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  • 2019 en 6 dates-clés : Une année agitée pour l’UE

    L’année 2019 fut marquée par des évènements majeurs dont les conséquences vont rythmer la première moitié de la nouvelle décennie : Elections européennes, climat, Brexit, nouvelles institutions…

    15 janvier : rejet de l’accord de Brexit de Theresa May

    Le Brexit aurait bien pu avoir lieu dès le 29 mars 2019, date à laquelle il était initialement prévu. Mais c’était sans compter le rejet massif par les députés britanniques de l’accord de sortie proposé par Theresa May. Le 15 janvier en effet, les parlementaires de la Chambre des communes disent « no » à l’accord négocié pendant près d’un an et demi avec Bruxelles et conclu en novembre 2018.

    Il était notamment hors de question pour les plus ardents Brexiters, de même que pour les unionistes nord-irlandais du DUP (sur lesquels Mme May fondait sa majorité parlementaire), d’accepter le « backstop ». Ce « filet de sécurité » prévoyait de maintenir le Royaume-Uni dans une union douanière avec l’UE en cas d’incapacité des Européens et des Britanniques à s’entendre sur une autre relation qui aurait garanti la fluidité des échanges entre les deux Irlande après le Brexit.

    21 mars : le Brexit est reporté

    Après une deuxième tentative ratée de validation de son accord, Theresa May est contrainte de demander un report du Brexit aux Européens afin d’éviter un no deal. A savoir une sortie sans accord du Royaume-Uni de l’UE, laquelle aurait des conséquences économiques potentiellement désastreuses pour le pays.

    Réunis en Conseil européen le 21 mars, les Vingt-Sept acceptent la requête de Theresa May. Mais pas au 30 juin comme elle le souhaitait. Ils lui accordent la date du 22 mai si elle parvient à faire valider l’accord conclu en novembre 2018 avant le 12 avril. A défaut, un no deal doit avoir lieu, à moins que la dirigeante décide de négocier un report plus long.

    Son accord étant rejeté pour la troisième fois le 29 mars, Theresa May opte pour la seconde solution. Le 11 avril, les Européens acceptent un nouveau report, au 31 octobre cette fois-ci.

    23-26 mai : élections européennes

    Du 23 au 26 mai 2019, plus de 400 millions d’Européens sont appelés aux urnes pour élire leurs nouveaux eurodéputés. Ce neuvième scrutin européen (le premier a eu lieu en 1974) se démarque fortement des précédents.

    A noter d’abord : la présence inattendue des Britanniques. Le report du Brexit au 31 octobre 2019 les a juridiquement contraints à élire des représentants au Parlement européen.

    Mais au-delà de cette participation surprise, de nombreux éléments font de ces élections européennes un vote historique à l’échelle de l’UE. Premièrement, la forte hausse de la participation. Alors qu’elle n’avait cessé de baisser depuis le premier scrutin européen (de 62 % en 1979 à 43 % en 2014), celle-ci dépasse les 50 %.

    Deuxièmement, la fin de la majorité absolue au Parlement européen pour la droite conservatrice (PPE) et les sociaux-démocrates (S&D). Alors que nombre de textes étaient votés grâce aux coalitions les unissant, ils doivent bien plus qu’auparavant tenir compte des libéraux et des Verts. Ces deux familles politiques ont effectivement réalisé une importante percée, atteignant 108 sièges sur 751 pour la première et 74 pour la seconde.

    Enfin, si les eurosceptiques et europhobes réalisent de bons scores, ils restent divisés et isolés dans l’hémicycle ; leur progression est limitée par rapport à ce que beaucoup pronostiquaient.

    23 septembre : Sommet Action climat

    Le climat et l’environnement ont été au cœur des préoccupations européennes en 2019… et devraient y rester pour de nombreuses années. Plusieurs rendez-vous ont ponctué ces douze derniers mois afin de répondre à l’urgence de la situation. Avec plus ou moins de réussites.

    En avril, les Européens avaient par exemple adopté d’importantes mesures de lutte contre le réchauffement climatique et de préservation de l’environnement, telles que l’interdiction de la pêche électrique ou encore la première obligation européenne de réduction des émissions de C02 pour les camions. Mais en septembre, le Sommet Action climat de l’ONU à New York fait partie des rendez-vous manqués.

