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  • Netflix: 3 films à voir, ou ne pas voir

    Netflix: 3 films à voir, ou ne pas voir

    Netflix, qui va prochainement faire face à la concurrence des nouvelles plateformes de Disney et d’Apple, est à l’heure actuelle incontournable.

    Revue de trois films à voir, ou ne pas voir, en partenariat avec nos amis de

    The Laundromat

    Meryl Streep dans the Laundromat

    “The Big Short” était non seulement une histoire incroyable mais aussi un film compliqué raconté de manière extrêmement originale. C’est ce que Soderbergh essaie de renouveler dans son nouveau film, The Laundromat. Le regard d’un grand cinéaste sur l’affaire des Panama Papers ‘. Ou le prétexte d’une comédie noire.

    Quand 21 personnes perdent la vie, une veuve doit suivre l’argent jusqu’à la vérité, voilà ce qui peut résumer l’intrigue.

    Steven Soderbergh (“Traffic”, “Ocean 11”, “Logan Lucky”) s’amuse avec cette comédie noire racontée en plusieurs parties. Le hic, c’est que sa narration ressemble plus à une collection de sketches qu’à un film. Celui-ci manque de la cohérence et certaines scènes, aussi réussies soient-elles, semblent aussi compliquées à comprendre que le sujet qu’il a voulu traiter. Il est vrai que l’on sort de la projection spécialiste des ‘shells companies’, mais un peu frustré. Malgré son potentiel et un début prometteur, Soderbergh se perd dans sa narration et abandonne au passage on ne sait pourquoi quelques personnages attachants.

    « The Laundromat » affiche en revanche un « casting d’enfer » avec Gary Oldman, Meryl Streep, Antonio Banderas, David Schwimmer, Mathias Schoenaerts et Melissa Rauch.

    La fracture

    Un pur thriller, la fracture débute de manière assez banale: Ray, sa femme et leur petite fille font un arrêt sur une aire d’autoroute, la petite a besoin de se dégourdir les jambes. Problème, elle chute et se casse le bras. Direction les urgences. La mère et la fille vont faire les examens nécessaires. Le père s’endort dans le hall d’accueil, mais à son réveil les deux personnes les plus importantes de sa vie ont disparu et surtout personne n’a souvenir de leur passage dans l’hôpital.
    Le film, avec Sam Worthington dans le rôle principal est efficace bien que peu original. Il joue sur les peurs classiques: la disparition de l’enfant, l’attente, la crainte, le complot, les mensonges d’une institution, l’hôpital, normalement au dessus de tous soupçons.
    Un bon moyen, sinon de se détendre, le sujet ne s’y prête guère, en tout cas de passer un bon moment avec un fil conducteur évident mais qui fonctionne: cet homme est il fou ou sa famille a-t-elle réellement disparu?

    Dans les hautes herbes

    Film d’épouvante avec Patrick Wilson, un habitué du genre (Annabelle, La nonne …), adapté de l’oeuvre de Stephen King, dans les hautes herbes se déroule notamment, comme son titre l’indique, dans un champ.

    Un couple y entend un enfant crier et s’aventure dans cette effrayante étendue verte. La suite est difficilement facile à décrire sans dévoiler les ressorts du film. On y parle d’enfants disparus, de parents à leur recherche, mais aussi de phénomènes paranormaux. Il semble impossible de s’échapper de ce champ.

    3ème adaptation d’une oeuvre de Stephen King sur Netflix, dans les hautes herbes est à des années lumières d’un chef d’oeuvre comme « The Shining » ou même de la nouvelle adaptation très réussie de « ça ».

    Pour autant, c’est visuellement efficace, le casting, Patrick Wilson en tête, tient parfaitement la route et l’intrigue est halletante. Un bon « scary movie » alors qu’Halloween approche à grands pas …

  • Halloween à travers le monde, les fêtes pour les Français de l’étranger – les liens, les adresses

    Halloween à Dublin

     

    Halloween approche! Cette fête Celte importée par les Irlandais aux Etats-Unis suite à la grande famine de 1845 est aujourd’hui encore célébrée principalement dans les pays anglo-saxons, toujours le 31 octobre, mais aussi dans certains lieux un peu partout dans le monde. Tour d’horizon pour ceux qui aiment se faire peur.

     

    Halloween en Europe

    Rendons à César ce qui est à César et commençons par les îles britanniques (Irlande et Grande Bretagne). A Dublin, une multitude d’évènements seront organisés et il sera notamment possible de participer à une compétition de costumes lors du Cellbridge Halloween Festival, d’assister à la Halloween Dance Party, ou encore à la rediffusion du film Casper! Ceci étant et tout comme pour la St-Patrick, il est également tout à fait possible de simplement aller de pub en pub, nombre d’entre eux auront des décorations pour l’occasion.

    Le Ministry of Sound à Londres

    A Londres aussi sont organisés de nombreuses fêtes, notons le 26 octobre, avant la date « officielle » donc, le Little Gay Brother’s Apocalypse destiné à la communauté LGBT, la Milkshave Halloween Rave au célébrissime Ministry of Sound le 31 et encore la soirée 90s vs 00s du côté de Regent’s Park.

