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  • USA-IRAN : Un raid américain fait monter la tension d’un cran

    USA-IRAN : Un raid américain fait monter la tension d’un cran

    Le Pentagone a confirmé, cette nuit que le président américain, en personne, avait donné l’ordre de neutraliser l’homme fort de Téhéran au Proche Orient Qassem Soleimani. Le leader pro-iranien Abou Mehdi al-Mouhandis a également été abattu lors du raid qui s’est déroulé à l’aéroport de Bagdad, en Irak. Le Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a appelé à la « vengeance ».

    Après une série d’attaques à la roquette contre des diplomates et des soldats américains, attribuées par Washington aux pro-Iran, l’escalade atteint un sommet inédit avec la mort de deux haut-responsables en Irak. Sur ordre du président américain Donald Trump, le général iranien Qassem Soleimani, en charge des affaires irakiennes au sein de l’armée idéologique d’Iran, a été tué dans une frappe aérienne contre son convoi à l’aéroport de Bagdad, a déclaré jeudi 2 janvier soir le Pentagone.

    AFP-REUTERS

    « Sur ordre du président, l’armée américaine a pris des mesures défensives décisives pour protéger le personnel américain à l’étranger en tuant Qassem Soleimani », a précisé le ministère américain de la Défense dans un communiqué. « Cette frappe était destinée à dissuader l’Iran de tout projet d’attaque. » Le Pentagone a pris soin de souligner que le général Soleimani était le chef de la force Al Qods, une unité d’élite des Gardiens de la révolution iraniens, une organisation considérée comme terroriste par Washington depuis avril dernier.

    Le Hachd al-Chaabi, puissante coalition de paramilitaires majoritairement pro-Iran désormais intégrés à l’État irakien, a précisé que son numéro deux, Abou Mehdi al-Mouhandis, faisait également partie des neufs victimes de ce « raid américain » qui a visé un convoi de véhicules dans l’enceinte de l’aéroport de Bagdad. Les deux hommes étaient sous le coup de sanctions américaines.

    Un appel à la vengeance 

    L’assassinat du général Qassem Soleimani est une « escalade extrêmement dangereuse et insensée », a réagi le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, sur Twitter. « Les États-Unis portent la responsabilité de toutes les conséquences de leur aventurisme renégat. »

    Des conséquences qui pourraient être violentes. Après avoir déclaré trois jours de deuil national en hommage à Qassem Soleimani, le Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a appelé à la « vengeance ». « Soleimani a rejoint nos frères martyrs mais notre revanche sur l’Amérique sera terrible », menace également Mohsen Rezai, un ancien chef des Gardiens de la révolution.

    « Une réunion extraordinaire du conseil suprême de sécurité nationale aura lieu d’ici quelques heures pour examiner l’attaque meurtrière sur le véhicule du général Soleimani à Bagdad, qui a conduit à son martyr », a en outre annoncé le porte-parole de cette plus haute instance sécuritaire en Iran, Keyvan Koshravi, cité par l’agence Isna.

    Aux États-Unis, le chef démocrate de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants a déploré jeudi soir que Donald Trump n’ait pas notifié le Congrès américain du raid mené en Irak. « Mener une action de cette gravité sans impliquer le Congrès soulève de graves problèmes légaux et constitue un affront aux pouvoirs du Congrès », écrit dans un communiqué Eliot Engel, élu de New York. Dans son camp, nombre d’élus ont aussi fustigé les risques d’escalade avec l’Iran. « Le président Trump amène notre nation au bord d’une guerre illégale avec l’Iran, sans l’approbation du Congrès », accuse le sénateur démocrate Tom Udall. « L’Iran va réagir et probablement à différents endroits. Pensée à tout le personnel américain dans la région en ce moment », s’inquiète, de son côté, Ben Rhodes, ancien proche conseiller de Barack Obama.

    Les ténors républicains ont, eux, félicité la décision de Donald Trump. « J’apprécie l’action courageuse du président contre l’agression iranienne », a salué sur Twitter l’influent sénateur républicain Lindsey Graham, quand le sénateur Marco Rubio estime que « les actions défensives que les États-Unis ont prises contre l’Iran et ses mandataires sont conformes aux avertissements clairs qu’ils ont reçus. Le général Soleimani « n’a eu que ce qu’il méritait », a abondé le sénateur républicain Tom Cotton.

    Crainte d’une escalade

    Ce bombardement meurtrier fait redouter une nouvelle escalade entre l’Iran et les États-Unis en Irak, déjà théâtre mardi d’une attaque inédite de manifestants pro-iraniens contre l’ambassade américaine.

