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  • Le déclin des États-Unis attendra 

    Le déclin des États-Unis attendra 

    Avec les sanctions prises par les États-Unis à l’encontre de la Russie et de la Chine, les dirigeants de ces deux pays, rejoints par d’autres dont ceux du Brésil, ont décidé de ne plus investir dans ce pays et de s’engager dans un processus de dédollarisation. Plus d’un an après le déclenchement de la guerre en Ukraine, force est de constater que les États-Unis demeurent le pays refuge pour l’ensemble du monde et que leur attractivité est intacte.

    Les États-Unis, en période de troubles, sont la valeur refuge par excellence

    Les flux de capitaux financiers vers les États-Unis, achats de Treasuries et d’actions, par les non-résidents restent très importants. Au total, ces achats représentent 4 points de PIB. Depuis deux ans, ils ne sont aucunement en baisse. Les États-Unis, en période de troubles géopolitiques, sont la valeur refuge par excellence. Ils ont l’avantage d’être éloignés des théâtres d’opérations, Ukraine ou Proche-Orient. 

    Disposant de loin de la première armée du monde et de moyens financiers conséquents, leur permettant de financer leurs alliés, les États-Unis sont privilégiés par les investisseurs. Le dollar est, sans contestation possible, la première monnaie de réserves au monde. Sa part dans les réserves de changes mondiales est de 59 % quand celle de l’euro se situe autour de 22 %. 

    Sur le plan financier, les États-Unis peuvent compter sur la profondeur de leur marché. La capitalisation boursière représentait, en 2022, 160 % du PIB et l’encours des obligations plus de 200 % du PIB. La zone euro ne dispose pas d’un marché unifié de capitaux aussi importants. Son marché demeure segmenté. Les investisseurs étrangers choisissent les États-Unis en raison de la forte rentabilité des entreprises américaines, autour de 15 % (ROE). 

    Les aides publiques à l’investissement sur le territoire américain attirent également de nombreux capitaux (Inflation reduction act). Les investisseurs optent également pour les États-Unis en raison des taux d’intérêt qui y sont plus élevés qu’au Japon ou en Europe. 

    La baisse des taux d’intérêt qui devrait intervenir en 2024 ne devrait pas, néanmoins, changer la donne compte tenu de la croissance soutenue de l’économie américaine. Lors de ces quatre dernières années, elle est deux fois plus importante que celle de la zone euro. La désinflation est plus nette que dans les autres pays industrialisés, ce qui constitue un point positif pour les investisseurs.

    Croissance, la course en tête

    L’économie américaine n’en finit pas d’étonner. Elle déjoue les pronostics et semble insensible à la hausse des taux d’intérêt. Au troisième trimestre, la croissance du PIB des États-Unis en rythme annualisé a atteint 4,9 % (+1,2 % par rapport au trimestre précédent), selon les estimations provisoires du gouvernement publiées ce jeudi. Ce résultat est supérieur aux prévisions des analystes qui pariaient sur un taux de 4,7%. 

    Au deuxième trimestre, la croissance en rythme annuel était de 2,1 %. La croissance loin de ralentir, accélère. La récession maintes fois annoncée, demeure une menace fantôme. Pour le département du Trésor, le PIB est « en voie de retrouver la tendance de croissance prépandémique »

    A la différence de ceux du vieux continent, les ménages américains maintiennent un fort niveau de consommation en puisant dans leur cagnotte covid. Lors du dernier trimestre, ils ont dépensé plus en loyers, en dépenses de santé, en voitures, en services financiers, en restauration, en loisirs qu’au deuxième trimestre.

    Déclin des Etas-Unis
    Les flux de capitaux financiers vers les États-Unis par les non-résidents restent très importants

    L’immobilier surmonte la hausse des taux

    Les investissements des ménages sont en forte croissance, laissant penser que l’immobilier surmonte la hausse des taux. Ils ont augmenté de 12 % au troisième trimestre et de 30 % en un an. Ce rebond s’explique par les offres promotionnelles des promoteurs immobiliers destinées à compenser le coût des prêts hypothécaires, leurs taux atteignant désormais 8 %. 

    Si l’investissement dans l’industrie est en recul, il reste, néanmoins, à un haut niveau. De leur côté, les dépenses du gouvernement fédéral ont progressé plus vite au troisième trimestre qu’au deuxième tandis que celles des États et des collectivités locales décéléraient. Les exportations ont progressé.

    Déclin des Etas-Unis
    Malgré les prédictions des Cassandre, les Etats-Unis demeurent une puisssance économique inoxydable

    L’économie américaine est inoxydable

    L’économie américaine est inoxydable. Elle résiste à la hausse des taux d’intérêt, à la fin du moratoire sur le remboursement des prêts étudiants, à la remontée du prix de l’essence, aux grèves dans l’automobile et dans le cinéma, à la crainte d’un blocage des dépenses fédérales en raison de l’instabilité politique du Congrès («shutdown»), à la crise au Proche-Orient. Les créations d’emplois ont été supérieures aux attentes en septembre avec 336 000 postes nets de plus. 

    Les prévisionnistes parient sur une croissance de 2,2 % en 2023 et de 1,1 % en 2024. Pour autant, les Cassandre prévoient un ralentissement de la croissance dans les prochaines semaines avec la disparition de la cagnotte covid et la poursuite de la baisse de l’investissement sur fond de taux d’intérêt élevé.

