La COP 28 a organisé pour la première fois, une journée dédiée aux conséquences du réchauffement sur la santé humaine ce dimanche 03 décembre 2023.
Les décès liés à la chaleur chez les personnes âgées de plus de 65 ans ont augmenté de 85 % entre 2013 et 2022 par rapport à la période 1991-2000, bien plus que les 38 % d’augmentation attendue si les températures n’avaient pas changé.
Microparticules PM2.5
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) la pollution de l’air extérieur due aux émissions de combustibles fossiles tue plus de quatre millions de personnes par an, car elle accroît le risque de maladies respiratoires, d’accidents vasculaires cérébraux, de maladies cardiaques, de cancers du poumon, de diabète et d’autres maladies. Les dommages sont en partie causés par les microparticules PM2.5 qui proviennent principalement des combustibles fossiles brûlés dans les transports et l’industrie.
D’ailleurs, dimanche, la rutilante ligne d’horizon des gratte-ciels de Dubaï a été obscurcie par une couche de brouillard qualifiée de « malsaine », alors que les milliers de délégués assistaient à la conférence consacrée aux effets néfastes de la pollution atmosphérique.
L’indice de qualité de l’air a atteint 155 microgrammes par m3 de pollution PM2.5 – les particules fines les plus nocives car elles peuvent pénétrer dans la circulation sanguine – selon WAQI.info, un outil de suivi de la pollution en temps réel.
Car la COP28 se déroule à environ 11 km du complexe énergétique et de dessalement d’eau de mer de Jebel Ali, qui abrite la plus grande centrale électrique au gaz du monde.
Deux autres infrastructures polluantes sont également à proximité, le port de Jebel Ali et l’aéroport international Al Maktoum, tandis qu’à 200 km à l’ouest se trouve le champ pétrolifère Bab d’Abou Dhabi.
Bonjour à tous, nous sommes le mardi 05 décembre vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Dans nos titres : Où s’expatrier en 2024 ? – Un droit de résidence unique pour les Extraeuropéens – Fermeture du service de correction en ligne des impôts français
Le classement des villes et pays d’Internations
InterNations, la plus grande communauté mondiale de personnes qui vivent et travaillent à l’étranger, vient de publier son classement annuel des villes expatriées, un rapport sur les meilleurs endroits où vivre dans le monde en 2024. Coté villes ce sont Malaga, Hong-Kong et Lisbonne qui émergent tandis que pour les pays c’est le Mexique qui remporte tous les suffrages suivis de l’Espagne, du Panama et de la Malaisie.
Expat City-Ranking 2023
Un droit de séjour européen ?
Afin d’éviter les excès de l’espace Schengen, l’UE veut établir un visa unique pour la zone de libre circulation. Cependant la commission et le parlement d’un côté et les Etats-Nations de l’autre n’en ont pas la même définition. Par exemple, dans la plupart des États membres, les ressortissants de pays tiers peuvent demander la résidence permanente après avoir résidé cinq ans sur le territoire national. Les États membres souhaitent maintenir ce délai minimum de cinq ans, alors que le Parlement a proposé de le réduire à trois ans. Le sujet ne sera donc pas réglé avec les élections européennes de l’année prochaine.
Pour rappel, si vous avez fait une erreur lorsque vous avez déclaré vos revenus en France, il ne vous reste plus que quelques jours pour effectuer les ajustements nécessaires sur le site du gouvernement dédié. En effet, le service de correction en ligne est ouvert jusqu’au mercredi 6 décembre, minuit, pour les déclarations de revenus perçus en 2022 et effectuées au printemps 2023.
Quelles sont les meilleures villes pour vivre dans le monde ? InterNations, la plus grande communauté mondiale de personnes qui vivent et travaillent à l’étranger, vient de publier son classement annuel des villes expatriées, un rapport sur les meilleurs endroits où vivre dans le monde en 2024.
La liste a classé 49 villes et 53 pays, en fonction de ce que les expatriés pensent de la vie et du travail à l’étranger au cours de la dernière année. Pour dresser la liste, InterNations a interrogé plus de 12000 expatriés dans le monde, représentant 177 nationalités et vivant dans 181 pays ou territoires. Le rapport a tenu compte de facteurs comme la qualité de vie, la facilité d’établissement, les finances personnelles et plus encore.
Viva Mexico
La meilleure destination pour vivre en tant qu’expatrié en 2023 est le Mexique qui remporte la palme pour la deuxième année consécutive, 91 % des expatriés se déclarant satisfaits de leur vie.