    AFP

    Depuis fin octobre, une dizaine d’attaques à la roquette ont visé des soldats et des diplomates américains, tuant il y a une semaine un sous-traitant américain. Dimanche soir, Washington, qui accuse les factions pro-Iran du Hachd al-Chaabi d’être derrière ces attaques non revendiquées, a répondu en bombardant des bases de l’une d’elles près de la frontière syrienne, faisant 25 morts.

    Depuis, le sentiment anti-américain n’a cessé d’être exacerbé par les partisans pro-Iran en Irak, pays secoué depuis le 1er octobre par une révolte populaire qui dénonce le pouvoir irakien accusé de corruption et d’incompétence, de même que l’influence grandissante de son parrain iranien.

    Les factions armées et politiques pro-Iran mènent une vaste campagne pour dénoncer l’accord de coopération américano-irakien qui encadre la présence de 5 200 soldats américains en Irak. Les forces américaines, qui ont envahi l’Irak en 2003 et renversé le dictateur Saddam Hussein, se sont retirées du pays en 2011. Mais des troupes sont toutefois revenues en 2014 dans le cadre de la coalition internationale contre le groupe jihadiste État islamique (EI).

    Durant les trois années de guerre contre l’EI, ces hommes ont combattu du même côté que ceux du Hachd. Mais aujourd’hui, le Hachd, dont de nombreuses factions sont nées dans le combat contre l’occupation américaine, est une menace plus sérieuse pour les Américains que l’EI, selon des sources américaines.

  • Le gouvernement français joue aussi sa crédibilité européenne sur les retraites

    Le gouvernement français joue aussi sa crédibilité européenne sur les retraites

    Le gouvernement s’arc-boute sur une réforme conseillée par l’exécutif européen, mais déjà édulcorée, et qui divise profondément en France. Les transports sont paralysés depuis près d’un mois.

    Réformer, ou du moins prétendre le faire, notamment pour donner des gages à ses partenaires européens : c’est le pari dans lequel le chef de l’État français semble s’être engouffré. Et dont il peine à sortir.

    La réforme des retraites est un point important des recommandations récurrentes de la Commission européenne à la France. L’été dernier, le conseil Ecofin, qui rassemble les ministres de l’UE, avait ainsi souligné le sujet, insistant sur le fait que la réforme pourrait contribuer à alléger la dette publique.

    Un mois après le début d’une grève qui paralyse les transports, et une partie des services publics en France, le chef de l’État a réaffirmé lors de la présentation de ses vœux à la nation, le 31 décembre, son intention de mener à bien la réforme des retraites. Une déclaration vécue comme un durcissement du bras de fer par les syndicats.

    Une réforme déjà assouplie

    Contrairement aux apparences, le gouvernement a déjà lâché du lest dans sa tentative de réforme du régime des retraites. Durant divers épisodes de négociations qui se sont tenus en décembre, le gouvernement a déjà accepté de prolonger ou de conserver certains régimes spéciaux. Ainsi, les policiers ont obtenu un délai conséquent avant l’application du régime général, et conservent la possibilité de partir plus tôt en retraite ; ils réclament désormais les mêmes avantages que les gendarmes, qui eux sont assimilés aux militaires, et ont à ce titre un régime encore plus favorable.

    Pour le personnel RATP et SNCF, qui affiche la plus forte mobilisation, le gouvernement a proposé de décaler de 10 ans la date d’application de la réforme, qui ne concernerait que les salariés nés après 1985, contre 1975 pour le commun des mortels.

    Dans l’aérien, le personnel naviguant a aussi obtenu des concessions importantes, tout comme les danseurs de l’Opéra de Paris, qui ont actuellement la possibilité de partir en retraite à 42 ans.

    Le projet d’un régime général et équitable des retraites prend déjà l’eau, ce qui semble donner des ailes aux syndicats. Le 1er janvier, le responsable du syndicat CGT Philippe Martinez a appelé à la grève générale pour conforter le mouvement. Un appel qui risque toutefois de rester lettre morte.

    Pari sur l’essoufflement financier des grévistes

    Si le mouvement se poursuit depuis le 5 décembre, soit près d’un mois, et que les Français ont tendance à sympathiser avec les grévistes puisque 51 % d’entre eux les soutenaient fin décembre, le gouvernement parie sur son essouflement.