  • Européennes 2024 : la droite limite la casse, la gauche radicale et les nationalistes progressent, selon nos projections

    Européennes 2024 : la droite limite la casse, la gauche radicale et les nationalistes progressent, selon nos projections

    Si les élections européennes avaient lieu aujourd’hui, le Parti populaire européen (PPE) continuerait de dominer les autres groupes politiques au Parlement européen en dépit de son léger recul, selon la dernière projection d’Europe Elects et Euractiv, qui montre également une bonne progression des groupes La Gauche et Identité et Démocratie.

    La droite se stabilise…

    Bien qu’il ait perdu trois sièges par rapport à ses 176 sièges actuels, le Parti populaire européen (PPE) de centre-droit continue de dominer les projections au Parlement européen, se remettant d’une perte de 16 sièges dans les projections du mois d’août.

    Les partis nationaux qui composent le groupe politique du PPE ont progressé dans les sondages au cours du mois dernier dans des pays tels que l’Estonie, la Slovénie et l’Allemagne.

    En Espagne, où les élections viennent d’avoir lieu, le Parti populaire (PP) est passé de 21 à 23 sièges par rapport à août en raison de l’environnement politique instable du pays et des négociations controversées du gouvernement socialiste sortant avec les partis séparatistes catalans.

    En Pologne, la Coalition civique (KO) et le Parti paysan polonais sont en lune de miel post-électorale, le PPE gagnant quatre sièges par rapport au mois d’août, avec respectivement 17 et deux sièges.

    Une baisse en trompe l’œil pour les socialistes

    Contrairement au PPE, l’Alliance progressiste de centre-gauche des socialistes et démocrates (S&D) a régressé de cinq sièges par rapport aux projections du mois d’août, qui prévoyaient un gain de trois sièges par rapport aux 141 sièges actuels.

    Mais cela peut être attribué principalement au fait que le parti socialiste européen (PSE) et les socialistes et démocrates (S&D) ont récemment expulsé le Smer et le Hlas, deux partis slovaques accusés de dériver vers la droite.

    Leur exclusion a donc complètement effacé des projections le gain de sept sièges que les deux partis auraient engendré au S&D.

    Le Parti démocrate (PD) italien devrait également perdre trois sièges par rapport aux dernières projections.

    Le PPE a sa plus grande avance sur le S&D depuis février 2021, même si l’écart diminue d’un siège par rapport à la différence actuelle de 35 sièges.

    Quant au groupe libéral-centriste Renew Europe, il a gagné trois sièges par rapport aux projections du mois d’août, mais devrait en perdre huit par rapport à son nombre actuel de sièges au Parlement européen, issu des élections de 2019.

    Les principaux gains des libéraux se concentrent en Allemagne, en République tchèque et en Finlande. Le Parti libéral-démocrate (FDP) et le Freie Wähler allemands devraient gagner un siège par rapport aux projections du mois d’août, qui les estimaient déjà à huit sièges, tandis que le parti tchèque ANO et le parti finlandais Suomen Keskusta devraient obtenir respectivement 10 et 2 sièges.

    En Italie, le parti Azione entre dans les projections avec quatre nouveaux sièges. Cependant, à ce stade, l’émanation italienne de Renew flirte avec un score proche le seuil de qualification, ce qui pourrait aussi entraîner une absence totale d’élus.

    En France, le parti d’Emmanuel Macron, Renaissance, est en recul net, tout en restant la deuxième force politique du pays et l’un des principaux pourvoyeurs de sièges pour le groupe Renew.

    Avec ces résultats, la majorité sortante du PPE, du S&D et de Renew Europe demeure avec un total combiné de 404 sièges sur 720.

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    Eu,Election.,European,Union,Parliament,Seats,And,A,Voting,Box [Shutterstock/rawf8]

    Les forces radicales progressent, les écologistes reculent encore

    Toutefois, le groupe politique européen qui a le plus progressé est le groupe de gauche radicale La Gauche (The Left), qui obtiendrait sept sièges supplémentaires, les portant à 45.

    L’essentiel de ces sièges seraient français, d’après nos estimations : en particulier, le Parti communiste français pourrait faire son entrée au Parlement européen, avec quatre sièges, tandis que La France insoumise, menée par Manon Aubry, obtient un siège supplémentaire (huit au total).

    La Gauche italienne (SI/Sinistra Italia) entre également dans les projections avec un nouveau siège, et le parti AKEL de Chypre gagne également un siège supplémentaire.

    À la droite de la droite, tandis que les Conservateurs et Réformistes européens (ECR) gagnent 15 sièges pour un total de 80 — deux de moins que les projections du mois d’août —, le groupe d’extrême droite Identité et Démocratie (ID) gagne 16 sièges pour un total de 76, soit trois de plus que les projections du mois d’août.

    En ce qui concerne ID, l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) progresse de deux sièges supplémentaires depuis le mois d’août, pour un total de 23. Même progression pour le Parti pour la liberté (PVV) néerlandais en gagne également deux (cinq au total) et que le Rassemblement national de Marine Le Pen en gagne un, pour un total de 24.

    Cela compense la dégringolade de la Ligue (La Lega) italienne de Matteo Salvini, qui continue de perdre des électeurs au profit des Frères d’Italie (Fratelli d’Italia) de la Première ministre Giorgia Meloni, et n’obtiendrait désormais que 8 sièges.

