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  • Quelle politique de l’offre pour la zone euro ? 

    Quelle politique de l’offre pour la zone euro ? 

    L’épidémie de covid-19 et la guerre en Ukraine ont incité les gouvernements occidentaux à réindustrialiser leur pays et à relocaliser des activités jugées essentielles. À cette fin, les États mettent en œuvre des politiques favorables à l’offre qui peuvent prendre plusieurs formes. Certaines visent à accroître directement l’offre en jouant sur l’investissement, la recherche et la productivité quand d’autres entendent diminuer les coûts fiscaux et sociaux pesant sur la production. 

    Les États-Unis, une politique publique axée sur l’offre

    Les États-Unis qui ont connu une forte désindustrialisation durant les années 1990/2020 ont décidé la mise en place de politiques favorables à l’offre notamment à travers l’Inflation Reduction Act. Depuis 2019, cette politique produit des résultats tangibles. Le PIB s’y est accru de plus de 8 % contre +2,4 % pour la zone euro. La productivité par tête a augmenté aux États-Unis de 2019 à 2023 de 7 % quand elle est restée étale en zone euro. Le taux d’emploi aux États-Unis est de 72%, contre 70% en zone euro. L’investissement aux États-Unis est en forte hausse depuis 2019. En particulier pour les technologies de l’information et de la communication. Il représente 3,8 % du PIB, en 2023, contre 2,6 % en zone euro. Les dépenses totales de Recherche & Développement sont passées aux États-Unis, entre 2014 et 2023, de 2,9 % à 3,5 % du PIB quand elles sont restées stables autour de 2,3 % du PIB pour la zone euro. 

    Les États-Unis s’appuient sur leurs centres de recherche et leurs établissements supérieurs pour capter les meilleurs chercheurs et étudiants de la planète. Le niveau de formation est, selon la dernière enquête PISA, plus élevé aux États-Unis, au Canada, en Suède, au Royaume-Uni, au Japon que dans les pays de la zone euro. 

    zone euro
    Christine Lagarde @Stockadobe

    La zone euro handicapée par des prélèvements obligatoires importants ?

    Le secteur productif européen doit faire face à des coûts salariaux plus élevés que ceux des États-Unis. Le poids des cotisations sociales est de 10 % du PIB en France, contre 3 % aux États-Unis. Ce taux est de 6 % en Allemagne, de 9 % en Italie et de 9,5 % en Espagne. Les impôts de production représentent 0,5 % du PIB aux États-Unis, contre 0,8 % en Allemagne, 1,8 % en Italie et 3 % en France. Plusieurs pays européens dont la France ont décidé de réduire leurs impôts de production. 

    Les déficits publics et la politique de l’offre

    Les États-Unis n’ont pas hésité à accroître leur déficit public pour subventionner leurs entreprises et mener ainsi une politique économique non coopérative. Cette politique vise à attirer sur le territoire américain des entreprises qui auraient pu être amenées à investir dans d’autres parties du globe en l’absence d’aides. Le déficit public a ainsi atteint 7 % du PIB en 2023, contre 2,9 % pour la zone euro. Les marges de manœuvre des pays européens sont moindres que les États-Unis. Le poids des dépenses publiques dépasse 50 % du PIB sur le vieux continent contre 39 % outre-atlantique. Les Européens consacrent près de 22 % de leur PIB à la protection sociale publique, contre 16 % aux États-Unis. 

    La réorientation des dépenses publiques en faveur de l’offre est difficile car elle suppose une réduction des dépenses sociales auxquelles sont fortement attachées les populations. Par ailleurs, une telle réduction aurait dans un premier temps un effet récessif. Ses bienfaits en termes de production et d’emploi se mesurent en années ce qui est difficilement conciliable avec les objectifs à court terme des gouvernements. Une véritable politique de l’offre devrait s’appuyer sur la formation, la recherche, l’investissement et l’emploi. 

    Les États européens auraient tout avantage à communautariser les dépenses publiques en faveur de l’innovation et de la recherche pour éviter une surenchère de la part des États les plus riches au détriment des plus petits et des plus pauvres. Cette européisation des dépenses de recherche éviterait la multiplication des pratiques protectionnistes. Elle éviterait par ailleurs une contraction de ces dépenses à l’échelle nationale au sein de la zone euro, au moment où les États membres tendent à réduire leur déficit public.

  • Aligner la loi influenceur sur les règles de l’UE « pas un problème », selon le député à l’origine de la loi

    Aligner la loi influenceur sur les règles de l’UE « pas un problème », selon le député à l’origine de la loi

    La loi française « influenceurs » a été pensée pour cibler ceux installés à l’extérieur de l’Union européenne. Par conséquent, l’alignement de la loi sur les règles de l’UE ne posera pas de problème, a déclaré à Euractiv Stéphane Vojetta, corapporteur de la loi.

    La loi « influenceurs », premier texte législatif au monde qui réglemente les activités des créateurs de contenu en ligne, ou « influenceurs », a été adoptée en un temps record de six mois, en passant par une série de votes unanimes à l’Assemblée nationale et au Sénat.

