Aujourd’hui, on va à la rencontre d’un Français bloqué en Thaïlande. Il nous explique pourquoi et comment il est devenu un « Expat malgré lui ».
La pandémie
Il s’appelle Romain et à cinquante ans. Son aventure initiale ressemble à une des nombreuses galères des Français de l’étranger pendant l’épidémie du Covid.
Nous sommes en 2019 et notre compatriote se retrouve coincé en Thaïlande. Toutes les frontières se sont fermées et Romain se voit dans l’impossibilité de revenir vers son lieu de résidence indonésien.
Romain, expat malgré lui
La pampa thaïlandaise
Loin de Bali, au lieu de désespérer gentiment, il a alors l’idée de filmer ses déplacements en Thaïlande et de les retransmettre en direct sur Twitch. Son véhicule : Un modeste scooter de 125 Cm3 qu’il nomme d’emblée « l’expat mobile ». Ni les pannes ni les ennuis mécaniques n’empêcheront Romain de couvrir plusieurs dizaines de milliers de kilomètres à travers ce qu’il nomme « la pampa thaïlandaise » constituée d’itinéraires non balisés à l’écart du tourisme de masse. L’histoire d’amour avec la Thaïlande dure jusqu’à ce jour. L’aventurier des temps modernes s’est donné pour règle de ne pas avoir de GPS et de partir à la rencontre des Thaïlandais ordinaires et extraordinaires qui croisent sa route. Echangeant en direct sut Twitch avec des auditeurs, il leur laisse souvent le choix de l’itinéraire, traçant sa route de façon interactive.
Romain, expat malgré lui
Soutenir Romain
Romain ne possède pas de sponsor ni de mécène et l’aventure ne fonctionne que grâce aux dons des personnes qui le suivent et interagissent avec lui. Écoutez Romain nous narrer les moments les plus originaux ou les galères les plus retentissantes de son périple : « Expat malgré lui ». Et n’hésitez pas à soutenir son aventure !
Le dollar demeure un des principaux atouts de l’économie américaine. La fin de son règne, annoncée à maintes reprises depuis de nombreuses décennies, ne semble pas d’actualité malgré les souhaits de nombreux pays dont la Chine et la Russie.
En 1945, les États-Unis sortent renforcés de la Seconde Guerre mondiale, leur économie représentant 50 % du PIB mondial. Ils détiennent alors deux tiers des réserves d’or du monde. Les accords de Bretton Wood entérinent la puissance sans partage des États-Unis. Le dollar est la seule monnaie convertible directement à l’or, le cours des autres monnaies étant défini par rapport au dollar. La dollarisation de l’économie mondiale à partir des années 1950 est facilitée par l’existence d’un déficit commercial américain et par le rôle de valeur refuge que joue la place financière de New York.
60 % des réserves mondiales de change
Le déclin relatif des États-Unis avec la reconstruction de l’Europe et du Japon ainsi qu’avec l’émergence de la Chine ne modifie pas réellement la position du dollar. En 2022, les États-Unis représentaient 25 % du PIB mondial, contre 26 % en 1990 et 35 % en 1986. Cette baisse ne s’est par traduite par le recul du dollar dans la facturation des échanges commerciaux, dans les réserves de change, dans les émissions obligataires internationales ou dans les transactions de change.
Le dollar reste de loin la première monnaie de réserve mondiale. En 2023, il pèse 60 % des réserves mondiales de change. Certes, depuis la création de l’euro en 1999, son poids relatif en tant que monnaie de réserve baisse (70 % en 1998) ; le dollar continue néanmoins de devancer l’euro de près de 40 points.
La monnaie chinoise n’arrive qu’en cinquième position comme monnaie de réserve (3 %) juste derrière le yen et la livre sterling. Dans les transactions de change, le dollar reste donc dominant. 88 % des transactions sur ce marché sont libellées en dollar.
40 % des émissions de titres de dettes internationales
Près de la moitié des obligations internationales sont en dollars, traduisant le rôle clef joué par le marché financier américain. Le dollar dans les émissions de titres de dettes internationales devance l’euro en adjugent près de 40 %, la livre sterling (8 %) et le yen (2 %).
En ce qui concerne les échanges commerciaux, le dollar est également en tête. Il assurait près de 43 % des transactions en 2022, contre 56 % en 1980. La dédollarisation des échanges reste modeste malgré la volonté affirmée des Chinois et des Russes en la matière.
Près de 80 ans après les Accords de Bretton Woods, le dollar demeure la monnaie de référence mondiale en lien avec le rôle de valeur refuge des États-Unis. Ces derniers demeurent la seule grande puissance militaire capable d’intervenir aux quatre coins de la planète.