    Au terme de cette rencontre internationale, les dirigeants – y compris européens – ne présentent pas les plans concrets de réductions d’émissions de C02 attendus. Même António Guterres, secrétaire général de l’ONU, ne cache pas sa déception à l’issue du sommet…

    17 octobre : un nouvel accord de Brexit est conclu avec Boris Johnson

    Après le deuxième report du Brexit, Theresa May, incapable de faire ratifier par le parlement britannique l’accord de sortie de novembre 2018, jette l’éponge et démissionne le 7 juin.

    Elu haut la main par les militants du Parti conservateur, le Brexiter Boris Johnson la remplace. Farouchement opposé à l’accord de sa prédecesseure, et en particulier au « backstop », il rouvre les négociations avec l’UE. Tout en se disant prêt à un no deal en cas d’échec.

    Boris Johnson obtient finalement gain de cause. Le 17 octobre, il conclut un accord de sortie avec Bruxelles après d’intenses pourparlers. Quasiment identique au premier, ce nouveau deal contient cependant deux différences majeures : la déclaration politique l’accompagnant est modifiée et, surtout, le « backstop » supprimé. A la place, il est convenu que l’Irlande du Nord continuera de suivre certaines règles européennes, mais qu’elle pourra décider d’ici 2025 de poursuivre cet alignement ou non.

    Le Premier ministre du Royaume-Uni tente de faire ratifier cet accord par le parlement britannique dès le 19 octobre. A défaut d’y parvenir à cette date, une loi britannique, votée par les députés début septembre, exige en effet qu’il sollicite un nouveau report du Brexit au 31 janvier. Les parlementaires décidant d’ajourner leur vote, Boris Johnson n’y échappe pas : il est contraint de demander, de mauvaise grâce, le report aux Européens, qui l’acceptent.

    1er décembre : entrée en fonction de la nouvelle Commission européenne

    Malgré le départ des Britanniques, la vie continue pour l’UE. Après les élections européennes du 26 mai, les têtes des principales institutions européennes doivent changer.

    En juillet, l’Italien David Sassoli est élu comme nouveau président du Parlement européen.

    Dans la foulée, l’Allemande Ursula von der Leyen (PPE) est proposée par les chefs d’Etat et de gouvernement au poste de présidente de la Commission européenne ; et élue par les eurodéputés. La constitution de son collège de commissaires, censé entrer en fonction le 1er novembre, n’est toutefois pas de tout repos. Les candidats hongrois László Trócsányi, roumain Rovana Plumb et français Sylvie Goulard sont retoqués, notamment en raison de risques de conflits d’intérêts. Leurs remplaçants, respectivement Olivér Várhelyi, Adina-Ioana Vălean et Thierry Breton, trouvent finalement grâce aux yeux des parlementaires européens. Ce qui permet à la nouvelle Commission européenne de commencer son mandat avec un mois de retard, le 1er décembre.

    Le même jour, l’ancien Premier ministre belge Charles Michel (libéral) prend ses fonctions de nouveau président du Conseil européen.

    Un mois plus tôt, la Française Christine Lagarde avait accédé à la tête de la Banque centrale européenne, après avoir dirigé le Fonds monétaire international pendant huit ans.

     

  • SNCF : Mise en concurrence, changement de statut, et grèves.. le cocktail (mortel?) de ce début d’année.

    La SNCF prise dans les tourments de la réforme des retraites, avec à sa tête un tout nouveau PDG Jean-Pierre Farandou, va devoir affronter les rebroussants de celle votée en 2018 et qui avait déjà donné lieu à une grève.

    Transcription dans notre droit de la directive européenne, elle ouvre le réseau ferré européen aux autres compagnies, met fin au statut de fonctionnaire pour les cheminots, etc.

    Faire fonctionner la « nouvelle SNCF »

    La SNCF devient au 1er janvier 2020 une société anonyme à capitaux publics, qui détient intégralement SNCF Réseau (les infrastructures, avec les gares) et SNCF Mobilités (les trains). Tandis que Guillaume Pepy cumulait la direction du groupe et de Mobilités, Jean-Pierre Farandou a théoriquement moins de pouvoir et doit composer avec les autres dirigeants.

    Il doit en outre respecter l’indépendance de SNCF Réseau, pour ne pas désavantager les futurs concurrents de SNCF Mobilités. Un sacré défi, alors que la « nouvelle SNCF » est censée être plus intégrée.