    Toutefois, la Commission européenne a envoyé une lettre au gouvernement français en août 2023, deux mois après la promulgation de la loi, considérant que certaines dispositions entraient en contradiction avec les règles du marché unique de l’UE.

    « Pour l’instant le problème majeur vient des influenceurs qui émigrent à Dubaï pour échapper à l’impôt, et, de là, font de la publicité mensongère ou frauduleuse, et illégale au regard des droits français et européen », a déclaré M. Vojetta à Euractiv.

    Le député pense qu’il sera facile d’adapter la nouvelle loi à la demande de la Commission.

    Une personne du ministère de l’Économie, qui parle à Euractiv sous couvert d’anonymat, a confirmé que le gouvernement était déterminé à travailler en étroite collaboration avec la Commission, notamment parce que la loi a été un succès démocratique et parlementaire.

    Les inquiétudes de la Commission tiennent dans l’application conforme à toute l’UE du « principe du pays d’origine », établi dans la directive de 2000 sur le commerce électronique (eCommerce directive) et reprécisé dans le règlement sur les services numériques (Digital Services Act, DSA), le tout nouveau règlement de l’UE sur la modération des contenus en ligne.

    Ce principe fondateur de la législation numérique de l’UE considère que les produits et les services ne sont soumis qu’aux lois et aux autorités réglementaires du pays de l’UE dans lequel l’entreprise qui les vend a établi son siège européen. Ce principe a été renforcé par un arrêt de la Cour de justice de l’UE en novembre.

    Deux options s’offrent au gouvernement : adapter la loi « influenceurs » à ce principe ou demander une dérogation. Le ministère de l’Économie semble actuellement privilégier cette dernière option.

    Il existe actuellement certaines conditions dans lesquelles les instances peuvent être exemptées – ou déroger – au principe du pays d’origine, notamment dans le cadre de la protection de la santé, de l’ordre public ou des mineurs.

    « Pour le moment, nous envisageons de faire des demandes de dérogation au principe du pays d’origine, car cela se justifie vis-à-vis des mesures de protection des mineurs », a ajouté la même source au ministère de l’Économie.

    Si la demande est acceptée, le gouvernement devra notifier la dérogation à chacun des 26 autres États membres de l’UE.

    loi influenceur UE
    Récemment, l’autorité italienne en charge des fraudes a infligé une amende d’un million d’euros à l’influenceuse de renommée mondiale Chiara Ferragni à la suite d’une enquête pour fraude. [EPA-EFE/ETTORE FERRARI]

    Harmonisation européenne

    « J’aurais préféré recevoir de la Commission une lettre de remerciements », a déclaré M. Vojetta, expliquant qu’il considérait que le DSA ne permettait pas de fournir une protection et une sécurité suffisantes aux influenceurs et à leurs consommateurs sur ce point de l’influence commerciale.

    En outre, M. Vojetta craint une fragmentation législative entre les lois des États membres. Récemment, l’autorité italienne en charge des fraudes a infligé une amende d’un million d’euros à l’influenceuse de renommée mondiale Chiara Ferragni à la suite d’une enquête pour fraude.

    Elle avait fait la promotion d’un gâteau de Noël italien (pandoro) en 2022 en prétendant que les recettes seraient versées à un hôpital pour enfants à Turin, mais s’était enrichie d’1 million d’euros au cours de l’opération.

    Analysant cette décision, M. Vojetta s’est dit surpris que l’autorité italienne n’ait décidé d’appliquer des règles qu’aux influenceurs ayant plus d’un million de « followers » , un seuil qui ne figure pas dans la loi française.

    En tant qu’élu des citoyens français vivant en Espagne et au Portugal, M. Vojetta a expliqué à Euractiv qu’il essaierait de travailler avec les députés espagnols, qui réfléchissent à une loi similaire, afin d’éviter la fragmentation législative.

    « Les pays européens vont se rendre compte que faire une loi influenceurs est un choix de bon sens », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il espérait que tous les pays européens se rendraient compte de la nécessité d’harmoniser leurs approches.

    Le ministère français de l’Économie a confirmé avoir été approché par les gouvernements belge et espagnol afin de préparer une loi similaire.

    La Commission européenne procède actuellement à un « bilan de santé » pour déterminer si les lois sur la consommation sont toujours adaptées au monde numérique.

    Le marché des influenceurs est l’une des questions qui pourrait être abordé dans une loi sur l’équité numérique (Digital Fairness Act), attendue pour le prochain mandat législatif.


