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  • Pédophilie : des cas confirmés au sein de la maternelle française de Barcelone

    Pédophilie : des cas confirmés au sein de la maternelle française de Barcelone

    Après avoir douté pendant des mois, plusieurs familles, dont les enfants français sont inscrits à la maternelle du Lycée français de Barcelone, ont porté plainte pour des attouchements et des actes sexuels sur des mineurs de moins de 15 ans. Après un premier refus de la « Guardia Civil » de prendre en compte leur dépôt, finalement, les autorités espagnoles ont décidé de poursuivre la personne soupçonnée de pédophilie.

    Un surveillant de la maternelle

    “C’est le monsieur qui me montre à faire ça”... C’est ainsi que la fillette inscrite à la maternelle française de Barcelone, âgée de 4 ans, révèle à ses parents les agissements d’un surveillant de l’établissement.

    Bientôt, d’autre témoignages d’enfants amènent des parents à les rejoindre, et à porter plainte. Pourtant au cours du printemps, le Lycée français de Barcelone minimise, le Consulat est aux abonnés absents, et le pédophile est laissé en liberté, tout en ayant une injonction de rester à 500 mètres de l’école pendant plusieurs mois avant d’être finalement incarcéré le 29 mai 2023.

    Les enfants concernés décrivent des actes commis « par un monsieur » dans les toilettes de l’école maternelle, à l’heure du déjeuner. Quatre mineurs ont été officiellement auditionnés par les autorités judiciaires entraînant une accélération de l’enquête et des réactions au plus haut niveau de l’AEFE. En effet, le groupe scolaire est géré directement par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger.

    Façade de la maternelle du Lycée français de Barcelone ©AFP/Midi Libre

    Repenser l’encadrement

    Ainsi, un mois et demi après l’ouverture de l’enquête pour agressions sexuelles au Lycée français, le directeur de la maternelle Stéphane Housset a été suspendu, en mai 2023, à l’initiative d’Olivier Brochet, le directeur général de l’AEFE.

    Dans un communiqué envoyé aux parents, le proviseur du Lycée français de Barcelone, Jean Bastianelli, indique que « toutes ses pensées vont en premier lieu aux enfants concernés » et exprime « sa profonde émotion et sa totale solidarité dans cette terrible expérience ».

    Mais plus que des regrets, l’AEFE a décidé de revoir ses procédures dans cet établissement mais aussi dans les autres. A Barcelone, l’urgence s’imposant, la direction a déjà procédé à plusieurs aménagements et élabore actuellement un protocole de prévention comme l’a revélé la presse espagnole.

    Du côté de l’Ambassade de France, il fallut attendre la fin mai pour qu’une réaction soit enfin communiquée. Le Conseiller de Coopération et d’Action Culturelle (COCAC) Eric Tallon a adressé le 30 mai à l’association des parents d’élèves du Lycée français de Barcelone un message de solidarité avec les familles concernées et plus globalement avec tous les parents de l’établissement.

    Pour ces derniers, c’est une omerta qui s’est abattue au cours du premier semestre 2023 sur l’ensemble de la chaîne de direction depuis la maternelle jusqu’aux ministères de tutelle. Pourtant l’AEFE nous a confié avoir pris leçon de cette douloureuse expérience et travaille à rendre les procédures plus transparentes et à renforcer les points de contrôle lors du recrutement de personnes externes et de sous-traitants. On l’espère pour le bien de tous et des enfants en particulier.

  • En juillet, partez en immersion avec TV5MONDEplus

    En juillet, partez en immersion avec TV5MONDEplus

    En ce début de mois de vacances estivales, TV5MONDEplus, la seule plateforme AVOD, gratuite et francophone, accessible partout dans le monde, vous invite à partir en immersion au coeur de la vie des francophones sur la planète.

    Au menu : 1 film, 2 séries et 3 documentaires dont un focus sur les Alliances Françaises. Vous le savez, ces institutions sont au coeur de la vie des communautés françaises dans 132 pays.

    ALLIANCE(S) FRANCAISE(S) – Documentaire

    Réalisateur Antoine Rivière France 2022 – 70′ ( Flair Production)

    Le documentaire nous transporte dans un voyage fascinant à travers le monde, de Paris à Pondichéry, en passant par Rio, Buenos Aires et Tsiroanomandidy. Il met en scène des femmes et des hommes exceptionnels qui œuvrent avec passion pour promouvoir la langue française et la culture francophone à travers des témoignages inspirants.

    https://www.tv5mondeplus.com/login

    L’OEIL DU CYCLONE – SAISON 1- 22 Episodes – 13′ – Série ( Canada)

    Radio Canada

    Isabelle Gagnon, 39 ans, une mère de famille monoparentale de trois enfants, fait la démonstration que même si la garde est partagée, les préoccupations ne prennent pas congé. Isabelle vit quotidiennement au cœur de la tempête, dans l’œil du cyclone, avec ses jumeaux, Emma et Jules, et sa fille aînée, Jade. Pour y arriver, elle doit parfois composer en matière d’éducation, d’amitié, de travail et de recherche de l’âme sœur. 

