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  • La Fabrique de la diplomatie : le public au rendez-vous

    La Fabrique de la diplomatie : le public au rendez-vous

    Les relations internationales attirent. Près de 20 000 visiteurs ont arpenté en deux jours la Sorbonne Nouvelle pour la « Fabrique de la diplomatie », un succès qui a surpris les organisateurs. Le public était donc au rendez-vous. Entre conférences et réseautage, Lesfrancais.press était sur place pour comprendre les motivations des participants comme des exposants.

    Un nouveau lien entre les Français et sa diplomatie ?

    « Renouer le contact entre la diplomatie française et le public », tel était l’un des objectifs que nous avait confiés Didier Le Bret, ambassadeur et directeur de l’Académie diplomatique et consulaire, à la veille de l’ouverture de la « Fabrique de la diplomatie ». Avec 20 000 visiteurs accueillis à la Sorbonne Nouvelle, à Paris, les 5 et 6 septembre, le pari semble gagné.

    Dès l’ouverture, une file d’attente de plusieurs centaines de mètres s’était ainsi formée devant les bâtiments de l’université, digne d’un concert de star ou d’un grand rendez-vous sportif. Or c’est bien pour participer à la « Fabrique de la diplomatie » que ces personnes patientaient. Nous les avons donc interrogés sur les raisons qui les avaient conduits à se rendre à ces journées proposées par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE).

    La fabrique de la diplomatie : un lieu pour déposer son CV

    Nombre de jeunes ont ainsi répondu présent à l’invitation diffusée sur les réseaux sociaux par le MEAE. Hugo, étudiant en master d’histoire et théorie des relations internationales à la London School of Economics and Political Science (LSE), a fait le déplacement depuis Londres pour « rencontrer des personnes » et, surtout, décrocher un stage : « j’envoie des dizaines de CV et de lettres de motivation, et je n’ai jamais de réponse » nous a-t-il dit. Pour lui, l’événement est l’occasion d’entrer directement en contact avec celles et ceux qui pourraient l’accompagner dans son parcours.

    Autre étudiant croisé avant l’ouverture des portes, Axel, qui suit un master de droit international à Marne-la-Vallée. Lui aussi est venu pour « faire des contacts et déposer (sa) candidature en vue de trouver une alternance. »

    Jeunes étudiants
    Hugo et Axel_ étudiants en relations internationales – Romane bénévole chez Les Jeunes européens – Maïana et Manon inscrites à l’Institut catholique de Paris

    Romane, quant à elle, est engagée dans le mouvement des « Jeunes européens ». C’est sa passion de l’Europe qu’elle souhaite notamment transmettre à celles et ceux qui passeront par le stand de la Commission européenne, présente lors de cet te « Fabrique ». Et si en même temps elle peut aussi poursuivre l’aventure à l’occasion d’un stage, elle ne dira pas non.  

    Pour Maïana et Manon, actuellement inscrites à l’Institut catholique de Paris (ICP), la motivation n’est pas celle de décrocher une expérience professionnelle, mais de valider le choix de leurs études. « On va devoir se spécialiser, alors rencontrer des professionnels va nous permettre de suivre une bonne filière ». Et ajoutent-elles toutes les deux « on veut aussi partir à l’étranger pour acquérir de l’expérience, cela nous donnera des idées ».

    La fabrique de la diplomatie : le premier pas vers l’expatriation ?

    S’expatrier suppose également d’avoir un projet. Pendant les journées de la « Fabrique », Maïana et Manon ont peut-être croisé les représentants de France Volontaires, notamment Charlotte Chirion, responsable de la communication de cette plateforme engagée dans la coopération et le développement. « Le volontariat, c’est un engagement de solidarité qui contribue aussi au rayonnement de la France », explique-t‑elle aux curieux comme aux plus motivés. Quelle que soit votre envie, elle insiste sur un point auprès de ces interlocuteurs du jour : « questionnez‑vous sur vos motivations et préparez votre départ ». L’objectif de cet événement est, entre autres, de partager les bonnes expériences et éviter certaines difficultés liées à la vie hors de France sur la base de témoignages.

    Charlotte Chiron et Sandrine Demangeat
    Charlotte Chiron responsable communication France Volontaires – Sandrine Demangeat plateforme Talents Aefe

    D’ailleurs, l’un des premiers réflexes à adopter quand on s’expatrie est de s’inscrire au registre des Français établis hors de France. Présent à la « Fabrique de la diplomatie », l’espace France Consulaire a rappelé l’importance de ces services pour nos compatriotes résidant hors du territoire national.

    Autre acteur majeur de la présence française à l’étranger, l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) était bien présente lors de ces journées. Outre l’accueil de 400 000 élèves dans 612 établissements répartis dans 138 pays, l’agence recrute des enseignants, des personnels d’encadrement et des fonctions support. Un site dédié, appelé « Talents », a d’ailleurs été lancé il y a quelques mois. Sandrine Demangeat en a présenté le fonctionnement ainsi que les opportunités d’emploi au sein de ce réseau mondial, y compris dans le contexte de la réforme structurelle en cours de l’agence.

    La diplomatie ce n’est pas que le costume cravate

    De nombreuses autres professions ont été présentées au public tout au long de ces deux jours dédiés à la manière dont la France façonne sa diplomatie, ainsi que les concours qui y mènent. Certains visiteurs ont découvert des métiers insoupçonnés, comme ceux liés à « l’évaluation de la performance et des politiques publiques ». « Oui, nous faisons partie intégrante de la diplomatie », indiquait l’un de leurs représentants venu parler de son travail. Son parcours illustrait ainsi le message affiché par le ministère des Affaires étrangères : « Un diplomate, ce n’est pas seulement un costume-cravate et des Richelieu. Nous voulons dépasser ce cliché et montrer la richesse et la pluralité de nos métiers. »

    Monde de métiers -
    Un monde de métiers au sein de la diplomatie française – Véronique_ cheffe dentreprise dans le négoce du bois

    L’angle économique a également occupé une place importante, avec plusieurs conférences consacrées à ce sujet, lors de cet événement dans les locaux de la Sorbonne nouvelle. Véronique, cheffe d’entreprise dans le négoce du bois, était venue s’informer sur le commerce extérieur : « Les décisions prises ont une incidence directe sur mon activité, au-delà même des droits de douane » indique-t-elle. « Je suis aussi venue pour faire passer des messages aux décideurs ». La Fabrique de la diplomatie « ne se construit pas uniquement au Quai d’Orsay » nous a t-elle partagée.

    Le succès de la « Fabrique de la diplomatie » et de ces deux journées ne fait aucun doute. L’idée d’une 2e édition est déjà sur la table. Les relations internationales passionnent, l’expatriation aussi. D’ici l’an prochain, si ces sujets vous intéressent et que vous souhaitez mieux les comprendre, adoptez le réflexe de consulter au quotidien l’actualité de nos compatriotes vivant à l’étranger sur notre média Lesfrancais.press.