Ce pays est depuis longtemps l’un des préférés des expatriés. « Le Mexique a obtenu d’excellents résultats depuis notre toute première enquête Expat Insider, il y a dix ans. Il a toujours figuré parmi les cinq premiers », explique Malte Zeeck, fondateur d’InterNations. Selon lui, la popularité constante du Mexique auprès des expatriés est largement due à ses excellents résultats en matière de finances personnelles et de facilité d’installation. « Par exemple, c’est là que les expatriés du monde entier trouvent qu’il est le plus facile de s’habituer à la culture locale, qu’ils se sentent les mieux accueillis. Par ailleurs, ils décrivent les habitants comme la population la plus amicale au monde. Si l’on ajoute à cela le coût de la vie relativement bas et le climat agréable, le Mexique devient un pôle d’attraction pour les expatriés. »
Cependant, il y a aussi des inconvénients. « La sécurité personnelle reste l’un des principaux problèmes au Mexique, tant pour les locaux que pour les expatriés », indique Malte Zeeck. En 2022, le Mexique se classait 49e sur 52 destinations en matière de sécurité. Cette année, il se classe 49e sur 53 pays. Parmi les expatriés interrogés en 2023, 18 % déclarent ne pas se sentir en sécurité au Mexique (contre 8 % au niveau mondial).
Cette année, Malaga, en Espagne, s’est classée première, ce qui en fait la meilleure ville au monde pour vivre et travailler. Malaga, l’une des plus anciennes villes du monde, est située en Andalousie sur la Costa del Sol (« Côte du Soleil »). Cette ville méditerranéenne est connue pour sa riche histoire, ses arts et sa culture (Picasso est né ici), son climat agréable et sa bonne cuisine.
Malaga a non seulement été hissée en tête de liste, mais elle s’est également classée numéro un pour la convivialité locale, le climat et la météo; elle s’est également classée première dans les sous-catégories travail et loisirs et équilibre travail-vie personnelle. Les expatriés ont également adoré la sécurité de Malaga, les transports en commun abordables, de nombreux sports de loisirs et une bonne vie sociale. Un gros inconvénient : Malaga est arrivée au numéro 41 pour le marché du travail local.
En fait, l’Espagne a été une grande gagnante cette année, avec un total de cinq villes dans le top 20. Deux autres villes espagnoles sont arrivées en deuxième et troisième place : Alicante et Valence (qui se sont classées premières l’an dernier).
Selon InterNations, Malaga, Alicante et Valence ont plusieurs choses en commun, notamment la facilité d’installation, une qualité de vie élevée et un classement solide pour les finances personnelles. « Cela se traduit par des cultures accueillantes qui permettent une vie agréable et abordable », a déclaré InterNations.
Madrid s’est classée sixième, grâce à sa vie numérique solide, son faible coût et sa haute qualité de vie. Barcelone est également apparue dans le top 20, arrivant au numéro 13.
Classement des États-Unis
Cette année, les expatriés n’étaient pas aussi heureux aux États-Unis. L’an dernier, Miami et New York figuraient parmi les 20 premières villes. Cette année, aucune ville américaine ne figurait parmi les 20 premières. New York est passée de la 16e à la 39e place. En raison du nombre de réponses, Miami ne figurait pas sur la liste cette année.
Selon InterNations, la ville de New York a chuté parce que les expatriés sont aux prises avec de nombreux aspects de la vie, en particulier le coût élevé de la vie. « Et tandis que le marché du travail prospère, l’équilibre entre le travail et la vie personnelle en souffrent », a déclaré InterNations. « La qualité de vie laisse également beaucoup à désirer, mais de grandes options de loisirs offrent au moins de nombreuses occasions de sortir et de se déplacer. »
Mais ce n’était pas si mal : Expats a classé New York City sixième dans la sous-catégorie des options de loisirs et deuxième pour la variété culinaire et les options de restauration.
Milan, en Italie, au 49e rang, s’est classée au dernier rang. Rome, en Italie, au 48e rang, suivie de Vancouver, au Canada, au 47e.
« Les expatriés des deux hubs italiens partagent de nombreux problèmes », a déclaré InterNations. « Ils se classent parmi les 10 premiers dans quatre des cinq indices du sondage. Les expatriés sont particulièrement déçus par la mauvaise qualité de vie et les mauvaises conditions de travail. Vancouver, par contre, est l’endroit où les expatriés sont les plus malheureux (49e) et où ils ont le plus de difficultés financières (49e). »
Lisez la suite pour obtenir la liste des 20 meilleurs endroits au monde pour vivre et les 10 endroits les moins bien classés pour vivre. Vous pouvez également consulter la liste complète ici, ainsi que les commentaires des répondants au sondage.