    Faire d’importantes économies

    Contrepartie de la reprise de 35 milliards d’euros de la dette de SNCF Réseau (sur plus de 50 milliards à la mi-2019), le gouvernement exige de la SNCF qu’elle soit plus efficace et fasse de sérieuses économies pour réduire fortement un écart de compétitivité estimé à près de 30 % par rapport aux principaux concurrents. Le groupe va devoir être bien plus performant, et il n’est pas question qu’il s’endette (trop) à nouveau…

    « Il y a quand même un plan d’austérité comme la boîte n’en a jamais connu », résume un haut responsable du groupe. Ça va être très difficile ! »

    Préparer l’arrivée de la concurrence

    Si le réseau ferré français est officiellement ouvert à la concurrence depuis le 3 décembre, les autres compagnies ne sont pas arrivés pas tout de suite.

    L’entreprise publique doit cependant défendre ses positions sur les marchés conventionnés – Intercités et TER – dont les premières lignes vont faire l’objet d’appels d’offres. Compte tenu des procédures, les premiers « trains de la concurrence » ne devraient pas rouler avant 2021 ou 2022.

    Quant aux trains non conventionnés – essentiellement les TGV –, ils seront ouverts à la concurrence en décembre 2020. Les compagnies italienne Trenitalia, espagnole Renfe et allemande FlixTrain ont déjà annoncé leur arrivée (sur ligne classique pour FlixTrain).

    Poursuivre la rénovation du réseau

    La SNCF va devoir poursuivre la rénovation de son réseau, en mettant l’accent sur la sécurité des opérations. Elle a pour ce faire l’appui de l’État, à condition que les financements publics suivent.

    La compagnie devra aussi gérer l’épineux dossier des « petites lignes », longtemps délaissées et dont le piètre état exige de lourds investissements pour y maintenir une circulation ferroviaire.

    Sauver le fret

    Structurellement déficitaire et toujours en déclin, traînant une dette de plus de 4,5 milliards d’euros, l’activité Fret ferroviaire doit être recapitalisée et filialisée, mais une telle opération exige le feu vert de Bruxelles. Et si celui-ci est obtenu, la nouvelle entreprise devra faire des bénéfices, ou mourir.

    Savoir parler aux clients

    Si Guillaume Pepy part sur de bons résultats commerciaux, son successeur devra s’employer à arrondir les angles avec des clients parfois perdus. Guichets fermés, cartes de réduction à géométrie variable selon les régions, différences de tarification, mauvaises surprises sur le site oui.sncf, suppressions de trains, insuffisance de certaines dessertes, information des voyageurs… Les sujets de récrimination ne manquent pas, notamment de la part d’élus dépités et d’associations d’usagers très actives sur les réseaux sociaux.

    La réforme du statut qui soutient le mouvement de grève contre celle des retraites

    Alors que la SNCF comptait en 1938 plus d’un demi-million d’agents, elle n’emploie aujourd’hui plus que 142 000 personnes.

    En 2015, plus de 90% des effectifs étaient employés au statut de cheminot.  La fin du statut de cheminot marque une révolution pour la SNCF, qui va devoir s’adapter à un environnement fait de concurrence, là où elle a toujours été seule.

    Pour assurer sa compétitivité, l’opérateur historique, qui va, donc, devenir une « société anonyme à capitaux publics », doit apprendre à attirer les meilleurs employés, et à les garder.

    On vous dévoile le nouveau « package social » qui attendra les futurs embauchés de la SNCF. Différentes pistes sont avancées:

    – De plus hautes rémunérations dans les régions où la vie est plus chère(les zones frontalières de la Suisse ou du Luxembourg notamment)

    – Une grille de salaires assouplie

    – Plus de polyvalence : la SNCF voudrait ramener le nombre de métiers à une centaine, alors qu’il en existe plus de 500 actuellement. A la clé, plus de productivité.

    – Un accès à la mutuelle complémentaire pour les cheminots sous statut, et la possibilité pour les contractuels d’accéder aux consultations médicales gratuites de la SNCF.

  • Mangez des huîtres!

    Peut-être avez-vous eu l’occasion de déguster des huîtres à noël ? Si ce n’est pas le cas, vous pourrez vous rattraper à l’occasion du nouvel an ! La France en est le cinquième producteur mondial, la Chine étant en tête mais avec des espèces françaises comme des Fines de claire, des Gillardeau ou des Saint-Vaast.

