Devant des jeunes, Emmanuel Macron a estimé que l’Algérie s’est construite sur «une rente mémorielle», entretenue par «le système politico-militaire. Depuis, rien ne va plus entre Alger et Paris.


Devant des jeunes, Emmanuel Macron a estimé que l’Algérie s’est construite sur «une rente mémorielle», entretenue par «le système politico-militaire. Depuis, rien ne va plus entre Alger et Paris.


Ainsi l’Algérie a rappelé son ambassadeur. Il y a quelques jours, la France avait rappelé les siens d’Australie et des États-Unis. Je me souviens moi-même avoir été ainsi rappelé après un Coup d’état. Dommage : J’étais en train de négocier (avec l’opposition, les putschistes, le gouvernement renversé et l’église), le retour à un ordre démocratique et constitutionnel. Crise diplomatique ou crise de nerf, les « rappels » sont plus des messages à destination des opinions publiques que des chancelleries.
Les Ambassadeurs sont toujours utiles, évidemment, mais surtout en cas de crise. On l’a vu récemment de façon dramatique en Afghanistan. Les rappels d’ambassadeurs entrent plus dans le registre de la gesticulation que de la vraie crise. Ils révèlent néanmoins des vraies cassures, des failles fondamentales.
Dans l’affaire des sous-marins par exemple, la crise est profonde. Moins entre la France, l’Australie et les États-Unis (un coup de fil aurait donc suffi) que dans la seule France. Quelle est la vraie place de la France, a-t-elle une stratégie crédible dans le Pacifique ? L’alliance « européenne » existe-elle ? Que devient l’OTAN ?
Exiger une réunion d’urgence de l’Otan aurait été plus efficace que le rappel de l’ambassadeur à Washington, vite revenu at home. D’autant que la Turquie vient d’annoncer sa volonté d’accroitre ses achats d’armes à la Russie. Quelques clarifications s’imposeraient.
Le rappel de l’Ambassadeur algérien, qui s’inscrit après la rupture des relations diplomatiques entre l’Algérie et le Maroc, révèle un mal profond : la crise existentielle d’un pays qui a du mal à se situer aussi bien vis-à-vis de la France que du Maroc. Les dirigeants algériens préfèrent les Turcs, qui ne sont pas des colonisateurs puisqu’ils viennent de l’Altaï. Au détriment des Berbères, ils s’imposent comme Arabes, qui viennent donc d’Arabie. Peu importe les mythomanies historiques, en attendant, les avions militaires de Barkhane ne survoleront plus l’Algérie.
Pour la France comme pour l’Algérie, ces crises de nerf traduisent des échecs politiques. Comment peut-on bâtir un partenariat stratégique avec l’Australie et en être à ce point étranger ? Comment multiplier les gestes de repentance vis-à-vis de l’Algérie en arrivant à de telles impasses ? À force de vouloir calmer les brûlures du passé, on en a ravivé les blessures.
C’est à une remise en cause profonde de la politique étrangère telle qu’elle est menée qu’a procédé l’ancien ministre et Commissaire européen, Michel Barnier, considéré comme un modéré : « En politique étrangère, à la prétention impuissante dont Paris offre trop souvent le spectacle, je préfère l’humilité efficace », dénonçant « une sorte de marque de fabrique de la diplomatie macronienne : des ambitions grandioses en forme d’incantations, mais au final, une solitude française, car ce gouvernement ne parvient ni à convaincre nos partenaires, ni à nous faire respecter. »
Jean-Yves Le Drian appréciera. A juger l’état de nos relations avec nos voisins et amis, il est vrai qu’il y a de quoi s’interroger : nous sommes devenus la bête noire du Royaume-Uni, pourtant notre principal client et premier allié militaire depuis les accords de Lancaster House. Incapables, depuis le vote du Brexit, de tisser une relation saine et fructueuse avec eux. La Belgique a refusé notre « offre de partenariat » et a préféré, comme la Suisse, des F35 américains inadaptés et hors de prix à nos Rafales. L’Allemagne nous considère avec inquiétude et conteste le leadership aéronautique qui nous reste. Le Maroc nous fait la leçon, l’Algérie nous désigne comme « l’ennemi héréditaire ».
Heureusement la Grèce nous achète, à crédit, avions et bateaux, parce que la Turquie nous a choisis comme « tête de turc ». Nous insulter est devenu viral : ce fut le cas de l’Italie, la Pologne, la Hongrie, du Brésil, du Pakistan, de l’Indonésie, l’Iran, et des Etats-Unis, évidemment.
Certes, ils ont tort. Ce sont des malpolis. Mais le monde est peuplé de malotrus. Et c’est une mode très récente de se moquer de la France, qui est plutôt bienveillante, et, au vu des témoignages et des enquêtes internationales, plutôt bien aimée.
Le bon accueil réservé à l’installation de la Conseillère du Président à l’Institut Français d’Alger en est un signe. Peut-être l’attitude française est-elle simplement devenue plus agaçante, parce qu’incompréhensible?
Le Liban en est un exemple : après avoir tapé du poing sur la table, effectué plusieurs voyages, promis de l’argent, que reste-il de l’influence française et de l’espoir que l’on a fait naitre ? Que reste-il de nos efforts avec l’Iran ? Que reste-il, au Mali, de cette intervention censée installer la « démocratie », après deux coups d’état sous nos yeux, et cinquante soldats tués ? « Des insultes ! », s’étrangle le Président. Une manie : Un chef de bataillon autopromu dictateur passe par la case « insulter la France ». Les mercenaires russes remplaceront les Français dont le Président a annoncé le retrait.
Cela n’avait-il pas commencé avec le bon Kagame, au Rwanda, qui effaça le français des écoles, et auquel on donna la Francophonie, avant d’autres excuses et d’autres cadeaux ?
Au fond, il manque une véritable politique étrangère à la France. Elle manque partout. La faute n’en est pas aux diplomates, même s’ils pourraient essayer de sortir de leur zone de confort intellectuel, c’est leur rôle. Mais depuis que le Président a dénoncé « l’Etat profond » à la Conférence des Ambassadeurs, ils se le tiennent pour dit. La faute en est au ministre. Michel Barnier, qui l’a été, le sait.
Et encore. Plus qu’au ministre -oserait-on ?-, la faute en est au Président. A force de confondre action et parole, on perd son crédit en Europe, on s’enlise en Afrique, on coule en Asie, on disparait d’Amérique latine, on se fâche en Méditerranée. En dix ans, il est clair que l’influence de la France a régressé.
La diplomatie française s’est habituée à tout

