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  • Evènements majeurs, conséquences mineures …

    IRAN, MOYEN-ORIENT ET LES DOLLARS

    Bien que d’une extrême gravité, les derniers évènements internationaux ont eu, pour le moment, peu d’incidences sur les marchés financiers. Le face à face entre les Etats-Unis, première puissance économique et militaire mondiale, et l’Iran, puissance majeure du Moyen Orient, qui était essentiellement verbal, a donné lieu en quelques jours à des actions physiques sans précédent.

    La réaction du marché a été très modérée ; les cours n’ont pas chuté et l’augmentation du cours du pétrole a été raisonnable. L’or s’est apprécié de manière classique mais dans des proportions mesurées compte tenu de l’escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran. Ces réactions limitées sont-elles le résultat d’une sous-appréciation des risques ou d’une conviction partagée d’une menace régulée ? La montée aux extrêmes n’est pas le scénario retenu par les experts et les investisseurs.

    Marché mesuré

    Les mesures de rétorsion annoncées à l’avance par l’Iran sont apparues symboliques. L’implication a priori accidentelle de la défense antimissile iranienne concernant le Boeing 737 ukrainien ne semble pas pour le moment remettre en cause la volonté des parties de calmer le jeu qui s’inscrit ainsi dans un cadre très byzantin. En ce début d’année, les investisseurs veulent croire aux signaux positifs que sont l’éventuelle signature de l’accord commerciale sino-américain, le vote du Parlement britannique de l’accord de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, le maintien de faibles taux d’intérêt, et l’arrêt de la chute de la production industrielle.

    Le pétrole après avoir franchi la barre des 70 dollars a rapidement retrouvé son cours d’équilibre autour de 65 dollars. Les indices « actions » sont restés globalement stables sur la semaine.

     

  • Pau : G5 – Sahel – L’intervention française en question ?

    C’est ce lundi à Pau qu’ Emmanuel Macron reçoit les présidents des cinq pays du Sahel, où les attaques djihadistes se multiplient. Objectif de cette réunion aux allures de « convocation » : renforcer la légitimité contestée des militaires français déployés sur place et mobiliser les alliés européens.

    Outre les présidents du G5 Sahel (Tchad, Niger, Burkina Faso, Mali, Mauritanie), ce sommet accueillera lundi à Pau (sud-ouest de la France) le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, le président de la Commission de l’Union africaine Moussa Faki et le président du Conseil européen, Charles Michel.

    Une gerbe pour les soldats morts en décembre

    Le président français doit d’abord se rendre sur la base du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau, dont étaient originaires sept des 13 soldats français tués en opérations au Mali en décembre. Avec ses homologues africains, il y déposera une gerbe en leur mémoire. Le sommet doit démarrer à 16 heures au Château de Pau avec les présidents du G5 Sahel, avant un dîner de travail au Parlement de Navarre avec les autres responsables internationaux. Le centre-ville est placé sous haute surveillance, les voitures interdites et l’accès des piétons étroitement contrôlé, a précisé la préfecture des Pyrénées-Atlantiques.

    Les cinq dirigeants avaient été conviés abruptement à Pau début décembre par le président français, irrité par les critiques de leurs opinions publiques contre les 4.500 soldats français de la force Barkhane et des déclarations jugées ambiguës de certains de leurs ministres.

    Un sentiment anti-Français au Mali

    En lançant cette invitation, perçue comme une « convocation » par certains présidents sahéliens, Emmanuel Macron avait averti qu’il mettrait toutes les options sur la table, y compris celle d’un retrait ou d’une décrue de Barkhane. Le président français avait toutefois reporté d’un mois ce sommet après l’attaque du camp nigérien d’Inates, la plus meurtrière depuis 2015 (71 morts). Le sentiment anti-Français se développe en particulier au Mali, où vendredi un millier de personnes ont encore manifesté à Bamako pour réclamer le départ des troupes françaises et étrangères.

