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  • Tony Parker, le seul Français au Hall of Fame de la NBA

    Tony Parker, le seul Français au Hall of Fame de la NBA

    Quatre ans après son retrait des parquets, Tony Parker n’a pas été oublié aux Etats-Unis. Pour preuve : l’ancien meneur de jeu va intégrer le Hall of Fame de la NBA, le panthéon de la Ligue nord-américaine de basketball.

    Une consécration pour « TP », qui devient le premier Français à recevoir cet honneur. L’annonce a été officialisée samedi 1er avril à Houston (Texas). Un Etat cher au joueur qui y a passé dix-sept saisons au sein des San Antonio Spurs, avant de rejoindre en 2018 les Charlotte Hornets pour clore sa carrière en NBA.

    Hall of Fame, c’est quoi ?

    Après tous les titres, les médailles et les récompenses individuelles, il y a le Hall of Fame. Littéralement, c’est le couloir de la gloire. En vérité, c’est le Panthéon, c’est l’immortalité assurée !

    Mais comment se déroulent ces intronisations annuelles au cours de grands messes largement médiatisées et toujours fortes en émotions ? Parfois critiqué pour son manque de transparence, le processus de sélection des joueurs légendaires de notre sport préféré se déroule en plusieurs étapes.

    Pour candidater, il faut compléter un dossier en trois parties et le rendre avant le 1e novembre de l’année en cours en sorte de pouvoir être considéré pour la classe du HOF l’année suivante.

    Il y a deux comités de base :

    – le comité nord-américain qui compte 9 membres et peut proposer jusqu’à 10 candidats maximum

    – le comité féminin qui compte 7 membres et peut proposer jusqu’à 2 candidats maximum

    Ces derniers opèrent un premier écrémage et le résultat de leurs débats donne lieu à une liste de noms qui incombe ensuite au comité d’honneur. Pour faire partie de leur liste, il faut impérativement compter 7 voix sur 9 pour le comité nord-américain, et 5 voix sur 7 pour le comité féminin. Comme vous pouvez le constater, il n’y a donc pas de place pour les erreurs de casting… enfin pourrait-on le penser.

    Si un candidat n’obtient pas le moindre vote en sa faveur après avoir présenté son nom trois années de suite, il ne peut plus soumettre sa candidature pendant 5 ans.

    Depuis 2011, la phase de sélection a bien évolué avec la création de 5 comités qui fonctionnent sur un principe d’élection directe. Les deux comités nord-américain et féminin sont conservés mais il s’y ajoute donc ces cinq autres qui se répartissent le travail comme suit:

    – le comité dédié à la catégorie des « contributeurs » (en Amérique du Nord)

    – le comité de l’American Basketball Association (ABA) qui promeut donc l’histoire des joueurs de l’ancêtre de la NBA

    – le comité international qui permet de placer des joueurs européens au parcours moins connu

    – le comité des vétérans qui se souvient des joueurs qui ont joué plus de 35 ans en arrière

    – le comité des pionniers noirs américains du basket.

    Avec le comité d’honneur qui chapeaute le tout et vient (ou non) sanctionner l’intronisation de chacun des candidats, c’est l’identité, encore tenue secrète actuellement, des membres du comité qui pose problème. Ses critiques les plus virulents avancent que le Hall of Fame tend à favoriser des candidats « institutionnels », c’est-à-dire des joueurs qui ont suivi le parcours classique NCAA – NBA – FIBA au détriment de joueurs plus méconnus.

    Un basketteur de légende

    Tony Parker est un basketteur français qui voit le jour le 17 mai 1982, à Bruges, en Belgique. William Anthony Parker II, de son nom complet, est le fils d’un basketteur américain professionnel et d’un mannequin néerlandais. Et pourtant, il est Français, c’est son choix, il a en effet été naturalisé à sa demande en 1995 alors qu’il avait 15 ans.

    Cap sur les Etats-Unis

    Après des débuts professionnels à Paris, Tony Parker tente sa chance aux États-Unis, le temple du basket mondial. TP arrive chez les Spurs de San Antonio en 2001. Avec cette équipe, il remporte le championnat NBA à trois reprises. Il est alors le premier joueur français à remporter ce trophée. C’est d’ailleurs au cours d’un match, en novembre 2004, qu’il rencontre sa future femme Eva Longoria, une des stars de la série Desperate Housewives.

    Six ans plus tard, le couple annonce son divorce. Outre un mariage people, le Frenchie creuse son sillon aux États-Unis à force de travail et d’exploits sportifs. À cinq reprises, il fait partie de l’équipe phare des États-Unis, la NBA All-Star Game. Après avoir acquis la nationalité française, à l’âge de 15 ans, Tony Parker se lance le défi de remporter un titre majeur avec l’équipe nationale. C’est chose faite en 2013 avec le trophée de champion d’Europe. Il y brille par sa prestance : il est élu meilleur joueur et meilleur marqueur. Il s’investit également dans le club de l’ASVEL Villeurbanne en tant que vice-président.

    Le 10 juin 2019, Tony Parker annonce qu’il met un terme à sa carrière sportive. 

    Aujourd’hui du côté de sa vie privée, Tony Parker fut fiancé à la journaliste Axelle Francine, rencontrée en 2011. Le 30 avril 2014, ils accueillent un petit garçon prénommé Josh. En août 2014, le couple se marie. La famille s’agrandit avec la naissance d’un deuxième garçon prénommé LIam fin juillet 2016. Le 3 août 2020, le basketteur annonce sur twitter sa séparation avec Axelle Francine, après neuf ans d’amour.

    Depuis,Tony Parker a officialisé son histoire d’amour avec Alizé Lim, une joueuse de tennis, sur son compte Instagram. 

  • Assemblée des Français de l’étranger : une session concrète ou de simples chimères ?

    Assemblée des Français de l’étranger : une session concrète ou de simples chimères ?

    La 38ème session de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) s’achève après un « marathon » comme l’a indiqué la présidente, Hélène Degryse. En effet, nombreux ont été les sujets abordés au cours de cette semaine. 

