Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • Grève des lycées français: le mouvement durera-t-il?

    Des perturbations pourraient avoir lieu dans le réseau aérien français

    Ce mardi 14 janvier eu lieu une nouvelle manifestation de grèves à travers l’hexagone, l’outre-mer et chez les Français de l’étranger. Depuis des semaines, les syndicats défient le gouvernement, avec la bénédiction des partis d’opposition, concernant le projet de loi de réforme des retraites.

    Age du départ à la retraite, âge pivot, régimes spéciaux, régime à point, les points de discorde ne manquent pas entre les parties  . Les contrôleurs aériens ont rejoint le mouvement et Air France annonce des perturbations pour les 14, 15 et 16 janvier 2020 sur les vols court et moyen-courriers.

    Les motivations diverses des Français de l’étranger grévistes

    Chez les 2 millions de Français de l’étranger, la mobilisation existe au sein des établissements français à l’étranger et en particulier, mais pas seulement, dans les « établissements en gestion directe » de l’AEFE, l’agence pour l’enseignement français à l’étranger.

    La grève du 5 décembre dernier fut particulièrement suivie parmi les établissements français à l’étranger.

    La particularité des revendications dans les lycées à l’étranger est double. Ils souhaitent eux-aussi la fin de la réforme des retraites mais sont aussi très inquiets de l’évolution du réseau. Le Président Macron a annoncé la volonté de doubler le nombre d’élèves d’ici 2030 tout en délivrant à l’AEFE, agence d’Etat qui contrôle la majorité du réseau certaines dotations, après en avoir ôté au début du quinquennat.

    La crainte qui revient systématiquement parmi les personnels en grève et les syndicats, est celle d’une « privatisation du réseau » avec le passage d’établissements en gestion directe, qui fonctionnent comme les lycées en France, vers des statuts plus flexibles qui, selon eux, mettrait en danger les acquis sociaux.

    Autre crainte, celle que l’enseignement français passe de plus en plus par des établissements 100% privés comme il en existe déjà avec par exemple le réseau Odyssey .

    Le verrouillage en court des données sur les grèves

    Si la SNES Hors de France a appelé à la mobilisation chez enseignants français à l’étranger, ils n’ont pas été en mesure de nous indiquer des chiffres précis de la mobilisation. Pour autant, une mobilisation, parfois relative, a été notée à Barcelone et en général dans la péninsule ibérique, au lycée de Londres, celui de Hambourg, et dans certains réseaux primaires à Rome et Ouagadougou par exemple.

    Pour autant certains établissements, Londres et Berlin pour ne pas les nommer, nous ont renvoyé vers les services diplomatiques. Preuve d’une certaine fébrilité quant à la communication des établissements français ou d’une mobilisation importante ?

    De nouveaux mouvements de grève devraient amener à certaines perturbations, même si nous n’avons pas jusqu’à présent constaté d’impossibilité d’accueillir les élèves.

  • Alerte à la grippe en Asie : tout savoir sur le vaccin !

    En Asie, la grippe saisonnière est généralement plus courante dans les périodes de Janvier à Avril et de Juillet à Août.

    Il faut environ deux semaines après la vaccination pour que les anticorps se développent et vous protègent contre le virus de la grippe. Il est donc préférable de se faire vacciner deux semaines avant le début de la saison grippale.

    Pour obtenir un vaccin, vous pouvez choisir le secteur privé ou le secteur public.

    Attention ce ne sont pas toutes les personnes qui sont éligibles à la vaccination gratuite ou subventionnée.

    Voici les options et les exigences pour chaque secteur.

    1) Option 1: la Vaccination gratuite contre la grippe dans le secteur public

    A Hong-kong, Le gouvernement fournit gratuitement, des vaccins contre la grippe saisonnière aux résidents éligibles de Hong Kong dans le cadre du programme gouvernemental de vaccination 2019-2020. Chaque pays a sa propre approche.

