine, à elle seule, avait été le théâtre de près de la moitié des quelque six mille cinq cents émeutes et désordres paysans recensés par l’OGPU au cours du seul mois de mars 1930. Malgré la signature, en juillet 1932, d’un pacte de non-agression avec Varsovie, la hantise d’une instrumentalisation par les services secrets polonais de l’agitation ukrainienne, reste omniprésente.

    L’indépendance à la cheville

    En réalité, Staline s’inquiète de la « question ukrainienne » bien avant 1930. Elle est présente dès sa nomination à la tête du Commissariat du peuple aux nationalités dans le premier gouvernement bolchevique, à la fin de l’année 1917 : la question de l’indépendance de l’Ukraine, proclamée par la Rada centrale, est alors primordiale ; elle l’est encore dix-huit mois plus tard, au printemps 1919, lorsque éclate la grande insurrection paysanne qui brouille les plans de reconquête bolchevique de l’Ukraine. Il est important, pour comprendre la position de Staline vis-à-vis du « problème ukrainien » en 1932-1933 de l’inscrire dans la réflexion qu’il opère entre question paysanne et question nationale. À ses yeux, « la question paysanne est par essence une question nationale, la paysannerie constituant la force principale du mouvement national. Il ne peut y avoir de mouvement national puissant sans le soutien de la paysannerie. »

    Briser la résistance de la paysannerie ukrainienne par l’arme de la faim a permis de briser dans le même temps le seul mouvement national capable de s’opposer au processus centralisé de construction de l’URSS tout en sécurisant une frontière particulièrement instable qui coupait des communautés ukrainiennes artificiellement séparées depuis le traité de Riga de 1920.

    Continuité historique

    Si c’est en 2023 que l’Assemblée nationale reconnaît ce génocide, ce n’est évidemment pas un hasard, la crise actuelle s’inscrit dans une continuité historique comme nous le rappelle Anne Genetet. Pour la députée des Français de l’étranger, la guerre totale menée en Ukraine par le Kremlin « replace l’Histoire sous notre regard, car ce que nous observons est une nouvelle tentative de négation du fait national ukrainien, qui prend la forme de l’annexion de territoires, de déportations d’enfants, de crimes de guerre commis contre la population, ou encore du Kholodomor, dont le nom fait écho à l’Holodomor et qui désigne le ciblage des infrastructures énergétiques civiles pour faire mourir de froid la population ukrainienne ».

    A la tribune, avant le vote, elle a ainsi souligné que chacune des agressions russes était une atteinte « à nos valeurs les plus chères et fait ressurgir pour les Ukrainiens le spectre de ce traumatisme passé », avant d’exhorter tous les députés à voter pour cette résolution. Ce qui fut fait à la quasi-unanimité de l’Assemblée nationale, avec le soutien du Gouvernement représenté par le Ministre Olivier Becht, le ministre délégué aux Français de l’étranger.  

    Que reconnaît la résolution ?

    Par ce texte, l’Assemblée nationale  reconnaît officiellement le caractère génocidaire de la famine forcée et planifiée par les autorités soviétiques à l’encontre de la population ukrainienne en 1932 et 1933.

    Elle condamne, logiquement, ce génocide commis par les autorités soviétiques et affirme son soutien au peuple ukrainien dans son aspiration à faire reconnaître les crimes de masse commis à son encontre par le régime soviétique.

    La résolution formule ensuite quatre invitations au Gouvernement français, pour qu’il reconnaisse officiellement et condamne publiquement le caractère génocidaire de ces crimes de masse commis à l’encontre du peuple ukrainien. Elle invite aussi l’exécutif à rendre hommage à toutes les victimes de l’Holodomor et exprime sa solidarité avec le peuple ukrainien qui a souffert de cette tragédie.

    Enfin, elle invite le gouvernement à poursuivre ses initiatives diplomatiques visant à la reconnaissance internationale du génocide et à encourager sur la scène internationale un libre accès aux archives relatives à l’Holodomor, plus particulièrement en Fédération de Russie, afin de permettre aux historiens de poursuivre leurs recherches visant à établir et documenter les faits.

  • Reportage au coeur de l’association PSE : “Pour un sourire d’enfant”

    Reportage au coeur de l’association PSE : “Pour un sourire d’enfant”

    Sophie Gueydier, Française installée à Hong Kong, est engagée depuis trois ans au sein de l’association PSE, elle nous explique son engagement et nous présente les activités de l’association et plus particulièrement le programme de “mentoring” mis en place par l’ONG.