    Paris veut avant tout obtenir une déclaration commune des cinq pays qui soulignera que la France agit à la demande de ses dirigeants, afin de « relégitimiser » sa présence, explique la présidence. « Il faut tout d’abord obtenir des responsables politiques une position nette sur ce qu’ils souhaitent ou pas », a tranché la ministre des Armées Florence Parly samedi.

    Hésitations en Europe et aux USA

    « La rencontre sera décisive, en ce qu’elle permettra de mettre sur la table toutes les questions, tous les griefs, toutes les solutions », avait jugé le président malien Ibrahim Boubacar Keïta début janvier. Outre son volet politique, le sommet de Pau vise aussi à revoir la stratégie militaire contre les djihadistes dans cette zone aussi vaste que l’Europe et appeler à une participation accrue des alliés internationaux, surtout européens.

    Le président nigérien Mahamadou Issoufou entend ainsi lancer à Pau « un appel à la solidarité internationale » pour que le Sahel et la France « ne soient pas seuls dans ce combat » contre le « fléau djihadiste ». La France est par ailleurs en train de mettre sur pied une opération baptisée « Tacouba », réunissant des forces spéciales d’une dizaine de pays européens. Paris espère que le sommet de Pau convaincra des Européens réticents, favorables à la lutte contre les djihadistes dans la région mais inquiets de voir la France critiquée. Autre inquiétude, les hésitations des Américains, dont l’appui militaire dans la région est irremplaçable, explique l’Elysée.

    Dans cette zone sahélienne semi-désertique, devenue depuis 2012 le terrain d’action de plusieurs groupes djihadistes, pour certains affiliés à Al-Qaïda ou Daesh, le sang ne cesse de couler. A la veille de Noël, sept militaires et 35 civils avaient été tués à Arbinda (Burkina Faso), suivis le 9 janvier par les 89 soldats nigériens tués à Chinégodar, aux confins du Niger et du Mali. Des attaques de plus en plus audacieuses face auxquelles la force conjointe du G5 Sahel, lancée en 2017, semble impuissante.

  • Les fous sont sages

    Trump a peut-être évité la guerre par un assassinat haut ciblé !

    En éliminant Souleimani, il montre que les Etats-Unis sont prêts à s’impliquer, et ce quasiment sans risque, alors qu’Israël préparait son offensive contre les installations de fabrication nucléaires iraniennes. Les Iraniens n’ont pas vraiment les moyens de la riposte, sauf à construire la bombe, ce qui ne sera pas toléré. Trump le fou a changé la donne. Imprévisible, vraiment.

    Boris Johnson réussit ses paris

    En trois mois, il a fait plus que Teresa May en trois ans : Obtenir une majorité incontestable au Parlement, faire voter un accord avec l’U.E, rassurer sur le sort des citoyens européens et sur un accord de sortie qu’il veut rapide.

    Emmanuel Macron, ayant condamné une nouvelle fois le colonialisme, adopte à nouveau une attitude très coloniale en convoquant les chefs d’Etat des pays du G5 Sahel à Pau, pour leur demander de s’engager vraiment. La pire menace n’est pas le néocolonialisme, mais le désengagement, qui condamnerait ces pays à la guerre civile et au chaos. La France peut-elle se retirer ? Hélas non. Peut-elle impliquer les Européens ? Sans succès. Peut-elle trouver de solutions politiques ? Si elle trouve des interlocuteurs, à commencer par l’incertaine Algérie.

    Néocolonialisme ?

    Voici Erdogan qui fait voter l’envoi de troupes turques dans l’ancienne Régence ottomane de Tripoli. Mais le Sultan qu’il n’est pas ressoude tout le monde contre lui, Russes, Algériens, Français, Egyptiens, Italiens, et offre un tremplin au Maréchal  Haftar, son ennemi.

    Xi Jinping

    Enfin l’homme le plus puissant du monde, le guide à la pensée géniale,  Xi Jinping, voit toujours  se dresser face à lui ces manifestants lilliputiens de Hong Kong. Pis : cette avocate qui refuse la main tendue de l’Empire du Milieu se fait réélire Présidente à Taïwan, une démocratie parlementaire qui vient de voter « le mariage pour tous ». Décadence occidentale.  De quoi écœurer Poutine.