    La vaccination est souvent gratuite pour les résidents à risque par le biais des Ministères de la Santé et des Hopitaux. Les personnes concernées sont :

    – les enfants à risque

    – les personnes âgées de 65 ans et plus

    – les souffrant de déficience intellectuelle

    – les personnes percevant une allocation d’invalidité ET

    – les travailleurs de la transformation de la viande

    Le gouvernement offre également deux programmes de vaccination gratuite pour les enfants : l’un pour les écoles primaires et l’autre pour pour les jardins d’enfants / Garderies / et Crèches.

    2) Option 3 : la vaccination contre la grippe dans le secteur privé aux tarifs du privé

    Presque toutes les cliniques privées proposent le vaccin contre la grippe. Vérifiez auprès de votre médecin généraliste ou spécialiste le coût de la vaccination en cabinet. Vous pouvez également recevoir le vaccin dans les 12 hôpitaux privés de la ville.

    Sur l’île de Hong Kong, les prix varient entre 250 $ et 500 $ pour une dose. Assurez-vous de tenir compte du fait que les cliniques peuvent facturer des honoraires de consultation — et que ces frais varient beaucoup selon la spécialité du médecin et son emplacement.

    Si vous avez peur des aiguilles, sachez que le le vaccin sous forme de spray nasal, connu sous le nom FluMist, est disponible à Hong Kong dans le secteur privé. Attention, ce type ce vaccin intranasal est plus cher.

    N’oubliez pas qu’il est recommandé de se faire vacciner chaque année.

    Vous pouvez écouter le podcast en cliquant ci-dessous

  • Un français sauvé de la noyade par Léonardo Dicaprio aux caraïbes

    Dans les Caraïbes, Leonardo Dicaprio est venu au secours d’un jeune Français de 24 ans, tombé à la mer après une soirée festive sur un bateau de croisière.

    Au cours d’une longue nuit au cours de laquelle il avait quelque peu abusé des boissons rafraîchissantes, Victor, un Français de 24 ans est tombé à la mer. Il était membre de l’équipage d’un navire de croisière du Club Med, qui naviguait près de St Martin.

    Victor est resté onze heures a dérivé dans la mer des Caraïbes. Persuadé de voir sa dernière heure arrivée , il a probablement eu la plus grosse frayeur de sa vie.

    Ce jour-là, Leonardo DiCaprio, sa compagne Camila Morrone et quelques amis profitaient d’une sortie au large de Saint-Barthélemy sur son luxueux bateau. Dans l’après-midi, le capitaine a été averti qu’un homme était à la mer, non loin de là. L’acteur et son équipage ont donc immédiatement dévié leur trajectoire pour tenter de repérer le jeune homme, jusque-là introuvable.

    « J’aurais dû mourir »

    Leonardo DiCaprio et les membres de son navire ont fini par trouver le Français en perdition. Ils l’ont secouru juste une heure avant que la nuit ne tombe, mais surtout alors qu’une dangereuse tempête s’approchait.

    À bout de force, le Français était à quelques minutes de se noyer lorsqu’il fut secouru par l’un des hommes les plus célèbres au monde. Il était gravement déshydraté lorsqu’il a été repêché. Ses secouristes improvisés lui ont offert des boissons, de la nourriture et des vêtements secs, avant de le remettre aux garde-côtes. « J’aurais dû mourir » leur a-t-il déclaré. Mais coup de chance pour le jeune homme, Leo était dans le coin. Aujourd’hui sain et sauf, il doit donc la vie à la superstar hollywoodienne et son équipage.

    D’après le Sun, le navire de Leo est le seul à être parti à sa recherche après le message de détresse.

  • Où sont les pays de l’UE pour les opérations au Sahel ?

    Lors d’une réunion à Pau lundi 13 décembre, les chefs d’État du G5 Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad et Mauritanie) ont exprimé leur volonté de lutter contre les groupes terroristes djihadistes dans la région et ont convenu de se concentrer sur la zone dite « des trois frontières », sous le commandement conjoint de l’opération Barkhane, en place depuis 2013.

