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  • Publication des décrets sur la nouvelle CFE

    Publication des décrets sur la nouvelle CFE

    Publiés au Journal officiel du 3 juillet 2019, deux arrêtés fixent les modalités de prise en charge des assurés volontaires de la Caisse des Français de l’étranger (CFE) pour les soins dispensés à l’étranger et pour la fixation de la cotisation forfaitaire à l’assurance maladie-maternité.

    Nous avions déjà évoqué ce sujet lors du vote de cette loi réformant la Caisse des Français de l’étranger (CFE). Cette réforme vise à rendre le fonctionnement de cette caisse plus transparent et créer une grille tarifaire plus simple via la mise en place d’un nouveau régime de cotisation simplifié et l’unification du mode de calcul des cotisations des différentes catégories d’assurés avec comme objectif une meilleure lisibilité des garanties (simplification des conditions de remboursements).

    Quels soins sont pris en charge?

    Les soins dispensés à l’étranger ouvrant droit à une prestation d’assurance maladie doivent être délivrés par des établissements de soins autorisés à pratiquer des activités équivalentes en France telles que la médecine, la chirurgie et l’obstétrique, ainsi que par des professions appartenant aux secteurs ou disciplines suivants tels que des médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes, sage femmes, infirmières masseur-kinésithérapeutes, laboratoires d’analyses, pédicure-podologues, orthophonistes, orthoptistes et transporteurs sanitaires.

    Les soins dispensés à l’étranger non prévus par le décret nécessitent un accord préalable de la CFE avant une éventuelle prise en charge.

    Les remboursements sont calculés sur la base des dépenses réellement engagées par l’assurée, dans la limite d’un taux de prise en charge ou d’un forfait, déterminé par pays en référence aux tarifs appliqués en France pour des soins similaires.

    EXEMPLE

    Une consultation chez un médecin (y compris la téléconsultation) est prise en charge sur la base d’un forfait de 25 €.

    En France, le tarif conventionné par la Sécurité sociale pour une consultation chez un médecin généraliste est de 25 €. La Sécurité sociale rembourse 70 % de cette somme, soit 17,50 €.
    À l’étranger, la CFE remboursera donc une consultation chez un médecin généraliste à hauteur de 17,50 €.

    Retrouvez les forfaits appliqués par soins et par pays :

    LA CFE commercialise depuis le 8 janvier 2019,  quatre produit plus simples d’accès  :

    – MondExpat Santé couvrant tous les frais de santé dans le monde, y compris en France, des expatriés à partir de 71€ par mois
    – JeunExpat Santé en est la déclinaison pour les moins de 30 ans à partir de 30 € par mois
    – RetraitExpat Santé couvrant tous les frais de santé, à l’étranger, des retraités du système de retraite français expatriés dont les soins en France sont pris en charge par la Sécurité social à partir de 119 € par mois
    – FrancExpat Santé couvrant tous les frais de santé, réalisés uniquement en France, lors de séjours temporaires, des expatriés à partir de 20€ par mois.

  • PPE et socialistes conservent leurs positions au Parlement européen

    PPE et socialistes conservent leurs positions au Parlement européen

    PPE et S&D se sont répartis 9 des 12 vice-présidences du Parlement européen. Le parti Renew les a aidé à conserver cette bipolarité dénoncée par les Verts.

    Les accords de coalitions entre forces politiques entraînent nécessairement des compromis. Mais ce 3 juillet, les députés Verts ont eu la surprise de voir les conséquences de leur absence au Conseil européen. Les chefs d’Etat ont négocié entre eux, pour leurs partis, et comme aucun chef d’Etat n’est issu du parti des Verts, ils en ont payé les conséquences.

    Les grands partis PPE et S&D se sont comme d’ordinaire répartis l’essentiel des vice-présidences, forts de leurs 182 pour la droite et 154 pour la gauche. Ils se sont partagés 9 postes à eux deux, soit 6 pour la droite et 3 pour la gauche. Les miettes revenant aux autres : 2 postes pour Renew (104 membres) et 1 seul poste pour les Verts (74 membres).

    Les autres partis, qui représentent pourtant 233 élus sur un total de 751, soit 32 % de l’hémicycle, n’ont rien eu, un cordon sanitaire étant prévu pour que l’extrême-droite n’obtienne aucun poste à responsabilité au sein du Parlement européen. Il a fonctionné concernant les vice-présidences.

    Le parti Renew, qui se targue d’être désormais écolo, n’a conseillé de voter pour aucun candidat Vert. La liste de vote officielle de la coalition, distribuée par Renew à ses élus et publiée par Yannick Jadot sur Twitter, montre que le parti demandait à ses élus de voter pour des candidats socialistes, PPE en plus des siens, mais aucun Vert.