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    L’HOMME EST UNE FEMME COMME LES AUTRES – CINEMA – 1997 – 97′

    Réalisé par : Jean-Jacques Zilbermann avec : Antoine de Caunes, Elsa Zylberstein, Gad Elmaleh, Michel Aumont…

    Rosalie chante en yiddish et fait la tournée des centres culturels en France. Simon ne désire que les garçons. Depuis longtemps, il a tourné le dos à sa famille et à tout ce qui touche à la tradition juive. Quand Rosalie rencontre Simon pour la première fois, elle tombe amoureuse…

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    LA THÉORIE DU Y – WEB-SÉRIE – RTBF ( Belgique)

    11 épisodes avec Léone François, Colin Javaux, Salim Talbi, Ophélie Honoré

    Créée par Caroline Taillet et Martin Landmeters, cette série secoue les tabous sur la sexualité au travers d’histoires mondaines, en traitant de la bisexualité et de la pansexualité. Inspiré d’une pièce de théâtre éponyme, la série est centrée sur Anna, une jeune fille qui se pose des questions sur sa sexualité.

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    ILS DOIVENT ABSOLUMENT PARTIR – DOCUMENTAIRE – 2022 – 52′ (Luxembourg)

    De 1965 à 1973, en pleine Guerre froide, près de 2000 personnes sont contraintes par la Grande-Bretagne et les États-Unis d’abandonner l’archipel des Chagos, dans l’océan Indien. En une soirée, ils doivent tout quitter. Leurs animaux de compagnie sont euthanasiés. Ils n’ont depuis qu’un rêve : retrouver leur pays.

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    IMMERSION – MAGAZINE DOCUMENTAIRE – RTS (Suisse)

    Sacha Porchet nous fait découvrir un univers, une activité ou une communauté atypique.

    Sacha s’immisce dans le monde du Cliff Diving, à pied entre Paris et Alger avec Mehdi Debraah, en mer sur le bateau Ocean Viking, sur la glace dans une équipe de hockey, enfermé dans une cellule de 9m2 durant 72H ou encore dans le concours de Miss Univers à la Nouvelle – Orléans.

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  • 14 juillet 2023 : Un festival et un marché français d’hiver à Melbourne

    14 juillet 2023 : Un festival et un marché français d’hiver à Melbourne

    Les festivités du 14 juillet approchent à pas de géant ! La communauté française de Melbourne s’apprête à célébrer l’événement en grandes pompes, durant tout un week-end, ce samedi 8 et ce dimanche 9 juillet, lors du Bastille Day French Festival.

    Un menu insolite

    Pendant deux jours, le Queen Victoria Market à Melbourne se transformera en temple de la gastronomie française. Le plus grand marché couvert de l’hémisphère sud, d’une superficie de plus de sept hectares, accueillera des stands 100% bleu-blanc-rouge. Les spécialités hivernales seront à l’honneur pour s’adapter à la saison du pays. Les visiteurs pourront ainsi déguster du vin chaud, des baguettes et des raclettes venant d’artisans français. Un menu qui détonne avec ceux servis habituellement pour la fête nationale en France !

    Une fête familiale

    En plus du marché hivernal, des tas d’activités seront organisées en ligne et aux quatre coins de Melbourne sur le thème de la culture française, dès ce vendredi 7 juillet. Testez vos connaissances via des quiz, assistez à des conférences passionnantes sur des sujets d’actualité, prenez part aux master classes données par des experts dans leur domaine, partez en balade et participez à des ateliers en tout genre, à destination des petits et grands.

    Au programme

    Les participants au Bastille Day French Festival auront notamment l’occasion de suivre des cours d’accords mets-vins, de cirque, de langue française ou encore de mime ! Un bouquiniste présentera un stand de livres français, une guide proposera une visite des lieux de Melbourne liés à la France, et une styliste partagera ses précieux conseils mode pour adopter un style vestimentaire français sans fausse note. Il y en aura pour tous les goûts ! Grande nouveauté de cette édition : un concours photo, ouvert à tous, permettra de gagner de nombreux prix offerts par les sponsors. Le thème : la région du Pacifique. À vos clichés !

    ©Supplied – Melbourne

    Un rendez-vous incontournable

    Organisé depuis 2015 dans la ville australienne, le Bastille Day French Festival prend chaque année de l’ampleur. En 2022, il a attiré plus de 15 000 visiteurs ! Toutes les activités se font en anglais afin d’attirer un maximum de personnes. “L’événement vise les Français mais aussi les francophones et francophiles de Melbourne”, précise Pauline Georgelin, secrétaire du Bastille Day French Festival. “Ce festival permet aux amoureux de la France de retrouver un petit bout de ce beau pays en plein cœur de l’Australie ! Aucun dress code n’est imposé mais je ne serais pas étonnée que de nombreuses personnes troquent leur bonnet contre un béret !” s’amuse l’organisatrice.

    En pratique

    Le Bastille Day French Festival a lieu les 8 et 9 juillet 2023, principalement au Queen Victoria Market, de Melbourne.

    À noter : certaines animations sont payantes, d’autres gratuites. Attention, une réservation est parfois exigée. 

    Toutes les infos et le programme se trouvent sur le site Internet

  • Illectronisme : 15 % de la population concernée en France 

    Illectronisme : 15 % de la population concernée en France 

    En 2021, 15,4 % des personnes de 15 ans ou plus résidant en France hors Mayotte se trouvent en situation d’« illectronisme », c’est-à-dire ne disposant pas des compétences nécessaires à l’utilisation et à la création des ressources numériques. La définition de l’illectronisme englobe le non-usage prolongé d’Internet et le manque de compétences numériques de base des internautes. 