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  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 22.01.24

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 22.01.24

    Bonjour à tous, on attaque une nouvelle semaine, merci d’écouter le flash quotidien des expatriés, dans les titres de ce lundi 22 janvier 2024 : 1 jeune Français sur 2 veut s’expatrier – On attend toujours le Ministre des Français de l’étranger – 160 manifestations contre la loi immigration en France ce dimanche 

    Les jeunes saturés par le chaos politique 

    Un sondage d’OpinionWay, réalisé les 20 et 21 décembre est passé inaperçu. Pourtant il est révélateur d’une fracture entre le chemin pris par la France et le destin voulu par les jeunes. En effet, ils sont 54 % des jeunes Français âgés de 18 à 24 ans à déclarer être déterminés à quitter la France. Mais ils ne sont pas les seuls puisque 30% des Français, toutes tranches d’âges confondues. La première raison pour justifier cette envie de grand large pour les sondés, c’est le chaos politique qui empêche d’avoir une vision claire pour l’avenir. 

    retour en France
    ©Stockadobe

    Toujours pas de ministre 

    Un message de la jeunesse peu entendu par nos gouvernements, car près de deux semaines après la démission d’Elisabeth Borne, le gouvernement n’est toujours pas au complet. Pour exemple, les dossiers liés à l’expatriation et aux 3 millions de Français qui vivent hors de nos frontières sont laissés en jachères, les élus ne reçoivent plus de réponse, l’administration est au point mort.. Pourtant les dossiers s’accumulent comme les urgences. Les rumeurs courent toujours et on ne sait pas quand interviendra la nomination. Peut-être aujourd’hui..ou pas ! On vous tiendra bien sur immédiatement informé. 

    panne

    La gauche et les syndicats tentent de mobiliser contre la loi immigration 

    De nombreuses associations, ONG, syndicats et une partie de la gauche dénoncent depuis l’adoption du texte une bascule «morale» du gouvernement, accusé d’avaliser avec cette loi immigration les thèses de l’extrême droite. Dans une tribune publiée dans Libération, 300 élus écologistes et de gauche avaient ainsi appelé à se rassembler. Selon eux, la loi «consacre un recul inédit des protections et des droits garantis aux étrangers dans notre pays». Mais l’appel fut peu entendu, les marches étaient très clairsemées quand elles n’ont pas été annulées. 

    Le 14 janvier, des milliers d’opposants avaient déjà manifesté. ©PHILIPPE LOPEZ / AFP

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Extension du domaine de la guerre

    Extension du domaine de la guerre

    Kim Jong un, le génie des génies, « n’a pas l’intention d’éviter une guerre ». La Corée du Sud est son principal ennemi. L’anéantir lui suffirait. Il est loin le temps où il prônait un rapprochement. Joignant le geste à la menace, il a bombardé quelques îles et lancé des missiles balistiques vers le Japon. Il l’avait à son avènement, pour asseoir sa légitimité. La guerre pose un dirigeant, fait de tout opposant un traître.

    En Russie, quelque six mille manifestants ont bombardé de boules de neige les forces de l’ordre. Poètes, blogueurs, récalcitrants vont en prison. Les Nord-Coréens fournissent les Russes en munitions. Les Russes les aident en satellites, aident l’Iran en balistique.

    Les Ayatollahs ont développé un impressionnant programme militaire industriel. Ils auraient entre 20.000 et 60.000 missiles. Ils fournissent les Houthis, les Russes en drones, bien sûr le Hezbollah et le Hamas. 

    Les Houthis s’attaquent aux navires en Mer rouge, sauf ceux de la Russie et de la Chine. Les États-Unis et le Royaume-Uni ont bombardé les positions Houthis. La France a, elle aussi détruit des drones, mais refuse de bombarder « préventivement » les bases.

    La France est le seul pays occidental à avoir des soldats au Liban, sous mandat des Nations Unies, dans le cadre de la FINUL.  

    De l’autre côté de la péninsule arabe, en Méditerranée, la France est aussi présente. Un navire-hôpital a soigné plus de mille Palestiniens blessés par les bombardements israéliens à Gaza. Israël a évacué ses villages proches de la frontière libanaise. Tout est prêt pour une intervention contre le Hezbollah. La France est présente, seul pays occidental à avoir des soldats sur place sous mandat des Nations Unies, dans le cadre de la FINUL.

    La France est aussi en Syrie et en Irak. Elle retrouve l’Iran, qui a bombardé les Kurdes en Irak. Comme la Turquie, en Syrie. L’Iran est aussi visée en Syrie par Israël, elle a bombardé des groupes armés au Pakistan, qui lui a rendu la pareille.

    L’Iran active les conflits: Irak, Liban, Syrie, Israël, Yémen, Pakistan. Elle poursuit son programme nucléaire comme jamais. Après avoir parié sur un réchauffement avec l’Arabie saoudite, symbolisé par un retour de Bachar el Assad dans la Ligue arabe, elle a déchanté : l’Arabie saoudite s’apprêtait à conclure un accord avec Israël. En interne, la Révolution des femmes, l’oblige à une répression féroce : une jeune femme a été fouettée pour non-port du voile.

    À la contestation de la jeunesse, s’ajoutent les groupes armés sunnites qui ont fait exploser une bombe lors d’une commémoration de l’ancien chef des Gardiens de la révolution. L’Iran menace désormais directement Israël et les États-Unis de représailles. C’est l’Iran qui a activé le Hamas. Qui essaie d’activer le Hezbollah. Celui-ci reste à la limite de l’action, car il craint, de recevoir la terrible punition qu’Israël inflige à Gaza. L’Iran serait pourtant le grand perdant d’une confrontation directe. Mais les Mollahs ne la craignent pas, cela renforcerait le régime contre les opposants.

