Ce jeudi 16 novembre marque l’arrivée tant attendue du Beaujolais nouveau millésime 2023. Comme chaque année, c’est le 3ème jeudi du mois que ce vin primeur est dévoilé au monde. Si la pandémie a mis un coup de frein à la propagation dans le monde de cette célébration de la ruralité et des vignerons de France, cette année 2023 signe le renouveau. Pour les Français de l’étranger, nous avons créé une carte dynamique recensant quelques évènements organisés par la communauté française.
Le Beaujolais nouveau : toute une histoire !
En 1951, une rébellion a ébranlé la paisible région du Beaujolais. Le 11 mars, de nouvelles règles ont impacté la vente des vins récoltés, obligeant les producteurs à conserver leurs précieuses bouteilles estampillées jusqu’au 15 décembre de la même année. Les vignerons ont toutefois refusé de se plier aux règles jugées trop restrictives. Leur soif de partager leurs produits plus tôt a déclenché une révolte.
L’Union viticole du Beaujolais a exigé le droit de vendre ses vins « en primeur ». Le 13 novembre 1951, leur demande a été approuvée, marquant un tournant dans l’histoire du vin. C’est ainsi que le « Beaujolais nouveau » est né. Plus de 70 ans plus tard, cette tradition continue de captiver les amateurs de vin du monde entier avec son esprit audacieux et son goût inimitable.
Un succès international
Comme le montre l’infographie de Statista, issue des données communiquées par la filière, près de la moitié de la production se vend de nos jours à l’international. Les plus grands fans étrangers de Beaujolais Nouveau sont incontestablement les Japonais. Le Pays du Soleil-Levant a importé 20,3 % des bouteilles produites en 2021, et représente près de la moitié des exportations. Arrivent ensuite les États-Unis et le Royaume-Uni. Respectivement deuxième et troisième importateurs de Beaujolais Nouveau, ils ont acheté ensemble près de 15 % du volume commercialisé en 2021.
Le temps des goûts standardisés dus à l’utilisation de levures sélectionnées est globalement achevé. Si l’on peut encore trouver quelques vins dits technologiques, la diversité de terroirs et des pratiques permet de profiter d’une palette beaucoup plus large de cuvées.
Adieu donc saveurs de banane ou de yaourt à l’abricot qui dominaient auparavant outrageusement les vins. Place à des profils oscillant des vins de soif tout en fruits à des cuvées plus structurées, capables de vieillir une année ou deux. Et si les beaujolais et beaujolais nouveaux ne représentent désormais plus que 25 % de la production, contre la moitié il y a quelques années encore, la jeune génération s’en est emparée et contribue à rendre l’offre plus enthousiasmante et véritablement digne d’intérêt.
Le rendez-vous des expatriés
Qu’on en savoure les notes et parfums ou non, le Beaujolais nouveau ouvre surtout la porte à des soirées endiablées et particulièrement à l’étranger, ou sa célébration va même au-delà des communautés françaises. C’est souvent l’occasion pour nos compatriotes à l’étranger de proposer à la famille ou à des amis issus du pays de résidence de découvrir la culture française sans frou-frou, une plongée dans nos campagnes et ses traditions.
La rédaction vous a préparé une carte où vous pourrez retrouver de nombreux évènements, mais vous pouvez en retrouver d’autres sur les sites de vos consulats, Instituts de France ou Alliance française ou des organisations comme l’UFE ou l’ADFE.
Votre évènement n’est pas sur la carte, et vous désirez l’ajouter, écrivez-nous à [email protected]
Avec la mondialisation et la progression des exportations chinoises, le « fabriqué en France » ou « made in France » défini comme le contenu en valeur ajoutée française de la demande intérieure finale a fortement reculé depuis 50 ans. Il a ainsi baissé de 11 points entre 1965 et 2019, passant de 89 % à 78 %. Cette attrition n’est pas spécifique à la France. Tous les pays européens ont été concernés mais la France se démarque par l’importance du recul du « fabriqué en France » dans le domaine des biens manufacturiers pour lesquels il est passé de 82 % à 38 % sur la période précitée.
Réduction des échanges suppose hausse des prix et diminution de la croissance
Depuis quelques années, les pouvoirs publics ont exprimé la volonté de réindustrialiser le pays au nom de la souveraineté nationale et au nom de la lutte contre les émissions des gaz à effet de serre. Sur le plan mondial, les produits importés, en raison du transport, seraient plus émetteurs de gaz à effet de serre que les biens fabriqués et consommés nationalement. Ce choix qui vient en opposition à la théorie des avantages comparatifs de Ricardo aurait pour conséquence, s’il était mis réellement en œuvre, une réduction importante des échanges, une hausse des prix et une diminution de la croissance. Il freinerait le développement des pays les plus pauvres.