  • La chute de François Bayrou : premières réactions et enjeux pour les Français de l’étranger

    La chute de François Bayrou : premières réactions et enjeux pour les Français de l’étranger

    Le 8 septembre 2025, François Bayrou est devenu le Premier ministre de la Ve République à tomber à la suite d’un vote de confiance à l’Assemblée nationale. Avec 364 voix contre et seulement 194 pour, le gouvernement n’a pas obtenu la confiance des députés, scellant ainsi sa démission. Parmi les 11 députés représentant les Français de l’étranger, 10 ont voté pour la confiance, tandis qu’un seul a voté contre. Ce vote historique intervient dans un contexte de tensions budgétaires et politiques, alors que la France peine à trouver une majorité stable depuis les élections législatives de 2024.

    Dans cet article, nous explorerons d’abord les réactions des principaux partis politiques et de la presse nationale, puis celles de la presse internationale, avant d’analyser les prochaines étapes politiques et les risques pour la France, notamment en matière de dette souveraine et de crédibilité internationale.

    En France, le chaos ?

    Les dirigeants des principaux partis ont réagi sans attendre à la chute du gouvernement. Le Rassemblement National (RN), par la voix de Jordan Bardella, a exigé une dissolution immédiate de l’Assemblée, tandis que La France Insoumise (LFI) a appelé à la destitution d’Emmanuel Macron. Le Parti Socialiste (PS), avec Olivier Faure, s’est déclaré prêt à gouverner, proposant une rupture avec la politique d’austérité et une cohabitation. Les Écologistes, menés par Marine Tondelier, ont réclamé un Premier ministre issu du Nouveau Front Populaire (NFP). Les Républicains (LR), divisés, ont affirmé ne pas vouloir rester au gouvernement « à n’importe quelle condition ».

    La presse inquiète

    La presse française a largement commenté l’événement, soulignant l’instabilité politique et la nécessité de trouver une issue rapide. Les médias ont mis en avant le risque de blocage institutionnel et la difficulté pour Emmanuel Macron de nommer un successeur capable de rassembler une majorité. Certains titres évoquent une « crise sans précédent », tandis que d’autres insistent sur l’urgence de présenter un budget 2026 pour éviter une crise financière majeure.

    François Bayrou a son arrivée à Matignon
    François Bayrou à son arrivée à Matignon en 2024 ©Ludovic Marin Agence France-Presse

    A l’international, l’instabilité politique inquiète

    Tout d’abord, faisons un zoom sur les voisins. Les médias européens ont exprimé leur inquiétude face à l’instabilité politique française, craignant un affaiblissement de la France sur la scène européenne. Euronews a souligné que la chute de Bayrou pourrait avoir des conséquences sur la crédibilité de la France dans les négociations budgétaires et commerciales, alors que le pays est déjà sous pression pour réduire son déficit

    En dehors de l’UE, la presse britannique, comme américaine, ont critiqué l’incapacité des partis français à trouver un compromis, évoquant une « paralysie politique ». Le New York Times et The Guardian ont qualifié la situation de « suicidaire », tandis que les médias marocains et sénégalais ont mis en avant les risques pour les expatriés et les investisseurs. Au Canada, on s’interroge sur l’impact de cette instabilité sur les relations franco-canadiennes, notamment dans le contexte des tensions commerciales avec les États-Unis.

    Un nouveau Premier ministre « dans les tout prochains jours »

    Emmanuel Macron doit désormais nommer un nouveau Premier ministre « dans les tout prochains jours ». Plusieurs noms circulent, dont ceux d’Éric Lombard (ministre de l’Économie) et de Gérald Darmanin (ministre de l’Intérieur) ou Sébastien Lecornu (ministre de la Défense), mais la tâche s’annonce ardue dans un Parlement aussi divisé. La priorité sera de faire adopter le budget 2026 avant la fin de l’année, sous peine de paralysie administrative.

    Mais la chute de Bayrou intervient alors que la dette publique française atteint 114 % du PIB, et que les agences de notation pourraient dégrader la note souveraine du pays. Cette instabilité politique affaiblit également la position de la France face à Donald Trump dans le conflit des droits de douane et face à la Russie dans le contexte géopolitique actuel. Pour les Français de l’étranger, la crédibilité et la stabilité de la France sont essentielles pour leur sécurité économique et leur intégration dans leurs pays de résidence.

    Le départ de François Bayrou marque un tournant dans la vie politique française. Les prochains jours seront décisifs pour éviter une crise financière et restaurer la confiance des partenaires internationaux. Pour les Français de l’étranger, l’image de la France est plus que jamais un gage de sérénité et de prospérité. Quelles seront les conséquences concrètes de cette crise pour les expatriés ? Comment Emmanuel Macron parviendra-t-il à sortir de cette impasse ? Les réponses dépendront des choix politiques des prochains jours.

  • L’Allemagne paiera

    L’Allemagne paiera

    À la fin de la Première Guerre mondiale, la rengaine la mieux partagée, en France, était « l’Allemagne paiera », avec le résultat que nous connaissons : le déclin économique de la France, la montée du fascisme en Allemagne et la Seconde Guerre mondiale… Aujourd’hui, le slogan à la mode en France est : « les riches et les étrangers paieront ». Cette ritournelle facile pourrait déboucher sur de graves déconvenues.

    La quête de l’équité fiscale en France

    L’équité fiscale reposant sur la juste répartition des charges publiques est un objectif légitime. Notre système fiscal, dont la dernière grande réforme remonte aux débuts de la Ve République, est devenu un véritable maquis. Devant la complexité des impôts et leur archaïsme, les gouvernements ont, ces dernières années, supprimé certains prélèvements (taxe d’habitation sur la résidence principale, vignette automobile, redevance audiovisuelle). Ces suppressions, non accompagnées d’économies ailleurs, n’ont fait qu’accroître les difficultés financières de l’État. Pour atténuer la progressivité des impôts et leur poids, et pour orienter le comportement des ménages et des entreprises, les pouvoirs publics ont multiplié abattements, déductions et réductions. Ces « niches fiscales », dont le nombre dépasse 450, représentent un manque à gagner d’au moins 80 milliards d’euros. Une fois accordée, une niche devient un acquis dont la remise en cause exige une énergie rare. Par nature, leurs bénéficiaires sont les contribuables les plus aisés et les mieux conseillés, d’où un sentiment d’injustice chez ceux qui n’en profitent pas.

    Une refonte du système est nécessaire en retenant le principe qu’un impôt efficace suppose une assiette large et des taux faibles. La suppression des niches devrait être gagnant-gagnant, le gain fiscal étant partagé entre l’État et les contribuables. La même logique pourrait s’appliquer aux aides publiques aux entreprises : leur disparition pourrait être compensée, en partie, par un allègement des charges sociales ou des impôts. Les exonérations de cotisations sur les bas salaires (environ 80 milliards d’euros) pourraient être remplacées par un abattement à la base applicable à tous les salariés, afin de rendre le barème plus progressif et de supprimer les effets de seuil. Ces mesures auraient l’avantage de rendre les prélèvements plus neutres sur le plan économique, tout en gagnant en efficacité.