    En effet, la plupart des grévistes ont touché un 13ième mois ou une prime de fin d’année en décembre. Mais un mois de janvier entier sans salaires risque d’être impossible à gérer pour nombre d’entre eux. Ce qui explique que le taux de grévistes ait chuté de 55 % à 8 % à la SNCF depuis le début de la grève. Et les cagnottes organisées par les syndicats sont très modestes par rapport aux besoins.

    Risque de décrédibilisation ?

    Le gouvernement français pourrait finir par avoir les grévistes à l’usure, mais sans convaincre et sans que les revendications n’aient semblé avoir été entendues. Ce qui serait un signe politique négatif : la décrédibilisation d’Emmanuel Macron à 2 ans des élections présidentielles n’est pas faite pour rassurer les voisins européens, alors que le Rassemblement national, plutôt discret depuis le début de la grève, se tient en embuscade. Et alors que le scepticisme à son égard au niveau international va croissant.

     

  • En position de force, Boris Johnson pave la voie d’un Brexit difficile

    En position de force, Boris Johnson pave la voie d’un Brexit difficile

    Après une année de paralysie politique et de frustration, Britanniques et Européens terminent 2019 avec le sentiment d’avoir tourné une page. Fort d’une majorité de 80 sièges, Boris Johnson fera sortir le Royaume-Uni de l’UE d’ici la fin janvier.

    En 2020, les discussions se concentreront sur les relations commerciales post-Brexit, dans le cadre d’un calendrier serré et avec la menace de parvenir à la fin de l’année sans avoir conclu d’accord. Certaines choses ne changent guère.

    Les pleins pouvoirs de Boris Johnson

    La majorité de 80 sièges que détient Boris Johnson à la Chambre des communes lui donne un contrôle absolu sur les négociations commerciales post-Brexit, qui devraient commencer véritablement en février.

    Boris Johnson n’aura pas à affronter autant d’obstacles que Theresa May, la précédente Première ministre. Il dispose d’une large majorité, et le projet de loi sur l’accord de retrait prive les parlementaires britanniques de quasiment tout contrôle sur les négociations commerciales post-Brexit.

    Boris Johnson n’a pas besoin de leur appui, ni même de leur donner des informations à propos son mandat de négociation. Ils n’auront pas non plus droit à un vote « significatif » sur le résultat des pourparlers.

    Le projet de loi sur l’accord de retrait, qui a fait l’objet d’une deuxième lecture à la Chambre des Communes juste avant Noël, sera soumis au Parlement à la mi-janvier. Le Royaume-Uni sortira alors enfin de l’Union, mais une période de transition de onze mois, pendant laquelle le Royaume-Uni continuera à faire partie du marché unique, commencera immédiatement.

    Une fois le Brexit arrivé à son terme, du moins officiellement, le Premier ministre entend retirer le mot « Brexit » du vocabulaire du gouvernement. Le département pour la sortie de l’Union européenne sera supprimé à la fin du mois de janvier. Boris Johnson a l’intention de le remplacer par une équipe de négociation – appelée « Taskforce Europe » – qui sera responsable des négociations sur les relations futures avec l’UE, sous la direction de son conseiller David Frost.

    Pour l’heure, le canevas de l’accord commercial de Boris Johnson est encore très flou, bien qu’il ait parlé de fonder les futures relations entre l’UE et le Royaume-Uni sur le modèle de l’Accord économique et commercial global (CETA) existant entre l’UE et le Canada.

    Le manifeste des conservateurs et les déclarations de Boris Johnson, selon lesquelles il souhaite que le Royaume-Uni s’écarte de la réglementation de l’UE, laissent présager une relation beaucoup moins étroite avec l’UE que celle envisagée dans la déclaration politique négociée par Theresa May. Celle-ci évoquait un fondement sur les arrangements douaniers et laissait entrevoir la perspective d’un important alignement réglementaire sur les marchandises.

    Alors que le gouvernement de Theresa May envisageait de participer à divers programmes de l’UE, le manifeste électoral des conservateurs ne mentionne que la collaboration scientifique internationale avec l’Union. En 2020, le gouvernement britannique mettra probablement en place une série de nouvelles agences de régulation pour remplacer les agences existantes de l’UE, indiquant ainsi clairement la direction qu’il compte prendre.

    Les négociations se terminent, d’autres commencent

    Les deux parties assurent qu’elles agiront dans l’urgence. La Commission européenne a promis de remettre aux États membres un mandat de négociation pour les relations commerciales post-Brexit le 1er février.

