Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • Macron lance la campagne des européennes

    Macron lance la campagne des européennes

    Dans un texte publiée dans les 28 pays de l’Union européenne, Emmanuel Macron appelle à une « renaissance » des institutions du Vieux continent. Une façon pour le chef de l’Etat de lancer la campagne pour le prochain scrutin continental autour de trois axes : « liberté », « protection » et « progrès ».

    Emmanuel Macron promet une « renaissance européenne ». C’est par la voie d’une tribune diffusée dès ce lundi soir et relayée mardi matin dans plusieurs titres de presse des 28 pays du Vieux continent que le président de la République lance la bataille pour le scrutin européen du 26 mai prochain. Un texte dans lequel le locataire de l’Elysée met en lumière « l’urgence » de la situation et affiche trois axes qui devraient être ceux de la campagne : « plus de liberté », « plus de protection » et « plus de progrès ».

    « Si je prends la liberté de m’adresser directement à vous, ce n’est pas seulement au nom de l’histoire et des valeurs qui nous rassemblent. C’est parce qu’il y a urgence », écrit notamment le chef de l’Etat. « 

    C’est le moment de la Renaissance européenne. Aussi, résistant aux tentations du repli et des divisions, je vous propose de bâtir ensemble cette Renaissance autour de trois ambitions : la liberté, la protection et le progrès. »

    Prenant l’exemple du Brexit, « un symbole »,  pour dénoncer les risques d’un « repli nationaliste », Emmanuel Macron prend la défense de l’Union européenne, « un succès historique » ayant permis paix, réconciliation, prospérité et liberté. Pas de quoi l’empêcher de pointer cependant « le piège » du « statu quo » et de « la résignation », qui laisserait les citoyens penser que l’Europe est devenue « un marché sans âme ».

    L’Elysée, qui parle d’un « bon moment pour interpeller les citoyens », souligne qu’il s’agit de première fois qu’un président s’adresse à tous les européens dans leur langue. Une façon de « montrer que l’Europe est une forme de bien commun à défendre et à réformer », explique la présidence.

    Côté propositions, Emmanuel Macron plaide pour une remise à plat de l’espace Schengen (et donc la question hautement sensible de la libre-circulation des personnes, la mise en place d’une police des frontières commune aux Etats membres et celle d’un office européen de l’asile. Il appelle également à la création d’une « Agence européenne de la protection des démocraties » pour sécuriser les processus élections « contre les cyberattaques et les manipulations » mais aussi à l’interdiction du financement des partis politiques européens par « des puissances étrangères ». Une (évidente) allusion – sans la nommer – à la Russie.

    Le chef de l’Etat, qui souhaite l’instauration d’une « préférence européenne » pour les marchés publics lancés dans l’UE, évoque également l’épineux cas des géants du numérique, les fameux Gafa, qui doivent selon lui être régulés « en créant une supervision européenne des grandes plateformes » mais aussi en « dotant le nouveau Conseil européen de l’innovation d’un budget comparable à celui des Etats-Unis, pour prendre la tête des nouvelles ruptures technologiques, comme l’intelligence artificielle ».

    Pour ce qui est du « progrès », Emmanuel Macron dit vouloir « un bouclier social garantissant la même rémunération sur le même lieu de travail, et un salaire minimum européen, adapté à chaque pays et discuté chaque année collectivement ».

    Progrès social donc, mais aussi progrès environnemental : le président de la République enjoint les Européens à « prendre la tête du combat écologique ». « L’Union européenne doit fixer son ambition – 0 carbone en 2050, division par deux des pesticides en 2025 – et adapter ses politiques à cette exigence : Banque européenne du climat pour financer la transition écologique ; force sanitaire européenne pour renforcer les contrôles de nos aliments ; contre la menace des lobbies, évaluation scientifique indépendante des substances dangereuses pour l’environnement et la santé… Cet impératif doit guider toute notre action. »

    Le Président de la République française s’exerce, donc, pour la première fois à la communication pan-européenne auprès des peuples des 27 états qui mandateront leurs représentants le 26 mai. Cependant le cap n’est pas défini, entre fédéralisme et Europe des états-nations.