    Reportage au coeur de l’association réalisé par Catherine Boulet-Gercourt

    Ils sont des centaines dans cette cour d’école. Au garde-à-vous devant le drapeau du Cambodge qui se lève doucement. Tous en uniforme – Il est 6h45 ce matin de mars. A l’unisson des autres écoliers du pays, les enfants de PSE chantent et commencent leur journée.

    Ecoutez le podcast avec Sophie Gueydier

    PSE : Pour un sourire d’enfant.

    Quand l’ONG est créée, il y a presque 30 ans, c’est un pari un peu fou de deux Français, un couple, Christian et Marie-France des Pallières. Sortir les enfants les plus pauvres de Phnom Penh de la décharge où ils passent leurs journées. Leur offrir une autre vie.

    Aujourd’hui PSE accompagne 6500 enfants et leurs familles tous les ans.

    Des repas, des soins, une éducation, et tout simplement du temps pour grandir.

    La petite paillotte du début est devenue une ruche qui résonne de leurs jeux.

    Les premières cohortes d’enfants pris en charge par PSE grandissaient, alors l’Institut PSE a été créé en 2002 pour les accompagner vers la vie active. Un institut de formation professionnelle, aujourd’hui reconnu par le ministère du travail cambodgien. Cet institut comprend une école hôtelière, où ils apprennent les métiers du service, de l’accueil, de la cuisine ou encore de la coiffure.

    Mais aussi une école de cinéma et des formations en mécanique et en construction. Et enfin, la School of Business, l’école de vente et de gestion.

    La « School of Business » de PSE

    Dans cette école, les étudiants ont entre 17 et 25 ans. Ils sont sélectionnés sur leurs performances académiques, mais surtout sur des critères sociaux. Les mêmes que pour tous les bénéficiaires de PSE. Ils viennent des familles les plus pauvres des alentours de Phnom Penh. Sebastien Clouet est le directeur de la School of Business.

    Quand ils sortent d’ici, après des cursus de 2 ou 3 ans, c’est avec un diplôme en poche, et 95% de chances de décrocher un emploi tout de suite.    

    School of Business à Phnom Penh ©PSE

    Piseth a 21 ans, elle est en 2e année de comptabilité. Elle a fait un stage à la Chambre de Commerce européenne l’an dernier. Une très bonne première expérience pour cette jeune fille.

    Un stage qui s’est bien passé, parce qu’elle y a été bien préparée selon elle.

    Piseth voudrait un jour monter sa propre entreprise. C’est le grand défi et la belle réussite de cette école. Mettre ces jeunes qui n’avaient rien sur le chemin de la réussite. Ici ils gagnent le droit à l’ambition. Eux, dont les parent s sont chiffonniers ou vendeurs de rue. Eux, que rien ne destinait à travailler un jour dans un bureau.     

    Le slogan de Pour un sourire d’enfant, c’est de la misère à un métier.

    Un métier, un vrai métier, Dalin en a un aujourd’hui. Ancienne élève de la School of Business de PSE, elle travaille dans le secteur de la restauration.

    Son salaire, de 250$ pendant les 18 premiers mois de son contrat, passera à 350$ le mois prochain. Elle aura plus de responsabilités, et si tout se passe bien, une nouvelle augmentation à la clé à la fin de sa période d’essai. Pour elle, le vrai plus de cette école, ce sont les opportunités de stages qu’elle donne à ses élèves.      

    L’École met l’accent sur la formation pratique. Entraînements aux entretiens d’embauche, cours de langue, stages, apprentissage… L’idée, c’est de proposer des enseignements qui collent au plus près des besoins du marché. Ils n’auront peut-être pas de 2e chance s’ils ne sont pas efficaces tout de suite.

    Cette voix, c’est celle de Suoming. Lui est en deuxième année de ressources humaines.

    Suoming aussi voudrait poursuivre ses études, à l’université. Il se sent prêt.

    Ici, ces jeunes gens acquièrent des outils pour s’intégrer dans le monde du travail. Quand ils sortent de l’école, ils ont les clés en main pour se construire un futur, avec les armes les plus puissantes à leur disposition : la confiance en eux, et l’ambition.        