    Manifestation devant le Sénat, à Paris, le 12 juin 2025.
    Lors d’une manifestation devant le Sénat, à Paris, le 12 juin 2025. ©EMMA DA SILVA/AFP

    Cibler exclusivement les revenus les plus élevés, sans rien changer par ailleurs : l’idée est populaire mais n’est pas sans limites. Nous sommes tous le « riche » ou le « pauvre » de quelqu’un. S’en prendre aux milliardaires offre un avantage : ils sont peu nombreux. C’est aussi un inconvénient : ils sont très mobiles. Faut-il alors élargir la cible aux 10 % de Français les plus aisés, c’est-à-dire ceux qui gagnent plus de 4 000 euros par mois, soit autour de 6 millions de personnes ? Dans les faits, les trois quarts de cette population ne peuvent pas être réellement qualifiés de riches, surtout pour celles et ceux qui vivent en milieu urbain et ne sont pas propriétaires de leur résidence principale. Pour éviter cet écueil, l’effort de rétablissement des comptes publics pourrait être demandé aux ménages qui gagnent plus de 500 000 euros par an. Il y en a environ 65 000 en France. L’instauration d’une taxe exceptionnelle de 10 % pourrait générer, la première année, une recette comprise entre 7 et 9 milliards d’euros, ce qui ne comblerait même pas un quart des besoins en 2026. Une telle taxe pourrait inciter une partie des ménages concernés à s’expatrier ou à réduire leurs revenus déclarés ; il est fort probable que son rendement s’étiole au fil du temps.

    La chasse aux étrangers

    S’en prendre aux étrangers serait contre-productif. Premièrement, il convient de rappeler que les immigrés contribuent aux comptes sociaux, en payant des cotisations et en percevant, en moyenne, des prestations moindres que le reste de la population, en particulier pour la retraite et la santé. Leur apport à la valeur ajoutée du pays est important, autour de 15 %. Des secteurs comme le tourisme, la construction ou l’agriculture dépendent largement des travailleurs étrangers. La France a également besoin de l’étranger pour le financement de sa dette. Aujourd’hui, 55 % des émissions d’obligations sont souscrites par des non-résidents — américains, britanniques, néerlandais, luxembourgeois et allemands. Sans eux, les taux d’intérêt seraient à des niveaux bien plus élevés.

    Au lieu de chercher des boucs émissaires, la voie crédible passe par une stratégie en trois temps : simplicité fiscale (assiette plus large, taux plus bas, niches rationalisées), efficacité de la dépense publique (évaluations systématiques, recentrage sur les missions à plus fort rendement social) et attractivité du territoire (stabilité des règles, coordination européenne contre l’érosion des bases, valorisation de l’apport des talents étrangers). C’est à ce prix que la France pourra rétablir ses comptes sans casser la croissance ni fracturer davantage la société.

  • Les députés des Français de l’étranger ont, presque tous, soutenu François Bayrou

    Les députés des Français de l’étranger ont, presque tous, soutenu François Bayrou

    Le vote de confiance, provoqué par François Bayrou ce 08 septembre, a donc débouché sur une nouvelle impasse pour la France. Sans gouvernement et surtout sans consensus sur les maux et les réponses à apporter, comment notre pays va pouvoir tenir son rang et surtout assurer le niveau de vie promis à nos compatriotes. Car si les Français de l’étranger sont lucides sur l’état de la France, c’est loin d’être le cas pour nos amis et nos familles restés aux pays. Après un si grand échec, quel avenir pour la France ? Les députés des Français de l’étranger n’ont pas de réponses mais, ce lundi, ils ont fait preuve de solidarité en votant leur confiance à François Bayrou, à l’exception du seul député issu de la gauche parmi les 11 parlementaires des expatriés, Karim ben Cheikh.

    Un Premier ministre incompris ?

    Nos parlementaires, contactés ce lundi soir, ne sont pas surpris par le résultat, mais ils s’inquiètent des conséquences et aussi pour la gouvernance de la France. Budget, guerres, crise du financement, les sujets de premier ordre sont pourtant en attente d’une réponse rapide et adapté.

    Une position que partage Frédéric Petit, député MoDem de la 7eme circonscription des Français établis hors de France « n’est pas surpris pas le résultat » En revanche pour le parlementaire « la manière a été lamentable ». Joint par la rédaction, il pensait « qu’une convergence sur la responsabilité du moment aller émerger, or ça a été du bas à sable » pendant les discours constate-t-il. Et il ajoute « le problème n’a pas changé, il est toujours là et ce que j’ai entendu cet après-midi est inquiétant ». Pour sortir de l’impasse, plutôt que de nommer un Premier Ministre, « l’idée d’un préfigurateur comme cela se fait en Allemagne pourrait être une solution pour négocier et trouver un accord préalable. »

    Parmi les fidèles, on notera l’activisme de la députée des Français d’Amérique du Sud, Eléonore Caroit (que nous recevrons mercredi 10 septembre dans un podcast) qui ce lundi va de plateau en plateau pour défendre le projet présidentiel.

    Pour la députée Renaissance Éléonore Caroit, le prochain Premier ministre devra trouver des compromis avec le PS mais l’effort de 44 milliards d’euros dans le prochain budget doit rester la ligne.#DirectAN pic.twitter.com/dwbRtWo02J

    — Romain Brunet (@romain2dc) September 8, 2025

    D’autres, comme le député des Français du Bénélux, se contentent de faire le bilan et constatent avec amertume qu’une séquence d’instabilité s’ouvre pour notre pays.

    La chute du Gouvernement @bayrou ne résout rien à la situation du pays. Pire elle fait perdre du temps à la France.

    L’urgence est de remettre les partis de Gouvernement autour de la table afin de bâtir les conditions d’un large compromis qui donnera un budget à la France ! pic.twitter.com/rZqM7k7XQI

    — Pieyre-Alexandre Anglade (@PA_Anglade) September 8, 2025

    Une analyse que la droite républicaine, menée par Laurent Wauquiez, partage, comme nous le rappelle, le sénateur Ronan Le Gleut.

    « A n’en pas douter certaines mesures du plan d’économie proposé par François Bayrou manquaient de pertinence. Néanmoins notre dette continuera demain d’augmenter dans des proportions insoutenables pour l’avenir de notre pays. »

    Le sénateur des Français de l’étranger, Ronan Le Gleut (LR).

    Ronan Le Gleut, aussi, président de la fédération des Français de l’étranger nous précise, que pour son parti « le prochain gouvernement, les choses sont claires, si la gauche est à Matignon, la droite sera dans l’opposition. » Se projetant, il indique qu’« il faudra, comme dans d’autres démocraties voisines, que nous bâtissions un contrat de coalition, ce qui implique un programme de travail préalable au choix des personnes. »

    François Bayrou
    François Bayrou s’est présenté devant l’Assemblée nationale pour demander aux députés de lui accorder la confiance dans la construction d’un budget. • ©BERTRAND GUAY / AFP

    L’échiquier politique renversé ?

    Mais bien sûr, même chez les Français de l’étranger, il y a de nombreuses personnalités qui, sans se réjouir, sont satisfaits de tourner la page de ce gouvernement. Certains veulent même aller plus loin en poussant Emmanuel Macron à la démission.

    Ainsi du côté du RN, il est temps de solder les 40 dernières années de politique laxiste. Comme, Jean-Lin Lacapelle, délégué national aux Français de l’étranger du Rassemblement national nous le rappelle.