    Les personnes âgées, les plus modestes et les non-diplômés 

    Les personnes les plus âgées sont les plus touchées par l’illectronisme. 62 % des 75 ans ou plus, contre seulement 2 % des 15-24 ans ne maîtrisent pas les techniques du numérique. C’est aussi le cas de plus d’une personne de 60 ans ou plus sur trois. 9 % des ouvriers sont concernés, contre seulement 2 % des cadres. Si 36 % des retraités sont touchés par l’illectronisme, ce taux atteint 51 % pour les anciens agriculteurs, commerçants et artisans et 53 % pour les anciens ouvriers. Le taux est de 23 % pour les retraités ayant occupé une profession intermédiaire et de 10 % pour les anciens cadres. 

    Les habitants des départements d’outre-mer (DOM) sont un peu plus concernés que ceux de France métropolitaine (20 % contre 15 %). Les personnes sans diplôme ont un risque 7,0 fois plus élevé d’être en situation d’illectronisme que les personnes ayant au moins un bac+3. 

    Les personnes les plus modestes sont plus concernés par l’illectronisme. Celles vivant dans un ménage dont le niveau de vie inférieur au 1er quintile de niveau de vie, soit les 20 % les plus modestes, ont 6,6 fois plus de risques d’être en situation d’illectronisme que les 20 % les plus aisées. 

    L’illectronisme est plus fréquent parmi les personnes vivant seules (30 %) ou en couple sans enfant (20 %). Les personnes seules ont ainsi un risque 3,2 fois plus élevé que les couples avec enfants. La présence d’enfants conduit à se doter d’équipements et à maîtriser les techniques numériques. 

    L’illectronisme, avant tout un manque de pratique ? 

    En 2021, les personnes qui n’ont pas utilisé Internet au cours des trois derniers mois constituent 91 % des personnes en situation d’illectronisme, même si non-usage et manque de compétences sont certainement liés. La proportion de non-internautes dans la population a cependant diminué de 21 points depuis 2009 passant de 35 % à 14 %, les personnes âgées comblant notamment une partie de leur retard (-39 points pour les 75 ans ou plus). 

    La non-possession d’équipements numériques et l’absence d’accès à Internet induisent l’illectronisme. Malgré tout, sur les 91 % de personnes équipées en 2021, 6 % n’utilisent pas Internet : près des deux tiers d’entre elles sont retraitées. 

    La non-utilisation fréquente d’Internet induit l’illectronisme. 

    Les personnes âgées qui en ont un usage régulier ont un taux de compétences voisin de celui des actifs. Une faible capacité à sécuriser les données : en 2021, plus d’un internaute sur cinq ne sait pas protéger ses données en ligne. Il s’agit de la lacune la plus répandue. 68 % des internautes n’ont pas changé les paramètres de leur navigateur Internet pour limiter ou interdire les cookies au cours des trois derniers mois et 63 % n’ont pas limité l’accès à leur profil et au contenu qu’ils ont postés sur les réseaux sociaux. 76 % des internautes ne lisent pas la politique de confidentialité du site qu’ils consultent. Si 72 % des internautes se disent préoccupés par l’utilisation de leurs données à des fins publicitaires, 41 % n’ont pas activé de refus de cet usage au cours de leur navigation en ligne sur les trois derniers mois. Les personnes les moins compétentes sont les plus exposées au vol de données en ligne. 

    Une maîtrise perfectible des logiciels 

    18 % des internautes ne savent pas utiliser de logiciel. En particulier, plus d’un tiers n’ont pas utilisé de logiciel de traitement de texte, un quart n’ont pas copié ou déplacé de fichiers, et plus de la moitié n’ont pas utilisé de tableur au cours des trois derniers mois, que ce soit pour un usage professionnel ou personnel. 

    Un tiers des Internautes en mal de recherche d’information 

    Obtenir de l’information sur Internet est une compétence qui fait défaut à 11 % des internautes : notamment, 32 % des internautes n’ont pas été en mesure de se renseigner sur des produits et services et 38 % n’ont pas lu de journaux, magazines ni consulté de sites d’actualités en ligne. 

    L’utilisation courante d’Internet, largement partagée 

    Les compétences en résolution de problèmes courants, comme le téléchargement de logiciels ou d’applications, l’achat de produits ou services sur Internet ou l’accès à son compte bancaire en ligne, plus utilisées dans la vie courante et professionnelle, sont largement diffusées. Seulement 5 % des internautes n’ont aucune compétence dans ce domaine. Malgré tout, un quart des internautes n’ont pas accédé à leur compte bancaire en ligne. 3 % des internautes n’ont aucune compétence de communication en ligne. 9 % n’ont ni envoyé ni lu de courriels, 31 % n’ont pas téléphoné par Internet et 32 % n’ont pas communiqué via une messagerie instantanée. Les personnes les plus âgées sont celles qui utilisent le moins Internet pour communiquer. 64 % des internautes âgés de 75 ans ou plus n’ont pas eu recours à une messagerie instantanée au cours des trois derniers mois, contre seulement 12 % des 15-24 ans.