    Sans la guerre, le prix du pétrole chuterait.

    L’extension de la guerre est une aubaine, momentanée, pour les pays producteurs de pétrole, les fauteurs de guerre que sont la Russie et l’Iran. Sans la guerre, le prix du pétrole chuterait.

    L’Europe a réussi à se passer du pétrole russe et réagit, elle aussi, à la nouvelle situation en Ukraine et au Proche, si Proche Orient. La France a mis en place, progressivement, son économie de guerre. Terme exagéré, car l’économie n’est pas mobilisée pour la guerre, comme en Russie. Mais l’industrie est mobilisée. Poutine plastronne par sa capacité d’adaptation et la résistance de son PIB, mais ses réserves fondent, la production russe est sacrifiée à la production militaire, les taux d’intérêt s’envolent, les sanctions occidentales pèsent, les Indiens refusent d’acheter des roubles, les Chinois exigent des rabais.

    La production de munitions a été multipliée par trois, la France a mis en place une coalition « artillerie » avec plusieurs pays européens.

    En Occident rien de tel. Les aides à la Russie ne représentent qu’un pourcentage minime du PIB, la France est montrée du doigt pour son peu de soutien. Le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, a répondu qu’il ne fallait pas additionner les choux et les carottes : Les éléments donnés par la France sont déterminants. La production de munitions a été multipliée par trois, celle de canons Caesar aussi, la France a mis en place une coalition « artillerie » avec plusieurs pays européens pour aider l’Ukraine et constituer la base d’une industrie de défense commune, secteur par secteur. Bravo, hélas.

    Un employé travaille à la fabrication d’une munition chez Nexter Arrowtech, à La Chapelle-Saint-Ursin, dans le Cher, le 27 octobre 2022 – Lewis Joly © 2022 AFP

    Il faut bien fournir des armes puisque la guerre s’étend. En Afrique, les juntes sahéliennes se mettent d’accord, non pour faire la guerre aux rebelles qui progressent, mais se conforter mutuellement au pouvoir. Ils signent des accords avec les Russes ; comme au Niger. Échec prévisible. La France est partie du Sahel, le Sahel est mal parti.

    Les rebelles progressent aussi en Birmanie, où les soldats de la junte se replient, malgré l’accord conclu sous les auspices chinois.

    C’est la première fois depuis la seconde guerre mondiale que le droit international est traité avec un tel mépris.

    Partout, depuis la décision russe d’envahir l’Ukraine, chacun estime que la force prime. C’est la première fois depuis la seconde guerre mondiale que les traités internationaux, la Charte des Nations Unies, le droit international sont traités avec un tel mépris.

    Est-ce dû au déclin de l’Occident ? Au retrait du gendarme américain ? À l’affaiblissement de l’Europe ? Peu importe, les États-Unis ne sont pas si faibles, ni l’Europe si pauvre. C’est un fait qu’il n’y a plus de gendarme dans le monde, que la « communauté internationale » n’existe plus, que l’ordre international est la loi du désordre : plus il y a de conflits, plus il y a de chances, pour certains, de rester au pouvoir.

    Cette extension du domaine de la guerre est cruelle pour ceux qui la subissent, elle n’est pas sans conséquence sur les pays « en paix », obligés à un réarmement.

    L’Otan annonce son plus grand exercice militaire depuis 1988, l’année qui précéda la chute du mur de Berlin, avec 90.000 soldats qui commencera la semaine prochaine, jusqu’à … début mai.  L’État-major allemand, dans un secret très public, s’imagine riposter à une attaque russe, qu’envisagent les Baltes. Le ministre allemand de la défense estime une attaque russe peu probable, mais ne l’écarte pas d’ici cinq à huit ans. La Pologne appelle au sursaut des Européens, bel hommage d’un pays qui profita beaucoup de l’Europe et se montra souvent plus solidaire des États-Unis que de la France.

    L’Amiral Robert Bauer, président du Comité militaire de l’OTAN, lors de la conférence de presse du 18 janvier 2024.©BELGA

    Ce ne sont pas les Gazaouis les responsables du massacre commis par le Hamas, mais les dirigeants iraniens.  

    Le nouveau ministre des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné est allé à Kiev, tandis que le ministre des Armées, Sébastien Lecornu est reparti en Israël. Convaincre d’une trêve à Gaza, pour mieux résister à une prolifération de la guerre. Et du terrorisme. Ce ne sont pas les Gazaouis les responsables du massacre commis par le Hamas, mais les dirigeants iraniens. Ce n’est pas Gaza le centre névralgique des guerres, il est ailleurs : à Moscou, Téhéran, Pékin, qui achète le pétrole iranien et a conclu un « accord stratégique ». Dans quelques mois Trump peut être élu. Fol espoir de cette coalition de dictateurs, qui a peut-être tort, tant Trump est imprévisible. Choisira-t-il l’abandon ou l’escalade ? Ce qui est certain, c’est qu’il n’a aucune considération pour les Européens. D’où le réarmement.