La diplomatie française s’est habituée à tout, y compris à travailler pour le roi de Prusse, à conjuguer droits de l’homme et commerce, alliance atlantique et russophilie, anticolonialisme et interventionisme. Certes, le succès n’a pas toujours été au rendez-vous, mais la capacité du « en même temps » a été éprouvée au Ministère mieux que partout ailleurs. Au moment où il devient la doctrine officielle, le ministère est déboussolé. A lire la presse internationale, il est temps de refixer le nord sur les cartes du monde.

A.Ambassadeur de France
A.Député de France
Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

Représentant d’Abacare pour la Chine du Sud après avoir travaillé au sein de la Sodexo, Thibaud Sarrazin-Boespflug est une figure locale importante du secteur de l’assurance.
Ancien conseiller des Français de l’étranger et réserviste citoyen dans la Marine au grade de capitaine de frégate, il est également très actif sur le terrain associatif et de la solidarité, ce qui en fait un partenaire régulier du réseau consulaire en Chine et plus particulièrement à Hong Kong.

Meurtri par la pénurie de masques en France en mars 2020, M. Sarrazin-Boespflug a pris l’initiative de créer, avec des compatriotes basés en Chine, un groupe de six personnes baptisé « Action Support France » qui, parallèlement à leurs activités professionnelles, ont œuvré sans relâche à la recherche de masques certifiés durant les premiers mois de l’épidémie en France.
Travaillant jour et nuit entre la Chine, Hong Kong et la France, ce groupe bénévole a aidé collectivités territoriales, municipalités, régions, établissements hospitaliers, associations et entreprises de notre pays à se procurer des masques, en les aiguillant vers des fabricants et fournisseurs chinois reconnus.
En remettant au nom du Président de la République les insignes de Chevalier dans l’Ordre National du Mérite à Thibaud Sarrazin-Boespflug, le consul général de France a ainsi récompensé son parcours professionnel, ses multiples engagements associatifs et son exceptionnelle contribution à l’effort national dans la lutte contre la Covid-19.