    Négocier et ratifier en onze mois et dans 27 États membres un ambitieux partenariat commercial et politique, comparable au CETA, apparaît comme un objectif extrêmement optimiste.

    Une prolongation du délai devrait être convenue par l’UE et le Royaume-Uni avant juillet 2020. Cependant, en amendant l’accord de retrait avec l’inscription dans la loi de la date limite de décembre 2020, cette option a été écartée par Boris Johnson. Rien ne l’empêchera de changer d’avis par la suite, cependant.

    Cette date butoir a fait réapparaître le spectre d’un Brexit « sans accord ».

    Lors de la dernière session plénière du Parlement européen de 2019, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a averti qu’un calendrier aussi serré constituait une  « difficulté extrême », ajoutant que « dans le cas où nous ne pourrions pas parvenir à un accord d’ici à la fin 2020, nous ferions à nouveau face à une situation des plus périlleuses ».

    Selon certains rapports, c’est la Commission qui pourrait demander une prolongation de la période de transition, afin d’éviter un scénario sans accord.

    Un accord réduit à l’essentiel

    Avec leur représentant installé au 10 Downing Street, les partisans d’un Brexit dur sont bien entendu très actifs.

    Le chef du Parti du Brexit, Nigel Farage, dont la formation ne s’est pas opposée aux députés conservateurs lors du scrutin de décembre, estime que son camp a potentiellement et « pour la première fois (…) le dessus dans ces négociations ». Il dit cependant savoir  qu’il n’obtiendra pas « tout ce qu’[il] veu[t]. Ce n’est tout simplement pas possible, il y aura toutes sortes de compromis ».

    Nigel Farage estime la probabilité d’un Brexit sans accord à « 25 %, pas plus que ça ».

    Mais tout le monde n’est pas persuadé que la domination de Boris Johnson à l’intérieur du pays se traduira par un plus grand pouvoir de négociation à Bruxelles.

    « Si vous voulez être en position de force dans des négociations internationales, vous devez pouvoir plaider de manière crédible que vous êtes en situation de faiblesse chez vous », souligne Anand Menon, directeur du think tank universitaire « UK in a Changing Europe ».

    « Si vous pouvez dire à votre adversaire que vous avez les mains liées parce que vous ne disposez pas d’une majorité suffisante, ou quoi que ce soit d’autre, alors il est possible qu’il se montre flexible avec vous. Mais si vous vous présentez avec une majorité significative, tout le monde sait que vous avez le contrôle et que vous êtes donc en mesure de faire des concessions », poursuit-il.

    En effet, le calendrier et les promesses préélectorales de Boris Johnson, ainsi que les remarques sceptiques du négociateur en chef de la Commission, Michel Barnier, plaident en faveur d’un accord commercial « réduit à l’essentiel », couvrant uniquement les droits de douane et les quotas entre l’UE et le Royaume-Uni, et qui pourra être étoffé sur une période de plusieurs années.

    L’économie du Brexit

    La victoire électorale de Boris Johnson s’est construite sur la base d’une percée sans précédent des Tories dans le nord de l’Angleterre, qui constitue un bastion traditionnel du parti travailliste, mais où le soutien au Brexit est également fort.

    Pour tenter de consolider ce nouveau soutien, le Premier ministre a promis des investissements massifs dans les infrastructures des Midlands et du Nord et a laissé entendre que de nombreux fonctionnaires et organismes gouvernementaux seraient transférés hors de Londres.

    Mais cette frénésie de dépenses planifiée pourrait être menacée par les négociations sur le Brexit. L’économie britannique n’a progressé que de 1 % en 2019 et, selon la Banque d’Angleterre, elle est peut-être au bord d’une récession.

    Selon le groupe de réflexion « UK in a Changing Europe », même si un nouvel accord de libre-échange avec l’UE est conclu en 2020, cela entraînera un déficit budgétaire annuel de 6 à 20 milliards de livres sterling. Un scénario sans accord, avec un règlement des échanges entre le Royaume-Uni et l’UE selon les conditions de l’Organisation mondiale du commerce après décembre 2020, ferait quant à lui grimper ce déficit jusqu’à 28 milliards de livres sterling, estime le think tank.

    À court terme, Boris Johnson pourra continuer – et il ne s’en privera probablement pas – à rejeter la responsabilité de tout remous économique sur l’UE.

    Mais après avoir récolté les fruits de la lassitude des Britannique à propos du Brexit, son gouvernement est sur le point d’entamer un voyage cahoteux  et des plus incertains. Sa domination est réelle mais fragile. Tout échec politique en 2020 pourrait causer des dommages à long terme et s’avérer potentiellement fatal à son Premier ministre.

