Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • La Chine à la recherche d’un nouveau souffle 

    La Chine à la recherche d’un nouveau souffle 

    La fin de la politique du zéro covid devait permettre à la Chine de renouer avec une croissance forte. Or, depuis six mois, rien ne se passe comme prévu. 

    La Chine a perdu en influence 

    La Chine influence moins que prévu les prix mondiaux. Sa demande accrue de pétrole cette année n’a pas empêché le prix du Brent, la référence mondiale, de chuter de plus de 10 % par rapport à son cours de janvier. L’acier et le cuivre sont également devenus moins chers. Les prix à la production en Chine facturés à la sortie de l’usine, ont baissé de plus de 4 % en mai par rapport à l’année précédente. Le yuan s’est déprécié par rapport aux autres grandes monnaies. Le prix que les Occidentaux paient pour les importations en provenance de Chine a baissé de 2 % en mai par rapport à un an plus tôt. 

    Une atonie économique persistante 

    Après un rebond en début d’année, la croissance s’étiole. L’économie ne se redresse que lentement. Les chiffres des ventes au détail, des investissements et des ventes immobilières sont tous en-deçà des attentes. Le taux de chômage parmi les jeunes urbains chinois dépasse 20 %, le plus élevé depuis que les données ont été enregistrées pour la première fois en 2018. 

    Une grande partie du ralentissement de la croissance chinoise est imputable à la crise de son marché immobilier. Malgré de nombreuses mesures de soutien, le prix des logements neufs continue de baisser, les ménages restant en position d’attente. Les ventes immobilières sont retombées à 70 % de leur niveau de 2019, la dernière année relativement normale de la Chine. Les mises en chantier sont inférieures à leur niveau d’avant l’épidémie de 60 %. 

    La situation du marché de l’emploi préoccupe de plus en plus les autorités chinoises. Le secteur des services aurait perdu, entre 2019 et 2023, 30 millions d’emplois. Les autorités estiment qu’avec la normalisation de la situation sanitaire, 16 millions d’emplois devraient être créés dans la restauration et l’hébergement. Il manque 10 millions d’emplois des secteurs comme le commerce électronique et l’éducation qui ont souffert d’un durcissement de la réglementation. Le gouvernement a décidé d’être plus souple avec les petites entreprises.

    © NICOLAS ASFOURI / AFP

    Hésitations sur le terrain de la politique économique 

    Pékin a tergiversé avant de prendre de nouvelles mesures afin d’éviter la glissade de la croissance. Les autorités semblaient se résigner à une croissance avoisinant 5 %. L’accent était mis sur l’endiguement de la dette des gouvernements locaux. La Banque populaire de Chine (la banque centrale), ne semblait pas perturbée par la baisse des prix. Le 6 juin dernier, elle a néanmoins décidé d’abaisser ses taux directeurs afin de peser sur les taux d’intérêt. 

    De nouvelles mesures pourraient être adoptées prochainement. 

    De nouvelles baisses de taux sont attendues. Les restrictions sur les achats de maisons dans les villes de premier et de deuxième rang pourraient être assouplies. Les banques seraient incitées à accroître le volume des prêts permettant le financement des infrastructures. Les gouvernements locaux pourraient être autorisés à émettre davantage d’obligations. La chute des prix de l’immobilier met en difficulté de nombreuses collectivités locales dont les recettes auraient reculé de 140 milliards de dollars en un an. 

    Des doutes se font jour sur l’efficacité de la baisse des taux pour relancer l’économie. Plusieurs économistes chinois se positionnent en faveur d’un plan de relance budgétaire avec un soutien plus marqué en faveur des collectivités locales qui sont en manque de liquidités. 

    L’augmentation des revenus des retraités est également à l’étude afin de faciliter une reprise de la consommation. Le gouvernement entend également venir en aide à la consommation sous formes d’aides fiscales. Le gouvernement a, d’ores et déjà, étendu les allégements fiscaux sur les véhicules électriques qui ont contribué à stimuler les ventes de voitures. La distribution de coupons visant à financer certaines dépenses est également imaginée. 

    La relance par la consommation ne fait pas consensus au sein des autorités chinoises. En règle générale, ces dernières préfèrent des mesures en faveur de l’investissement au risque de générer des bulles spéculatives comme en témoigne la crise actuelle de l’immobilier. Des millions de logements ont été construits sans se soucier des besoins de la population.

  • Pierre Moscovici : « L’effort de désendettement de la France se fait attendre »

    Pierre Moscovici : « L’effort de désendettement de la France se fait attendre »

    L’« accélération » de la réduction de la dette que souhaite le gouvernement est-elle ambitieuse et compatible avec le financement de la transition verte ? Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptes, fait le point pour EURACTIV et Lesfrancais.press sur la santé budgétaire française, les réformes européennes pour favoriser la solvabilité des États membres, et les outils nécessaires à une transition verte juste.

    Pierre Moscovici est Premier président de la Cour des comptes, et président du Haut Conseil des finances publiques. Il a notamment été commissaire européen aux Affaires économiques et financières (2019-2024) et ministre de l’Économie de la France (2012-2014).

    EURACTIV France : La Cour des comptes publiait jeudi (29 juin) son analyse de la situation et des perspectives des finances publiques françaises. Quels enseignements retenez-vous ?

    Pierre Moscovici. Les finances publiques françaises sont très dégradées.

