Samantha Cazebonne a été élue en juin 2017 comme députée des Français de la péninsule ibérique (Espagne et Portugal), d’Andorre et Monaco. Après un mandat bien rempli, La République En Marche a décidé de confier une nouvelle mission à la députée. La conquête du Sénat ! En effet, dans la haute assemblée, le parti présidentiel n’avait pas réussi à faire élire un sénateur pour les Français établis hors de France. Pari réussi, elle fut élue le 26 septembre, sénatrice des Français de l’étranger. Ce jeudi 07 octobre, son suppléant Stéphane Vojetta a donc repris son mandat. On l’a rencontré et on vous propose de le découvrir dans ce podcast.
Un élu de proximité
Turin, puis l’Espagne depuis 2005, Stéphane Vojetta est un expatrié expérimenté. C’est aussi un Français de l’étranger engagé dans les activités locales, gérant notamment les transports scolaires de l’établissement de Madrid. Naturellement, il a été élu Conseiller consulaire, poste dont il va démissionner pour se concentrer sur son mandat de législateur.
Un mandat de 6 mois
Car Stéphane Vojetta va plonger jusqu’aux prochaines élections, en juin 2022, dans les rouages de l’Assemblée nationale. Il aura à voter le dernier budget de ce mandat. L’occasion pour nous de revenir avec lui sur les principales enveloppes budgétaires dédiées aux Français de l’étranger et en particulier l’éducation que Samantha Cazebonne connaissait bien comme lui d’ailleurs.
Un relais des citoyens
Mais le nouveau député ne se bornera pas à voter ces gros dossiers déjà longuement préparés. En continuité avec l’équipe de la nouvelle sénatrice et son propre staff qu’il recrute actuellement, il veut être le relais, l' »influenceur » des citoyens à l’étranger dans l’hémicycle parisien.
Mais ce n’est pas tout, nourri de son expérience en tant qu’expatrié et acteur local, il compte conduire son mandat autour de 4 axes qu’on vous laisse découvrir dans le podcast, et a l’ambition de rapprocher les Français établis hors de France et l’administration consulaire.
Pour cela, il lui faudra plus de quelques mois… On lui pose donc la question de l’après 2022.
Vous n’êtes pas encore vacciné(e) ou vous ne voulez pas vous faire vacciner ? Lors de vos voyages en France, comme tous les citoyens, vous pouviez bénéficier de la gratuité des tests. A partir du 15 octobre, cela ne sera plus possible.
15 octobre
Le 15 octobre prochain, les tests antigéniques et PCR dits de confort ne seront plus remboursés pour les personnes majeures non-vaccinées, ne possédant pas d’ordonnance, n’étant pas été infectées au Covid-19 dans les six derniers mois ou n’ayant pas été déclarées cas contact. Les tests réalisés en vue d’obtenir un passe sanitaire deviendront payants.
Fin de la validité des auto-tests !
Le ministère de la Santé a annoncé, vendredi 8 octobre, un autre changement à compter de cette date : les auto-tests, même supervisés par un professionnel de santé, ne seront plus valides pour obtenir un passe sanitaire.
Ce dispositif avait en effet été déployé temporairement au cours de l’été, afin d’accompagner l’extension de l’utilisation du passe sanitaire, justifie le gouvernement qui veut, par ces mesures, inciter les 7,5 millions de Français qui n’ont pas franchi le pas à se faire vacciner.
Quant aux autotests réalisés sans supervision, ils restent accessibles pour un suivi individuel mais ne donneront toujours pas accès au passe sanitaire.
Quel prix pour les tests ?
Le gouvernement a également précisé le prix que coûteront les tests. « Les prix à régler seront identiques à ceux actuellement pris en charge par l’Assurance maladie », précise le ministère de la Santé. À savoir : pour les tests RT-PCR, le tarif de référence sera 43,80 €. Pour les tests antigéniques, les prix sont précisés dans ce tableau :
Gratuité maintenue en Outre-mer
Dans les territoires d’Outre-mer, où la situation sanitaire diffère de celle de la métropole, l’application de la fin de gratuité des tests est adaptée. « En Guyane, en Martinique et en Guadeloupe, la fin de la gratuité des tests interviendra à la date de fin de l’État d’urgence sanitaire. À Mayotte, le dispositif de fin de remboursement des tests ne s’appliquera pas pour le moment du fait de la fragilité du système de dépistage local », indique le ministère de la Santé.