  • Paula Forteza, la députée d’Amérique latine qui se présente aux municipales à Paris!

    Paula Forteza, la députée d’Amérique latine qui se présente aux municipales à Paris!

    Après sa mise au point télévisée très remarquée sur son supposé autisme et avant un grand meeting au Trianon (XVIIIe), mercredi 11 décembre, le candidat LREM à la mairie de Paris Cédric Villani entend montrer que ses troupes sont en ordre de marche. Il a désigné ses dix-sept « chefs de file » par arrondissement qui ont été validés par les militants locaux.

    « Ils vont incarner sa campagne sur le terrain mais les têtes de liste définitives seront annoncées en janvier 2020 avec l’intégralité des listes et du programme, prévient un de ses lieutenants. Jusqu’à cette date on reste ouvert à des alliances ». – Cedric Villani

    la député Paula Forteza sera donc la tête de liste du candidat dissident LREM pour la Marie du XIXème arrondissement…

    Elle est très impliquée dans les questions du numériques, de la participation citoyenne et des données. Elle lutte contre  l’exclusion des citoyens touchés par la fracture numérique.

    « Nous travaillerons à l’inclusion numérique, sujet par sujet. Et nous travaillerons aussi à des démarches en présentiel, des numéros de téléphone à contacter, des lignes dédiées. » – Paula Forteza au JDD

    Mme Forteza porte au sein du projet municipale cette vision à travers la volonté d’informer davantage les citoyens pour relancer le budget participatif de la ville de Paris, abandonné par la majorité parisienne actuelle.

    Après un dépôt de loi visant à réguler l’impact écologique de la surconsommation numérique…

    Côté assemblée, elle est active aussi sur les dossiers du Numérique. En effet, elle vient de  déposer cet amendement dans le projet de loi sur l’économie circulaire, en commission du développement durable.

    Au titre « de la sobriété énergétique du numérique », elle veut qu’ « en vue de diminuer les émissions de gaz à effet de serre liées à la consultation de vidéos en ligne », les contenus y soient « proposées par défaut dans une qualité combinant un confort suffisant pour l’utilisateur et la consommation de données la plus faible possible ».

    Il s’agit de l’une des quatre mesures de son amendement destiné à « amorcer la prise de conscience indispensable à l’adoption de comportements numériques plus sobres ».

    Dans le flot de ces contenus énergivores, « les vidéos pornographiques représentent une part très importante de la consommation de vidéos en ligne et donc des émissions de GES associées au numérique », estime-t-elle.

    Selon l’élue, ces vidéos pour adultes « consomment à elles seules 27 % des flux, entraînant l’émission de 80 millions de tonnes de CO2, soit l’équivalent des émissions des bâtiments ou de l’industrie en France ».

    Autre chose. Paula Forteza veut interdire aux sites comme YouTube, Facebook ou Dailymotion « le lancement automatique d’une seconde vidéo non sollicitée par le consommateur après consultation d’une première vidéo ». C’est un décret en Conseil d’État qui viendrait fixer les modalités pratiques, dont sans doute le montant des sanctions.

    Troisième mesure, les éditeurs d’applications et les hébergeurs auraient pour obligation de faire « figurer en accompagnement de chaque application proposée au téléchargement sur le territoire français un indice d’impact environnemental de cette application indiquant les émissions moyennes de gaz à effet de serre associées à son utilisation au regard du volume de données dont cette utilisation requiert le transfert ».

    Enfin… La députée spécialisée sur le numérique propose que les navigateurs affichent eux aussi en temps réel « un indicateur de l’empreinte carbone cumulée associée à la navigation depuis l’ouverture du navigateur ».

    Ces deux indices seraient déterminés à partir des données proposées par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie.

    Remarquons qu’un amendement identique a été déposé par d’autres députés de différents groupes dont Cédric Villani, le candidat qu’elle rejoint pour les municipales à Paris.

    Et l’Amérique latine ?

    Chez les Français de l’Etranger; le gouvernement de Macron a du mal à justifier les restrictions budgétaires qui touchent les lycées français, le réseau culturel et diplomatique en réduisant ambassades et consulats, et à défendre une réforme fiscale qui est aussi ressentie comme une attaque directe contre ceux qui ont gardé le lien avec la France via des biens ou une activité professionnelle.    Et alors qu’elle fut élue avec enthousiasme par les 150 000 Français de la circonscription, Paula Forteza est restée très discrète et peu présente en circonscription. 