    C’est, donc, une belle réussite en terme de communication, une macronerie, où chacun peut trouver de quoi être satisfait.  Seules les élections clarifieront le positionnement de la République En Marche et ses alliés pour le futur de l’Europe.

    Fabien Ferasson de Quental avec l’AFP

  • « Pour une renaissance européenne », la tribune aux européens d’Emmanuel Macron, président de la République

    « Pour une renaissance européenne », la tribune aux européens d’Emmanuel Macron, président de la République

    Citoyens d’Europe,

    Si je prends la liberté de m’adresser directement à vous, ce n’est pas seulement au nom de l’histoire et des valeurs qui nous rassemblent. C’est parce qu’il y a urgence.

  • Algérie : l’élection de tous les enjeux

    Algérie : l’élection de tous les enjeux

    En 2014, lors du précédent scrutin présidentiel, le caricaturiste du monde Plantu dessina avec son mordant habituel la situation. Celle d’un Président gravement affaibli qui se représentait et était assuré d’être réélu. 5 ans plus tard, le scénario se répète. En pire. Le Président a totalement disparu des médias et passe plus de temps dans sa clinique en Suisse qu’au Palais Présidentiel d’Alger. La population est en colère et l’exprime en masse dans la rue. Une attitude courageuse. Le régime a su garder les habitudes d’un système non démocratique et allergique à la contestation de son autorité.

    Une candidature confirmée, une équipe de campagne fragilisée

    Dimanche 3 mars, Abdelaziz Bouteflika a déposé sa candidature. La cinquième. Il ne le fit pas personnellement, toujours retenu pour ses soins en Suisse. Auparavant, il avait limogé son directeur de campagne, preuve sans doute d’une certaine tension parmi les caciques du régime.

    « Son limogeage pourrait être une première réponse, mais ça risque d’être un peu court » selon un observateur anonyme à l’Agence France-Presse. « Ceux qui ont conditionné leur participation au retrait de la candidature du président de la République seront (…) déçus » selon El-Moudjahid, l’organe de presse officiel.

    Les Français d’Algérie préoccupés

    Alors que les Algériens de France manifestent Place de la République, les Français d’Algérie s’inquiètent. 40,000 d’entre eux sont enregistrés aux Consulats en Algérie. La communauté, à 95% binationale, est en réalité beaucoup plus importante. Les Consulats ont invité nos compatriotes à la plus grande prudence et à consulter régulièrement la fiche « Algérie » du site « Conseils aux Voyageurs » du MAEE.

    Un élu français que nous avons consulté nous a indiqué que si les Français d’Algérie peuvent avoir eu une vision positive des débuts de la présidence Bouteflika, ils sont ulcérés de la présence d’un grabataire au scrutin suprême du pays.

    Report du scrutin ? Election de Bouteflika ? Plusieurs scénarios possibles

    La contestation continuant, des possibilités autres que la réélection dans un fauteuil, au propre comme au figuré, du Président sortant, se profilent. Certains parlent d’un report de l’élection avec instauration de l’état d’urgence. D’autres envisagent la possibilité d’une candidature « joker » en remplacement de Bouteflika, et notamment celle de Ramtane Lamamra, ancien ministre des affaires étrangères.

    Un autre scénario se profile depuis dimanche 3 mars. Une présidentielle anticipée. M. Bouteflika ne serait pas candidat. Ceci bien sûr, si il est élu lors du prochain scrutin.

    Les prochains jours seront cruciaux concernant ce scrutin. Il intéresse, sans nul doute, particulièrement l’Elysée.

  • Coup de mou pour le cinéma français à l’étranger en 2018

    Coup de mou pour le cinéma français à l’étranger en 2018

    Après une très bonne année 2017, le cinéma français a attiré deux fois moins de spectateurs dans le monde en 2018, faute de locomotives comme le «Valérian» du réalisateur français Luc Besson, dans un marché en pleine mutation.

    Le nombre de billets vendus pour les films en langue française et les productions majoritairement françaises s’est établi à 40 millions, deux fois moins que l’année précédente (-52%), et les recettes ont elles aussi été divisées par deux à 237 millions d’euros (-51%).