Des négociations, prévues de longue date, sur un possible accord de libre-échange (ALE) entre l’Australie et l’Union européenne ont été reportées, a déclaré vendredi (1 octobre) un responsable européen, après la fureur suscitée par la décision de Canberra d’annuler un important contrat de sous-marins français.
« Le cycle commercial de l’ALE a été reporté d’un mois jusqu’en novembre », a déclaré à l’AFP un responsable de l’UE à Canberra, jetant le doute sur l’avenir de ce pacte de grande envergure.
Le ministre australien du commerce, Dan Tehan, qui devait se rendre en Europe pour les négociations, a minimisé la décision dans une déclaration à l’AFP.
« Nous comprenons la réaction de la France à notre décision concernant les sous-marins, mais en fin de compte, toute nation doit agir dans son intérêt national – ce qu’a fait l’Australie », a-t-il déclaré.
M. Tehan a indiqué qu’il prévoyait de rencontrer le commissaire européen au commerce Valdis Dombrovskis la semaine prochaine.
« Nous continuerons à nous préparer pour le 12e cycle de négociations et à travailler à la conclusion d’un accord de libre-échange qui soit dans l’intérêt de l’Australie et de l’UE »
Le ministre australien du commerce, Dan Tehan
Le mois dernier, l’Australie a rompu sans avertissement le contrat portant sur l’achat de douze sous-marins français à propulsion conventionnelle pour une valeur de 90 milliards de dollars australiens (55 milliards d’euros), choisissant d’acheter à la place des navires à propulsion nucléaire de conception américaine.
Cette décision a provoqué un conflit diplomatique majeur avec la France, qui a déclaré publiquement qu’elle ne pouvait plus faire confiance au gouvernement australien, accusant les fonctionnaires de mentir et remettant en question la poursuite de l’accord commercial.

Le gouvernement français a rappelé ses ambassadeurs de Canberra et de Washington, une mesure rare pour protester contre le comportement des alliés.
L’ambassadeur de France est retourné aux États-Unis mercredi, mais rien n’indique pour l’instant que l’ambassadeur d’Australie Jean-Pierre Thebault reviendra.
L’ancien Premier ministre australien Malcolm Turnbull a déclaré cette semaine que son successeur avait « délibérément trompé » la France en abandonnant l’accord.
Le Premier ministre Scott Morrison « n’a pas agi de bonne foi. Il a délibérément trompé la France », a déclaré M. Turnbull devant la presse à Canberra.
« La France estime avoir été trompée et humiliée, et elle l’a été. Cette trahison de la confiance va marquer nos relations avec l’Europe pendant des années », a-t-il ajouté.
L’UE est le troisième plus grand partenaire commercial de l’Australie. En 2020, les échanges de biens entre les deux économies ont été évalués à 36 milliards d’euros et à 26 milliards d’euros pour les services.
Le prochain cycle de négociations devait porter sur des domaines tels que le commerce, les services, les investissements et les droits de propriété intellectuelle.
Les négociations commerciales ont débuté en 2018 et les négociateurs avaient espéré parvenir à un accord final d’ici la fin de l’année. Mais l’Australie et la France se dirigeant toutes deux vers des élections début 2022, ce calendrier semble désormais optimiste.