Même si leur poids relatif a diminué, les États-Unis restent la première puissance économique qui continue à attirer les capitaux internationaux.
S’il y avait deux monnaies de références, les arbitrages entre les deux seraient des sources de spéculation
Le système international monétaire ne peut, par ailleurs, fonctionner qu’avec une seule monnaie de référence. Si deux monnaies arrivaient à avoir des poids équivalents, les arbitrages entre les deux seraient des sources de spéculation.
À défaut d’avoir une monnaie de substitution, le dollar est donc incontournable. Ni l’euro qui ne bénéficie pas d’un État structuré, ni le yuan qui ne peut pas compter sur un marché transparent et stable ne peuvent concurrencer, pour le moment, le dollar.
Entre les sceptiques et ceux qui veulent aller plus loin, le Green Deal concentrera les débats lors de la campagne des élections européennes à venir. La montée des droites radicales pourrait bien réduire considérablement ses ambitions.
En 2019, la Commission « Ursula von der Leyen » lançait en grande pompe le pacte Vert pour l’Europe (EU Green Deal, en anglais), somme de règlements, directives et initiatives visant à ce que les 27 atteignent collectivement la neutralité carbone en 2050.
Pour la gauche et les écologistes, les objectifs poursuivis sont insuffisants compte tenu de l’urgence climatique. Pour la droite et l’extrême droite, les ambitions sont trop attentatoires aux libertés et à l’économie.
Le 24 novembre, l’événement organisé par Euractiv France sur « le protectionnisme européen à l’aube des élections européennes » a préfiguré le débat majeur à venir lors de la campagne des élections européennes qui débutera officiellement début 2024 : l’avenir du Green deal européen.
Victoire culturelle des Verts
« Le Green deal européen est une bataille culturelle que les Verts ont gagnée », s’est félicitée en ouverture des débats Karima Delli, eurodéputée française du groupe Les Verts/ALE. Une victoire d’autant plus savoureuse qu’Ursula von der Leyen est issue de la droite (Parti populaire européen, PPE), de prime abord hostile au Pacte vert.
Ceci étant dit, le Green Deal en l’état n’est « pas suffisant pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris », plaide l’élue. À cette fin, l’UE devrait encore rehausser les objectifs de réductions de gaz à effet de serre d’ici à 2030, juge-t-elle avec sa collègue et co-présidente de La Gauche au Parlement européen, Manon Aubry, également présente lors de l’événement.
Au demeurant, plusieurs législations clés, comme le développement d’une stratégie industrielle européenne, n’ont pas encore été adoptées, tandis que l’heure de la mise en œuvre globale se rapproche, a rappelé Terry Reintke, co-présidente des Verts au Parlement, à Euractiv.
Sauf que porter de telles ambitions pourrait s’avérer plus difficile qu’escompté. Les derniers sondages révèlent en effet un effondrement des forces écologistes et progressistes dans nombre d’États membres au bénéfice des conservateurs et des radicaux de droite.
Climat d’extrême droite
Samedi (2 décembre), deux partis politiques tchèques de droite radicale, l’un déjà membre du groupe européen Identité et démocratie (ID) et l’autre issu des rangs des Réformistes et conservateurs européens (ECR), ont clairement annoncé qu’ils s’allieront pour « renverser l’ensemble du Pacte vert » après les élections européennes.
Aux Pays-Bas fin novembre, lors des dernières grandes élections européennes en date, le parti d’extrême droite Parti de la liberté (PVV) a remporté les élections législatives. Son leader, Geert Wilders, a surpassé, et de loin, l’ancien commissaire européen au Climat, Frans Timmermans, rentré au pays pour mener la bataille derrière les socialistes et les écologistes coalisés.
Manifestement, l’architecte du Green Deal a subi un échec en forme de désaveu, puisque le « Trump batave » a fait campagne contre les politiques européennes, surtout climatiques et migratoires.
D’ailleurs, le RN ne serait pas étranger à sa victoire. Selon Gerof Annemans, leader de l’extrême droite belge (Vlaams Belang), la victoire de Geert Wilders, tant dans le style déployé que les thèmes de campagne évoqués, « c’est le marinisme qui s’exporte », en référence à Marine Le Pen, leader politique du RN.
Sans aucun doute, la focale que déploie le parti à la flamme contre le Green Deal, fait donc florès en Europe à mesure qu’elle se précise en France.
Dans les derniers sondages, Marine Le Pen, Jordan Bardella et les leurs sont crédités d’environ 28 % d’intentions de vote, devant les libéraux unifiés d’Emmanuel Macron (Renaissance) en perte de vitesse (19 %, contre 22,4 % en 2019), les insoumis de Manon Aubry sur une bonne lancée (8 %, contre 6,3 % en 2019) et des Verts qui accusent le coup (9 %, contre 13,5 % en 2019).