    Ailleurs en Europe vous pourrez, à Berlin, frissonner lors du Halloween Festival, à Rome les enfants pourront faire le tour officiel « Anges et Démons« , les Madrilènes en apprendront plus sur la terrifiante inquisition tandis qu’à Copenhague les Jardins de Tivoli sont spécialement décorés pour l’occasion!

     

    Halloween en Asie-Pacifique

    Partons en Asie! Singapour, ancienne colonie britannique, célèbre naturellement la fameuse fête. De très nombreuses soirées sont prévues, y compris avant et après le 31, notamment à bord du très chic Royal Albatross Superyacht et dans l’établissement « The Riverhouse ».

    Halloween à Tokyo Disneyland

    A Hong-Kong aura lieu la Lan Kwai Fong Halloween Parade, dans le célèbre quartier festif du même nom. Tokyo célèbrera Halloween notamment à Tokyo Disneyland (tout comme les autres parcs du groupe), mais aussi à l’aquarium Sumida et lors de la Halloween Party Room. En Australie et Nouvelle-Zelande, de très nombreux évènements sont organisés partout à travers les deux pays. Notons à Sydney le festival du pécheur mort, tout un programme, à Melbourne une sympathique promenade inspirée du film l’exorciste, et à Auckland le festival Fright Night at the Dome.

    Halloween en Amérique

    L’Amérique du nord, comme les îles britanniques, compte de très nombreux évènements pour Halloween qu’il serait impossible de comptabiliser. A Montréal, la Zombie Walk le 27 octobre, à Toronto un grand nombre de célébrations dont la maison hantée de Lisgnar Street.

    Halloween dans le quartier LGBT de San Francisco

    Aux Etats-Unis, les fêtes à New-York sont recensées par le site internet francophone newyorkcity.fr, elles sont innombrables, sur les terrasses, dans les clubs, dans la rue, dans les parcs… Salem, la ville des sorcières, organise son propre festival, San Francisco organise des tours, soirées, fêtes pour les enfants, tout comme Los Angeles.

     

    A Mexico, c’est la fête des morts qui est célébrée. Un grand défilé, costumé, aura lieu dans la capitale.

    Rio et l’ensemble de l’Amérique du sud ne seront pas en reste.

    Halloween en Afrique – Moyen Orient

    Finissons ce tour par l’Afrique et le Moyen-Orient. A Marrakech, de nombreux établissements organisent à cette occasion des soirées, fêtes, pour les petits et les grands. Au Cap, il sera possible de célébrer un Halloween vegan.

    A Beyrouth, le Collège Protestant Français organise une journée costumée pour les enfants, et à Tel Aviv les célébrations seront plus que nombreuses!

    Ainsi pas d’excuses! Les fêtes se multiplieront partout dans le monde. A vos costumes, maquillages et citrouilles.

  • Le magazine des Français de Chine, Trait d’Union, s’engage pour l’océan avec la Fondation Tara

    Dès ce mois-ci, Trait-d’Union s’engage à soutenir la Fondation Tara Océan en partageant régulièrement des nouvelles de l’ONG scientifique française, qui œuvre depuis plus de quinze ans sur la connaissance des océans, afin de prédire, anticiper et mieux gérer les risques climatiques. Une page permettant de mieux comprendre le travail effectué, suivi de quelques questions à l’équipe.

    Par Isabelle Chabrat, avec la Fondation Tara Océan

    Lors de la précédente expédition dans le Pacifique, dédiée à l’étude des coraux, la goélette avait fait escale à Hong-Kong en mars 2018 pour une dizaine de jours. Sensibiliser et éduquer les jeunes générations étant au cœur du projet de la fondation, plus de 700 élèves avaient eu l’occasion de monter à bord pour découvrir l’univers passionnant qu’offre ce laboratoire scientifique flottant.
    Depuis le printemps, la Fondation Tara Océan a lancé une nouvelle mission « Microplastiques 2019, aux origines de la pollution plastique », dont le volet scientifique est coordonné par le CNRS.
    D’où viennent les déchets plastiques ? Sous quelles formes arrivent-ils en mer ? Où faut-il concentrer nos efforts pour stopper leurs flux ? Quels impacts ont-ils sur la biodiversité marine et le vivant ?
    Aujourd’hui, on estime que 80 % des déchets plastiques en mer sont d’origine terrestre. Pluie ruisselant sur les routes, caniveaux, lacs, rivières ou fleuves sont autant de vecteurs des déchets produits par chacun d’entre nous qui finissent par se retrouver dans l‘océan. Pour la fondation, il est urgent d’explorer et décrire ces fuites vers la mer pour mieux endiguer cette «hémorragie».
    Habituée à parcourir les mers, c’est donc cette fois en amont que la goélette a prévu de travailler avec les équipes scientifiques, en pratiquant des échantillonnages sur 10 des 15 principaux fleuves d’Europe : la Tamise, l’Elbe, le Rhin, la Seine, la Loire, la Garonne et le Rhône, le Tage, l’Ebre et le Tibre.