    Des produits relativement faiblement exportés

    L’huître de Virginie, la plus populaire en Amérique du Nord

    Les huîtres voyagent peu. Tout d’abord pour des raisons de logistique, et par ailleurs car il existe partout dans le monde d’excellentes variétés. En Amérique, l’huître de Virginie est la digne représentatrice de ce continent. Cette variété creuse est une espèce indigène que l’on peut croiser sous de multiples noms tels que Pine Island ou Pugwash. En Australie sont principalement élevées les huîtres creuses du Pacifique, l’huître plate indigène, la nordique ou encore l’huître de backlip.

    Notons également que c’est la Crassostrea Gigas qui se cultive dans ce pays du soleil levant. Le Japon est un grand producteur et consommateur d’huitres. Elle a d’ailleurs été importée en France afin d’y être cultivée lors de la disparition de l’espèce portugaise dans ses eaux.

    Les bars à huîtres, une tradition à New York

    Le Borough Market de Londres

    Les Américains sont de grands consommateurs d’huîtres, y compris à l’extérieur. A New York existe notamment la maison première, en français dans le texte, dans le quartier de Brooklyn, qui propose 25 sortes d’huîtres différentes ainsi que toute une sélection de fruits de mer. Attendez-vous cependant à des prix élevés.

    Si vous habitez Big Apple mais que vous fêterez le réveillon à la maison, le marché au poisson Dorian au cœur de Manhattan, vous proposera tout ce qu’il vous faudra en termes d’huîtres, homard, moules, poissons, …

    A Londres, le Borough Market, véritable institution de South Bank vous proposera tous les produits de la mer dont vous aurez besoin pour une Saint-Sylvestre réussie.

    L’Asie, grande consommatrice d’huîtres

    The Ocean Mart proposera aux résidents de Singapour des huîtres en livraison à des prix (relativement) démocratique.

    Le Japon, lui, est le pays qui consomme le plus de produits de la mer au monde. Il y a un nombre incalculable de bars à huîtres. Si vous souhaitez en acheter, le marché aux poissons de Tsukiji, le plus grand au monde, est naturellement un incontournable.

  • Le Royaume Uni serait le premier pénalisé en l’absence d’accord commercial

    Selon la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le Royaume Uni serait le premier pénalisé si Londres ne parvenait pas à finaliser un accord commercial avec l’UE d’ici à décembre 2020.

    S’adressant aux eurodéputés du Parlement européen mercredi 18 décembre, Ursula von der Leyen a admis que « « le calendrier sera[it] des plus serrés », ajoutant que « si nous échouons à conclure un accord d’ici à la fin 2020, nous serons confrontés à une situation désastreuse. »

    « Un cas d’échec, nos intérêts seraient mis à mal, mais c’est le Royaume Uni qui en pâtirait le plus », a-t-elle déclaré.

    Après être sorti grand vainqueur des élections législatives du 12 décembre, Le Premier ministre Boris Johnson devrait présenter une nouvelle fois son accord de retrait devant les législateurs britanniques ce vendredi 20 décembre. Ce dernier fera l’objet des négociations et un premier vote et dans le but d’être ratifié d’ici à la mi-janvier.

    Néanmoins, le Conservateur a également remis la possibilité d’un Brexit « dur » sur la table, après avoir promis d’inscrire la date butoir de décembre 2020 dans la loi, écartant ainsi l’hypothèse d’une extension de la période de transition.

    Dès que le Royaume-Uni quittera l’UE en janvier, les négociations officielles pour un nouvel accord commercial débuteront. Et Ursula von der Leyen a annoncé aux eurodéputés que la Commission serait prête à proposer un mandat de négociations aux leaders nationaux le 1er février.

    Toutefois,  cette décision laisserait seulement 11 mois aux parties concernées pour finaliser et ratifier un nouveau pacte, un délai beaucoup plus court que celui généralement nécessaire pour établir un accord commercial.

    La solution la plus probable semblerait donc être la conclusion d’un accord « épuré » couvrant les droits de douanes et les quotas entre l’UE et le Royaume-Uni et qui serait renforcé au fil des années.