    Kaïs Saïed

    En Tunisie, le mystérieux Président Kaïs Saïed, que l’on voyait comme un paravent des Islamistes d’Ennadha, reprend la main. Son voisin algérien, le mal élu Tebboune, entame la révision de la Constitution, et affronte toujours des manifestants qui ne se lassent pas. En Iran, ils crient à nouveau « A bas la dictature ! » contre les ayatollahs.

    Et l’Europe ? Et la France ?

    Et l’Europe ? Et la France ? L’Allemagne refuse de s’engager, même au Sahel, même en Méditerranée, et la France, qui parle avec tout le monde, s’interroge.  Elle vient de reconnaitre que l’Iran pourrait avoir la bombe en moins de deux ans. Il semble que la politique étrangère de la France souffre des mêmes incertitudes que sa politique sociale ou économique. En avant, en arrière, de quoi devenir imprévisible, elle aussi. Sans l’audace. Or c’est le moment d’en avoir.

    Si l’on ne veut pas de la guerre, ce serait en effet le moment de prendre des initiatives, au Liban, en Syrie, en Lybie, au Sahel. Et peut-être aussi avec Alger et Tunis. Et même à Hong Kong et Taïwan.  « Les fous sont sages, les sages sont fous », écrivait Shakespeare.

  • 16&17 Mai 2020 : les élections des Conseillers des Français de l’Etranger – Tour d’horizon

    1 800 000 Français seront appelés à voter le Dimanche 17 mai (dans certains dès le samedi 16) pour leurs élus locaux, les anciens conseillers consulaires désormais les nouveaux Conseillers des Français de l’Etranger.

    Oui des élus locaux ! Car au sein du Conseil Consulaire, c’est la communauté, liée au consulat à travers ses élus qui prennent les manettes des actions locales. Bourses scolaires, Implication dans la gestion des établissements scolaires, Assistance, Aides Sociales, Etat Civil, Relais avec l’administration de votre pays de résidence, Animation et Cohésion de la communauté, Actions économiques, etc… Notre quotidien d’expatrié, le lien avec la France, le dynamisme économique et social de notre spécificité de Français de l’Etranger, dépendent en partie de ce conseil dont la présidence sera désormais exercée non plus par le Consul, nommé par l’administration, mais par un élu sur le modèle des élections municipales qui auront lieu en mars en France. Le conseil consulaire élira parmi ses membres, son président, appuyé par une majorité.

    C’est une grande chance, quand on compare à la situation des autres expatriés, la République nous donne la parole. Il faut s’en saisir. Pour cela, il y a 3 défis à surmonter :

    • La Participation
    • Le Renouvellement
    • Les Moyens alloués

    C’est en les relevant que nous pourrons améliorer notre vie d’expatrié, conserver un lien naturel et facile avec la France, transmettre nos valeurs aux jeunes générations nées ou ayant grandi hors de France, réaliser nos ambitions économiques, faciliter notre intégration dans notre pays d’accueil et transmettre notre expérience acquise à l’étranger à nos compatriotes en France.

    Participation : Le Vote Electronique

    Le premier enjeu de ces élections consulaires des 16 et 17 mai prochain sera celui de la participation. Celle-ci est régulièrement pointée du doigt comme étant faible, voire inconsistante : 80 000 votants pour plus d’un million d’inscrits en 2014. Pour cette raison, entre autres, il a été décidé de pouvoir procéder à un vote électronique, le vote papier demeurant cependant possible. Plusieurs avantages : ceux qui ne sont pas à l’aise avec le vote électronique pourront toujours se rendre aux urnes et par ailleurs et en particulier dans les circonscriptions géantes, quelques clics permettront à tous d’exercer leur droit à être représentés en quelques minutes.