Depuis les années 1990, la mondialisation repose sur l’éclatement des chaînes de production, sur la réduction des stocks et sur la livraison en temps réel. La crise sanitaire a fortement mis à mal ce système en désorganisant les chaînes d’approvisionnement. La mise en œuvre de plans de relance ne facilite pas le retour à la normale. Des goulets d’étranglement se multiplient dans le transport de marchandises. Le nombre de conteneurs n’est pas suffisant pour faire face à la demande. Ils ne sont surtout pas basés au bon endroit. Les ports chinois ont, par ailleurs, de plus en plus de problèmes de logistiques en raison du niveau très élevé de la demande internationale.
Au cours des sept premiers mois de 2021, les volumes de fret entre l’Asie et l’Amérique du Nord ont augmenté de 27% par rapport aux niveaux d’avant la pandémie. Si le commerce avec l’Europe est stable, le vieux continent souffre également de la pénurie de conteneurs qui ont pris la direction de la côte ouest américaine. Les retards d’acheminement s’accumulent avec 8 millions de conteneurs bloqués chaque jour dans les ports ou en attente de déchargement, soit une hausse de 10% par rapport à 2020.
Le délai moyen d’expédition porte-à-porte pour le fret maritime est passé de 41 jours, il y a un an, à 70 jours. Fin août, plus de 40 porte-conteneurs étaient ancrés au large de Los Angeles afin d’éviter d’engorger les ports qui manquent à leur tour de trains ou de camions pour transférer les marchandises vers des entrepôts. La forte demande de produits chinois et la désorganisation des transports entraînent une hausse du coût moyen d’expédition d’un grand conteneur standard (une unité équivalente à 40 pieds). En juillet, ce dernier dépassait les 10 000 dollars, soit quatre fois son montant de 2019. Le prix au comptant pour le transport d’un conteneur de Shanghai à New York est ainsi passé de 2 500 dollars à 15 000 dollars. Un transfert entre la Chine et la côte Ouest américaine peut atteindre jusqu’à 20 000 dollars.
L’augmentation des coûts de transports n’a pas été intégralement répercutée sur les clients. 60% ont été pris en charge entre les producteurs et les compagnies de transports qui dans le cadre de contrats pluriannuels maintiennent les anciens prix.

Face aux problèmes d’acheminement par bateau, des entreprises ont décidé d’opter pour le fret aérien mais les capacités de ce dernier sont limitées notamment du fait de la faiblesse des liaisons internationales. D’autres entreprises recourent aux trains ou aux camions pour traverser l’Asie afin de trouver des ports disposant de bateaux disponibles en Europe.
Le retour à la normale n’est pas attendu avant le début de l’année 2022. Les transports maritimes, par leur complexité, sont très sensibles aux blocages. La grève des dockers sur la côte ouest des États-Unis en 2015 avait occasionné des problèmes d’acheminement durant six mois. La normalisation de la situation dépendra de l’évolution de la demande et en particulier de celle des consommateurs américains. Les ventes de détail, au moins de juillet, malgré leur recul, restaient supérieures de 18% à leur niveau d’avant pandémie. Les entreprises outre-Atlantique, dans la perspective des fêtes de fin d’année, réalisent d’importantes commandes qui devraient contribuer à maintenir l’engorgement des transports de marchandises. Les entreprises métallurgiques et navales peinent à répondre à la demande de conteneurs et de porte-conteneurs.
Avant la crise, la demande était plutôt étalée, entraînant des fermetures de chantiers navals dont le nombre, à travers le monde, ne dépasse plus 120, contre 300 en 2008. Les armateurs s’attendent à un commerce plus régionalisé et privilégient l’acquisition de navires plus petits pouvant contenir entre 13 000 à 15 000 conteneurs. Ce choix qui ressemble à celui effectué par les compagnies aériennes qui acquièrent des monocouloirs est également dicté par les difficultés d’accueil et de gestion des méga-navires.
L’augmentation des coûts de transports maritimes pourrait donc perdurer et cela d’autant plus que les normes environnementales deviennent de plus en plus contraignantes. Responsable de 2,7 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone, le secteur est de plus en plus dans le collimateur des autorités et des associations de défense de l’environnement. Si les prix poursuivaient leur progression, une remise en cause de certaines importations pourrait intervenir, en particulier celles concernant des objets lourds et volumineux à faible valeur ajoutée comme les meubles. Le surcoût pour l’envoi d’un canapé de Chine à Los Angeles pourrait atteindre 1 000 dollars.
Néanmoins, pour un très grand nombre de produits, les frais d’expédition ne représentent qu’un faible pourcentage du coût global. Même le recours à des carburants moins polluants ne devrait pas grever le coût des importations de produits textiles et de chaussures.