Pour Karima Delli, c’est une catastrophe : sans les Verts, le Green Deal est « absolument » voué à mourir, a-t-elle alerté. Pour Alexandre Loubet, directeur de campagne du RN aux européennes, c’est une aubaine : le Pacte vert est une « série de mesures qui rate sa cible et accélère la sortie de l’Europe de l’Histoire », a-t-il déclaré lors de l’événement d’Euractiv France.
Selon lui, le plan de l’UE souffre de trois écueils majeurs : un déni des réalités énergétiques, des mesures écologiques punitives et une idéologie de la décroissance.
En 2019, la Commission « Ursula von der Leyen » lançait en grande pompe le pacte Vert pour l’Europe (EU Green Deal, en anglais), somme de règlements, directives et initiatives visant à ce que les 27 atteignent collectivement la neutralité carbone en 2050. [Union européenne, 2021]
Le recul du Green deal ?
Avec ce discours qui résonne crescendo chez les Français et les Européens, les craintes des écologistes et de la gauche se confirment. Certains textes du Green Deal sont si édulcorés par les groupes de droite (règlement sur la « restauration de la nature »), qu’ils sont abandonnés par les écologistes (règlement sur l’utilisation durable de produits phytopharmaceutiques — SUR).
D’autres, comme le règlement sur le contrôle des pesticides (REACH), ne figurent plus à l’agenda de la Commission européenne pour 2024.
Cette situation confirme, selon Mme Aubry, le « recul du Green deal » acté en mai par la « pause réglementaire » réclamée par Emmanuel Macron.
Une expression qui, selon le chercheur en transition énergétique à l’IDDRI, Andreas Rüdinger, s’intègre dans un corpus au côté d’expressions comme « reprendre le contrôle des prix » de l’électricité, distillée par le chef de l’État français en septembre dernier.
« Ce vocabulaire n’est pas anodin », note le chercheur, en amont de l’évènement. « Le gouvernement se montre de plus en plus soucieux de défendre une vision de l’écologie souveraine, pourvu qu’elle apparaisse comme la moins punitive possible ». Ainsi, « il chasse sur le terrain des extrêmes et des populistes », explique-t-il à Euractiv France, preuve s’il en est de la nécessité pour les libéraux de draguer un électorat de plus en plus séduit par la rhétorique conservatrice.
« Le discours contre « l’écologie punitive » est un discours qui a un écho dans l’opinion depuis quelques années », a expliqué Mathieu Gallard, directeur de recherche à Ipsos France, lors de l’événement d’Euractiv France.
De sondage en sondage, les Européens sont de moins en moins enclins à accepter des mesures écologiques contraignantes, ce qui correspond avec la montée d’un discours hostile au Green Deal, poursuit-il. En toile de fond, plane le spectre d’un mouvement « Gilet jaune européen », complète Théo Verdier, co-directeur de l’Observatoire européen à la Fondation Jean Jaurès, lors de l’évènement.
Élections cruciales
Sans nul doute, l’avenir du Green deal devrait donc structurer les élections européennes de 2024.
« Nous venons d’avoir exactement la tonalité des débats à venir », confirme en ce sens M. Verdier, d’autant que, pour une fois, « les sujets sont concernant pour les européennes » et « enchevêtrent le niveau local, national et européen ».
Ainsi, pour Karima Delli, « les européennes de 2024 sont les élections les plus importantes des 20 prochaines années », affirme-t-elle, s’insurgeant contre ce qu’elle dénonce comme un « double discours » teinté de « fake news » de l’extrême droite.
Pour l’heure, et bien que les projections soient sans équivoque, rien n’est joué : « les européennes sont des élections particulières avec lesquelles il faut être prudent. […] Les électeurs prennent leur décision tardivement », conclut Mathieu Gallard.
Poursuivant le détricotage des liens avec Paris, l’ancienne puissance coloniale, les régimes militaires du Mali et du Niger ont dénoncé, dans un communiqué commun, ce mardi 05 décembre, les deux conventions fiscales liant leur pays avec la France.
Conventions fiscales déséquilibrées ?
Pour rappel, la France est liée avec le Mali et le Niger respectivement depuis 1972 et 1965 par des conventions fiscales afin d’éviter les doubles impositions et à instaurer une politique réciproque en matière d’impôts. Les conventions visent l’impôt des particuliers et des sociétés, l’impôt sur les successions ou encore les droits d’enregistrement.