    Dans le même temps, le Groupe des Verts/Alliance libre européenne (Verts/ALE) poursuit également sa spirale descendante, perdant encore un siège dans cette projection. La perte nette atteindrait ainsi 21 sièges.

    Alors que l’Europe verte (Europa Verde) italienne entrerait dans la projection avec deux sièges, les deux sièges des Verts luxembourgeois ont complètement disparu, un développement qui suit leurs résultats catastrophiques aux élections nationales d’octobre.

    Pour l’heure, les Verts français peinent également à rééditer le succès des élections de 2019, ce qui aggrave le bilan du groupe du Parlement européen.

    L’eurodéputé allemand Damian Boeselager peut pousser un soupir de soulagement, car Volt Deutschland est aujourd’hui estimé à un siège.

    Les récents changements soulignent la nature dynamique de la politique européenne, les politiques nationales modifiant de manière significative la composition du Parlement européen et les préférences des électeurs continuant à changer au fur et à mesure que les pays naviguent dans leurs paysages politiques changeants.


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  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 06.11.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 06.11.23

    Bonjour à tous nous sommes le lundi 06 novembre et vous écoutez le flash quotidien des expatriés dans nos titres : Un théâtre français en danger à Londres – Israel, le Hamas et la Paix dans le monde, les résultats de notre consultation – Bilan d’une semaine de tempêtes en France 

    Les Français de Londres se mobilisent pour une troupe de comédiens 

    Un théâtre français à Londres est menacé d’expulsion. Des associations caritatives et des entreprises, dont Act’in Theatre, compagnie fondée et dirigée par une Française, risquent d’être expulsées pour les fêtes de fin d’année. Une pétition qui a déjà réuni plus de 50 000 signatures est en ligne ! Sur le site Lesfrancais.press retrouvez l’interview d’une des fondatrices de la troupe française ! 

    Act’in Theatre
    Act’in Theatre

    10 000 Français de l’étranger ont répondu à notre consultation 

    Et on les en remercie surtout qu’ils ont été très consciencieux avec y consacrant plus de 7 minutes. On y apprend qu’ils sont 88% à considérer le Hamas comme un groupe terroriste mais aussi qu’ils s’inquiètent pour la concorde civile en France, pour plus de 60% des répondants il y a un vrai risque d’embrasement. Découvrez les réponses aux 7 questions sur votre site d’actualités

    Ciaran et Domingos ont frappé la France 

    L’hexagone a été fortement secoué par la tempête Ciaran, qui s’est abattue sur le quart nord-ouest du pays mercredi 1er et jeudi 2 novembre. Deux morts et près d’une cinquantaine de blessés, arbres et toitures arrachés, des foyers encore privés d’électricité ce lundi matin. Surtout qu’elle fut suivie d’une autre tempête, Domingos, moins intense mais qui a ralenti les opérations de rétablissement des réseaux et entraîné la mort d’un agent d’Enedis en train de réparer une ligne électrique. 

    Capture satellite de la tempête Ciaran au dessus de la France le 02 novembre 2023 ©Meteo France

    C’est tout pour ce lundi, on se retrouve demain pour une nouvelle édition dédiée aux Français de l’étranger.

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Une époque formidable

    Une époque formidable

    Le Hamas a menacé les Etats-Unis d’une guerre totale. L’Iran recommande de punir les Etats-Unis – et la France, quel honneur ! Pour l’instant, ni le Hezbollah ni l’Iran ne s’engagent.  Ils ont choisi la bonne stratégie, Israël la mauvaise : 10.000 morts à Gaza. Le Hamas s’en réjouit. 

    Pourquoi l’Iran menace et ne frappe pas ? L’Iran craint qu’Israël ne soit autorisé (et aidé) par les États-Unis à attaquer ses sites nucléaires. 

    Pourquoi le Hezbollah s’agite sans attaquer ? Parce qu’il sait qu’il aurait de grandes chances, cette fois, d’être détruit. 

    Pourquoi le Hamas a pris le risque de voir Israël bombarder Gaza, tuer des civils ? Son but n’est pas de protéger les civils, mais d’empêcher le processus de paix enclenché par les Accords d’Abraham. Le 20 septembre dernier, aux Nations Unis, le prince Ben Salman expliquait que la normalisation avec Israël, qui a déjà des relations avec plusieurs Etats arabes (Égypte, Jordanie, Bahreïn, EAU) avançait bien. Aussitôt le Président iranien Raïssi dénonçait « ce coup de poignard dans le dos des Palestiniens ». Le 7 octobre, le Hamas commettait ses massacres.

    La gouvernance mondiale glisse vers une « amicale des dictateurs ».  

    Comment cela peut-il se finir ? Mal : la gouvernance mondiale glisse vers une « amicale des dictateurs ». Ainsi l’Iran, dont le régime empoisonne des écoles de filles, torture et tue jeunes gens et jeunes filles, accède à la présidence du « Forum social du Conseil des droits de l’homme de l’Onu ». Demain, la Corée du Nord ou la Syrie ?