    Près de 30 % d’utilisateurs « experts » d’Internet 

    À côté des 15 % de Français en situation d’illectronisme, 28 % déclarent disposer de faibles capacités numériques. Ce sont le plus souvent des personnes âgées, peu diplômées, au niveau de vie modeste, inactives, vivant seules ou en couple sans enfant. À l’opposé, 28 % des personnes de 15 ans ou plus indiquent être très à l’aise avec les technologies de l’information et de la communication et détiennent des compétences avancées dans tous les domaines numériques. Ces technophiles sont souvent jeunes : 45 % des 15-39 ans ont des capacités numériques avancées, contre seulement 10 % des plus de 60 ans. 

    96 % des personnes aux capacités avancées ont utilisé un logiciel de traitement de texte et 98 % ont copié ou déplacé des fichiers au cours des trois derniers mois, contre respectivement 64 % et 74 % de l’ensemble des internautes. 89 % d’entre elles ont créé des fichiers intégrant plusieurs éléments comme du texte, une image ou encore une animation, contre 52 % des internautes. 

    93 % des personnes aux capacités numériques avancées ont déjà restreint ou refusé l’accès à leur position géographique et 92 % ont refusé l’usage de leurs données personnelles dans un but publicitaire, contre 59 % des internautes en moyenne. 

    Les hommes se situent plus souvent que les femmes aux deux extrémités de l’échelle des compétences numériques. Ils ont 1,3 fois plus de risques d’être en situation d’illectronisme que les femmes, mais aussi une probabilité 1,2 fois plus grande d’avoir des capacités numériques avancées. 

    L’illectronisme en baisse depuis la crise sanitaire 

    L’épidémie de covid et ses confinements ont conduit une part plus importante de la population à utiliser Internet. Cela a conduit à un recul de l’illectronisme. La proportion de personnes concernées est passée de 17 % en 2019 à 14 % en 2021. En deux ans, l’illectronisme a davantage diminué pour les personnes les plus âgées (de l’ordre de 8 points pour les personnes de 75 ans ou plus et de 6 points pour les 60-74 ans, contre moins de 1 point pour les 15-24 ans). 

    Avec l’essor du télétravail et de l’enseignement à distance, pendant et après les périodes de confinement, les pratiques comme la modification de logiciel et la création de diaporama se sont répandues chez les personnes en emploi, tandis que la proportion d’étudiants ayant suivi des cours en ligne a presque doublé. 

    La France plutôt bien classée au niveau européen 

    En France, en 2021, selon Eurostat ,10 % des personnes de 16 à 74 ans (tranche d’âge commune à toutes les enquêtes européennes différente de celle de l’INSEE) sont en situation d’illectronisme. La France est ainsi en dessous de la moyenne de l’Union européenne dans cette classe d’âge (14 %). Le Danemark et le Luxembourg sont en tête avec moins de 5 % d’illectronisme, quand la Bulgarie, la Roumanie, la Grèce ou encore l’Italie sont en bas du classement (de 22 % à 31 % d’illectronisme), principalement en raison de la plus faible proportion d’internautes. 

  • Toujours en infraction, la France négocie avec l’UE pour l’atteinte de ses objectifs renouvelables

    Toujours en infraction, la France négocie avec l’UE pour l’atteinte de ses objectifs renouvelables

    La France étant le seul État membre des 27 à n’avoir toujours pas atteint ses objectifs renouvelables pour 2020, Paris et Bruxelles sont actuellement en discussion pour prendre en compte les efforts français en cours et éviter la sanction.

    Au fond, Kadri Simson, commissaire européenne à l’Énergie. Devant, Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique française, le 27 juin 2022 au Luxembourg. [Conseil de l’UE / Union européenne]

    Dans un rapport publié le 26 juin, la Cour des comptes européenne en charge de l’audit des finances de l’UE, rappelle que la France est toujours en infraction, car elle n’a pas atteint ses objectifs de déploiement des énergies renouvelables fixés pour 2020.

    Tel que prévu dans la directive sur les énergies renouvelables, la France devait en effet atteindre 23 % de renouvelables dans sa consommation finale brute d’énergie. Or, en 2022, elle en était à 20,7 %, selon le décompte gouvernemental.

    Cinq autres États membres — Luxembourg, Slovénie, Irlande, Pays-Bas et Belgique — étaient dans la même situation. Ces pays étaient donc tenus d’utiliser les mécanismes de flexibilité autorisés pour atteindre leurs objectifs. Tous l’ont fait, sauf la France, seul État membre des 27 à ne pas avoir compensé son déficit.

    « En avril 2023, la France n’avait pas acheté la part d’énergie renouvelable nécessaire pour atteindre son objectif de 2020 », a ainsi déclaré Joëlle Elvinger, membre de la Cour des comptes européenne, lors de la présentation du rapport.

    Graphique, p.29 du rapport de la Cour des comptes européenne rendu le 26 juin 2023.

    Mécanismes de flexibilité

    Les mesures de flexibilité permettent de compenser l’écart entre le niveau de déploiement des énergies renouvelables et l’objectif que les États membres s’étaient fixés pour 2020. Quatre moyens sont autorisés par la Commission européenne, dont l’achat de « mégawatts statistiques » aux États membres excédentaires ou le développement et le soutien de projets conjoints d’énergies renouvelables.