    « Ce vote de confiance (ou plutôt de défiance) met en évidence la responsabilité de tous les gouvernements de droite comme de gauche des cinq dernières décennies (…) ils sont tous responsables de la situation financière, de la situation économique et de la situation budgétaire » 

    Jean-Lin Lacapelle, délégué national aux Français de l’étranger du Rassemblement national

    Pour le cadre du RN, après le vote de cet après-midi, Emmanuel Macron a « décidé de rester dans l’aveuglement et dans le mépris des Français ». Dans ce contexte, l’ancien député européen joint par la rédaction, lance aussi « un appel à (nos) compatriotes de la 5e circonscription (ndlr : Espagne, Portugal, Andorre, Monaco) qui vont voter le 28 septembre pour le 1er tour d’une élection législative partielle : votez pour Johana Maurel » qui, selon lui, « saura défendre tous les Français établis hors de France. »

    A gauche, on est aussi satisfait du résultat, même si on regrette le temps perdu et les conséquences pour notre pays à l’international. Une réflexion que la sénatrice Hélène Conway-Mouret, sénatrice des Français établis hors de France et membre du Parti socialiste, partage avec nous.

    « Huit mois d’un gouvernement passif qui s’étonne de chuter sans obtenir le soutien des oppositions à un projet politique injuste et à contre-courant des volontés des Français. Tant de temps perdu. Et pendant ce temps, le monde nous regarde… »

    Hélène Conway-Mouret, sénatrice des Français établis hors de France

    Enfin, le seul député, non-macroniste, des Français de l’étranger, Karim ben Cheikh, a partagé avec nous sa réaction en exclusivité

    « La chute de Bayrou était inévitable et nous l’avions annoncée. Elle sanctionne aussi l’injustice criante de la politique budgétaire envers les Français de l’étranger. Les coupes programmées dans les services consulaires, la réduction des bourses scolaires et des aides sociales pour nos compatriotes établis à l’étranger, qui en ont assez d’être traités comme des citoyens de seconde zone ! »

    Karim ben Cheikh, député des Français de l’étranger – IXème circonscription

    L’élu des Français résidant en Afrique de l’Ouest ou au Maghreb, va plus loin car pour lui « cette chute s’explique aussi par la méthode déplorable adoptée par François Bayrou. Cette stratégie du « moi ou le chaos » ne pouvait qu’échouer. La crise budgétaire que M. Bayrou découvrait soudain, c’est le bilan de huit années de macronisme ! Nous, à gauche, nous alertions depuis des années sur cette dérive, rappelant qu’un budget ce sont aussi des recettes à augmenter en faisant contribuer les plus fortunés. »

    Mais Karim ben Cheikh reste confiant dans l’avenir comme il nous le déclarait ce lundi soir. Espérons qu’il aura raison et ce, quelle que soit la solution retenue. La semaine s’annonce longue pour la France.

    « Contrairement à ce pouvoir aux abois, nous avons des propositions concrètes, chiffrées et réalistes. Il faut une autre voie, celle du rassemblement autour d’un projet d’espoir et de transformation. Notre cap est clair : rassembler pour gagner et redonner une perspective d’avenir à nos compatriotes. »

    Karim ben Cheikh, député des Français de l’étranger – IXème circonscription

  • Point de confiance pour François Bayrou

    Point de confiance pour François Bayrou

    Tous les regards étaient braqués, en France, sur le Palais-Bourbon ce 08 septembre 2025. Neuf mois après son arrivée à Matignon, François Bayrou a soumis son gouvernement à un vote de confiance. Sans surprise, la sanction est tombée, les députés ont voté contre la confiance. Le Premier ministre a annoncé qu’il démissionnera ce mardi 09 septembre. Pour les Français de l’étranger, on fait un retour sur une séquence exceptionnelle dans l’histoire de la République française. Ensemble, nous essayerons d’anticiper les conséquences au niveau national. Dans un second article, on se penchera sur les réactions de nos élus expatriés.

    La « fin de l’agonie d’un gouvernement
    fantôme »

    Avant de procéder aux votes, les chefs des groupes se sont exprimés à la tribune. Marine Le Pen a assuré à la tribune que son parti respectera les institutions de la République annonçant ainsi que le parti n’appellera pas à la « destitution » d’Emmanuel Macron. Elle a appuyé en revanche sur la nécessité d’une « dissolution », une « obligation » pour le président de la République. « Un président n’a jamais tort de s’en remettre au peuple », argumente-t-elle.

    A gauche, Boris Vallaud a confirmé que les socialistes ne voteront pas la confiance du gouvernement et il a prôné « l’élan plutôt que le déclin ». Il a conclu son discours en défiant Emmanuel Macron, l’invitant à venir « chercher un socialiste pour remplacer François Bayrou à Matignon ». Encore plus à gauche, la député insoumise, Mathilde Panot a, elle, déclaré, au perchoir, que « François Bayrou est le dernier visage d’une politique illégitime et obstinée, incapable de susciter la moindre adhésion dans le pays ».

    Plus surprenant, les élus RN et de gauche n’étaient pas seuls à ne pas voter pour la confiance, d’autres députés, cette fois, issu du parti, Les Républicains, n’ont pas voté, eux aussi, la confiance, et Laurent Wauquiez a déclaré qu’il « respecte » ce choix.

    Seul Gabriel Attal a assuré de son soutien François Bayrou, tout en se désolidarisant de certaines mesures comme les 2 jours fériés qui n’aurait plus été chômés.  Et on le constate dans les votes, le Premier ministre n’a même pas réussi à obtenir la confiance de tous les députés sensés le soutenir.

    Un vote sans appel

    Le vote de confiance est intervenu en début de soirée, autour de 18h30. Il s’est déroulé non pas dans l’hémicycle, mais dans des salons voisins, afin d’accélérer la procédure. Pendant une trentaine de minutes, les députés ont défilé afin de voter « pour », « contre » ou s’abstenir. Le scrutin est public : les votes sont nominativement enregistrés, permettant de connaître précisément le choix de chacun. Les résultats ont été proclamés immédiatement après la clôture du scrutin à 19h.

    François Bayrou
    François Bayrou s’est présenté lundi devant l’Assemblée nationale qui s’apprête à lui refuser la confiance. ©LP/Olivier Corsan

    Et le résultat du vote fut sans appel avec 364 bulletins contre le gouvernement.

    Et maintenant ? Un nouveau Premier ministre

    Après l’échec du vote de confiance, François Bayrou a l’obligation constitutionnelle de présenter la démission de son gouvernement à Emmanuel Macron. Ce dernier peut toutefois demander aux ministres de rester temporairement en fonction pour « assurer la continuité de l’État et faire en sorte que les services publics fonctionnent normalement », explique Julien Boudon, professeur de droit public à l’université Paris-Saclay et spécialiste de la Constitution à l’AFP.

    Selon Le Parisien, le président de la République pourrait s’exprimer dès mardi 9 septembre. Plusieurs noms circulent. Éric Lombard, Gérald Darmanin, Catherine Vautrin, Sébastien Lecornuet pourquoi pas Xavier Bertrand ? Ce dernier, plébiscité par Laurent Wauquiez, « coche pas mal de cases », notamment celle de « parler aux socialistes », commente-t-on dans l’entourage du président.

    Peut-être Emmanuel Macron a-t-il déjà arrêté un nom. Peut-être a-t-il choisi d’attendre et de voir ce que le mouvement social du 10 septembre donnera ! Réponse dans la semaine

    Lire le discours de François Bayrou

  • Bruxelles propose de doubler les fonds alloués au Groenland

    Bruxelles propose de doubler les fonds alloués au Groenland

    La Commission européenne a proposé de doubler l’aide financière accordée au Groenland, soit un total de 530 millions d’euros dans le cadre du prochain budget septennal de l’UE.

