Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • Hors virus, rien à signaler.

    Le coronavirus est un trou noir. Il aspire tout. Toute l’information mondiale a disparu derrière des chiffres que personne, jusqu’à présent, n’arrive à bien interpréter, si tant est qu’ils correspondent à ce qu’on leur fait dire.

    La guerre en Syrie, oubliée. Celle du Yémen aussi. Les résurgences de Daech en Irak, au Mozambique, au Sahel, invisibles. Les incursions d’Erdogan à Chypre, en Grèce, en Lybie minorées. La guerre d’Israël contre l’Iran, la répression en Algérie, à Hong Kong, les manœuvres de Poutine, d’Orban, la faillite de l’Argentine, de Cuba, du Liban, la catastrophe annoncée dans plusieurs pays africains, la suspension des droits sociaux en Inde, les expulsions  en Afrique et au Moyen-Orient, les migrations, les attentats religieux au Nigeria, ce désordre du monde, trop banal, est absorbé par la contemplation du virus qui n’est rien d’autre qu’un nombrilisme viral.

    En dehors du virus, rien. Etrange de constater à quel point un phénomène mondial ramène à un tel rétrécissement moral, à la seule préoccupation de soi. Pendant que l’on ausculte sa propre (in)capacité à supporter l’isolement, à contempler son angoisse, regarder ses écrans, s’inventer des vies tragiques dans son cocon, le monde, en silence, poursuit sa route.

    Pour la première fois dans l’histoire récente, lors d’une crise mondiale, les Etats-Unis n’ont rien à dire, ne disent rien, d’ailleurs personne n’attend rien d’eux. La Chine séduit et se durcit, envoie ses diplomates, surnommés « les loups-guerriers » sur la route de la soie et tente, comme avant la crise, de faire main basse sur Hong Kong, en attendant Taïwan. Son allié nord-coréen, l’ami de Trump, annonce le renforcement de son arsenal nucléaire. La Russie de Poutine rêve toujours de voir l’Union européenne se disloquer, objectivement alliée cette fois aux Américains et aux Britanniques, orphelins du Brexit. La géopolitique, malgré le virus, continue de jouer la musique des plaques tectoniques impériales, vieilles et nouvelles.

    L’Europe, par la France et l’Allemagne, comme il se doit, (parce que la Commission n’est que le noeud de l’Alliance, mais l’Alliance européenne c’est d’abord la France et l’Allemagne) a décidé de rester elle-même, aussi désespérément lente que résiliente : elle fera front, unie, face à la récession, au chômage, aux risques de faillites, celles des entreprises, grosses et petites, celles des Etats.

    (Pour la centième fois en dix ans, ceux qui ont annoncé la fin de l’Europe se sont trompés, comme ils se tromperont toujours. Parce que malgré tous ses défauts, l’UE est nécessaire. Ce n’est pas parce qu’on critique la Sécu qu’on la supprime. Surtout quand on est malade.)

    Quoique l’on dise, jusqu’à présent, la mondialisation des échanges a sorti des centaines de millions de gens de la pauvreté. En Europe, en Asie, en Orient, en Amérique. Et même en Afrique. Sa régression produira l’effet inverse. Surtout en Afrique. Le recul de la pauvreté a coïncidé avec des progrès du droit et de la liberté.

    Quoique l’on dise, à chaque fois que les peuples ont eu le choix entre des modèles libéraux et des régimes autoritaires, ils ont fait le choix des démocraties. Y compris  en Asie. (C’est bien ce que Xi Jinping ne supporte pas). Tout le monde s’extasie sur la Chine, mais Taïwan, la Corée, le Japon, Hong Kong, Singapour ont réalisé des performances bien avant elle, bien supérieure à elle. En construisant des démocraties.

    Aujourd’hui, si les Etats-Unis démissionnent, si l’Europe se bloque, qui ira vanter les mérites des régimes de liberté  contre l’empire de Xi Jinping et sa société de surveillance ?

    Avoir comme seule ambition le retour (illusoire) des industries délocalisées revient, au moment où la planète est de plus en plus petite, à oublier toute ambition d’ordre mondial, et à perdre. L’enfermement n’est ni une politique de santé publique, ni une politique économique, parce qu’une politique nationale ne peut être imaginée qu’au niveau mondial.

    Vous voulez exporter ? Implantez-vous à l’étranger. Vous voulez être entendu ? Ouvrez des écoles partout dans le monde. Vous voulez des vaccins ? Envoyez des chercheurs étudier dans le vaste monde. Vous voulez vous défendre ? Faites une armée capable d’intervenir loin de chez vous. Produisez des armes avec vos alliés. Vous voulez lutter contre le crime organisé, celui des faux médicaments, de la drogue, de la traite, des cyberattaques ? Renforcez la diplomatie judiciaire. Lutter pour la biodiversité ? Parcourez les mers !

    Le virus est dans la tête. Focalisant l’attention des dirigeants et des citoyens sur la maladie, il a les a enfermés mentalement. Les rêveries sur le monde d’après ne changent rien : aucune crise n’a disparu, elles se sont aiguisées. Il faut en prendre sa part. Les pays riches, même en crise, sont beaucoup plus forts qu’ils ne le croient. Ils ne s’affaiblissent qu’en baissant la tête, en refusant de voir le monde tel qu’il est : un monde toujours en lutte, toujours souffrant. Comme s’il n’y avait qu’un virus qui puisse être mortel, qu’il ne se passait, hors de son spectre, rien.

    Les Français qui vivent à l’étranger doivent être les premiers à faire savoir à ceux qui sont en France que le monde bouge plus vite qu’ils ne le croient.

  • Les « quatre frugaux » présentent un contre-projet au plan de relance Merkel-Macron

    L’Autriche, le Danemark, les Pays-Bas et la Suède ont envoyé leur propre projet de fonds de relance de l’UE aux capitales européennes samedi 23 mai. Point central du document : l’argent devra être remboursé. Un article d’Euractiv Allemagne.