Trois quarts de la demande intérieure finale sont d’origine française. Plus d’un emploi sur quatre dépend des exportations en France mais, dans le même temps, 78 % de la demande intérieure finale en 2019 puise son origine en France. Ainsi, a contrario, seulement 22 % de cette demande est assurée par l’étranger. Le fabriqué en France est minoritaire pour les biens industriels. En ce qui concerne l’énergie, cette part est de 50 %. Elle atteint 80 % pour les services marchands et 96 % pour la construction.
Dans les services, la demande intérieure est française dans les activités dites résidentes comme l’hébergement, la restauration, la santé ou l’éducation. Pour l’industrie, l’éclatement des chaînes de valeurs aboutit à ce que la production réalisée sur le territoire incorpore en règle générale des biens intermédiaires importés.
Le « fabriqué en France » a diminué dans une proportion comparable à celle de ses grands voisins européens.
Baisse du « fabriqué maison », un phénomène mondial
Le poids du « fabriqué maison » est assez semblable en Europe pour des pays de taille comparable. En 2019, il est de 75 % en Allemagne, 78 %, en Espagne, et de 80 % en Italie. L’Irlande et les Pays-Bas, plus petits, sont davantage intégrés au commerce international. Ils ont, de ce fait, des taux de « fabriqué en » plus faibles (respectivement 44 % et 63 %). Ce taux est, en revanche, plus élevé aux États-Unis (83 %) et en Chine (87 %), deux pays de taille plus importante.
Le « fabriqué en France » a diminué dans une proportion comparable à celle de ses grands voisins européens. Il n’y a guère de différences entre les pays ayant des excédents ou des déficits commerciaux. La décomposition du « fabriqué en » par branche varie d’un pays à l’autre. En 2019, le « fabriqué en » pour les biens manufacturiers est de 38 % en France contre 52 % en Allemagne, 51 % en Italie et 40 % en Espagne. Celui des États-Unis s’établit à 66 %. Entre 1965 et 2019, le « fabriqué en » pour les produits manufacturiers a baissé de 44 points en France et de 33 points en Allemagne. A contrario, la baisse est moins marquée pour les produits agricoles en France qu’en Allemagne (baisse respective de 20 points et de 28 points).
La montée en puissance de la Chine
Entre 2000 (avant l’adhésion de la Chine à l’Organisation mondiale du commerce) et 2019, la part de la Chine dans les contenus importés de la demande finale française a augmenté de 5 points. La part des partenaires européens dans le contenu importé français tend à diminuer. La baisse atteint, entre 2000 et 2019, 5,9 points pour le Royaume-Uni, 3,6 points pour l’Allemagne et 2,3 points pour l’Italie. Le contenu en importations espagnoles se maintient (-0,2 point), alors que celui en importations américaines (+1,7 point) augmente.
En 2019, le contenu importé des produits consommés en France provient principalement d’Allemagne (12,0 %), des États-Unis (11,8 %) et, dans une moindre mesure, de Chine (7,3 %), d’Italie (6,7 %) et d’Espagne (6,4 %).
Les importations provenant d’Allemagne pour satisfaire la demande intérieure finale française sont assez variées. Certains produits proviennent principalement d’un pays particulier : c’est le cas par exemple des produits informatiques importés surtout de Chine ou des véhicules automobiles importés principalement d’Espagne. Les biens relevant du champ manufacturier sont surtout importés d’Allemagne et de Chine, et les denrées alimentaires d’Allemagne, des Pays-Bas- et d’Italie.
En 2019, les exportations contiennent 71 % de valeur ajoutée intérieure et 29 % de valeur ajoutée étrangère
Près de 30 % des exportations françaises composées de produits importés
L’indicateur du « fabriqué en France » peut être complété par un indicateur de contenu en valeur ajoutée française dans les exportations afin d’avoir une idée fine du poids des intrants étrangers. Cet indicateur renseigne également sur le degré d’intégration aux chaînes de valeur mondiales. Depuis 1965, le contenu en valeur ajoutée intérieure des exportations françaises a diminué de près de 14 points, avec une stabilisation depuis 2011. En 2019, les exportations contiennent 71 % de valeur ajoutée intérieure et 29 % de valeur ajoutée étrangère. La part de valeur ajoutée intérieure dans les exportations est la plus élevée pour les matériels de transport et les services aux entreprises. Cette évolution est parallèle à celle constatée en Allemagne, en Espagne et en Italie, en lien avec le ralentissement de l’intégration des chaînes de valeur mondiales depuis 2008. L’Italie se distingue, en revanche, par une part plus élevée du contenu en valeur ajoutée intérieure.
Les tenants des relocalisations mettent en avant la réduction de la dépendance stratégique à l’égard de l’étranger, la diminution à l’échelle mondiale des émissions des gaz à effet de serre et l’augmentation de l’emploi industriel. La France serait en situation de vulnérabilité économique sur plus de 600 biens industriels essentiellement importés de Chine ou des États-Unis. Les relocalisations supposent la présence d’une main d’œuvre qualifiée ainsi que des terrains disponibles pour l’implantation d’usines. Compte tenu des coûts de recherche et d’investissement, la construction d’usines concurrentes au sein de nombreux États européens sera coûteuse et risque d’aboutir à des productions non rentables, contraignant les pouvoirs publics à maintenir des subventions élevées.