    Renew incite à voter pour une candidate du Fidesz

    Encore plus choquant, le parti demandait en revanche à ses troupes de voter pour la candidate du parti du Fidesz de Viktor Orban, Livia Jaroka. Or le parti de Viktor Orban est actuellement suspendu du PPE en raison des nombreuses provocations verbales anti-européenne de ses membres, notamment du Premier ministre Viktor Orban. La Hongrie fait l’objet d’une procédure de la part de la Commission européenne qui lui reproche de ne pas respecter l’état de droit.

    Les eurodéputés devaient remporter plus de 331 votes pour obtenir une vice-présidence.

    Pour l’heure, les eurodéputés élus à la tête de commissions parlementaires sont

    Mairead  McGUINNESS: 618

    Pedro SILVA PEREIRA: 556

    Rainer WIELAND: 516

    Katarina BARLEY: 516

    Othmar KARAS: 477

    Ewa Bożena KOPACZ: 461

    Klara DOBREV: 402

    Dita CHARANZOVÁ: 395

    Nicola BEER: 363

    Lívia JÁRÓKA: 349

    Heidi HAUTALA: 336

  • Le Vietnam communiste signe un accord de libre-échange avec l’Europe

    Le Vietnam communiste signe un accord de libre-échange avec l’Europe

    Qui a gagné la guerre du Vietnam ? Le capitalisme ! Certes, le Viêt-Nam est toujours dirigé par le vieux Parti Communiste d’Ho Chi Min, parti  unique, vainqueur des deux guerres d’Indochine, celle de l’Indépendance contre la France, puis celle du Vietnam Nord contre celui du Sud et les Etats-Unis. Mais très vite, le Parti Communiste a fait sa révolution. A la chinoise, s’ouvrant sur l’économie de marché et l’économie mondiale. Avec succès.

    Avec la France, les relations sont excellentes, cadrées par un partenariat stratégique signé en 2013, qui propose de renforcer les relations bilatérales dans tous les domaines, et qui fonctionne. Notamment dans le domaine universitaire. 7000 étudiants vietnamiens sont en France,  ce qui en fait la deuxième communauté étudiante asiatique. La Viêt-Nam est membre de la Francophonie, 100.000 Vietnamiens sont francophones.

    Les visites politiques sont fréquentes, comme celle du Secrétaire général du PC en mars 2018 ou celle d’Edouard Philippe en novembre de la même année.

    La France est le deuxième investisseur européen au Viêt-Nam et le  15ème mondial. Près de  300 entreprises françaises sont présentes au Viet-Nam mais le commerce bilatéral est déficitaire pour la France : 1.2 milliards de produits exportés mais plus de 5.4 milliards d’importations (textiles, chaussures, téléphones portables). On peut espérer que la France pourra tirer partie de cet accord.

    Le nouveau traité signé à Hanoï avec l’Union Européenne prévoit la suppression de 99% des droits de douane d’ici dix ans. Les négociations avaient commencé en 2015. L’accord permet au Viêt-Nam, un pays de 100 millions d’habitants, d’avoir une autre perspective politique et commerciale qu’avec la Chine ou les Etats-Unis, alors qu’il est pris en étau dans les conflits qui les opposent. Récemment, Donald Trump a accusé le Viet-Nam d’être « pire sur la Chine ».

    Il devrait aussi permettre une relative  ouverture sur des sujets plus politiques, comme le droit du travail, les libertés civiles, l’environnement.

    Après l’accord conclu avec le Japon et la Corée, l’UE tisse une série d’accords en Asie, qui sont autant stratégiques que commerciaux. La guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine incite les autres pays à se diversifier et à trouver de nouveaux partenariats. Le texte n’entrera en vigueur que s’il est approuvé par la nouveau Parlement européen et chacun des Parlements nationaux. Au Viêt-Nam, il est certain que le Parti le fera adopter.

  • Le Parlement européen pris en étau par les dirigeants européens

    Le Parlement européen pris en étau par les dirigeants européens

    Le Parlement européen va devoir se prononcer sur le paquet de nomination proposé le 2 juillet par le Conseil, qui met fin au système des spitzenkandidaten, âprement défendu par les eurodéputés.

    Le clap de fin du Conseil n’a pas soulevé les applaudissements du Parlement européen. Rassemblé à Strasbourg pour sa première session plénière, le Parlement attendait la décision des chefs d’État et de gouvernement pour entamer le processus d’élection de son propre président.

    Et le quatuor proposé par les dirigeants européens pour mener la barque européenne ces 5 prochaines années laisse un goût amer aux élus, qui soutenaient largement le processus des spitzenkandidaten.

    « Ce processus n’était pas parfait certes, mais il avait au moins le mérite de corréler le résultat des élections et le choix du président de la Commission » résume un eurodéputé français. « Le  grand responsable de cet échec, c’est Emmanuel Macron » conclut-il.

    Le président français s’est frontalement opposé au système des spitzenkandidaten, qui avait pourtant été respecté lors des dernières élections européennes et avait porté Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission.

    Le processus avait alors été unanimement salué par les parlementaires européens, satisfaits d’avoir repris en partie la main sur un processus de nomination jusqu’alors largement dominé par les États membres.