Dans le communiqué conjoint, les gouvernements de transition du Niger et du Mali ont rappelé que la conclusion et la signature de traité bilatéral entre les Etats visent à renforcer la coopération internationale et les liens d’amitié. Or, ont estimé les autorités non reconnues des deux pays, « l’attitude hostile persistante contre nos Etats, contrevient à cette raison, ajoutée au caractère déséquilibré de ces conventions causant un manque à gagner considérable pour le Mali et le Niger ».
Par conséquent, poursuit le communiqué conjoint, « sur la base des dispositions de la Convention de Vienne sur le Droit des Traités de 1969, notamment celles relatives à la non-ingérence dans les affaires intérieures d’un Etat, la survenance d’une telle situation rendant l’exécution du Traité impossible et le changement fondamental de circonstances, les gouvernements du Niger et du Mali ont décidé de mettre fin, dans un délai de 3 mois, aux conventions précitées afin,de préserver les intérêts supérieurs des peuples maliens et nigériens».
Cette décision aura des conséquences radicales qui concerneront à la fois les particuliers et les entreprises, domiciliés en France et exerçant une activité au Mali ou au Niger, ou inversement.
Les Français qui travaillent dans un de ces pays, les membres des diasporas installés en France, comme les entreprises qui ont des filiales dans ces pays, sont face à l’inconnu et dans l’incertitude !
L’exemple du Burkina Faso ?
Par cet acte, les deux pays s’éloignent un peu plus de la France tout en renforçant leur alliance avec le Burkina Faso. Ce pays avait dénoncé le même type de convention fiscale de non double imposition avec la France en août 2023. Le pays fait également partie avec le Mali et le Niger de l’Alliance des Etats du Sahel. Certains la rêvent déjà en fédération, déjà les ministres des Affaires étrangères des 3 pays viennent de proposer la création d’une confédération !
Cette dénonciation est le dernier acte de détricotage des liens entretenus par le Mali et le Niger avec la France depuis que des militaires se sont emparés du pouvoir par la force à Bamako en 2020 et à Niamey en 2023.
Bonjour à toutes et à tous où que vous soyez, vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Ce mercredi 06 décembre dans nos titres : Les Ecologistes satisfaits d’eux ! – Nouvelle alerte sur les dettes publiques – La France s’effondre au classement PISA
Les écologistes font un bilan de mi-mandat
Élus en force en 2021 lors des élections consulaires, les conseillers des Français de l’étranger ont publié une tribune sur le site Lesfrancais.press alors qu’il reste que deux ans et demi de mandat. Dans ce courrier, ils font le point sur les injustices faites, selon eux, aux Français de l’étranger. Ils reviennent longuement sur leur engagement contre la réforme des retraites. À découvrir sur Lesfrancais.press.
La hausse des taux d’intérêt conjuguée laisse néanmoins planer une menace de tensions sur le front des dettes publiques avec la persistance de déficits élevés en France comme en Italie. Le taux d’endettement public représente 160 % du PIB en Grèce, 140 % en Italie, 113 % en France 112 % en Espagne et 110 % au Portugal. Le maintien d’un fort volant d’épargne préserve, pour le moment, ces pays d’une crise des finances publiques.
L’OCDE a publié ce mardi son dernier rapport Pisa, qui évalue les systèmes éducatifs et les performances scolaires des élèves de 15 ans dans de nombreux pays. La France a enregistré une baisse «historique» de son niveau en mathématiques en 2022. En réaction, Gabriel Attal a annoncé qu’une révision complète des programmes sera enclenchée, notamment à l’école primaire. Le Conseil supérieur des programmes sera mandaté par le ministre de l’Éducation nationale, pour retravailler les programmes autour de principes clés : la clarté, l’exigence et la culture générale. Des mesures qui devraient aussi s’appliquer dans les établissements de l’AEFE.
Le droit européenimpose en effet à partir du 1er janvier 2024 une mise en concurrence du trafic ferroviaire pour toutes les régions via des appels d’offres obligatoires. La SNCF, déjà confrontée à une timide mais réelle concurrence sur les lignes internationales, va désormais devoir se battre sur son territoire historique pour conserver ses lignes… Elle en a déjà perdu !
La concurrence sur les lignes TGV
Déjà bousculé sur Paris-Lyon-Milan par l’opérateur italien Trenitalia depuis décembre 2021, mais aussi par la compagnie espagnole pour les départs depuis la péninsule ibérique, Jean-Pierre Farandou, le PDG de la compagnie française, fait mine d’être serein, mais il ne prend pas la menace à la légère, surveillant de près l’équilibre économique du TGV, aujourd’hui principale source de rentabilité de l’entreprise.