Le paradoxe nordique
Il est intéressant de noter que la Norvège est régulièrement désignée comme l’endroit le plus heureux de la planète, mais que dans ce classement, elle se situe près du bas de l’échelle, à la 52e place sur 53 pays. D’où vient ce décalage ?
C’est le « paradoxe nordique ».« La Norvège ainsi que les autres pays nordiques figurant dans l’enquête d’Internation obtiennent de très bons résultats dans d’autres classements tels que l’indice mondial du bonheur, mais cela ne se reflète généralement pas dans nos résultats », affirme Malte Zeeck.
Comment cela se fait-il ? « Tout d’abord, l’indice mondial du bonheur est basé sur une série de faits concrets, c’est-à-dire des données statistiques provenant de sources officielles », explique Malte Zeeck, qui souligne que les données de l’indice mondial du bonheur couvrent des dimensions telles que la paix, la démocratie, les droits humains et l’accès à l’Internet.
« Il repose sur l’hypothèse implicite qu’une bonne performance dans ces domaines rendra automatiquement la population locale du pays plus heureuse », indique Malte Zeeck.
L’enquête Expat Insider, en revanche, ne mesure pas de données provenant de sources externes. « Nous interrogeons simplement les gens sur leur satisfaction personnelle à l’égard de certains aspects de la vie quotidienne à l’étranger », souligne Malte Zeeck. Certains de ces facteurs sont assez similaires à ceux couverts par le Rapport mondial sur le bonheur, comme la qualité de l’air, la facilité d’accès à l’Internet à haut débit et la sécurité personnelle. « Les opinions subjectives des expatriés concordent donc souvent avec les statistiques objectives de tierces parties », ajoute Malte Zeeck.
Cependant, selon lui, l’une des raisons du « malheur » des expatriés en Norvège et dans d’autres pays nordiques pourrait être un élément qui n’est pas mesuré dans l’indice mondial du bonheur : la facilité d’installation. « Essayer de se faire des amis à l’âge adulte et de construire un réseau de soutien personnel en tant qu’étranger dans une société souvent décrite comme introvertie, distante ou fermée peut s’avérer extrêmement difficile », déclare Malte Zeeck. « Et si vous vous sentez isolé socialement et seul, vous n’apprécierez probablement pas la qualité de l’air ou le PIB élevé par habitant d’un pays. »
« C’est tout simplement génial! »
Un expatrié des États-Unis
La qualité de vie française plaît aussi aux expatriés. Dans l’ensemble, les expatriés adorent le style de vie français. Bien qu’il soit loin du top 10 dans la qualité de vie
Index (14ème). Les expatriés apprécient aussi en France l’environnement et le climat (15ème), ainsi que la richesse de la nature. Comme l’explique un expatrié letton : « J’adore le fait que
les gens passent beaucoup de temps à l’extérieur, ainsi que la nourriture et le vin, les gens en général, et la qualité de vie ».
Elle n’est pas la seule dans cette situation : 84 % sont satisfaits de la variété culinaire et des options de restauration (contre 77 %).
La barrière de la langue
Cette année, plus de la moitié des consultés (59%) indiquent avoir du mal à vivre en France sans parler la langue, à comparer à la moyenne de 32% au niveau mondial.
Et c’est un problème, puisque seulement 35 % disent qu’il est facile d’apprendre le français (contre 40 % à l’échelle mondiale). Ainsi, il semble que les expatriés en France travaillent plus dur que les autres pour apprendre la langue de leur pays de résidence, alors que 70 % pensent qu’ils maîtrisent assez bien, voire très bien, celle-ci. Pourtant les frustrations de ne pas être compris demeurent.
L’administration française parmi les pires
Outre les problèmes de langue, les expatriés rencontrent également des obstacles bureaucratiques, car la France se trouve parmi les 10 derniers pays pour les sujets administratifs (45e). Plus de la moitié (53 %) disent qu’il est difficile de traiter avec la bureaucratie locale (contre 38 % à l’échelle mondiale). Et seulement 49% disent qu’il est facile d’ouvrir un compte bancaire local, soit 13 points de pourcentage de moins que la moyenne mondiale (62%). Le pays fait mieux pour sa Vie Digitale (24ème) et son Logement (33ème), mais il est toujours classé parmi les 5 derniers de l’Expat.
« Les sites Web du gouvernement ne sont pas conviviaux. Traiter avec la préfecture pour
renouveler son visa prend du temps et est frustrant »
La Reine Camilla, qui a été nommée membre honoraire, a prononcé un discours à l’hôtel Sheraton Grand London Park Lane pour le 135e anniversaire de la Foreign Press Association et a félicité les journalistes, les photographes et leurs équipes pour les risques qu’ils prennent au quotidien pour couvrir l’actualité “en ces temps difficiles”.