    L’UE est déjà le deuxième contributeur au budget public du Groenland, avec un transfert de 49 millions d’euros par an, après le Danemark.

    Sur cette somme, 32 millions d’euros sont versés au titre de l’actuel budget à long terme et 17 millions d’euros au titre de l’accord de pêche conclu entre l’UE et l’île arctique, renouvelé en décembre dernier.

    Selon le plan de la Commission, l’enveloppe annuelle de 32 millions d’euros passerait à près de 76 millions d’euros à partir de 2028, soit une augmentation de 130 % en termes réels par rapport aux niveaux actuels.

    Les fonds permettront de renforcer la coopération sur les matières premières essentielles, l’énergie et l’intégration numérique au Groenland, a expliqué Michael McGrath, responsable de la justice de l’UE, lors de la présentation de la proposition mercredi 3 septembre.

    Cette annonce fait partie de la dernière tranche de la révision du budget à long terme de la Commission, après le premier paquet dévoilé en juillet. De manière plus générale, la Commission propose de presque doubler son investissement global dans 13 pays et territoires d’outre-mer, dont le Groenland, en le faisant passer de 500 millions d’euros à 1 milliard d’euros.

    « Ces pays et territoires font partie de la famille européenne et dans l’ère actuelle de rivalité systémique, [le Groenland] nous ancre dans l’Arctique »

    Michael McGrath – responsable de la justice de l’UE

    Vue du port d'Ilulissat, partiellement gelé au Groenland
    Vue du port d’Ilulissat, partiellement gelé au Groenland. ©Sergio Pitamitz / VWPics/Universal Images Group via Getty Images

    Lutter contre l’influence américaine

    La décision de la Commission intervient à un moment où les tensions entre l’administration Trump et le Royaume du Danemark, dont le Groenland fait partie, sont exacerbées.

    Depuis son retour au pouvoir en janvier, Donald Trump n’a pas caché son ambition de prendre le contrôle de l’île arctique, une revendication que les responsables groenlandais et danois ont ouvertement rejetée.

    La semaine dernière, le Danemark a convoqué le plus haut diplomate américain à Copenhague après que les médias ont fait état de campagnes d’influence secrètes impliquant au moins trois personnes liées à l’administration Trump.

    Aaja Chemnitz, une députée groenlandaise du parlement danois, a expliqué à Euractiv qu’elle se félicitait de l’augmentation des investissements. « Avec les menaces de Donald Trump, il est important que l’UE s’engage auprès du Groenland. » Malgré tout, le montant la fait réfléchir. 

    « Il est important que le Groenland ne devienne pas un pays dépendant des subventions, que l’argent soit investi dans le développement des entreprises. »

    Aaja Chemnitz, une députée groenlandaise du parlement danois

    La proposition d’augmenter les fonds de l’UE dépendra de l’approbation des pays de l’UE et du Parlement européen, qui négocieront avec la Commission au cours des deux prochaines années.

  • Marché du travail en France : record d’emplois

    Marché du travail en France : record d’emplois

    Malgré tout ce qu’on entend à droite et à gauche, malgré tous les défaitistes prêts à se ruer sur une France qui serait incapable de nourrir son peuple, le premier semestre de l’année 2025 est quasiment un record d’emploi ! Alors est-ce le temps de rentrer au pays ? On fait le point pour les Français de l’étranger ?

    Car entre avril et juin 2025, la France métropolitaine et l’outre-mer (hors Mayotte) comptaient en moyenne 2,4 millions de chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT), soit 29 000 de plus qu’au trimestre précédent. Le taux de chômage s’établit ainsi à 7,5 % de la population active, niveau inchangé par rapport au début de l’année, l’estimation pour le premier trimestre ayant été révisée de 7,4 % à 7,5 %. Ce taux reste légèrement supérieur au point bas observé depuis 1982 (7,1 % fin 2022 et début 2023), mais demeure très inférieur au sommet atteint à la mi-2015 (écart de –3 points).

    Chez les 15-24 ans, le chômage recule de 0,2 point sur le trimestre, pour s’établir à 19 %, mais reste supérieur de 1,2 point à son niveau d’un an plus tôt. La situation des 25-49 ans se dégrade légèrement (+0,2 point sur trois mois, +0,3 point sur un an) avec un taux de 6,9 %. Les 50 ans et plus voient leur taux de chômage rester stable à 4,8 %, soit 0,2 point de moins qu’au deuxième trimestre 2024. Le chômage féminin se replie très légèrement (-0,1 point, à 7,3 %), tandis que celui des hommes progresse de 0,2 point pour atteindre 7,7 %.

    Le halo autour du chômage se maintient à un niveau modéré

    Parmi les personnes inactives au sens du BIT, 1,9 million déclarent souhaiter travailler sans être comptabilisées comme chômeurs, faute de recherche active ou de disponibilité immédiate. Ce « halo » progresse de 21 000 sur le trimestre, mais reste inférieur de 51 000 à son niveau d’un an auparavant. Sa proportion dans la population des 15-64 ans augmente de 0,1 point, à 4,4 %, après un recul marqué (-0,3 point) au trimestre précédent. Sur un an, elle reste en léger retrait (-0,1 point). Par âge, la part du halo est stable à 7,2 % chez les jeunes, à 2,8 % chez les 50-64 ans, et quasi stable (+0,1 point) à 4,3 % chez les 25-49 ans.

    Taux de chômage
    Taux de chômage trimestriel au sens du BIT en France (hors Mayotte) en % de la population active

    Chômage de longue durée : stabilité confirmée

    Environ 540 000 personnes recherchent un emploi depuis au moins un an, soit 12 000 de plus que le trimestre précédent. Le taux de chômage de longue durée se maintient à 1,7 % de la population active, inchangé par rapport à l’an dernier et inférieur de 0,5 point à son niveau de fin 2019.

    Taux d’emploi : un nouveau record historique

    Le taux d’emploi par catégories d’âge est le suivant :

    • 15-24 ans : quasi-stabilité à 35,0 % (+0,1 point sur un an) ;
    • 25-49 ans : stabilité à 83,1 %, soit +0,2 point sur un an ;
    • 50-64 ans : progression de 0,2 point sur le trimestre et de 1,2 point sur un an, à 69,4 %, record depuis 1975 ;
    • 55-64 ans : hausse de 0,3 point sur le trimestre et de 1,7 point sur un an, à 61,8 %, également au plus haut historique.

    Temps partiel et sous-emploi : évolutions modérées

    Le taux d’emploi à temps complet reste stable à 57,8 %, légèrement supérieur à celui d’un an plus tôt (+0,2 point). Le temps partiel gagne 0,2 point sur le trimestre et 0,3 point sur un an, à 11,8 %. Sa part dans l’emploi atteint 17,7 %, soit +0,1 point sur un trimestre et sur un an, un niveau toujours inférieur à celui de fin 2019 (-1,1 point).