Si les bénéfices de cette branche sont au rendez-vous, c’est en effet grâce à quelques lignes très rentables. En tête, il y a les liaisons internationales, qui partent de Paris vers Bruxelles, Cologne, Londres, Amsterdam, Barcelone, Francfort. Il y a aussi des liaisons domestiques : de Paris vers Lyon, Marseille, Colmar ou Strasbourg. D’autres sont moins profitables mais tout de même bénéficiaires, comme Paris-Lille, Calais (Pas-de-Calais) ou Dunkerque (Nord). Beaucoup d’autres, en revanche, coûtent de l’argent à la SNCF.
Désormais, le temps de l’ouverture du marché national s’est ouvert et cela a commencé en fanfare avec une pluie d’appels d’offres. Celles-ci sont complètes puisqu’elles incluent en général la gestion et l’exploitation du service public, le transfert des salariés vers le nouvel opérateur (en cas de défaite de la SNCF) mais aussi l’entretien et la maintenance du matériel roulant, l’accueil et l’information des voyageurs, le tout dans une logique d’amélioration du service rendu.
Ces appels à la concurrence ont lieu (ou ont eu lieu) dans la plupart des régions françaises. Pour la SNCF, c’est un risque majeur et multiple de perdre son monopole historique après des décennies de domination solitaire.
La région PACA basculera dès 2025
La région PACA est la première à avoir sélectionné (en 2021) un opérateur après appel d’offres qui remplacera donc pour la première fois en région la SNCF en 2025.
C’est Trandev (fruit de la fusion en 2011 de Transdev et Veolia Transport) qui a remporté la mise. Le contrat porte sur 10 ans et impose à Transdev de doubler le nombre d’allers-retours quotidiens sur la ligne.
Trandev annonce « 14 liaisons aller-retour par jour et des cadencements à l’heure sur une plus large amplitude horaire, apportant ainsi plus de qualité de service, de fiabilité, de régularité et de ponctualité (97,5% des trains ponctuels), un aspect attendu par les voyageurs du quotidien », peut-on lire dans un communiqué.
D’autres régions devraient suivre. La SNCF paie là, l’activisme des syndicats, dans la région PACA, le nombre de jours de grèves explosent chaque année par exemple. De quoi s’interroger sur la technique des syndicats qui vont voir, du coup, leurs effectifs quitter du coup le cadre protecteur de l’entreprise publique.
Si en tant que Français de l’étranger vous découvrez la nouvelle et vous vous interrogez sur les modalités de cette grande bascule, rassurez-vous c’est aussi le cas des Français de métropole !
Dans une étude réalisée par Trainline et publiée en juin 2023, une plateforme européenne de réservation de trajets en train, on apprend que 80 % des sondés ont entendu parler de l’ouverture à la concurrence des trains de personnes en France mais sont autant à se déclarer pas assez informés.
Pourtant ils sont optimistes, 61 % estiment que l’ouverture à la concurrence est plutôt synonyme d’avantages pour le pays (+ 17 points par rapport à août 2022) et 55 % d’avantages pour leur région.
Ils sont même 80% a plébiscité l’ouverture à la concurrence pour les lignes nationales, et 77 % en ce qui concerne les lignes régionales. Preuve du désamour profond des Français avec leur compagnie nationale, la SNCF. Cette ouverture à la concurrence est l’espoir pour 80% d’entre eux d’obtenir de meilleurs tarifs. Et ils ont raison. Sur les lignes où la SNCF est en concurrence vers Milan via Lyon ou vers Madrid via Marseille les prix ont chuté de 30 à 44%. Mais comment la SNCF pourra-t-elle tenir financièrement alors qu’elle est grevée par les avantages arrachés au fil des décennies par ses cheminots !
Nous publions ce jour la tribune envoyée par les responsables du parti « Les écologistes » (anciennement EELV). Ces derniers ont voulu faire le bilan de leurs actions après 2 ans et demi de mandat de conseillers des Français de l’étranger. L’occasion pour eux de rappeler leurs engagements et leurs missions alors qu’ils avaient fait une percée importante lors des dernières élections en 2021.
Élu•es engagé•es au niveau local, nous, conseiller•ères écologistes des Français•es de l’étranger sommes depuis deux ans et demi déjà à vos côtés pour relayer vos préoccupations, défendre vos droits et les valeurs d’écologie et de solidarité.