    ————-

    Pour en savoir plus sur PSE :

    Site Internet : https://www.pse.ong/

    Page facebook de PSE HK : https://www.facebook.com/PSEHK

    Un reportage diffusé le 28 mars sur La French Radio Hong-Kong

  • Coup d’œil sur le soulèvement en Iran – Jour 192

    Coup d’œil sur le soulèvement en Iran – Jour 192

    Le soulèvement en Iran est entré dimanche dans son 192e jour. Les gens sont descendus dans la rue dans plusieurs villes du pays pour protester contre leurs mauvaises conditions de vie, alors que la monnaie nationale, le rial, a de nouveau commencé à chuter par rapport au dollar américain. Les politiques économiques désastreuses du régime en place ont ruiné la vie des Iraniens ordinaires, 80% des 85 millions d’habitants du pays vivant dans la pauvreté.

    Hassan Karami, le commandant des forces spéciales de sécurité, l’une des unités les plus répressives du régime iranien, a exprimé la crainte du régime iranien face à la perspective d’un soulèvement en 1402 (le nouvel an iranien, qui a commencé le 21 mars), Il a déclaré : « Notre objectif est de couvrir au moins 400 villes et régions du pays pour faire face aux troubles et aux éventuels mouvements de l’ennemi. En 1402, nous devons doubler notre capacité par rapport à la situation actuelle ».

    Le samedi 25 mars, après la manifestation massive à Zahedan, capitale de la province du Sistan et Baloutchistan, au sud-est du pays, des milliers de courageux habitants baloutches sont descendus dans la rue en scandant des slogans contre le régime et ses forces de sécurité, en appelant à la fin de la théocratie et en dénonçant l’ancien régime dictatorial, à savoir la monarchie du Shah.

    Les jeunes en colère

     Dans tout le pays, des jeunes en colère ont lancé une campagne massive de 12 actions de protestation dans la nuit de vendredi à samedi 24-25 mars, ciblant divers sites du régime impliqués dans la répression, ainsi que des affiches et des bannières du régime. Ces actions comprenaient :

    – L’incendie d’un centre à Shahrekord, dans le sud-ouest de l’Iran, utilisé par les mollahs pour diffuser leur idéologie de haine, de misogynie et de fondamentalisme.

    – Des attaques au cocktail Molotov contre le bureau de l’imam local du régime chargé de la prière du vendredi, qui est également le représentant de Khamenei à Khomeini Shahr, dans le centre de l’Iran.

    – Attaques au cocktail Molotov contre des bases paramilitaires du Basij du CGRI à Téhéran, Chiraz, Kermanshah et Zahedan.

    – Des affiches et des bannières de Khamenei et du fondateur du régime, Ruhollah Khomeini, ont été incendiées à Téhéran et Ispahan.

    – Tard dans la nuit, à Bandar Anzali, dans la province septentrionale de Mazandaran, des jeunes ont utilisé des cocktails Molotov pour cibler une succursale de la Banque nationale du régime, qui, avec d’autres institutions financières du régime, pille les richesses de la nation et se livre au blanchiment d’argent pour échapper aux sanctions internationales.

    © Rana Rahimpour September 20, 2022

    L’opposition iranienne

    Maryam Radjavi, chef de la coalition de l’opposition iranienne, a déclaré que « Je salue les habitants de Zahedan qui ont commencé la nouvelle année en scandant « Mort à Khamenei ». Des milliers de nos compatriotes baloutches sont descendus dans la rue le premier vendredi de la nouvelle année persane 1402, en scandant « Liberté pour l’Iran » et « Mort à l’oppresseur, qu’il s’agisse du Shah ou du guide suprême (des mollahs) ». Ils ont une fois de plus démontré leur engagement ferme en faveur d’un Iran libre. « 

    Le 25 mars, les travailleurs de la Haft Tappeh Sugar Cane Company dans la ville de Shush, dans la province de Khuzestan, dans le sud-ouest de l’Iran, ont organisé un rassemblement pour protester contre les salaires extrêmement bas fixés par le Conseil suprême du travail du régime. Ces travailleurs opprimés organisent des rassemblements depuis longtemps, dont un le 11 mars, pour protester contre le refus des responsables de l’entreprise de répondre à leurs demandes.

    Par ailleurs, à Saqqez, les chauffeurs de taxi se sont mis en grève le samedi 26 mars pour protester contre les prix élevés des pièces détachées et leurs faibles revenus. 