    Deux objectifs principaux :

    • Identifier les sources de pollution, comprendre leur fragmentation dans les fleuves et prédire leur dispersion vers l’océan
    • Comprendre leurs impacts sur la biodiversité marine et leurs effets sur la chaîne alimentaire

     

    « La mission microplastiques 2019  va contribuer à la recherche fondamentale, comme l’ensemble des expéditions menées par la fondation, mais celle-ci comporte un enjeu sociétal fort, dont toutes les générations doivent s’emparer à présent pour changer notre rapport aux ressources, à leur préservation, et à très court terme changer de mode de consommation, de production », explique Romain Troublé, directeur général de la Fondation Tara Océan.
    Depuis les premiers prélèvements à Londres début juin 2019, la goélette a déjà effectué une bonne partie du trajet avec des étapes phares comme Hambourg, Brest, Rome ou Marseille. Elle finira sa boucle par un retour prévu à Lorient, son port d’attache, le 23 novembre. D’ici-là, n’hésitez pas à suivre son parcours en live sur : www. fondationtaraocean.org

    Trait d’Union : Quel souvenir gardez-vous de votre passage à Hong-Kong ?
    Fondation Tara Océan : La rencontre avec Hong-Kong a été mémorable, cette escale nous a permis de partager des enjeux avec le jeune public, avec les médias, et bien sur avec les scientifiques d’Hong-Kong University (HKU) … Un temps fort a été le nettoyage de plage mené par Sous les déchets la plage : les marins de Tara ont pu se joindre à un mouvement citoyen très engagé, très organisé, c’est un signal fort, on se dit que les choses bougent, même si le chemin est encore long pour une véritable transition plastique, on avance !

    Trait d’Union : Avez-vous obtenu des résultats particulièrement significatifs sur les prélèvements de coraux effectués dans la zone ?

    Il est encore un peu tôt pour parler de résultats. Mais il est apparu très nettement que la « rivière des perles » et la pollution qu’elle draine ont un impact fort sur la biodiversité corallienne. HKU y travaille depuis quelques temps déjà. Avec plus de sept millions d’habitants, Hong-Kong est une région très densément urbanisée. A proximité, la « rivière des perles » rejette d’importants volumes d’eaux usées, issues de la plus grande zone urbaine au monde en taille et en population. Dans le delta, les habitats marins subissent la très forte pression des activités humaines (développement rapide du littoral, surexploitation et pollution). Un niveau élevé de nutriments, une eau trouble, des déchets plastiques omniprésents, associés à une exploitation extensive, ont entraîné la dégradation des récifs. Squelettes de coraux largement érodés, abondance de maladies, quasi absence de poissons, la diversité corallienne y est très basse. Mais par rapport aux autres régions, les coraux semblent jusqu’à présent peu touchés par la hausse des températures.
    Aujourd’hui donc, les très peu nombreux coraux de Hong-Kong sont considérés comme particulièrement résistants. Toutefois, bien que faisant figure de résistante du Pacifique la biodiversité marine y est devenue très pauvre.

  • Européens chagrins

    Erdogan et Poutine ont topé sur le dos des Kurdes

    Erdogan et Poutine ont topé sur le dos des Kurdes, comme «press» l’avait annoncé la semaine dernière. On peut se demander pourquoi la presse française ne l’avait pas écrit avant nous. Plus grave:pourquoi personne n’a réussi à dissuader Macron de faire ses offres de trêve, aussitôt repoussées par Erdogan, puisque l’accord était avec Poutine. Si je connaissais l’existence de cet accord, d’autres le savaient mieux que moi! La question reste ouverte: Pourquoi Macron a-t-il tendu la joue à Erdogan comme il l’avait tendue à Rohani aux Nations Unies? Ou le Quai d’Orsay est sur la touche, ou il est enrhumé.

    Trump se retire de Syrie parce c’est loin, c’est cher, il n’y comprend rien

    Trump se retire de Syrie parce qu’il n’y voit pas d’interêt. C’est loin, c’est cher, il n’y comprend rien. Les Etats-Unis produisent leur propre pétrole. Il ne sait pas ce que trahir veut dire. Il a pris l’habitude de copiner avec ses ennemis et de s’essuyer les pieds sur ses alliés. Bonne chance Boris. Les Britanniques vont gouter leur nouvelle dépendance.

    Le Président français propose une armée européenne, l’Allemagne est réticente

    Le Président français a eu le mérite de proposer à l’Allemagne la constitution d’une force d’intervention européenne. Pour l’instant, l’Allemagne reste réticente. Elle y viendra. Après elle les autres Européens. Grâce à Trump, les Européens savent qu’ils sont seuls. Comme Poutine a choisi d’être contre l’Europe, il n’y a d’autre choix que de faire front, ou se coucher. Évidement on peut se coucher, mais c’est plus cher. Et immoral. Il n’est pas mauvais de constater que l’immoralité coûte cher, à terme.

    Se défendre seul, ce n’est pas défendre ses frontières. C’est être capable d’intervenir, économiquement, voire militairement, ici et là dans le monde. La France le fait. L’Allemagne le peut, même si elle craint pour son commerce. Dans le tête à tête avec l’Allemagne, la France perd du poids. Elle doit retrouver une indépendance financière, sinon les Luxembourgeois et les Irlandais vont se moquer de nous.