Cette volonté de restaurer une souveraineté économique s’apparente à de l’autarcie. Les petits États européens sont pénalisés par cette pratique ne disposant pas des moyens financiers suffisants pour attirer les entreprises à s’y installer.
La relocalisation entre, par ailleurs, en négation avec la théorie des avantages comparatifs en vertu de laquelle chaque État doit se spécialiser dans les secteurs où il est le moins mauvais. Elle est potentiellement sources d’inflation et peut grever fortement les finances publiques. Sur le plan des émissions des gaz à effet de serre, l’éclatement des chaînes de valeurs, ces dernières années, a conduit à une indéniable augmentation des transports sur longue distance.
Si une rationalisation est souhaitable, elle ne devrait pas aboutir à une remise en cause des échanges internationaux, ces derniers étant bénéfiques à la croissance et au développement des pays les plus pauvres.
Les législateurs européens sont en désaccord sur le principe de la conformité dès la conception (compliance by design), l’harmonisation des procédures administratives et les délais de mise en œuvre du règlement sur les locations de courte durée, selon un document de compromis consulté par Euractiv.
Le règlement vise à harmoniser les règles au niveau de l’UE en matière de partage de données par les plateformes de locations de courte durée comme Airbnb et Booking.com, afin d’harmoniser les procédures existantes et de permettre aux autorités nationales de surveiller le fonctionnement de ces sociétés.
« Le Conseil de l’UE est opposé à la proposition de conformité dès la phase de conception du Parlement européen et n’apprécie pas avoir 27 points d’entrée numériques uniques », a déclaré une source proche du dossier à Euractiv, sous couvert d’anonymat.
La rapporteure des Verts sur le dossier, Kim van Sparrentak, a également souligné ces divergences lors d’une réunion de la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs (IMCO) du Parlement européen le 11 octobre dernier.
Le texte du Parlement européen impose aux entreprises de location de courte durée de « tout mettre en œuvre pour évaluer si les informations » fournies par les hôtes sur leurs plateformes de locations sont exactes, fiables et complètes.
Pour les membres du Conseil, ces dispositions sont disproportionnées et pourraient entraîner des difficultés techniques si les listes d’hôtes utilisées par les secteurs privé et public ne sont pas mises à jour au même moment et ainsi perturbent le recoupage d’informations.
Le texte du Parlement européen impose aux entreprises de location de courte durée de « tout mettre en œuvre pour évaluer si les informations » fournies par les hôtes sur leurs plateformes de locations sont exactes, fiables et complètes. [Shutterstock/PawelKacperek]
Standardisation des points d’entrée uniques
Un autre point de désaccord politique concerne les points d’entrée uniques, un outil numérique via lequel les entreprises de locations à court terme doivent fournir les données prévues aux autorités compétentes.
Le Parlement européen a décidé de laisser aux États membres la compétence de créer ces outils, alors que la position du Conseil suggère de créer un seul point d’entrée unique, géré directement par la Commission.
Pour s’assurer que les 27 points d’entrée numériques uniques sont normalisés, le texte du Parlement oblige la Commission à adopter des actes d’exécution.
Cependant, certaines questions restent en suspens quant à ce qu’il adviendra des points d’entrée uniques une fois que le règlement sera adopté et mis en œuvre. Il n’est de plus pas clair dans le texte si la Commission continuera à être responsable de la mise à jour des normes communes de ces points d’entrée sur le long terme.
De plus, le Parlement et la Commission veulent imposer aux États membres de nommer des « coordinateurs nationaux », responsables et points de contact des points d’entrée uniques.
Le Conseil souhaite plus de flexibilité, considérant que ces coordinateurs ne devraient être nommés que par les États membres qui « établissent ou maintiennent une procédure d’enregistrement ».
Délais de mise en œuvre
La Commission a proposé que le règlement entre en vigueur dans un délai de deux ans, ce que le Conseil a aussi souhaité dans sa version, tandis que le Parlement a proposé de raccourcir le délai d’entrée en vigueur à 18 mois.
De même, un désaccord concerne le nombre de mois pendant lesquels les autorités compétentes doivent conserver les informations sur les locations dont les hôtes ont retiré la mise en location. Les membres du Conseil et la Commission s’accordent sur une rétention des données de 12 mois alors que le Parlement propose 18 mois.
Autres désaccords politiques
En outre, les gouvernements de l’UE ont un problème avec la formulation du texte des députés européens, qui pourrait donner aux autorités de régulation la possibilité de prendre des mesures résolvant les difficultés de logements, même si la première version du texte de la rapporteure Mme van Sparrentak a dû être édulcorée en raison de l’opposition de ses collègues chrétiens-démocrates.