    Renouvellement : L’engagement citoyen

    Plus de 440 conseillers remettent leur mandat en jeu, et ce alors que le paysage politique depuis 2014 a été bouleversé. Si une grande partie des élus actuels viennent des rangs de la droite et de la gauche, l’arrivée en 2017 de la République en marche et la présence de plus en plus importante d’associations apolitiques et fédératrices pourraient changer la donne. L’ Assemblée des Français de l’Etranger composée des élus désignés par leurs pairs issus de cette élection était majoritairement à gauche au début de cette mandature. Aujourd’hui, le camp des indépendants s’est vu étoffer au fil des victoires de Macron, affaiblissant les LR et le Parti socialiste. La recomposition a donc commencé dans les états-majors des Français de l’Etranger.

    Renforçant les difficultés des Républicains, M. Barry de Longchamps, Prédisent de l’UFE-Monde, a donné la consigne aux antennes locales de se retirer du jeu politique. Alors que partie prenante en 2014 à travers des listes UFE-UMP, les Républicains devront avancer seuls.

    A gauche, le PS est pris en étau entre La France Insoumise et les Verts. L’effondrement des deux partis majoritaires aux élections législatives a eu des retombées. Et les socialistes sont menacés de disparition.. Ils parient sur l’ancrage local, comme avec Mehdi Benlahcen au Portugal ou Cecilia Gondard en Belgique. La France Insoumise surfant sur ses scores aux législatives attend beaucoup de cette élection alors que l’engouement s’est tassé avec les sorties de Jean-Luc Mélenchon. Les Verts sont eux confiants et le dynamisme, en particulier en Europe, des partis écologiques, peut les porter à un niveau historique.

    Une nouvelle composante est en train d’apparaitre. Les citoyens engagés ! A travers des associations, des bénévoles se sont regroupés. Eloignés de la politique parisienne, ils ont su développer des actions de proximité, concrètes et ils ont marqué les élections consulaires partielles de 2017 et 2018. Ainsi au Qatar / Bahrein et surtout à Shanghai, les élections partielles ont démontré que l’ancrage local, en dehors de toute affiliation politique, peut permettre de belles victoires au service de tous.

    Les moyens alloués : La question de la réprésentativité

    Les conseillers, désormais appelés Conseillers des Français de l’étranger, ont un rôle essentiel mais parfois mal connu. Outre leur statut de grands électeurs des Sénateurs des Français de l’étranger, ils sont désormais intégrés dans une nouvelle réforme décidée par Jean-Baptiste Lemoyne à un vrai réseau de remontées des informations et des problématiques rencontrées.

    Acteurs auprès de vos élus nationaux, relais auprès des Ministres et de leurs agents, ils porteront les projets, chercheront les financements.

    Certains combattront pour conserver les 11 députés élus par circonscription, d’autres militeront pour la réforme créant une circonscription unique avec une liste. Mais tous voteront pour les élections sénatoriales d’octobre 2019, qui donnera ou non la majorité au Président pour mettre en place sa réforme des institutions pour laquelle une majorité des 2/3 des parlementaires (députés et sénateurs) est nécéssaire.

    Vote électronique, vote papier, nous sommes tous appeler à participer à ces élections. Elles donneront l’impulsion qui rythmera les 6 prochaines années de la vie des Français de l’Etranger. N’oubliez pas de vérifier votre inscription sur les listes électorales, vous pouvez vous y inscrire jusqu’au 31 mars 2020.

     

  • Réforme des retraites: le gouvernement retire l’âge pivot de 64 ans du projet de loi après un samedi difficile

    Le 11 janvier restera la date ou le gouvernement à céder.. Pour la crise des Gilets Jaunes, le gouvernement n’a pas su abandonner la taxe sur l’essence pour au final lâcher 10 milliards d’euros. Après 5 semaines de grèves et un samedi tendu dans les rues de la capitale, le Premier ministre a annoncé le retrait de l’âge pivot.. Retour ce samedi…

     

    « Des poubelles qui brûlent, des projectiles jetés sur les forces de l’ordre, qui répliquent à la lacrymo. Paris était de nouveau ce samedi le théâtre de scènes devenues presque habituelles depuis un an, en marge d’une nouvelle journée de manifestation contre la réforme des retraites, rejointe pour l’occasion par quelques Gilets jaunes.