    La guerre n’est pas que militaire. Elle est dans l’espace, les satellites, les téléphones portables, les câbles sous-marins, les puces électroniques de Taiwan, l’intelligence artificielle, le contrôle des ondes, les cours des monnaies.

    Toujours cette tentation de profiter de toute crise pour combattre non un gouvernement, mais détruire « un régime ».

    Elle est dans l’information, dans la tête : Le ministre des Armées a eu raison de dire, qu’il y avait en France des partis, qui sans oser le dire plus avant, était de fait pro-poutinien. Toujours cette tentation de profiter de toute crise pour combattre non un gouvernement, mais détruire « un régime ». Tous les insatisfaits de la République telle qu’elle est, de l’Europe telle qu’elle est, se gaussent des échecs « occidentaux », rabâchent son impuissance, affichent leur désintérêt de querelles soi-disant lointaines, vantent les « hommes forts », comme Erdogan, Poutine et consorts, qui savent manipuler les naïfs.

    Aligner cette coalition de mauvais Génies devrait suffire à convaincre: Poutine, Kim Jung Un, Khomeiny, Nasrallah, Xi Jing Ping, Loukachenko, Ortega, Maduro, tous complices qui fouettent, assassinent,  emprisonnent, tuent leurs frères, leurs amis, leurs complices, leurs opposants, leurs adversaires, n’ont en commun que le sang et les bombes, la corruption et la haine. Ce combat est universel. Il mérite d’être mené. « Il y a deux forces dans le monde : le sabre et l’esprit. À la fin, l’esprit l’emporte toujours sur le sabre » écrit Napoléon.

    L’esprit suppose un art, une discipline, un exercice, autant que le sabre. Le premier pas est de reconnaître amis et ennemis, quels que soient les défauts des amis, quel que soit le charme des diables, y compris dans notre propre façon de penser.  Soit : il est simplet de diviser le monde en blanc et noir, en eux et nous, en bons et méchants. Et pourtant : Quand le domaine de la guerre s’étend, quand on est pris pour cible, il faut bien choisir son camp. Tout le reste est dangereux snobisme.

    Kim Jung menace, pourquoi maintenant? Parce que ce faisant il aide Poutine. Parce que les élections en Corée du Sud ont lieu en avril. Celles de Taiwan viennent d’avoir lieu, reconduisant un parti peu disposé à se soumettre à Xi Jing Ping. Par la menace, Kim et ses amis veulent influencer, voire truquer les élections en Corée du Sud, un des pays les plus démocratiques et les plus riches par habitant du monde. Un pays détruit en 1954, qui démontre que la liberté politique et économique permet d’accéder au bien-être. Un exemple à anéantir. On peut être coréen libre et démocrate, ou, au nord,  esclave de Kim. La démocratie n’est pas l’apanage de l’occident, elle est universelle. Elle peut devenir chinoise (Taïwan)  ou russe : l’Ukraine, les pays baltes le prouvent.

    C’est l’espoir de l’humanité. Se battre pour cela, cela en vaut la peine. Que la France s’engage ainsi, c’est son rôle, son histoire, son unité. Tous devraient le comprendre. Que chacun fasse sa part. Et plus encore si nécessaire.

    Laurent Dominati
    Laurent Dominati

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • #8 FC Expat Paul Nardi gardien de but du KAA Gent et PSG London 

    #8 FC Expat Paul Nardi gardien de but du KAA Gent et PSG London 

    podcast foot - FC EXPAT

    FC EXPAT

    Le podcast dédié à la sphère football des français à l’étranger.
    Chaque épisode s’ouvre sur les dernières actualités puis vous propose une interview d’un joueur professionnel qui joue dans un championnat étranger. Nous donnons également la parole aux responsables des clubs de supporter installés pour nous expliquer comment ils arrivent à faire vivre leur passion loin de la France.
    Animé par Caroline Ettori et Jérémy Michel.

    1ère mi-temps avec Paul Nardi : « J’avance dans la bonne direction »

    Le FC Expat, c’est le football des Français de l’étranger. Dans ce numéro, Paul Nardi nous reçoit à Gand, en Belgique. Il évolue au KAA Gent (La Gantoise) au poste de gardien de but. Avant de jouer pour cette équipe, il a connu une première expérience en Jupiler League (équivalent de la Ligue 1 en France) du côté du Cercle de Bruges. 

    Paul Nardi au sujet de sa blessure : « Cela ne sert à rien de ruminer »

    Paul s’est gravement blessé à la cheville en décembre dernier. Dans ce podcast, il nous parle de sa convalescence. De l’amour reçu par les fans et du soutien de son club. Il partage aussi son optimisme pour revenir prochainement sur les terrains. « Cela ne sert à rien de ruminer. Il faut vite tourner le petit bouton et le transformer en positif. »  Et il nous confie : « J’avance dans la bonne direction ». Une belle rencontre avec un gardien en or, un homme au grand cœur. Il y a des interviews qui vous marquent, celle-ci en fait partie. 