Regain de tensions entre Alger et Paris. L’ambassadeur algérien en France est rappelé pour consultation après les propos rapportés d’ Emmanuel Macron au journal Le Monde évoquant, entre autres, « une rente mémorielle » entretenue par « le système politico-militaire ».


Les deux chambres du Parlement ont approuvé jeudi 30 septembre le versement de la contribution suisse à la cohésion de l’UE, d’un montant de 1,3 milliard de francs (environ 1,2 milliard d’euros). Les fonds serviront à soutenir le développement des États membres de l’Est de l’UE.
Le budget de la contribution à la cohésion — géré de manière indépendante par les autorités suisses — avait été retardé pendant les négociations avec l’UE en vue de conclure un accord-cadre institutionnalisant la relation bilatérale.
Après avoir décidé de ne pas poursuivre les négociations en vue de la conclusion de l’accord-cadre, le gouvernement suisse a exhorté le Parlement à libérer la contribution à la cohésion en signe de bonne volonté envers l’UE. Cela a également été fait pour faciliter la participation à des programmes de l’UE comme Horizon Europe et Erasmus+, que la Commission bloque actuellement.
Cependant un rapide accord, la Suisse aura un statut d’Etat tiers, a expliqué à Keystone-ATS Peter Studer de l’organisation Swiss Medtech. Les entreprises de ce pays devront affronter des montagnes de bureaucratie lors d’exportations vers l’UE. A moyen terme, la facture risque d’être nettement plus élevée. Les entreprises devront alors se demander s’il est encore sensé de produire en Suisse, ce qui serait une mauvaise décision pour la place économique helvétique, poursuit Peter Studer.
Du côté de l’Union européenne, le vice-président de la Commission, Maroš Šefčovič, a salué la décision du Parlement suisse, mais a également souligné l’importance que la contribution volontaire suisse soit plus régulière et versée en temps et en heure. Ce « deal » cash contre limitation des conséquences de l’absence d’accord-cadre ne pourra pas durer éternellement. Déjà, se profile, pour 2023, l’obligation de montrer un passeport et non plus une simple pièce d’identité pour voyager entre la Suisse et l’Union européenne.

Si la situation ne se régule pas rapidement, les expatriés pourraient voir leur vie se complexifier. Si il faut déjà un visa pour s’installer en Suisse (même pour les européens), le passage de frontière perdra de sa fluidité avec un contrôle des passeports systématique.
Les mouvements bancaires pourraient être aussi soumis à un contrôle systématique et l’application de l’Exit Tax européenne à partir du seuil de 10 000 euros.
Pareil pour les marchandises, aujourd’hui il existe une tolérance pour les « courses du quotidien », elle disparaitrait si aucun accord n’était trouvé à moyen terme.
Pour l’instant, les Français de Suisse ne sont pas inquiets, aucune vague de départ n’est à signaler… Comme ceux d’Angleterre au lendemain du Brexit, mais aujourd’hui, ils sont nombreux à avoir quitté le Royaume-Uni.

Depuis septembre 2021, l’ancienne conseillère spéciale d’Emmanuel Macron pour le Maghreb, Ahlem Gharbi, a pris la tête de l’Institut Français d’Alger tout en occupant les fonctions de conseillère culturelle de l’Ambassade sur place.
Depuis sa nomination en mai 2017 au cabinet présidentiel français, Ahlem Gharbi s’était montrée discrète voire très discrète. Cette quadra connaît bien la fonction publique. Si elle a quitté le groupe Total, où elle était directrice déléguée pour les affaires internationales chargée de la zone Afrique du Nord, Moyen-Orient et Afrique depuis 2015, pour rejoindre l’Élysée, elle avait déjà servi l’État tout au long des années 2000.
En effet en 2004, elle avait rejoint le ministère des Affaires étrangères comme responsable Afrique du Nord et Moyen-Orient du service des affaires immobilières. Elle gravit les échelons jusqu’à devenir conseillère diplomatique à la représentation française auprès de l’ONU.
Depuis juin 2017, elle accompagne Emmanuel Macron dans tous ses voyages en pays musulmans, que ce soit en Egypte (elle était en poste au Caire lors de la révolution), au Maroc, en Algérie ou en Tunisie, pays dont elle détient aussi la nationalité.