    Session de clôture à l’AFE ce 31 mars 2023 ©LFP

    Les restitutions des commissions thématiques montrent l’étendu des points qui concernent les Français de l’étranger. C’est dorénavant devant le Ministre délégué chargé du Commerce extérieur, de l’Attractivité et des Français de l’étranger, Oliver Becht, que les conclusions des travaux de l’AFE sont dorénavant présentées. Au-delà du prestige d’un tel exercice, c’est surtout un signe particulier à une question qui revient sur beaucoup de lèvres : « Quel impact les travaux de l’AFE ont-ils concrètement ? »

    Rosiane Houngbo-Monteverde

    Parmi les principaux thèmes abordés, Rosiane Houngbo-Monteverde (Bahreïn), présidente de la Commission des Lois, des règlements et des affaires consulaires a appelé à la vigilance concernant l’évolution des difficultés d’accès aux services publics consulaires. Pour faire face à cette situation, elle suggère la mise en place d’une co-création entre les élus et l’administration pour renforcer les dispositif actuels et les améliorer en s’appuyant sur les expériences de terrain. 

    Jean-Hervé Fraslin
    Jean-Hervé Fraslin

    Le partage de cette connaissance des réalités locales fait aussi écho aux travaux de la Commission de l’Enseignement, des affaires culturelles, de la francophonie et de l’audiovisuel extérieur présidée par Jean-Hervé Fraslin (Madagascar) qui demande aux différents conseils consulaires d’organiser des réunions spéciales dans leur pays pour répondre de façon concertée à la consultation lancée par le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger.

    Jean-Luc Ruelle

    Les perspectives d’avenir ont également été au centre des discussions de la Commission du Développement durable et du commerce extérieur présidée par Jean-Luc Ruelle (Côte d’Ivoire). « Les résultats catastrophiques du commerce extérieur nous incitent à travailler pour trouver d’autres solutions », aussi les membres de cette commission ont-ils demandé le lancement d’une étude sur les freins immatériels au commerce extérieur afin d’entrevoir des nouvelles pistes à l’amélioration de la situation.

    Nouvelles pistes également à privilégier du côté de la Commission de la Sécurité et des risques sanitaires, où le président Avraham Benhaim (Angola) a interpellé le Ministre Olivier Becht sur la nécessité de la lutte contre la cybersécurité, notamment sur la sécurisation des informations disponibles sur nos téléphones portables, et soumet aussi l’idée de réfléchir à une transformation du dispositif des îlotiers dont les derniers crises ont montré la possible obsolescence.

    Renaud Le Berre

    Obsolescence sur laquelle s’est aussi penchée la Commission des Finances, du budget et de la fiscalité, par la voix de son président Renaud Le Berre (Espagne). En effet,  la rénovation d’un certain nombre de bâtiments du réseau de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) semble nécessaire et cette commission produit actuellement un rapport sur la situation financière de cette structure.

    Florian Bohême

    Enfin, la Commission des Affaires sociales et du monde combattant, de l’emploi et de la formation s’est attelée aux aides sociales dont le président Florian Bohême (Cambodge) a rappelé la nécessité d’augmenter les crédits pour faire face aux demandes croissantes des Français vivant à l’étranger. Cette même commission a également demandé la création d’un guide sur le « Vivre son handicap à l’étranger » et le souhait d’avoir des représentants des Français de l’étranger à la table de la prochaine conférence nationale sur le handicap. Pour le moment aucun élu représentant nos compatriotes à l’étranger n’est invité à participer à ces travaux. 

    Un ticket gauche-droite à l’AEFE 

    En revanche un nouveau siège a été créé pour les Français de l’étranger au sein de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger). Après un long processus, c’est finalement Mélanie Montinard (Brésil), étiquetée à gauche, qui a été désignée par les membres de l’AFE pour intégrer le Conseil d’Administration de cette agence.

    Elle y représentera l’ensemble des Conseillers des Français de l’étranger et aura pour suppléant Franck Ferrari (Russie), adhérent LR. Rappelons que c’est un amendement du sénateur Ronan Le Gleut (LR) qui avait permis de créer ce nouveau poste. Siège gadget ou réelle utilité ? Quel poids cette nouvelle représentante aura-t-elle dans les orientations de l’AEFE ? Vous pouvez compter sur Lesfrançais.press pour faire ce suivi.

    Une nouveauté de cette session : les discussions d’urgence 

    Cette session marque l’apparition d’une nouveauté dans les travaux de l’AFE : la création des débats et discussions d’urgence suivis du vote d’une motion. En accord avec les groupes politiques, deux d’entre eux ont pu inaugurer ce dispositif.

    Pour « Solidaires et Indépendants », Pierre Leduc (Nouvelle-Zélande) a ainsi proposé à l’AFE un texte visant à renforcer la prise en charge des Français établis hors de France contraints de quitter leur pays de résidence en cas de catastrophe. Ce texte a pour objectif de faciliter le rapatriement en France de nos compatriotes confrontés à ces situations d’urgence : accès à la sécurité sociale, possibilité de logement, suivi psychologique…

    Pour le groupe « Union des Républicains, des Centres et des Indépendants » (URCI), un sujet d’urgence défendu par Daphna Poznanski-Benhamou (Israël et Territoires palestiniens), a porté sur l’intégration des Français de l’étranger dans la Convention citoyenne sur la fin de vie, créée en France en décembre 2022. La motion demande aussi la constitution d’une base de données des dispositifs existants sur l’accompagnement de la fin de vie dans les différents pays. Votés à l’unanimité par les élus de l’AFE, que deviendront ces deux textes ? lesfrancais.press interrogera les auteurs de ces résolutions d’ici la prochaine session. 

    Quel impact pour les travaux de l’AFE ? 

    Baptiste Heintz

    La liste des sujets et des travaux orchestrés durant cette session est longue. Mais celle-ci restera t-elle au stade des (bonnes) intentions ? L’impact des travaux réalisés par l’AFE est au cœur des préoccupations des élus de cette assemblée. Baptiste Heintz, président du groupe Écologie & Solidarité, élu de la Côte d’Ivoire, a ainsi rappelé que son groupe « pousse avec les autres groupes l’exigence de suivi des résolutions adoptées par cette assemblée », il demande ainsi « que les résolutions adoptées fassent l’objet d’un rappel en début de session, en présence du ministre délégué aux Français de l’étranger. »

    Du côté de Thierry Masson (Belgique), président du groupe Indépendants, Démocrates et Progressistes (IDP) cette question sur le suivi des travaux est aussi une préoccupation et il appelle à « travailler sur la façon dont sont rédigées et proposées les résolutions de l’AFE ». 