    Opposition de la France

    Mais l’opposition frontale du dirigeant français ainsi que l’absence de majorité au Parlement pour l’Allemand Manfred Weber, candidat officiel du PPE, le parti vainqueur des élections, aura finalement discrédité le processus tout entier. Malgré le soutien d’Angela Merkel, Manfred Weber aura été écarté de la course au profit d’une autre allemande acceptée par Paris – Ursula Von der Leyen.

    Si la proposition de l’Allemande laisse les rênes de la Commission au PPE, l’échec de la procédure a laissé une certaine amertume du côté des élus européens. « Le Parlement européen se couche complètement dans cette procédure » déplore un eurodéputé socialiste.  Et la suggestion du Conseil de mettre l’actuel président du Parti socialiste européen (PSE) Serguei Stanishev au perchoir a encore plus crispé les positions.

    « Stanishev ? c’est hors de question », tranche un élu socialiste. Le bulgare n’aura finalement pas soumis sa candidature.

    Vers une revanche parlementaire?

    La présidence du Parlement demeure elle, l’apanage des élus, comme l’a rappelé l’actuel président du Parlement européen, l’italien Antonio Tajani. « Le Parlement va élire son président indépendamment des sollicitations externes » a-t-il affirmé avant l’ouverture du premier tour de scrutin.

    Les quatre candidats en lice –  le conservateur tchèque Jan Zahradil, l’écologiste allemande Ska Keller, le socialiste italien David Maria Sassoli, et l’espagnole Sira Rego de la gauche radicale – Sira Rego – devront obtenir la majorité absolue des suffrages exprimé pour remporter le perchoir. « Nous ne pouvons accepter que la présidence de cette assemblée soit traitée dans les coulisses », a déclaré la candidate verte, Ska Keller.

    La candidate pour le groupe de la GUE, l’espagnol a convenu qu’elle représentait un groupe restreint, de la tribune pour réclamer une commission spéciale sur l’urgence climatique.

    « Si vous me donnez votre confiance, on se battra ensemble […] J’utiliserai toute mon énergie pour que le Parlement soit respecté par les chefs d’État » a-t-il affirmé le favori David Maria Sassoli,

    Dernier candidat à s’exprimer, le conservateur et eurosceptique tchèque Jan Zahradil a rappelé sa longue expérience et le fait qu’il était le seul représentant de l’est de l’Europe à être candidat à un haut-poste au sein de l’UE. Les pays de l’Est n’ont pas réussi à placer un représentant au sein de principaux postes répartis hier par les dirigeants européens.

    La présidence du Parlement est habituellement partagée entre le groupe PPE et les socialistes, qui assurent chacun un mandat de 2 ans et demi. Une logique qui place David Maria Sassoli en position de favori pour remporter le scrutin.

  • les 4 nouveaux dirigeants de 520 millions de citoyens de l’Union Européenne

    les 4 nouveaux dirigeants de 520 millions de citoyens de l’Union Européenne

    Ursula von der Leyen (Allemagne, droite) pour la Commission européenne. Charles Michel (Belgique, libéraux) pour le Conseil européen. Christine Lagarde (France, droite) pour la Banque centrale européenne. Josep Borrell (Espagne, gauche) pour la diplomatie européenne. Après 3 jours de sommet sous haute lutte pour les Vingt-Huit chefs d’Etat afin de nommer les nouveaux dirigeants l’UE des cinq prochaines années. Un cinquième visage émergera demain avec l’élection par,les eurodéputés de leur président.

    Après deux premiers conseils européens infructueux (28 mai, puis 20 et 21 juin), le troisième (30 juin) a finalement été le bon pour élaborer le casting qui dirigera l’Union européenne pour les cinq prochaines années. Il aura toutefois fallu trois jours d’interminables discussions et plusieurs interruptions de séance pour aboutir à une configuration acceptable par l’ensemble des Etats membres et respectant un équilibre gauche-droite, femmes-hommes et Est-Ouest.

    S’agissant de la parité, « cela valait la peine d’attendre » la conclusion des longues négociations, a déclaré Donald Tusk, président sortant du Conseil européen lors de la conférence de presse de clôture, appelant désormais les parlementaires à élire une femme pour la première fois à la tête de l’exécutif européen.

    Le compromis von der Leyen

    En effet, s’agissant de la présidence de la Commission européenne, la conservatrice allemande Ursula von der Leyen, a été approuvée par les chefs d’Etat et de gouvernement. Membre du Parti populaire européen (PPE, droite), très expérimentée, francophile et résolument pro-européenne, l’actuelle ministre allemande de la Défense, ne manque effectivement pas d’atouts pour le poste. Même si elle n’était pas la cheffe de file officielle (Spitzenkandidat) de son camp et que son nom n’a jamais été évoqué avant… le 2 juillet !