    4 500 soldats français

    Actuellement, 4 500 soldats français se trouvent dans la région et le président Macron prévoit d’en envoyer 220 de plus. Mais à Pau, lundi, ces annonces n’ont visiblement pas séduit les chefs d’Etat africains, qui ont boudé la conférence de presse qui a suivi la rencontre. La création de la task-force « Takuba », qui devrait rassembler toutes les contributions militaires de l’UE a certes été annoncée, mais sans contenu.

    Bien que la France continue d’envoyer des troupes dans la région dans le cadre de l’opération Barkhane, elle a du mal à trouver des alliés européens pour soutenir ses efforts. Ainsi, l’Allemagne semble avoir décliné jusqu’à présent. L’Estonie et le Danemark sont les seuls pays à avoir envoyé des troupes sur le terrain au Mali, d’autres pays fournissant un effort logistique, comme le Royaume-Uni qui a envoyé des hélicoptères.

  • La France et l’Allemagne, des associés aux intérêts pas toujours convergents

    De longue date, les Français et les Allemands ont des approches différentes en matière de politique économique. Les premiers privilégient la relance de la consommation quand les seconds préfèrent conforter leurs exportations. Les premiers ont des réflexes d’emprunteurs quand les seconds ont des comportements de prêteurs. Si depuis 1983, la France s’est convertie à la politique de la désinflation compétitive, ce choix est ressenti comme subi et ne semble pas avoir donné tous les résultats espérés. Depuis une vingtaine d’années, les deux pays semblent diverger tant en matière des finances publiques, qu’au niveau des échanges extérieurs et de l’emploi.

    Avec le départ du Royaume-Uni de l’Union européenne, la France et l’Allemagne en deviennent les deux piliers. Cette situation n’est pas sans risque. Le premier serait la restauration de l’ancien duopole qui exclurait du processus de décision les autres Etats dont l’Italie, le Benelux, l’Espagne ou la Pologne. Dans une Europe à 9, 12 ou 15, le poids de la France et de l’Allemagne était prédominant. En outre, dans les années 70 ou 80, la proximité historique de la Seconde Guerre mondiale était telle qu’elle imposait un accord entre les deux ennemis héréditaires. Avec l’élargissement de l’Union européenne, avec l’unification de l’Allemagne, cette situation n’est plus de mise. Les Etats d’Europe de l’Est entendent avoir également voix au chapitre.

    Choix économiques différents

    Le deuxième risque est lié à la divergence croissante des intérêts entre les deux pays rendant de plus en plus difficile l’élaboration de projets communs susceptibles d’être proposés aux autres Etats membres. La divergence peut être politique et économique. Sur le plan politique, l’Allemagne n’est plus celle de 1970 ou de 1990. Longtemps, elle a considéré que sa responsabilité lors de la Seconde Guerre mondiale l’empêchait de jouer les premiers rôles au niveau international. Ses dirigeants laissaient les Français occuper les premiers rangs. Son objectif était le développement économique et la stabilité de son régime politique.

    La réunification a été une divine surprise mais pour l’imposer comme une évidence aux autres nations, l’Allemagne a opté pour la modestie. Helmut Kohl a souhaité que son pays conserve ses liens privilégiés avec les Etats-Unis et son attachement à l’Union européenne. Il a obtenu l’accord de toutes les puissances au prix de quelques concessions, notamment sur la reconnaissance de la ligne OderNeisse concernant la frontière avec la Pologne, Russie comprise, et sur l’absorption de l’Allemagne de l’Est par l’Allemagne de l’Ouest.

    L’Allemagne réunifiée s’est imposée, en toute discrétion, comme la première puissance économique du Continent. Pendant plusieurs années, ce changement de dimension a été masqué par le coût de la réunification (transferts de plus de 150 milliards d’euros par an). Selon le politologue américain, Graham T. Allison, jamais, en Europe, un Etat n’avait réussi à dominer aussi fortement de manière pacifique. Les réticences françaises ou britanniques ont été assez faibles au regard de l’enjeu. La Russie trop affaiblie n’avait pas les moyens de s’opposer à la réorganisation du continent.