Tout d’abord, il y a un désaccord sur la définition de ce qu’est un « hôte actif ». Le Parlement européen a proposé une définition, tandis que le Conseil souhaiterait que cette définition relève de la législation nationale de chaque État membre.
Dans un second temps, la procédure par laquelle les autorités compétentes devraient vérifier l’authenticité et la validité des informations fournies par les hôtes a également suscité un désaccord entre les deux institutions.
Le Parlement a suggéré des sanctions cumulatives, qui propose de pouvoir suspendre une demande de location, tout en demandant des informations supplémentaires. Le Conseil s’y oppose, estimant qu’une suspension ne devrait intervenir que lorsque les informations complémentaires demandées ne permettraient pas de confirmer l’authenticité et la validité d’une location de courte durée.
Par ailleurs, la version du Conseil prévoit le « retrait » des logements de courte durée en cas de non-respect de la loi, alors que le Parlement a supprimé ce terme, le remplaçant par la possibilité des autorités compétentes de « prendre des mesures supplémentaires appropriées pour empêcher la commercialisation d’un logement ».
Un troisième désaccord politique concerne la proposition du Parlement européen d’imposer que les procédures d’enregistrement soient « numériques, gratuites ».
Enfin, le mandat du Parlement est d’imposer aux sociétés de location à court terme de « veiller à l’exhaustivité et à l’exactitude des données transmises aux autorités compétentes », ce qui est un ajout par rapport au projet de proposition de la Commission que le Conseil n’avait pas prévu non plus.
La dernière réunion technique sur le dossier a eu lieu vendredi dernier (10 novembre), et le prochain trilogue politique est prévu pour le 15 novembre.
Bienvenue à tous, nous sommes le 15 novembre et vous écoutez le flash quotidien des expatriés, dans vos titres : Les jeunes expatriés de la NUPES se mobilisent pour l’Union aux européennes – La CFE à la rencontre des New-yorkais – Sénat : adoption de la loi immigration
Une liste d’union pour la Nupes aux européennes
Alors qu’en France, la Nupes se divise et à renoncer à faire à liste commune, chez les Français de l’étranger on y croit encore. Réunis la semaine dernière à Berlin, les jeunes des fédérations des Français de l’étranger des partis composant la NUPES, du PS à LFI, ont envoyé un avertissement aux « aînés ». S’il n’y a pas de liste commune, ils sont prêts à y aller ensemble en constituant une liste dissidente d’Union.. Un concept innovant mais qui a peu de chance de se voir concrétiser.
On le sait se soigner peut-être très cher aux USA. C’est pour répondre aux besoins des Français expatriés outre-atlantique, que le directeur général de la CFE, Eric Pavy, est allé à la rencontre de nos compatriotes dans la grande pomme. Ils étaient plus de 200 à s’interroger pour optimiser leur couverture santé mais aussi leur protection vieillesse . Retrouvez toutes les solutions sur le site Lesfrancais.press ou celui de la Caisse des Français de l’étranger.
Suppression de l’aide médicale d’État, durcissement des conditions d’accès au regroupement familial, fin du droit du sol, quotas fixés tous les trois ans pour l’immigration économique… Ces mesures n’apparaissaient pas dans le projet de loi initial. C’est cette version que va désormais transmettre la chambre haute à l’Assemblée nationale. Les députés se préparent à une âpre bataille à partir de la mi-décembre.
C’est tout pour ce mercredi, on se retrouve demain pour parler du beaujolais nouveau qui débarque aux 4 coins de la planète. Dès aujourd’hui, retrouvez sur Lesfrancais.press la carte mondiale des festivités.
Régulièrement, nous recevons des questions à la rédaction sur les assurances santé! Cependant, vu la diversité des législations locales et des situations personnelles, il est difficile d’apporter des réponses exhaustives à tous. Dans cet article, nous avons essayé de synthétiser vos questions et d’y répondre ! Pour cela, nous nous sommes rapprochés de la Caisse des Français de l’étranger mais aussi des principaux assureurs à l’international.
Si je suis très malade, je peux prendre un avion pour la France et m’y faire soigner, n’est-ce pas ?
Ce n’est pas si simple ! Premièrement, face aux vraies urgences médicales vous ne pouvez pas prendre l’avion et vous devez être opéré sur place. Cela s’applique à un nombre important de chirurgies effectuées dans le privé et des centaines de nos clients ont fait face à ce scénario.
Deuxièmement, si vous êtes atteint d’un cancer avec des traitements qui s’étendent sur plusieurs mois, peu nombreux sont ceux qui veulent être soignés loin de leur conjoint et enfants scolarisés ici.
Troisièmement, oui, dans certains cas vous pouvez envisager un retour ou un séjour en France. Il faut cependant que votre assurance santé y fonctionne (ce qui n’est pas toujours le cas), que les plafonds soient suffisamment élevés pour les coûts en France (ce n’est pas le cas des assurance locales basiques) et que l’assureur puisse avancer les frais à l’hôpital (les assurances locales de base ne proposent pas cela, c’est « pay and claim »).