    En 2022, le déficit budgétaire était de l’ordre de 4,7 points de PIB, tandis que la dette dépassait les 111 % du PIB.

    Ces niveaux sont plus élevés que dans la majorité des États européens.

    2023 devait être une année de redressement, mais ce sera vraisemblablement une année blanche, malgré la volonté du gouvernement d’accélérer la réduction de la dette. Dans le rapport présenté jeudi, nous anticipons une augmentation du déficit à 4,9 points de PIB, tandis que la dette baissera à 109,6 points de PIB, essentiellement du fait de l’inflation.

    Enfin, le Programme de stabilité français pour les années 2023-2027, qui guide l’action du gouvernement en matière de finances publiques, est basé sur des hypothèses économiques que le Haut Conseil des finances publiques estime optimistes, avec une croissance potentielle supérieure au consensus.

    L’effort de désendettement de la France se fait attendre.

    Comment expliquer une telle dégradation ?

    Les crises des dernières années, et la sortie lente du « quoi qu’il en coûte », nous ont empêché de redresser nos finances publiques.

    En outre, la préférence collective pour la dépense publique, très marquée en France, n’a pas été levée. En cinquante ans, la France n’a jamais réduit ses dépenses ! En 2001, la France et l’Allemagne avaient exactement le même niveau de dette publique, à 58 points de PIB. En vingt ans, la dette allemande a augmenté de huit points, celle de l’Italie de 36 points et la nôtre de 53 points !

    Enfin, la dette n’est pas gratuite : en période d’inflation et d’augmentation des taux d’intérêt, la charge de la dette française augmente. Elle est passée des 20 milliards d’euros de l’époque des taux quasi-négatifs à 74 milliards d’euros en 2027.

    Doit-on se préparer à une nouvelle « cure » d’austérité ?

    Absolument pas ! Ce n’est pas la bonne réponse. Le désendettement permettra au contraire de financer les investissements nécessaires dans la transition écologique, la défense, la santé, l’éducation, ou encore le numérique. Préparer l’avenir est sa raison d’être.

    Par où commencer ?

    Pour trouver les 60 milliards d’euros d’économies nettes à horizon 2027 que la Cour des comptes juge nécessaires, nous avons besoin de procéder à une vraie revue des dépenses publiques.

    La prise de conscience de l’impératif du désendettement est chose faite après les Assises des finances publiques : tant mieux ! Maintenant, nous devons opérer une analyse profonde de la totalité des politiques publiques, avec une approche ouverte, dans la durée, exigeante, et qui inclut la société civile.

    Une telle revue des dépenses serait une révolution culturelle.

    Le rapport Pisani-Mahfouz préconise plus de 60 milliards d’euros de dépenses, privées et publiques par an à l’horizon 2030 pour la transition écologique. Cet objectif est-il contradictoire avec la nécessité de réduire la dette publique ?

    Le rapport Pisani-Mahfouz a permis d’établir que la transition écologique aura un coût très élevé. Les chiffres avancés, environ 34 milliards d’euros par an d’argent public, sont peu contestés. Cette dépense est vitale, elle ne peut être évitée.

    Pour la financer, il faut être audacieux et innover. Cela exige que nous ayons un grand débat, sans totems ni tabous, car c’est une question de société.

    Si nous décidons de recourir à de la « dette écologique », alors un désendettement supplémentaire à celui qui est déjà nécessaire est à identifier. C’est une question de crédibilité.

    « Pour financer [la transition verte], il faut être audacieux et innover. Cela exige que nous ayons un grand débat, sans totems ni tabous, car c’est une question de société », a expliqué Pierre Moscovici à EURACTIV France dans un grand entretien. [Cour des comptes]

    Comment rendre socialement acceptables des mesures, surtout fiscales, qui peuvent être socialement dures ?

    Le rapport Pisani-Mahfouz aborde ce sujet. La crise des gilets jaunes ne condamne pas la fiscalité écologique, elle met en exergue la nécessité de compenser ses effets pour ceux qui en sont les plus touchés.

    Si nous devions nous endetter pour financer la transition écologique, s’agirait-il là d’une « bonne dette » ?

    L’endettement pour la transition écologique est plus légitime que celui contracté pour des dépenses de fonctionnement. Pour autant, c’est une dette ! Refusons d’empiler la bonne dette sur de la mauvaise dette.

    Face à la crise climatique, et en guise de réponse à l’Inflation Reduction Act (IRA), l’UE a assoupli les règles relatives aux aides d’État, et se dote d’une plateforme de financement européen. Ces mesures sont-elles adaptées ?

    L’IRA est un grand défi pour l’Europe, car il risque d’attirer les investissements outre Atlantique, mais surtout, à travers cet outil, les États-Unis agissent pour le verdissement de leur économie. Nous devons le faire aussi.

    Les mesures mises en œuvre sont un bon début, au moment où la réponse européenne doit être à la hauteur sans être protectionniste.

    La Commission européenne a vocation à guider les États membres. Elle le fait déjà en matière climatique, le « Green Deal » aura été la colonne vertébrale de cette mandature, il sera nécessairement au cœur de la prochaine.

    La Commission a présenté fin avril une réforme du Pacte de stabilité et de croissance (PSC), qui permettrait la mise en œuvre de plans de réduction de dette plus spécifiques à chaque État membre. Est-ce une bonne chose ?