    Le parti Conservateur de Boris Johnson a indiqué qu’il souhaitait fonder les futures relations britannico-européennes sur un accord semblable à celui qui a été conclu entre l’UE et le Canada.

    « Ce n’est pas la fin de quelque chose, mais le début de nouvelles relations entre voisins et je souhaite que nous entretenions des liens étroits avec Londres », a précisé la présidente de la Commission.

    Entre-temps, le président du groupe de pilotage du Parlement européen sur le Brexit, Guy Verhofstadt, a signalé que les eurodéputés torpilleraient peut-être l’accord de retrait si le gouvernement britannique n’offrait pas des garanties supplémentaires concernant le respect des droits des citoyens européens résidents au Royaume-Uni.

    « Tout le monde suppose que le Parlement européen approuvera automatiquement l’accord. Mais ce ne sera pas le cas si les problèmes relatifs aux droits des citoyens persistent », a souligné M. Verhoftstadt, ajoutant qu’« il est hors de question que les citoyens deviennent des victimes du Brexit ».

  • Enfants franco-japonais : une initiative du sénat pour une action européenne

    Le 18 décembre, la commission des affaires européennes du Sénat a adopté à l’unanimité la proposition de Richard Yung, Sénateur La République en Marche pour les Français de l’Etranger de résolution européenne relative aux enfants privés de tout lien avec leur parent européen à la suite d’un enlèvement commis par leur parent japonais. Nous avions évoqué dans un précédent article lors de notre rencontre avec M. Consigny – Conseiller des Français du Japon – les difficiles situations que rencontrent nos compatriotes au Japon dans le cas d’une séparation voulue ou non.

    M. le Sénateur Richard Yung a su, au cours des dernières semaines, mobiliser  ses confrères de tout bord pour enclencher cette procédure à destination des institutions européennes.

    Cette proposition a donc été transmise à la commission des lois du Sénat, qui dispose d’un délai d’un mois pour l’examiner. Dans l’hypothèse où elle ne statuerait pas dans ce délai, le texte adopté par la commission des affaires européennes deviendrait résolution du Sénat au terme d’un délai de trois jours francs. En d’autres termes, il pourrait être transmis au Gouvernement dès le 22 janvier.

    Son principal objectif est de faire en sorte que le Conseil adopte une décision concernant la déclaration d’acceptation par les États membres, dans l’intérêt de l’UE, de l’adhésion du Japon à la convention de La Haye et prenne position sur la question des enfants euro-japonais privés de tout lien avec leur parent non japonais.

    La commission des affaires européennes a également adopté un avis politique qui sera transmis à la Commission européenne. Cette dernière est notamment invitée à :

    • réaliser un recensement exhaustif des cas d’enfants euro-japonais privés de tout contact avec leur parent non japonais ;
    • évaluer la mise en œuvre de la convention de La Haye par le Japon ;
    • inscrire la question des enfants euro-japonais victimes d’un enlèvement parental à l’ordre du jour de la prochaine réunion du comité mixte institué par l’accord de partenariat stratégique UE-Japon;
    • encourager les États membres à renforcer les mesures nationales visant à prévenir l’enlèvement des enfants euro-japonais résidant sur le territoire de l’Union ;
    • insérer, dans le programme de l’UE en matière de droits de l’enfant, un volet consacré à l’enlèvement international d’enfants, assorti d’une liste de mesures concrètes devant être mises en œuvre par l’UE dans le cadre de son action extérieure ;
    • établir une liste européenne des pays qui ne se conforment pas aux obligations qui leur incombent en vertu de la convention de La Haye ;
    • axer le prochain forum européen sur les droits de l’enfant sur le thème de l’enlèvement international d’enfants.

    À l’occasion de la réunion de la commission des affaires européennes, la direction de la communication du Sénat a réalisé une vidéo, que vous pouvez visionner en cliquant ici.

    Le parcours est encore long, les aléas diplomatiques risquent de s’opposer à la volonté du législateur français. Tout est encore à faire… 

  • En pleine grève, Elisabeth Borne, la ministre en charge des Transports part en vacances à Marrakech

    Alors que la mobilisation contre la réforme des retraites se poursuit, ce mercredi, Elisabeth Borne, la ministre de la Transition écologique et solidaire, est partie passer les vacances de Noël à Marrakech, au Maroc, a rapporté Le Parisien, ce mardi. Pourtant  Emmanuel Macron avait déclaré qu’il n’y aurait « pas de trêve » pour le gouvernement pour les fêtes de fin d’année.