Alors que le mandat d’Emmanuel Macron se termine, les grandes manoeuvres ont commencé pour « recaser » les conseillers. C’est ainsi qu’Ahlem Gharbi prend la direction de la capitale algérienne, pays aux liens si forts et si compliqués avec la France. Elle s’y est présentée en rappelant ses « racines ».
« Enthousiasme de découvrir également une autre partie de moi car mon arrière grand-père était un Algérien installé en Tunisie au début du XXe siècle.«
Ahlem Gharbi
Fidèle à sa réputation de grande « bosseuse », elle ne vient pas pantoufler comme certaines mauvaises langues le laissent sous-entendre au Quai d’Orsay.
Dès on arrivée, elle a présenté une lettre cadre pour l’établissement organisée autour de 3 axes tant à destination des Algériens que des Français installés sur place ou les bi-nationaux :
Elle a aussi annoncé une bonne nouvelle, alors que l’établissement était fermé dans un premier temps puis en mode minimum, il devrait retrouver une activité normale d’ici la fin de l’année. La condition ? Que la situation sanitaire continue de s’améliorer.

La famille de Bernard Tapie a annoncé son décès au journal «La Provence», survenu dimanche matin.
«Dominique Tapie et ses enfants ont l’infinie douleur de faire part du décès de son mari et de leur père, Bernard Tapie, ce dimanche 3 octobre à 8 h 40, des suites d’un cancer. Il est parti paisiblement, entouré de sa femme, ses enfants, ses petits-enfants et son frère, présents à son chevet. Il a fait part de son souhait d’être inhumé à Marseille, sa ville de coeur»
Communiqué de la famille dans « La Provence »
Sa vie est faite de coups d’éclats, de coups bas, de coups de génie, et même de coups tordus, cette histoire qui n’est pas celle de toute le monde. Bernard Tapie a eu mille vies. Autant d’amis, autant d’ennemis. Et il s’est fait tout cela tout seul, lui qui venait du Bourget, fils d’un tourneur-fraiseur et d’une aide-soignante.
Il ne faut pas dire qu’il avait tous les talents : ce n’est pas vrai. Pour la chanson, quand il avait vingt ans, pour la course automobile, juste après (un grave accident le plonge dans le coma et met fin à sa tentative de carrière), ce n’était pas ça. Mais pour les affaires…
Toutes les affaires. Surtout celles qu’on arrange. On le sait peu, mais sa première « victime » fut Jean-Bedel Bokassa lui-même, à qui il fit croire que ses châteaux allaient être saisis par le fisc, pour les racheter à prix bradé. L’empereur de Centrafrique portera plainte une fois l’arnaque découverte, obtiendra réparation, mais se le tiendra pour dit.
Au début des années quatre-vingt, Il reprend des entreprises à l’agonie, pour le franc symbolique le plus souvent, et les revend quatre ou cinq ans plus tard en faisant la bascule. C’est le cas de le dire pour Terraillon (125 MF, soit 19 M€), mais aussi pour les fixations Look (260 MF, soit 39,6 M€), les raquettes Donnay (100 MF, soit 15 M€) ou les piles Wonder (470 MF, soit 71,5 M€).
Sur son chemin, il a semé des licenciements, du chômage, mais la France d’alors aime l’image de la réussite. Celle qu’il cultive. Sa gueule, son bagout, son incroyable culot… Il plaît aux riches, à ceux qui rêvent de le devenir, et tant pis pour ceux qu’on oublie en route. La télé, bien sûr, se l’arrache. Il y passe tellement bien. TF1 lui donne les clés d’une émission mensuelle baptisée Ambitions, où il montrera son talent de bâtisseur d’entreprises, comme il tente de le distiller dans les écoles qu’il ouvre, à destination des jeunes au chômage.
Sa réussite a toutes les formes. Quand il se lance dans le vélo, avec Bernard Hinault, puis Greg LeMond, c’est pour gagner le Tour. Quand il rachète l’OM (toujours pour un franc, avec la bénédiction de Gaston Defferre), c’est pour en faire un champion d’Europe, ce qu’il atteint un fameux soir de mai 1993, à Munich. Rien ne semble lui résister, alors. Trois ans plus tôt, il avait même réussi son plus gros « coup » en rachetant Adidas, « un rêve de gamin », disait-il.
Quand François Mitterrand le fait venir à lui, en 1988, il ne sait pas encore que Tapie prendra la sixième circonscription des Bouches-du-Rhône (après annulation d’un premier scrutin qu’il avait perdu de quatre-vingt-quatre voix), historiquement de droite et réputée imprenable. Et qu’il s’y maintiendra (après un accord politique secret avec Jean-Marie Le Pen, selon plusieurs témoins) en 1993. Le président est séduit. Alors, Tapie devient ministre du gouvernement Bérégovoy, en 1992. Il a à peine cinquante ans, tout semble briller autour de lui, et pourtant sa chute n’est plus si loin.
C’est le match truqué entre Valenciennes et son OM, en mai 1993, qui stoppera son ascension. Après une (nouvelle) homérique bataille, il passera cinq mois à la prison de la Santé qui changeront le cours de son existence. Bernard Tapie, parce qu’il était insubmersible, reviendra à la surface, à la télévision, au théâtre, au cinéma. Dans la presse, aussi, puisqu’il rachètera le groupe La Provence, à Marseille, devenue sa ville de cœur. Comme il n’a jamais cessé de faire des projets (en mai, il disait encore que Lelouch l’attendait), il voulait aller s’y établir, une fois revendu son hôtel particulier parisien, symbole de son époque dorée. Une époque qu’il jurait ne pas regretter une seule seconde.