    Le document dévoilé par les « quatre frugaux » le 23 mai constitue une contre-proposition au plan de relance franco-allemand présenté le 18 mai par la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron. D’une valeur de quelque 500 milliards d’euros, celui-ci devra être alimenté par des fonds provenant des marchés des capitaux.

    La Commission européenne prendrait en charge cette dette sous la forme d’obligations conjointes à longue échéance, les pays de l’UE en assumeraient la responsabilité, et l’argent de ce fonds ne devrait pas être remboursé.

    S’exprimant au nom des « quatre frugaux », le chancelier autrichien Sebastian Kurz avait rejeté cette proposition via Twitter quelques heures seulement après sa présentation. Le lendemain, mardi 19 mai, il avait annoncé une contre-proposition commune, qui a désormais vu le jour.

    Pas de mutualisation de la dette

    Les éléments fondamentaux du nouveau projet sont très similaires au plan Merkel-Macron : les « quatre frugaux » prônent également la création d’un un fonds commun, dont l’argent serait destiné aux secteurs économiques qui sont particulièrement affectés par la crise du coronavirus.

    Les investissements viendraient soutenir la recherche, l’innovation et la santé, ainsi que la transformation verte et l’agenda numérique.

    Contrairement à ce que prévoit le plan Merkel-Macron cependant, l’argent doit être remboursable. Selon le principe « des prêts pour des prêts », les fonds provenant des marchés des capitaux doivent être redistribués sous forme de prêts, qui doivent être bon marché mais pas gratuits. Car les « quatre frugaux » ne veulent pas d’une mutualisation de la dette.

    Autre différence avec l’initiative franco-allemande : des délais plus courts. Angela Merkel a évoqué des versements d’argent sur trois ans, alors que les « quatre frugaux » veulent fermer le robinet au bout de deux ans.

    Compatible avec les idées de la Commission

    L’Italie, qui a été durement affectée par la pandémie et se débat avec ses finances publiques depuis des années, a déjà vivement critiqué le projet alternatif. Le ministre des Affaires européennes, Enzo Amendola, l’a qualifié de « défensif et inapproprié ».

    La balle est désormais dans le camp de la Commission. Depuis le dernier sommet européen qui a eu lieu fin avril, l’exécutif européen travaille sur un concept de fonds de relance qu’il présentera mercredi 27 mai, en même temps que sa nouvelle proposition de budget à long terme de l’UE.

    La Commission avait anticipé le plan Merkel-Macron dans certains domaines, et celui-ci est compatible avec un grand nombre de ses propres idées, a déclaré la présidente Ursula von der Leyen dans un communiqué. Mais elle a également souligné que sa proposition « tiendra[it] compte des points de vue de tous les États membres et du Parlement européen ».
  • l’hystérisation d’une crise

    La crise économique enfantée par le coronavirus est sans précédent par sa nature, son caractère mondial et l’ampleur des moyens mis en œuvre pour la juguler. Aux États-Unis comme en Europe, les sommes en jeu se chiffrent en milliers de milliards d’euros et de dollars quand sont mis bout à bout les interventions des banques centrales et celles des administrations publiques locales, nationales ou supranationales. Ce volontarisme hors norme n’est-il dicté que par des considérations liées à la crise sanitaire ?

    Effets dominos

    En pleine période de déconfinement, les annonces catastrophiques sur l’état de tel ou tel secteur ou de telle ou telle entreprise se multiplient. À en croire certains spécialistes, l’aéronautique mettrait plus de trois ans avant de retrouver son niveau d’avant crise. Elle pourrait même ne jamais le retrouver. Pour les banques, il faudrait au minimum quatre ans. L’industrie de l’automobile serait sinistrée. Des plans de sauvetage sont montés à la hâte, en quelques jours.

    Nul ne peut nier que la crise du Covid-19 a provoqué une réduction drastique de l’activité, de 30 à 50 % selon les pays. Quelques secteurs comme ceux du tourisme ou de la restauration sont à l’arrêt quasi-total. Les chiffres d’affaires seront plus faibles que les années précédentes. Compte tenu des restrictions imposées par les pouvoirs publics, la reprise ne peut être que progressive et ne permettra pas de compenser le manque à gagner des derniers mois. Pour autant, est-ce que les effets directement supportés sont incommensurables ?

    Les Etats prennent la crise en charge

    Le coût de la crise a été, en grande partie, transféré sur les États. Ainsi, en France, les 12,4 millions de salariés placés en chômage partiel ont vu leur rémunération prise en charge par les pouvoirs publics à hauteur de 79 milliards d’euros. Les allègements de charges et d’impôts, les aides directes aux entreprises ainsi que les prêts garantis atténuent l’ampleur du choc économique. L’État et la Sécurité sociale s’endettent pour empêcher la destruction de nombreuses entreprises. La crise du Covid-19, comme celles qui l’ont précédée, joue le rôle d’accélérateur, de catalyseur et de révélateur.

    Des entreprises fragiles avant le mois de mars sont acculées à la faillite avec la disparition de leurs clients. Cependant, de nombreuses sociétés bénéficiaires des mesures de soutien décidées dans l’urgence par la puissance publique, étaient déjà en difficulté avant crise. Le secteur de l’automobile, celui des transports, ou encore de la presse, étaient confrontés à des problèmes structurels majeurs liés à la transition énergétique ou à la digitalisation. Les banques traditionnelles doivent, depuis plusieurs mois, faire face à la problématique des taux négatifs et à l’essor de concurrents en ligne.

    Mutation économique

    Toute crise donne lieu, par ailleurs, à des effets d’aubaine. Les cordons de la bourse se relâchant pour endiguer la spirale récessive, les investisseurs, les entrepreneurs ont tout intérêt à accélérer les restructurations, les mutations, les réorientations de leurs activités. En période exceptionnelle, ces transformations sont plus faciles à imposer et à conduire, les résistances sont moindres. Une entreprise a, en outre, intérêt à passer par la case « subventions publiques » de peur que ses concurrents ne le fassent avant elle.