La Reine a salué les journalistes pour leurs reportages au Moyen-Orient et en Ukraine lors de la cérémonie annuelle de remise des prix de l’Association de la presse étrangère.
Sa Majesté a parlé du travail extraordinaire de l’Association pour dénoncer les abus domestiques et sexuels contre les femmes à travers le monde, ainsi que des risques pris par beaucoup pour révéler ces vérités difficiles.
Jack l’Éventreur
La Foreign Press Association de Londres est la plus ancienne et la plus grande association de correspondants étrangers au monde. Elle a été fondée en 1888 lorsque des journalistes de toute l’Europe sont arrivés à Londres pour couvrir l’histoire de Jack l’Éventreur. Ayant du mal à trouver leur place dans une ville nouvelle et difficile, ils ont décidé d’unir leurs forces pour accéder aux sources et aux informations, et c’est ainsi que la FPA est née.
Elle compte désormais plus de 500 membres à part entière et est affiliée à la UK Press Card Authority, distribuant plus de 2 200 cartes de presse par an aux journalistes étrangers travaillant dans la capitale britannique.
Le Roi a assisté à la remise des prix en tant que prince de Galles en 2008 et est également membre honoraire de la FPA.
« Vous avez la capacité de briser le silence corrosif qui entoure souvent les abus. Vous faites entendre la voix des victimes, vous brisez les tabous, vous mettez en lumière ces crimes odieux et vous guidez le public sur ce qu’il peut faire pour aider ”.
La Reine Camilla
La souveraine a également salué le rôle des femmes journalistes dans les zones de guerre, “qui, malgré les nombreux obstacles auxquels elles ont été confrontées, ont été parmi les reporters les plus courageuses de toutes”.
Depuis qu’elle est devenue reine l’année dernière, Camilla a poursuivi sa campagne ouverte pour mettre en lumière la menace de violence contre les femmes et la violence domestique.
La Foreign Press Association de Londres organise son gala annuel de remise des prix (les FPA Awards), en novembre. Il s’agit de la seule cérémonie de remise de prix de ce type réunissant les journalistes nationaux et internationaux. Ils étaient 360 invités.
Par ailleurs, La FPA a profité de l’évènement pour annoncer un nouveau partenariat avec la City University. L’objectif est de former une nouvelle génération de correspondants étrangers, potentiellement lauréats d’un nouveau prix créé pour l’occasion. L’étudiant ou le jeune diplômé sera gratifié d’une adhésion à la FPA pour un an. En collaboration avec City, la FPA a également entamé le processus d’inventaire de ses vastes archives, afin de créer le premier musée de l’Association de la presse étrangère au monde.
“Il y a des journalistes dans ma famille… et j’ai même moi-même fait l’objet d’un ou deux reportages au fil des années… J’ai aussi eu l’occasion de visiter un nombre important de rédactions et j’ai pu constater à quel point votre travail est dur. En particulier, si j’ose dire, pour les femmes qui, malgré les nombreux obstacles qu’elles ont rencontrés, comptent parmi les journalistes les plus courageux de tous. Des pionnières comme Martha Gelhorn et Christiane Amanpour à celles comme Marie Colvin (journaliste FPA de l’année) et Daphne Caruana Galizia, qui ont si tragiquement payé de leur vie, leur courage n’a d’égal que leur conviction que la vérité compte. Cela n’a peut-être jamais été aussi évident qu’à l’ère numérique, où la désinformation est monnaie courante et où les femmes journalistes sont de plus en plus ciblées sur les réseaux sociaux. La FPA a fait beaucoup pour promouvoir et protéger les femmes tout au long de votre longue histoire, en nommant votre première femme présidente en 1955 et, plus récemment, en proposant une formation spécialisée aux femmes pour faire face aux comportements perturbateurs et abusifs de la part des membres du public. Pour cela, tous vos lecteurs et audiences de diffusion vous sont redevables”.
Qiti, fondée en 2021 avec l’ambition de révolutionner l’assurance santé internationale, vient de lancer une application qui change notre rapport à la santé, à notre protection et à nos voyages. Disponible sur les stores du monde entier, elle simplifie la vie des Expats.
L’accès à un médecin français : une priorité
Quand on est Grands voyageurs ou expatriés, notre couverture santé est au centre de nos préoccupations. Il existe de nombreuses solutions sur le marché, souvent régionalisées (un Etat, une zone géographique), fastidieuses à modifier et ne permettant pas une prise en charge optimale 24/7.