    Au groupe Union des Républicains, des Centres et des Indépendants, Gérard Signoret (Mexique) demande au Ministre Olivier Becht de « ne pas décevoir avec des fausses promesses et des chimères ».

    L’AFE, une oubliée du projet de la réforme des retraites ?

    La réforme des retraites concerne les Français de l’étranger, et au-delà des divergences d’opinions, Baptiste Heintz a rappelé une des compétences de l’AFE qui aurait été oubliée par le gouvernement. Ainsi, son groupe « joindra un mémoire à la saisine du Conseil constitutionnel par les groupes de gauche au Sénat, notamment au motif que le projet de loi de finances de la sécurité sociale aurait dû selon l’article 11 de la loi du 22 juillet 2013 faire l’objet d’une information de l’AFE suite à quoi elle aurait pu rendre ses observations. » Cette action pourrait avoir une résonance pour les prochains projets de lois si jamais le Conseil constitutionnel donne raison à cette initiative.

    Interpellations de l’administration 

    Si la possibilité d’interpeller le Conseil constitutionnel est rare pour les élus de l’Assemblée des Français de l’étranger, les questions à la Direction des Français à l’étranger et de l’administration consulaire (DFAE) sont inclues dans l’ordre du jour de l’AFE. Ainsi un échange avec la directrice de la DFAE, Laurence Haguenauer, s’est tenu au cours de cette session. La directrice a d’ailleurs rappelé « la chance d’avoir un réseau d’élus de terrain » et s’est également félicité de la « collaboration » de ces derniers avec le réseau consulaire dont elle a la charge « au bénéfice » des Français de l’étranger. Les sujets abordés allant de la prise de RDV dans les consulats, en passant par la lutte contre les violences faites aux femmes, le télétravail, la couverture sociale, l’identité numérique… et bien d’autres sujets.

    Vous pouvez retrouver l’intégralité de ces questions en cliquant sur le bouton ci-dessous : 

    Vous y trouverez aussi les réponses de l’administration, quand elles sont publiées. C’est d’ailleurs la lecture de ces réponses ou l’absence de ces dernières qui permettent aussi d’évaluer l’influence de l’AFE sur la scène politique.

    Un ministre des promesses tenues ? 

    Devant tant de propositions, d’idées, de suggestions, de résolutions adoptées, d’avis partagés… Olivier Becht réceptionnant ces différents travaux a voulu rassurer les élus sur les suites qui seront données à ceux-ci.

    Olivier Becht ce 31 mars 2023 à l’Assemblée des Français de l’étranger

    Le Ministre délégué des Français de l’étranger a ainsi indiqué « que toutes les résolutions trouveront une réponse ».  Et concluant cette 38ème session de l’Assemblée des Français de l’étranger, Olivier Becht a partagé sa propre vision : « nous sommes de passage en tant qu’élu, en tant que ministre, mais tant que nous sommes là, nous y sommes pour servir nos compatriotes à l’étranger, et le meilleur moyen de servir, est de tenir nos engagements »… Aux français.press nous avons envie d’écrire « Chiche ! » 

  • Un week-end d’élections en Europe — ce qu’il faut savoir

    Un week-end d’élections en Europe — ce qu’il faut savoir

    L’Europe se prépare à sept scrutins au cours des prochains jours, dont des votes clés en Finlande, en Bulgarie et au Monténégro, des élections en Andorre et dans quatre circonscriptions françaises ainsi que des élections régionales en Italie et en Suisse. Le partenaire d’EURACTIV, Europe Elects, vous présente une analyse du contexte politique pour ces élections en Europe.

    Finlande

    Les élections législatives finlandaises auront lieu dimanche et le résultat déterminera l’avenir politique de la Première ministre du pays et représentante au Conseil européen, Sanna Marin.

    Les sondages actuels indiquent que la coalition de Mme Marin, composée de son Parti social-démocrate (SDP), du Parti du centre (Kesk), des Verts (Vihr), de l’Alliance de gauche (Vas) et du Parti populaire suédois de Finlande (SFP), est susceptible de conserver sa majorité. Cependant, il est possible que le parti de centre droit Kok (groupe PPE au Parlement européen) devienne le parti le plus fort, remplaçant les sociaux-démocrates.

    Le parti Kok soutient depuis longtemps l’adhésion de la Finlande à l’OTAN, ce qui peut expliquer l’augmentation du soutien dont bénéficie le parti par rapport aux élections précédentes. D’autre part, le parti de droite des Vrais Finlandais (PS), allié au Rassemblement national de Marine Le Pen et à la Ligue de Matteo Salvini au Parlement européen, devrait légèrement améliorer sa position par rapport aux élections de 2019, ce qui pourrait lui permettre de réaliser sa meilleure performance au Parlement national jusqu’à présent.

    Bulgarie

    La Bulgarie a organisé ce dimanche (2 avril) ses cinquièmes élections anticipées en moins de deux ans. Les sondages indiquent que l’alliance « Nous continuons le changement-Bulgarie démocratique » est en concurrence avec l’alliance de centre droit GERB-SDS (groupe PPE au Parlement européen) dirigée par l’ancien Premier ministre Boyko Borissov. Les deux alliances pro-européennes recueilleraient environ 26 % des voix. Le parti centriste DPS (Renew Europe au Parlement européen) et le parti d’extrême droite pro-Poutine Renaissance (Vazrazhdane) sont en troisième position avec environ 13 % des voix. De son côté, l’alliance BSPzB, affiliée au groupe S&D au Parlement européen, n’obtiendrait que 8 % des voix, ce qui constituerait son plus mauvais résultat électoral jusqu’à présent.