    Selon la CGT, 150 000 personnes s’étaient rassemblées dans la capitale. Le cortège parisien s’est élancé peu après 14 heures de la place de la Nation en direction de celle de la République, cortège syndical en tête. Il avait été rejoint par plusieurs centaines de Gilets jaunes, partis en fin de matinée du pont François Mitterrand., banderoles et couronnes de fleurs, en hommage au livreur mort après avoir été interpellé par les forces de l’ordre, Cédric Chouviat.

    Incidents dans le 12e

    Peu après le lancement du cortège, dans lequel un black bloc a vraisemblablement pris place, de premiers incidents ont éclaté. Les manifestants, dont certains masqués ou cagoulés, ont brisé des vitrines sur le trajet et jeté des projectiles en direction des forces de l’ordre, qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogène.

    Plusieurs magasins ont été saccagés sur le parcours.

    Certains manifestants criaient « LBD », au cours de ces heurts qui ont éclaté au niveau de l’avenue Daumesnil, dans le 12e arrondissement de la capitale, en référence aux tirs controversés de lanceurs de balle de défense responsables de graves blessures chez les manifestants lors de précédentes manifestations.

    D’autres manifestants couraient se réfugier sous des portes cochères, dans une grande confusion.

    Martinez en pointe

    Derrière une banderole « Retraite à points tous perdants! Retraite à 60 ans, tous gagnants! » les milliers de manifestants attendaient en début de journée les « propositions concrètes » qu’Edouard Philippe s’est engagé à adresser ce samedi aux organisations syndicales et patronales pour essayer de trouver « la base d’un compromis. »

    Celles-ci ont fini par tomber peu avant 16h30. Le gouvernement est « disposé à retirer » provisoirement l’âge-pivot de 64 ans du projet de loi sur la réforme des retraites tout en conservant le principe d’un âge d’équilibre, a indiqué le Premier ministre dans un courrier adressé samedi aux organisations syndicales et patronales.

    Edouard Philippe cède en fin d’après-midi-midi

    Le gouvernement est « disposé à retirer » l’âge pivot de 64 ans du projet de loi sur la réforme des retraites tout en conservant le principe d’un âge d’équilibre, a indiqué le Premier ministre Edouard Philippe dans un courrier adressé ce samedi aux organisations syndicales et patronales.

    « Pour démontrer ma confiance envers les partenaires sociaux, et ne pas préjuger de l’issue de leurs travaux concernant les mesures à prendre pour atteindre l’équilibre en 2027, je suis disposé à retirer du projet de loi la mesure de court terme que j’avais proposée, consistant à converger progressivement à partir de 2022 vers un âge d’équilibre de 64 ans en 2027 », a écrit le chef du gouvernement dans sa lettre, au 38e jour de la mobilisation contre cette réforme.

    Dans l’hypothèse où un accord ne pourrait intervenir lors de la conférence sur l’équilibre et le financement des retraites, qui doit remettre ses conclusions « d’ici la fin du mois d’avril », le gouvernement « prendra par ordonnance les mesures nécessaires pour atteindre l’équilibre d’ici 2027 et financer les nouvelles mesures de progrès social ».

    « Je prendrai mes responsabilités »

    « Je veux être parfaitement clair sur ce point: je prendrai mes responsabilités », a insisté le Premier ministre.

    Si, en revanche et comme l' »espère » Edouard Philippe, un accord intervient au sein de la conférence d’ici fin avril, « le parlement pourra en tenir compte lors de la seconde lecture et le gouvernement prendra une ordonnance transcrivant cet accord dans la loi ».

    Dans ce cas, le gouvernement modifiera le projet de loi pour demander au parlement une habilitation large lui permettant de prendre par ordonnance toute mesure permettant d’assurer l’équilibre du système de retraite à l’horizon 2027.