    Résultats divergents

    Les Français ont arraché la monnaie unique en 1990 aux Allemands qui ne souhaitaient sacrifier leur monnaie et leur politique monétaire car ils avaient besoin de faire passer leur projet de réunification. Même si le projet de création de la monnaie européenne avait été engagé depuis les années 70 et surtout depuis 1985, en Allemagne, les oppositions étaient nombreuses, en particulier au sein de la Bundesbank. Helmut Kohl a joué durant plusieurs années l’ambiguïté. Si aujourd’hui, certains estiment que l’euro fait la part belle aux intérêts allemands, ce n’était pas vécu ainsi il y a trente ans. La monnaie commune, par nature, repose sur une mutualisation et sur une coordination des Etats membres. Pour la première puissance monétaire de l’Europe, cela aboutissait à un réel transfert de souveraineté que certains jugeaient inutiles et dangereux. Dans les années 90, l’Allemagne dictait sa loi monétaire aux autres pays, la France comprise. Notre pays avait été contraint de s’aligner sur la politique de la Bundesbank entre 1991 et 1994 et d’augmenter ses taux afin d’éviter une série de dévaluations.

    Au début des années 2000, l’Allemagne était présentée comme l’enfant malade de l’Europe au plan économique avec une croissance en berne, une inflation en hausse et des résultats extérieurs en baisse. A partir de 2004, après la mise en œuvre d’une politique de maîtrise des coûts salariaux, elle a renoué avec les excédents commerciaux et a enregistré une croissance supérieure à la moyenne de la zone euro. Elle a progressivement reconstruit son Hinterland avec les pays d’Europe de l’Est qui ont intégré l’Union européenne.

    Avantage Allemagne

    De son côté, la France a commencé à rencontrer des problèmes à partir de 2003 avec la réapparition d’un déficit commercial important accompagnant un fort mouvement de désindustrialisation. L’Allemagne a profité à plein du cycle industriel qui s’est amorcé au début du siècle. Les entreprises des pays émergents ont commandé des biens d’équipement en Allemagne quand les classes moyennes et supérieures de ces pays ont acquis des voitures des constructeurs allemands.

    Lors de ces vingt dernières années, le poids de l’industrie allemande est passée de 18 à 20 % du PIB en Allemagne quand il a diminué de 12 à 10 % du PIB en France. La France dont l’économie est avant tout tertiaire était moins bien positionnée pour prendre des parts de marché. En outre, ses industries plutôt positionnées sur la gamme moyenne ont été concurrencées par celles des pays émergents. Pour résister à cette nouvelle concurrence, les entreprises françaises ont été conduites à délocaliser plus vite et plus fortement que leurs homologues allemandes.

    Depuis le début du siècle, les choix allemands se sont révélés gagnants au niveau économique. En 2018, l’Allemagne occupait de loin la première place économique de la zone euro et de l’Union européenne. Son PIB est supérieur à celui de la France de 30 %. Pour le PIB par habitant, l’écart était de 12 % quand ils étaient identiques il y a trente ans. Le taux de chômage est en Allemagne de 3,1 % contre 8,5 % en France (novembre 2019). Le budget est excédentaire Outre-Rhin quand le déficit reste proche de 3 % du PIB. De même, l’Allemagne respecte à nouveau tous les critères de Maastricht quand la dette publique française a franchi le seuil des 100 % du PIB en 2019.

    Entre 2003 et 2018, l’Allemagne a considérablement augmenté ses actifs extérieurs nets qui sont passés de 5 à 70 % du PIB quand la dette extérieure française nulle en 2004 atteint désormais 20 % du PIB. L’Allemagne a un niveau d’épargne supérieur à celui de la France, ce qui l’incite à réclamer une meilleure rémunération de l’argent.

    Avec l’arrivée à maturité de l’industrie des pays émergents et la montée en gamme de leur production, l’Allemagne subit depuis deux ans un choc économique important se traduisant par une baisse de ses exportations. Les industries traditionnelles en Allemagne (auto, chimie, biens d’équipement) rencontrent une baisse d’activité qui est accentuée par le durcissement des normes environnementales. Ce changement de donne pourrait rapprocher les deux pays qui auraient tout intérêt dans le domaine de l’énergie et des nouvelles technologies de coordonner leurs actions.