    Ainsi que de nombreuses autres grèves et manifestations dans tout l’Iran…

  • Le Parlement européen face à la difficile réforme de l’asile

    Le Parlement européen face à la difficile réforme de l’asile

    Au coeur d’âpres négociations, la réforme européenne de l’asile a passé une étape clé mardi 28 mars, avec un vote au Parlement sur plusieurs textes majeurs, notamment sur la solidarité entre États membres dans l’accueil des exilés.

    La question migratoire est revenue en haut de l’agenda européen : les demandes d’asile sont reparties à la hausse dans l’UE et des migrants meurent régulièrement en tentant de traverser la Méditerranée sur des embarcations de fortune.

    La Commission européenne a présenté en septembre 2020 un « Pacte sur la migration et l’asile » afin d’assurer une meilleure répartition des demandeurs d’asile au sein du bloc, une nouvelle tentative de réforme après l’échec des quotas obligatoires décidés dans la foulée de la crise des réfugiés de 2015.

    « Les règles actuelles ne sont pas claires et le dispositif n’est pas efficace, c’est à ces défis que veut répondre le pacte », souligne l’eurodéputée française Fabienne Keller (Renew Europe, centristes et libéraux), rapporteure de l’un des textes qui sera soumis au vote de la commission des libertés civiles et des affaires intérieures.

    Ces votes doivent ensuite ouvrir la voie à des négociations avec les États membres qui ne seront « pas simples », reconnaît l’élue, rappelant toutefois l’objectif commun d’aboutir à un accord final avant février 2024.

    « Nous sommes face à un choix : soit l’UE va vers une impasse dans le domaine de la politique migratoire, soit nous nous efforçons de trouver des solutions constructives et communes », exhorte aussi l’eurodéputé suédois Tomas Tobé (PPE, droite), rapporteur d’un autre texte.

    En vertu des règles actuelles (« règlement de Dublin »), le pays généralement responsable du traitement d’une demande d’asile est celui par lequel un migrant est arrivé dans l’UE, ce qui fait peser sur des pays comme Malte, l’Italie, la Grèce ou l’Espagne une charge qu’ils jugent démesurée.

    La question migratoire est revenue en haut de l’agenda européen : les demandes d’asile sont reparties à la hausse dans l’UE et des migrants meurent régulièrement en tentant de traverser la Méditerranée sur des embarcations de fortune. [EPA-EFE/Juan Manuel Blanco]

    « Combinaison équilibrée »

    La proposition de réforme veut renforcer le critère de la présence d’un membre de la famille d’un demandeur d’asile dans un État membre. Elle élargit la notion de lien familial et introduit un nouveau critère, selon lequel le pays européen de délivrance d’un diplôme est responsable du traitement de la demande d’asile de son titulaire.

    Un mécanisme de solidarité est prévu envers les États membres confrontés à une pression migratoire, notamment à des débarquements de migrants après une opération de sauvetage en mer.

    La Commission prévoyait que les États membres pouvaient, à défaut d’accueillir des demandeurs d’asile arrivés dans un pays de première entrée (relocalisations), aider ces pays en prenant à leur charge le retour de migrants en situation irrégulière, mais ce mécanisme a été abandonné.

    « Les relocalisations sont la principale contribution à l’allègement de la pression migratoire. Toutefois, les États membres peuvent également apporter leur contribution par des mesures » de soutien financier, matériel ou humain, a expliqué M. Tobé, évoquant « une combinaison bien équilibrée, qui offre à la fois solidarité et flexibilité ».

    Un autre texte du paquet prévoit des procédures d’asile accélérées aux frontières pour les ressortissants de pays considérés comme sûrs et ayant statistiquement le moins de chances d’obtenir un statut de protection dans l’UE.

    En 2022, plus de 880 000 premières demandes d’asile ont été déposées dans l’UE, principalement par des Syriens, Afghans, Vénézuéliens et Turcs, essentiellement en Allemagne, en France, en Espagne et en Autriche, selon les dernières données d’Eurostat, qui note une augmentation de 64% par rapport à 2021.

    La Hongrie, connue pour sa politique anti-migrants, est le pays de l’UE ayant enregistré le moins de demandes d’asile (45).

  • L’Allemagne, une nouvelle année « zéro » ? 

    L’Allemagne, une nouvelle année « zéro » ? 