Afin d’empêcher la saisie de ses biens par ses créanciers, le propriétaire du journal français La Provence avait placé plusieurs sociétés en procédure de sauvegarde en France. Avant et après l’annulation de l’arbitrage dans l’affaire du Crédit Lyonnais, certains de ses actifs avaient aussi été transférés en Belgique. Cependant le tribunal de Liège avait dessaisi l’homme d’affaires de la gestion de ses sociétés et avait nommé un administrateur provisoire afin que celles-ci se conforment aux obligations belges, qu’on sait dans la partie francophone particulièrement lourdes et désuètes. Un environnement administratif d’un autre temps qui avait fait partir rapidement Bernard Tapie.
Mais c’est pourtant en Belgique, à Louvain (Leuven), qu’il était venu participer, en août 2020, à un essai clinique qui lui a permis de gagner quelques mois. Malheureusement, cela n’a pas suffit et aujourd’hui, la France est triste et Marseille est orpheline.

Comme chaque année (sauf en 2020), l’agence de notation Skytrax publie son très respecté classement des 100 meilleures compagnies aériennes de la planète. Pour ce faire, l’organisme a sondé plus de 13 millions de passagers de 350 compagnies aériennes pendant 23 mois (de septembre 2019 à juillet 2021) sur leurs expériences de vol.
Pour la sixième fois, c’est Qatar Airways qui remporte la palme (ainsi que les trophées de la meilleure classe affaires, du meilleur siège en classe affaires et de la meilleure compagnie du Moyen-Orient). Elle précède Singapore Airlines qui remporte également les prix de meilleur équipage de cabine et de meilleure première classe. All Nippon Airways prend la médaille de bronze et s’octroie également les prix de meilleurs services aéroportuaires et compagnie aérienne la plus propre de la planète.
Par rapport à 2019, le podium est le même. Mais pour la première fois, Air France entre dans le Top 10 à la dixième place soit un bond de 13 rangs par rapport au dernier classement. La compagnie nationale s’impose ainsi comme la meilleure d’Europe, devant ses grandes rivales, British Airways (11e) et Lufthansa (13e).