    Cette période de confinement et d’arrêt de l’activité voulue par les pouvoirs publics au nom de la santé publique, est due à l’origine à un phénomène d’hystérisation dans un contexte de surmédiatisation mondiale. Après la crise en temps réel de 2008, celle du Covid-19 est celle de toutes les émotions et de tous les fakes news, il serait peut-être temps de remettre un peu de sagesse et de raison.

  • En France, un « Ségur de la Santé » pour remettre l’hôpital sur pied

    Sous pression après la crise du coronavirus, le gouvernement français a promis d’ouvrir plusieurs chantiers afin d’améliorer la prise en charge des malades et les conditions de travail des soignants. Les discussions devraient durer sept semaines, jusqu’à la mi-juillet. Quels sont les sujets brûlants et les propositions faites ? Tour d’horizon.

    Ce lundi 25 mai 2020 marque une nouvelle étape pour l’hôpital public, en France. Alors que les nombreuses manifestations et les longues grèves de 2019 n’avaient pas produit la réponse politique attendue par les professionnels de la santé, la crise du coronavirus a mis en lumière les réelles difficultés du secteur hospitalier. Manque d’effectif, carrières peu attractives, salaires insuffisants et pénibilité du travail… Voici quelques-unes des thématiques abordées lors des concertations du « Ségur de la Santé », du nom de la rue où est implanté le ministère.

    Un format inédit

    Comme lors des concertations avec le monde de la culture en début de mois, les discussions ont lieu une fois encore par visioconférence, crise du Covid-19 oblige.

    Face aux quelque 300 participants réunis en visioconférence pour le lancement du « Ségur de la Santé »,Edouard Philippe, a assuré que l’Etat allait investir « massivement » dans le secteur hospitalier, jugeant nécessaire d’ »accélérer les projets » portés par les hôpitaux et de les accompagner « dans leurs démarches de désendettement« . Le Premier ministre a également annoncé une « revalorisation significative » des salaires pour le personnel soignant.

    La question de la dette des hôpitaux, aujourd’hui proche de 30 milliards d’euros, est au coeur de multiples discussions entre l’exécutif et les fédérations hospitalières. Dans le cadre du « plan hôpital » décidé à l’automne 2019, le gouvernement avait annoncé une reprise de dettes « massive » de 10 milliards d’euros sur trois ans. Lors du Conseil des ministres du 20 mai, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a évoqué un « effort de 13 milliards d’euros ».

    Manifeste des « jours heureux »

    A la veille de l’ouverture des négociations, un collectif de soignants et diverses personnalités rappellent, dans une lettre ouverte adressée au président Emmanuel Macron, l’inquiétude exprimée depuis des mois voire des années « quant à l’évolution extrêmement préoccupante du système de santé… sans réponse à la hauteur des problèmes soulevés« . « Et ce que nous craignions tous est advenu : un cataclysme. L’épidémie de Covid s’est abattue sur la nation, plaçant l’hôpital public fragile, démuni, désossé, en première ligne« , disent-ils.

    Par ailleurs, ce collectif a rédigé un ensemble de propositions détaillées sur le site du quotidien Libération. Un manifeste des « jours heureux » qui prévoit une revalorisation des carrières pour les soignants, un égal accès aux soins pour tous, un rattrapage pour la psychiatrie, la réforme de l’assurance maladie, la refonte des études de médecine…

    La question qui fâche  : la hausse des salaires

    Emmanuel Macron avait promis de « mettre fin » à la « paupérisation » des personnels soignants, en engageant une hausse des rémunérations, parallèlement aux primes annoncées face à la crise du Covid-19. Ce lundi, Edouard Phlippe a assuré que la hausse envisagée serait « significative« , sans plus de précisions.

    Ce geste est attendu depuis des années par les syndicats, qui pointent la faiblesse des  salaires hospitaliers, notamment pour les infirmiers : ces derniers touchent 1 500 euros net en début de carrière. La France se hisse péniblement à la  28ème place du classement des 32 pays de l’OCDE : les infirmiers français sont moins bien payés que leurs collègues espagnols ou grecs.

    Le ministre français de la Santé, Olivier Véran, a d’ailleurs assuré que l’objectif est d’atteindre un « niveau de rémunération » équivalent « à la moyenne européenne« . Ces augmentations devraient concerner à la fois les hôpitaux et les Ehpad (résidence médicalisée pour personnes âgées en situation de dépendance).

    Selon les syndicats, le différentiel est d’environ 300 euros par mois. Ces derniers mettent toutefois en garde contre une mesure limitée aux seuls infirmiers. « Il faut un geste rapide pour l’ensemble des personnels hospitaliers« , a prévenu Julie Ferrua, du syndicat SUD Santé.

    Temps de travail

    Olivier Véran dit vouloir « revoir le cadre d’organisation du temps de travail à l’hôpital« , estimant nécessaire de remettre en cause les « carcans qui empêchent ceux qui le souhaitent de travailler davantage« .

    Une annonce qui a fait bondir plusieurs syndicats, attachés aux 35 heures. Ces derniers rappellent que de nombreux salariés n’ont jamais pu accéder à la réduction du temps de travail, faute d’embauches suffisantes dans les hôpitaux.

    La question n’est pas de « déréglementer le temps de travail« , a toutefois précisé Olivier Véran. Cette réforme correspond à une demande de longue date de la Fédération hospitalière de France (FHF), qui préconise un « dispositif d’autonomie avancée » pour les hôpitaux, désorganisés selon elle par la réforme des 35 heures.

    Manque d’effectif et carrières peu attractives

    L’exécutif a promis de mettre sur la table des discussions la « question des montées en compétences« , pour « mieux valoriser toutes les carrières, tous les métiers et développer de nouveaux parcours professionnels« .

    L’objectif est de renforcer l’attractivité des hôpitaux, qui peinent pour beaucoup à recruter et à fidéliser leurs salariés en raison des conditions de travail mais aussi, selon les syndicats, d’une gestion inadaptée des ressources humaines.

    Chez les infirmiers, « 30% des nouveaux diplômés abandonnent la profession dans les cinq ans« , souligne ainsi Thierry Amouroux, porte-parole du SNPI. Dans les hôpitaux, des milliers de postes restent par ailleurs vacants.