    La ministre en charge des Transports s’est envolée, ce lundi, à ses frais, pour « quelques jours » seulement, a expliqué son cabinet à nos confrères, précisant qu’elle était « en contact permanent » avec son secrétaire d’Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari. Son entourage a également précisé qu’elle sera « intégralement à son bureau » la semaine prochaine.

    Les ministres doivent rester « joignables »

    Pourtant, Emmanuel Macron a déclaré, ce lundi, qu’ « il n’y aura pas de trêve pour le gouvernement dans cette période » : « Le gouvernement est à la tâche et sans relâche​, (…) à la disposition de chacune et chacun, chaque heure, chaque jour », a-t-il souligné. De son côté, Matignon a demandé aux ministres de rester « joignables » et de « pourvoir se rendre disponible rapidement selon leur portefeuille ».

    Selon le cabinet d’Elisabeth Borne, la ministre a « décalé son départ pour pouvoir passer le week-end à Paris afin de suivre au cœur du PC d’Enedis la gestion des coupures de courant, et surveiller les grands départs et les intempéries ». « Évidemment, les ministres nous tiennent au courant comme lors de chaque période de vacances », a expliqué Matignon à BFMTV.

  • Grève en France : le point sur son impact en ce jour de Noël et les prévisions pour le week-end

    C’est un Noël très difficile que connaissent les voyageurs des transports en commun. Vingt jours après le début de la mobilisation nationale contre la réforme des retraites, la SNCF et la RATP ont annoncé un trafic toujours largement réduit.

    Un TGV sur cinq et trois TER sur dix

    La Société nationale des chemins de fer français (SNCF), qui vient de chiffrer à 400 millions d’euros le manque à gagner depuis le début de la grève, prévoit ce mercredi un trafic «très perturbé» sur son réseau.

    Seulement un tiers des Ouigo et des trains à grande vitesse (TGV) est ainsi assuré aujourd’hui, pour Noël. L’axe Nord est le plus impacté, avec seulement 1 TGV sur 5 tandis que la moitié des trains circuleront sur l’axe Atlantique.

    Concernant les trains express régionaux (TER), trois trains sur dix circulent. L’Occitanie est particulièrement touchée avec seulement 1 train sur 10, tandis que seulement 20% des trains circulent en Pays de la Loire et en Centre-Val-de-Loire. Le trafic sera également très réduit sur les liaisons Intercités.

    Sur le réseau d’Île-de-France, la SNCF annonce 1 Transilien sur six en moyenne. Dans le détail, sur les lignes du RER A, 3 trains par heure circuleront entre 12 heures et 18 heures sur la branche Cercy. Le RER B comptera 1 train sur 3 toute la journée sur la branche Nord. Pour le RER C, le trafic ne reprend qu’à 13 heures, avec 1 train par heure jusqu’à 16 heures, puis 2 trains par heure jusqu’à 19h40 sur la branche Paris-Austerlitz- Bretigny.

    En outre, la SNCF a indiqué ce mardi que 6 TGV sur 10 en circulation le week-end du 27 au 29 décembre.

    Seules deux lignes ouvertes pour le métro parisien

    De son côté, la Régie autonome des transports parisiens (RATP) a confirmé un trafic «très réduit» ce 25 décembre. Deux lignes de métro seulement sont ouvertes, à savoir les lignes 1 et 14, qui sont automatiques. La navette Orlyval, qui dessert l’aéroport d’Orly, doit avoir un «trafic normal toute la journée

    Ceux qui veulent se déplacer mercredi sur le réseau express régional d’île-de-France (RER) vont également devoir prendre leur mal en patience. La RATP prévoit en effet un trafic «très perturbé» sur les lignes A et B.

    Le RER A est fermé toute la journée. Un prolongement s’opère de Nanterre Préfecture à la Défense pour les trains en provenance de la branche Cergy, entre 8h30 et 23h. Des navettes sont en outre mises en place entre les gares de Nation et de Chessy Marne-la-Vallée, mais uniquement «entre 8h et 18h, à raison d’un train toutes les 30min», souligne la RATP.

    Il faut compter 1 RER B sur 3 entre 12h et 18h au départ de Massy et Robinson en direction de la Gare du Nord, et un RER B sur trois toute la journée entre Gare du Nord et Aéroport Charles-de-Gaulle / Mitry. A noter que l’interconnexion reste interrompue à Gare du Nord.