    L’Allemagne avait fait un sans-faute lors des deux premières décennies du XXIe siècle. Grâce à l’abondance de l’énergie en provenance de la Russie et au recours à des sous-traitants en Europe de l’Est, elle avait réussi à maintenir les chaînes de production sur son territoire. 

    En se positionnant sur des produits à forte valeur ajoutée, elle est parvenue à équiper en machines-outils les pays émergents (la Chine en premier lieu) et à leur fournir des voitures « made in Germany ». Cet édifice qui a permis de dégager d’abondants excédents commerciaux et de réduire le poids de la dette publique au point qu’elle était inférieure à 60 % du PIB avant la survenue de la crise covid est aujourd’hui menacé, tant par la guerre en Ukraine que par la transition énergétique et la rivalité croissante entre la Chine et les États-Unis.

    La Chine, première cliente de l’Allemagne 

    Or la première est, depuis sept ans, le premier client de l’Allemagne avec des exportations et des importations combinées, en 2022, de plus de 298 milliards d’euros, en hausse d’environ 21 % par rapport à 2021. L’Allemagne dépend de la Chine pour l’importation de terres rares indispensables dans les batteries et les semi-conducteurs. Réciproquement, les entreprises allemandes sont de plus en plus présentes en Chine. BASF a investi 10 milliards d’euros dans une nouvelle usine dans le sud de la Chine. Volkswagen, le premier constructeur automobile européen, dépend de la Chine pour 40 % de ses ventes. 

    Un porte-conteneurs de l’armateur chinois Cosco, dans le port de Hambourg (Allemagne). (AXEL HEIMKEN / AFP)

    L’Allemagne est, en retard dans son programme de décarbonation. Son électricité est en partie issue de centrales au charbon. Parmi les pays de l’Union européenne, l’Allemagne arrive en tête pour les émissions de gaz à effet de serre. L’arrêt des centrales nucléaires ne devrait pas améliorer la situation. Son économie souffre de pénuries de main-d’œuvre malgré un recours à l’immigration. Les PME et les entreprises intermédiaires peinent à recruter or, elles sont à la base du tissu économique allemand.

    Montée en gamme de la production 

    Le Chancelier a, le 6 mars dernier, souligné que « nous sommes à une époque de grands bouleversements ». Il promet de transformer l’économie allemande à grande vitesse en une économie étincelante et climatiquement neutre. Durant le second semestre 2022, les prévisions étaient sombres, avec la survenue possible d’une récession. L’industrie butait tout à la fois sur la hausse des coûts, des goulets d’étranglement concernant les biens intermédiaires importés et sur une baisse de la demande chinoise, touchée par l’abandon de la politique du zéro covid. Contrairement aux craintes anticipées, l’industrie fait preuve de résilience en réussissant à réduire sa consommation énergétique. La baisse des prix du pétrole et du gaz est également une aubaine, permettant d’améliorer la compétitivité des produits allemands. 

    Les chocs subis par l’économie accélèrent la montée en gamme de la production. Les sidérurgistes abandonnent la production de métaux classiques pour des métaux sophistiqués. En revanche, la fabrication d’ammoniac, de zinc ou d’aluminium devrait se délocaliser à l’étranger.

    Le combat de la décarbonation 

    L’Allemagne a pris l’engagement de devenir une économie neutre pour le climat d’ici 2045. L’effort à réaliser est important car, actuellement, chaque habitant émet plus de neuf tonnes de gaz à effet de serre par an, montant supérieur d’environ 50 % à celle de la France, de l’Italie ou de l’Espagne. L’Allemagne a choisi de donner la priorité à l’énergie éolienne et solaire, ainsi qu’aux réseaux d’hydrogène vert. Afin d’accélérer le processus de verdissement de la production électrique, le gouvernement a fait adopter une loi visant à raccourcir les délais d’approbations des projets de développement des nouveaux réseaux électriques. Cette année, le gouvernement d’Olaf Scholz a plus que doublé le nombre d’appels d’offres pour les parcs éoliens terrestres. Chaque année, quatre à cinq éoliennes doivent être installées en Allemagne où la population se montre moins opposée que celle de la France face à ce type d’énergie. D’ici 2030, 80 % de la production électrique allemande devraient provenir d’énergies renouvelables. 