    Organisation des soins

    « Notre système de santé n’est pas encore assez centré sur le patient, sur son parcours« , estime le ministre de la Santé qui dit vouloir améliorer sa gouvernance. A ce stade, le gouvernement français n’a pas précisé les réformes concrètes qu’il entendait mettre en oeuvre. Mais il pourrait réformer un peu plus la tarification à l’activité, instaurée en 2003. Ce système, qui fixe les ressources des hôpitaux en fonction des actes effectués, est souvent accusé de pousser à la « course au volume« .

    Aussi, le gouvernement pourrait mettre un coup d’arrêt aux fermetures de lits, très critiquées par les hospitaliers : en l’espace de 20 ans, près de 100.000 lits ont été supprimés dans les cliniques et hôpitaux.

  • Un Picasso à 100 euros pour aider le Cameroun, le Maroc et Madagascar – VIDEO TV5 MONDE

    Un tirage au sort pour remporter un tableau de #Picasso s’est déroulé ce mercredi soir chez #ChristiesParis. Cette tombola a permis à une joueuse italienne de repartir avec une toile du célèbre maître espagnol, estimée à un million d’euros, pour seulement 100 €… soit le prix du ticket

     

  • Quarantaine mise en place en Europe ! Ce qu’il faut savoir. France, Irlande, Royaume-Uni, Espagne, Portugal.

    Alors que l’Union européenne  privilégie un retour rapide à la normale pour faciliter le tourisme, l’Espagne, l’Irlande mais aussi la France et le Royaume-Uni ont mis en place ces derniers jours de nouvelles mesures de quarantaine à l’arrivée sur leur sol. Lesfrancais.press font le point pour vous.

    L’Irlande

    Les voyageurs arrivant en Irlande seront à partir de jeudi prochain légalement tenus d’informer les autorités de l’endroit où ils observeront leurs 14 jours de quarantaine, pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus, a annoncé vendredi le ministre de la Santé. Le gouvernement réfléchit à rendre obligatoire la quarantaine elle-même, qui pour l’heure est fortement recommandée, a précisé Simon Harris.

    A partir de jeudi et au moins jusqu’au 18 juin, les voyageurs arrivant en Irlande devront remplir un formulaire précisant l’adresse du lieu où ils s’isoleront.

    « Il s’agit de mesures extraordinaires, mais elles sont nécessaires lors de cette crise se santé publique », a-t-il déclaré. Les contrevenants risqueront jusqu’à 2.500 euros d’amende voire jusqu’à six mois de prison.

    Le document, déjà disponible dans les terminaux ferry et aéroportuaires, mais jusqu’alors non-obligatoires, permettront d’assurer un « traçage plus précis et rapide » consécutif à de nouveaux cas.

    « Le formulaire servira à faciliter le suivi des contrôles pour s’assurer que les gens qui arrivent dans le pays restent effectivement là où ils ont dit qu’ils le feraient », a ajouté le ministre lors d’une conférence de presse.

    Toutes les nationalités sont concernées, y compris les voyageurs venant du Royaume-Uni, qui a exempté les arrivées depuis l’Irlande de ses mesures de quarantaine qui entreront en vigueur le 8 juin.

    Le Royaume-Uni

    Alors que les Français devaient être exemptés des quatorze jours d’isolement sur le sol britannique, ils vont malgré tout y être contraints. Ceux qui ne respectent pas cette règle risquent jusqu’à plus de 1 100 € d’amende.

    La mesure, dans les tiroirs depuis dix jours, n’a été confirmée que ce vendredi soir par le ministre de l’Intérieur Priti Patel. Tous les voyageurs arrivant au Royaume-Uni devront rester 14 jours en quarantaine stricte avant de pouvoir circuler librement dans le pays. Et ils devront télécharger une application de traçage. Le gouvernement Johnson espère ainsi limiter de nouvelles infections au coronavirus par le biais de voyageurs.

    La mesure entrera en vigueur le 8 juin et elle concernera aussi les Britanniques de retour de voyage. Ces derniers pourront effectuer cette quarantaine chez eux. Les visiteurs n’ayant pas de lieu où s’isoler devront rester, à leur frais, dans des logements prévus par le gouvernement. Selon plusieurs sources, dont l’ambassade de France à Londres et le cabinet du Premier ministre, les Français auraient dû être exemptés de cette mesure dans le cadre d’un accord réciproque. Cette option a été abandonnée.

    À leur arrivée dans le Royaume, les visiteurs devront remplir un formulaire avec leurs coordonnées et des vérifications ponctuelles seront organisées par les autorités sanitaires pour s’assurer du respect du confinement. Ceux qui ne s’y plient pas pourraient être punis d’une amende de 1 000 £ (plus de 1 100 €).

    Certains voyageurs, considérés comme des travailleurs essentiels, ne seront toutefois pas concernés. C’est le cas des transporteurs routiers, des responsables médicaux et des personnes qui circulent dans la zone de voyage commune entre l’Irlande du Nord et les îles Anglo-Normandes.

    L’Espagne

    Jusque là, l’Espagne limite les entrées dans le pays. En ce moment :

    « l’entrée sur le territoire espagnol demeure limitée aux ressortissants espagnols, aux personnes résidant en Espagne, aux travailleurs transfrontaliers et aux personnes pouvant prouver un cas de force majeure ou une situation d’impérieuse nécessité. »  Ministre Espagnol de l’intérieur

    Une quarantaine de 14 jours est appliquée  à tous les étrangers qui se rendent sur le territoire espagnol.

    Le débat autour de la réouverture des frontières est suivie de près : de leur côté, les maires d’Espagne se sont montrés inquiets, car l’économie de nombreuses villes côtière dépend du tourisme. Tandis que certaines informations laissaient présager une fermeture des frontières espagnoles jusqu’en octobre 2020, finalement il s’avère que le gouvernement d’Espagne a bien l’intention d’accueillir de nouveau les touristes pour les vacances d’été et le concrétisé en annonçant ce samedi la fin de la quarantaine pour tous les arrivants européens à partir du 1 juillet.