    Mal, car Israël se trompe. Le droit de se défendre n’est pas un droit de représailles. Attaquer Gaza, bombarder l’Institut de France, les ambulances, les camps de réfugiés, c’est stupide, et c’est faire le jeu de l’ennemi, qui veut qu’au massacre réponde un autre massacre. Les vrais objectifs militaires de cette guerre sont les bases et sites de production militaires en Iran. Pas d’armes iraniennes, pas de Hamas, ni de Hezbollah. Pas de financement qatari, pas de munitions. Il faudra bien un jour demander au Qatar ce qu’il est vraiment : sponsor de foot ou de terroristes ? Médiateur ou acteur ? 

    Des manifestants protestent, le 1 er mars, contre la venue d’Emmanuel Macron en République démocratique du Congo, devant l’ambassade de France à Kinshasa, en brandissant un portrait de Vladimir Poutine. © AFP or licensors

    Malgré une certaine sagesse chez Joe Biden, les États-Unis évitent à chacun de choisir son camp. Alors que Trump concentre les espérances d’un Poutine, comme d’un Netanyahou aveugle. 

    Demain, les Européens seront pris en otages par la puissance nucléaire iranienne, capable de téléguider les actes de barbarie que l’on a pu constater, soutenue par la Chine et la Russie. La Russie dénonce le traité interdisant les essais nucléaires. Effrayer, toujours.

    Les démocraties occidentales sont coupables, les « Juifs » sont leurs inspirateurs. Ainsi pensait Hitler.  

    L’opinion publique, ce maître fragile, traversé de ressentiment, divague mais répète : les démocraties occidentales sont coupables, les « Juifs » sont leurs inspirateurs. Ainsi pensait Hitler. Ainsi la Bolivie rompt ses relations diplomatiques avec Israël. D’autres rappellent leurs ambassadeurs. Sous couvert de solidarité palestinienne, l’antisémitisme se porte bien. En Turquie comme en Bolivie, ou en Tunisie. 

    En France, 8% des sondés prennent le Hamas pour un mouvement de résistance. Jean Moulin éventrant une Allemande enceinte ferait selon eux une belle image dans les écoles. C’est ce qu’on apprend dans certaines écoles. Dans la consultation Lesfrancais.press, à laquelle plus de dix mille lecteurs ont répondu, 11 % considèrent que le Hamas n’est pas un mouvement terroriste. Alors qui l’est ? 

    Comprendre une cause « juste » ? Soit. Mais comprendre aussi que le but de cette organisation est d’horrifier, faire savoir au monde qu’elle est prête à tout. Déclencher tant de haine que toute retenue soit impossible. Objectif atteint : Israël bombarde des civils. Comme si cela justifiait a posteriori les pogroms du Hamas ! Absurde.

    Israël n’est pas seul en cause, loin de là. Comme d’habitude, l’antisémitisme revient : la haine du voisin, même lointain. Et l’antisémitisme est un des visages d’un désir de haine universel. 

    La guerre du Hamas concerne tout le monde. Elle utilise tout le monde. Qui ignorerait que la guerre d’Ukraine et celle du Hamas sont liées ? Ni Poutine, ni la Chine, ni l’Iran. Qui ignore que se joue une guerre d’influences, de manipulations, d’information ?

    Chacun s’insulte sur les réseaux sociaux, les actes antisémites se multiplient dans Paris. Hasard organisé, déclenché. Deux Moldaves payés par des Russes taguaient les rues. Le principe d’un tel affichage est expliqué dans un excellent ouvrage « Le viol des foules par la propagande politique » de Serge Tchakhotine, écrit en 1939… Belle époque ! Rien de nouveau, donc.

    La stratégie des fondamentalistes islamistes est de spectaculariser l’horreur.  

    Comment fonctionne la propagande de la terreur ? Depuis le 11 septembre, la stratégie des fondamentalistes islamistes est de spectaculariser l’horreur. Il fallait que les images des tours de New York soient les images du nouveau XXIème siècle. Montrer qu’il ne sera ni « moderne », ni « américain ». Il faut filmer les décapitations en Syrie, diffuser les massacres dans les kibboutz. La communication de l’horreur effraie la nouvelle classe moyenne mondiale, mais la prend en otage, excite les déséquilibrés, justifie les régimes policiers.

    L’image, le choc, comme toute manipulation, est un élément de la guerre globale. Mille techniques d’intox sur les réseaux sociaux sont des armes d’Etats, notamment la Russie et la Chine. Un Rapport parlementaire pointe la « naïveté » française face aux influences étrangères. Une enquête britannique a mis en cause les manipulations russes dans les processus électoraux, (notamment cette victoire – pour les Russes – : le Brexit).

    Notre époque est-elle plus dangereuse que les autres ? Oui, puisque nous la vivons. Non, si l’on se tourne en arrière.  

    Les cinquièmes colonnes sont-elles des nouveautés ? Cette époque est-elle plus dangereuse que les autres ? Oui, puisque nous la vivons. Non, si l’on se tourne en arrière. Il y eut des ministres agents de puissances étrangères, des étudiants vantant Mao, des famines organisées, des goulags, des dictatures à foison, des escadrons de la mort, des centaines de milliers de cadavres.

    Qu’importe le passé : l’avenir est-il condamné, avec les reculs de la démocratie et de la paix dans le monde ? Les démocraties libérales ne seraient plus que 32 en 2020 alors qu’elles étaient 43 en 2010.

    La moitié des Gazaouis estime que le meilleur régime serait la démocratie. 73% souhaitent une solution pacifique avec Israël.