Alors que le président chinois Xi Jinping promet une inéluctable « réunification » pacifique avec Taïwan, Taipei évoque sans détours ses craintes d’une éventuelle invasion militaire.
40 ans après l’abolition de la peine de mort en France, par François Mitterand avec la loi du célèbre avocat et homme politique Robert Badinter, 483 exécutions ont eu lieu dans 18 pays. L’Iran, l’Egypte, l’Irak et l’Arabie saoudite ont concentré l’année dernière près de 88 % des exécutions dans le monde.
Pas de pause Covid-19 pour les bourreaux
Faisant fi des problèmes sans précédent posés par la pandémie de COVID-19, les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ont poursuivi impitoyablement les exécutions, ce qui les fait figurer au rang des pays qui ont exécuté le plus de condamné(e)s au monde en 2020, écrit Amnesty International dans son rapport annuel sur la peine de mort dans le monde.
« Tout au long de l’année 2020, des pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ont persisté, de façon glaçante et impitoyable, à procéder à des mises à mort alors même que la plus grande partie de la planète s’attachait à protéger la vie face à un virus mortel »
Heba Morayef, directrice régionale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International.
Globalement, le nombre d’exécutions recensées au Moyen-Orient et en Afrique du Nord a chuté de 25 %, passant de 579 en 2019 à 437 en 2020, soit le niveau le plus bas enregistré depuis une décennie. Ce recul est largement dû à une très forte baisse des exécutions en Arabie saoudite (moins 85 %), ainsi qu’à une diminution de plus de la moitié en Irak.
Cependant, cette tendance à la baisse est éclipsée par une forte hausse des exécutions recensées en Égypte, où leur nombre a plus que triplé, passant de 32 en 2019 à 107 en 2020. Ce pays a ainsi pris la place de l’Arabie saoudite au troisième rang mondial des pays procédant au plus grand nombre d’exécutions. Un pic a notamment été enregistré dans les exécutions en octobre et en novembre, mois durant lesquels les autorités ont mis à mort au moins 57 personnes – soit près du double du nombre total de personnes exécutées en Égypte pendant toute l’année 2019.
L’Iran a procédé à 246 exécutions au moins, conservant sa place de premier pays de la région en termes de nombre d’exécutions, et de deuxième pays au monde après la Chine.
Le Qatar a procédé à sa première exécution depuis 20 ans – celle d’un ressortissant népalais, Anil Chaudhary – et Oman a exécuté quatre personnes alors qu’aucune mise à mort n’avait eu lieu dans le pays depuis 2015. Il s’agit là de retours en arrière préoccupants.
La Chine, la banalisation de la peine de mort
La Chine est probablement le pays qui pratique le plus la peine de mort, soit par injection létale, comme beaucoup d’États américains, soit par exécution par balle, celle-ci étant à la charge de la famille du condamné à mort. Il n’y a pas de chiffres officiels, seulement des estimations selon des ONG. En 2002, c’était 12 000 condamnations à mort, en 2019 un millier et probablement un peu moins actuellement.
La Chine exécute ses ressortissants, ainsi que des étrangers. Le 10 août 2021, un Canadien reconnu coupable de trafic de drogue a été condamné à mort. Il attend dans les couloirs de la mort. Il n’y a pas de débat en Chine. Publiquement, personne n’ose en parler. Mais le Parti communiste souhaite sans nul doute conserver la peine capitale et n’a aucune intention de l’abolir, comme la France il y a 40 ans.
30 pays pratiquent encore la peine de mort
Les trois derniers pays à avoir aboli la peine de mort sont des Etats africains : Malawi et Sierra Leone en 2021, Tchad en 2020. De fait, le Malawi n’avait pas procédé à des exécutions depuis 1992 et la Sierra Leone depuis 1998. Au Tchad, la dernière exécution remonte à 2015.