    En parallèle, le Portugal négocie un couloir de circulation pour relier le Portugal et la France pour permettre l’arrivée des touristes dès le premier juin. 

    France

    Le gouvernement français a affirmé samedi souhaiter que les voyageurs arrivés d’Espagne en avion, du Royaume-Uni ou d’un pays situé hors de l’espace européen, se plient à une quarantaine volontaire.

    Dans un communiqué diffusé par le ministère de l’Intérieur, le gouvernement annonce qu’il a décidé d’introduire un système de «quarantaine volontaire» pour les voyageurs en provenance de certains pays.

    Il s’agit notamment des personnes arrivant d’Espagne en avion ou des voyageurs, qu’importe leur nationalité, en provenance du Royaume-Uni. Cette mesure fait suite à la décision «non-coordonnée» de ces deux pays d’introduire des quarantaines obligatoires pour les arrivées sur leur sol.

    Sont également concernés les voyageurs en provenance de l’extérieur de l’espace européen, soit «l’ensemble des pays du monde sauf les États membres de l’Union européenne, Andorre, Islande, Liechtenstein, Monaco, Norvège, Saint-Marin, Suisse, Vatican».

  • Ces artistes qui nous divertissent en ligne pendant le confinement!

    Le confinement, la crise liée au Covid-19 ne veut pas dire la fin des activités culturelles !

    La chaîne européenne Arte propose 600 concerts en ligne, gratuitement. Ils vont de ZZ Top et les Rolling Stones à Beethoven ou les spectacles de Bartabas.

    Parmi les artistes moins connus, la créativité fait également foison!

    Les artistes de tout genre se mobilisent en ligne pendant le confinement

    ZZ Top, les Stones et les autres sont comme tout le monde confinés

    Citons notamment Oliver Lord, jeune artiste belge qui pendant des semaines a fait des « lives » depuis son appartement londonien avec notamment des standards de la chanson française et francophone comme Charles Aznavour et Céline Dion.

    Autres artistes qui égayent la toile, Steve et Heather. 

    Les deux chanteurs de country, basés au Portugal, ont, comme tous les artistes, dû annuler leurs dates de concerts mais réjouit leurs fans avec leurs lives sur Facebook.

    De très nombreuses initiatives de cet ordre existent, comme par exemple, toujours sur Facebook, la page Live en ligne.

    Patrick Bruel, Jean-Louis Aubert, Pascal Obispo parmi d’autres font également partie des artistes qui continuent à exprimer leur créativité sur la toile en cette période compliquée pour tous.

    Une situation particulièrement complexe pour le secteur de la culture

    Paul Mccartney comme beaucoup d’autres a dû reporter la suite de sa tournée

    La situation est, il faut le dire, très compliquée pour le secteur de la culture. Du fait de l’impossibilité de faire des tournées d’une part, des spectateurs de toute façon de se déplacer dans des régions autres que les leurs également.

    Les plus grands artistes sont eux-même touchés: Paul McCartney a été forcé à annuler ou en tout cas retarder sa tournée qui devait notamment passer par Lille, Britney Spears et les artistes qui habituellement font salle comble à Las Vegas sont aussi de fait au chômage technique et tous les musiciens habitués à jouer dans des salles de toutes tailles sont également confinés.

    Cela n’empêche pas la créativité, l’art, comme le reste de la société, survivra au Coronavirus!

  • Le déconfinement en Europe

    Toute l’Europe déconfine , mais pas au même rythme. il y a ceux qui n’ont jamais confiné, comme la Suède. Et ceux qui ont mobilisé les gendarmes.

    Entre les deux , toute une gamme de décisions dont on ne pourra évaluer les effets que tardivement. Aujourd’hui , tous les pays déconfinent. Chacun guettant le rebond chez l’autre, ou l’absence de rebond.
    La Fondation Robert Schuman, a dressé un tableau comparatif des principales mesures de dé confinement. dans les pays européens. Signe des temps: cette fondation très pro-européenne ne dit rien du Royaume-uni.
    On notera que l’Autriche a pris les premières mesures de réouverture dés le 14 avril , suivi du Danemark le 15, tandis que l’Irlande a attendu le 18 mai. »

     

    Pays Dé-confinement1
    Allemagne N’ayant pas eu un confinement généralisé, la mise en place du dé-confinement diffère selon les Länder.

    –       Depuis le 20 avril, réouverture des magasins de moins de 800 m2 ;

    –       Depuis le 4 mai, réouverture des coiffeurs ;

    –       Depuis le 11 mai, réouverture de tous les magasins et des écoles ;

    –       Le championnat de football a repris à huis-clos le 16 mai.

    –       En ce qui concerne les restaurants, les musées, les cinémas et les théâtres, les Länder sont autonomes pour décider de leur réouverture ;

    –       Les grands rassemblements seront autorisés à de la fin du mois d’août.

    Les contrôles aux frontières avec la France, la Suisse, le Luxembourg, le Danemark et l’Autriche restent en place. Une quarantaine de 14 jours à domicile est obligatoire pour toute personne entrant sur le territoire allemand.

    Autriche –              Depuis le 14 avril, réouverture des petits magasins jusqu’à 400 m2 ainsi que ceux de bricolage et de jardinage. Le dé-confinement a commencé le 1er mai avec la réouverture de l’ensemble des magasins, des centres commerciaux et des coiffeurs.

    –               Depuis le 4 mai, réouverture progressive des écoles ;

    –              Depuis le 15 mai, réouverture des restaurants, des églises et des communautés religieuses. Les rassemblements de 10 personnes sont autorisés ;

    –               À partir du 29 mai, réouverture des hôtels.

    –               Les grands rassemblements publics seront autorisés à partir de mi-juillet.

    Une quarantaine de 14 jours à domicile est obligatoire pour toute personne entrant en Autriche, à défaut de présenter un test de biologie moléculaire datant de moins de 4 jours.