    Et pourtant : La moitié (52%) des Gazaouis estime que le meilleur régime est … la démocratie ! 29% seulement soutiennent le Hamas, ce qui est peu dans un régime policier (44% sont contre). 73% souhaitent une solution pacifique avec Israël, contre 20% qui veulent une solution « militaire ». Les Gazaouis aimeraient développer des liens avec les Etats-Unis (37%) plutôt que l’Iran (32%).  

    Si on laisse les peuples parler, ils choisiront la paix et la démocratie, à Gaza comme ailleurs. Hélas, ils n’ont pas le choix. 

    L’amicale des dictateurs n’a aucune chance. À condition que les démocraties soient solidaires.

    Selon l’état des forces, militaires, économiques, financières, culturelles, l’amicale des dictateurs n’a aucune chance. À condition que les démocraties soient solidaires, qu’elles n’oublient pas ceux qui vivent sous la coupe de terroristes, parfois chefs d’Etat. Russie, Chine, Corée du Nord, Iran, Birmanie, Biélorussie, Syrie, autant de médailles accrochées à vif sur la peau de l’humanité.

    Vivre dans une période d’angoisse, de folie, d’horreur, fut souvent la règle. Cela pourrait devenir pire. Cela peut aussi devenir mieux. Des prisons jaillissent des héros, des héroïnes. Quelles leçons de courage d’Ukraine, d’Iran ! Et même de Russie. Le courage est-il aussi contagieux que la peur ?

    La Conférence proposée par la France sur « l’aide humanitaire à Gaza » doit aller de pair avec « l’Alliance contre le terrorisme ».

    Mao, cet immense criminel, exultait : « Le monde progresse, l’avenir est radieux, personne ne peut changer ce courant général de l’histoire ». Et bien si : Tout dépend des décisions prises par les dirigeants. 80% des Français approuvent la proposition faite par la France de créer une « Alliance contre le terrorisme ». Cela paraît difficile, voire impossible ? 

    C’est donc le moment : La Conférence proposée le 9 novembre par la France sur « l’aide humanitaire à Gaza » doit aller de pair avec « l’Alliance contre le terrorisme ». Les deux sont des préalables à la paix. Il n’y a pas d’époque formidable, sauf à réussir des exploits formidables. 

    Laurent Dominati
    Laurent Dominati

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • Israël, le Hamas et la Paix dans le monde : notre consultation 

    Israël, le Hamas et la Paix dans le monde : notre consultation 

    Alors que le monde est ébranlé par les répercutions de l’attaque terroriste du Hamas contre Israël du 07 octobre dernier et par les conséquences de la contre-offensive israélienne, nous avons voulu connaître l’opinion des Français de l’étranger. Pour cela, nous avons mis en ligne une consultation en libre accès du dimanche 29 octobre au samedi 04 novembre. Composée de 7 questions, vous avez été plus de 10 000 à y répondre. Et chaque participant y a consacré en moyenne 7 minutes, un record dans nos consultations, preuve que chaque expatrié a bien conscience des enjeux planétaires de ce conflit israélo-palestinien. 

    La tour Eiffel a pris les couleurs du drapeau israélien le lundi 09 octobre au soir. LP/Olivier Lejeune

    Le Hamas : un groupe terroriste 

    Notre première question était : Pour vous, le Hamas est-il un groupe terroriste ? Sans ambiguïté, vous avez, globalement, répondu oui. Pour être précis seuls 11,1 % des participants considèrent que le groupe islamique n’est pas une entité relevant du terrorisme. Une proportion légèrement inférieure à l’opinion présente dans l’hexagone. 

    Une riposte soutenue 

    Notre deuxième question interrogeait les Français de l’étranger ayant participé à la consultation sur la légitimité de la riposte israélienne. Là encore, une large majorité (66,4%) soutien l’Etat hébreux. Pour autant, la division commence à pointer le bout de son nez, puisqu’un gros tiers considère que l’action militaire israélienne n’est pas justifiée. 

    Manifester pour les Palestiniens 

    Dans notre troisième question, on s’interrogeait sur la décision du gouvernement français de limiter les manifestations de soutien aux mouvements palestiniens. Pour 58,24% des expatriés qui ont répondu à la question, la décision est « normale », pour autant ce n’est pas un blanc-seing. Car près de la moitié de ceux qui sont d’accord avec cette décision s’inquiète pour le respect global de la liberté de manifester. Enfin, plus d’un quart ne sont pas d’accord idéologiquement avec la décision de l’Exécutif tout en comprenant les risques en termes de paix publique de telles manifestations. 

    La concorde en danger ?

    Car comme pour les Français de métropole, les Français de l’étranger sont inquiets quant aux conséquences de ce conflit sur le « vivre ensemble » en France. Ainsi, 60,8% des expatriés pensent qu’il y a un vrai risque d’embrasement. Soit 20 points de moins que les Français résidents dans l’hexagone. A l’autre bout de l’échelle, pour 12,62% des consultés, le pays ne devrait pas traverser de tensions particulières. Les chiffres des actes racistes et antisémites dévoilés ces derniers jours leur donnent déjà tord.

    La France insoumise et Mélenchon ne sont pas suivis 

    En France, c’est la prise de position de Jean-Luc Melenchon, le fondateur et leader de la France insoumise, qui a défrayé les chroniques. Beaucoup de Français se déclarant choqué par le refus du tribun de l’extrême gauche de qualifier le Hamas de groupe terroriste. Un sentiment présent aussi chez les expatriés, puisqu’ils sont plus de 55% à se déclarer, eux aussi, choqués par les propos de Jean-Luc Melenchon. Pour autant, ils sont plus de 30% à soutenir la démarche de la France insoumise. 