    L’opposition, menée sur place par Cecile Lavergne – élue EELV, est vent debout. Une pétition a été mise en place afin d’alerter les Français d’Amérique latine. Lancée en pleine période des fêtes, elle n’a pas su mobiliser, en effet, au moment où nous écrivons ses lignes moins de 200 personnes avaient apposé leurs signatures. Cependant, elle annonce une difficile campagne en cas de victoire à Paris qui entrainera une élection législative partielle. Florence Poznanski, élue LFI, fait également partie des élus en Amérique du Sud critiques de la décision de la députée.

    A Gauche comme à droite, on affute les couteux, alors que 10 députés sur 11 sont LREM, c’est l’occasion pour les partis historiques de commencer leur reconquête tant espérée.

     

  • Ce qui change en France au premier janvier

    Ce qui change en France au premier janvier

    L’année 2020 commence ! Cette nouvelle décennie qui débute verra de nombreux évènements dont les jeux de Tokyo cette année et, 4 ans plus tard, ceux de Paris. Avant cela, plusieurs changements ont lieu dès le 1er janvier.

    Salaires et emploi

    Une première bonne nouvelle, le SMIC horaire passe de 10,03 à 10,15€ brut. Le SMIC mensuel passe à 1.219€ net soit une hausse de 15 € par mois qui vont toucher plus de 2,3 millions de personnes.

    Le salaire minimum sera revalorisé en 2020

    Par ailleurs, les entreprises de plus de 11 salariés vont désormais devoir mettre en place des CSE, les conseils économiques et sociaux. Cela concernait en 2017 déjà environ 50 000 CSE.

    Impôts

    Une mesure phare annoncée en pleine crise des gilets jaunes, la baisse de l’impôt sur le revenu de 5 milliards d’euros pour 17 millions de foyers : 350 € pour les 12 millions de foyers de la première tranche et 180€ pour les 5 millions de foyers de la deuxième tranche.

    Autre évolution, l’exonération de 80% des foyers de la taxe d’habitation. L’exonération sera étalée sur 3 ans pour les autres foyers.

    Autre changement, les assistantes maternelles et aides à domicile vont désormais être soumises au prélèvement à la source.

    La réforme de la SNCF

    Ce fut l’un des grands enjeux de la fin d’année. La réforme de la SNCF va commencer à s’appliquer. Ainsi les nouveaux

    la SNCF va profondément évoluer en 2020

    salariés de la compagnie ferroviaire ne devraient plus bénéficier du statut de cheminots. Il s’applique à l’heure actuelle à plus de 130 000 personnes.

    Santé

    Autre changement, qui fit polémique, la fin des remboursements des produits homéopathiques par la Sécurité Sociale. Celui-ci sera progressif avec un déremboursement total prévu pour 2021.

    Autre évolution, positive, un remboursement prévu comme intégral de certaines lunettes, d’aides auditives, et de prothèses dentaires.

    Au niveau du logement, une prime pourra être versée aux ménages modestes qui engagent des travaux de rénovation énergétique.

    Notons enfin les sujets qui fâchent : le tabac va (encore) augmenter, avec des variations selon les marques, tout comme probablement l’essence.

     

  • Allocution d’E. Macron : Bilan économique et Réformes pour l’avenir

    Une intervention de consensus

    L’apaisement fût le fil rouge de l’intervention présidentielle ce 31 décembre. Après avoir rappelé les violences qui « ont bousculé la vie du pays » et remercié les forces de l’ordre, il rappela la densité de l’échange lors du débat national.

    Rituel immuable de la Vème République depuis le Général De Gaulle, cet instant privilégié entre les Français et leur Président, créé pour maintenir le lien direct né du suffrage universel en 2017, fut l’occasion pour Emmanuel Macron de faire un bilan de son action depuis son élection.

    500 000 emplois créés, la croissance supérieure de la France face à ses voisins, une augmentation de la production industrielle, il y voit un élan que la France n’aurait pas connu depuis des décennies. Il va donc continuer ses actions de réforme, l’inaction n’est pas envisageable aux yeux du Président.

    La réforme des retraites au coeur du discours présidentiel

    S’appuyant, ainsi, sur ses succès, ou ses demi-échecs selon l’angle de vue, le Président de la République a légitimé sa réforme pour une retraite dite « universelle ». Il a donc conforté la position intransigeante du Premier Ministre. Reprenant la main, Emmanuel Macron tente d’imposer définitivement son nouveau système en y apportant une certaine flexibilité, les départs avant la date butoir sont donc désormais envisageables. Le mode opératoire est du ressort du gouvernement qui devra être rapide. La retraite à points, même amendée, est pour lui le seul chemin pour conserver notre système de retraite par répartition.