    J’y suis d’autant plus favorable que j’avais entamé le mouvement dès 2014 lorsque j’étais commissaire à l’Économie et aux Finances. Avec Jean-Claude Junker, nous avions introduit la notion de flexibilité dans l’appréciation des finances publiques nationales. Cela nous avait permis de ne pas sanctionner l’Espagne, le Portugal ou encore l’Italie, ce qui aurait pu empirer leur situation.

    Les règles du PSC n’étaient pas adaptées avant la crise sanitaire, elles ne le sont pas davantage après.

    La proposition de réforme de la Commission va dans le bon sens en adoptant une approche moins procyclique, plus lisible, économiquement cohérente et spécifique à chaque État.

    Elle renforce aussi le rôle des institutions indépendantes comme le Haut Conseil des finances publiques, puisque chaque État membre devra analyser la soutenabilité de sa dette publique.

    L’Allemagne souhaite rétablir des « critères communs » pour assurer une réduction effective de la dette dans chaque pays. Cet ajout est-il le bienvenu ?

    C’est aux ministres européens de négocier entre eux. Viser une réduction de la dette d’un point de PIB par an pour les pays les plus endettés, comme le demande l’Allemagne, n’est pas insurmontable. Pour autant, il n’est pas indispensable de l’inscrire dans les textes : c’est avant tout une volonté politique.

    Un récent rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) a établi que la réforme des retraites n’était probablement pas suffisante pour résorber le déficit du système de retraites. En janvier, la même institution expliquait que les dépenses de retraites étaient maîtrisées. Est-ce que ce type de décalage nuit à la lisibilité du débat public ?

    Le COR fournit des chiffres étayés et nourrit le débat public : il ne faut pas l’instrumentaliser. Pour la Cour des comptes, qui n’a pas à se prononcer sur les choix politiques opérés, il est important que le système soit équilibré. Il l’est davantage depuis la réforme et jusqu’en 2030. La question n’est pas évacuée pour toujours.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 04.07.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 04.07.23

    Bonjour à tous, bienvenue dans le flash quotidien des expatriés du 04 juillet. On amorce notre bulletin avec la fête nationale américaine, avant de faire un point sur la gestion de votre capital et on finira en faisant le bilan des émeutes en France. 

    04 juillet : la fête de l’indépendance américaine 

    Les Français qui vivent aux USA vont profiter d’un jour férié aujourd’hui. Et à juste titre, car dans l’Histoire de l’indépendance américaine, on oublie souvent le rôle de la France. Alors que le siècle des Lumières prenait fin en France, Louis XVI a accueilli sur son territoire la plupart des pères fondateurs de la nouvelle nation. Le plus connu fut Benjamin Franklin qui réussit à convaincre la couronne de France d’apporter son soutien aux rebelles américains. C’est ainsi que le trésor royal se vida pour financer l’affaiblissement de l’ennemi héréditaire de l’époque, les Britanniques. Et on en connaît les conséquences, quand la famine s’abattit sur la France en 1788/89, les caisses vides de l’Etat n’ont pu nourrir la population, nous amenant petit à petit sur notre révolution ! On connaît la suite de l’histoire…. 

    Faire fructifier son capital en tant qu’expatrié(e)

    … N’est pas toujours une mince affaire ! Et si vous profitiez de vos vacances en France pour rencontrer des experts dédiés aux Français de l’étranger ? Les lecteurs du site Lesfrancais.press recevront le meilleur accueil dans une des 27 agences du groupe Laplace en France. Tous les détails dans notre article.

    gérer votre capital
    Gérer votre capital

    Le bilan des émeutes en France

    La mort de Nahel, un jeune de 17 ans tué par un tir policier à Nanterre, a mis le feu à la France. Voitures brûlées, mobiliers urbains saccagés, bâtiments publics incendiés, commissariats attaqués et même élus pris pour cibles. En cinq jours, les policiers et gendarmes ont procédé à 3354 interpellations, soit autant que pendant les émeutes de 2005, selon les chiffres officiels publiés à l’époque. Ces violences avaient duré trois semaines après la mort de deux jeunes Zyed et Bouna en cherchant à fuir un contrôle policier. Comment expliquer cet écart ? Ce nombre d’interpellations s’explique, selon une source policière, par le nombre de forces de l’ordre déployées. Depuis trois nuits, ce sont 45.000 policiers et gendarmes qui sont mobilisés sur le terrain. Ce lundi, le président de la République a demandé le maintien de cette présence policière « massive ».

    Emeutes en France

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour une nouvelle édition ! 

    Ecoutez le bulletin des Français de l’étranger

  • Déconventionnement de deux lycées de la Mlf en Espagne

    Déconventionnement de deux lycées de la Mlf en Espagne

    L’assemblée générale de la Mission laïque française, qui s’est tenue mercredi 28 juin à Paris, a acté le déconventionnement, pour le 1er septembre 2024, des deux derniers Lycées en Espagne, à Alicante et à Villanueva de la Cañada, qui étaient liés par convention avec l’Agence pour l’Enseignement français à l’Etranger (AEFE). Mais attention, cela ne veut pas dire que les deux établissements coupent les ponts avec l’institution. Toujours homologués par l’Education nationale et reconnus par le ministère des Affaires étrangères, leurs liens avec l’AEFE sont maintenus via un partenariat. On vous explique tout dans notre article.