Quid de la santé mentale: psychologues, conseillers, psychiatres ? Est-ce remboursé ?
Bien que les médecins spécialistes en psychiatrie aient été traditionnellement inclus, les psychologues n’étaient pas remboursés jusqu’à récemment. Même si nous commençons à voir une évolution, ce n’est pas encore une généralité. Les conseillers ou médiateurs, eux, ne sont habituellement pas pris en charge. En outre, il faut noter qu’en cas de condition préexistante liée à la psychologie ou la psychiatrie, les assureurs ont tendance à appliquer une exclusion ou une surprime.
L’ostéopathie est-elle remboursée par les assurances ?
Si les assurances locales ne la remboursent pas, les assurances plus haut de gamme ou internationales la remboursent. Les assurances françaises internationales sont les plus généreuses en matière d’ostéopathie et de médecines complémentaires plus largement (acupuncture, chiropractie etc.).
Aujourd’hui, nous répondons à vos questions concernant les assurances santé
L’hypnothérapie est-elle couverte ?
Dans la majorité des cas, non. Cependant depuis 2 ans, nous voyons certains assureurs la couvrir sous la catégorie médecines complémentaires. Par exemple, April MyHealth la couvre. Attention, elle fait l’objet d’un plafond ou de limites.
J’ai une maladie chronique, est-ce que je peux être couvert?
Cela dépend de la maladie. Si celle-ci n’est pas trop sévère ou sous contrôle (under control), il est fort probable que l’assureur accepte votre dossier mais émette une exclusion sur tous les traitements reliés à cette maladie.
Est-ce que l’orthodontie est couverte ?
Oui mais seulement par les assurances françaises internationales ou les produits internationaux haut de gamme. Attention, il y a souvent un délai de carence, une limite d’âge (18 ans ou moins) et un plafond annuel. Le montant alloué par année rembourse rarement l’intégralité du coût du traitement de l’orthodontie.
Est-ce que les traitements pour infertilité sont couverts ?
Oui mais seulement par les assurances françaises internationales ou les produits internationaux haut de gamme. Attention, il y a souvent un délai de carence, et un plafond par cycle.
Est-ce que les traitements pour le développement de l’enfant sont couverts ? Orthophonie, ergothérapie, évaluation neuropsychologique, etc.
Dans l’écrasante majorité des cas, cela n’est pas couvert par les assurances locales ni par les assurances internationales. Cela n’est pas couvert non plus si la condition est préexistante. A noter qu’il y a 1- 2 assureurs français qui peuvent couvrir certains traitements comme l’orthophonie.
Est-il avantageux de souscrire à la CFE (plutôt qu’à une assurance au 1er euro) ?
Souscrire à la CFE présente 3 avantages : un coût généralement attractif, l’absence de délai de carence lors d’un retour définitif en France et la couverture des conditions préexistantes. Il existe cependant d’autres options qui peuvent être très compétitives, selon votre situation. Faites-vous conseiller pour trouver la solution la mieux adaptée.
C’est bien connu : aux Etats-Unis, la facture d’une prise en charge médicale aligne régulièrement des sommes à trois, si ce n’est quatre chiffres. D’autant que, contrairement au système tricolore, les formules d’assurance sont légion côté américain. Medicare, Medicaid, Affordable Care Act (plus connu sous le nom d’Obamacare) : ici chacun choisit la formule qui convient le mieux à ses besoins… et à son porte-monnaie.
Pour permettre aux expatriés de rester dans le circuit français (et de pouvoir dégainer leur carte vitale lors d’un passage chez le médecin dans l’Hexagone), la Caisse des Français à l’Etranger (CFE) propose différentes formules, que son Directeur Général Eric Pavy est venu présenter aux français de New York le 9 novembre. Une trentaine d’entre eux ont pu (re)découvrir ces programmes auxquels on peut adhérer seul ou en famille. JeunExpatSanté pour les moins de trente ans, MondExpatSanté au-delà de cet âge, RetraitExpatSanté pour les séniors, ou bien FrancExpatSanté simplement pour la prise en charge des consultations réalisées lors d’un passage en France. Le patron de la CFE encourageant vivement ses clients à adhérer à une complémentaire, puisque la Caisse rembourse à la hauteur des paliers français. Ce qui s’avère suffisant lorsqu’un rendez-vous chez son médecin traitant ne dépasse pas les 25€… mais plus problématique quand on s’aligne aux tarifs américains, où le même examen coûtera six fois plus cher.