     

    « Le projet de loi prévoira que le futur système universel comporte un âge d’équilibre », souligne le Premier ministre, ajoutant que cela permettra à de nombreux Français « qui partent aujourd’hui entre 64 et 67 ans » d’éviter une décote.

    Le chef du gouvernement propose par ailleurs que la conférence de financement, réclamée par la CFDT, soit animée par Jean-Jacques Marette, ancien directeur général de l’Agirc-Arrco.

    La date de fin avril permettra que les conclusions de la conférence soient prises en compte avant le vote du projet de loi sur la réforme des retraites en seconde lecture.

     

  • La France se dote d’un plan anticorruption après les critiques du Conseil de l’Europe

    Critiquée au niveau européen pour les manquements de sa lutte anticorruption, la France a annoncé le 9 janvier un plan triennal de lutte visant à renforcer les mesures de prévention au sein de son administration.

    Le Groupe d’États contre la Corruption (Greco) du Conseil de l’Europe a pointé jeudi dans un rapport la persistance en France de « zones grises » dans les rapports entre l’exécutif et les lobbies et appelé Paris à plus d’efforts pour combattre le phénomène.

    Des « zones grises où des efforts supplémentaires sont nécessaires » demeurent, en dépit d’évolutions « positives », comme les créations de l’Agence française anticorruption (AFA), de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) ou encore celle du parquet national financier, relève le rapport.

    La concomitance du plan annoncé par les ministères de la Justice et des Comptes publics, dont les préoccupations rejoignent en grande partie celles du Greco, est fortuite, le premier devant à l’origine être publié dès le 9 décembre, a indiqué à l’AFP le directeur de l’AFA, Charles Duchaine.

    Mais sa publication a été retardée par le gouvernement à cause des grèves contre la réforme des retraites et de l’affaire des fonctions multiples de l’ancien haut commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye, pour éviter de lui donner une « connotation politique », a-t-il précisé.

    Le plan gouvernemental vise notamment à « renforcer la formation des agents publics les plus exposés », à commencer par les ministères, mais aussi dans les collectivités locales et les hôpitaux, selon une méthodologie établie par l’AFA.

    Seules 7,3 % des collectivités ont en effet mis en place des mesures de prévention contre la corruption, tandis que 3,5 % des agents publics et 1,5 % des élus ont reçu une formation en la matière, d’après une enquête menée par l’AFA en 2018.

    « On est là pour les aider s’ils nous sollicitent », explique M. Duchaine, précisant qu’il « appartient à chaque ministère ou collectivité de faire le boulot ». L’AFA ne dispose que d’une dizaine d’agents, dont la moitié dédiée aux entreprises.

    Dans le domaine de la prévention contre la corruption, « jusqu’à maintenant il n’y avait pas grand-chose, donc tout ce qui pourra être fait sera toujours en mieux », selon le directeur de l’agence.

    Le plan gouvernemental préconise aussi des mesures spécifiques pour deux grands événements sportifs organisés par la France, la coupe du monde rugby en 2023 et les Jeux olympiques de Paris en 2024.

    Attente des citoyens 

    Pour le Greco, « une plus grande transparence s’impose », notamment en ce qui concerne les « contacts entre l’exécutif et les groupes d’intérêts afin que leur influence » sur les décisions « soit plus claire ».

    L’organe anticorruption du Conseil de l’Europe, basé à Strasbourg, préconise que « les membres de l’exécutif, y compris le président de la République », fassent « état publiquement et à intervalles réguliers des lobbyistes rencontrés et des questions abordées ».

    Il recommande aussi l’extension des mesures de prévention « au cabinet du président de la République (…), pas exempt de risques de corruption ».

    Le Greco estime en outre que les ministres soupçonnés de corruption ne devraient plus être jugés par la Cour de justice de la République, « composée pour moitié de parlementaires », mais par « une autre juridiction (…) indépendante et impartiale ».