C’est face à ce constat que Qiti a décidé de combiner l’IA et les services d’un grand assureur, Allianz. Au-delà de l’assurance santé, elle a construit au travers d’une application une solution complète, permettant d’être conseillé, alerté, assisté et assuré en temps réel, et ce directement depuis l’App.
Et parce qu’il est toujours plus facile de s’expliquer en français avec un médecin, Qiti vous offre, en plus, la possibilité de consulter en ligne un généraliste et plus de 20 spécialités dans votre langue maternelle de jour comme de nuit.
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Le couteau-suisse des Expatriés et des nomades
Qiti offre bien plus qu’une assurance santé internationale. Assuré(e) ou non, chaque utilisateur peut accéder à des actualités, des services personnalisés comme les alertes (météo, risques épidémiques ou géopolitiques…), un chat spécialisé utilisant une IA entraînée avec l’Inria, la télémédecine 24h/24, joindre le consulat, etc.
« Qiti est toujours là pour vous au quotidien »
Christophe Bremard
Les utilisateurs de l’app pourront souscrire à ces services en dehors de tout contrat chez Qiti. Pour les assurés, ils seront compris dans les contrats qui couvrent pour l’instant la santé, le rapatriement, la responsabilité civile, et la protection juridique. Les formules sont accessibles à partir de 69 euros par mois.
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La France métropolitaine partage ses frontières terrestres avec huit pays (Belgique, Luxembourg, Allemagne, Suisse, Italie, Monaco, Espagne et Andorre). Sept sont membres de l’Union européenne, la Suisse est membre de l’Association économique de libre-échange et Andorre a signé des accords de partenariat avec l’Union.
Les zones frontalières, en Europe, ont été longtemps des zones tampons peu propices à la croissance. Strasbourg s’est ainsi développé en tournant le dos à l’Allemagne. Mais avec la construction européenne et la libre circulation des biens, des personnes et des capitaux, ces territoires connaissent, quand ils ne sont pas marqués par des barrières physiques difficilement franchissables comme les Pyrénées, un essor important se caractérisant par des niveaux de revenus élevés pour les ménages.
La population augmente autour des frontières avec la Suisse et le Luxembourg
De nombreux territoires frontaliers enregistrent une forte augmentation de leur population. Ces territoires sont souvent dotés d’infrastructures de transports importantes (autoroutes, voies ferrées, aéroports). Entre 2013 et 2022, la population augmente dans les territoires autour des frontières avec la Suisse et le Luxembourg. Les départements frontaliers français bénéficient de l’élan économique de ces deux pays, les travailleurs transfrontaliers y étant nombreux (215 200 travaillent en Suisse en 2020, et environ 95 800 au Luxembourg). Autour de Genève et du lac Léman, la population est en forte augmentation en particulier dans le canton de Vaud, dans le canton de Genève et dans celui du Valais.
La population augmente également du côté français (+10,8 % en Haute-Savoie et +7,7 % dans l’Ain). En revanche, du fait de la désindustrialisation, la population diminue dans le Territoire de Belfort et dans le Jura. La croissance de la population est très marquée au Luxembourg (+19,8 % entre 2013 et 2022), et dans une moindre mesure dans les zones frontalières belges et allemandes à proximité.
Côté français, la population est quasi stable en Moselle (+0,4 %) et en Meurthe-et-Moselle (-0,1 %). Cette quasi-stabilité masque des évolutions contrastées : en Moselle, la population augmente nettement à proximité de la frontière luxembourgeoise, alors qu’elle diminue à proximité de la frontière allemande autour de Forbach et de Sarreguemines, comme en Sarre de l’autre côté de la frontière. Les évolutions sont contrastées côté allemand le long de la frontière.
La population augmente aussi près de la frontière avec l’Espagne et Andorre, en particulier en Andorre (+14,0 %) ainsi qu’en Haute-Garonne (+11,9 %). La situation de ce département est un peu spécifique puisqu’il inclut seulement une petite partie de frontière et qu’il bénéficie de l’attractivité de Toulouse. La population croît dans la plupart des zones frontalières proches du littoral, comme les Pyrénées-Orientales (+5,5 %) et la province espagnole de Gérone (+3,7 %). Elle augmente plus faiblement, voire diminue, dans les autres zones frontalières éloignées du littoral.
@Stockadobe
La population augmente coté belge
Près de la frontière avec la Belgique, l’évolution démographique est différente de part et d’autre de la frontière : la population augmente dans tous les arrondissements belges, quand du côté français, elle est quasi stable dans le Nord et dans le Pas-de-Calais, et baisse dans la Meuse (-6,5 %), les Ardennes (-5,1 %) et dans l’Aisne (-2,8 %). Les difficultés économiques des Hauts-de-France expliquent cette évolution.