    Le défi de la digitalisation 

    Comme la France, l’Allemagne est en retard en matière de digitalisation. Elle se classe seulement autour de la moyenne parmi les membres de l’Union européenne en ce qui concerne l’intégration des technologies numériques par les entreprises. Son administration publique est bien plus en retard que celle de la France.

    Le plan de digitalisation prévu par une loi de 2017 qui devait s’achever en 2022 n’a pas été respecté. 50 % des ménages et des entreprises allemands devraient être connectés au réseau de fibre optique d’ici 2025. En France, près des trois quarts le sont en 2022. 

    Le vieillissement démographique 

    De 2022, en l’état actuel de la démographie, la population active pourrait perdre 7 millions de personnes, soit une diminution de plus de 15 %. Les marges de manœuvre sont faibles car le taux d’emploi est déjà un des plus élevés de l’OCDE (77 % contre 68 % pour la France). L’âge de départ à la retraite atteint 67 ans outre-Rhin. Les pénuries de travailleurs qualifiés se multiplient. Le taux de chômage est désormais de 3 %. Face aux tensions du marché du travail, les salaires ont tendance à augmenter, ce qui pourrait nuire à la compétitivité des produits allemands. 

    Le gouvernement actuel de l’Allemagne est constitué de trois partis, le SPD, les Verts et les libéraux, qui ne partagent pas les mêmes convictions sur les moyens de relever les défis. Les Verts souhaitent accélérer le verdissement de l’économie contrairement aux libéraux du FDP. Les membres du SPD essaient de concilier les uns et les autres. Attachés à l’Europe, ils sont sur ce sujet confrontés au scepticisme de leurs alliés libéraux qui apparaissent par ailleurs avant tout conservateurs. Les mauvais résultats du FDP aux dernières élections locales fragilisent la coalition. Un risque d’immobilisme n’est pas à écarter au moment où l’Allemagne se doit de changer son modèle.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 29.03.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 29.03.23

    Bonjour à tous, bienvenue dans le flash du mercredi 29 mars 2023. Dans cette édition, on revient sur la 10 ème journée de mobilisation contre la réforme des retraites, on fait le point sur la situation en Israël, avant de prendre des nouvelles du déploiement de France consulaire. 

    Mobilisation en baisse en France comme à l’étranger 

    450.000 personnes manifestent mardi à Paris pour la dixième journée de mobilisation contre la réforme des retraites, a annoncé la CGT à l’AFP. C’est presque moitié moins que lors de la dernière journée de mobilisation. Du côté des consulats et des ambassades, aucun gréviste n’a été recensé et même dans le réseau des établissements scolaires, le nombre de grévistes a chuté drastiquement. Mais pour les syndicats, c’est juste une pause suite à l’impact financier des précédentes journées, la preuve étant que les dons aux caisses de grève se multiplie. L’intersyndicale nous donne déjà rendez-vous pour d’autres actions qui devraient ponctuer l’actualité au moins jusqu’à la décision du Conseil constitutionnel. 

    Perpignan, le 28 Mars 2023. Mobilisation contre la réforme des retraites à l’appel de l’intersyndicale des Pyrénées-Orientales. ©AFP

    Benyamin Netanyahou recule sur son projet de réforme de la justice

    Il n’y a pas qu’en France que les citoyens battent le pavé depuis 3 mois, en Israël un mouvement de contestation sans précédent mobilise la population. Depuis dimanche, les manifestations se succèdent au point que le Premier ministre de l’Etat hébreux a dû annoncer une pause d’au moins 3 moins afin de réétudier son projet de loi. Un exemple que certains aimeraient voir Emmanuel Macron suivre ! 

    Réforme de la justice
    Dimanche à Tel-Aviv ©Reuteurs/AFP

    France consulaire en 2025 ou 2027 

    Hier lors de la première journée de l’Assemblée des Français de l’étranger à Paris, Olivier Becht, le ministre délégué aux Français de l’étranger, est revenu sur le déploiement du nouveau système d’information des Français de l’étranger. Censé remplacer les standards des consulats, France consulaire sera disponible 5/7 24/24. Actuellement, 130 postes diplomatiques ont basculé sur ce numéro, pour l’ensemble des pays il faudra attendre 2025 voire 2027 selon Olivier Becht.

    France consulaire
    France consulaire

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour un nouveau bulletin dédié aux expatriés. Bonne journée à tous ! 