    Une mesure annoncée mais décriée

    Connue depuis janvier 2023, la volonté de la direction de la Mission laïque française de déconventionner les groupes scolaires basés à Alicante et à Villanueva de la Cañada, n’a pas manqué de provoquer une levée de boucliers de la part des personnels, professeurs en tête, mais aussi des parents d’élèves.

    Parents et professeurs manifestant le 22 juin 2023 à Alicante ©SNES-FSU

    La rémunération des professeurs

    Pour les syndicat, SNES-FSU et SNUipp-FSU, le déconventionnement correspond de fait à « un divorce entre la Mlf et l’AEFE au sein de l’enseignement français en Espagne« .

    Vu du côté des enseignants, un déconventionnement a de lourdes conséquences. En effet, ces derniers, sous le statut actuel, sont détachés par le ministère de l’Education nationale pour une période de 6 ans. Leurs salaires et les frais annexes sont donc déterminés par l’AEFE, tout en étant assumés par la Mlf. Le recrutement est aussi du ressort de l’agence.

    En 2024, avec une direction renouvelée issue des rangs de la Mlf (actuellement, les cadres dirigeants sont nommés et payés par l’AEFE), les établissements vont prendre la main sur ces points clés. Pour autant, la Mlf a pris des engagements pour rassurer ses personnels. Ainsi, une cellule va être créée qui pourra, sur la base du volontariat, accompagner lesdits professeurs soit pour trouver un autre poste au sein du réseau AEFE, soit pour préparer une réintégration au sein de l’Education nationale en France, soit pour rester au sein des établissements. Pour ceux qui font ce choix, une compensation financière (n’étant plus détachés, les enseignants seront soumis au régime fiscal espagnol qui taxe plus lourdement le revenu du travail que la France) sera mise en place pour la durée du contrat original qui les lie à l’AEFE.

    Evidemment, les syndicats sont contre. Car in fine, pour ceux qui font le choix de rester, ce changement de statut finira par entraîner une diminution de la rémunération et une baisse effective du pouvoir d’achat. En sus, la nouvelle organisation renforce la verticalité de l’encadrement de la Mlf sur les personnels concernés. Une situation, on le sait, qui n’est pas du goût des forces syndicales.

    L’inquiétude des parents d’élèves

    Du côté des parents d’élèves, l’inquiétude se porte sur la qualité de l’enseignement. Privés des enseignants détachés comme résidents, comment la formation à la française promise pourra-t-elle être dispensée ? C’est la question que se posent les associations qui regroupent les parents d’élèves.

    Tout d’abord, répétons-le, le déconventionnement ne signifie pas que la Mlf largue les amarres et s’éloigne des critères français. Comme précisé plus haut, les deux établissements seront toujours homologués par l’Education nationale et seront donc toujours soumis aux programmes et aux obligations qui en découlent. De même pour l’accès aux examens qui ne change pas. Les résultats des 8 autres établissements de la Mission laïque française en Espagne, tous déconventionnés, sont d’ailleurs dans la moyenne des Lycées et collègues hors de France que ce soit pour le Brevet ou le Baccalauréat.

    Par contre, comme les parents le soulignent, la question se pose sur le recrutement. En effet, à l’étranger comme en France, c’est la pénurie de professeurs qui sévit. Sans les « résidents » envoyés par l’AEFE, comment la Mlf pourra-t-elle recruter le personnel nécessaire, surtout si l’on assiste à une vague de départs au cours des 12 prochains mois ?

    Il existe les Instituts Régionaux de Formation (IRF), au nombre de 16 dans le monde, pour justement pallier ces risques. Problème, ces derniers ne rencontrent pas le succès espéré. La question du recrutement reste donc ouverte.

    Autre inquiétude des parents, ce sont les répercussions financières, sans convention, certains coûts pris en charge par l’AEFE seront donc désormais supportés directement par les Lycées concernés et donc financés par les frais d’écolage. Cependant, l’accord cadre actuel entre la Mlf et l’AEFE sur ces deux groupes scolaires ne comportait que très peu de transferts financiers au profit de ces derniers. Pour la Mlf, ces coûts sont à la marge et ne devraient donc pas entraîner de hausse des frais annuels pour les familles.

    Convention ou partenariat : quelle différence ?

    Ainsi, si les deux camps sont pour l’instant difficilement réconciliables, une chose est certaine, les Lycées d’Alicante et Villanueva de la Cañada seront déconventionnés au 1er septembre 2024. Mais quelles sont les différences entre ces statuts ?

    Les établissements conventionnés

    Ce sont des établissements homologués gérés par des associations de droit privé français ou étranger qui décident de passer avec l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger un accord portant sur les conditions d’affectation et de rémunération des enseignants ou personnels d’encadrement titulaires, sur l’attribution de subventions et sur le versement de bourses scolaires pour les élèves français. Aujourd’hui, 157 des 480 établissements homologués sont conventionnés. Une partie de ces rémunérations est payée sous forme de remontées financières par les parents.