    #8 FC Expat
    Paul Nardi, gardien de but du KAA Gent

    « C’est hallucinant cet amour reçu » par les supporters du KKA Gent

    Au cours de cette interview, le dernier rempart du KAA Gent, nous parle de sa vie de Français à Gand. De son apprentissage du flamand et de son acclimatation à la vie en Belgique. Il y fait « bon vivre » nous déclare-t-il.  « Les Belges sont sympas » ! L’ancien portier de Nancy et Lorient a été très touché de « l’amour reçu » depuis sa blessure. « C’est hallucinant » nous dit-il. Paul se demande même s’il aurait reçu autant de soutien en France. Son témoignage est poignant. 

    «Mbappé a mis le premier triplé de sa carrière contre moi»

    Le natif de Vésoul, qui a évolué précédemment à l’AS Monaco, se rappelle des premiers pas d’un certain Kylian Mbappé. Prêté une saison au Stade Rennais, Paul se souvient – avec le sourire – que l’actuel attaquant du PSG lui « avait mis le premier triplé de sa carrière ». 

    Gand ou Bruges pour un week-end romantique ?

    En conclusion, Paul nous conseille même pour un week-end romantique entre Bruges et Gand, deux villes qu’il a connues. Notre compatriote, qui a aussi été sélectionné en équipe de France espoir, garde un moral d’acier pour revenir en équipe première de la Gantoise. Et nous lui souhaitons le meilleur possible. Le FC Expat suivra son parcours avec attention. Paul nous propose de revenir dans notre émission. Nous le réinviterons avec plaisir.

    #8 FC Expat
    Le PSG London

    2eme mi-temps : « Le PSG-London, c’est 150 membres »

    En deuxième mi-temps du FC Expat, « Ici c’est Paris » nous emmène à Londres. Hugo Coll nous accueille au Royaume-Uni. Il nous partage sa passion du ballon et sa ferveur pour le club de la capitale française. Le PSG London compte 150 membres. Il nous explique comment il anime le fan-club parisien outre-Manche. « Le PSG London, « c’est 150 membres (…) 90 % sont des Français. Hugo ne fait pas que supporter. Il joue aussi au football. Il est le « Hakimi de son équipe ».  

    Hugo Coll, Président du PSG London

    Des relations directes avec les dirigeants du club parisien

    Au cours de cette interview, le président du PSG London nous parle des relations que son association officielle entretient avec les dirigeants du Paris-Saint-Germain. Au siège « une équipe est dédiée au fan-club ». Le club résident du Parc des Princes étend sa toile à travers le monde. Ainsi un nouveau magasin aux couleurs parisiennes s’est ouvert il y a quelques mois à Londres. Hugo évoque aussi l’organisation des déplacements des supporters, notamment en ligue des champions. Comme à Newcastle au triste souvenir ou « plus de 100 fans » se sont rendus à St. James’ Park. 

    De Pauleta à Mbappé, en passant par Wembley

    Ligue des champions, une possible finale à Wembley, le buteur historique Pedro Miguel Pauleta, un match émotion contre Bastia, ou bien encore la situation de Kylian Mbappé et même un chant de la tribune Auteuil viendront émailler la dernière partie de ce podcast. « Ici c’est Paris » ! 

    FC Expat est en écoute sur plusieurs plateformes












  • Chère Françoise

    Chère Françoise

    Rédacteur en chef du mensuel Corsica, Constant Sbraggia anime aussi une émission politique hebdomadaire sur Corsica Radio. Parallèlement à sa carrière de journaliste, celui-ci est également un écrivain reconnu. Son œuvre littéraire a d’ailleurs été honorée, en juillet 2006, par sa distinction au titre de Chevalier des Arts et des Lettres. Aujourd’hui, nous publions son édito de la mi-janvier. Ensemble, découvrons ce que pensent les Corses, ces Français insulaires, en ce début d’année 2024.

    Serait-ce un signe ? L’Obs nous rapporte cette confidence de Françoise Sagan publiée par l’hebdomadaire en 1965 : « J’aime bien les gens égarés, ceux qui ne comprennent pas où ils en sont ». Chère Françoise, que n’êtes-vous parmi nous aujourd’hui ! vous eussiez gagné la plénitude et peut-être renoncé à la vitesse, aux jeux, au whisky, à tous les paradis artificiels qui vous permirent de défier l’ordinaire à défaut d’y échapper. 

    « De nos jours, nous sommes pour la plupart égarés »

    Car de nos jours, chère Françoise, sachez-le, nous sommes pour la plupart égarés, et à dire vrai nous ne comprenons pas où nous en sommes. Nous voyons bien que ceux de nos contemporains qui évoluent sous la dictature – je pense à la Corée du Nord, à l’Iran, à la Russie – ou connaissent un régime autoritaire – je pense à l’Arabie saoudite, au Qatar, à la Chine – ne souffrent pas de nos maux. Mais…nous ne les envions pas, enclins que nous sommes à considérer le confort que nous procure notre bonne vieille démocratie. Sommes-nous tous conscients que les dictatures s’agitent à mesure que les démocraties faiblissent, soit qu’elles renoncent à leurs devoirs soit qu’elles fanfaronnent de démagogie ? 