    Ecoutez le bulletin des Français de l’étranger

  • Mobilisation contre la réforme des retraites en baisse en France et à l’étranger

    Mobilisation contre la réforme des retraites en baisse en France et à l’étranger

    Comme dans d’autres villes de Province, la mobilisation contre la réforme des retraites de ce mardi dans la capitale, est moins forte que celle de jeudi dernier. C’est aussi le cas chez les Français de l’étranger.

    450 000 personnes à Paris

    450.000 personnes manifestent mardi à Paris pour la dixième journée de mobilisation contre la réforme des retraites, a annoncé la CGT à l’AFP. C’est presque moitié moins que lors de la dernière journée de mobilisation, où le syndicat avait recensé 800.000 manifestants dans la capitale.

    Selon les premiers pointages en Province, dans des villes où la manifestation s’est déjà achevée, il semble que la mobilisation soit moins importante ce mardi que le 23 mars derniers. À Rennes, 13.600 personnes ont battu le pavé, selon la préfecture, contre 22.200 jeudi dernier. La tendance est similaire à Clermont-Ferrand (11.000 contre 13.500), Nantes (18.000 contre 25.000), Bordeaux (environ 10.000 contre 18.800) ou encore Nice (3700 contre 5200). 

    Perpignan, le 28 Mars 2023. Mobilisation contre la réforme des retraites à l’appel de l’intersyndicale des Pyrénées-Orientales.©AFP

    Taux de grévistes en berne mais…

    La grève a été moins suivie ce mardi dans la fonction publique. Dans les trois corps, les taux sont en recul par rapport au mouvement du jeudi 23 mars.

    Voici les taux provisoires de participation des agents de la fonction publique au mouvement de ce mardi 28 mars à la mi-journée :    
    – Fonction publique d’Etat : 6,5% (15,5% le 23 mars)   
    – Fonction publique territoriale : 3,4% (6,5%)
    – Fonction publique hospitalière : 5,4% (8,1%)

    Une chute du taux de grévistes qu’on a vu aussi dans l’administration consulaire puisqu’à notre connaissance aucun poste diplomatique n’a connu de débrayage ou de fermeture.

    Dans les réseaux de l’Education Française hors de France, le nombre de grévistes a aussi chuté. Pour cette dixième journée, aucun personnel détaché n’a débrayé par exemple au Burkina-Faso. Mais pour autant, l’opposition à la réforme des retraites ne faiblit pas.

    Pour Sébastien Villes du SNES, la fréquence des journées de grève et l’impact financier pour les personnels sont à prendre en compte. Si tous n’ont pu participer au mouvement de ce jeudi, certains étaient tout de même sur le pont comme dans le Lycée Daudet géré par La Mission Laïque française à Casablanca où ils étaient 40% à faire grève ou en Grèce dans le Lycée franco-héllénique où ils étaient 32%, à Djibouti aussi ils étaient 16% parmi les détachés du secondaire tandis qu’à Montréal, en primaire, ils étaient près d’un professeur sur deux à débrayer.

    Autre signal fort, le dynamisme des collectes des « caisses de grève » qui est nettement supérieur à ce que les syndicats ont pu connaître. En effet, après 10 journées de grève, la mobilisation est contrainte par les facteurs financiers.

    Un mouvement qui va durer ?

    Soutenu par ces dons et instaurant une politique de tournante entre les établissements, les syndicats des professeurs, du personnel administratif et des directions inscrivent leur action dans la durée. Ainsi à Madrid 8 instituteurs en grève (5 détachés et 3 salariés sous contrats locaux) ont contribué à la caisse de grève pour les collègues qui n’ont pas débrayé ce jour. Mais beaucoup de dons viennent de sympathisants et même parfois de parents d’élèves. Si vous désirez donner, direction les sites des syndicats.

    Ils suivront donc les appels à la grève que l’intersyndicale en France devrait lancer jusqu’à, au minimum, la décision du Conseil constitutionnel.

    Et ils pourront dans certains pays compter sur le soutien des communautés de Français installés sur place comme à Munich où l’Intersyndicale du lycée Jean Renoir de Munich FSU/FNEC FP FO appelle tous nos compatriotes à manifester devant le consulat demain, mercredi 29 mars, de 18h à 19h. Des appels qui ont connu leur petit succès lors des dernières éditions que ce soit à Barcelone, Berlin, Bruxelles, Vienne ou Rabat.

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