    Belgique Depuis le 4 mai, réouverture des magasins de bricolage et de jardinage Depuis le 11 mai :

    –       Permission d’accueillir 4 personnes à domicile (toujours les mêmes) ;

    –       Ouverture des commerces (petits magasins, respect des consignes sanitaires)

    1 Actualisé au 18 mai 2020.

     

    Depuis le 18 mai :

    –       Reprise des cours primaires et secondaires ;

    –       Reprise des métiers de contact (coiffeurs, esthétiques) ;

    –       Ouverture des musées ;

    –       Reprise des sports ou leçons à l’extérieur (maximum 20 personnes en présence d’un entraîneur) ;

    –       Les cérémonies de mariage peuvent avoir lieu (maximum 30 personnes, pas de réception après) ;

    –       Les rassemblements demeurent interdits jusqu’au 31 août.

    Une quarantaine de 14 jours à domicile est obligatoire pour toute personne entrant sur le territoire belge.

    Bulgarie Les autorités n’ont pas encore donné de date précise pour le dé-confinement.
    Chypre Début le 4 mai :

    –       Réouverture des chantiers, des commerces et des marchés ;

    –       Depuis le 18 mai, réouvertures des aires d’entraînement extérieures pour les sportifs professionnels ;

    –       À compter du 21 mai : levée de toute restriction de déplacement, réouverture des salons de coiffure, les entreprises peuvent reprendre leur activité.

    Seuls les citoyens chypriotes et les personnes disposant d’un titre de résident ou d’une autorisation spéciale peuvent entrer à Chypre.

    Croatie Début le10 mai :

    –       Les rassemblements jusqu’à 40 personnes sont autorisés ;

    –       Les centres commerciaux, les restaurants, les parcs, sont ouverts ;

    –       Depuis le 18 mai, assouplissement des restrictions d’organisation d’événements culturels.

    Seuls les citoyens croates et les personnes disposant d’un titre de résident ou d’une autorisation spéciale peuvent entrer dans le pays.

    Danemark Début le 15 avril avec la réouverture des crèches et des classes de lycée.

    Les employés ont pu retourner sur leur lieu de travail à condition de respecter les règles de distanciation.

    Les autorités ont également augmenté les capacités de dépistage et ont mis en place un système de traçage numérique Depuis le 11 mai, réouverture totale des commerces, de plusieurs activités culturelles, notamment les bibliothèques.

    –       Les sports professionnels et de plein air sont autorisés, ainsi que les visites de zoo envoiture.

    Depuis le 18 mai, réouverture des restaurants et des cafés, reprise des cours pour les classes du collège, des enseignements et des examens nécessitant une présence physique ;

    –       Les sports professionnels sont autorisés à huis-clos.

    Seuls les Danois et les personnes disposant d’un titre de résident ou d’une autorisation spéciale, ou ayant un « motif

     

    légitime », peuvent entrer dans le pays.
    Espagne Début le 4 mai pour certains territoires, avec la réouverture des petits commerces, et des restaurants (limités à 30% de la capacité normale).

    –       Reprise progressive et asymétrique (en 3 phases) en fonction des conditions locales et sous condition de respect strict des mesures de distanciation ;

    –       Les sports individuels sont autorisés ;

    –       Le port du masque est obligatoire dans les transports en commun ;

    –       Pour les régions en phase 1, les rassemblements de 10 personnes au maximum sont permis.

    La phase 2 devrait permettre la réouverture des cinémas et théâtres, (limitant leur capacité à 30%) et des centres commerciaux.

    Les plages, les bars nocturnes et les boîtes de nuit rouvriront durant la phase 3.

    Une quarantaine de 14 jours à domicile est obligatoire pour toute personne entrant en Espagne.

    Estonie Début le 5 mai avec l’ouverture des commerces et l’autorisation des activités sportives intérieures et extérieures. Depuis le 10 mai, autorisation des célébrations publiques des cultes ;

    Depuis le 11 mai, réouverture des musées ; Depuis le 15 mai, réouverture des écoles ;

    Depuis le 18 mai, les activités sportives, avec maximum 100 spectateurs sont autorisées, ainsi que les rassemblements publics. Les cinémas, les salles de concerts et de conférences peuvent ouvrir.

    A compter du 1er juin, réouverture des piscines, autorisation des visites dans les centres de soins. Le 15 mai, les frontières intérieures entre les trois pays baltes ont été rouvertes.

    Finlande Début le 14 mai avec l’ouverture des frontières pour les pays de l’espace Schengen pour les « déplacements essentiels ».

    –        Les installations récréatives extérieures ont pu ouvrir, les bibliothèques peuvent ouvrir pour l’emprunt des livres.

    –       Les étudiants peuvent reprendre les cours (mais les cours en ligne demeurent recommandés) ;

    –       Obligation de porter un masque au lieu de travail ;

    À compter du 1er juin, réouverture des espaces culturels (opéra, théâtre, centres de sport, archives nationales, salles de conférences) et reprise des compétitions sportives avec des arrangements spéciaux ;

    –       Les rassemblements publics de 50 personnes maximum seront autorisés ;

    A compter du 30 juin, les visites dans les maisons médicalisées ou de soins seront permises ;

    À partir de la fin du mois de juillet, les événements publics rassemblant plus de 500 personnes seront autorisés. Le contrôle aux frontières du pays est en place jusqu’au 14 juin.

    Une quarantaine de 14 jours à domicile est obligatoire pour toute personne entrant en Finlande.

    France Début le 11 mai :

     

    –       Autorisation des déplacements dans un rayon de 100 km autour de son domicile ;

    –       Ouverture des marchés et des commerces sauf les centres commerciaux de plus de 40 000 m2

    –       Réouverture des parcs dans les départements « verts » ;

    –       Interdiction de tout rassemblement de plus de 10 personnes ;

    –       Obligation de porter un masque dans les transports en commun ;

    –       Réouverture des bibliothèques et des petits musées ;

    –       Une attestation dérogatoire de déplacement reste toujours requise pour l’’utilisation des transports publics aux heures de pointe dans les départements « rouges »

    Depuis le 19 mai, réouverture des lieux de culte. L’étape 2 est prévue pour le 2 juin.