    Les établissements signataires d’un accord de partenariat avec l’AEFE

    Ces établissements sont également gérés par des structures ou associations de droit privé, français ou étranger, et ont signé un accord de partenariat avec l’Agence. L’AEFE met à disposition les ressources de ses services centraux et locaux pour conseiller et soutenir l’établissement, effectue des missions d’inspection, invite les personnels de l’établissement aux formations continues de la zone de rattachement.
    Les deux parties doivent s’accorder sur l’évolution des frais de scolarité des élèves français.
    En contrepartie l’établissement s’engage à verser chaque année à l’AEFE 1 à 2% de ses recettes annuelles de scolarité perçues dans les niveaux homologués.

  • Emeutes en France : comment en est-on arrivé là ?

    Emeutes en France : comment en est-on arrivé là ?

    Pour les Français de l’étranger, nous avons sélectionné 5 reportages de la chaîne francophone mondiale pour décrypter les événements qui frappent actuellement la France. Ensemble, nous essayerons de comprendre les racines de ces émeutes. Les jeunes déscolarisés ? Les politiques publiques mal imaginées ? Les policiers mal formés ? Ou est-ce simplement la fin du « vivre-ensemble » à la française ? Les journalistes de TV5monde et leurs invités partagent avec les expatriés leurs analyses.

    Emeutes en France
    Des émeutiers bloquent une rue de Colombes (région parisienne) avec des poubelles municipales, le 1er juillet 2023. © AP / Lewis Joly

    50% des jeunes des cités déscolarisés

    Une première clé de lecture renvoie à la crise du modèle français, dit républicain, d’intégration des jeunes issus des minorités ethniques. Certes, on verra que c’est plus l’appartenance à des quartiers défavorisés et leur situation sociale qui ont été mises en avant par les émeutiers, que leur ethnicité. Mais ces événements se sont cristallisés sur fond de discriminations ethniques et de panne de l’ascenseur social qui était une des caractéristiques du modèle d’intégration à la française dans les années 1970-1980.

    Les émeutes en France bousculent la classe politique

    5 nuits d’émeutes en France ! Des violences urbaines et des pillages ! Des élus pris pour cibles ! L’exécutif tente de faire face au chaos ! La mort du jeune Nahel a embrasé les quartiers populaires ! Une crise et beaucoup de questions.

    La police responsable ?

    Si on ne peut nier qu’il y a un problème actuellement avec la police en France, rappelons que dans d’autres pays il y aurait beaucoup plus de morts !

    « Le vivre-ensemble est attaqué ! »

    « Le vivre-ensemble est attaqué ! », selon Gilles Leproust, maire d’Allonnes (Sarthe) alors que le domicile d’un maire a été sauvagement attaqué…

    « Ce serait rendre hommage à Nahel que de ramener le calme ! »

    « Ce serait rendre hommage à Nahel que de ramener le calme ! », selon Gilles Leproust, alors que le pays vient de vivre une 5ème nuit de violences…

  • Profitez de l’été pour gérer votre capital !

    Profitez de l’été pour gérer votre capital !

    Comme chaque année, les Français de l’étranger sont nombreux à rentrer en France au cours de l’été. Ainsi les expatriés viennent retrouver leurs racines, leur terroir mais aussi leur famille et leurs amis. Mais pendant cette période où on se détache petit à petit du quotidien, vous pouvez aussi, sereinement, prendre le temps de construire une stratégie pour gérer votre capital. On le sait, la situation des expatriés est toujours complexe quand on parle finances. Pourtant, il existe des sociétés spécialisées pour accompagner les Français de l’étranger, comme le groupe Laplace (anciennement Crystal).

    Nous avons rencontré Julien Male, directeur-adjoint du groupe, pour découvrir leur métier et les solutions qu’ils vous proposent. Si vous êtes intéressé, sachez que le groupe Laplace met à votre disposition 24 agences sur tout le territoire français pour accueillir et ainsi bâtir ensemble votre stratégie gagnante.

    Ecoutez le podcast avec Julien Male

    Les dirigeants du groupe Laplace

    Un accompagnement sur tous les continents

    Le groupe Laplace est aussi présent en Europe, en Asie, dans le Pacifique ou encore au Moyen-Orient. Au plus proche de leurs clients, les gestionnaires établissent une réelle relation de confiance avec eux.

    En plus, Laplace agrège des compétences pluridisciplinaires reconnues dans toutes les expertises métiers : ingénierie patrimoniale, assurance, protection sociale, immobilier, crédit… Ils peuvent donc apporter une solution globale à vos multiples problématiques.

    Stratégie patrimoniale sur-mesure

    Présent en France et à l’international, Laplace accompagne ses clients, chefs d’entreprise, professionnels libéraux, groupes familiaux, dans la structuration, l’optimisation et la transmission de leur patrimoine personnel et professionnel, au fil des générations.

    Ainsi, depuis plus de 30 ans, l’entreprise façonne pour ses clients des stratégies patrimoniales sur-mesure.

    Présent à Paris, Lyon et Montpellier, Crystal dispose de nombreuses représentations à travers le monde (Europe, Asie, Pacifique, Moyen-Orient, Afrique…). Envie de les rencontrer ? Contactez-les avec le formulaire ci-dessous.

    Contacter les experts du groupe Laplace

    ← Retour

    Merci pour votre réponse. ✨

  • Dix dirigeants européens se réunissent pour réfléchir à l’avenir de l’élargissement de l’UE

    Dix dirigeants européens se réunissent pour réfléchir à l’avenir de l’élargissement de l’UE

    Un groupe de dix dirigeants de l’UE s’est réuni de manière informelle ce vendredi 30 juin en marge d’un sommet européen à Bruxelles pour réfléchir aux conséquences d’un élargissement de l’Union européenne sur celle-ci.