    Résultat: le cinéma français s’est mieux porté en France (77 millions de billets vendus) qu’à l’étranger, contrairement aux années précédentes.

    En 2018, le plus gros succès de fréquentation à l’étranger est «Taxi 5», avec 2,44 millions de billets vendus, mais le film ayant généré le plus de recettes est «Le Sens de la fête», une comédie sur l’organisation d’un mariage signé d’Olivier Nakache et Éric Toledano, le duo des cinéastes d’«Intouchables».

    Le film a réalisé 1,67 million d’entrées dans le monde, suivi notamment par «La Ch’tite famille» de Dany Boon.

    «Les films qui tirent la fréquentation vers le haut sont souvent des films Europacorp, réalisés ou produits par Luc Besson», souligne Serge Toubiana, président d’Unifrance, l’organisme chargé de la promotion du cinéma français à l’étranger. Sans «Lucy», «Taken» ou «Valérian» (30 millions d’entrées dans le monde l’an dernier), des opus de l’escarcelle Besson, «on revient à un chiffre correspondant au socle de fréquentation du cinéma français à l’étranger», dit-il.

    Cette configuration a également pesé sur la fréquentation des films français en Asie, qui tombe au 5e rang des zones d’exportation du cinéma français, loin derrière l’Europe occidentale et l’Amérique latine.

    Fabien Ferasson de Quental

  • L’actu en capitales: LREM, futur allié du centre au Parlement européen

    L’actu en capitales: LREM, futur allié du centre au Parlement européen

    L’actu en capitales récapitule l’info de toute l’Europe, grâce au réseau de rédactions d’Euractiv.

    PRAGUE

    Weber heureux de l’arrivée de LREM : L’arrivée du parti d’Emmanuel Macron au Parlement européen renforcera la scène politique du centre, quel que soit le groupe qu’il choisit de rejoindre, a assuré Manfred Weber, Spitzenkandidat du PPE.

    « Pour l’instant, nous ne savons pas du tout [quel groupe ils veulent rejoindre]. Nous sommes le centre droit, chrétien démocrate, et nous sommes toujours prêt à coopérer avec tous les mouvements pro-européens qui partagent nos valeurs », a-t-il ajouté.

    En ce qui concerne le parti de Viktor Orbán, Fidesz, Manfred Weber estime qu’il est normal de critiquer l’UE, mais qu’attaquer le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, était inacceptable. « Quand un parti membre du PPE attaque un président de ma Commission issu du PPE, ce n’est pas possible. » (Aneta Zachová, Euractiv République tchèque)

    BRUXELLES

    Orbán, ça suffit : Deux partis de centre-droit, les chrétiens démocrates flamands (CV&V) et le centre démocrate humaniste francophone (cdH), se sont alliés au Parti populaire chrétien-social (CSV) luxembourgeois et ont adressé une lettre au président du PPE, Joseph Daul, pour lui demander d’exclure Fidesz, le membre hongrois du groupe et parti de Viktor Orbán du PPE. « Quiconque contrarie continuellement les valeurs et l’idéologie chrétienne démocrate n’a aucune place dans notre groupe », a tweeté le dirigeant du parti, Wouter Beke.

    Le plastique, ça suffit aussi : Le gouvernement wallon a décidé d’interdire les emballages plastifiés des publicités et des publications papier gratuites, les petites cartes plastifiées souvent glissées sous les essuie-glaces à des fins publicitaires et les confettis en plastique. Leur disparition devrait être progressive : moins 20 % cette année, moins 30 % en 2020 et moins 50 % en 2021, avant une interdiction complète en 2022. (Alexandra Brzozowski, Euractiv)

    LONDRES

    De plus en plus de migrants : Malgré une très nette baisse des arrivées dans le reste de l’UE, le nombre de non-Européens arrivant au Royaume-Uni a atteint un plus-haut depuis 15 ans, selon les chiffres du gouvernement. Entre septembre 2017 et septembre 2018, il est arrivé 261 000 de non-Européen de plus qu’il n’en est reparti, selon le ministère de l’Intérieur. (Samuel Stolton, Euractiv)

    NICOSIE

    Gaz naturel : La prospection  dans la zone économique exclusive chypriote a permis de localiser entre 142 et 227 milliards de mètres cubes de gaz, une des découvertes de ce type les plus importantes de ces dernières années, ont indiqué le gouvernement et la firme américaine ExxonMobil.