    Grèce Début le 4 mai avec la réouverture des coiffeurs, des commerces. Les églises ont pu rouvrir pour les cultes individuels ;

    –     Le port du masque et la distanciation sont obligatoires dans les transports publics ; Depuis le 5 mai, mise en place des premières unités de dépistage mobile EODY ;

    Depuis le 11 mai, réouverture des lycées pour les étudiants en classe de terminale ; Depuis 16 mai, réouverture de 515 plages ;

    Depuis le 17 mai, les églises peuvent reprendre la célébration publique des sacrements ;

    Depuis le 18 mai, autorisation des voyages interrégionaux, réouverture des zoos et jardins botaniques, des sites archéologiques, des répétitions et tournages ;

    –     réouverture des lycées pour les classes de seconde et première ;

    À compter du 1er juin, réouverture des centres commerciaux, des cafés et restaurants qui ont une terrasse ; Fin juin/début juillet : réouverture des hôtels.

    Des tests du Covid-19 sont effectués systématiquement à l’aéroport d’Athènes

    Hongrie Début le 4 mai avec la levée globale des restrictions de circulation dans les campagnes.

    –       Les personnes âgées bénéficient toujours d’un créneau de sortie réservé de 9h à 12h ;

    –       Port du masque obligatoire dans les lieux publics ;

    –       Ouverture des terrasses des cafés, des restaurants et des hôtels ;

    –       Reprise des manifestations sportives à huis-clos.

    Les frontières restent fermées aux étrangers.

    Irlande Débuté e 18 mai en 5 phases :

    –       Le port du masque est obligatoire, la circulation est limitée dans un rayon de 5 km ;

    –       Autorisation des rassemblements extérieurs jusqu’à 4 personnes ;

     

    –       Réouverture des magasins de services.

    La phase 2 commencera le 8 juin avec l’autorisation de circulation dans un rayon de 20 km, et un horaire spécifique réservé aux groupes vulnérables ;

    –       Maintien du télétravail lorsqu’il est possible ;

    –       Réouverture des petits commerçants et des marchés ;

    –       Ouverture des bibliothèques publiques,

    –       Reprise des entraînements sportifs en petit groupe.

    La phase 3 commencera le 29 juin

    –       Ouverture d’autres commerces non essentiels à limiter aux points de vente au détail avec entrée et sortie au niveau de la rue ;

    –       Réouverture des terrains de jeux, des activités sportives à l’intérieur, des cafés et restaurants à l’extérieur.

    La phase 4 commencera le 20 juillet avec l’autorisation de se déplacer en dehors de sa région ;

    –       Assouplissement des restrictions des visites groupées à domicile ;

    –       Autorisation des petits rassemblements (baptêmes, mariages) ;

    –       Ouverture des crèches et établissements préscolaires ;

    –       Retour au travail lorsque le télétravail est impossible.

    –       Assouplissement des restrictions pour les services à haut risque et exigeant des contacts physiques (coiffeurs) ;

    –       Réouverture des musées, galeries et lieux de cultes ;

    –       Reprises des compétitions sportives et réouverture des piscines ;

    –       Réouverture des hôtels sur les bases d’occupation limitée ;

    La phase 5 commencera le 10 août avec l’autorisation des grands rassemblements tout en maintenant les mesures de distanciation et les gestes barrières.

    Une quarantaine de 14 jours à domicile est obligatoire pour toute personne entrant en Irlande.

    Italie Début le 27 avril avec la réouverture des magasins de bricolage.

    Depuis le 4 mai, ouverture des parcs, autorisation pour les ventes à emporter et des déplacements familiaux dans la même région, sous condition de respect des mesures de distanciation ;

    Depuis le 18 mai, reprise des offices religieux, ouverture de musées, bibliothèques, bars et restaurants (terrasses).

    –       Les grands rassemblements restent interdits et les déplacements entre régions doivent êtrejustifiés.

    –       Le masque est obligatoire dans les lieux accueillant du public.

    À compter du 25 mai, réouverture des gymnases, des piscines et centres sportifs. À compter du 3 juin, réouverture des frontières aux pays de l’espace Schengen. À compter du 15 juin, réouverture des théâtres et cinémas.

     

    Lettonie Début le 12 mai :

    –       Les entraînements sportifs sont possibles sous certaines conditions. Les compétitions restent interdites.

    –       Les lieux culturels (musées, librairies) ont pu rouvrir en suivant les consignes sanitaires ;

    –       Les rassemblements jusqu’à 25 personnes sont autorisés (en assurant une distance de 2 m).

    –       Les évènements en intérieur ne peuvent excéder 3 h ;

    Depuis le 15 mai, ouverture des frontières intérieures entre les trois pays baltes ; L’état d’urgence a été prolongé jusqu’au 9 juin.

    Une quarantaine de 14 jours à domicile est obligatoire pour toute personne entrant en Lettonie (sauf les citoyens baltes où les résidents permanents).

    Lituanie Début le 4 mai :

    –       Port du masque obligatoire dans les lieux publics ;

    –       Ouverture des commerces et des marchés ;

    Depuis le 15 mai, ouverture des frontières intérieures entre les trois pays baltes. Les célébrations des cultes sont permises.

    L’accès au territoire est interdit aux ressortissants étrangers (sauf les citoyens baltes).

    Luxembourg Début le 20 avril :

    –       Reprise des activités pour les chantiers, les pépiniéristes et les magasins de bricolage ;

    –       Le port du masque est obligatoire dans les lieux publics.

    Depuis le 4 mai, les visites à domicile sont autorisées (6 personnes maximum) ;

    –       Les rassemblements publics en plein air de 20 personnes maximum ;

    –       L’ouverture des commerces (sauf bars et restaurants) et des musées, bibliothèques et archives sous respect de mesures de distanciation.

    –       La rentrée pour les élèves de première et de terminale Depuis le 11 mai, les autres élèves ont repris les cours.