Un rôle proactif dans les conseils consulaires
Depuis deux ans et demi, nous travaillons au plus près des communautés résidentes et voulons faire vivre la démocratie. Nous exerçons le mandat de conseillers•ères des Français•es de l’étranger en défendant vos droits dans les différents formats des conseils qui reviennent chaque année (social, bourses, subventions pour le tissu associatif…). L’examen des dossiers de demandes de bourses pour les élèves inscrit•es dans le réseau d’enseignement français à l’étranger est un sujet prenant plusieurs jours dans l’année. Nous y défendons les familles et dénonçons les hypocrisies du gouvernement : l’amélioration du budget de l’aide à la scolarité promise pour cette année s’avère être en réalité une très forte baisse. Le gouvernement n’a pas pris en compte la forte inflation, l’envolée des frais de scolarité et le besoin de financement des AESH (accompagnant•es des élèves en situation de handicap). L’aide aux associations n’est pas mieux lotie : alors que les demandes faites auprès des postes et votées par les conseils consulaires sont nombreuses, une partie des dossiers est retoquée dans une commission nationale qui applique des critères d’attribution restrictifs. Nous demandons plus de transparence, d’écoute du terrain et des critères assouplis pour éviter la sous-utilisation chronique du budget qui découle de cette situation ! Nous militons pour ouvrir ce soutien aux projets aidant à la lutte contre le changement climatique et à la sauvegarde de la biodiversité.
Ces formats de conseils imposés par les cycles institutionnels laissent encore une fine marge de manœuvre politique que nous, élu•es écologistes, saisissons en impulsant des initiatives nouvelles. Ainsi, depuis cette mandature, le ou la Présidente du conseil consulaire est maître de l’ordre du jour du conseil et les élu•es écologistes ont ainsi dans leurs conseils poussé, par exemple, pour la mise en place de conseils consulaires sur l’éducation ou encore sur le développement durable. Parce que l’administration a une lecture restrictive de la loi concernant la formation des conseils consulaires due à un décret d’application peu clair, nous demandons la révision de ce décret afin de pouvoir sans entraves former des conseils consulaires d’intérêt pour nos circonscriptions. Nous utilisons également notre mandat pour peser de tout notre poids pour la transition écologique et sociale en soutenant des projets en circonscription qui ont du sens pour la planète et pour celle•ux qui y vivent ! Nous renseignons les associations locales et les citoyen•nes sur les financements existants et les aides à disposition pour qu’ils et elles voient leurs projets aboutir.
Relayer vos préoccupations au niveau national
Les élu•es écologistes ne se contentent pas d’alerter. Nous interpellons et portons vos sujets au niveau national. Concrètement, avec le soutien de nos collègues conseiller•ères de gauche, nous avons ainsi pu faire élire au suffrage indirect deux sénatrices, Les Écologistes Mélanie Vogel, en 2021 et Mathilde Ollivier en 2023 et une douzaine de conseiller•ères Les Écologistes à l’Assemblée des Français•es de l’étranger (AFE) en décembre 2021. Depuis 2021, nous travaillons de concert pour vos droits en relayant vos préoccupations dans les débats parlementaires et au sein de l’AFE. Nous avons par exemple dénoncé et continuons de dénoncer avec force les injustices faites aux Français•es de l’étranger concernant leur retraite et notamment la dernière réforme en mobilisant l’ensemble de la gauche des Français•es de l’étranger sur le sujet (tribune, cycles de webinaires), en interpellant à l’AFE et au Sénat.
Défendre la transition et les services publics
Parce que les Françaises et Français méritent aussi un service public de qualité en vivant à l’étranger, nous, conseiller•ères écologistes, sommes attentif•ves aux conditions de travail et à la santé des agent•es que ce soit dans les consulats, ambassades comme dans le réseau de l’agence pour l’enseignement français à l’étranger. Nous dénonçons les économies budgétaires déconnectées des réalités de terrain. Il faut plus de moyens humains pour stopper ce que nos compatriotes vivent au quotidien : une limitation de l’accès au service public pour les démarches courantes et dans l’exercice de leur droit de vote, des parcours administratifs rallongés voire problématiques pour les demandeur•euses… Le service tient encore grâce à des équipes locales de fonctionnaires et d’agent•es locaux•les ainsi que des personnalités civiles engagées, mais jusqu’à quand ?
La transition écologique et sociale ne pourra se faire qu’avec un renforcement de l’Etat, aussi nous militons pour à chaque fois qu’il nous en est donné l’occasion. Pour des services publics à la hauteur des besoins, il est important de s’inscrire sur le registre des Français•es de l’étranger sur lequel se base l’Etat pour attribuer des moyens aux postes. Les bureaux de vote organisés pour les élections en sont un exemple criant : moins de moyens, moins de bureaux de vote.
Des élu•es de proximité à votre écoute
Vous le comprenez, les défis sont immenses mais nous sommes engagé•es à vos côtés. Parce que nous pensons global et agissons local et parce que la démocratie est à faire vivre, nous utilisons nos mandats pour vous servir et vous défendre dans ce monde si changeant. Il reste deux ans et demi pour travailler ensemble, alors contactez-nous !