Au niveau de la frontière italienne, la population augmente dans les départements français du Sud-Est (notamment la Savoie, +5,0 %), et croît particulièrement à Monaco (+8,3 %). À l’inverse, elle diminue dans les provinces italiennes voisines.
L’Italie est en déclin démographique depuis 2015 et accueille peu d’immigration. Par ailleurs, la barrière naturelle des Alpes limite les déplacements conduisant à un nombre réduit de transfrontaliers.
La position du Conseil de l’UE sur la directive relative aux résidents de longue durée est « bien moins ambitieuse » que celle du Parlement européen, ce qui laisse présager des négociations difficiles, a averti l’eurodéputé Damian Boeselager, qui sera le principal négociateur du Parlement sur la proposition, dans un entretien accordé à Euractiv.
La directive vise à établir des normes minimales à l’échelle de l’UE pour les ressortissants de pays tiers qui demandent des permis de séjour et de travail sur le territoire d’un État membre.
L’UE dispose déjà d’une directive règlementant le statut des résidents de longue durée, approuvée au début des années 2000. Toutefois, les institutions européennes ont décidé de les actualiser afin de mettre en place « un système plus efficace, plus cohérent et plus équitable d’acquisition du statut de résident de longue durée dans l’UE », explique la Commission sur son site Internet.
« Ce système devrait être un outil essentiel pour promouvoir l’intégration des ressortissants de pays non membres de l’UE qui se sont installés légalement et durablement dans l’UE », a déclaré l’exécutif européen.
Cependant, Damnian Boeselager, eurodéputé allemand de Volt Europa, a déclaré qu’il y avait un «fossé entre les ministres de l’Intérieur [de l’UE réunis au sein du Conseil] et le Parlement européen », faisant référence à la position adoptée par les États membres jeudi dernier (23 novembre).
« Le Parlement européen considère que les talents sont essentiels à la compétitivité et à la prospérité économique de l’UE. Nous pensons qu’il faut accroître le droit à la mobilité intra-européenne et la possibilité de cumuler les années de séjour dans différents États membres. Les ministres de l’Intérieur semblent jusqu’à présent moins ambitieux », a expliqué l’eurodéputé allemand.
La Commission européenne a présenté sa proposition en avril 2022 et les deux colégislateur – le Conseil de l’UE et le Parlement européen — ont ensuite entamé leur travail législatif afin d’adopter leurs positions sur le dossier, avant des négociations interinstitutionnelles (trilogues) pour s’accorder sur un texte final.
Le Parlement a adopté sa proposition en avril 2023, approuvant un texte qui faciliterait radicalement la demande des ressortissants de pays tiers pour obtenir la résidence permanente et le droit de travailler, ainsi que pour se déplacer d’un pays à l’autre.
La position du Conseil de l’UE sur la directive relative aux résidents de longue durée est « bien moins ambitieuse » que celle du Parlement européen, ce qui laisse présager des négociations difficiles, a averti l’eurodéputé Damian Boeselager, qui sera le principal négociateur du Parlement sur la proposition, dans un entretien accordé à Euractiv.
Par exemple, dans la plupart des États membres, les ressortissants de pays tiers peuvent demander la résidence permanente après avoir résidé cinq ans sur le territoire national. Les États membres souhaitent maintenir ce délai minimum de cinq ans, alors que le Parlement a proposé de le réduire à trois ans.
Concernant la possibilité de cumuler des années de résidence tout en restant dans un autre État membre de l’UE, le Conseil propose que les ressortissants de pays tiers puissent « cumuler des périodes de résidence inférieures ou égales à deux ans dans d’autres États membres pour satisfaire à l’exigence de résidence de cinq ans ».
Toutefois, dans ces cas, le Conseil n’accepterait « que certains types de titre de séjour légal, tels que les cartes bleues européennes ou les titres de séjour accordés en vue d’occuper des emplois hautement qualifiés ».
En ce qui concerne les mouvements intraeuropéens, le Parlement européen a approuvé la possibilité pour les personnes bénéficiant de ce statut de se rendre dans un deuxième État membre pour y travailler ou y étudier sans avoir à se soumettre à des exigences supplémentaires telle des exigences en matière d’intégration.
Les ministres de l’UE ont en revanche décidé que « le droit à la mobilité au sein de l’UE n’est pas automatique, il est soumis à un certain nombre de conditions », telles que l’évaluation par chaque État membre de la « situation sur leur marché du travail ».