    Le sous-emploi concerne 4,5 % des actifs occupés, soit +0,2 point sur trois mois et sur un an, mais reste 1,4 point en dessous du niveau d’avant-crise sanitaire. Au total, 16,5 % des personnes participant au marché du travail (actifs ou halo) subissent une limitation de leur offre de travail (chômage, halo ou sous-emploi), soit +0,2 point sur le trimestre et +0,1 point sur un an, mais -2,4 points par rapport à fin 2019.

    Le volume moyen hebdomadaire d’heures travaillées par emploi se maintient à 31,2 heures, quasiment identique à celui de l’an dernier (31,1 heures) et très proche des niveaux prépandémie (31,3 heures fin 2019).

    Formes d’emploi et activité

    Le CDI reste la forme d’emploi dominante, avec un taux quasi stable (-0,1 point) à 51,2 %, supérieur de 0,2 point à son niveau d’il y a un an. Les emplois en CDD ou intérim sont quasi stables à 6,5 % (+0,1 point sur le trimestre, -0,1 point sur un an). L’emploi indépendant progresse de 0,2 point, à 9,1 %, en hausse de 0,4 point sur un an et à son plus haut niveau depuis le début de la mesure trimestrielle (2003). L’alternance se maintient à 2,5 %, légèrement au-dessus du niveau de l’an passé (+0,1 point).

    Le taux d’activité des 15-64 ans poursuit sa progression (+0,2 point), atteignant 75,3 %, un record depuis 1975. Il est supérieur de 0,7 point à son niveau de 2024 et de 2,5 points à celui de fin 2019.

    Le taux d’activité par âge est le suivant :

    • 15-24 ans : quasi-stabilité à 43,3 % (+0,8 point sur un an) ;
    • 25-49 ans : hausse de 0,2 point sur le trimestre et de 0,5 point sur un an, à 89,3 %, son plus haut depuis 2011, exclusivement portée par la progression du taux féminin ;
    • 50-64 ans : +0,2 point sur trois mois et +1,0 point sur un an, à 72,9 %, record historique.

    Le deuxième trimestre 2025 dessine un marché du travail contrasté : le chômage reste contenu et relativement stable, tandis que l’emploi atteint des sommets historiques, porté notamment par la progression continue de l’activité des seniors. Les tensions persistent toutefois pour certaines catégories, comme les jeunes, et le halo autour du chômage ou le sous-emploi rappellent qu’une partie du potentiel de travail demeure sous-utilisée. Dans un contexte économique encore incertain, la dynamique d’activité et d’emploi apparaît solide, mais devra être consolidée pour transformer ces records en acquis durables.

  • Gog et Magog sont dans un bateau.

    Gog et Magog sont dans un bateau.

    Quand Georges W. Bush tenta de convaincre Jacques Chirac de le suivre contre l’Irak, il lui parla de Gog et Magog. Avant de s’incarner en Irak, Gog et Magog avaient enfilé tous les costumes possibles, des Goths aux Mongols, bien au-delà du mythe d’Ézéchiel. Gog et Magog, c’est l’Apocalypse, la lutte du bien et du mal, avec Jérusalem pour enjeu, ou plutôt l’humanité. Avec une ruse : la plupart seront trompés, ils choisiront le mauvais camp, celui du Mal, en croyant choisir celui du bien. Selon le Coran, un sur cent seulement sera sauvé. Chacun voit Gog à sa porte. Chacun devine le jugement dernier, et chacun connaît l’arme fatale, ni feu ni acier : le mensonge. À Tianjin, l’empereur du Milieu dénonce l’Occident devant les membres de l’OCS, qui regroupe 42 % de la population mondiale, 25 % du PIB et 40 % des émissions de CO2. L’Occident est-il le mal ? Est-ce la fin du monde ou seulement celle de l’empire occidental, comme le proclament Xi Jinping et ses amis ? Tous sont dans le même bateau. À moins que ce ne soient les Occidentaux qui tombent à l’eau.

    L’Occident décline, comme le soleil, depuis toujours : il est La Décadence.

    « Pince-mi et Pince-moi sont dans un bateau. Pince-mi tombe à l’eau. Qu’est ce qui reste ? » « Pince-moi » répond l’enfant, pincé. En anglais, la blague met en scène Adam et Ève: la chute. L’Occident décline, comme le soleil, depuis toujours : il est La Décadence. N’importe quelle date est une année de crise depuis l’âge du bronze. Le christianisme est une religion de la chute, la Chrétienté le royaume des pêcheurs, des maudits. Ce n’est le cas d’aucune autre civilisation. L’Occident se repent par nature, coupable par principe, sinon à quoi bon le confessionnal, les intellectuels et les psychanalystes. Coupable encore d’avoir perverti ces belles civilisations qui opposaient à ce mouvement continu : la chute, mouvement qu’on appelle aussi progrès. Dans l’immobile quiétude de l’ordre, Inde, Chine, Perse, cavaliers de steppes ou paysans andins ne dérangent ni le Cosmos ni le Maître.

    Image illustration avec Xi Jinping ©Mistral/LFP
    Image illustration avec Xi Jinping ©Mistral/LFP

    Là, toute critique du pouvoir abîme l’ordre des choses. Un désaccord politique, faute morale, rend le monde instable, à l’usine, l’armée, l’école, la famille.

    « En Chine, on ne fait pas la distinction entre l’aspect moral et l’aspect intellectuel. Si vous considérez que votre adversaire est un suppôt du démon, vous avez tendance à l’envoyer au bagne. »

    André Malraux, Assemblée nationale. 12 mai 1976

    Les Annales de Chine répètent les mêmes évènements année après année. Les changements se révèlent par omission. Si tel prince n’est plus cité c’est qu’il a été exécuté. Si telle récolte n’est plus dite foisonnante, c’est que la famine a sévi. En Occident, l’histoire, au contraire, magnifie les crises. Choisir une date en Occident revient à piocher dans une fresque de l’enfer. Qui ment le plus ?

    Une association de malfaiteurs serait l’alternative heureuse à l’Occident décadent ?

    À Tianjin, Xi Ping défie à l’Occident. La Chine devient la tortue cosmophore sur laquelle peut reposer le monde, quand l’Occident le trouble. Xi donne le baiser de paix à ses compagnons : Poutine, Kim Jung Un, Loukachenko, les Khans du Kazakhstan, du Kirghizistan, de l’Ouzbékistan, du Pakistan, du Tadjikistan. À Modi aussi, l’anti-Gandhi, poussé dans ses bras par Trump le malin. Et à Ebrahim Raïssi, venu d’Iran, où le record d’exécutions capitales a été dépassé : 800 pendaisons. Erdogan et Fico, toujours fiers de servir un maître, cajolent Washington, Moscou ou Pékin. Sur la photo ne manquait qu’Assad le narco, Maduro et quelques autres. Une association de malfaiteurs serait l’alternative heureuse à l’Occident décadent ?

    Comme les États-Unis abandonnent les règles du droit international, leurs alliances ; l’Occident n’est plus.

    Possible, pour le plus grand bonheur de l’humanité. Elle n’aura plus à se plaindre. Dans ces pays, on ne se plaint pas, on remercie. Ces représentants de la moitié de l’humanité peuvent-ils constituer un front ? Comme les États-Unis abandonnent le monde, ignorent les règles du droit international, leurs alliances, leur parole, leurs idéaux ; l’Occident n’est plus. Xi Jinping se trompe : il n’y aura pas de nouvelle guerre froide. Et même s’il fait tout pour armer la Russie, qui sans lui, serait à terre, comme l’Ukraine le serait sans les Européens.