    La Commission européenne s’inquiète pour les finances

    La Commission européenne fait observer que le gouvernement ne fait aucun effort sur les dépenses publiques. Elle a raison. La réforme des retraites est repoussée, son entrée en vigueur se projette en 2025 pour des nouveaux entrants, qui prendront leur retraite en 2065. Quelle audace! La génération actuelle paie les dettes de celle d’avant, au lieu de financer l’investissement nécessaire à la la transition économique et écologique. Le gouvernement profite des taux d’intérêts négatifs, il s’enfonce dans la dépendance. Quelle est l’indépendance d’un pays qui dépend de ses créanciers?Quel sera le prix, le moment venu, du remboursement de la dette? Des émeutes. N’y est on pas déjà un peu? Plus on attend, plus le remède est insupportable.

    Le modèle européen et l’Amérique du Sud

    L’Argentine le sait. Trop dur. Au Chili, les émeutes ont été provoquées par la hausse du ticket de métro. Les peuples sont patients, à la longue ils se révoltent contre trois jougs: la corruption, les taxes excessives, l’injustice. C’est le cas en Algérie, à Barcelone, au Chili, à Saint Petersbourg, à Hong Kong, à Tegucigalpa. A Paris aussi, on sourit jaune.

    On parle de crise démocratique, c’est l’inverse.Là où il n’y a pas de démocratie, on la réclame. Là où elle existe, on la juge insuffisante. A Tegucigalpa, l’armée refuse de faire un coup d’état contre un gouvernement lié aux narcotrafiquants. Une tradition se perd, tant mieux. Le vote reste la meilleur arme, quand il n’est pas faussé, comme en Russie ou en Algérie. Les Européens doivent tirer leur modèle par le haut. Existe-il un autre modèle enviable?

    Thierry Breton est proposé par la France pour être le prochain Commissaire européen

    Thierry Breton est proposé par la France pour être le prochain Commissaire européen. Quand il était ministre des Finances de Jacques Chirac,la dette française était la moitié de ce qu’elle est aujourd’hui. Il la jugeait excessive. Thierry Breton expliquait que les impôts et les taxes françaises étaient un handicap pour les entreprises et l’emploi. Que les réglementations tuaient l’innovation et le dynamisme. Le futur Commissaire aiderait l’Europe en limitant l’avidité réglementaire bruxelloise, et en incitant le gouvernement français à se défaire de sa dépendance à la dette. Il se veut le champion d’une Europe puissante dans les nouvelles technologies, chiche!

    Emprunter pour payer l’ancien système des retraites, l’école bachoteuse, l’ancienne agriculture, les vieux canards industriels, c’est stagner. Emprunter pour financer les nouveaux savoirs, les nouvelles façons d’apprendre, les nouvelles solidarités, les nouveaux systèmes d’assurance, c’est une chance avec des taux d’intérêt négatifs.

    Erdogan, Poutine et Trump se moquent donc de la France et de la vieille Europe

    Erdogan, Poutine et Trump se moquent donc de la France et de la vieille Europe. Il est temps de leur donner tort. La France et l’Europe n’ont pas à craindre les Russes et les Turcs, ni même les hoquets américains.Elles n’ont à craindre que leurs atermoiements. Elles doivent investir plus à l’international. Construire des universités, comme furent créées, il y a un siècle le réseau des Alliances françaises. Renforcer les réseaux européens à l’étranger, ceux de l’économie, de l’influence, du droit.

    La France et l’Europe sont plus fortes qu’on ne le croit. Mais elles ne le savent pas. Se complaire dans les postures amène à ne jouer que des rôles de comparse, voire de cocus. Elles doivent investir et s’impliquer partout dans le monde. A commencer par l’Afrique, la Méditerranée, l’Amérique ignorée qui s’appelle latine parce qu’elle est européenne.

    Les Européens, avec le cirque du Brexit en prime, donnent le sentiment de subir des évènements dictés par des cyniques, alors qu’ils ont les moyens et la légitimité d’épouser la cause des peuples, leur aspiration démocratique. Il serait temps, pour la vieille Europe, de dire que le nouveau monde est le sien et qu’elle n’en a pas peur.

    Laurent Dominati

    Editeur de lesfrancais.press.

    Ancien Ambassadeur de France

    Ancien Député de Paris.

    PS: Une lectrice, qu’elle en soit remercié, signale: « L’article « L’Espagne divisée contre elle-même” contient une importante erreur: Tejero a d’abord fait 7 mois de prison en 1979 pour un essai de coup d’état. Mais pour celui de 1981 à la Chambre des Députés il a été condamné à 30 ans de prison dont il en a fait 16« . Pour moi il n’y a pas d’erreur. J’avais bien écrit « 7 mois de prison pour le premier coup d’Etat ». Mais c’était imprécis. Tejero n’eut pas le temps de passer à l’acte, son premier projet fut éventé. Pour son deuxième essai, il prit trente ans. Mais les crises politiques appellent d’abord des réponses politiques. La réponse à Tejero, donnée par le Roi et les chefs militaires, fut la démocratie. Sic semper.

  • Emmanuel Macron propose Thierry Breton après le rejet de Sylvie Goulard

    Emmanuel Macron propose Thierry Breton après le rejet de Sylvie Goulard

    Emmanuel Macron a transmis ce jeudi à Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, sa proposition de nommer l’ancien ministre de l’Économie Thierry Breton comme membre de la Commission européenne.

    Deux semaines après le rejet de Sylvie Goulard, Emmanuel Macron a proposé Thierry Breton, 64 ans, actuel PDG du groupe Atos et ex-ministre de l’Économie, comme nouveau membre français à la Commission européenne, a annoncé l’Élysée ce jeudi 24 octobre 2019.