    Il mis en lumière les réformes initiées au cours des deux premières années, comme la baisse de l’impôt sur le revenu ou la fin de la taxe d’habitation pour un nombre de plus en plus grand de Français de métropole en 2020.Les hôpitaux et l’Education nationale, deux secteurs en crise, seront aussi des priorités pour 2020.

    L’écologie ne fut pas oubliée, transversale fut la vision du Président. Société, architecture, paysage, aménagement, consommation, c’est la cause de 2020.

    Le Président appelle à la Concorde entre les Français, en ces temps de discorde qui doit s’exprimer avec le Service National Universel, qui lui aussi se déploie (quid des Français de l’Etranger? toujours pas inclus concrètement dans le disposition malgré les promesses du Secrétaire d’Etat Attal lors de son déplacement à Lisbonne et recueilli par nos confrères de la French Radio) et à travers les élections de l’année 2020.

    Enfin, il aborda l’Europe pour laquelle, les ambitions sont importantes avec un développement de la diplomatie et un rapprochement militaire.

    L’émotion conclut son allocution, où le Président rappela sa fierté de servir la France et les Français.

    Quid des Français de l’étranger?

    Malheureusement, alors que beaucoup de Français de l’étranger attendaient un mot, un signe.. Rien ! Alors que l’adhésion fut massive en 2017, elle s’érode après l’amputation du budget des lycées des Français de l’Etranger (et ce malgré le correctif budgétaire de 2019) et évidemment suite à la réforme fiscale, actuellement suspendue jusqu’au 31 décembre de cette nouvelle année. Ajoutons la députée des Français d’Amérique du Sud qui déserte le continent qui l’a élue au profit d’une potentielle mairie du XIX arrondissement, un député des Français de Suisse et du Liechtenstein qui finissait ses nuits en insultant sur Twitter le président américain, et quelques autres déboires des représentants de la majorité, le point de rupture entre le macronisme et les français de l’étranger est peut être un peu plus prêt que certains le pensent..

     

  • 2020: la culture pour les Français de l’étranger

    L’année 2020 pointe à peine le bout de son nez qu’il est déjà temps de se pencher sur les grands moments culturels prévus les 12 prochains mois.

    Musique et Shows

    Il est tout d’abord important de comprendre une réalité économique depuis plusieurs années: les ventes de disques sont en continuelle baisse et les artistes « compensent » cela par des tournées toujours plus longues, spectaculaires et rémunératrices.

    Céline Dion revient pour une immense tournée mondiale

    Parmi les grands artistes qui enflammeront les salles en 2020, l’immense Paul McCartney nous propose une nouvelle tournée mondiale. Macca sera le 21 juin au festivalpark en Belgique, le 26 mai à Nanterre et le 31 à Bordeaux, le 4 juin à Hanovre, le 10 à Naples, le 17 à Barcelone … les places se vendent vite et toutes les dates devraient afficher complet !

    Céline Dion effectuera elle une immense tournée qui ira de janvier à fin avril à travers l’ensemble des Etats-Unis et du Canada avant de partir en Europe : le 21 mai à Prague, 25 à Cracovie, les 10, 12 et 13 juin à Amsterdam, du 26 juin au 4 juillet à Paris et même à Monte Carlo le 18 juillet !

    Dans un tout autre style, Carlos Santana va lui aussi faire une très longue tournée à travers les Etats-Unis et l’Europe.

    Plusieurs films très attendus en 2020

    007 revient pour de nouvelles aventures

    Si le dernier Star Wars continue de diviser les critiques tout en étant un réel succès populaire, plusieurs autres blockbusters vont en 2020 être également diffusés dans le monde entier. Le nouveau James Bond, le dernier avec Daniel Craig, « Mourir peut attendre », est prévu le 8 avril 2020 avec une avant-première à Londres et une sortie dans des milliers de salles à travers le monde. L’occasion également de retrouver Léa Seydoux en James Bond girl de choc.

    2 autres classiques font également leur retour : Bad Boys avec Will Smith pour un troisième volet forcément épicé et Top Gun. L’éternel jeune homme Tom Cruise a décidé de reprendre du service dans les cockpits de l’US Air Force.