    Une approche plus libérale

    L’Allemagne a toujours considéré que pour maintenir sa compétitivité, un taux de change élevé de l’euro lui était profitable. Sa stratégie repose sur une importation à bas coûts des biens intermédiaires fabriqués dans les pays émergents. L’Allemagne importe deux fois plus de ces biens que la France. Par ailleurs, un euro fort sert d’argument pour maintenir la rigueur salariale. La France pourrait tirer avantage d’un euro fort réduisant le coût des importations ; mais les gouvernements ont toujours défendu l’idée d’un euro faible afin de favoriser les exportations, sans pour autant que cela soit couronné de succès. Même si officiellement, les autorités allemandes n’en font pas état, leur pays a bénéficié de la sous-appréciation de l’euro en permettant dans les années 2000 et 2010 une forte croissance des excédents commerciaux.

    Le vieillissement de l’Allemagne est plus avancé et plus important que celui de la France. La proportion de personnes de plus de 60 ans au sein de la population totale est passée de 23 à 29 % de 1999 à 2019. Elle atteindra 34 % en 2029. Pour la France, cette proportion est passée de 21 à 26 % et devrait atteindre 30 % en 2029.

    Le regard sur l’endettement est très différent entre les deux pays. En Allemagne, en vertu de l’ordolibéralisme, les gouvernements veillent à mettre en place un environnement favorable aux affaires, mais n’interviennent pas dans les décisions des entreprises; en France, l’interventionnisme étatique en France est de mise avec la multiplication des partenariats avec les grandes entreprises. Les choix technologiques sont fortement influencés par l’État. Ces deux conceptions très différentes rendent délicates l’élaboration de politiques communes, que ce soit sur le plan industriel ou sur ceux concernant les changes ou les finances publiques.

    Méfiance de tout interventionnisme

    Certains estiment que l’Allemagne pourrait évoluer compte tenu des problèmes auxquels sont confrontées ses industries traditionnelles (automobile, chimie, biens d’équipement) en raison de la fin du cycle économique et des nouvelles contraintes environnementales. Le changement de paradigme ne doit pas faire oublier les spécificités et les traditions allemandes. L’Allemagne est un pays fédéral dont la population se méfie de toute tentation centralisatrice. La force du pays est de disposer d’un grand nombre de bassins d’emploi diversifiés. La mise en place de politique nationale voire européenne n’est pas souhaitée car elle aboutirait à remettre en cause un des fondements de la construction allemande telle qu’elle s’est façonnée depuis 1949.

    Si les relations avec la France sont depuis longtemps normalisées, il n’en demeure pas moins qu’une méfiance demeure. La France est suspectée de vouloir imposer ses vues aux autres Etats membres, voire de tirer profit de l’économie de ses voisins. La rancœur face aux épisodes napoléoniens s’est transmise de génération en génération.

  • Grèves en France : le retrait complet du texte désormais exigé par les syndicats – contrôleurs aériens aussi en grève

    C’est quand la fin de la grève? 

    la question qui taraude les usagers des transports en commun excédés de courir après des trains et des métros qui circulent de façon aléatoire. Mais, alors que le conflit entre ce mardi 14 janvier dans son 41e jour, rares sont les observateurs à se risquer à répondre à cette question.

    Il y a la version optimiste.

    «Le trafic devrait revenir à la normale ou presque en fin de semaine même s’il y aura quelques bastions où des perturbations continueront», estime un expert des conflits sociaux qui constate la baisse graduelle de la mobilisation. Lundi, on ne comptait que 4,3% de grévistes à la SNCF et 22,5% chez les conducteurs, soit le plus faible taux d’agents dans le mouvement depuis le 5 décembre.