    La France a donc fait le choix de ne pas y recourir. Et pour compenser, « jusqu’à présent, la France n’a pas officiellement communiqué les mesures qu’elle a prises pour remplir ses obligations en vue d’atteindre l’objectif de 2020 », confirme la Commission européenne à EURACTIV France.

    Par conséquent, la France est toujours considérée en infraction, puisque les objectifs sont contraignants.

    Paris et Bruxelles discutent

    En novembre 2022, lors de l’examen parlementaire de la loi d’accélération des renouvelables, la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, avait pourtant signalé qu’elle était en négociation avec l’Italie et la Suède pour acheter des « mégawatts statistiques » pour un montant d’environ 500 millions d’euros. Une procédure aux aires de sanctions, puisque la France pourrait payer une amende si elle ne procédait pas à l’achat de ces « mégawatts statistiques ».

    Contacté une seconde fois après une première demande d’information en décembre dernier à ce sujet, l’exécutif européen déclare à EURACTIV France qu’il n’y a toujours pas, aujourd’hui, de procédure en cours. Il ne précise pas non plus de méthode de calcul en cas de sanction.

    « En général, il n’y a pas de délai légal pour que la Commission engage une procédure d’infraction à l’encontre d’un État membre », explique la Commission européenne.

    En revanche, des discussions seraient en cours entre la France et la Commission européenne pour trouver des solutions à la non atteinte des objectifs pour 2020, nous confirment les exécutifs européen et français.

    « La Commission a engagé un dialogue avec la France sur cette question et lui a rappelé l’importance de se conformer à ses obligations légales et de prendre les mesures appropriées sans plus tarder », avance l’exécutif européen.

    Pas d’application « bête et méchante » des règles

    Interrogé par EURACTIV France, le cabinet de Mme Pannier-Runacher explique que « dans nos discussions, la Commission européenne prend en compte les efforts que la France est en train de mener ». Selon lui, l’UE est notamment « sensible à la loi d’accélération des énergies renouvelables promulguée en mars ».

    Le cabinet en profite pour mentionner que sur les dernières années, la France a déjà bien accéléré le déploiement des renouvelables. « Nous sommes d’ailleurs devant l’Allemagne, avec un développement de + 46 % entre 2012 et 2021, contre 42 % côté allemand », ajoute l’entourage de la ministre. 

    Les développements du solaire et du biogaz ont fortement participé à l’accroissement de la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique français. En 2022, la biomasse constituait toujours la première source d’énergie renouvelable en France.

    En outre, le président de la République devrait annoncer, le 5 juillet, un rehaussement des objectifs convenus jusqu’ici. Sur l’éolien offshore d’abord, en passant de 40 à 45 GW installés d’ici à 2050, selon les travaux préparatoires des services de la Première ministre. Sur l’éolien terrestre ensuite, sans qu’aucun chiffre n’ait été publiquement annoncé pour l’heure. 

    En outre, le ministère avance que la Commission européenne observe un principe de « réalité des chiffres » : « nous n’appliquons pas les règles de façon bête et méchante ». Il rappelle, à cet effet, que la France dispose de l’un des mix les plus décarbonés d’Europe.

    En 2022, le mix électrique français était en effet composé à 86 % d’énergies bas carbone.

    Décarboner, avant tout

    De fait, le cabinet de Mme Pannier-Runacher assume que l’objectif principal reste celui de la décarbonation.

    « Il ne faut pas confondre la fin et les moyens. Les énergies renouvelables ne sont qu’un moyen d’atteindre les objectifs de décarbonation de l’UE », c’est-à-dire la réduction des émissions européennes de gaz à effet de serre de 55 % entre 1990 et 2030, explique le cabinet. 

    La France défend donc son mix décarboné en grande partie grâce au nucléaire. Le ministère rappelle d’ailleurs qu’une déclaration de la Commission européenne adoptée lors des négociations de la directive révisée sur les énergies renouvelables (RED 3) — prévoyant 42,5 % de renouvelable dans la consommation finale brute d’énergie de l’UE en 2030 — reconnait sans ambages le rôle significatif du nucléaire pour atteindre les objectifs finaux de décarbonation de l’UE.

    « Avec sa déclaration écrite, la Commission européenne s’engage comme institution », assure le cabinet. Un engagement dont la valeur juridique est discutable, mais dont la teneur politique « pèsera aussi sur la future Commission européenne », qui sera nommée à l’issue des élections européennes l’année prochaine.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 05.07.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 05.07.23

    Bonjour à tous, dans le flash quotidien des expatriés du 05 juillet, on se penche sur le cas de notre compatriote expulsé d’Inde et on fait le bilan des émeutes qui semblent enfin s’estomper en France. 