    « L’attente croissante des citoyens quant à l’exemplarité des membres de l’exécutif (…) est palpable en France », souligne son rapport.

    Le Greco appelle encore « à l’élaboration d’une stratégie globale de prévention de la corruption » au sein de la police et de la gendarmerie, avec des « contrôles de sécurité » organisés tout au long des carrières.

    Enfin, la législation française sur la protection des lanceurs d’alerte devrait également être améliorée, la pratique ayant montré que sa mise en oeuvre était « complexe » et « pas entièrement efficace ».

    Composé de 48 États européens plus les Etats-Unis, le Greco a été créé en 1999 pour améliorer la capacité de ses membres à lutter contre la corruption.

  • Les apéros français à l’étranger

    Nous sommes 2,5 millions à l’étranger et nombreux à chercher des lieux de rencontre.

    Les apéros français se sont heureusement multipliés à travers le monde.  Tour d’horizon

    Les apéros frenchies en Allemagne

    Parmi les concepts développés parmi les expats, les apéros frenchies. L’idée, de deux sœurs, est née en Allemagne, à Francfort, et s’est depuis développée en Europe. A Londres, Paris, Munich, Amsterdam.

    Les Français de Londres, Bruxelles, Amsterdam, sont nombreux à savoir que la vie ne se limite pas à la communauté. Pour autant, peu d’entre eux ont  oublié l’Hexagone,  et beaucoup, malgré tout, s’en rappellent avec nostalgie.

    De quoi s’agit-il ? Vous êtes Français, isolé, les apéros sont un des seuls liens de conviabilité pour faire des rencontres. La communauté française à l’international est parfois éparse. Plusieurs partenaires dont des marques d’alcool participent aux évènements en offrant divers dégustations.

    Plusieurs évènements organisés à Londres

    Autre possibilité, dans d’autres villes comme Londres, se réunir autour d’un tarot. Un jeu coûte £20 sur place, munissez-vous d’un exemplaire en français avant ! Il ravira beaucoup de joueurs. Information importante : les jeux d’argent, et notamment le poker, sont en revanche formellement interdits dans les pubs de la capitale anglaise !

    A New York aussi les Français se retrouvent! C’est le cas par exemple avec les apéros bon plan voyage tous les mardis à la cave à manger OCabanon. Autre ville, Tokyo, où le site Bonjour Tokyo organise un apéro très frenchy, aussi, tous les mardi.

    Les amitiés françaises de Namur et de Liège

    Dans plusieurs villes belges francophones, c’est le souvenir de la présence française, notamment sous Napoléon, qui est mis en avant lors d’apéros plusieurs fois par mois. C’est le cas par exemple à Namur et à Liège avec le soutien de la CCI franco-wallone.

    Avec l’apparition des réseaux sociaux dans le courant des années 2000, de tels évènements qui deviennent très facile à organiser se sont multipliés. Envie de se retrouver, désir de partager des instants avec des personnes qui partagent notre culture, souhait d’échanger, de rencontrer, de nouvelles personnes, les raisons sont multiples.

    Vous organisez / participez à des apéros français ? N’hésitez pas à nous en faire part !

     

     

  • Fin de l’exemption d’impôt sur le revenu pour les retraités au Portugal

    Les futurs retraités étrangers installés au Portugal vont devoir payer des impôts

    Le régime fiscal des résidents non habituels, les fameux RNH, va être modifié.

    C’est ce qu’annonce en une, ce vendredi 10 janvier 2020, le quotidien économique portugais Jornal de Negocios. Le gouvernement socialiste se prépare à présenter une proposition de modification du budget de l’Etat.

    Rien ne changera pour les RNH qui bénéficient déjà de ce régime. En revanche, les futurs retraités étrangers qui s’installeront au Portugal seront imposés. L’exemption totale va donc être supprimée.

    Les nouvelles règles sont en préparation au ministère des Finances, avance le Jornal de Negocios.

    Le ministre Mario Centeno répond ainsi favorablement aux exigences du Bloc de gauche, très critique envers le régime fiscal des RNH.