Aux USA aussi
Dans son programme électoral, le président américain élu, Joe Biden, promet « d’éliminer la peine de mort au niveau fédéral et d’inciter les Etats à suivre cet exemple ». Jusqu’au bout de son mandat, Donald Trump aura, lui, défendu la peine capitale : treize personnes ont été exécutées par la justice fédérale sous son mandat, du jamais vu en cent vingt ans. Surtout, l’administration républicaine a renoué en juillet, dans les derniers mois du mandat de Donald Trump, avec une pratique suspendue depuis 17 ans. Au même moment les Etats reportaient toutes les exécutions en raison de la crise sanitaire due au Covid-19.
Chaise électrique aux USA
Des expatriés dans les couloirs de la mort
7 expatriés sont actuellement condamnés à la peine de mort et attendent en prison, en Chine, en Indonésie mais aussi aux USA leur exécution. Leurs familles essaient actuellement d’obtenir leur transfèrement en France afin d’éviter une fin radicale pour nos compatriotes.
Le Parti populaire européen (PPE), le plus grand groupe politique du Parlement européen, a tiré la sonnette d’alarme jeudi 7 octobre, avertissant que le parti au pouvoir en Pologne pousse le pays vers le « Polexit ».
L’UE incompatible avec la constitution polonaise
La plus haute juridiction polonaise a jugé, jeudi 7 octobre, que certaines parties des traités de l’UE étaient incompatibles avec la constitution polonaise, remettant ainsi en cause un principe clé de l’intégration européenne, dans une escalade brutale du différend entre Bruxelles et Varsovie sur l’État de droit.
La Pologne est dirigée par le parti Droit et Justice (PiS) de Jarosław Kaczyński, une force de droite nationale-conservatrice qui domine le groupe des conservateurs et réformistes européens (ECR) au Parlement européen.
Le parti frère du Parti populaire européen (PPE) en Pologne est la Plateforme civique (PO), fondée par Donald Tusk, un ancien premier ministre polonais qui a été président du Conseil européen à Bruxelles avant de diriger le parti PPE lui-même.
La Plateforme civique est le principal adversaire du PiS et beaucoup pensent que M. Tusk, qui a quitté la tête du PPE pour revenir en Pologne, pourrait unir l’opposition avant les élections législatives de 2023.
« Il est difficile de croire les autorités polonaises et le parti PiS lorsqu’ils affirment qu’ils ne veulent pas mettre fin à l’adhésion de la Pologne à l’UE Leurs actions vont dans la direction opposée. Trop, c’est trop. Le gouvernement polonais a perdu sa crédibilité. C’est une attaque contre l’UE dans son ensemble »
M. Leaners – député néerlandais – Porte parole de la commission Justice du Parlement européen
Les Polonais toujours pro-européen
Les Polonais sont majoritairement pro-européens et, pour éviter toute controverse sur l’adhésion à l’UE, le PiS affirme qu’il ne cherche pas à déclencher un Polexit.
En déclarant que les traités de l’UE ne sont pas compatibles avec le droit polonais, le tribunal constitutionnel illégitime de Pologne a mis le pays sur la voie du Polexit . »
M. Lenaers, soulignant que le tribunal a prononcé son verdict à la demande du Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki.
Avec cette demande, M. Morawiecki n’a pas seulement légitimé un système judiciaire illégal en Pologne, mais il a également remis en question le fondement même de l’Union européenne pour le Néerlandais.
« Les États membres de l’UE ne doivent pas rester les bras croisés alors que l’État de droit continue d’être démantelé par le gouvernement polonais. Et la Commission non plus. Notre argent ne peut pas financer les gouvernements qui se moquent et nient nos règles convenues en commun. Il faut en tirer les conséquences et la Commission européenne doit immédiatement utiliser tous les outils disponibles afin de ne pas parrainer les autocrates de Varsovie »
M. Leaners – député néerlandais – Porte parole de la commission Justice du Parlement européen
Soutient hongrois
La Hongrie soutient la Pologne, mais les Pays-Bas ont indiqué qu’ils n’hésiteraient pas à poursuivre la Pologne devant la Cour européenne de justice pour non-respect de l’État de droit.
Le groupe libéral du Parlement, Renew Europe , a également condamné la décision du tribunal constitutionnel polonais et a exhorté la Commission européenne à rester ferme et à rejeter les tentatives de Varsovie d’utiliser cette décision à des fins de chantage.