    Un des architectes de la cité utopique indienne a été expulsé 

    Auroville est une oasis de sérénité dans le chaos de l’Inde. Vu du ciel, son plan forme un disque de 2 000 hectares, au centre duquel scintille une énorme sphère dorée. Une épaisse forêt riche de 200 espèces d’arbres et envahie de buissons épineux, repaire de perruches vertes à collier, de hiboux grand-duc et de cobras venimeux, entoure la ville. Fondée par des hippies, dont de nombreux Français, elles avaient été dessinées par des architectes venus de l’Hexagone. Parmi eux un disciple du fondateur Roger Anger, Satprem Maïni, installé depuis 30 ans dans le sous-continent, il s’opposait au projet de construction d’une nouvelle route. Une position qui a déplu aux autorités indiennes qui lui ont annulé son visa permanent et l’ont expulsé du pays vendredi dernier. A ce jour, le ministère des Affaires étrangères reste silencieux sur cette affaire. 

    Satprem Maïni

    Les émeutes, les maires et Macron 

    Emmanuel Macron a reçu ce mardi 241 maires de communes « victimes d’exactions » à travers tout le pays, alors que depuis lundi, les soirées sont de nouveau calmes. Si le chef de l’Etat a reconnu avoir été « maladroit » lorsqu’il a enterré le plan pour les banlieues que lui avait remis en 2018 Jean-Louis Borloo, ancien ministre sous Nicolas Sarkozy, il a indiqué qu’il estimait à l’époque que la méthode des « plans » pour les quartiers populaires ne serait pas efficace. Emmanuel Macron a toutefois défendu son bilan en estimant qu’ »il y a beaucoup plus de grues de l’Agence nationale de rénovation urbaine que quand je suis arrivée en responsabilité ». À la sortie de la réunion, des maires de droite et de gauche ont, cependant, souligné que les problèmes dans les quartiers populaires avaient déjà été identifiés par le passé et qu’ils attendaient des mesures concrètes. Tout reste à faire pour Emmanuel Macron selon ces derniers. 

    Le Président français, Emmanuel Macron, s’exprime face à des maires de villes touchées par des émeutes après la mort de Nahel, le 4 juillet 2023 à l’Elysée, à Paris. (LUDOVIC MARIN / AFP)

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour un nouveau bulletin.

    Ecoutez le bulletin des Français de l’étranger

  • Auroville : privée de son créateur français

    Auroville : privée de son créateur français

    Les autorités indiennes ont annoncé l’expulsion de l’architecte français Satprem Maïni, installé sur place depuis plus de 30 ans, un des créateurs de la cité utopique d’Auroville, construite dans le sud du pays en 1968.

    Une ville née de l’imaginaire de Français

    Entre rêve et défi, à une dizaine de kilomètres de l’ancien comptoir français de Pondichéry, Auroville est une oasis de sérénité dans le chaos de l’Inde. Vu du ciel, son plan forme un disque de 2 000 hectares, au centre duquel scintille une énorme sphère dorée. Une épaisse forêt riche de 200 espèces d’arbres et envahie de buissons épineux, repaire de perruches vertes à collier, de hiboux grand-duc et de cobras venimeux, entoure la ville. Ici pourtant, avant la fondation d’Auroville dans l’effervescence hippie de la fin des années 1960, s’étendait un désert rouge, d’où seul émergeait un banian, essence sacrée en Inde.

    C’est cet arbre aux branches aériennes tombant au sol pour s’enraciner qui attira l’attention de Mirra Alfassa, la Française à l’origine de l’incroyable aventure d’Auroville. Celle qui fut la compagne du yogi indien Sri Aurobindo, avec qui elle avait dirigé un ashram à Pondichéry, choisit de créer ici, en 1968, avec le soutien de l’Unesco, une cité universelle « où hommes et femmes apprendraient à vivre en paix, dans une parfaite harmonie, au-delà de toutes croyances, opinions politiques et nationalités. »

    L’architecte français Roger Anger, grand admirateur de Le Corbusier, en dessina les premiers plans. Théoriquement prévu pour 50 000 habitants, l’endroit s’organise en une spirale qui s’enroule autour du centre et divisée en quatre zones : internationale, résidentielle, culturelle et industrielle. Les pionniers creusèrent retenues d’eau et canaux d’irrigation, dressèrent des talus coupe-vent, enrichirent le sol avec du compost pour planter des centaines de milliers d’arbres : acacias d’Australie, ébéniers, santals, margousiers… Ils bâtirent un archipel d’une centaine de « communautés », disséminées dans la forêt et qui portent les noms d’Aspiration (la plus importante avec soixante-quinze membres), Fraternité (majoritairement indienne), Certitude (européenne) ou encore Dana (d’une quarantaine de personnes, principalement des Français)… Dans la communauté Auromodele, connue pour ses villas spacieuses agrémentées de piscines, se trouve l’ancienne maison de Roger Anger, audacieux assemblage de deux blocs orange et blanc.

    Auroville Earth Institute

    Le Français Satprem Maïni, disciple de Roger Anger, a, lui, fondé le Auroville Earth Institute en 1989 et a développé, conseillé, enseigné et promu les technologies de construction de terre et l’architecture de terre dans plusieurs pays en dehors de l’Inde.

    Satprem Maïni ©Satprem Maïni

    Expert de renommée internationale, il a été le représentant pour l’Asie de la Chaire UNESCO « Architecture de terre, cultures constructives et développement durable » Depuis 2000, il est également consultant pour plusieurs programmes des Nations Unies et membre de l’International Center of Earth Construction and Indian Society of Earthquake Technology (ISET). Il a étudié à l’École d’Architecture de Lyon (France) et est titulaire d’une maîtrise en Architecture de Terre de l’École d’Architecture de Grenoble (France).