    Incontestablement, Ursula von der Leyen est un choix de compromis, pour ne pas dire un plan B. C’est en effet son compatriote Manfred Weber qui a mené la campagne du PPE et qui briguait par conséquent la tête de l’exécutif européen. Mais Emmanuel Macron lui a opposé une fin de non-recevoir. Quant aux autres Spitzenkandidaten et notamment le socialiste néerlandais Frans Timmermans qui, jusqu’au 1er juillet, semblait en mesure de rafler le poste, ils ont également été écartés. Pour les conservateurs, qui constituent le premier groupe au sein de l’assemblée parlementaire, il était impensable d’à la fois renoncer à M. Weber et laisser la gauche s’emparer de ce poste clé de l’UE.

    Ce dernier a déclaré que cela avait été un « honneur » de conduire la campagne du PPE, indiquant son intention de continuer à présider son groupe au Parlement européen. De la même manière, Michel Barnier, longtemps envisagé pour le poste de président de la Commission et largement apprécié partout en Europe, a adressé ses « félicitations » aux quatre personnalités choisies.

    La ministre allemande de la Défense dispose maintenant de deux semaines exactement pour aller à la rencontre des eurodéputés et s’assurer du soutien d’une majorité d’entre eux. Car si les Vingt-Huit se sont entendus sur son nom, il revient bien au Parlement européen d’élire formellement le président de la Commission européenne. Et si le respect prévaut à Strasbourg pour parler d’Ursula von der Leyen, le fait est qu’obtenir cette majorité ne sera pas nécessairement une formalité. Les élus européens souhaitaient en effet maintenir le système des Spitzenkandidaten, tandis qu’une personnalité encore plus centriste aurait été appréciée.

    Afin d’équilibrer politiquement les nominations, le socialiste espagnol Josep Borrell est proposé par les Vingt-Huit pour le poste de haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères. Mais cette nomination sera-t-elle suffisante pour convaincre les parlementaires sociaux-démocrates d’approuver Mme van der Leyen ?

    Si elle est élue par les eurodéputées, Ursula van der Leyen succédera à Jean-Claude Juncker le 1er novembre prochain, après validation de son collège de commissaires par le Parlement européen.

    La balle passe dans le camp du Parlement européen

    La réponse à cette question paraît d’autant plus incertaine que c’est un libéral, en la personne du Premier ministre belge sortant Charles Michel, qui a été choisi pour présider le Conseil européen à partir de décembre prochain. Tandis que Christine Lagarde, actuelle directrice du Fonds monétaire international et ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, est proposée pour diriger la Banque centrale européenne (BCE) à partir du 1er novembre prochain.

    Quelques minutes avant l’annonce des nominations par le président du Conseil sortant Donald Tusk, Udo Bullmann, eurodéputé et figure importante des sociaux-démocrates, déclarait que la désignation d’Ursula van der Leyen était « inacceptable« . Instantanément après la fin du marathon de négociations au Conseil européen, la balle est donc passée au Parlement européen de Strasbourg. L’institution se prononcera le 16 juillet prochain sur la candidature de la ministre allemande de la Défense, avec la possibilité de lui opposer un veto.

    Le choix d’Ursula von der Leyen a été approuvé par 27 Etats membres sur 28. En effet, seule Angela Merkel s’est abstenue afin de ménager la coalition entre son parti et le Parti social-démocrate.

    En attendant, dès mercredi 3 juillet, les eurodéputés éliront leur président à bulletins secrets. Le Conseil européen n’a pas évoqué de nom, mais suggère qu’un socialiste soit nommé pour la première partie de législature, avant qu’un membre du PPE ne le remplace pour la seconde. Une répartition gauche-droite habituelle au Parlement européen. Une personnalité telle que Serguei Stanishev, ancien Premier ministre bulgare, est évoquée au sein de la gauche européenne pour le poste. D’autant que, pour l’heure, aucun poste ne revient à un dirigeant venu des pays d’Europe orientale. Les candidats pour la présidence du Parlement européen ont jusqu’à 22h ce soir pour se déclarer.

    Mais quoi qu’il advienne le 3, puis le 16 juillet au Parlement de Strasbourg, une refonte des procédures européennes, et plus particulièrement du Conseil européen, est à prévoir, du moins en ce qui concerne les nominations aux postes clés de l’UE. Comme Emmanuel Macron l’a très directement affirmé le 1er juillet devant un parterre de journalistes après une nuit blanche et stérile de discussions, les dirigeants européens donnent « une image qui n’est pas sérieuse » avec des réunions trop longues et qui n’aboutissent à rien. Pour le chef de l’Etat, réfléchir à la « simplification des procédures » est indispensable, au risque de ne pas être « crédible » sur la scène internationale.

  • Jean Baptiste Lemoyne se paie Nicolas Hulot

    Jean Baptiste Lemoyne se paie Nicolas Hulot

    Jean Baptiste Lemoyne, le Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères d’Emmanuel Macron et en charge des Français de l’Etranger, correspondant habituel des Français de l’étranger puisqu’il parcourt le monde, est assez éloigné de la politique hexagonale. Pourtant, il a été chargé de répondre à Nicolas Hulot, son ancien collègue au sein du Gouvernement.