  • Réforme des retraites : Une mobilisation en replis, une grève qui s’enracine !

    Pour la 4e fois depuis le début de la grève, les opposants à la réforme des retraites s’étaient donnés rendez-vous ce jeudi 9 janvier. Les syndicats exigeant le retrait du projet, menés par la CGT et FO, étaient à l’origine de cette nouvelle journée interprofessionnelle de mobilisation.

    La journée de mobilisation interprofessionnelle contre la réforme des retraites a réuni 452 000 manifestants dans l’Hexagone dont 56 000 à Paris, selon un décompte du ministère de l’intérieur. Lors de la journée d’action du 17 décembre, 615 000 personnes avaient défilé dans dont 76 000 à Paris, selon le ministère.

    De leur côté, les syndicats ont revendiqué près de 1,3 million manifestants dans 65 cortèges, dont 370 000 selon la CGT. Un chiffre qui tombe à 44 000 pour la manifestation parisienne selon le comptage du cabinet Occurrence qui avait dénombré 72 500 manifestants parisiens le 17 décembre.

    Dans le détail, ils étaient 22 000 à battre le pavé à Marseille, 14 000 à Toulouse, 11 000 à Lyon, 10 000 à Bordeaux, 8 400 à Nantes, 7 500 à Caen, 7 400 à Rouen… selon les chiffres communiqués par la police ou les préfectures.

    À Paris, la grande manifestation entre la place de la République et la place Saint-Augustin, s’est élancée vers 14 heures. Quelques tensions ont été observées, notamment dans le défilé parisien, au niveau du boulevard Magenta.

    Plus tard, à l’approche de la place Saint-Augustin, la situation s’est de nouveau quelque peu dégradée à Paris. Autour de 16 h 30, l’ambiance s’est soudain tendue en tête du cortège : les force de l’ordre ont répondu par des charges et des tirs de gaz lacrymogène à des jets de projectiles. Auparavant, seize personnes avaient été interpellées selon un bilan de la préfecture de police donné à 16 h 15.

    En fin de matinée, la cité phocéenne avait donné le coup d’envoi des défilés dans les grandes agglomérations.

    Le 5 décembre, au premier jour du mouvement, entre 806 000 personnes, selon le ministère de l’intérieur et 1,8 million selon la CGT avaient battu le pavé dans toute la France, un score qui n’a plus été égalé les 10 et 17 décembre.

    SNCF : selon les chiffres dévoilés par la direction de l’entreprise publique, 32,9 % des cheminots sont en grève pour cette quatrième journée de mobilisation nationale, dont 66,6 % des conducteurs de train, 57,6 % des contrôleurs et 37,4 % des aiguilleurs.

    Éducation nationale : le taux de grévistes est de 18,81 % dans le primaire et de 16,49 % dans le secondaire (collèges et lycées) selon le ministère, et de respectivement 40 % et 50 % d’après les syndicats. Chez les Français de l’Etranger, le taux de participation fût très faible

    Outre des manifestations, les grévistes ont organisé un certain nombre d’actions pour appuyer leurs demandes. Ainsi environ 400 manifestants ont filtré dans la matinée l’accès à la centrale nucléaire de Gravelines, sur le littoral du Nord.

    Dans le même temps, quelques centaines d’avocats en grève ont bloqué dans la matinée les entrées du tribunal de grande instance de Lille, empêché la tenue des audiences et jeté leurs robes à terre. En fin de matinée, une vingtaine d’avocats formaient toujours un cordon devant le palais de justice alors qu’entre 200 à 300 assistaient à une assemblée générale dans une salle d’audience bondée. A Roanne également les avocats se sont mobilisés. Un « acte de malveillance » sur un poste électrique a par ailleurs entraîné la coupure de l’électricité pour quelque 2000 foyers et entreprises d’Hazebrouck (Nord) pendant une heure trente jeudi matin, selon la communication pour le Nord-Pas-de-Calais d’Enedis.