    La route de la discorde

    Afin d’améliorer l’attractivité de la ville, l’administration d’Auroville a lancé un plan d’une grande route dans la cité, le Français Satprem Maïni, spécialiste reconnu des matériaux durables, a donc mené des études poussées. Ses conclusions sont alarmantes.  

    « Il y a un canyon qui récolte des millions de mètres cubes d’eau par an. Ils vont le boucher pour faire la route. Où va s’écouler cette eau ? Dans le village plus bas. Donc, il y a peut-être trois à quatre mille personnes dans ce village qui vont être inondées par les millions de mètres cubes d’eau qui vont défiler. Je leur ai donné 19 rapports pour leur montrer que ça ne marche pas et ils continuent »

    Satprem Maïni au micro de RFI

    C’est ce qui semble donc avoir entraîné la colère de l’Etat indien qui a donc décidé de mettre fin à son droit de résidence après 30 ans de bons et loyaux services.

    La maison de Satprem Maïni à Auroville ©Satprem Maïni

    L’administration accuse, en sus, Satprem Maïni de mener des activités politiques dangereuses, une première accusation après toutes ces décennies.

    Ainsi après 34 ans à Auroville, son visa de longue durée est donc annulé. On lui donnait onze jours pour partir d’Inde. Une sanction irrationnelle, selon lui, signe de l’obscurantisme de cette administration. Ce vendredi 30 juin, il a dû se résoudre à quitter l’Inde, son pays pendant près de la moitié de sa vie.

  • France : aux origines des émeutes

    France : aux origines des émeutes

    Comment la France a-t-elle pu en arriver là ? 6 jours après la mort de Nahel, jeune de 17 ans tué par balle par un policier lors d’un contrôle routier, le pays s’est embrasé avec des émeutes sur tout le territoire. Sans oublier les théories du complot qui se multiplient sur le net.

    18 ans après les émeutes de 2005 qui avaient suivi la mort de Ziyed et Bouna, les mêmes questions ressurgissent. Entretien avec Héléna Berkaoui, rédactrice en chef du Bondy Blog, Damien Allouch, maire socialiste d’Épinay-sous-Sénart et Philippe Rio, maire communiste de Grigny.

    Sebastien SALOM-GOMIS / AFP

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  • Au Quai d’Orsay, les boursiers Excellence-Major à l’honneur

    Au Quai d’Orsay, les boursiers Excellence-Major à l’honneur

    Dans le contexte de l’Alumni Day, événement dédié aux diplômés internationaux de l’enseignement supérieur français, le quai d’Orsay a organisé, vendredi 30 juin, une cérémonie en l’honneur des boursiers Excellence-Major. De quoi mettre en lumière les forces de l’enseignement français à l’étranger.

    Ce vendredi 30 juin, l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) avait convié, à l’Hôtel du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, l’ensemble des boursiers Excellence-Major, pour une « cérémonie de sortie » venant parachever leur cinquième année d’études dans l’Hexagone. Une célébration empreinte de la solennité des lieux, à côté du célèbre Salon de l’Horloge, où Robert Schuman, alors ministre des Affaires étrangères, proposa la création d’une Communauté européenne du charbon et de l’acier, qui allait poser une des premières bases de l’Union européenne.

    L’enseignement français, un réseau unique au monde

    À la tribune, l’honneur est donné à Madame Anne-Marie Descôtes, secrétaire générale du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE). Celle-ci décrit les bourses Excellence-Major – accordées aux meilleurs lycéens étrangers issus des Lycées français – comme un programme auquel « le Ministère est très attaché ». Créé il y a plus de trente ans, « il connaît un succès croissant, avec un nombre de candidatures qui a doublé ces dix dernières années », souligne-t-elle. Aussi, elle évoque la volonté de renforcer ce programme en 2023, à travers la revalorisation des bourses, ainsi que l’augmentation du nombre de bacheliers accompagnés.

    La secrétaire générale en profite pour souligner les caractéristiques des lycées français à l’étranger, dont environ deux tiers des élèves sont étrangers et qui constituent le « premier réseau mondial d’enseignement piloté par un État ». Ainsi, Anne-Marie Descôtes a précisé que « la France fait le pari de la jeunesse et de l’avenir », rappelant l’ambitieux objectif d’accueil de 500 000 étudiants étrangers, d’ici à 2027, et notamment l’octroi de 850 bourses Excellence-Major, de la licence au master. 

    Félicitant son auditoire d’avoir su « confirmer » les espoirs placés en eux à travers cette bourse, la secrétaire générale a ponctué son intervention avec l’idée que ces étudiants, quel que soit leur projet, gardent en eux « un lien intime » avec la France, sa culture et ses valeurs, et qu’ils « sont la preuve de l’excellence de l’enseignement français dispensé dans les lycées du monde », mais aussi « l’espoir d’un monde ouvert » , dans un monde « où les valeurs de la démocratie et des droits de l’homme sont remises en question ».

    Les bourses Excellence-Major permettent ainsi à l’AEFE et au MEAE de soutenir les meilleurs bacheliers étrangers d’un lycée français du monde, et souhaitant poursuivre un cursus au sein de l’enseignement supérieur français. Après avoir été présélectionnés dans leur lycée, les près de 850 étudiants soutenus doivent également obtenir une mention « très bien » au baccalauréat, pour pouvoir être lauréats de la bourse. 