    A la suite de la signature de l’accord de libre échange avec le Canada, juste après l’annonce de la conclusion d’un accord avec les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay), Nicolas Hulot a dénoncé ces deux accords, expliquant que le libre-échange était l’ennemi de la lutte contre le dérèglement climatique. Une rupture claire avec Emmanuel Macron, moins surprenante que celle de Pascal Canfin, qui vient d’être élu sur la liste LREM, et qui dénonce lui aussi cette politique, pourtant peu surprenante.

    Jean Baptiste Lemoyne, missi dominicidu Président dans bien des endroits du monde, semble être en service commandé pour répondre directement à Hulot dans une interview au journal Le Monde. Une fonction de sniper, nouvelle dans ses missions, qui ne semble pas lui déplaire.

    Nicolas Hulot a lui-même travaillé à la mise en place de ce plan d’action sur le CETA qui a été débattu en conseil des ministres et présenté collégialement. C’est triste qu’aujourd’hui il ait changé d’avis

    Sur Nicolas Hulot, il déclare notamment, sans ménagement :« Nicolas Hulot est l’homme politique le plus populaire de France. Quand on est écouté des Français, on a un devoir d’exigence et de vérité. Il n’est pas possible de faire, dans une tribune, des assertions qui ne sont pas conformes à la réalité. Lorsqu’il dit que des animaux nourris avec des farines animales pourront être exportés en Europe, ce n’est pas vrai. Les viandes issues de farines animales sont et demeurent interdites à l’importation et à la consommation en Europe.

    Expliquant l’accord avec le Canada, dit CETA, qui devrait être approuvé au mois de juillet par le Parlement,  il ajoute : « Nicolas Hulot a lui-même travaillé à la mise en place de ce plan d’action sur le CETA qui a été débattu en conseil des ministres et présenté collégialement. C’est triste qu’aujourd’hui il ait changé d’avis. »

    L’accord commercial entre l’Union européenne et le Canada est porteur de nombreuses opportunités pour nos entreprises et filières. Le CETA est entré en vigueur de façon provisoire en septembre 2017. Sur l’année 2018, nous avons ainsi augmenté nos exportations vers le Canada de 6,5 %, et l’excédent commercial de la France est passé de 50 à 450 millions d’euros. Par ailleurs, les émissions de CO2 de la France n’augmentent pas du fait du CETA. Quand il était ministre, Nicolas Hulot avait signé avec son homologue canadienne un partenariat pour l’environnement et le climat. Nous avons décidé de mettre en œuvre un veto climatique, qui garantit aux Etats leur souveraineté pour légiférer sur l’environnement et le social. Aucun investisseur privé ne pourra le contester. J’ai lu que Nicolas Hulot, exprimait cette crainte, elle n’est pas fondée.Si nous ne ratifions pas le CETA, nous pousserons les Canadiens dans les bras des Etats-Unis, C’est la raison pour laquelle les accords commerciaux que nous appelons de nos vœux doivent promouvoir le juste échange, avec des ambitions sociales et environnementales affirmées.

    Nous diffusons ainsi nos normes à nos partenaires dans le monde

    A propos de l’accord avec le Mercosur, qui a provoqué la colère de l’ancien ministre démissionnaire, Jean Baptiste Lemoyne répond : « Ce traité avec le Mercosur, en ancrant le Brésil dans l’accord de Paris, permet de faire en sorte que ce pays soit tenu de mettre en œuvre ses engagements, qui portent notamment sur l’arrêt de la déforestation et le fait de replanter douze millions d’hectares. Tous les produits interdits en Europe, comme le bœuf aux hormones, n’y entreront pas. L’Union européenne diligentera sur place des audits et des contrôles sanitaires. Le consommateur européen a le droit de savoir ce qu’il a dans son assiette.C’est un accord politique qui a été atteint. Nous avons obtenu par exemple pour la première fois une clause de sauvegarde sur les produits agricoles : si une filière est déstabilisée, l’Union européenne se réserve le droit de suspendre les importations.

    Enfin alors que Nicolas Hulot exprime une opposition aux principes même du libre échange, qui serait par nature anti écologiste, le Secrétaire d’Etat explique :« Ce ne sont pas les accords de libre-échange qui génèrent en tant que tel une dégradation de l’environnement et du climat. Nous n’avons pas d’entente avec la Chine et pourtant nous sommes envahis de « made in China », donc de carbone importé. Un accord de libre-échange est là pour tirer vers le haut un certain nombre de partenaires en matière environnementale, sociale et agricole.Le CETA a permis la reconnaissance de 42 indications géographiques protégées françaises (IGP). C’est la reconnaissance de notre modèle agricole fondé sur la qualité et les territoires. Le Mercosur reconnaîtrait pour sa part près de 360 IGP dans toute l’Europe. Nous diffusons ainsi nos normes à nos partenaires dans le monde. »