    Symbole de cette amélioration du service: ce lundi 13 janvier, il y avait deux trains sur trois sur le RER D, pourtant une des places fortes de Sud-Rail, un syndicat protestataire. Sans compter que de plus en plus d’agents SNCF et RATP sont épuisés financièrement par cette grève. Et ils ne croient plus qu’ils puissent gagner la bataille: obtenir le retrait de la réforme des retraites et le maintien de leur régime spécial. Car l’extension de la grève au secteur privé n’a pas fonctionné.

    Mais, quand on parle de la fin du conflit, il y a aussi la version pessimiste.

    «On peut s’installer dans une grève perlée jusqu’aux prochaines vacances scolaires qui débutent le 9 février, avec une alternance de jours chômés et de jours travaillés», estime un autre expert social. S’il ne croit pas à un retour à la normale rapide de la circulation des trains et des métros (à Paris), c’est que le retrait provisoire de l’âge pivot ne fait pas beaucoup bouger les lignes dans les entreprises publiques de transport. «Cette concession était une demande majeure des confédérations syndicales réformistes comme la CFDT et l’Unsa mais pas de leur branche à la SNCF et à la RATP», souligne l’ex-député PS spécialiste des transports Gilles Savary. Car, dans ces institutions, le grand sujet est la suppression des régimes spéciaux de retraite.

    Et les syndicats réformistes s’y battent d’abord pour amortir ce choc. Ainsi, la CFDT-Cheminots appelle toujours à la grève ce mardi où elle rencontrera la direction de la SNCF pour négocier les compensations liées à la disparition du régime spécial. Quant aux syndicats protestataires (CGT et Sud) puissants chez les conducteurs, ils visent toujours le retrait pur et simple de la réforme des retraites.

    Une semaine voire plus

    Alors qui faut-il croire? Les optimistes ou les pessimistes? Difficile de trancher car la fin de la grève constitue une équation à plusieurs inconnues. «Cela dépendra de deux paramètres, estime un expert. Les agents SNCF et RATP ont-ils bien compris les compensations très complexes que leur a lâchées le gouvernement en contrepartie de la suppression de leurs régimes spéciaux et les jugent-ils suffisantes?»

    Car l’exécutif leur a fait de sacrées concessions: «À la SNCF, le montant de la pension des agents basculés dans le régime de retraite à points sera au moins aussi élevé que celui de leurs aînés au régime spécial de retraite», affirme Thierry Marty, conseiller à l’Unsa-Ferroviaire.

    Même schéma ou presque à la RATP. Bref, le gouvernement n’est pas loin d’avoir accordé une clause du grand-père qui ne dit pas son nom. Les assemblées générales qui décident en ce début de semaine de la poursuite de la grève ou pas devraient indiquer si le conflit est parti pour durer ou vite s’arrêter.

    Les contrôleurs aériens rejoignent le mouvement

    De son côté, Air France annonce des perturbations pour les 14, 15 et 16 janvier 2020 sur les vols court et moyen-courriers. Ce mardi matin, (CET), la DGAC, que nous avons joint, n’avait pas d’information à nous communiquer.

  • Fiscalité: la mobilisation des non-résidents

    La fiscalité des non-résidents est un sujet très complexe, et polémique. Une réforme, votée, mais sous moratoire, en attendant un hypothétique ajustement, propose de modifier la fiscalité pour les personnes non-résidentes qui ont des revenus en France.

    Rappel sur le projet de réforme qui a depuis fait l’objet d’un moratoire

    L’objectif principal la modification de la fiscalité des non-résidents sur leurs revenus en France donc, est l’application de barèmes : 20% pour les premiers 27 000€, 30% au-delà ou immédiatement si vous ne communiquez pas vos revenus tous pays confondus (afin de calculer votre barème, l’imposition reste limitée aux revenus issus de France).

    L’autre possibilité est alors le choix du barème progressif, en communiquant vos revenus mondiaux et la constitution de votre foyer. C’est le barème qui s’applique en France de façon classique.

    Une des atténuations de ces nouvelles règles proposées est, donc, l’inclusion du quotient familial dans le calcul. Bien connu en France, ce principe permet de diviser le revenu imposable en un certain nombre de parts.