    « Le président de la République a transmis à Ursula von der Leyen, présidente élue de la Commission européenne, sa proposition de nommer Thierry Breton comme membre de la Commission européenne », a indiqué l’Élysée.

    La France a promis de présenter un ou une candidat(e) à la Commission européenne rapidement. L’hypothèse Thierry Breton serait envisagée.

    Le prochain commissaire français ne sera sans doute pas une femme, si l’on en croit les dernières rumeurs parisiennes. En plus …

    Un camouflet

    Principal enjeu pour Paris, le vaste portefeuille obtenu pour le Commissaire français — politique industrielle, marché intérieur, numérique, défense et espace — restera inchangé. Emmanuel Macron en a obtenu l’assurance d’Ursula von der Leyen, a précisé la présidence.

    « Ce qui m’importe, c’est le portefeuille ! Je me suis battu pour un portefeuille », s’était écrié le chef de l’État, apprenant avec agacement l’éviction de Sylvie Goulard le 10 octobre, vécue comme un camouflet infligé par le Parlement européen.

    La future présidente de la Commission a déjà approuvé son nouveau choix. Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen « se sont mis d’accord sur ce profil après une discussion en amont. Si nous proposons ce candidat, c’est qu’il convient », commente l’Élysée.

    Un ami de Jacques Chirac

    Avec son parcours qui mêle public, privé et politique, ainsi que sa connaissance de l’industrie, cet ami de Jacques Chirac coche en effet de nombreuses cases.

    « Thierry Breton a des compétences solides dans les domaines couverts par ce portefeuille, en particulier l’industrie et le numérique, car il a été ministre de l’Économie (sous Jacques Chirac) entre 2005 et 2007, avec tutelle sur l’industrie. Il a aussi été PDG de grands groupes industriels et du secteur de la défense (Thomson, France Télécom, Atos) et bénéficie d’une réputation solide d’homme d’action », fait valoir la présidence.

    C’est lui qui, appelé à la tête de France Télécom lourdement endettée, avait redressé le groupe en réduisant ses coûts et avait conduit à sa privatisation.

    Il est aussi Macron-compatible, « aligné » avec les positions du chef de l’État. Il s’était rallié à sa candidature dès avant le 1er tour, après le retrait d’Alain Juppé.

    « C’est aussi un européen convaincu, qui a conduit de nombreux projets franco-allemands », ajoute l’Élysée, en particulier à la tête d’Atos qui a un siège en France et un à Munich. Thierry Breton est un ardent défenseur du développement en l’Europe de supercalculateurs capables de rivaliser avec la Chine et les États-Unis.

    En prime, il connaît Ursula von der Leyen, avec qui il a travaillé lorsqu’elle était ministre allemande de la Défense, sur la création d’un fonds européen de la défense et de la sécurité, pour doper les investissements européens dans ces domaines.

    C’est enfin un ancien élu de terrain, qui a été conseiller régional de Poitou-Charentes de 1988 à 1992.

  • Tokyo: 50 quartiers à la loupe

    C’est un guide original qui nous est proposé par la maison d’édition les arènes. Le sujet: Tokyo. La méthode: 50 quartiers à la loupe. L’auteur, Jérôme Schmidt, que nous avons rencontré, a une vie déjà bien remplie malgré son  âge: musicien (avec Richard Pinhas, Maurice Dantec & Norman Spinrad) pendant 15 ans, mais aussi éditeur (éditions inculte, qu’il a créé en 2004) et auteur de documentaires culturels (Arte, France 5, etc.).
    Le Japon, une découverte lors de tournées musicales en 2005. Et de nombreux aller-retour depuis. « C’est le pays qui m’apaise le plus, et m’étonne à chaque fois de par sa densité et l’étendue de ses endroits inimaginables » nous a-t-il indiqué.

    La description de 50 quartiers

    Mais alors où aller? M. Schmidt nous propose non moins de 50 quartiers:

    Tokyo, ville monde, regorge de quartiers totalement différents

    Kichijoj, banlieue agréable et paisible et  Jyugaoka, quartier cossu à l’allure européenne. Les adeptes du Tokyo rétro privilégieront Tateishi: c’est un peu sale selon les critères japonais, personne ne parle anglais et il n’y a pas de monuments particuliers mais cela regorge de bars peuplés de personnes chaleureuses qui aident bien volontiers les visiteurs perdus! Jérôme Schmidt ne recommende en revanche pas Harajuku en raison de son « hystérie collective ». Le quartier abrite cependant le magnifique temple Shintoïste Meiji-jingū.

    Le Japon, c’est aussi une gastronomie unique au monde. Il est possible de se restaurer dans des établissements parfois étoilés et ce à peu de frais! 3 exemples: Tsuta, Kyourakutei Soba, et Nakajima!

    Des habitudes à prendre pour ne pas choquer

    Donner un pourboire est considéré comme une insulte au Japon

    La culture Japonaise est fascinante. Elle est aussi très différente de la notre. Donner un pourboire par exemple est totalement hors propos d’un point de vue culturel, et insister est très gênant. Egalement : entrer dans un restaurant ou un bar et s’asseoir sans demander l’autorisation est malvenu. Nous sommes invités du maître des lieux, et c’est un honneur qu’il nous accepte – attendez-vous donc parfois à être refusé dans un endroit même vide, car le maitre des lieux aura peur de ne pas pouvoir bien vous comprendre, notamment à cause de la langue.