    La possibilité de former un gouvernement stable reste incertaine, d’autant plus qu’il n’est pas certain que Levitsata, ITN et le parti Réveil bulgare parviennent à franchir le seuil des 4 %. Il est peu probable que cette élection aboutisse au changement radical souhaité pour la Bulgarie, qui peine à former une coalition gouvernementale durable, ce qui a conduit à de multiples élections anticipées depuis avril 2021.

    Monténégro

    Les électeurs se rendent aux urnes dimanche pour le second tour de l’élection présidentielle de cette année, qui pourrait voir le parti de centre gauche DPS perdre la présidence pour la première fois. Le candidat du parti centriste « Europe maintenant !» Jakov Milatović possède des chances réalistes de battre Milo Đukanović, qui a dirigé le pays en tant que président ou Premier ministre la plupart du temps depuis 1990.

    Aucun sondage n’a été publié pour le second tour, mais le candidat arrivé troisième au premier tour, Andrija Mandić, du parti Nouvelle démocratie serbe de droite, a soutenu M. Milatović, qui rejette les récits ethniques.

    Le président Milo Đukanović avait dissous le Parlement trois jours avant le premier tour de l’élection, les partis n’ayant pas réussi à former un nouveau gouvernement. Des élections législatives anticipées sont prévues pour le 11 juin 2023.

    Le partenaire d’EURACTIV, Europe Elects, vous présente les derniers sondages ainsi qu’une analyse du contexte politique. [Shutterstock/Sangiao Photography]

    Andorre

    Le pays élit un nouveau parlement national le 2 avril. Les sondages en Andorre sont rares et imprécis en raison de la faible proportion d’électeurs décidés. Le gouvernement actuel est dirigé par le parti de centre droit DA (2019 : 35,1 %), accompagné du parti libéral LA (12,5 %) et du nouveau parti libéral Acció en tant que partenaires minoritaires de la coalition.

    L’alliance de centre gauche dominée par le PS mène l’opposition (PS : 30,6 % ; SDP : 5,9 %). Deux nouveaux partis pourraient remporter des parts de voix significatives : le parti écologiste Concòrdia et le parti idéologiquement diversifié Endavant.

    Le pays n’est pas membre de l’Union européenne, mais les partis libéraux et de centre gauche sont favorables à un renforcement des liens avec l’Union.

    France

    Dans le contexte des manifestations contre la réforme des retraites, les électeurs de 4 des 577 circonscriptions électorales se rendront aux urnes le week-end prochain pour élire le nouveau député de leur circonscription.

    La première circonscription de l’Ariège, dans le sud de la France, a toujours été détenue par des partis de centre gauche, ce qui ne devrait pas changer cette année. Lors du premier tour organisé dimanche (26 mars), tous les candidats d’extrême droite, de centre droit et libéraux ont été éliminés, la candidate sortante du parti LFI (gauche radicale) et une candidate socialiste dissidente accédant au second tour.

    Les électeurs français qui vivent en Israël, en Italie, en Grèce, à Chypre, en Turquie, au Maghreb, en Afrique de l’Ouest, aux Caraïbes et en Amérique latine se rendent aux urnes pour le premier tour d’un scrutin à deux tours visant à élire un total de trois députés ce week-end. Le second tout aura lieu les 15 et 16 avril 2023. Un siège est détenu par le parti centriste UDI, allié avec la droite Les Républicains à l’Assemblée, un autre par le parti de gauche Génération.s et le dernier par le parti Renaissance du président Emmanuel Macron. Les électeurs avaient la possibilité de voter en ligne jusqu’à mercredi dernier, vous pourrez suivre les résultats sur le site Lesfrancais.press.

    Saint-Marin

     Un nouveau chef d’État entre en fonction tous les six mois dans cette enclave, un rythme qui correspond à un changement ce week-end. Alessandro Scarano, le capitaine-régent élu, appartient au parti démocrate-chrétien saint-marinais. Le pays n’est pas membre de l’UE.

    Italie

     Les élections régionales dans le Frioul-Vénétie Julienne dimanche (2 avril) et lundi (3 avril) constituent un test pour l’alliance de centre-droit de la Première ministre et membre du Conseil européen Giorgia Meloni, dont le parti national-conservateur Frères d’Italie (CRE) a célébré des résultats électoraux historiques lors d’élections régionales antérieures. Toutefois, une grande partie de ce nouveau soutien provient du parti de droite de la Ligue (groupe Identité et Démocratie au Parlement européen) de Matteo Salvini ou du parti de centre-droit Forza Italia (groupe PPE au Parlement européen) de Silvio Berlusconi. Aucun sondage n’a été publié. L’alliance de centre droit avait obtenu 57,1 % des voix lors des élections de 2018 ; la coalition de centre gauche dirigée par le Parti démocratique avait, de son côté, remporté 26,8 % des voix.

    Suisse

    Genève, Lucerne et le Tessin élisent dimanche (2 avril) de nouveaux parlements régionaux. Les votes constituent un test important pour les partis à l’approche des élections du Parlement national qui se tiendront plus tard dans l’année. À Genève et Lucerne, le premier tour des élections des gouvernements régionaux a également lieu. La plupart des régions suisses se distinguent des autres entités infranationales par le fait que les membres des gouvernements régionaux sont élus directement et non par l’intermédiaire des parlements.

  • Législatives partielles : fin du vote en ligne

    Législatives partielles : fin du vote en ligne

    Les Français inscrits sur les listes électorales d’Amérique du Sud (IIème circonscription) ou du Maghreb, d’Afrique du Nord et de l’Ouest (IXème circonscription) et sur celle regroupant ceux installés dans le bassin Est de la Méditerranée étaient invités à participer à l’élection de leur député(e) via le mode de scrutin dit du vote en ligne. Vous n’avez pas pu faire entendre votre voix ? Ne vous inquiétez pas, il sera possible de voter samedi 01 avril dans un des bureaux de vote mis en place par les consulats en Amérique latine (IIème) et de même pour les deux autres circonscriptions le dimanche 02 avril. Un deuxième tour se tiendra le samedi 15 avril et le dimanche 16 avril 2023.