    Fixé en fonction de la situation de famille du contribuable et du nombre de personnes à charge, le quotient familial permet de proportionner le montant de l’impôt afférent à un revenu donné en fonction du nombre de personne qui vivent sur ce revenu. Concrètement, les familles nombreuses payent moins d’impôts sur un revenu similaire à une personne qui vivrait seule, le calcul du barème se faisant sur la base du calcul du revenu par personne (les enfants comptant pour une demi-part-

    Exemple pour les plus de 65 ans

    Pour ceux qui ont plus de 65 ans et qui ont souvent plus aucun enfant à charge, les règles intègreraient l’abattement réservé aux seniors en France    :

    • si votre revenu net global est inférieur à 14 900 euros, l’abattement est de 2 376 euros si vous vivez seul ou si votre conjoint a moins de 65 ans et de 4 752 euros si votre conjoint a lui aussi plus de 65 ans.
    • si votre revenu net global est compris entre 14 900 euros et 24 000 euros, l’abattement est de 1 188 euros si vous vivez seul ou si votre conjoint a moins de 65 ans et de 2 376 euros si votre conjoint a lui aussi plus de 65 ans.

    L’abattement étant calculé automatiquement, il faudra attendre une clarification soit du législateur lors des amendements à la réforme au cours de l’automne 2020 soit de l’administration lors de la remise des premiers avis d’impositions.

    Une réforme complexe à appréhender

    Concernant le taux libératoire, la réforme va supprimer une taxation forfaitaire.

    En effet en France, c’est le foyer fiscal qui est imposé.

    Anne Genetet porte le projet à l’Assemblée Nationale

    Donc si le contribuable a des revenus importants en France en plus de sa rémunération usuelle dans son pays d’expatriation, issus par exemple de versement de dividendes, il pouvait choisir le taux forfaitaire à 20%, quelque soit le montant, et non le taux calculé avec le cumul de tous ses revenus (qui peuvent faire monter le taux à 75% dans les situations les plus favorisées).

    Désormais ce taux n’existe plus, il faut communiquer l’ensemble de ses revenus (quel que soit le pays) à l’administration fiscale française afin de procéder au calcul du taux.

    En cas de non-communication, le taux minimum appliqué sera de 30%. Dans le cas d’une famille nombreuse, ou de frais importants (s’ils sont déductibles comme par exemple en cas de travaux en France), le contribuable a toutes les raisons de communiquer ses revenus globaux à l’administration, dans les autres cas…Chacun devra faire son calcul.

    Un moratoire suite à l’inquiétude des non-résidents

    Face à l’inquiétude des non-résidents, notamment sur le manque de visibilité des conséquences du projet et sur l’impact très concret qu’il aurait sur leur situation, un rétropédalage de la majorité a amené au vote d’un moratoire

    Celui-ci porte sur deux aspects :

    -le moratoire proprement dit, qui court jusqu’au 1er janvier 2021

    -une étude d’impact de la réforme

    Cela n’a pas satisfait beaucoup de non-résidents. Ceux-ci sont organisés notamment sur les réseaux sociaux  à travers plusieurs groupes qui regroupent plusieurs milliers de membres.

    Plusieurs groupes sont actifs sur les réseaux sociaux

    Plusieurs problématiques pour ces groupes que nous avons contactés : les transfrontaliers, au-delà du manque de visibilité, doivent supporter une série de coûts sans pour autant bénéficier de couvertures françaises et ce alors qu’ils parcourent parfois chaque jour la frontière. Les travailleurs en France résidant en Belgique, au Luxembourg, en Suisse, en Allemagne n’ont pu bénéficier pour exemple de la prime Macron en décembre 2018.

    Autre problématique, parfois pour les résidents plus lointains et qui sont retraités : le coût de la vie dans les pays de résidence peut être coûteux, par exemple pour les soins de santé dans les pays sans couverture sociale, sans pour autant pouvoir sur ces points bénéficier d’abattements, et ce alors que la fiscalité des revenus en France devraient augmenter fortement.