50 premières signatures par ordre alphabétique :
-Marie-Ange Amico – élue CFE – Italie
-Arsène Atindehou – élu CFE – Bénin
-Thomas Bassetto – élu CFE – Norvège
-Alicia Baumann – élu CFE – Allemagne
-Laetitia Bert – élue CFE – Canada
-Fanny Berthe – déléguée consulaire – Allemagne
-Catherine Blanche – élue CFE – Chili
-Isabelle Blanchot – élue CFE et présidente du Conseil Consulaire de Londres – Royaume-Uni
-Léa Charlet – élue CFE – Belgique
-Alexandre Château-Ducos – élu CFE et AFE – Luxembourg
-Frédéric Chauveau – élu CFE – Pologne
-Pierre Choraine – élu CFE – Italie
-Aurélien Cognon – élu CFE – Singapour
-George Cumbo – élu CFE et président du Conseil Consulaire de Port-Vila – Vanuatu
-Elisabeth Devaux – déléguée consulaire – Espagne
-Jean-Baka Domelevo Entfellner – élu CFE et AFE – Kenya
-Pierre-Yves Dupuis – élu CFE – Hong Kong et Macao
75% des Français de l’étranger rentrent en France pour les fêtes de fin d’année. C’est bien sûr l’occasion de revoir la famille, d’échanger avec les amis mais aussi, pour les plus jeunes, cela représente aussi le temps de renouer avec leurs racines. La France, on le dit assez souvent, est un musée à ciel ouvert. Et pour les fêtes de fin d’année, elle se couvre d’illuminations. Pour les expatriés, on vous dévoile 5 spectacles à ne pas louper pendant votre voyage.
Car désormais, aux traditionnelles illuminations de Noël s’ajoutent désormais des mises en lumières artistiques et scénarisées, épousant en couleurs et en 3D les façades des plus beaux monuments.
Quand technologie, architecture et poésie se rencontrent, le spectacle est bluffant, tout simplement ! Cette année, les villes françaises ont recours massivement à l’éclairage LED, plus économe en énergie mais tout aussi féérique !
La Fête des Lumières de Lyon
Comment parler d’illuminations sans évoquer la Fête des Lumières de Lyon, vénérable doyenne des festivals de lumières français, organisée depuis 1989 ? Chaque année, en décembre, la capitale des Gaules se pare de ses plus jolies lumières : sur la presqu’île entre les places Bellecour et Terreaux, dans le parc de la Tête d’Or ou à la Part-Dieu… Des dizaines de projections, installations lumineuses et animations viendront, le temps de trois soirées exceptionnelles, du 7 au 10 décembre 2023, donner des couleurs à la cité des Gones !
Surplombant le Lac d’Annecy, dans les Alpes, le château de Menthon-Saint-Bernard se transforme en château du Père Noël à l’occasion des fêtes de fin d’année du 17 novembre 2023 au 6 janvier 2024. De quoi plonger petits et grands dans un univers féérique. L’illumination du sapin devrait également faire briller des étoiles dans les yeux des enfants. Parmi les autres activités de Noël, au château de Menthon-Saint-Bernard, l’atelier du Père Noël avec création de boules de Noël, de couronnes ou encore de photophores et dessous de plats. Une patinoire, des visites guidées du château avec lecture de contes de Noël, des animations musicales, des spectacles pour le jeune public et un marché de Noël artisanal sont également proposés. Les enfants de 8 à 12 pourront par ailleurs participer par équipe de 3 à 5 enfants à une grande chasse au trésor.
Après avoir illuminé les villes de Blagnac et de Gaillac, le Festival des Lanternes se pose cette année à Montauban, au cours Foucault, promenade verte nichée sur les rives du Tarn, du 15 décembre 2023 au 11 février 2024. Pendant deux mois, tous les soirs de 18 heures à 23 heures, le plus grand parc de lanternes d’Europe proposera un féerique spectacle reconstituant, en lumières, les merveilles architecturales venues de la région chinoise du Yangtsé.
Réputée pour être l’une des plus belles places d’Europe, la place Stanislas de Nancy, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1983 accueille chaque soir, du 24 novembre 2023 au 7 janvier 2024, sur ses façades monumentales la Légende de Saint-Nicolas, saint-patron de la Lorraine. Dix minutes d’un spectacle qui devrait faire briller les yeux des petits et des grands.
Cette année, le thème du 18ème siècle a été choisi pour rythmer les défilés, le marché de Noël et l’ensemble des activités qui vous seront proposées.