    3 élections annulées

    Le Conseil Constitutionnel a procédé à l’annulation des élections de la députée des Français d’Amérique du Sud (IIème circonscription) Eléonore Caroit (Renaissance) et du député des Français du Maghreb, d’Afrique du Nord et de l’Ouest (IXème circonscription) Karim Ben Cheïkh (Génération.s/ NUPES) et à celle du député des Français du bassin Est de la Méditerranée Meyer Habib (UDI/LR).

    Ainsi du vendredi 24 mars à midi (heure de Paris) jusqu’au mercredi 29 mars à midi (idem), les 282 000 électeurs inscrits pour le vote en ligne étaient appelés à anticiper leur choix via la plateforme dédiée sur le net.

    Elections législatives partielles

    Une participation décevante

    Ce jeudi, le Bureau de contrôle du vote en ligne, composé de fonctionnaires et d’élus consulaires ainsi que de représentants des candidats, a communiqué les chiffres de participation au vote en ligne.

    La déception est à la hauteur des espoirs, dans le meilleur des cas celle-ci a atteint 10%.

    Dans le détail, elle fut de 9,15 % dans la IIème circonscription avec 6 303 votants. Dans la VIIIème, c’est là qu’elle fut la plus importante, avec des pointes en Italie (17% à Rome, près de 18% à Milan), elle s’élève à 10,84% avec 12 206 votes comptabilisés. Enfin c’est la IXème qui ferme la marche avec 8,11% et 8 158 électeurs qui ont participé via la plateforme en ligne.

    Colombie et Tunisie dans la ligne de mire

    Dans la VIIIème, on a pu noter quelques problèmes, pour la candidate Renaissance Déborah Asbiror – De Lieme, c’est surtout la faible communication des consulats qui a posé problème. De nombreux retours des électeurs sont liés à l’absence de mise à jour des données de contact (pour recevoir l’identifiant et le mot de passe) dans les délais impartis et finalement peu connus des personnes concernés. Pour l’équipe de Meyer Habib, comme nous l’a rapporté son directeur de campagne, on regrette que les identifiants aient souvent été classés comme spam, empêchant les électeurs d’y accéder facilement. Mais globalement, pour les candidats, l’élection s’est déroulée dans de meilleures conditions qu’en juin 2022.

    Par contre, dans la IXème circonscription, on grince un peu plus des dents. Si le Ramadan peut expliquer le faible score de la participation, comme nous le rappelle Grégory Zaoui, l’outsider de la campagne, certains alertent sur la situation en Tunisie.

    Dans ce pays, pourtant parmi les premiers participants lors des précédents scrutins, moins de 4% des électeurs ont pris part au vote en ligne pour ce premier tour. La non-réception des abonnés au premier opérateur tunisien des SMS contenant le mot de passe pour voter est pointé du doigt. Le spectre de l’annulation plane de nouveau sur cette circonscription.

    Autre pays qui pose problème mais cette fois dans la IIème circonscription : la Colombie. Là aussi des problème de réception de SMS ont été rapportés. Sans oublier les Bahamas, là aucun électeur n’a reçu ses codes et les quelques participants ont dû jouer avec le support technique pour obtenir leurs codes par des moyens connexes. Mais dans l’archipel, il n’y a que 149 électeurs, il y a donc peu de chances que cela entraîne une annulation. Tout va dépendre de l’écart entre les participants lors de la publication des résultats dimanche soir, la Colombie va-t-elle faire tomber le vote en ligne ? Mais Elénonore Caroit, candidate pour Renaissance, veut croire au sursaut démocratique comme elle nous l’indiquait ce jeudi en fin de journée.

    « J’espère que les électeurs se mobiliseront pour le vote à l’urne« 

    Eléonore Caroit, candidate pour le parti présidentiel Renaissance dans la deuxième circonscription

    Cependant Frédéric Schauli, membre de l’AFE et du Bureau de vote électronique, tient à préciser que le  » nombre de personne ayant contacté l’assistance n’a pas été énorme que cela soit en Tunisie ou en Colombie« . Une information qui permet de relativiser l’impact de ces défaillances, les électeurs n’étaient peut-être tout simplement pas intéressés ou informés de l’élection. Surtout que pour l’instance de contrôle « l’assistance est très réactive et il est important de la contacter en cas de soucis pour permettre de corriger en cas de dysfonctionnement avéré« .

    « Oui peut-être que les taux de participation ont été plus faibles, mais aucune corrélation n’a pu être faite« 

    Frédéric Schauli, membre de l’AFE et du Bureau de vote électronique

    Par ailleurs, il tient à saluer « l’action du ministère et de la DFAE pour aider et accompagner les personnes ayant des soucis de vote« .

    Fin du vote en ligne ?

    Car c’est bien l’autre enjeu de ce scrutin ! Car si une deuxième fois en quelques mois, une élection serait annulée du fait du vote en ligne, quel avenir pour ce mode de participation ?
    Beaucoup s’inquiètent que cela soit l’occasion d’y mettre fin.

    Mais en l’état, comment conserver un accès aussi aléatoire à l’urne électronique ? Le problème ? La transmission des codes d’accès, le salut viendra peut-être de France Identité. Une application comme celle 3D-Secure de votre banque qui permettra de certifier toute identité et ainsi libérera l’électeur d’une chasse aux identifiants et mots de passe.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 31.03.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 31.03.23

    Bonjour à tous, bienvenue dans la dernière édition du flash quotidien des expatriés de la semaine et même du mois de mars. Ce 31 mars, on analyse la participation au vote en ligne pour les élections partielles, on essaie de comprendre le haut de niveau de mobilisation en Allemagne contre la réforme des retraites et enfin on conclut ce bulletin avec la levée de l’obligation vaccinale pour le corps médical en France. 

    10% de participation maximum 

    C’est le triste constat, alors que le vote en ligne pour le premier tour des élections législatives partielles dans la deuxième, la huitième et la neuvième circonscription des Français de l’étranger s’est achevé ce mercredi 29 mars à midi (heure de Paris). Une participation à la baisse, comme pour toute élection partielle, mais amplifiée encore une fois par des problèmes liés à la distribution des codes par mail et par SMS. Dans les boites emails, les identifiants étaient souvent dans les spams, tandis qu’en Tunisie, Colombie ou au Bahamas, les SMS ne sont pas ou peu arrivés aux destinataires. On attend déjà des candidats évoquer des recours. Une nouvelle annulation par le Conseil constitutionnel mettrait fin à ce mode de scrutin selon les observateurs. Une solution : utiliser France Identité, une fois que le système sera déployé. La France est encore très en retard sur la digitalisation des titres d’identité. 