    La réunion informelle de vendredi, initiée par la France, l’Allemagne et les Pays-Bas, a rassemblé un groupe de pays « géographiquement équilibré », comprenant des dirigeants de la Belgique, de l’Italie, de la Pologne, du Portugal, de la Roumanie, de l’Espagne et de la Suède.

    La composition du groupe visait également à établir un équilibre entre les pays traditionnellement plus favorables à l’égard des efforts d’élargissement et ceux plus hésitants en la matière.

    Les discussions ont porté sur « les modalités de gestion du processus d’élargissement » parallèlement à l’examen des futurs membres, ont expliqué à EURACTIV plusieurs diplomates de l’UE qui ont été informés des discussions.

    « Pour se préparer à l’avenir, les États membres doivent commencer à réfléchir à certaines des conséquences et à certaines des questions qui doivent être traitées si et quand l’UE s’élargit », a expliqué l’un des diplomates à EURACTIV.

    élargissement de l’Union européenne

    L’Ukraine, la Géorgie, la Moldavie

    L’invasion de l’Ukraine par la Russie et le changement du contexte géopolitique actuel ont relancé le processus d’élargissement de l’UE après presque une décennie de gel de la situation.

    Toutefois, alors que l’Ukraine, la Géorgie et la Moldavie devraient accélérer le rythme de leurs efforts de réforme cet été dans le cadre de leur candidature à l’adhésion à l’UE, l’Union n’a jusqu’à présent progressé que lentement sur son propre débat de réforme des institutions.

    Les discussions informelles ont commencé sur la base d’un document de travail préparé par le Brussels Institute for Geopolitics, créé en octobre dernier en réponse à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, qui soulève un large éventail de questions que les États membres devraient envisager d’aborder.

    Les points abordés portaient sur la gouvernance et les processus de prise de décision, tels que le passage de l’unanimité au vote à la majorité qualifiée, le fonctionnement du marché intérieur de l’UE et les changements relatifs au budget de l’Union, les répercussions sur les domaines politiques tels que l’agriculture et la cohésion ainsi que la rapidité de l’introduction de la liberté de circulation.

    « Ils se rendent compte qu’ils ne devraient pas attendre que l’élargissement soit un fait pour commencer à réfléchir à ces questions — nous devons commencer à préparer l’avenir », a déclaré un second diplomate de l’UE.

    « C’était la première fois que les dirigeants de l’UE s’asseyaient autour d’une table pour en discuter », a-t-il déclaré, ajoutant que l’objectif était de « commencer à réfléchir à ces éléments et à déterminer ce à quoi nous devrions commencer à penser ».

    « Ce n’est pas quelque chose qui devra être résolu demain, nous avons un peu de temps, mais nous ne devrions pas non plus attendre la toute dernière minute et nous précipiter pour trouver des réponses », a-t-il ajouté.

    Un nouveau fonctionnement ?

    Les discussions informelles des dirigeants interviennent une semaine après que les ministres des Affaires européennes ont été invités à explorer la manière dont une Union potentiellement élargie pourrait fonctionner, sans envisager de réforme des traités de l’UE, du moins dans un premier temps, selon une note interne consultée par EURACTIV.

    En octobre, la Commission européenne devrait, comme chaque année, présenter son paquet « élargissement » comprenant des rapports sur les progrès réalisés par les pays candidats en vue de rejoindre l’Union à l’avenir.

    Jusqu’à présent, les six pays des Balkans occidentaux — l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Kosovo, la Macédoine du Nord, le Monténégro et la Serbie — ainsi que la Turquie font partie des pays candidats à l’adhésion.

    Pour la première fois, le paquet de l’exécutif européen comprendra également des rapports sur l’Ukraine, la Moldavie (qui ont demandé le statut de pays candidats à l’UE l’année dernière) et la Géorgie, qui a bénéficié d’une « perspective européenne ».

    À la suite des discussions de vendredi, les dirigeants de l’UE devraient approfondir le débat sur le degré d’élargissement de l’Union et les réformes nécessaires lorsqu’ils se réuniront pour leur sommet informel à Grenade, organisé sous la présidence espagnole de l’UE, en octobre.

    Le caractère informel du sommet de Grenade pourrait contribuer à consolider certaines des idées lancées, ont déclaré plusieurs personnes informées des discussions.

    « Après [le sommet de] Grenade, les discussions se poursuivront lors des prochains sommets de l’UE et nous aurons probablement des résultats l’année prochaine — nous parlons d’un processus à long terme », a déclaré un troisième diplomate européen.

  • France, Allemagne, Europe : il n’est jamais trop tard pour changer

    France, Allemagne, Europe : il n’est jamais trop tard pour changer

    La valorisation boursière d’Apple a dépassé 3000 milliards de dollars. La dette de la France a dépassé les 3000 milliards d’euros.