Le Directeur de la CFE a tenu une conférence à New York
« La santé c’est un business aux Etats-Unis »
« La santé, c’est un business aux Etats-Unis », relève Arthur D. Adhérent de la CFE venu ce matin pour en apprendre davantage sur les différentes offres de l’assurance. Il se souvient d’un accident survenu sur son lieu de travail qui, heureusement, avait été totalement pris en charge par sa couverture américaine : « Si je n’avais pas bénéficié de mon assurance professionnelle, j’aurais probablement dû rentrer en France ». Car au moment d’arriver à l’hôpital, on lui avait demandé son contrat de protection avant même de considérer l’étendue des dégâts.
Quel que soit le niveau de leurs revenus, les expatriés français sont précautionneux : « Depuis que j’habite à New York, je fais plus attention à rester en bonne santé », témoigne Noémie V., installée ici depuis deux ans. La jeune femme déplore également les complications au moment d’acheter des médicaments ou de trouver un médecin : « En France, nous sommes habitués à ce que la sécurité sociale vienne à nous, alors les démarches, on ne les connaît pas ». Si elle n’est pas adhérente à la CFE – ce qui lui permettrait de cotiser pour sa retraite – c’est parce que Noémie V. doute de sa rentabilité alors que la perspective d’un départ à la retraite à un âge « correct » s’éloigne.
« Mieux vaut prévenir que guérir quand on habite aux Etats-Unis »
Le son de cloche n’est pas le même du côté de Brigitte R, new-yorkaise depuis 1987. Au contraire, la sexagénaire aurait aimé connaître la CFE plus tôt, pour pouvoir y cotiser. Et ainsi préparer une retraite qui, de son côté, pourrait être moins avantageuse étant donné son statut de travailleuse indépendante assurée aux Etats-Unis depuis plusieurs décennies. Un retour en France est prévu d’ici deux ans « Et le facteur santé sera un des déterminants de la date de déménagement. »
Côté CFE, on met en avant les complémentaires santé partenaires dont les tarifs sont plus élevés, mais qui permettent de couvrir davantage de frais médicaux. Et ainsi, ne pas avoir à attendre un voyage en France pour aller chez le dentiste où l’on « payera cash », comme nous raconte l’un des Français présents à la conférence de la CFE. L’adage n’aura jamais été aussi juste : mieux vaut prévenir que guérir. Surtout quand on habite aux Etats-Unis.
La Nupes vit du côté de Berlin. Une réunion avait déjà eu lieu en septembre dernier. Et, en ce week-end de commémoration de la grande guerre, les militants du Parti Socialiste (PS), de La France Insoumise (LFI), de Generation.s, d’Europe Ecologie les Verts (EELV) ont notamment débattu de l’avenir de la France et de l’Europe. Ces échanges ont donné l’occasion de montrer que les jeunes Nupes croient encore à ce rassemblement de la gauche.
Cette union, ils n’hésitent pas à la clamer haut et fort
Cette union, ils n’hésitent pas à la clamer haut et fort, n’en déplaise aux instances dirigeantes de leur parti. Dès l’ouverture des débats, les organisateurs ont donné le ton : « Nous nous retrouvons toutes et tous ici (à Berlin), de différents horizons politiques de gauche, encartés ou non, pour continuer à construire. Qu’importe de quoi demain sera fait au national. »
Près de dix orateurs sont venus partager constats et visions de cette gauche qu’ils souhaitent réunie. À la fois sur la France, notre pays : « fait-il mieux que ses voisins européens ? » Et aussi, et surtout, sur « l’avenir de l’Europe : une question d’unions ? » Tels étaient les thèmes de ce débat public.
Les participants à la réunion de la Nupes à Berlin
Aurélien Le Coq, La France Insoumise : « S’il le faut les jeunes vont s’en mêler »
La question est donc posée. La gauche réussira-t-elle à présenter une liste commune aux élections européennes ? Pour Mathilde Heriaud coordinatrice nationale des jeunes de Generation.s : « On ne veut pas se résigner. Ce sera une désillusion pour les jeunes si cette union ne se fait pas ». À la tribune, Emma Fourreau, coordinatrice jeunes de LFI abonde dans le même sens, ajoutant : « Ne pas partir ensemble aux européennes, c’est restaurer le duel Macron-Le Pen dont nous ne voulons pas ». Aurélien Le Coq, également coordinateur jeunes de LFI va même plus loin. Il laisse supposer que les jeunes pourraient créer cette liste commune pour les élections européennes de juin prochain si leurs « aînés » décident de prendre un autre chemin : « S’il le faut, les jeunes vont s’en mêler », déclare-t-il.
Julien Layan, Generation.s : « On n’a plus le temps de se désunir »
Julien Layan, coordinateur national de Generation.s rappelle que les jeunes de la Nupes ont déjà un programme. 166 propositions existent. « S’il n’y a pas d’union, ce n’est pas en raison du programme. Car celui-ci, nous l’avons », affirme-t-il. À travers leurs interventions, l’ensemble des orateurs interpellent ainsi les dirigeants de chaque parti politique qui compose la coalition de gauche : « On n’a plus le temps de se désunir » plaident-ils ! Cette réunion se transforme en un véritable appel de Berlin des jeunes en faveur de l’unité de la gauche.