    En Allemagne, les Français ont pu compter sur les syndicats allemands 

    A Munich ou à Berlin, nos compatriotes installés en Allemagne et opposés à la réforme des retraites ont organisé chaque semaine des manifestations avec le soutien des syndicats allemands. Mais pourquoi un tel engagement ? Interrogée par Lesfrancais.press, l’intersyndicale nous rappelle qu’en Allemagne, une telle réforme est passée et a conduit à une paupérisation du 3ème âge avec près de 20% de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté. 

    Munich ce 29 mars 2023

    Fin de l’obligation vaccinale pour les soignants en France 

    Le ministre de la Santé François Braun a assuré auprès de l’AFP ce jeudi qu’il « suivra l’avis » de la Haute Autorité de santé, concernant la vaccination des soignants. Celle-ci a annoncé ce jeudi dans un avis recommander que la vaccination contre la Covid-19 pour les professionnels de santé ne soit plus « obligatoire » mais seulement « fortement recommandée ». C’est la fin d’une histoire franco-française qui avait entraîné de nombreux débats dans l’hexagone.  

    Le ministre de la Santé François Braun ©AFP

    C’est tout pour cette semaine, on se retrouve lundi pour une nouvelle semaine dédiée aux Français de l’étranger !

    Ecoutez le bulletin des Français de l’étranger

  • Les Français d’Allemagne mobilisés contre la réforme des retraites

    Les Français d’Allemagne mobilisés contre la réforme des retraites

    Dans l’espace germanophone européen, et en particulier chez les Français d’Allemagne, l’engagement contre la réforme des retraites en France voulue par Emmanuel Macron a été important. Ils ont en plus bénéficié du soutien des syndicats locaux. Nous nous interrogeons, donc, sur les raisons d’une telle mobilisation et sommes allés à la rencontre de nos compatriotes.

    Des retraités pauvres en Allemagne ?

    Le système de retraites allemand est souvent cité en exemple par les personnes favorables à la réforme des retraites du gouvernement français. Exemple d’un pays où l’âge légal de départ à la retraite est de 65 ans et sera progressivement repoussé à 67 ans d’ici la fin de la décennie. Mais l’Allemagne est loin d’être un modèle à suivre aux yeux de Manuel Bompard, député La France insoumise des Bouches-du-Rhône. Et ses chiffres sont les bons.

    « En Allemagne, l’âge de départ à la retraite est plus important qu’en France, mais le taux de retraités pauvres est deux fois plus important qu’en France. Ce n’est pas forcément un modèle qu’on a envie de décliner ici »

    Manuel Bompard, député La France insoumise des Bouches-du-Rhône – mardi 21 mars sur France Info

    Eurostat, la direction générale de la Commission européenne chargée de l’information statistique, publie chaque année le « taux de risque de pauvreté des retraités en Europe », couramment raccourci à « taux de pauvreté des retraités ». Il montre la proportion de retraités qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, c’est-à-dire qu’ils touchent chaque année moins de 60% du revenu médian dans leur pays, après le versement de leurs aides éventuelles.

    Selon les derniers chiffres, qui datent de 2021, 19,4% des Allemands de 65 ans et plus vivent sous le seuil de pauvreté, soit 3,3 millions de personnes, contre 10,9 % des Français de la même tranche d’âge, soit 1,5 million de personnes. Il y a donc bien environ deux fois plus de retraités pauvres outre-Rhin. Même si ces chiffres ne prennent pas en compte tous les retraités des deux pays. En France, l’âge légal de départ est actuellement de 62 ans – la réforme des retraites veut le repousser à 64 ans – et certains peuvent partir à la retraite encore avant. En Allemagne, il est possible de partir dès 63 ans à condition d’avoir versé des cotisations à la caisse de retraite pendant 35 ans.

    Plusieurs raisons expliquent le taux de pauvreté des retraités allemands, à commencer par le niveau des pensions. Un retraité allemand ne touche que la moitié du salaire qu’il avait avant (52,9 %), alors qu’un retraité français en perçoit les trois quarts (74,4 %), selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE, 2021).

    C’est aussi dû au fait que les pensions allemandes ne sont pas indexées sur l’inflation et au développement des mini-jobs ces 20 dernières années en Allemagne, des emplois à temps partiels avec de faibles salaires et très peu de cotisations sociales. Par ailleurs, l’Allemagne n’a créé un minimum vieillesse qu’en 2021, mais, comme en France, il est fixé sous le seuil de pauvreté.

    Résultat : beaucoup de retraités allemands travaillent. 17,2 % des Allemands qui avaient entre 65 ans et 69 ans travaillaient en 2021, contre 8,6 % des Français du même âge (Eurostat 2021). La même année, 7,7% des Allemands qui avaient entre 70 ans et 74 ans travaillaient contre 2,6 % des Français du même âge. Et toujours 1,9 % des Allemands de plus de 75 ans continuaient de travailler contre 0,5 % des Français.

    Pour autant, Frédéric Petit, député des Français d’Europe centrale et des Balkans, tient à mettre en exergue une différence majeure entre la réforme française et celle qu’ont connu les Allemands, en effet, à la différence du choix d’outre-Rhin, le gouvernement d’Elisabeth Borne a décidé de ne pas diminuer le montant des pensions, évitant de fait le phénomène de paupérisation, selon le camp présidentiel.

    « La réforme des retraites en France est l’exact contraire de ce qui s’est passé en Allemagne après la réforme de 2007. Si une chose est sûre, c’est qu’en France, le gouvernement n’a pas souhaité toucher au montant des pensions. Il n’a pas souhaité non plus augmenter les cotisations. D’où le choix de reporter l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans, contre 62 aujourd’hui, et l’obligation de cotiser 43 annuités.« 

    Frédéric Petit, député des Français d’Europe centrale et des Balkans (MODEM)

    Berlin, Munich, Vienne, etc.