    Ce n’est vraisemblablement que la première passe d’armes sur ce sujet. Il est plus que probable que les Ecologistes et les Verts vont s’organiser pour combattre les traités de libre échange et rallier le maximum de soutien, devenant ainsi le nouveau pôle de gauche, comme c’est en train de se produire en Allemagne. Le fait d’envoyer Jean Baptiste Lemoyne en première ligne est-il un signe aux libéraux de droite, ou simplement une mission dévolue à un spécialiste des ces dossiers par ses fonctions gouvernementales ? La salve de Lemoyne ne devrait être que la première. Car Macron sera obligé de monter au front sur ces sujets. Ce que Hulot, Le Pen et Mélenchon attendent.

  • Eco-tourisme : l’avenir pour les sites populaires ?

    Eco-tourisme : l’avenir pour les sites populaires ?

    Le Machu Picchu, restreint aux touristes

    Les globe-trotters qui parcourent l’Amérique Latine s’en sont émus, le Machu  Picchu, chef-d’œuvre de la culture Inca perché au sommet des Andes, fut restreint aux touristes. Du 15 au 28 mai l’accès à deux temples et à une pyramide du Machu Picchu furent restreints. Il s’agit du temple du Soleil, du temple du Condor et de la pyramide d’Intiwatana. Les touristes disposaient de trois heures maximum pour visiter les trois monuments concernés.

    Une situation qui fait suite à une foule touristique trop importante qui risquait de mettre en péril ce magnifique site. La question se pose un peu partout dans le monde. Une photo montrant une quasi file d’attente pour atteindre le sommet de l’Everest a récemment choqué, d’autant qu’elle est symptomatique d’un problème plus grand : une pollution de plus en plus grande de la région en raison des touristes trop nombreux.

    Venise et ses paquebots, Le Louvre et la Joconde

    Ce phénomène est mondial et concerne notamment l’Europe et la France. Les Barcelonais se plaignent régulièrement de l’afflux massif de touristes et de l’impact notamment sur l’immobilier, en raison d’un grand nombre de résidants qui mettent leur appartement sur Air b nb. A Venise, c’est la collision qui aurait pu être catastrophique d’un navire de croisière au cœur de la lagune qui a récemment rappelé combien celle-ci est fragile et que sans doute de tels monstres des mers n’y ont pas place. Un projet pour les déplacer en dehors, au niveau du Lido, est en cours.

    Venise et les navires de croisière

    En France aussi l’affluence immense dans certains lieux comme Le Louvre et Versailles pose la question. Peut-on réellement profiter de ces endroits d’exception en étant dans une foule compactée?

    Surtout, ces lieux peuvent être endommagés par la présence touristique trop importante. Citons par exemple en Thaïlande la Baie Maya, rendue célèbre par le film « La Plage » avec Leonardo Di Caprio et Virginie Ledoyen, qui est désormais interdite au public en raison de dommages graves sur la faune et la flore.

    Une sensibilisation plus grande à l’Eco-tourisme

    Les Français sont de plus en plus sensibles à l’écologie. Leurs comportements ont tendance à changer aussi en vacances. Moins de tourisme de masse, plus de comportements eco-responsables. Une question qui pose notamment la problématique des voyages en avion et en particulier des voyages locaux. L’essor des compagnies low-cost a généralisé de telles pratiques.

    L’avenir des transports ira sans doute de pair avec l’avenir du tourisme et des pratiques. Nous sommes probablement à un moment charnière et les exemples péruvien, vénitien, et thaïlandais, montrent que ce débat est mondial.

  • La France dénonce déjà l’accord avec le Mercosur

    La France dénonce déjà l’accord avec le Mercosur

    Entre les critiques des écolos et celles des agriculteurs, la France ne se dit pas prête à ratifier l’accord commercial en l’état.

    « La France pour l’instant n’est pas prête à ratifier»  l’accord trouvé entre l’Union européenne et les pays du Mercosur, a déclaré mardi la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, indiquant que Paris allait « regarder dans le détail et en fonction de ce détail décider» .

    Comme lors des négociations dans le cadre de l’accord de libre échange Ceta entre l’UE et le Canada, la France demandera « des garanties»  aux pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay), a-t-elle assuré sur BFMTV et RMC, alors que les critiques des agriculteurs et des écologistes, et même celle de membres de la majorité présidentielle, fusent depuis l’annonce du compromis conclu vendredi soir, en France et ailleurs en Europe.

    « Moi je ne peux pas vous dire que nous allons aujourd’hui ratifier le Mercosur. On va le regarder dans le détail et en fonction de ce détail, nous allons décider» , a poursuivi Mme Ndiaye. « La France pour l’instant n’est pas prête à ratifier» , a-t-elle ajouté.

    Sur Europe 1, le ministre de la Transition écologique, François de Rugy, a assuré que l’accord ne serait ratifié que si le Brésil respecte ses engagements, notamment en matière de lutte contre la déforestation en Amazonie.