    Si les Européens ont à lutter sur trois fronts : Russie, les États-Unis, Chine, ils ne peuvent plus avoir les automatismes des positions américaines. Les intérêts, les atouts, divergent. L’affaire de l’Ukraine, en d’autres temps, aurait déjà été réglée. L’Europe se couche, n’a pas son mot à dire ? C’est l’inverse : Pour la première fois l’Europe agit seule. Incroyable ! La Commission, malgré les menaces, inflige une amende de 3 milliards à Google. Ursula von der Leyen affirme que l’UE enverra des soldats en Ukraine, au-delà de ses compétences ! Merz et Macron l’ont remise gentiment à sa place. Avec Starmer, ils ont entraîné 26 pays de la « Coalition des volontaires » à s’engager pour déployer des forces en Ukraine. Évidemment, Poutine n’en veut pas. Trump non plus, ce pour quoi il tergiverse.

    Tous droits réservés ©European Union, 2025.
    Tous droits réservés ©European Union, 2025.

    Pour la première fois l’Europe agit seule. Incroyable !

    Preuve que l’Europe existe, les Iraniens l’ont rencontré. À Doha, Kaja Kallas négocie le dossier nucléaire iranien. Les bombes de Trump, sans suivi politique, n’ont rien réglé. France et Allemagne sont derrière. Il y a un autre chemin que ceux de Trump et Netanyahou. C’est une force d’en avoir plusieurs.

    L’Amérique n’est plus le seul Occident, ce qui rendra la tâche de la Chine plus difficile. Comment s’attaquer à un concept flou ? L’Europe attire l’Inde, l’Indonésie, la Malaisie, le Brésil. Le Mercosur, malgré le lobby français, en est la preuve. (Comment dénoncer le protectionnisme américain et vanter le protectionnisme français ?). Quand on regarde la liste des pays qui défile la Chine, un trait commun les rassemble, plus que la dictature, la corruption.

    La guerre en Ukraine a pour cause profonde la contestation du régime à la russe : un système dominé par le partage de la richesse entre membres du gang oligarchique. Exemple à châtier, l’Ukraine a échappé à ce système, avec la fuite de Ianoukovitch (un ancien voleur, protégé de Poutine). Les régimes russes, chinois, biélorusses, nord-coréens, kazakhs, ouzbeks, iraniens sont de la même veine.

    Les peuples, quand l’occasion s’en présente, abandonnent les souverains. Les régimes s’effondrent.

    Si l’impérialisme occidental a connu tant de succès, c’était par l’effondrement interne des régimes. Qui a défendu monarques, sultans et empereurs ? Les peuples, quand l’occasion s’en présente, abandonnent les souverains. Les régimes s’effondrent. Le principal moteur du dégoût, c’est la corruption, pire que l’impôt, l’inégalité, ou l’absence de liberté.

    La Chine a conclu sa fête par un défilé militaire, le 3 septembre, jour de la victoire de la seconde guerre mondiale. Comme c’est curieux : Pourquoi ne pas avoir invité les libérateurs américains ? Hier, ils étaient ensemble contre le Japon. Aujourd’hui, Chine et États-Unis incarnent les Gog et Magog de l’autre.

    Chaque pays peut avoir son Gog. Sauf quand le pays refuse qu’en son sein s’installe la toute-puissance du souverain

    Gog est le souverain, Magog le pays. Chaque pays peut avoir son Gog. Sauf quand le pays refuse qu’en son sein s’installe la toute-puissance du souverain. C’est la question posée aux États-Unis, c’est l’avantage des Européens. Pour éviter la chute, il faut préserver les équilibres, éviter qu’un pouvoir trop puissant, à l’extérieur ou à l’intérieur, ne devienne insupportable. Il chuterait sous son propre poids ; avec un effet d’entraînement, sur les voisins, forcément. Savoir supporter un pincement, sans tomber à l’eau. « Pince-Moi. » Que Gog et Magog tombent à l’eau !

    Laurent Dominati 

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris 

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press et de l’app de paiement des expatriés France Pay

    Laurent Dominati

  • Sweet Ocean ASMR : Une voix douce venue du Luxembourg

    Sweet Ocean ASMR : Une voix douce venue du Luxembourg

    Sweet Ocean ASMR est une créatrice de contenu francophone, installée au Luxembourg, qui s’est fait connaître pour ses vidéos ASMR empreintes de douceur et d’intimité. Sa chaîne rencontre un véritable succès et compte presque 12 000 abonnés. Océane y propose déjà une soixantaine de vidéos conçues pour détendre et favoriser le sommeil. 

    Écouter le podcast avec Océane

    Gameuse puis « endormeuse »

    La jeune femme de 25 ans a ainsi accepté de se confier à notre podcast Vagabondage, l’émission de la culture française à l’étranger : elle travaille aujourd’hui dans le milieu des services financiers au Luxembourg et possède le parcours classique d’une diplômée du supérieur. Elle s’avoue ambitieuse et ses études longues lui ont donné l’opportunité de travailler à l’étranger et « développer ses compétences en dehors de sa zone de confort ».

    Mais la voilà embarquée depuis deux ans dans une autre vocation, plus profonde et qui mobilise tout son être : elle partage au micro des recettes de bien-être à travers sa chaîne Youtube, appelée Sweet Ocean ASMR. Elle s’est donnée pour but d’aider les personnes, qui la regardent, à diminuer leur stress, leur anxiété ou tout simplement à pouvoir s’endormir sur des sons calmes, et plus généralement sur sa voix particulièrement douce !

    Elle traite aussi également de santé mentale dans ses vidéos dans une époque post-Covid où le mal-être et les angoisses ont explosé, en particulier chez les jeunes ; Un adolescent français sur 4 serait en dépression et les services de pédopsychiatries croulent sous les demandes.

    Comme l’indique Océane, « dans mes vidéos j’apporte des conseils pour se sentir mieux dans sa tête et dans son corps ! Ces sujets m’intéressent énormément et ont participé aussi à mon développement et ma curiosité pour améliorer (mon) quotidien avec les moyens que nous avons autour de nous et surtout en nous ! » 

    Sweet Ocean ASMR ©Sweet Ocean ASMR / Instagram - 04/09/2025
    Sweet Ocean ASMR ©Sweet Ocean ASMR / Instagram – 04/09/2025

    Elle est désireuse d’apporter une touche positive et de sérénité à un maximum de personnes. Une vocation d’aidante portée par une voix bienveillante qui chuchote, apaise et donne des frissons dans l’échine.

    L’ASMR, qu’est-ce-que c’est ?

    Elle a découvert l’ASMR pour ses propres besoins. L’ASMR est un sigle anglosaxon qui signifie « Autonomous sensory meridian response » soit une réponse sensorielle autonome culminante pour la traduction française. Cette sensation particulière que l’on a tous ressentie à l’écoute de certains sons ou face à des stimulus tactiles ou olfactifs et qui est faite de picotements ou de frissons qui détendent. C’est le massage du cuir chevelu par le coiffeur, les frottements légers sur les paumes de la main ou la pointe des doigts, les chuchotements dans le creux de l’oreille. Autant de stimulations qui vont être sources de mieux-être.