    La Paix

    Enfin, on a conclu notre consultation en interrogeant les Français de l’étranger sur la proposition d’Emmanuel Macron de relancer le processus de paix autour de la constitution de 2 Etats. Pour 80% des répondants c’est évidemment le chemin à prendre, mais près d’un tiers doute que cela soit réellement possible. Et comme ailleurs, il y a aussi des gens aux idées arrêtées chez les expatriés puisqu’ils sont 13,42% à espérer la constitution d’un Etat unique qu’il soit israélien (12%) ou palestinien (1,42%). 

    Un conflit mal connu 

    Enfin, comme toujours, nous avons invité les participants à nous laisser leur commentaire. Si tous les avis peuvent s’exprimer, on s’étonne de la mauvaise connaissance des évènements qui ont conduit à cette situation au cours de la période 1948-2023.
    En effet, certains se demandent pourquoi deux Etats n’avaient pas été mis en place en 1948 !! Et pourtant, c’était bien le cas, c’est l’invasion des pays arabes, voisins d’Israël, qui a conduit à la disparition de l’Etat palestinien. Et les exemples sont nombreux.

    Malgré la médiatisation, ce conflit, qui est très complexe et fait intervenir de nombreuses puissances extérieures, est encore mal compris. Ceci expliquant peut-être que les populations, externes au conflit, se réfugient dans l’émotion plutôt que déployer un raisonnement. 

  • Plus de 50 comités du Souvenir français dans le monde 

    Plus de 50 comités du Souvenir français dans le monde 

    Le sentiment d’appartenance à la nation française – et à toutes les nations – s’enracine avant tout dans les grands moments de deuil partagé. Merveilleuse intuition au regard des cérémonies nationales qui ont rendu hommage aux victimes des attentats qui ont endeuillé récemment notre pays. Et que ce soit en France ou à l’étranger, vous pouvez rejoindre l’association du Souvenir Français pour contribuer à votre façon à construire et renforcer ce lien qui unit tous les Français !

    Qu’est-ce que le souvenir français ?

    Son objectif ? : Aucune tombe de « Mort pour la France » ne doit disparaître des cimetières communaux, aucun monument, aucune stèle combattante ne doit être à l’abandon.

    Depuis sa création en 1887, plus de 10 millions de Français et de Françaises ont adhéré à un moment de leur histoire personnelle au Souvenir Français.

    En 2018, l’association rassemblait 200 000 adhérents dont 100 000 adhérents directs et 100 000 adhérents associés, regroupés dans 1 600 comités locaux. Ce sont ces hommes et ces femmes qui par leur mobilisation bénévole, font vivre au quotidien la mémoire combattante française.

    Chaque année les adhérents du Souvenir Français organisent des milliers d’initiatives.

    Et souvent à l’étranger, car les cimetières et monuments dédiés aux glorieux soldats français ne sont pas qu’en France. En Asie, en Afrique et bien sûr en Europe, ils sont nombreux. Nous en parlons régulièrement dans les pages de votre média Lesfrancais.press.

    Souvenir Français
    Chaque année les adhérents du Souvenir Français organisent de nombreuses initiatives

    Plus de 50 Comités hors de France

    En Europe, il existe plus de 25 délégations, en Afrique plus de 15 comme en Asie, mais il en existe aussi dans les Amériques et en Océanie. Vous pouvez retrouver leurs coordonnées en cliquant ICI.

    Afin de relever ce défi, les comités du Souvenir Français entretiennent et rénovent des centaines de tombes en déshérence, fleurissent des milliers de tombes, en particulier entre le 1er et le 11 novembre, et rénovent des centaines de monuments et des centaines de plaques en partenariat avec les collectivités territoriales.

    Mais les membres sont aussi mobilisés pour les cérémonies, particulièrement sur les journées du 8 mai, du 14 juillet, du 11 novembre et sur les cérémonies du 1er novembre.

    Enfin, le Souvenir français se donne une ambition pédagogique. En France, le Souvenir Français veille à ce qu’aucun élève n’achève sa scolarité sans avoir visité au moins un site mémoriel combattant et avoir participé au moins à une cérémonie patriotique. A l’étranger, dans les pays où existent de tels monuments, les membres du Souvenir français tentent de mettre en place de telles sorties avec les directions des établissements français. Mais dans la grande majorité des pays, ils n’en existe pas.

  • Sauvons l’Act’in Theatre, icône française à Londres

    Sauvons l’Act’in Theatre, icône française à Londres

    Un théâtre français à Londres est menacé d’expulsion. Des associations caritatives et des entreprises, dont Act’in Theatre, compagnie fondée et dirigée par une Française, risquent d’être expulsées pour les fêtes de fin d’année pour avoir fait du lobbying auprès du secrétaire d’État anglais. Nous avons parlé à Candice Desmet, qui dirige ce théâtre. Elle a répondu aux questions des Français.press. 

    “C’est une école basée en plein cœur de Londres que j’ai créée il y a huit ans au sein de Old Paradise Yard, une ancienne école réhabilitée. Nous donnons des cours de théâtre, de cinéma et d’improvisation pour les adultes et enfants en français et en anglais. Actuellement, nous fournissons 19 ateliers par semaine en plus des événements et de la production artistique des Français à Londres.”