« Je ne m’attends pas à ce que les négociations soient faciles, mais je m’efforcerai de trouver des compromis qui aideront l’Europe à gagner la course aux talents internationaux », a conclu Damian Boeselager.
Lavrov, dont la place devrait être devant le Tribunal de La Haye, est venu à la réunion de l’OSCE, organisation internationale créée au lendemain des accords d’Helsinki avec Brejnev, pour assurer la sécurité en Europe. L’URSS respectait les accords. Ce sont, entre autres, les traités de l’OSCE que Poutine a violés. Depuis l’invasion de la Crimée, l’OSCE est bloquée, morte, les Russes mettent partout leur veto. Aussi Lavrov vient à Skopje narguer les Européens. Ne pas s’y tromper : ce type de provocation, comme la dénonciation des accords sur les essais nucléaires, est une menace. Ce n’est pas la seule.
Les budgets de défense européens atteignent 270 milliards d’euros. Ils dépassent plus de trois fois celui de la Russie.
L’issue de la guerre d’Ukraine dépendra de savoir qui tiendra le plus longtemps. L’Europe, les Etats-Unis, les soldats russes ? Poutine a été surpris de la cohésion européenne, il espère la victoire de Trump. Sans les Américains, les Européens n’ont pas les capacités, seuls, de défendre l’Ukraine. Du moins le pense-t-il. D’autant qu’il a des alliés dans la place.
Les budgets de défense européens atteignent 270 milliards d’euros. Ils dépassent plus de trois fois celui de la Russie : 86 milliards. Il ne s’agit pas de moyens, mais de volonté. De politique en somme.
La Russie active ses réseaux pour arriver à « une paix raisonnable ». Elle excite toute forme de division possible. Son soutien au Hamas a été immédiat. Pendant qu’elle condamne les attaques de la population civile à Gaza, elle bombarde Kiev. Combien de Gaza en Ukraine ? Elle paie des tagueurs antisémites en France. Elle amène des migrants par avion de Syrie pour les jeter à la frontière finlandaise, comme la Biélorussie l’a fait à la frontière polonaise. Tout désordre en Europe lui convient. Les attentats en France sont commis par des Tchétchènes…
Comme il y a un camp antioccidental en occident, elle en joue. Elle mène une guerre complète. La faiblesse de ses moyens, son système profondément défaillant, en limite les effets.
Elle a pour seul atout une vision globale et désespérée de la puissance, alliant la force brute et la subversion, la menace du faible au fort, du fou au raisonnable, les manipulations périphériques et intérieures. Peu à peu, elle se met dans la main de son voisin chinois, ce qui n’aura qu’un temps. Car rien ne peut se fonder sur un mépris réciproque.
L’Europe ne peut accepter une victoire russe en Ukraine, ni même un conflit gelé, qui serait un chantage permanent, qui la soumettrait par contrecoup aux Etats-Unis sans aucune marge d’appréciation.
« Vive la Palestine libre, du fleuve à la mer », un appel à la disparition d’Israël, c’est-à-dire à un génocide.
La Russie, l’Iran et ses alliés, essaient de dresser un « Sud » mythique contre le « nord ». Thématique abondamment reprise, comme si les Occidentaux étaient des oppresseurs par nature, à l’inverse des Russes, Perses, Turcs, Chinois… Au Moyen Orient, la guerre du Hamas révèle une situation profondément malsaine. La libération des otages occulte le scandale de « prises d’otages ». Les réactions à Londres, aux Etats-Unis, montrent que la subversion fonctionne. Des jeunes bien intentionnées reprennent en refrain « Vive la Palestine libre, du fleuve à la mer », sans se rendre compte qu’il s’agit d’un appel à la disparition d’Israël, c’est-à-dire à un génocide, à un pogrom géant.
Le porte-hélicoptères « Tonnerre » de la marine française à Rota, en Espagne, le 16 octobre 2023. JUAN MEDINA / REUTERS
Wokisme aidant, l’homme blanc coupable, ceux qui le combattent, comme le Hamas, seraient excusés. Le mépris de l’humain validé par humanisme, empathie occidentale.
L’Occident coupable, le revoilà à Dubaï, puisque ce serait son système économique qui détruirait la planète. Les pays qui demandent des compensations à la pollution ne s’aperçoivent pas que celle engendrée par les « émergents » dépasse désormais celui des Européens depuis la révolution industrielle. En comptant bien, la dette historique n’est plus : elle devra être payée par la Chine, l’Inde, les Etats-Unis, les pays arabes. La « justice climatique » est à double tranchant. Le fonds de compensation créé aura le succès qu’il a déjà obtenu dans le passé.
La Chine construit des centrales à charbon, s’assurant une énergie à bas coût et investit dans les batteries.