    Parmi les films français, les amateurs d’Alexandre Astier retrouveront avec plaisir le roi Arthur avec le premier volet sur les toiles de Kaameloot, sortie prévue en octobre 2020 en France et sans doute aussi dans les autres pays francophones.

    Alors que Disney et Apple ont lançé leurs propres plateformes, Netflix continuera pour sa part en 2020 son offensive de charme. Parmi les sorties, Pinocchio de Guillermo Del Toro qui se déroulera dans l’Italie mussolinienne ou encore l’adaptation du jeu Tom Clancy’s division avec Jack Gillenhaal.

    La littérature ne connait pas la crise

    Contrairement aux prédictions du début des années 2000, le secteur littéraire n’a, lui, pas disparu avec l’arrivée des nouvelles technologies. Des milliers de nouveaux ouvrages vont être proposés en 2020, il est impossible d’en faire une liste exhaustive, mais plusieurs font déjà beaucoup de bruit comme « le consentement » de Vanessa Springora qui relate sa relation, alors qu’elle n’avait que 14 ans, avec l’écrivain Gabriel Matzneff, mais aussi le miroir de nos peines de l’auteur Pierre Lemaitre, prix Goncourt avec « au revoir la haut », et le nouveau Stephen King, « l’institut », qui reprend, comme le terrifiant « ça », le combat d’enfants contre les forces du mal.

    Bonne lecture, bons concerts et d’excellents moments sur la toile !

  • Les Champs sur leur 31 !

    C’est un véritable triptyque musical qui a été préparé par Cookies production pour cette soirée de la Saint-Sylvestre sur les Champs-Élysées. Un événement monté par la Ville de Paris pour un budget de 462 000 €, comptant un sponsoring de Dior et un autre de BFMTV, et dont les images devraient faire le tour du monde.

    « Lors de cette soirée du 31, on veut montrer un Paris festif, convivial et bienveillant. Un Paris qui fait la fête malgré les événements pas toujours faciles », s’enthousiasme Frédéric Hocquard, adjoint d’Anne Hidalgo chargée de la nuit.

    Près de 300 000 personnes attendues

    Et si entre 250 000 et 300 000 personnes sont attendues pour cette soirée exceptionnelle, les difficultés de transport – avec l’absence de métro mises à part les lignes 1 et 14 – risquent de rendre les déplacements délicats. « Il n’est pas non plus conseillé de venir en voiture », souligne la Ville du fait de la fermeture du secteur par la préfecture de police. La météo clémente devrait donc inciter les Parisiens, banlieusards et touristes à se déplacer… à pied ou à vélo.

    Les fêtards attendus dès 21 heures

    Le spectacle devrait mériter le déplacement. Pour la première fois, c’est à partir de 21 heures que les fêtards seront accueillis. Deux DJ’s seront aux manettes : Mr Bonus et Mlle Caro, tous deux résidents du Rosa Bonheur. « Ça va être la première fois qu’ils vont mixer devant autant de monde », s’amuse Frédéric Hocquard.

    « Ce sera un voyage musical », souligne Krystof Gillier, le producteur du spectacle pour Cookies production, installé à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Six caméras vont filmer les artistes mais aussi le public arrivant sur l’avenue : 1,5 km de câbles ont été installés pour diffuser les images sur quatre écrans géants. Et six tours de son permettront de mettre le public dans l’ambiance.

    Pour calmer le jeu, de 23 h 05 à 23 h 20, « une mise en attente », avec des images et un son très minimalistes vont préparer les milliers de spectateurs à la montée en puissance. Un préshow est prévu à 23 h 25, avec 25 images fixes et les chiffres clés de Paris envoyés sur l’Arc de Triomphe, l’écran phare de la soirée. Une bande-son rendra hommage à Paris et sa diversité, de Jacques Dutronc à Piaf en passant par Rachid Taha ou Cassius chantant I love you So.

    Le véritable spectacle est annoncé à 23 h 45. La vidéo mapping jouera avec le monument. « Des images approfondies et animées dans les tons violet, argent et or et quatre lasers, ponctués d’effets pyrotechniques », promet le producteur aidé d’une équipe de 100 personnes sur place.

    Un grand show avec un remix électronique qui introduira le décompte final dix secondes avant minuit… L’heure H où sera lancé un feu d’artifice de 5 minutes « avec 2 700 tirs prévus… Un feu élégant et géant », assure Krystof Gillier qui prévoit de faire s’afficher le mot « Paris » sur l’Arc alors que le chiffre « 2020 » devrait s’inscrire dans le ciel…