    Act’in Theatre
    L’Act’in Theatre de Londres, dirigé par Candice Desmet est menacé d’expulsion

    Punie pour avoir osé élever la voix

    Candice Desmet explique que “le bâtiment risque de fermer. Le terrain sur lequel on est basés appartient à une fondation qui s’appelle Guy’s and St Thomas’ Foundation et ça a toujours été un lieu temporaire où il y a un projet de démolition pour construire des buildings. On a eu accès aux plans et ils sont catastrophiques. On a décidé de créer une campagne qui s’appelle “Save Waterloo Paradise.” 

    Cette campagne a recueilli près de 50 000 signatures et le soutien d’organisations du patrimoine mondial, ce qui a attiré l’attention de Michael Gove, secrétaire d’Etat, qui cet été en août 2023, a émis une directive au titre de l’article 31 afin de mettre en pause les plans d’aménagement pendant qu’il examine s’il convient de demander une enquête publique complète. 

    “ On a appris la semaine dernière que la Foundation a décidé de ne pas étendre le lease auprès de Eat Work Art, notre propriétaire. C’est monté jusqu’au maire de Londres Sadiq Khan. Le gouvernement cet été a mis un stop temporaire, il faut revoir le dossier. On devait partir en décembre 2023.” 

    Act’in Theatre
    De nombreuses personnes se sont mobilisées pour empêcher l’expulsion de l’Act in Theatre

    Pas seulement le théâtre

    Parmi les organisations confrontées à une expulsion soudaine, avec un préavis minimal, alors que les retards dans le développement auraient dû signifier une prolongation du bail, figurent l’organisation caritative pour les enfants « Child Rights International Network », une école de théâtre, Act’in Theatre, et un lieu de regroupement musical établi depuis neuf ainsi que plus de 20 autres entreprises et organisations. Ensemble, ce sont environ 2 000 représentations, événements et ateliers pour la communauté qui sont proposés. Avec un préavis aussi court, certaines entreprises risquent de fermer définitivement leurs portes et d’être ruinées. En revanche, le locataire de la propriété adjacente, Oasis Farm, qui se situe également sur le terrain concerné par le développement et qui ne s’est pas opposé au projet, a vu son bail prolongé en raison des retards.

    Act’in Theatre
    Signez la pétition pour sauver l’Act’in Theatre

    Candice nous explique que parmi les opposants, il y a Michael Ball, porte-parole de l’association caritative locale Waterloo Community Development Group, Matthew Benett représentant les résidents de Lambeth et elle qui représente les business de Old Paradise Yard. Ils ont écrit des lettres au gouvernement et au Council. Ça a payé car le projet est temporairement arrêté. 

    On a été interviewés par ITV News et la BBC. On a fait une manifestation ce jeudi devant les locaux. On veut faire du bruit. Comme le projet est arrêté, la démolition n’est pas actée. Ils veulent quand même nous mettre dehors. On doit partir dans 6 semaines. Ce que j’espère c’est de toucher à la réputation de la fondation. C’est notre démarche afin qu’elle puisse changer d’avis, prolonger le bail et se comporter de façon correcte.”


    SIGNEZ LA PETITION

  • Evacuation des Français et tirs sur l’Institut français de Gaza et l’AFP

    Evacuation des Français et tirs sur l’Institut français de Gaza et l’AFP

    Alors qu’Israël a annoncé jeudi avoir achevé « l’encerclement » de la ville de Gaza après une semaine de combats au sol contre le Hamas et des frappes meurtrières sur le territoire palestinien, où quatre écoles de l’ONU abritant des déplacés ont été touchées, vendredi 03 novembre, les étrangers ont commencé à être évacués par la frontière égyptienne alors que des tirs de l’armée israélienne ont frappé l’Institut français de Gaza et le bureau local de l’Agence France Presse (AFP).

    Mis à jour le 05 novembre à 11h30 (CET)

    Citoyens et ayant droits pris en charge par la France

    Le poste-frontière de Rafah, en Égypte, est la seule fenêtre sur le monde pour les Palestiniens, les étrangers et les binationaux coincés dans la bande de Gaza : deux millions de personnes vivent sans eau ni électricité, tous les jours, sans compter une pénurie de nourriture et de médicaments. L’enclave palestinienne est assiégée, bombardée, car l’armée israélienne resserre son étau sur les terroristes du Hamas qui ont commis les massacres du 7 octobre et détiennent plus de deux cents hommes, femmes et enfants comme otages.

    Parmi les évacués du week-end, on dénombre 34 Français dont des binationaux et des ayants droit. « Si je compte les Français, nos agents de l’Institut culturel et leur famille, ça représente environ 170 personnes. Seule une partie a pu passer », détaille Catherine Colonna. Par contre, « Les Canadiens restent à Gaza alors que d’autres étrangers quittent la région« , souligne la BBC

    Cependant, dès samedi soir, le gouvernement du Hamas a suspendu l’évacuation des étrangers et des binationaux vers l’Egypte en raison du refus d’Israël de laisser partir des blessés palestiniens vers des hôpitaux égyptiens. « Aucun détenteur de passeport étranger ne pourra quitter la bande de Gaza avant que les blessés qui doivent être évacués des hôpitaux du nord de la bande de Gaza puissent être transportés vers le terminal de Rafah », point de passage entre le territoire palestinien et l’Egypte, a indiqué un responsable de l’administration des points de passage.