Malik Azmani, premier vice-président de Renew Europe, a appelé la Commission à déclencher le mécanisme de conditionnalité de l’État de droit et à s’abstenir de débloquer des fonds dans le cadre du plan de relance de l’UE contre la Covid-19, d’un montant de 750 milliards d’euros. Et ce jusqu’à ce qu’elle soit certaine que les valeurs et les lois fondamentales de l’UE sont respectées en Pologne.
TV5MONDEplus, la plateforme francophone gratuite et accessible depuis plus de 190 pays, vous propose ce mois un film, une série et cinq documentaires pour découvrir la planète sous un autre œil. Echappez-vous, chez vous, et explorez le monde d’aujourd’hui et de demain.
Une série exclusive pleine de soleil et d’humour
Après les séries à succès Wara (8 Ep x 45′) et Melody la Victoire en Chansons (12 Ep x 52′) coproduites par TV5MONDE , la chaîne lance en première mondiale sur la plateforme francophone TV5MONDEplus, la série « VOYAGE DE RÊVE » à partir du 6 octobre prochain.
Cette série inédite (26 Ep x 26′) créée par Komandé Coulibaly, produite par Go Productions et SkyProd en coproduction avec TV5MONDE sera également diffusée sur la chaîne TV5MONDE Afrique à partir du 2 novembre prochain.
Un voyage de rêve
À Gagnoa, l’incorrigible Sea Dangah organise un circuit touristique qu’il intitule « Voyage de Rêve ». Quelques heures avant le départ, il découvre le vieux tacot délabré dont il hérite pour le périple – le badjan « Mollo Mollo, c’est l’arrivée qui compte ! », une vraie catastrophe ! Commence alors une odyssée rocambolesque doublée d’une chasse-poursuite entre la police, les braqueurs et le conducteur du badjan. En effet, un magot volé est planqué quelque part dans ce badjan qui va devenir le plus célèbre autocar de Côte d’Ivoire…
Regardez la bande annonce :
Canada, Belgique, France, Suisse, 4 regards sur le monde en 6 programmes
Le gouvernement français actualise tous les 15 jours sa carte des pays verts, oranges et rouges pour les voyages. La dernière mise à jour est entrée en vigueur le 23 septembre 2021.
Du rouge à l’orange
Huit pays qui étaient classés en rouge rejoignent la liste orange : l’Argentine, le Bangladesh, l’Indonésie, le Mozambique, la Namibie, le Népal, la République Démocratique du Congo, ainsi que la Guyane. Les voyageurs en provenance de ces pays devront s’ils ne sont pas vaccinés justifier d’un motif impérieux pour se déplacer en France, réaliser un test PCR de moins de 72h avant le départ ou antigénique de moins de 48h. Ils devront également s’auto-isoler 7 jours. Enfin des tests aléatoires seront pratiqués à leur arrivée. Pour les voyageurs vaccinés, les modalités seront les mêmes qu’auparavant : ni test, ni motif impérieux, ni auto-isolement.
En Europe, aucun motif impérieux
Pour voyager au sein de l’Union européenne, il n’est pas nécessaire de justifier du motif de son déplacement, mais des obligations de test préalable et de quarantaine peuvent s’appliquer.
Parmi les pays de la liste verte : l’Espagne, le Portugal, Chypre, les Pays-Bas et la Grèce sont mis sous surveillance au sein des pays de l’espace européen, avec un test exigé au départ de moins de 24h pour les personnes non-vaccinées (contre 72h pour les autres pays de cette liste). Les personnes complètement vaccinées (avec un produit utilisé dans l’UE) sont quant à elles exemptées de toute contrainte à leur arrivée en France, quel que soit le pays de provenance. Les voyageurs non-vaccinés doivent quant à eux doivent produire un motif impérieux pour se rendre dans un pays/territoire de la zone orange et de la zone rouge.
Toujours pas de date pour la fin du Travel Ban
Les Etats-Unis ont annoncé fin septembre que le travel ban, l’interdiction d’entrée sur le territoire américain imposée en mars 2020, allait être levée « début novembre ». Si aucune date précise n’a été donnée pour le moment, tous les voyageurs vaccinés et porteurs d’un test PCR de moins de 72h pourront entrer sur le territoire américain.