    « La nouvelle Commission européenne et surtout la nouvelle majorité au Parlement européen aura à décortiquer cet accord avant de le ratifier» , a-t-il insisté.

    Le président français Emmanuel Macron avait salué samedi la conclusion de ce vaste traité de libre-échange, tout en se disant « vigilant»  sur sa mise en oeuvre.

    Face aux craintes pour les « filières sucrière et bovine» , « nous avons demandé une clause de sauvegarde»  qui « permet de décider de stopper net les importations dans les filières fragiles s’il y a une destabilisation manifeste de ces filières» , a fait valoir Sibeth Ndiaye.

    Un long parcours attend désormais le compromis de vendredi, qui va d’abord être traduit en véritable texte juridique, ce qui prendra plusieurs mois, avant d’être soumis à l’approbation des Etats membres dans le cadre du Conseil de l’UE, l’institution qui les représente. L’usage veut que l’unanimité soit nécessaire.

    L’UE pourra alors le signer officiellement, avant un vote du Parlement européen qui entraînera son entrée en vigueur provisoire.

    Le texte devra alors être approuvé dans chaque Etat membre, ce qui signifie qu’il passera dans la plupart des cas devant les parlements nationaux, avec débats politiques à la clé.

  • La Chine face à une montagne de dettes masquées

    La Chine face à une montagne de dettes masquées

    Deuxième puissance économique et premier exportateur mondial, la Chine est confrontée à un ralentissement de sa croissance. Ce dernier est d’ordre structurel avec la montée en puissance du secteur tertiaire et d’ordre conjoncturel avec notamment l’augmentation des tensions commerciales avec les États-Unis. La croissance se situe certes toujours autour de 6 % mais elle s’érode. Les autorités chinoises surveillent avec attention l’évolution de l’activité afin d’éviter tout conflit social. Cet accompagnement du ralentissement passe par la mise en œuvre d’une politique monétaire accommodante et une politique de soutien à certains secteurs clefs comme le bâtiment. La conséquence est une augmentation de la dette. Si au niveau national, la dette chinoise reste sous contrôle, elle apparaît cependant de plus en plus dangereuse au niveau des collectivités locales.

    En effet, la dette publique chinoise ne s’élève qu’à 38 % du PIB bien loin des 98 % du PIB de la France. Mais, les administrations locales ont recours à la dette hors bilan dans des proportions croissantes. Ces collectivités sont à l’origine de 85 % des dépenses publiques chinoises mais ne reçoivent que 50% des recettes publiques. Elles sont contraintes de s’endetter pour réaliser les infrastructures demandées par l’échelon central. Or, l’administration de Pékin a rendu difficile le recours à l’emprunt pour les collectivités locales.

    Des entités spécifiques pour les dettes locales : 70% du PIB

    Afin de contourner la réglementation, ces dernières ont mis en place des entités spécifiques dénommées « véhicules de financement des administrations locales » (lgfv). Ce sont des sociétés qui sont supposés bénéficier de la garantie de l’État et qui peuvent donc s’endetter dans les meilleures conditions possibles. La Chine comptait, en 2018, plus de 11 500 Ifgv dont la dette publique représente 70 % du PIB. Selon le FMI, cette dette a été multipliée par trois en moins de 10 ans. Elle est mal contrôlée par les pouvoirs publics et par la banque centrale chinoise. Elle est par ailleurs avant tout générée par les régions les plus pauvres de Chine.

    Depuis 2010, les autorités chinoises tentent de maîtriser cet endettement masqué des collectivités locales. Des opérations de conversions de dettes ont été engagées afin de rendre plus transparente la comptabilité des collectivités locales. Le Gouvernement a facilité le recours à la transformation des titres en émettant des obligations à taux réduit. Malgré tout, de plus en plus, des lgfv sont dans l’incapacité de faire face à leurs échéances. Leurs revenus d’exploitation ne couvrent qu’environ 40 % de leurs charges annuelles. Elles sont donc contraintes de s’endetter pour rembourser. La croissance de l’endettement des lfgv, malgré les opérations d’échanges de titres, est de 20 % chaque année.

    Une croissance de 20%, les dettes hors contrôle. 

    En 2018, le Gouvernement chinois a accepté des défauts de bilan mais cela a eu comme conséquence une augmentation des taux d’intérêt proposés au Ifgv pouvant conduire à une implosion de l’ensemble du système. Le relèvement des taux a, en outre, réduit les ressources des collectivités locales qui ont été contraints d’interrompre les travaux sur une autoroute autour de la ville. Le ralentissement de la construction a été assez brutal.

    Les investissements dans les infrastructures n’ont augmenté que de 1,6 % en mai par rapport à l’année précédente, contre plus de 10 % au début des années 2010. Face à la montée des inquiétudes, le gouvernement chinois a assoupli la réglementation financière applicable aux collectivités locales afin qu’elles puissent s’endetter en direct plus facilement. Il a demandé aux responsables locaux d’émettre des obligations spéciales pour les grands projets tels que la modernisation des réseaux électriques.