    Une communauté française restreinte

    La communauté française au Japon est relativement faible, environ 11 000 personnes. Beaucoup de jeunes expatriés, souvent franco-japonais, animent la communauté de leur esprit d’entreprise, dans le commerce, la distribution, les écoles de langue … Ce dynamisme est constaté aussi dans la démographie avec un lycée français international de Tokyo  qui compte jusque 5 classes par niveaux.

    Nul doute qu’eux aussi, bien que locaux, trouveront un intérêt dans ce guide « idéal » de la capitale niponne…

    Tokyo, le guide idéal

    Jérôme Schmidt

    Edition les arènes

    19.90 €

  • Financement des écoles françaises à l’étranger, une issue en vue?

    Notre pays est surprenant : au moment  où son Président exprime une grande ambition pour notre réseau d’écoles à l’étranger dont il veut doubler le nombre  d’élèves d’ici à 2030, son administration des Finances interrompt le processus qui permet à nos écoles qui veulent se créer,  s’agrandir, se moderniser, d’obtenir la garantie de l’Etat pour le financement de ces opérations !

     166 projets depuis 1975

    Le Sénateur Jacques Habert

    Ce dispositif, géré par l’ANEFE (Association Nationale des Ecoles  françaises de l’Etranger) a permis, depuis sa création en 1975 par le Sénateur des Français de l’étranger Jacques Habert, de  faire  bénéficier de la garantie de l’Etat 166 projets,  au bénéfice de 112 écoles, dans 95 pays. L’ANEFE joue le rôle d’intermédiaire pour l’obtention de prêts par les écoles du réseau à l’étranger.

    Abrité par le Sénat, il n’a, depuis, pas coûté le moindre denier à l’Etat, ni en garantie, ni en fonctionnement.

     Processus bloqué par le Ministère des Finances

    Aujourd’hui sa structure (héritée de son histoire) ne convient plus aux responsables concernés  du Ministère des Finances qui a bloqué le processus depuis plus d’un an. Il s’agit en effet d’une association 1901 alors qu’elle joue le rôle dans les faits d’un établissement financier.

    Ce blocage pose problème en raison des besoins des établissements qui veulent se développer ou se créer comme cela est souhaité au plus haut niveau de l’Etat.

    Un autre problème est que si la structure actuelle est remplacée, modifiée, adaptée, par quoi? Cela n’est pas indiqué pour le moment et dans tous les cas il est fort à parier que la nouvelle structure n’aura pas forcément les mêmes caractéristiques: proximité avec le terrain, expérience, connaissance des enjeux.

     Le Ministère des Affaires Etrangères attentif

    Le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé de mettre en œuvre l’ambitieux plan de développement qui vient d’être présenté regrette, lui aussi, cette interruption.

    Il faut seulement souhaiter que son influence lui permette d’obtenir une solution raisonnable.

  • L’intelligence artificielle au service de la régulation sociale et politique – Le crédit social en Chine

    En Chine, de plus en plus de villes mettent en place le permis social à points par lesquels les citoyens sont notés et surveillés. L’élaboration d’un système de crédit social a commencé au début du XXIe siècle. Les autorités ont craint que la montée en puissance du capitalisme ne débouche sur celle de l’individualisme et remette en cause l’ordre restauré en 1949 avec l’arrivée au pouvoir de Mao.

    Le système de crédit social chinois visait aussi à lutter contre certaines pratiques pouvant nuire à la bonne réalisation des échanges économiques et financiers. L’objectif était de créer une société chinoise « plus civilisée » et « plus harmonieuse ». Le déploiement de ce système intervient au moment où le Président Xi Jinping entend restaurer des pratiques confucéennes « vertueuses » au sein de la société chinoise. La Chine repose sur une culture multiséculaire dont l’ordre et la primauté du collectif sur l’individuel constituent la clef de voûte. Les déviances par rapport à l’ordre établi sont perçues comme des menaces pouvant porter atteintes à la stabilité et au progrès de l’ensemble qui est apprécié sur une longue période.

    Le permis social à points, un capital de 1000 points

    En Occident, l’individualisme et le court terme sont sacralisés. Le rapport à la liberté est donc totalement différent. Elle est un des éléments du pacte occidental quand elle est accessoire aux yeux des autorités chinoises.

    Le permis social à points n’est que la déclinaison des permis de travail ou de déplacement. Le système de crédit social devrait être institué en 2020 au niveau national. Il concernera non seulement les citoyens mais aussi les entreprises et les organismes publics. Ce système permettra de sérier les personnes morales et physiques en mettant l’accent sur des critères d’honnêteté. Les individus et les entreprises mal classés seront pénalisés pour l’accès aux prestations, aux subventions et aux services publics. Le projet en cours d’élaboration rencontre quelques retards du fait des problèmes de logistique qu’il pose. Le recours à l’intelligence artificielle pour traiter le grand nombre de données est envisagé.