En Europe et, tout particulièrement, en France, l’époque est à la muséification. Il en va des idées comme de l’architecture. En réaction aux Trente Glorieuses, au nom de la protection de l’environnement, au nom d’un conservatisme qui se nourrit peut-être du vieillissement de la population, les constructions du passé deviennent intouchables ou presque. La moindre relique devient un ouvrage d’art ou un droit acquis. La décision de reconstruire la cathédrale de Paris s’est imposée naturellement. Après la Première Guerre mondiale, la reconstruction de celle de Reims se fit en recourant aux techniques de pointe du moment. La construction même des cathédrales donnait lieu à des changements de techniques, les compagnons bâtisseurs intégrant au fur et à mesure les innovations de leur temps. Par ailleurs, les monuments que nous vénérons aujourd’hui ont remplacé d’autres qui avaient également leur histoire.
Nous donnons plus de crédit au passé qu’au présent ou au futur
Notre propension au conservatisme ne traduit-elle pas un manque cruel de confiance dans nos qualités et nos compétences ? Nous donnons plus de crédit au passé qu’au présent ou au futur. Cette muséification ne constituerait-elle pas plutôt la réponse à nos peurs face aux importantes mutations et aux multiples menaces auxquelles nous sommes confrontés ? N’est-elle pas une réelle perte de confiance envers nos compétences ou nos jugements de valeur ? Tous les domaines de notre vie, culturelle, institutionnelle, économique ou sociale, n’échappent pas à cette frénésie de statu quo, d’arrêt sur image. Quand tout bouge, feignons de rester immobiles.
Les institutions et l’organisation administrative de notre pays sont marquées par l’époque révolutionnaire et le 1er Empire ainsi que par la IIIe République. L’intégration européenne, l’élévation du niveau scolaire de la population, la mondialisation, la digitalisation ont modifié les modes de vie et le fonctionnement de l’économie mais peu les institutions.
Dans une société tertiarisée de plus en plus individualiste, les concepts de parti politique et de syndicat sont mis à rude épreuve. Ils sont conduits à rechercher de nouveaux modèles pour ne pas disparaître. La protection sociale qui a été une importante conquête de l’après Deuxième Guerre mondiale doit également se renouveler pour s’adapter à la mutation du monde du travail ainsi qu’aux nouveaux besoins des actifs.
L’aversion aux risques augmente
Si l’aversion aux risques demeure forte voire augmente dans un monde plus instable que dans le passé, elle est de nature plus complexe. Le besoin de couverture ne se limite plus à la maladie, au chômage, aux accidents du travail ou à la vieillesse. La formation, le logement, les transports, la non-discrimination, la prise en compte de l’histoire des individus sont devenus des thèmes moteurs de la vie sociale.
Le terrain diplomatique ne fait pas exception. Les règles issues des accords de Yalta et de Bretton Woods ainsi que de la Charte des Nations Unies de 1945 continuent de régir le cadre des relations internationales. Or, en plus de 75 ans, le monde a profondément changé. La Chine est devenue la deuxième voire – selon certains classements – la première puissance économique, la troisième puissance étant le Japon. En Europe, l’Allemagne est le pays le plus puissant.
Renouer avec l’audace et l’imagination
Dans l’histoire, il est rare qu’un ordre international bâti sur les décombres d’une guerre, dure ainsi plus de quatre générations sans remise en cause. Il sera dans le futur difficile à faire comprendre à un Chinois pourquoi il a moins de pouvoir qu’un Américain ou un Européen au FMI et pourquoi l’Allemagne, l’Inde ou le Brésil ne sont pas membres du Conseil de Sécurité.
Au nom de la théorie des plaques et de la tectonique, tout blocage, tout refus d’adaptation, risque de provoquer un tremblement de terre brutal qu’il vaudrait mieux chercher à éviter en renouant avec l’audace et l’imagination.
De la Tour Effeil à l’Atomium en passant par le Ketchup ou le téléphone, retour sur les grandes créations présentées dans des expositions universelles.