    Une banqueroute des collectivités locales est possible 

    Pour éviter un blocage financier des collectivités locales, les autorités de Pékin sont disposées également à un financement direct des lgfv en ayant recours à la China Development Bank qui appartient à l’État. La situation des collectivités locales chinoises est suivie de près par l’État central pour des raisons économiques, sociales et politiques. Une banqueroute des collectivités pourrait, par effet domino, mettre en danger la sphère financière chinoise et saper la confiance des Chinois vis-à-vis du pouvoir en place. L’arrêt de nombreux chantiers pourrait dans certaines régions occasionner une augmentation du taux de chômage, ce qui est craint également par le Gouvernement. Enfin, la Chine qui entend devenir d’ici 2049 la première puissance économique mondiale ne peut guère se payer le luxe d’imiter les Américains en connaissant une crise digne de celle de 2008.

  • Retour en France pendant l’été, ce qui change au 1er juillet

    Retour en France pendant l’été, ce qui change au 1er juillet

    De nombreux Français de l’étranger vont passer en France leurs vacances. Les vols ne désemplissent pas, tout comme les trains et ce alors que les autoroutes sont régulièrement classées rouge par Bison Futé.

    Comme chaque année, de nombreuses choses changent à compter de ce lundi 1er juillet. Si elles concernent principalement les résidants en France et ceux qui rentreraient définitivement au pays mais cela s’applique aussi pour certains aspects aux visiteurs de passage.

    Une série de changements parfois positifs, et parfois négatifs

    Les véhicules diesel sont désormais plus encadrés

    Pour ceux qui rentrent en France définitivement, plusieurs bonnes nouvelles, notamment la revalorisation de l’allocation chômage. Plus particulièrement, les montants de l’allocation minimale, la partie fixe de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) et du seuil minimum de l’ARE pour les allocataires effectuant une formation sont revalorisés de 0,70 %.  Autre bonne nouvelle, pour ceux qui travaillent dans le monde médical, une prime de 100 euros pour les fonctionnaires qui va concerner 30,000 membres du personnel hospitalier.

    Par ailleurs et y compris pour les Français de l’étranger qui ont un bien immobilier en France, une baisse moyenne de 6,8 % du gaz pour les clients d’Engie. Sur un registre plus anecdotique, les drones ne pourront plus être vendus qu’avec une notice explicative précise et les permis de chasse sont renouvelables à partir du 1er juillet.

    Vous roulez avec votre véhicule français pendant vos vacances ! Attention !! 

    A partir du 1er juillet, le contrôle technique des véhicules diesel est renforcé. Les centres techniques sont désormais dotés de nouveaux logiciels de contrôle des normes de pollution. Seuls les véhicules classés Euro 4, 5 et 6 immatriculés après 2005 sont concernés.

    Coeur de ce nouveau contrôle technique : les systèmes de dépollution, comme le filtre à particules ou la vanne EGR. Les émissions polluantes ne devront pas dépasser celles constatées à l’achat. Dans le cas inverse, le véhicule devra être réparé, ou soumis à un décrassage, avant une contre-visite de contrôle. Le Conseil national des professionnels de l’automobile (CNPA) s’attend  à une augmentation du taux de contre-visite de 5 %, contre 1,4 % aujourd’hui.

    La limitation des loyers dans certains quartiers de Paris

    Les loyers sont à nouveau encadrés dans certains quartiers de Paris

    A Paris et sa région, des restrictions pour les véhicules ayant une vignette « crit’air 4 » sont d’application (Les voitures essence d’avant 1997, et diesel d’avant 2001 sont bannies). Les nouvelles vignettes restreignent la circulation pour les véhicules les plus polluants et ces derniers ne pourront plus circuler dans Paris du lundi au vendredi de 8h à 20h. Vous comptiez rouler en trottinette? Attention il n’est plus permis de les garer sur les trottoirs, il faut utiliser les emplacements dédiés aux deux roues.

    Par ailleurs, un arrêté préfectoral a remis en place l’encadrement des loyers dans les zones considérées comme « tendues » avec l’obligation pour le propriétaire de respecter un loyer de référence.

    Vous avez une résidence secondaire en France ? Nouvelle mesure pour L’éco-prêt à taux zéro étendu à tous les logements achevés depuis plus de deux ans.

    Il était jusqu’alors réservé aux résidences principales construites avant 1990. Autres nouveautés : la durée maximale d’emprunt est relevée de dix à quinze ans et les travaux d’isolation des planchers bas (rez-de-chaussée) deviennent éligibles à ce financement.

    Une série de mesures donc, qui concernent aussi nos compatriotes expatriés de retour dans l’Hexagone, pour les vacances estivales ou pour de bon. Il est important de rester vigilant pour éviter les impairs et pour profiter des nouvelles opportunités.

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