    Concernant les tramways parisiens, le trafic doit être normal sur les lignes 2, 3a, 5, 6, 7et 8 et «quasi normal» sur les lignes 1 et 3b. Enfin, la RATP prévoit la circulation des 3/4 de ses bus et un fonctionnement normal des OrlyBus et RoissyBus.

  • Le Champagne dans le monde

    Le premier consommateur mondial de Champagne est … le Moulin Rouge. Avec 240 000 bouteilles par an, il représente un incontournable pour les producteurs champenois. Ce n’est pas une surprise, l’immense majorité des clients du cabaret parisien sont étrangers et l’image de la France pour eux ressemble souvent furieusement à une bouteille de champagne.

    Le Moulin Rouge, premier client au monde

    Bénéficiant de la protection de son appellation, le Champagne ne peut être produit que dans la région du même nom. Produit purement local champion à l’export et à forte valeur ajoutée, c’est donc un produit qui bénéficie d’une combinaison idéale.

    Le Royaume-Uni et les Etats-Unis, premiers marchés à l’export

    Les Britanniques sont passionnés par le champagne. Il représente 42,6% de ses expéditions en volume. De manière plus significative, cela représente plus de 34 153 662 de bouteilles de 75cl expédiées ! Le champagne y bénéficie d’une excellente réputation, d’une image de prestige, il est systématiquement associé à la fête.

    Le Royaume-Uni, premier marché à l’export

    Les Etats-Unis sont le deuxième marché pour le champagne. Les grandes marques de champagne comme Moët et Veuve-Clicquot y sont particulièrement appréciées de la bourgeoisie et des bons restaurants. La culture du vin, contrairement à ce que l’on pense souvent, existe aux Etats-Unis. A noter que parmi les alcools français, le cognac est aussi extrêmement apprécié.

    Allemagne, Japon, Belgique et Australie emboitent le pas

    Parmi les autres pays amateurs de Champagne, sans surprise l’Allemagne et surtout le Japon dont la population apprécie particulièrement la gastronomie française. Plus surprenant, la Belgique malgré l’étroitesse de son marché importe 9 millions de bouteilles par an et l’Australie, dont la culture est bien éloignée de la culture française, plus de 8 millions.

    Dernière surprise, le total de bouteilles de 75 cl est de 1 446 255 pour la Martinique et 1 439 539 pour la Guadeloupe en 2015. Record mondial.

    A consommer avec modération !

  • Le foie gras! Une tradition de plus en plus critiquée

    Les Français de Californie ne pourront pas déguster de foie gras lors des fêtes, à moins de le faire venir de France. La commercialisation de l’emblématique produit du Sud-Ouest y est en effet interdite, au nom du bien-être animal.  L’importante communauté résidant à New York bénéficie d’un sursis mais à partir de 2022, il sera interdit de pratiquer le gavage, d’en vendre, d’en servir et même d’en détenir. Un coup dur pour les exportateurs français, les deux grandes fermes de la périphérie de New York et l’intermédiaire d’Artagnan. Sa fondatrice la française Ariane Daguin l’a annoncé « on va se battre », et contester la décision devant les tribunaux.

    La production interdite au Danemark, Royaume-Uni, Australie

    La totalité des pays de l’Union européenne disposent de lois qui visent à la protection animale. Dans de très nombreux cas, cela justifie l’interdiction du gavage et parfois de la commercialisation.
    Ainsi la production de foie gras est interdite au Danemark, au Royaume-Uni, en Italie, en Finlande, en Allemagne… ailleurs dans le monde en Australie par exemple.

    Les seuls pays de l’Union européenne qui produisent encore du foie gras sont : la France, la Hongrie, la Bulgarie, l’Espagne et une partie de la Belgique (le gavage est interdit dans la région de Bruxelles depuis 2017 et le sera également en Flandre à partir de 2023 ; seule la Wallonie n’a pas encore prononcé d’interdiction). Dans les faits, la France produit environ 80% du foie gras mondial et en est le premier consommateur mondial.

    Les Français de l’étranger qui ne rentrent pas dans l’Hexagone pour les fêtes n’auront donc que peu de possibilités de déguster ce produit de plus en plus controversé.