    Le Gouvernement pourrait confier la gestion de ce système aux autorités locales dont certaines ont déjà mis en œuvre des outils de contrôle des comportements. 43 municipalités ont institué des projets pilotes. Le système de contrôle de Rongcheng, dans le Shandong, classe les individus en six catégories en fonction du nombre de points possédés par chacun :

    • AAA (plus de 1 050 points) : citoyen exemplaire ;
    • AA (entre 1030 et 1 049 points) : citoyen excellent ;
    • A (entre 960 et 1 029 points) : citoyen honnête ;
    • B (entre 850 et 959) : relativement honnête ;
    • C (entre 600 et 849) : niveau d’avertissement ;
    • D (549 et moins) : malhonnêteté.

     

    Au départ, tous les citoyens se voient attribuer un capital de 1 000 points, capital qu’ils peuvent améliorer en réalisant de bonnes actions ou qu’ils peuvent perdre en ayant de mauvais comportements.

    À Shanghai, les habitants de la ville peuvent entrer leur numéro personnel d’identification administrative sur une application dénommée Honest Shanghaï pour obtenir une évaluation de leur crédit social fondée sur leur statut professionnel, le paiement de leurs assurances et de leurs impôts, leur casier judiciaire, etc. La ville de Pékin étudie également la possibilité d’instaurer un système de notation des citoyens avec la création de « listes noires ».

    Carottes et bâtons

    L’accès aux services publics, la possibilité de création d’entreprise de déplacement ou de voyage ainsi que la recherche d’emploi seraient conditionnés à la possession d’un certain volume de points. Les personnes de confiance bénéficieront d’un traitement accéléré de leurs requêtes, de facilités de crédits ou d’accès privilégiés aux voyages et évènements. Le système de listes noires déjà en vigueur sera amplifié avec la mise à jour en permanence des niveaux de crédits des entreprises et des particuliers non fiables.

    Des mécanismes de sanctions pour les personnes « non fiables » sont prévus. La perte de points pourra intervenir non seulement en cas de délits ou de crimes mais aussi en cas de défaut de paiement dans le cadre d’un crédit ou d’amendes pour non respect du code de la route. Le fait de ne pas rendre visite régulièrement à des parents âgés, de manger dans le métro, de tricher dans le cadre de jeux en ligne et d’appartenir à un « culte hérétique » (toute religion non reconnue par le pouvoir communiste et athée) engendrera une perte de points. Il en sera de même si les citoyens contribuent à véhiculer des « rumeurs » sur Internet.

    À l’inverse, ils pourront gagner des points quand leur comportement aura « influence positive » sur leur entourage et la société. Donner son sang et s’occuper des personnes âgées permettront d’obtenir une majoration du crédit social.

    Vidéosurveillance avec reconnaissance faciale

    Pour bâtir leur projet, les autorités chinoises prévoient de recourir à la vidéosurveillance avec reconnaissance faciale, aux décisions de justice, aux réseaux sociaux, et aux informations recueillies auprès des entreprises de transport, des entreprises de crédit, des banques, des systèmes de paiements dématérialisés omniprésents en Chine.

    Plus de treize millions de Chinois sur liste noire

    En Chine, à fin mars 2019, 13,49 millions de personnes étaient jugés « indignes de confiance » et placées sur des listes noires. 20,47 millions de demandes de billets d’avion et 5,71 millions de demandes de billets de train à grande vitesse ont été rejetées pour « malhonnêteté ». Les autorités chinoises ont prévu des dispositifs de réhabilitation des personnes placées sur listes noires afin d’éviter une stigmatisation excessive. Ce système de contrôle devrait concerner les personnes morales et physiques étrangères installées ou réalisant des affaires en Chine.

    Les autorités chinoises indiquent que les États-Unis pratiquent de même en imposant les décisions qu’ils prennent en matière d’embargo aux entreprises étrangères. Le non-respect des règles américaines se traduit par de possibles amendes et interdiction de commercer, ce qui, aux yeux des Chinois, n’est guère différent de leur système de crédits.

    L’Occident en déclin, la chine à la pointe de la civilisation

    Le Gouvernement chinois estime que les pays occidentaux sont en proie à un déclin tant moral qu’économique. La crise des subprimes a révélé que le système capitaliste traditionnel n’était pas infaillible, que l’individualisme et l’hédonisme pouvaient entraîner un collapse civilisationnel.

    La surveillance collective en Chine est une vieille pratique. Durant le régime impérial, ce rôle est dévolu aux Baojia qui rassemble les familles au niveau local dans un système communautaire. Les Baojia apparus 350 ans avant Jésus Christ prennent leur essor à partir de l’an 1000. Ils ont comme mission de veiller à la bonne application des lois. Lorsqu’une faute était commise, elle se devait d’être rapportée aux autorités et l’ensemble du groupe était menacé de sanction. Les Baojia jouaient un rôle de caution solidaire.

    Surveillance du parti

    Si les Baojia disparaissent a priori en 1949, le Parti communiste chinois a dès la fin de l’année 1954, créé des « comités de quartier » qui y ressemblent. Ils ont comme missions d’informer, de surveiller et de dénoncer les actes répréhensibles. L’urbanisation du pays ainsi que la montée en puissance des classes moyennes réduisent l’efficacité des conseils de quartier. Le permis social vise donc à compenser la perte d’influence des structures de surveillance contrôlées par le Parti.