Moment Factory, reconnu mondialement notamment pour ses spectacles sur la Sagrada Familia et la basilique de Montréal, propose un spectacle immersif au cœur de l’histoire de Reims du jeudi 23 novembre 2023 au samedi 6 janvier 2024. Le spectacle permet au public de revivre la journée du Sacre d’un roi, des premières lueurs de l’aube aux grandes festivités nocturnes.
Afin d’offrir une réelle expérience immersive aux spectateurs, le spectacle mélangeant vidéo, jeux d’éclairage avec l’architecture et une bande-son réalisée par le groupe The Shoes, promet une immersion inédite dans la peau d’un roi.
Deux types de crises pourraient toucher certains pays de la zone euro et mettre en danger cette dernière : une crise de balance des paiements due à l’impossibilité de continuer à financer le déficit de la balance courante, et imposant une contraction de la demande intérieure ; une crise de la dette publique liée à l’impossibilité de continuer à financer une augmentation du taux d’endettement public, et imposant une forte réduction du déficit public.
Crise de la balance des paiements
Le premier type de crises, plus méconnu, est celui lié aux balances des paiements. Une telle crise survient quand un pays est dans l’incapacité de financer son déficit extérieur par des entrées de capitaux. Si les investisseurs doutent de la capacité de ce pays à rembourser ou si la rentabilité de leurs placements est jugée insuffisante, ils refusent de prêter, amenant à une forte hausse des taux d’intérêt et à un blocage de l’économie.
En Europe, une telle crise s’est produite entre 2010 et 2013. Elle a concerné plusieurs États d’Europe du Sud (Grèce, Portugal, Espagne et Italie). L’arrêt du financement des déficits extérieurs par les investisseurs essentiellement allemands et néerlandais a contraint les pays de l’Europe du Sud à rééquilibrer leurs comptes extérieurs en diminuant la demande intérieure. Cette diminution est rendue possible par une politique budgétaire plus rigoureuse.
De leurs côtés, les excédents allemands et néerlandais ont été placés en dehors de l’Europe, en particulier aux États-Unis.
L’Europe est divisée en deux camps @AFP
Crise de la dette publique
Une crise de la dette publique est également possible. Elle survient quand un pays ne peut plus continuer à financer son déficit budgétaire par un supplément d’endettement public. Le symptôme d’une telle crise est la hausse des taux d’intérêt à long terme. L’Espagne, le Portugal et la Grèce étaient dans cette situation dans les années 2010 et 2013. Ils cumulaient les deux types de crise. Leurs déficits publics étaient alors supérieurs à 8 % du PIB. Le cumul des deux types de crises les exposait doublement à la montée des écarts de taux avec ceux de l’Allemagne. Comme pour une crise des paiements extérieurs, la solution passe par une politique budgétaire restrictive. La conséquence avait été un repli du PIB pour la Grèce, l’Espagne, le Portugal et l’Italie entre 2010 et 2016. Le recul du PIB a alors été de 2 à 3 points en Italie et au Portugal, de près de 10 points en Espagne et de près de 20 points en Grèce.
En 2022, tous ces pays ont un PIB supérieur à celui de 2010, à l’exception de la Grèce. Ce dernier pays est le seul des États d’Europe du Sud à avoir connu une restructuration de la dette publique en 2011-2012, qui s’est accompagnée d’une forte contraction des dépenses publiques (-30 %).
Photo: Agence France-Presse (photo) Dani Pozo L’Espagne est la première source d’incertitude et de stress évoquée par la plupart des économistes. Selon eux, le pays, englué dans la récession et le chômage de masse, aura du mal à se sortir de ses difficultés sans faire appel à l’aide financière de l’Europe et de la BCE. Ci-dessus, un manifestant anti-européen.
L’Espagne, l’Italie, le Portugal sont à l’équilibre, les seuls pays à enregistrer un déficit sont la Grèce et la France
En 2023, une crise de balance des paiements a peu de risque de survenir. L’Espagne, l’Italie, le Portugal sont à l’équilibre voire en léger excédent. Les seuls pays à enregistrer un déficit en la matière sont la Grèce et la France mais la situation de l’une comme de l’autre n’inspire pas, en l’état, de crainte particulière.
Le déficit de la balance des paiements de la France s’élève à un point de PIB. Si celui de la Grèce a pu atteindre jusqu’à 7 points de PIB en rythme mensuel au moment de la hausse de l’énergie, il tend à se réduire rapidement.
La hausse des taux d’intérêt conjuguée laisse néanmoins planer une menace de tensions sur le front des dettes publiques avec la persistance de déficits élevés en France comme en Italie. Le taux d’endettement public représente 160 % du PIB en Grèce, 140 % en Italie, 113 % en France 112 % en Espagne et 110 % au Portugal. Le maintien d’un fort volant d’épargne préserve, pour le moment, ces pays d’une crise des finances publiques.