    Les Français de l’Etranger critiques du projet de réforme pointent aussi deux autres éléments :

    • ils sont nombreux à penser que le moratoire n’est qu’une manière de « gagner du temps » et de mettre en place les mécanismes techniques à Bercy, et par ailleurs l’étude d’impact ne devrait être publiée qu’en juin, après les élections consulaires de mai donc,
    • et sa méthodologie est pour l’instant opaque, le rapporteur n’est toujours pas nommé, etc… Quelle sera aussi  leur marge de manoeuvre face au gouvernement et la majorité?

    La réforme de la fiscalité des non-résidents devrait continuer pendant toute l’année 2020 de cristalliser les débats, et chez nombreux, les critiques. Affaire à suivre.

  • Paris, Londres et Berlin exhortent Téhéran à revenir « au plein respect » de l’accord sur le nucléaire

    La France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont appelé ensemble l’Iran à revenir « au plein respect » de ses obligations au titre de l’accord sur le nucléaire iranien, que Téhéran a commencé à détricoter dans un contexte de tensions avec les États-Unis.

    « Aujourd’hui, notre message est clair : nous restons attachés » à l’accord sur le nucléaire « et à sa préservation ; nous exhortons l’Iran à annuler toutes les mesures incompatibles avec l’accord ; nous appelons l’Iran à s’abstenir de toute nouvelle action violente ou de prolifération ; et nous restons prêts à engager le dialogue avec l’Iran sur cette base afin de préserver la stabilité de la région », indiquent les trois pays dans une déclaration commune qui réaffirme leur position sur le dossier.

    La France, le Royaume-Uni et l’Allemagne sont les trois pays européens qui ont signé en 2015, avec les États-Unis, la Chine et la Russie, l’accord avec l’Iran sur le nucléaire, dont Donald Trump a décidé de sortir en 2018.

    Donald Trump a récemment appelé les Européens à claquer à leur tour la porte de l’accord et à renforcer leur propre effort militaire au Moyen-Orient.

    Paris, Londres et Berlin préfèrent rappeler leur attachement à l’accord, tout en estimant « essentiel que l’Iran revienne au plein respect de ses obligations au titre de l’accord ».

    « Nous avons exprimé notre profonde préoccupation face aux actions entreprises par l’Iran en violation de ses engagements depuis juillet 2019. Ces actions doivent être infirmées », ajoutent les trois capitales européennes.

    Téhéran a affirmé le 5 janvier ne plus se sentir tenu par aucune limite « sur le nombre de ses centrifugeuses » utilisées pour la production de combustible nucléaire.

    Cette annonce a été faite deux jours après l’élimination du général iranien Qassem Soleimani à Bagdad, par un tir de drone américain, point culminant d’une montée des tensions entre Téhéran et Washington.

    Londres, Berlin et Paris soulignent, dans leur déclaration, leur « disposition » à œuvrer « en faveur de la désescalade et de la stabilité dans la région ». Ils réaffirment la nécessité de « répondre — par la diplomatie et de manière significative — aux préoccupations communes concernant les activités régionales déstabilisatrices de l’Iran, y compris celles liées à ses programmes de missiles ».

    « Nous devrons également définir un cadre de long terme pour le programme nucléaire de l’Iran », soulignent les 3 chancelleries.

    Dans leur communiqué, les Européens citent le rôle joué par les « corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) et la force Al-Qods », chargée des opérations extérieures de Téhéran, dans les « événements récents » qui « ont mis en évidence le rôle déstabilisateur de l’Iran dans la région ».

    Enfin, Berlin, Paris et Londres disent « prendre note de l’annonce de l’Iran concernant la destruction du vol UIA PS752 », Téhéran ayant reconnu samedi avoir abattu mercredi par erreur l’avion de ligne ukrainien, provoquant la mort de 176 personnes.

    Les Européens ont averti ces derniers jours qu’ils pourraient décider de déclencher un mécanisme de règlement des différends prévu dans l’accord nucléaire, pouvant mener à terme au rétablissement de sanctions par le Conseil de sécurité de l’ONU, si l’Iran ne revenait pas à un respect de ses engagements.