  • Thierry Breton fait campagne pour être le commissaire français

    La France a promis de présenter un ou une candidat(e) à la Commission européenne rapidement. L’hypothèse Thierry Breton serait envisagée.

    Le prochain commissaire français ne sera sans doute pas une femme, si l’on en croit les dernières rumeurs parisiennes. En plus de Michel Barnier, dont la candidature potentielle revient sur le devant de la scène, un autre candidat est apparu selon le Canard Enchainé : Thierry Breton.

    Une hypothèse surprenante dans la mesure où Sylvie Goulard a été recalée en raison de casseroles potentielles, et que le dirigeant de la société d’ingénierie Atos n’en est lui-même pas dépourvu. Et s’il a passé l’âge légal de la retraite, 62 ans, depuis deux ans, il mène néanmoins une campagne active à laquelle l’Elysée se montrerait sensible.

    Ex ministre de l’Economie sous Chirac entre 2005 et 2007, le dirigeant marqué à droite a surtout été à la tête d’entreprises de technologies, comme Bull, France Telecom, puis Thomson Multimedia et enfin Atos, ce qui fait que ses conflits d’intérêts potentiels sont d’emblée multiples. La société qu’il dirige actuellement a notamment une filiale qui a été mise en cause pour des activités d’espionnage illégale par les Etats comme l’Egypte. Il a dans le passé été mis en cause et sujet à des perquisitions, notamment dans l’affaire Rhodia, lors de laquelle des actionnaires s’étaient plaint d’avoir été roulés par les dirigeants de la société avant son introduction en bourse. Il  était alors président du comité d’audit de la structure aujourd’hui fusionnée avec  Solvay.

    La mutualisation des coûts de la défense en Europe

    Il y a trois ans, Thierry Breton avait poussé des propositions pour l’Europe de la défense, dans un rapport publié par le think-tank libéral Ifrap, alors que la société qu’il dirige est impliquée sur le sujet.

    L’idée principale de ce rapport serait de mettre en commun les coûts de défense au niveau européen au travers d’un fonds qui permettrait d’alléger la dette de certains Etats, et donc d’améliorer la santé financière de la zone euro tout en mutualisant la gestion de la défense européenne plutôt que de la confier à quelques-uns, et en l’occurrence surtout à la France.

    Le fonds de défense qui a été crée pour l’instant au niveau européen prévoit d’investir dans des capacités militaires communes, et non d’éponger les dettes existantes.

  • Francophobie dans le monde: #1 en Angleterre

    3 jours après les terribles attentats de Paris du 13 novembre 2015 se déroulait un match amical France-Angleterre dans un lieu mythique du foot anglais: Wembley. En présence du Prince William, 90 000 spectateurs, dans l’écrasante majorité de nationalité britannique, ont entonné, phonétiquement pour la plupart, l’une des plus belles Marseillaise de l’histoire du football, alors que notre devise nationale était projetée à l’extérieur de l’immense stade.

    Voici l’Angleterre que l’on aime. Tolérante, solidaire, multiculturelle, ouverte, émouvante parfois, drôle souvent. A des années lumières de l’Angleterre du Brexit, de la haine de l’autre, du repli sur soi, de la francophobie aussi.

    « Chirac est un ver »

    En 2003, en pleine polémique de la guerre en Irak, le tabloid « The Sun », journal en langue anglaise le plus lu au monde et propriété du magnat australien des médias Rupert Murdoch, publia partiellement en français une édition spéciale entièrement consacrée à la position française sur le conflit. Conflit soutenu par The Sun qui se montra sans ambiguïté et sans modération. Le Président Chirac était qualifié de « ver », « hypocrite », « traitre ».

    Une violence incroyable mais non surprenante. Une partie, infime certes mais significative tout de même, de la population anglaise déteste la France et les Français. Fruit complexe et sordide d’ignorance et de relents historiques qui existent d’ailleurs aussi en sens inverse (parmi les opposants de la « perfide Albion »), cette situation est problématique dans un pays qui compte des centaines de milliers de nos compatriotes y habitant, et le visitant.

    Et les Français du Royaume-Uni ?

    Nous devons être objectifs : les autorités et le monde politique britannique prennent sans aucune ambiguïté les actes racistes, y compris francophobes, au sérieux, et sont sans concession avec les auteurs.

    Le Lycée français de Londres, un des établissements les plus prestigieux de la capitale du Royaume-Uni

    Pour autant il faut aussi être réaliste, les crimes racistes, dans leur globalité, ont explosé en particulier depuis le début du Brexit, passant de moins de 40 000 en 2011-2012 à environ 70 000 l’année dernière. Les Français du Royaume-Uni se sentent ils en danger ? « L’atmosphère est assez lourde mais c’est plus lié aux débats sur le Brexit en tant que tel, en revanche il est vrai que la France est vue par les partisans les plus acharnés d’un Brexit dur comme l’empêcheur de tourner en rond, et parfois les discussions ne sont pas simples… » témoigne Florence qui vit et travaille à Londres depuis de nombreuses années.

    La suite de ce feuilleton sans fin aura-t-elle une influence sur la francophobie et le racisme en général ? Réponse au prochain épisode…  En attendant, soyons optimistes: le Lycée français de Londres a une immense liste d’attente preuve de son attractivité, et les ressortissants anglais aiment toujours autant flaner sur les bords de Seine et de la Côte d’Azur.