    Depuis le début de la mobilisation en lien avec la réforme des retraites, les Lycées français de Berlin, Munich mais aussi Vienne en Autriche se sont particulièrement engagés pour s’opposer à la réforme des retraites en France. Comme nous l’indique l’intersyndicale FSU /FO du lycée français de Munich : « Malgré la distance géographique qui les sépare des cortèges métropolitains, les enseignants du lycée ont multiplié les journées de grève et les actions, afin de soutenir les manifestations en France.« 

    Le 7 mars dernier, à l’appel de l’intersyndicale FSU / FO du lycée français, une manifestation inédite s’était déroulée devant le Consulat Général de France à Munich, le 23 mars, ce sont les Français de Berlin qui défilaient accompagnés du principal syndicat allemand. 

    Mobilisation syndicale à Berlin en présence des responsables de la NUPES le 23 mars 2023 ©NUPES

    Que ce soit à Munich, Berlin ou Vienne, en plus des prises de paroles des représentants syndicaux FSU et FO, les conseillers des Français de l’étranger comme les responsables politiques de gauche ont joint leur énergie à celle des citoyens.

    Mobilisation à Munich ce 29 mars 2023 ©Intersyndicale

    Ce 29 mars, ils ont donc logiquement remis le couvert et à Munich, là aussi, un syndicat allemand est venu apporter son soutien.

    « Afin de montrer clairement à l’exécutif qu’à l’étranger aussi, le mouvement ne s’arrête pas, malgré l’adoption de la loi. Fort du succès de la première manifestation, le syndicat allemand GEW a répondu à l’appel de l’intersyndicale FSU / FO et était officiellement représenté. « 

    L’intersyndicale FSU / FO du lycée français de Munich.
    Manifestation à Vienne le 23 mars 2033 (Autriche) ©EELV

    Du côté des alliés du président, le son de cloche est bien sûr bien différent. Comme nous l’a déclaré, Frédéric Petit, le parlementaire MODEM élu dans cette circonscription des Français de l’étranger : « Je crois qu’il est immoral que les enfants de mes petits-enfants paient pour notre confort d’aujourd’hui et je pense qu’il est dangereux de saper la confiance dans notre système de répartition. Or, dire que le système par répartition en France est à l’équilibre, c’est justement le condamner, car les générations vont peu à peu, par défiance, se tourner vers des solutions individuelles ».

    Le retrait, seule option

    L’intersyndicale est invitée à échanger avec Elisabeth Borne, a annoncé Laurent Berger, le leader de la CFDT, dans l’émission « Quotidien » sur TMC mardi dernier. 

    « On va parler des 64 ans. (…) Si on me dit ‘vous ne pouvez pas en parler, on partira’ »

    Laurent Berger, CFDT

    Si l’entourage de la Première ministre assure que les syndicats pourront aborder « l’ensemble des sujets qu’ils souhaitent », le retrait de la proposition portant l’âge de retraite à 64 ans ne semble toujours pas à l’ordre du jour du gouvernement.

    Pour Frédéric Petit, revenir sur l’âge de 64 ans, c’est mécaniquement toucher aux montants des pensions et donc ouvrir un marché aux assureurs spécialistes de la retraite par capitalisation.

    « En Allemagne, il existe déjà, par ailleurs, un système de retraite par capitalisation très développé ; cela crée effectivement des inégalités entre ceux qui peuvent se permettre de capitaliser pour leurs vieux jours et ceux qui n’en ont pas les moyens. En France, et quoi qu’en disent nos opposants, nous cherchons à défendre le système par répartition, et même à le développer. C’est pour cela qu’il faut absolument anticiper les déséquilibre démographiques et les lisser sur le temps« 

    Frédéric Petit, député des Français d’Europe centrale et des Balkans (MODEM)

    Pourtant parmi la base des syndicats, sans l’abandon de cet âge pivot, la mobilisation restera grande, que ce soit en France ou à l’étranger, comme nous le rappellent Michaël Faugeroux (responsable FSU à Munich) et Hélène Vollmer (responsable FO à Munich) : « Tant que cette loi demeurera, le lycée français de Munich restera farouchement mobilisé !« 

  • Rencontre avec une Française heureuse en Finlande

    Rencontre avec une Française heureuse en Finlande

    Dans mon émission quotidienne sur la Radio des Français dans le monde (disponible en haut de cette page), j’ai reçu Aurore Colin. Une Française heureuse en Finlande, comme toute la population, en effet le pays scandinave a décroché la première place selon l’indice annuel du bonheur parrainé par l’ONU. Elle nous explique pourquoi.

    6ème année consécutive

    Avec une note de 7,82 sur 10, la Finlande, pays nordique de 5,5 millions d’habitants, s’est une fois de plus positionné devant le Danemark, l’Islande, la Suisse et les Pays-Bas, au classement des pays les plus heureux du monde, révélait le rapport mondial sur le bonheur de l’ONU publié en mars 2022. La France elle, n’était que 21e, sa meilleure place depuis la publication de l’étude en 2012.

    L’étude utilise principalement des sondages Gallup demandant aux habitants leur propre niveau de bonheur, croisé avec le PIB et des évaluations concernant le niveau de solidarité, de liberté individuelle et de corruption, pour aboutir à une note globale. La méthodologie s’appuie sur un échantillon de personnes venant de 156 pays différents, à qui l’on demande de répondre à une série de questions sur la perception de leur qualité de vie sur une échelle de 0 à 10.

    Aurore Colin ©RDFM

    Les 3 piliers du bonheur

    Mais comment la Finlande se maintient-elle à la tête du classement des pays les plus heureux au fil des années ? Quelques facteurs pourraient participer à rendre leur mode de vie satisfaisant, parmi lesquels :

    • Une absence d’injonction à la positivité normative
    • Un bon équilibre entre vie privée et vie professionnelle qui offre du temps libre
    • Une omniprésence de la nature et un accès à des activités en plein air

    L’équilibre entre vie privée et professionnelle est notamment permis par une durée du temps de travail n’excédant pas 40 heures par semaine, et des trajets généralement courts, qui n’empiètent pas sur le temps libre. Quant à l’omniprésence de la nature, le pays a instauré un libre accès à la nature grâce au concept du « droit de tout un chacun ». Celui-ci offre aux habitants l’accès à l’ensemble des forêts, des lacs et des zones côtières. Ainsi, le camping, la cueillette de plantes sauvages, la natation ou encore le ski peuvent être pratiqués par tout le monde, et gratuitement !