    Chère Françoise
    ©Constant Sbraggia

    « Aujourd’hui, c’est notre société dans son entier qui est fatiguée tant il n’est question que d’argent »

    Chère Françoise, dans cette interview que vous avez accordée au Nouvel Observateur en 1965 vous avez mis le doigt sur la plaie. Alors qu’on vous interroge sur la notoriété que vous procure la presse vous répondez : « Dans tous les articles qui ont paru, il n’est question que d’argent. Je trouve ça fatigant ». Aujourd’hui c’est notre société dans son entier qui est fatiguée tant il n’est question que d’argent, de consommation. N’est-ce pas le propre d’une société matérialiste que d’affirmer le néant ? L’absence de spiritualité, c’est-à-dire de considérations immatérielles, est ce néant. Dans ses fameux Carnets, Camus qui est insolemment à la mode, lance cette fusée qui ne semble pas atteindre la lune mais nous amène à des hauteurs salutaires : « Quand on a vu une seule fois le resplendissement du bonheur sur le visage d’un être qu’on aime, on sait qu’il ne peut pas y avoir d’autre vocation pour un homme que de susciter cette lumière sur les visages qui l’entourent »

    « J’aurais volontiers picolé avec vous un soir de réveillon »

    Je reviens vers vous, chère Françoise – avec qui, je l’avoue, j’aurais volontiers picolé un soir de réveillon -, pour balayer cette modernité de pacotille, épousseter nos manies consuméristes. Vous écrivez, dans Un certain sourire, « J’aurais voulu demander aux gens : Êtes-vous amoureux ? Que lisez-vous ? mais je ne m’inquiétais pas de leur profession souvent primordiale à leurs yeux ». (Ce qui dans le fond n’est pas sans rappeler le memento mori que s’échangent les moines trappistes lorsqu’ils se croisent). Vous me permettrez, très chère Françoise, de vous emprunter ces deux questions-injonctions pour accompagner mes vœux de bonheur à l’occasion de cette nouvelle année. Êtes-vous amoureux ? Que lisez-vous ? 

  • 1 jeune Français sur deux prêt à s’expatrier 

    1 jeune Français sur deux prêt à s’expatrier 

    Un sondage d’OpinionWay, réalisé les 20 et 21 décembre est passé inaperçu. Pourtant il est révélateur d’une fracture entre le chemin pris par la France et le destin voulu par les jeunes. En effet, ils sont 54 % des jeunes Français âgés de 18 à 24 ans à déclarer être déterminés à quitter la France. Mais ils ne sont pas les seuls puisque 30% des Français, toutes tranches d’âges confondues, le souhaitent aussi. 

    Un clivage politique ?

    L’enquête révèle par ailleurs que ce sont les électeurs de LFI, du RN et de Reconquête – c’est-à-dire les partis les moins modérés – qui sont de loin les plus pessimistes : 39 % des électeurs de Jean-Luc Mélenchon sont tentés de quitter la France, suivis par les électeurs de Marine Le Pen et d’Eric Zemmour, à 36 %. De l’autre côté du spectre politique, seuls 14 % des électeurs d’Emmanuel Macron expriment le souhait de quitter la France en raison du climat politique et économique, ou encore, 20 % des électeurs de Yannick Jadot et 21 % des électeurs de Valérie Pécresse.

    Ou générationnel ?

    Notons qu’il est aussi possible de faire un lien entre ces opinions politiques et l’âge. En effet, les plus de 60 ans, les fameux « Boomers » sont les principaux électeurs d’Emmanuel Macron. L’effet démographique, lié à la bulle du « Baby boom » devenu « Papy boom », amplifié par l’augmentation du taux de participation aux élections avec l’âge et la captation, par effet d’accumulation, des richesses, permettrait ainsi à cette classe d’âge de faire primer ses intérêts sur ceux de ces générations qui leur succéderont. 

    Ce débat qui parcourt le pays, et bien d’autres, avec le fameux « #TGBOOMER », depuis de nombreuses années, ne se solutionne pas, repoussant les déçus et ceux qui ne trouvent pas leur place dans la société française vers les extrêmes ou on le voit désormais vers l’expatriation. 

    S'expatrier
    ©OpinionWay

    Ou social ?

    L’autre explication possible, c’est que depuis 2019, le « quoi qu’il en coûte » et « l’argent magique » sont passés par là. Toutes les crises politiques et économiques de ces dernières années ont été « résolues », ou plutôt, désamorcées, à coups de milliards d’aides, primes, subventions, revenus de substitution. La crise, gravissime des Gilets Jaunes a initié le mouvement, validé la méthode. Et la période du Covid a démontré par l’absurde qu’il était possible de rester tranquillement chez soi sans rien faire, tout en continuant à recevoir un salaire ou un revenu alternatif !