    « J’ai juste regardé de l’ASMR pour m’endormir pendant 2 ans et ensuite j’ai eu envie de me lancer comme j’avais déjà fait une chaîne YouTube sur les jeux vidéo et j’avais souvent des compliments sur ma voix je me suis dit que ça pouvait être apprécié » nous confie-t-elle.

    Les vidéos d’ASMR se sont développées fortement en ligne depuis 2010 et la popularisation du concept. Océane revendique un côté artisanal, et mise surtout sur ses capacités personnelles, sur un sens de l’empathie supérieur à la moyenne et une faculté innée à aider les autres. Elle réussit grâce à cela à créer un cocon auditif pour ses auditeurs.

    « En soi je ne fais rien de très technique et tout le monde est capable de le faire c’est juste que l’ASMR est très subjectif et que certaines personnes sont plus réceptives à ce que dégage une personne plutôt qu’une autre »

    Océane de Sweet Ocean ASMR

    Sweet Ocean ASMR ©Sweet Ocean ASMR / Instagram - 04/09/2025
    Sweet Ocean ASMR ©Sweet Ocean ASMR / Instagram – 04/09/2025

    Cette activité de bienveillance en ligne n’est pas un métier et revêt une dimension profondément philanthrope : « j’ai toujours été très empathique et pour avoir connu des périodes compliquées plus jeune, j’ai développé un intérêt pour aider les autres comme j’ai pu le faire pour moi et lors du choix de carrière cet intérêt n’était pas encore assez développé et je n’avais pas la maturité pour en faire mon métier donc je garde ce domaine en tant que passion à côté ! »

    Une approche chaleureuse et personnalisée

    Son contenu se distingue par une atmosphère rassurante : des chuchotements, des sons doux (tapotements, froissements, brossages, etc.), et un environnement visuel cosy. Elle tisse un lien solide avec ses spectateurs : souvent, elle les accompagne dans les FAQ, partage des moments de vie quotidienne, ou propose des roleplays à l’ambiance bienveillante. 

    Vidéos marquantes (et plébiscitées)

    « ASMR | Ta dose de douceur pour dormir vite ! » – environ 102 000 vues sur Youtube.

    « ASMR Chuchotement doux pour dormir comme un bébé » – 47 000 vues sur Youtube.

    « ASMR FAQ | Je réponds à vos questions en chuchotant » – 46 000 vues Youtube

    https://www.youtube.com/watch?v=iIsFNG_jkJ0https://www.youtube.com/watch?v=HpfX7U6iTpQhttps://www.youtube.com/watch?v=A34P45AGFLY

    Elle crée aussi des moments immersifs partageant des instants simples comme une séance de soins ou encore les coulisses d’un atelier de relaxation. 

    Une artiste discrète mais attachante

    À ce jour, aucune interviewarticle de presse, ou profil institutionnel détaillé n’était disponible à son sujet. Son anonymat est préservé, et elle privilégie une présence sincère et spontanée plutôt qu’un propos médiatique.  Cela renforce son authenticité aux yeux de ses auditeurs et contribue à l’atmosphère enveloppante de ses vidéos.

    Toute la rédaction Lesfrancais.press remercie Sweet Ocean ASMR pour s’être confiée à « Vagabondage ».

  • Les expatriés, bienveillants mais lucides sur les services en France

    Les expatriés, bienveillants mais lucides sur les services en France

    1376 Français expatriés ont participé à une consultation organisée par Lesfrancais.press du 21 au 31 août 2025, à leur retour de vacances estivales en France. Pour la grande majorité d’entre vous (65,08 %), ce voyage annuel est le seul contact de l’année avec votre pays d’origine. Malgré quelques désillusions, les Français de l’étranger donnent une note moyenne de 2,18/5 aux services en France, révélant un mélange d’affection et de lucidité.

    Résultats de la consultation – 1376 Personnes – 21 au 31 aout 2025 ©LFP
    Résultats de la consultation – 1376 Personnes – 21 au 31 aout 2025 ©LFP

    Des usages culturels qui résistent à l’épreuve de l’expatriation

    Les Français de l’étranger restent profondément attachés aux traditions hexagonales. Si certains s’agacent de voir leurs compatriotes passer systématiquement devant eux dans les files d’attente, ils le tolèrent avec bienveillance, y voyant un trait de caractère presque folklorique. Les longues pauses déjeuner, souvent critiquées à l’étranger, sont perçues comme un charme typiquement français. Même la bise, parfois jugée intrusive, divise moins qu’on ne le pense : beaucoup la défendent comme un symbole de convivialité à préserver. Ces réactions montrent que, malgré les années passées hors de France, les expatriés gardent une tendresse pour ces petits rituels qui rythment la vie quotidienne.

    Résultats de la consultation – 1376 Personnes – 21 au 31 aout 2025 ©LFP
    Résultats de la consultation – 1376 Personnes – 21 au 31 aout 2025 ©LFP
    Résultats de la consultation – 1376 Personnes – 21 au 31 aout 2025 ©LFP
    Résultats de la consultation – 1376 Personnes – 21 au 31 aout 2025 ©LFP
    Résultats de la consultation – 1376 Personnes – 21 au 31 aout 2025 ©LFP
    Résultats de la consultation – 1376 Personnes – 21 au 31 aout 2025 ©LFP

    Un rapport au travail et à l’autorité transformé par l’expérience internationale

    Le choc culturel est plus marqué sur le plan professionnel. Les expatriés, habitués à des environnements où le « vous » est moins systématique et où les congés ne s’étirent pas sur des semaines, soulignent une différence de rythme. Pour eux, les Français semblent « toujours en vacances », une impression renforcée par un rapport à l’autorité et aux hiérarchies souvent plus détendu qu’à l’étranger. Leur expérience professionnelle a façonné une vision plus pragmatique, où l’efficacité prime sur les formalités. Pourtant, loin de les irriter, ces écarts les amusent souvent, comme un rappel des spécificités qu’ils ont quittées.

    Résultats de la consultation – 1376 Personnes – 21 au 31 aout 2025 ©LFP
    Résultats de la consultation – 1376 Personnes – 21 au 31 aout 2025 ©LFP
    Résultats de la consultation – 1376 Personnes – 21 au 31 aout 2025 ©LFP
    Résultats de la consultation – 1376 Personnes – 21 au 31 aout 2025 ©LFP

    L’image d’Épinal l’emporte sur les lacunes du système

    Le « cash back« , quasi inexistant en France mais courant dans de nombreux pays, illustre parfaitement ce paradoxe. Conscients des retards de leur pays en matière de services, les expatriés ne s’en formalisent guère lors de leurs courts séjours.

    Résultats de la consultation – 1376 Personnes – 21 au 31 aout 2025 ©LFP
    Résultats de la consultation – 1376 Personnes – 21 au 31 aout 2025 ©LFP

    Ils viennent avant tout pour retrouver une certaine idée de la France, celle qu’ils ont gardée en mémoire : un mélange de dolce vita, de convivialité et de petits défauts assumés. Une fois par an, ils s’adaptent, sourient des différences, et repartent avec le souvenir d’une France imparfaite, mais profondément attachante.

    Et vous, qu’est-ce qui vous manque le plus – ou le moins – lors de vos retours en France ? Dites-le-nous en écrivant à [email protected] !

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