    La radio des Français dans le monde

    3500 Français en Finlande

    C’est dans ce cadre que nous recevons Aurore. Elle donne son ressenti, son avis sur son quotidien dans cette nation d’Europe du Nord bordant la Suède, la Norvège et la Russie.

    La nature, l’art de vivre, ses saunas, la liberté & la sécurité sont au programme, même si Aurore souligne que coté gastronomie, ce n’est pas au niveau de sa France natale et qu’il faut aimer la neige, cette année, l’hiver a été glacial.

    A ce jour, environ 3500 Français sont expatriés en Finlande… Peut-être plus prochainement suite à ce nouveau classement !

    Ecoutez le podcast avec Aurore Colin

  • Grand Angle : la violence en France pointée par Amnesty International

    Grand Angle : la violence en France pointée par Amnesty International

    L’ONG Amnesty International n’a eu d’autre choix que de prendre position sur la violence en France entre les forces de l’ordre et les manifestants contre la réforme des retraites.

    Recours excessif

    L’ONG Amnesty International s’alarme du « recours excessif à la force et aux arrestations abusives » dénoncé lors des manifestations en France contre la réforme des retraites, et appelle les autorités à « assurer la sécurité des manifestants ».

    « Nous alertons sur le recours excessif à la force et aux arrestations abusives, signalé dans plusieurs médias« , a écrit Amnesty International France dans une série de tweets sur son compte Twitter. « Alors que de nouvelles manifestations sont attendues dans toute la France, nous rappelons que les autorités françaises doivent veiller à ce que le droit de manifester soit respecté et garanti » et « assurer la sécurité des manifestants en évitant de recourir à une force excessive« , ajoute Amnesty.

    L’ONG demande également aux autorités françaises « l’interdiction de l’utilisation des grenades de désencerclement« , au vu de la « dangerosité de ces armes dont les projectiles frappent de façon aléatoire les personnes« .

    Utilisation abusive des matraques

    Amnesty dénonce en outre une « utilisation abusive des matraques » et relève que « plusieurs médias ont documenté le recours à des gaz lacrymogènes projetés directement sur des manifestants pacifiques pour disperser les manifestations sans systématiquement de possibilité de dispersion, et dans des quantités importantes« .

    Les matraques « ne doivent jamais être utilisées sur des personnes pacifiques, déjà maîtrisées ou en train de se disperser« , souligne l’ONG. « Après la mobilisation du 19 janvier, un manifestant a dû être amputé d’un testicule après avoir reçu un coup de matraque à l’entrejambe. Pourtant, il ne présentait aucun danger. D’autres utilisations abusives des matraques ont été signalées« , rapporte l’ONG. Dans un communiqué publié mardi, le ministre français de l’Intérieur Gérald Darmanin a souligné « l’indispensable proportionnalité de l’usage de la force et la nécessité de saisir immédiatement les inspections en cas de manquement à la déontologie« .

    Depuis le 16 mars – date du recours par le gouvernement à l’arme constitutionnelle du 49.3 pour faire passer en force à l’Assemblée nationale sa réforme des retraites -, plusieurs centaines de manifestants ont été interpellés en France, leurs gardes à vue se soldant le plus souvent par un classement sans suite. Selon Amnesty, le 16 mars, « 292 personnes ont été interpellées et mises en garde à vue » durant la manifestation place de la Concorde à Paris, dont « 283 sont ressorties libres« .

    Regardez le Grand Angle sur TV5MONDE

  • La loi allemande sur le climat qualifiée de « catastrophe » par l’opposition

    La loi allemande sur le climat qualifiée de « catastrophe » par l’opposition

    A Berlin, les membres de l’opposition et les militants écologistes ont reproché au gouvernement d’avoir affaibli la loi allemande sur le climat suite aux compromis trouvés sur des questions litigieuses clés après des jours et des nuits de négociations.

    Tard dans la soirée de mardi (28 mars), les trois partis du gouvernement se sont mis d’accord sur une série de décisions concernant les principaux points de friction au sein de la coalition après des négociations entamées dimanche.

    Cependant, l’ensemble des compromis a été largement perçu comme se faisant au détriment de l’action climatique.

    Les partis ont notamment décidé d’assouplir les exigences définies dans la loi allemande sur le climat : dans une démarche largement critiquée, les objectifs sectoriels de réduction des émissions actuellement définis dans la législation seront remplacés par un objectif global pour tous les secteurs sur plusieurs années.

    « Édulcorer la loi sur la protection du climat au lieu de s’y conformer — comment pouvez-vous le justifier ?» a demandé Andreas Jung, vice-président du principal parti d’opposition, le parti conservateur CDU/CSU, au chancelier Olaf Scholz lors d’une audition parlementaire mercredi. [DisobeyArt/Shutterstock]

    Objectifs climatiques

    « Édulcorer la loi sur la protection du climat au lieu de s’y conformer — comment pouvez-vous le justifier ?» a demandé Andreas Jung, vice-président du principal parti d’opposition, le parti conservateur CDU/CSU, au chancelier Olaf Scholz lors d’une audition parlementaire mercredi.
    Jürgen Resch, directeur général de l’ONG environnementale Deutsche Umwelthilfe, a qualifié de « catastrophe » le relâchement des objectifs climatiques, tandis que Martin Kaiser, président de Greenpeace Allemagne, a déclaré que les changements feraient de la loi sur le climat une « coquille vide ».

    L’abandon des objectifs de réduction sectoriels a été poussé en particulier par le parti libéral FDP, actuellement aux commandes du ministère des Transports, lequel a été loin d’atteindre ses objectifs en matière de climat au cours des dernières années.

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