Tandis que l’Europe met au point une taxe carbone pour ne pas ruiner ses industries, soumises à des contraintes que ne s’imposent pas leurs concurrents, Inde et Chine s’y opposent vigoureusement. La Chine mène un combat multiforme. D’une part elle construit des centrales à charbon, s’assurant une énergie à bas coût. D’autre part elle investit dans le lithium et les batteries. D’un côté, occuper une position dominante dans la transition écologique, de l’autre conserver une énergie sale mais ultra-compétitive.
Pendant que 70.000 experts pérorent à la Cop 28 de Dubaï sur la fin de l’ère du pétrole, sous la présidence du cheik Al Jaber, PDG de la première compagnie pétrolière émiratie, les États-Unis battent leur record de production de pétrole, les Russes soutiennent leur effort de guerre en vendant leur pétrole à la Chine, la Chine s’assure des livraisons iraniennes, qui financent les réseaux du Hamas, du Hezbollah, des Houthis.
La cause écologique masque un enjeu géopolitique. L’Europe doit s’affranchir de sa dépendance énergétique.
L’Europe ne sauvera pas la planète du réchauffement, tant sa responsabilité se réduit, mais elle doit absolument s’affranchir de sa dépendance énergétique aux hydrocarbures. La dépendance au gaz russe, au pétrole du Moyen Orient ou au gaz américain n’est bon ni pour son économie, ni pour son indépendance. La cause écologique masque un enjeu géopolitique. Logique : l’énergie est la clé de la puissance économique.
Le monde est revenu à une ère de conflits. L’ONU, l’OSCE, l’OMC, la plupart des organisations internationales sont en panne. Il était possible de nouer une alliance fertile avec la Russie. Poutine n’en a pas voulu. Il était possible d’arriver à une paix progressive, au Moyen-Orient. L’Iran n’en veut pas. Il eut été possible d’éviter subventions coûteuses et mesures protectionnistes sur les nouvelles énergies, à condition que la Chine ne pratique pas de dumping. Tout cela n’a pas fonctionné.
On ne choisit pas ses ennemis. Mais on choisit ses alliés.
Il faut donc se préparer à des conflits de longue durée, globaux, avec toutes les déstabilisations possibles. Des prix du pétrole aux fake news, des actions terroristes aux manipulations électorales, de la production de drogue à la traite organisée. Le seul accord obtenu par Biden avec Xi Jinping est la réduction de la production chinoise de Fentanyl. Comme un aveu.
On ne choisit pas ses ennemis. Mais on choisit ses alliés. D’une part, constituer, cette « alliance des démocraties » dont a parlé Biden, car c’est bien le modèle démocratique qui est visé. Mais cela ne suffit pas. Il faut accepter que des régimes non démocratiques soient nos alliés, comme cela fut le cas durant la deuxième guerre mondiale et durant la guerre froide.
L’idée d’une « alliance contre le terrorisme » pourrait en être le moyen, comme il l’a été dans le passé. Il faudra impliquer les régimes arabes. Tous peuvent se rendre compte que les alliés de l’Iran sont en guerre civile plus ou moins permanente : Liban, Syrie, Yémen, Irak. C’est la technique iranienne, bouleverser l’ordre du monde. Les ayatollahs ne s’en sont jamais cachés, il suffit d’écouter leurs discours. Comment laisser l’Iran accéder à la bombe, perfectionner ses missiles avec les Russes, quand ce régime est capable de terroriser sa population jusqu’à empoisonner les écoles de filles pour effrayer les Iraniennes révoltées ?
Il n’y a qu’une façon certaine d’échouer : le repli. Ou on participe aux affaires du monde, ou on le subit.
Face à ces menaces, l’Europe a tous les moyens de se défendre. Personne dans le monde ne rêve de s’installer en Chine, en Russie ou en Iran. Les jeux nationalistes intra européens, comme ceux de la Hongrie, ne sont pas acceptables. Mais l’indécision allemande sur la mise en place d’une industrie européenne de défense, sur la validité du nucléaire comme instrument majeur de la transition énergétique, son désintérêt du sud et de la Méditerranée, est aussi coupable.
Demain, si Trump est élu, l’Europe est-elle prête à agir? Cela ne dépend que de nous. Dans les différents choix politiques possibles (coopérations, aides, alliances, soutien militaire), il n’y a en a qu’une qui est certaine d’échouer : le repli. Ou on participe aux affaires du monde, ou on le subit.
Laurent Dominati
Laurent Dominati
a. Ambassadeur de France
a. Député de Paris
Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press
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C’est tout pour ce lundi, on se retrouve demain pour une nouvelle édition !