    Logiquement, le désir de quitter le pays est donc moins grand pour ceux qui sont installés, persuadés que le système de redistribution français est encore capable d’amortir cette crise, et peut-être les suivantes.

    Point commun à tous, la lassitude

    Au final, ce sondage confirme surtout une forme de lassitude et de désenchantement des Français à l’égard de leur pays, que toutes les enquêtes sur la défiance enregistrent. À l’heure où l’on parle tant d’immigration dans le débat, le risque de voir nos jeunes émigrer n’est pas à négliger. Un sujet tabou, la France est-elle en train de voir naître une diaspora ? 

    Mais pour émigrer où ?

    Quant aux pays dans lesquels les jeunes aimeraient s’expatrier, l’Amérique du Nord arrive en tête (36 %) avec le Canada en numéro 1 (28 %). Il faut souligner que ce pays et en particulier la province francophone du Québec mène depuis plusieurs années de grandes campagnes de « recrutement » à travers l’hexagone. 

    Ensuite, c’est, logiquement l’expatriation en Europe qui se classe en deuxième position. La libre circulation dont bénéficient les Européens est devenue naturelle pour les plus jeunes, oubliant parfois que cette liberté n’existe qu’au sein de l’espace Schengen. Parmi nos voisins arrivent avec en tête l’Allemagne (7 %), suivie de l’Italie (6 %), le Royaume-Uni (5 %), dont les conséquences du Brexit ne sont pas encore intégrées par tous, et l’Espagne (4 %). 

    Enfin, les autres continents attirent aussi avec l’Afrique (troisième à 9 % dont 6 % en Afrique du Nord) suivie de l’Asie (6 %) et de l’Australie (6 %).

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 19.01.24

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 19.01.24

    Bonjour à tous, bienvenue dans le flash quotidien des expatriés du vendredi 19 janvier, aujourd’hui, dans nos titres : Les collaborateurs d’Olivier Becht au chômage – Le bilan de la vaccination contre la Covid en Europe – Emmanuel Macron accompagne Rachida Dati pour sa première sortie 

    Olivier Becht et son cabinet dans l’attente

    Olivier Becht, le ministre des Français de l’étranger, n’est plus en poste, comme tous ceux qui avaient été nommés par Elisabeth Borne. Mais il pourrait être maintenu, rien ne l’interdit ! L’intéressé ne le sait pas d’ailleurs ! Ses collaborateurs comme, ceux des autres cabinets, ont, dès le lendemain de la démission d’Elisabeth Borne, été informés de la fin immédiate ou prochaine de leur mission respective. « Avec peu de diplomatie », comme l’indiquent d’autres collaborateurs dans d’autres médias, on leur a, aussi, retiré leur droit d’accès. Depuis, ils sont, donc, sans emploi, tout en restant, s’ils le veulent, en attente au cas où Olivier Becht serait réinvesti. Du côté de Matignon, en tout cas, on ne se presse pas pour compléter le gouvernement. La date limite est le 29 janvier, veille de son discours de Politique générale, où tout son gouvernement devra être présent. 

    1,4 million de vies sauvées en Europe

    Les chiffres révélés par l’OMS montrent que les vaccins anti-Covid ont permis de réduire le nombre de décès d’au moins 57 %, ce qui représente plus de 1,4 million de vies sauvées dans la Région européenne de l’OMS, selon l’étude. Elle montre également que, sans la vaccination, environ quatre millions de personnes seraient décédées des suites du coronavirus. Depuis le début de la pandémie, l’Europe a enregistré plus de 277 millions de cas confirmés et plus de 2,5 millions de décès.

    Vaccins Covid
    L’étude montre que sans la vaccination, environ quatre millions de personnes seraient décédées des suites du coronavirus. Depuis le début de la pandémie, l’Europe a enregistré plus de 277 millions de cas confirmés et plus de 2,5 millions de décès. [M-Foto/Shutterstock]

    Un déplacement tout en symbole

    Gabriel Attal, premier ministre, Rachida Dati, ministre de la Culture et Emmanuel Macron, président de la Republique, lors de la conférence de presse ©AFP

    Pour sa première sortie d’ampleur depuis son arrivée au ministère de la Culture, Rachida Dati s’est rendue ce jeudi après-midi à Clichy-sous-Bois et Montfermeil, sous le haut patronage d’Emmanuel Macron qui l’accompagnait. Cette visite visait à la fois à incarner les annonces du chef de l’État lors de sa conférence de presse tout en adoubant officiellement l’ex garde des Sceaux restée proche de Nicolas Sarkozy.

    C’est tout pour cette semaine – On vous rappelle que le MyFrenchFestival commence aujourd’hui. Direction TV5MONDEplus, pour regarder gratuitement 11 films de la sélection officielle. Si vous désirez voter pour le prix du public, il faudra se rendre sur le site du festival. Bon week-end cinoche à tous ! 

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

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