    Des parcours variés

    C’est la voie qu’a suivi Carlos Santos Garcia, étudiant espagnol qui a poursuivi toute sa scolarité au Lycée Français de Madrid, à partir de la petite section de maternelle. Ses parents, professeurs, « savaient que c’était vraiment un atout d’avoir une langue de plus, et ils ont choisi le réseau français pour la qualité de son enseignement ». Conseillé par un professeur, il a postulé à la bourse Excellence-Major, pour intégrer une classe préparatoire scientifique en France, un « challenge » qui l’attirait. Passé un « choc« , face à la somme de travail impliquée par la « prépa », il a su relever le défi, pour ensuite intégrer une école d’ingénieurs, Centrale Supélec, sur le plateau de Saclay. Spécialisé en mathématiques appliquées et en « machine learning », il a également réalisé un master recherche à l’ENS sur le thème de l’intelligence artificielle, et effectué un stage dans le domaine.

    Jessica Cupessala, quant à elle, vient du Lycée français de Luanda, la capitale angolaise. A la tribune, elle raconte sa passion pour la science physique, mais aussi le rôle joué par une prof, qui l’a « poussée à continuer dans cette filière » et à « franchir un cap » dans son orientation. Elle a ainsi intégré une licence de physique à l’Université de la Sorbonne puis l’EPF, école d’ingénieurs où elle se spécialise en ingénierie mécanique, avec le souhait de travailler dans le secteur ferroviaire. Une école dont elle salue la part de femmes étudiantes, de près de 50%, ce qui selon elle, favorise le sentiment « de se sentir à sa place » dans les études scientifiques. 

    Engagée en faveur de la place des femmes dans les sciences, elle donne de son temps dans une association d’aide aux devoirs, dans des quartiers défavorisés. Une expérience « très importante » pour elle, qui lui a permis de « voir tout ce qu’était la France ». Dans les cinq prochaines années, elle souhaite travailler en France, histoire de « transmettre un peu de son éducation dans le pays qui lui a tant donné ».

    Autre témoin à la tribune, Norman De Castro est originaire de Saint-Domingue. Fils d’un père dominicain costaricien et d’une mère dominicaine et américaine, il a passé ses premières années en France, avant de vivre à Saint-Domingue. C’est naturellement qu’il évoque l’importance du multiculturalisme et du multilinguisme dans sa vie, avec sa famille « un peu répartie dans le monde ». 

    Marqué par l’expérience du tremblement de terre de 2010 en Haïti, il évoque comment le contexte d’un « lycée transformé en hôpital » lui a fait éprouver « l’importance de la solidarité et de la fraternité » et nouer d’importantes amitiés. Attaché à la culture française, il souhaite poursuivre son chemin en France dans les prochaines années. Ayant obtenu une bourse Excellence-Major pour venir étudier à Sciences Po Paris, il a apprécié le fait de vivre ses premières années en France sur le site de Poitiers, une ville « à dimension humaine », enrichissant au passage son parcours d’une année de césure aux États-Unis, à l’Université de l’Illinois. Spécialisé en sécurité internationale mais aussi intéressé par la finance, il aimerait rejoindre un cabinet de conseil en France. 

    Un réseau vivant et multi-générationnel

    La promotion sortante est composée d’environ 130 étudiants, représentant près de 50 nationalités différentes. Imprégnés d’une culture commune acquise dans les lycées français, les étudiants boursiers Excellence-Major sont de véritables « ambassadeurs de l’enseignement français », souligne quant à lui Olivier Brochet, directeur général de l’AEFE, lors de son intervention.

    Un réseau pouvant compter sur l’appui d’outils comme la plate-forme Agora : « une sorte de forum sur lequel les élèves posent des questions sur les parcours d’études, en France ou à l’étranger. Et les anciens élèves peuvent leur répondre », explique Laurent Metais, chef de bureau parcours et orientation des élèves au sein de l’AEFE. Outre divers groupes sur les réseaux sociaux, les boursiers peuvent aussi compter avec un système de parrainage, entre les différentes promotions de boursiers.

    À la fin de leurs études, ils peuvent bénéficier de l’appui de l’ALFM (Association des anciens élèves des lycées français dans le monde), représentée par son président Ahmed Mernissi, qui évoque l’organisation d’un forum professionnel dédié aux boursiers Excellence-Major.

    Et en s’ajoutant aux efforts de communication de l’AEFE, ces divers soutiens aux boursiers participent sans doute du succès du programme des bourses Excellence-Major, qui voit arriver un nombre de candidatures croissant. Et au-delà, c’est l’attractivité de la France au sein du réseau d’enseignement français qui a augmenté, explique Laurent Metais : « sur un peu moins de 20 000 bacheliers des lycées français l’an dernier, 53% sont venus en France. Alors qu’il y a cinq ans, ils étaient un peu plus de 40%. De plus en plus d’élèves du réseau viennent étudier, et plus d’étrangers que de Français. »

    De quoi donner des perspectives à ce programme, au rôle stratégique pour le rayonnement de la France, dans un contexte de concurrence internationale entre systèmes d’enseignement supérieur.

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