    Jean Peyrelevade, directeur de cabinet de Pierre Mauroy, premier ministre de François Mitterrand, raconte comment Mitterrand, qui ne comprenait rien à l’économie, fut convaincu par quelques génies, comme Chevènement ou Fabius, de quitter le système monétaire européen. Pierre Mauroy, avec bon sens, soutenu par Jacques Delors, refusa. Tous ces noms rappellent le papier carbone. C’était l’époque où les Français ne pouvaient pas quitter le territoire avec plus de 2000 francs, où Claude Cheysson, autre génie oublié, bloquait les magnétoscopes japonais pour lutter contre le déficit extérieur. Pourquoi ces rappels ? Parce que si Apple a plus « changé la vie » que « l’Union de la Gauche », dont c’était le slogan, les décisions politiques gardent leur importance, et parfois, ne tiennent à rien : une influence néfaste, un biais idéologique, un homme qui dit non. 

    A cette époque la France, au bord de la banqueroute, prit le tournant de « la rigueur ». Une telle rigueur ne cessa jamais : la dette publique est passée de 100 milliards en 1980 à 3000 milliards aujourd’hui, de 20% à 113% du PIB.

    La France sera le seul grand État européen à ne pas afficher un déficit inférieur à 3 %.  

    La rigueur à la française est unique en Europe. Pierre Moscovici, ancien ministre socialiste des finances, désormais Président de la Cour des Comptes, se repent et alerte : en 2026, selon ses projections, la France sera le seul grand État européen à ne pas afficher un déficit inférieur à 3 % du PIB. Bercy cherche dix milliards d’économies, la Cour des Comptes 60. Mais qui compte ?

    Pendant la Covid, de 2019 à 2021, la dette de la zone euro a augmenté de 17%. Mais 19% pour la France. Puis, la zone euro a réduit sa dette de 4% de PIB. La France de 1%. Comment réduire les dépenses (un tiers sont les dépenses sociales, le record des pays de l’OCDE) entre les manifestations des retraites et émeutes urbaines, avec une majorité relative ? La Grèce a baissé sa dette de 23% en un an, le Portugal de 12 %, l’Italie de 6%, l’Espagne, de 5%. 

    La dette en elle-même n’a pas tant d’importance. Tout dépend à quoi elle sert. Si elle permet des investissements qui augmentent la richesse, elle est utile. Pour simplifier, si le taux de croissance (ou de rentabilité) est supérieur aux taux d’intérêt, la dette est supportable. La meilleure façon de diminuer la dette est d’augmenter la richesse globale, par la croissance. Sans croissance, pas de transition énergétique, mais une pauvreté grandissante et une paupérisation de l’Etat et des services publics.  

    Heureusement, une croissance nouvelle existe

    Heureusement, une croissance nouvelle existe. Hélas, l’Europe en général et la France en particulier, l’ont ratée. Dans les vingt premières entreprises mondiales, les Européens n’en placent qu’une ou deux (Volkswagen ou Louis Vuitton), aucune dans l’économie digitale. Les Européens ne sont pas dans la course de la nouvelle économie, que ce soit l’intelligence artificielle, les datas, etc.). Mais nous faisons des règles.

    Cela explique en grande partie l’écart constant de croissance entre les États-Unis et l’Europe depuis plus de vingt ans (le double en rythme moyen annuel). A la fin, écarts de richesse, de salaire, d’influence, de puissance… 

    La bureaucratisation de la société tout entière, de l’école à la médecine

    Dans le groupe européen, l’Allemagne, les Pays-Bas et quelques autres, relèvent la moyenne, alors que la France l’abaisse. La contre-performance française n’est pas due à l’euro, aux directives européennes, à l’immigration, tous les pays y sont soumis. Ce qui caractérise la France, c’est le volume des dépenses publiques, des impôts, la part de l’administration, la bureaucratisation de la société tout entière, de l’école à la médecine en passant par l’artisanat, la banque ou le logement. Cela n’est pas sans conséquences sur la vie des Français, cela n’est pas sans conséquences non plus sur l’avenir du monde.

    L’adhésion de l’Ukraine et des pays des Balkans à l’Union Européenne serait la fin de celle-ci

    Edouard Balladur a publié une note sur la France et l’Europe. Il rappelle que certains prévisionnistes placent la France en 2100, par la richesse produite, à la 25e place mondiale. « Une France aussi affaiblie pourrait-elle prétendre maintenir son indépendance militaire et diplomatique ? ». Sa note remet en question le fonctionnement actuel de l’Europe et réclame clarification des compétences et suspension de tout élargissement, contrairement à ce propose le Parlement, Macron et Scholz.

    L’adhésion de l’Ukraine et des pays des Balkans à l’Union Européenne serait la fin de celle-ci. Aussi bien d’un point de vue budgétaire que d’un point de vue politique. Le déséquilibre interne serait accentué, la dérive technocratique amplifiée, le poids des États-Unis amplifié, le blocage des décisions facilité. L’incompréhension, voire le rejet du projet européen gagne les peuples. L’esprit européen, celui des démocraties fondatrices originelles, n’est pas partagé. 

    La seule voie pour l’Union européenne serait de revenir à la « théorie des cercles », à partir d’un noyau, qui doit être reconstitué. Ce qui suppose, d’une part que la France mette fin à ses dérives fatales, d’autre part que l’Allemagne revienne à une alliance avec la France à long terme, ce que ne démontre ni son attitude sur le nucléaire, ni sur les industries de défense. Elle agit comme si la garantie financière qu’elle apportait à la France devait contenter celle-ci, en matière de solidarité. Il est vrai que sans l’euro, c’est-à-dire la garantie allemande, les taux d’intérêt français ne seraient pas les mêmes. 