Oorateurs de la rencontre Nupes à Berlin
Yan Chantrel, sénateur PS des Français établis hors de France : « On ne gagnera pas si nous ne sommes pas unis »
Stephan Maigné, conseiller des Français de l’étranger pour Berlin, représentant Europe Ecologie les Verts, donne les ingrédients de cette unité. En se basant sur les expériences de coalition en Allemagne, il rappelle que : « l’union doit respecter chacun (…) Elle se fonde sur un programme commun (…) Et qu’il est nécessaire de travailler en amont » avec toutes les composantes. Après les élections européennes, viendra le temps de l’élection présidentielle. Yan Chantrel, sénateur PS des Français établis hors de France, présent à la réunion de la Nupes à Berlin, se projette déjà dans cette perspective. Il partage cette vision commune : « Oui, on doit déjà travailler en amont. On ne gagnera pas si nous ne sommes pas unis. »
La base sera-t-elle (enfin) écoutée ?
Comme le rappelle Asma Rharmaoui-Claquin, la référente LFI-Nupes pour l’Europe centrale : « La Nupes fonctionne car nous sommes actifs au niveau local ». Mais la base sera-t-elle pour autant (enfin) écoutée ? Cet appel à l’unité de la gauche française, envoyé depuis Berlin, arrivera-t-il aux oreilles des leaders nationaux du Parti Socialiste ? De ceux de La France Insoumise ? Des écologistes ? Du Parti Communiste ? Les militants de la Nupes des Français de l’étranger, réunis, inspireront-ils les décisions nationales ? C’est l’enjeu de ces prochaines semaines.
Au terme de la 44e Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF) qui s’est tenue à Yaoundé, au Cameroun, ces 4 et 5 novembre 2023, la France a reçu de la Tunisie la présidence de la CMF pour les deux prochaines années, au titre de pays hôte du XIXe Sommet de la Francophonie qu’elle accueillera en octobre 2024.
La délégation française à Yaoundé était emmenée par la Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Madame Catherine Colonna. Aux côtés de la Secrétaire générale de la Francophonie, Madame Louise Mushikiwabo, la Secrétaire d’Etat chargée du Développement, de la Francophonie et des partenariats internationaux, Mme Chrysoula Zacharopoulou, a présenté les enjeux de ce prochain Sommet aux États et gouvernement membres de l’Organisation internationale de la Francophonie.
Cité internationale de la langue française
Le Sommet de la Francophonie s’ouvrira le 4 octobre 2024 à la Cité internationale de la langue française, à Villers-Cotterêts, lieu entièrement dédié à la langue française et aux cultures francophones, inauguré le 30 octobre dernier par le Président de la République, Emmanuel Macron. Le Sommet se poursuivra à Paris le 5 octobre 2024.
Le Sommet de la Francophonie s’ouvrira le 4 octobre 2024 à la Cité internationale de la langue française
Les JO et la francophonie
Le XIXème Sommet de la Francophonie sera un événement majeur, tant sur le plan diplomatique, que politique, économique et culturel, avec la langue française en trait d’union. En France, il sera l’un des temps forts internationaux de l’année 2024 avec l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques. La France et l’OIF nourrissent l’ambition de promouvoir une Francophonie au service des peuples, d’en démontrer les dynamiques et les opportunités.
Pour rappel, le français a su conserver sa place de langue officielle du CIO, même après le décès du Baron de Coubertin (1937) et la Seconde Guerre mondiale. Si l’anglais a rejoint le français comme langue officielle en 1972, le français garde une position prépondérante, selon l’article 23 de la Charte olympique intitulé Langues.
Par ailleurs, à chaque édition des Jeux Olympiques depuis Athènes 2004, l’INSEP (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance, qui se trouve à Paris) s’attache à développer un glossaire avec les terminologies sportives des différentes disciplines en anglais et en français, qui est également traduit dans la langue du pays d’accueil.
Innover et Entreprendre
Cependant, pour ce XIXème sommet, la France et l’OIF ont convenu que la créativité, l’innovation et l’entreprenariat dans la diversité de l’espace francophone seront placées au cœur de l’événement.
La Francophonie est en effet un formidable vecteur de débats intellectuels, de création et d’emploi et le monde francophone est porteur de talents et d’opportunités.
Un festival
La thématique retenue invitera chacune et chacun à « Créer, innover et entreprendre en français ». Pour illustrer ce thème, la France a souhaité organiser, en marge du Sommet, un Festival de la francophonie, afin de valoriser une Francophonie dynamique auprès des Françaises et des Français et de l’ensemble de la communauté francophone.