    Malte Début le 4 mai :

    –       Obligation du port du masque dans les lieux publics ;

    –       Autorisation des rassemblements de maximum 4 personnes ;

    –       réouverture de certains types de commerce, bureaux de loteries, et des stations d’immatriculation de véhicules ;

    –       Reprise des services de vaccination pour les enfants et des dépistages liés au cancer

    Une quarantaine de 14 jours à domicile est obligatoire pour toute personne entrant sur le territoire.

    Pays-Bas Début le 29 avril avec la réouverture des petits commerces et l’autorisation des activités sportives pour les jeunes de moins de 18 ans.

     

    Depuis le 11 mai, réouverture des écoles primaires, des crèches, des bibliothèques, des salons de coiffures ; À compter du 2 juin, ouverture des école secondaires

    Les rassemblements de plus de 5 000 personnes sont interdits jusqu’en septembre.

    Pologne Début le 20 avril avec l’ouverture des forêts et des parcs.

    Depuis le 4 mai, réouverture de certaines installations sportives ainsi que des centres commerciaux, hôtels, musées et bibliothèques ;

    Depuis le 6 mai, les crèches et les jardins d’enfants ont pu rouvrir ;

    Depuis le 11 mai, réouverture des salons de coiffure, de beauté et de cosmétiques ; A compter du 24 mai, réouverture des écoles et des universités ;

    À compter du 29 mai, les matchs de football pourront reprendre.

    Les frontières restent fermées, une quarantaine de 14 jours à domicile est obligatoire pour toute personne entrant sur le territoire.

    Portugal Début le 4 mai en 3 phases :

    Phase 1 du 4 au 17 mai.

    –       Ouverture des commerces d’une superficie de moins de 200 m2, des coiffeurs, barbiers et salons d’esthétique ;

    –       Ouverture des librairies, bibliothèques et archives ;

    –       Les universités peuvent reprendre les cours ;

    –       Les transports publics sont limités aux deux tiers de leur capacité.

    Phase 2 du 18 au 31 mai.

    –       Ouverture des commerces inférieurs à 400 m2, des crèches, de façon partielle et sur la base du volontariat,

    –       Ouverture des restaurants, cafés (capacité d’accueil limitée à 50% ; horaires entre 10h et 23h) ;

    –       Ouverture des musées, galeries d’art et monuments nationaux ;

    –       Les cérémonies religieuses seront autorisées le 30 mai.

    Phase 3 du 1er au 14 juin.

    –       Reprise des classes de maternelle ;

    –       Ouverture de tous les commerces et centres commerciaux, des salles de spectacles (cinémas, théâtres) avec une limitation des capacités d’accueil ;

    –       Le championnat de football pourrait reprendre le 4 juin, à huis-clos.

    –       Les plages seront rouvertes le 6 juin, avec des régulations spécifiques.

    La frontière avec l’Espagne reste fermée.

    République Début le 24 avril avec les rassemblements autorisés de 10 personnes maximum.

     

    tchèque Depuis le 27 avril, réouverture des magasins jusqu’à 2500 m2, ainsi que les écoles de conduite et les gymnases. Depuis le 11 mai, réouverture des salons de coiffure et des musées, théâtres, cinémas et activités culturelles.

    Réouverture partielle des écoles primaires, secondaires et artistiques. À compter du 25 mai, réouverture des restaurants et hôtels.

    Un test du Covid-19 (négatif) est nécessaire pour se rendre dans le pays.

    Roumanie Début le 15 mai avec la levée des restrictions concernant la circulation des personnes. Depuis le 15 mai et pour 30 jours renouvelables, le pays se trouve en état d’alerte.

    –       Le port de masque reste obligatoire dans l’espace public et les événements publics restent interdits ;

    –       Réouverture des hôtels, salons de coiffure et des musées. Les restaurants restent fermés, ainsi que les bars, cafés, les cinémas et théâtres, piscines intérieures et salles de sport, centres commerciaux de plus de 15 000 m2 ;

    –       Tout regroupement de plus de 3 personnes est interdit ;

    –       La réouverture des écoles est prévue pour le mois de septembre.

    L’entrée sur le territoire est interdite aux citoyens non-européens.

    Une quarantaine de 14 jours à domicile est obligatoire pour toute personne entrant sur le territoire.

    Slovaquie Début le 21 avril :

    –       Mais dès le 30 mars, certains commerces et services avaient rouvert (téléphonie, jardinage, avocats) ; Depuis le 21 avril, obligation de se protéger le visage dans l’espace public ;

    –       Ouverture des marchés à Bratislava ;

    Depuis le 6 mai, ouverture de tous commerces et services hors centres commerciaux, sauf si le magasin a un accès sur l’extérieur (9h-11h, du lundi au vendredi, plage horaire réservée aux seniors) ;

    –       Les courts hébergements sont possibles ;

    –       Les salons de coiffure et de beauté, les terrasses en plein air rouvrent ;

    –       Messes et mariages sont de nouveau autorisés mais sous conditions strictes (distanciation de 2 m, port du masque, nombre limité de personnes) ;

    –       Les trois aéroports internationaux (Bratislava, Košice, Poprad) restent fermés.

    Seuls les Slovaques et les personnes disposant d’un titre de résident ou d’une autorisation spéciale peuvent entrer dans le pays.

    Une quarantaine de 14 jours à domicile est obligatoire pour toute personne entrant sur le territoire.

    Slovénie Début le 30 avril avec la fin des restrictions à la libre circulation. Il est alors possible de circuler en dehors de sa municipalité de résidence.

    Depuis le 4 mai, réouverture des magasins.

    Il s’agit du premier pays européen à avoir déclaré la fin de l’épidémie.

     

    Peuvent entrer dans le pays les ressortissants étrangers disposant d’une résidence permanente ou provisoire. Une quarantaine de 7 jours est obligatoire.
    Suède Seul pays État membre de l’Union européenne à ne pas avoir confiné sa population, les rassemblements de plus de 50 personnes restent interdits.

    Les voyages hors du pays sont interdits jusqu’au 15 juin.

     

● Radio en direct
En pause