    Des accords de coopération sur le quantique, l’hydrogène, le photovoltaïque, les neurosciences

    Symptomatique reste donc le report, en raison des émeutes urbaines, symptômes d’une profonde maladie, de la visite d’Etat que Macron devait faire en Allemagne. La première depuis Chirac. La France malade retarde toute audace, c’est à dire toute guérison, tout espoir. On peut se passer de la pompe des visites d’Etat, et des symboles. Mais il n’y avait pas que cela : étaient prévus des accords de coopération sur le quantique, l’hydrogène, le photovoltaïque, les neurosciences. Là est l’avenir, là est la révolution du XXIème siècle.

    Que ce soit pour la transition énergétique, la sécurité de l’Europe, l’économie digitale, il faut une autre politique européenne, donc une autre dynamique franco-allemande. A défaut, inutile de parler de souveraineté stratégique, que ce soit pour la France, pour l’Allemagne, ou pour l’Europe.

    L’Apple de demain peut être européen, les 3000 milliards peuvent se rembourser avec une nouvelle croissance, ce qui suppose aussi une nouvelle façon de dépenser, de diriger, de travailler, d’administrer, d’éduquer…

    Tous les dirigeants devraient prendre le temps de s’expatrier quelque temps

    Pour cela, faire preuve de modestie. Dans quel pays le système éducatif serait le plus performant : Finlande, Corée ? ; dans quel pays la justice la plus fiable : Suède ? ; la police la mieux respectée : Japon ? ; la délinquance la plus faible : Islande, Danemark ? ; le développement économique le plus spectaculaire : Irlande ?, le redressement des finances le plus rapide : Nouvelle-Zélande, Canada ? ; le système social le plus juste et le plus équilibré : Pays-Bas, Danemark ? ; les nouvelles technologies les plus développées : Israël ? ; l’immigration la mieux intégrée : Suisse encore ? L’industrie la plus moderne : Corée ? ; la transition écologique la plus innovante : Australie ? L’administration la moins bureaucratique : Estonie ? Enfin, et surtout, la clef, la démocratie la plus vivante : Suisse, Islande, Pays-Bas, Norvège ? 

    Parce que l’on fait fausse route sur un modèle français qui devient un contre-modèle, avec ses policiers qui tirent et ses voitures qui flambent, il est temps de changer. Il n’est jamais trop tard. Encore faut-il commencer. Regarder ailleurs, plus loin. Sortir de chez soi : tous les dirigeants devraient prendre le temps de s’expatrier quelque temps.

    Laurent Dominati
    Laurent Dominati

    Laurent Dominati 

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 03.07.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 03.07.23

    Bonjour à tous, on ouvre ce premier flash quotidien des expatriés du mois de juillet sur de biens tristes évènements en France avant de revenir sur la situation financière de la CFE et de conclure avec la crise du logement au Quebec. 

    Emeutes urbaines en France

    45 000 gendarmes et policiers étaient de nouveau sur le terrain samedi soir face aux risques de nouvelles violences, après plusieurs nuits agitées, déclenchées par la mort du jeune Nahel. Des tensions ont, pourtant, éclaté à Marseille, à Nice, à Saint-Etienne et dans les banlieues parisiennes. Mais le week-end fut surtout marqué par l’attaque du domicile du maire de L’Haÿ-les-Roses, dans le Val-de-Marne,avec une voiture-bélier, dans la nuit de samedi à dimanche. Une enquête pour tentative d’assassinat a été ouverte. Du côté des arrestations c’est plus de 2000 personnes arrêtés et de près de 700 blessés parmi les membres des forces publiques soit près du triple du bilan des émeutes de 2005. 

    DDM-MICHEL VIALA DANS LA NUIT DE VENDREDI A SAMEDI LE MAGASIN YAMAHA A TOULOUSE A ETE CAMBRIOLE ©AFP

    La CFE n’est pas en danger 

    Alors qu’un article de la Lettre A, publié mardi dernier, jetait le trouble sur les finances de la CFE. La président de la Caisse des Français de l’étranger a fait un travail de transparence afin de rassurer élus et assurés. Si la perte comptable est bien de plus de 40 millions d’euros, le cash flow de l’organisme n’est pas touché. Le déficit s’explique par une dépréciation de certains placements qui constituent des réserves issus des excédents des exercices précédents. Ainsi, on peut assurer nos auditeurs que la CFE continuera à les couvrir hors de France. Tous les détails dans notre article.

    Caisse des Français de l'étranger
    Caisse des Français de l’étranger

    Au Québec, aussi, c’est la crise du logement 

    Dans la province canadienne, il manque de logements, c’est une équation complexe qui s’est développée au fil des années. L’offre est limitée au niveau de la location comme de la vente. Le taux d’inoccupation a chuté dramatiquement ce qui a entraîné une hausse vertigineuse des loyers. Si Montréal a connu un développement économique sans précédent, la construction de logements, en particulier abordables, n’a pas suivi hélas. On peut voir des ‘’condos de luxes’’ en construction à vendre un peu partout dans la métropole, mais quid de logements à loyers « normaux » ? 

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve sur le site Lesfrancais.press dès demain pour une nouvelle édition ! Belle journée à tous !

    Ecouter le bulletin des Français de l’étranger

● Radio en direct
En pause