Ce Festival, bâti en dialogue avec l’OIF, ses Etats membres et les sociétés civiles, contribuera à la perception d’une francophonie ouverte, vivante, plurilingue, contemporaine, utile et attractive. Il permettra de valoriser la vitalité des scènes culturelles, académiques, scientifiques et entrepreneuriales francophones, et s’étendra à tout le territoire métropolitain et ultramarin, mais aussi en ligne et dans tout l’espace francophone.
À Paris, il intégrera un Village de la Francophonie, organisé conjointement avec l’Organisation internationale de la Francophonie et ses Etats et gouvernements membres participant au Sommet.
Pour rappel, l’OIF compte 88 États et gouvernements : 54 membres, 7 membres associés et 27 observateurs.
Depuis le début de l’épidémie de covid, les gouvernements mettent en avant que nous sommes passés en situation d’économie de guerre. Que ce soit face au virus du covid ou au nom de la transition énergétique, les pouvoirs publics entendent planifier l’usage des ressources en fonction d’objectifs qu’ils ont au préalable fixés. Ils souhaitent orienter le comportement des agents économiques et orienter les flux de capitaux. L’économie de guerre telle qu’elle a été connue durant les deux derniers conflits mondiaux, vise à affecter le plus de ressources disponibles à l’effort de guerre. Les entreprises et les actifs sont mis en demeure de servir cet effort. Les règles de l’économie de marché sont suspendues, notamment celles relatives à la libre fixation des prix par la confrontation de l’offre et de la demande.
Une économie administrée
L’économie de guerre est une économie administrée. Les mécanismes habituels d’allocation des ressources (travail, équipements, matières premières) sont abandonnés au profit de mécanismes de planification et de rationnement de la consommation privée. Les objectifs habituels des politiques économiques (inflation faible, limitation des déficits publics et de l’endettement) sont abandonnés au profit d’un seul objectif : la victoire militaire. L’épargne est forcée, à travers une diminution de la consommation et le lancement d’emprunts obligatoires. Les taux d’intérêt réels sont maintenus à un niveau extrêmement bas voire deviennent négatifs afin de réduire le coût de l’endettement.
Le renouveau de l’économie de guerre est né de l’épidémie de covid qui a amené les pouvoirs publics à organiser la diffusion des masques, à opérer, en urgence, les populations et à subvenir aux moyens de celles-ci pendant les confinements.
Avec l’arrêt des importations de gaz et de pétrole en provenance de Russie, la guerre en Ukraine a amené les gouvernements à mettre en place des plans d’accès à l’énergie et à compenser les effets de la hausse des prix du pétrole et du gaz pour les entreprises ainsi que pour les ménages.
Pour de nombreux gouvernements, la transition énergétique justifie la mise en place d’une économie administrée avec la mise entre parenthèses des lois du marché. Les investissements nécessaires à la réduction des émissions des gaz à effet de serre devraient atteindre plus de 4 points de PIB par an jusqu’au milieu du siècle.
L’interventionnisme des États ne peut que se traduire par une augmentation des déficits publics et de l’endettement
Un interventionnisme sans précédent en période de paix
Le développement des énergies renouvelables – solaire et éolien – la création d’une filière d’hydrogène vert, la mise en place de capacité de stockage d’énergie, la construction d’usines de batteries, la modification des process de production, la rénovation des logements, etc. se traduisent par un interventionnisme sans précédent en période de paix.
Les gouvernements estiment que la réussite de la transition énergétique passe par une modification des mécanismes d’allocation des ressources et un changement des comportements. La transition énergétique exige la mobilisation de capitaux, ce qui suppose une orientation ciblée de l’épargne. En générant des hausses de prix, elle nécessite l’instauration de compensations en faveur, par exemple, des ménages les plus modestes ou des entreprises les plus touchées.
L’interventionnisme des États ne peut que se traduire par une augmentation des déficits publics et de l’endettement. Est-il possible dans ces conditions de maintenir des règles de maîtrise des déficits publics au sein de l’Union européenne ? L’augmentation de l’endettement pose le problème de sa soutenabilité. Les banques centrales risquent d’être contraintes de revenir rapidement à une politique monétaire expansive. Or, celle-ci est source d’inflation. Par ricochet, les pouvoirs publics pourraient être conduits à fixer un nombre croissant de prix pour tenter de limiter l’inflation. Pour le moment, les économies occidentales demeurent régies par les règles du marché. Les gouvernements préfèrent l’adoption de mesures de soutien temporaires (chèque énergie, aides aux entreprises, etc.) ou de mesures d’incitation (bonus/malus) que de passer à un système totalement administré.
Les gouvernements essaient de réduire les déficits publics et de maîtriser la dette publique. La lutte contre l’inflation est jugée prioritaire. À cette fin, les gouvernements acceptent une hausse des taux d’intérêt. Dans les prochaines années, la question sera celle de la soutenabilité de la dette. Afin d’éviter une tension sur les taux d’intérêt, la mise en œuvre de politiques monétaires accommodantes sera sans nul doute nécessaire tout comme un recours aux prélèvements obligatoires.