    Institut Français de Gaza
    L’Institut Français de Gaza © MAE France

    Paris demande des explications

    Le ministère des Affaires étrangères annonce avoir été informé par les autorités israéliennes d’une frappe visant l’Institut français de Gaza, ce vendredi 3 novembre.

    « Nous avons demandé aux autorités israéliennes de nous communiquer sans délai par les moyens appropriés les éléments tangibles ayant motivé cette décision », explique le quai d’Orsay.

    L’Institut français de Gaza « appartient à un réseau de plus de 150 établissements culturels dans le monde relevant du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères », précise son site officiel.

    Il est « chargé de promouvoir la coopération culturelle, intellectuelle et audiovisuelle, de valoriser la création contemporaine française et francophone, de présenter l’enseignement supérieur français auprès des étudiants et enseignants étrangers ».

    Institut Français de Gaza
    Le poste-frontière de Rafah © Reuters

    L’AFP aussi touchée

    Un tir a aussi touché les bureaux du onzième et dernier étage du bâtiment où se situe le bureau d’un technicien. Le projectile a laissé derrière lui un trou béant sur la façade et fait d’importants dégâts dans les pièces adjacentes.

    « Aucun des huit membres du personnel ou collaborateurs permanents de l’AFP basés normalement à Gaza ne se trouvait sur place au moment de l’impact. Tous ont été évacués vers le sud de la bande de Gaza le 13 octobre », indique l’agence ce vendredi 03 novembre, dont le PDG Fabrice Fries « condamne avec la plus grande fermeté » la frappe.

  • Après Londres, Paris organisera le prochain Sommet sur l’intelligence artificielle

    Après Londres, Paris organisera le prochain Sommet sur l’intelligence artificielle

    En marge de l’ouverture du AI Safety Summit, le premier Sommet sur la sécurité de l’intelligence artificielle (AI) qui se déroule à Londres mercredi et jeudi (1er et 2 novembre), la France a annoncé qu’elle accueillerait la prochaine édition à Paris.

    « La première édition du Sommet sur la sécurité de l’intelligence artificielle organisé par le Royaume-Uni permet notamment de développer des coopérations internationales en matière de sécurité, enjeu crucial pour les années à venir. Il était donc naturel que la France accueille la deuxième édition de ce Sommet », a déclaré Jean-Noël Barrot, ministre délégué chargé du Numérique dans un communiqué de presse.

    Le AI Safety Summit, qui se déroule principalement à huis clos, vise à lancer des travaux et des initiatives face aux risques technologiques que pose l’IA, notamment l’IA dite « de pointe », et à développer des coopérations internationales sur la sécurité de ces systèmes.

    « L’intelligence artificielle constitue un formidable levier d’innovation, de progrès, et nous souhaitons que l’Europe s’en saisisse pleinement. Certains développements et usages de l’IA posent néanmoins des risques, y compris de sécurité, et une coopération internationale constitue le meilleur moyen d’y faire face », a déclaré le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire dans le même communiqué de presse.

    Le Sommet réunit des personnalités du monde la tech, des experts et des dirigeants politiques, dont la vice-présidente américaine Kamala Harris, la ministre britannique de la Technologie Michelle Donelan et les cofondateurs d’OpenAI Sam Altman et Elon Musk.

    La présidente de la Commission Ursula von der Leyen, le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres et la Première ministre italienne Giorgia Meloni, seule dirigeante des pays du G7 à se rendre sur place, sont eux attendus jeudi.

    « Dans le sillage des initiatives internationales impulsées dès 2018 par le Président de la République en matière d’éthique de l’IA, ce Sommet constitue un rendez-vous essentiel pour apporter des réponses concrètes à ces défis », a ajouté M. Le Maire.

    Sommet sur l’intelligence artificielle
    « L’intelligence artificielle constitue un formidable levier d’innovation, de progrès, et nous souhaitons que l’Europe s’en saisisse pleinement », a déclaré le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire. [CHRISTOPHE PETIT TESSON/EPA]

    « Favorable à l’innovation »

    Lors de l’évènement Vivatech, qui s’est tenu en juin à Paris, le président français Emmanuel Macron a annoncé un plan d’investissement de 500 millions d’euros pour soutenir les acteurs du monde de l’IA.

    « La France est un leader européen dans le développement de modèles d’intelligence artificielle », a déclaré M. Barrot.

    Pas plus tard que lundi (30 octobre), M. Le Maire était à Rome en compagnie de ses homologues italien et allemand pour appeler conjointement à une approche « favorable à l’innovation » dans la réglementation des IA européennes.

    Cette focale pro-innovation doit « réduire les charges administratives inutiles pesant sur les entreprises et susceptibles d’entraver la capacité d’innovation de l’Europe », ont-ils affirmé, insistant pour que l’IA soit « au cœur » de la politique industrielle de l’UE.

    Pour l’heure aucune date n’a été annoncée concernant la deuxième édition du Sommet sur l’IA. Mais l’organisation de ce Sommet s’inscrit en pleine cohérence avec la stratégie française et européenne en matière de gouvernance de l’intelligence artificielle, conclut le cabinet de Bruno Le Maire dans le communiqué.


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