    Exode de l’argent russe : Le capital russe placé dans les banques chypriotes ne cesse de baisser. Selon la Banque centrale, les dépôts russes sont de moins en moins importants. Sur deux ans, le déclin se chiffre à 2,44 milliards d’euros. Une baisse qui pourrait être liée aux efforts de l’UE de lutter contre le blanchiment d’argent. (Sarantis Michalopoulos, Euractiv)

    ATHÈNES

    Doute sur les surplus : Les surplus prévus pour l’économie grecque ne sont pas réalistes et devront être revus à la baisse avec les créanciers du pays, estime le commissaire à l’économie, Pierre Moscovici. Selon les allusions qu’il a fait, ces mesures auraient été imposées par l’ancien ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, à présent au FMI.

    BRATISLAVA

    Menace russe : Une rencontre du B9, plateforme de coordination du flanc oriental de l’OTAN, a eu lieu en Slovaquie. « Nous réitérons notre soutien à l’approche de l’OTAN vis-à-vis de la Russie, qui est basée sur une défense et une dissuasion fortes, ainsi que sur une ouverture au dialogue […] afin d’éviter toute incompréhension, erreur de jugement et escalade involontaire », ont conclu les paties prenantes.

    La perception de la menace n’est cependant pas uniforme, a indiqué le président slovaque, Andrej Kiska. Ainsi, la part de la population qui estime que la Russie pose une menace existentielle s’élève à 70 % en Estonie, alors qu’elle ‘nest que de 27 % en Hongrie. (Zuzana Gabrižová, Euractiv Slovaquie)

    ZAGREB

    Référendum sur l’euro : Le parti d’extrême droite Most (« Pont »), s’oppose à l’entrée dans la zone euro. Il assure que la plupart des citoyens y sont opposés et réclame donc un vote. Tous les partis présents au parlement ont accepté le projet d’entrée dans l’euro, qui devrait intervenir dans les quatre ans à venir, si les réformes nécessaires sont appliquées à temps. (Željko Trkanjec, Euractiv Croatie)

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • « taxe Gafa », Bruno Le Maire en appelle à l’OCDE

    « taxe Gafa », Bruno Le Maire en appelle à l’OCDE

    Alors que la réforme européenne sur la taxation des géants du numérique piétine depuis près d’un an, Bruno Le Maire opte désormais pour un accord à l’OCDE.

    Nouveau rebondissement pour la taxation des géants du numérique. Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a renoncé jeudi 28 février à une taxe européenne sur le chiffre d’affaires des géants du numérique, rapporte l’AFP. Il opte désormais pour une « position commune » des 28 États membres de l’Union européenne à l’OCDE afin d’obtenir, d’ici à la fin de l’année, un accord mondial.

    « Il n’y aura pas d’accord (…) sur le projet de directive européenne » de taxation des géants du numérique sur leur chiffre d’affaires lors de la prochaine réunion de l’Eurogroupe du 12 mars, a lâché Bruno Le Maire sur Public Sénat.

    Le projet de taxation européenne, dans les tuyaux depuis mars dernier, a viré à la cacophonie générale. Alors que la Commission européenne tablait sur une réforme provisoire adoptée fin 2018, l’échéance a progressivement été reculée en 2020 au plus tôt avec une version édulcorée du projet initial, présentée par Paris et Berlin lors de la dernière réunion du conseil des ministres européens des Finances le 4 décembre dernier.

    Une réforme européenne qui piétine

    La Commission européenne avait initialement proposé une taxe de 3 % sur les revenus des grandes entreprises tech – et non sur les profits, comme cela se fait traditionnellement. L’instance souhaitait également définir dans le droit européen la « présence numérique » d’une entreprise. Actuellement, le droit européen définit uniquement la « présence physique » – comme les bureaux, les magasins ou le siège social. Celle-ci permet à un État membre de taxer l’entreprise en question. Mais cette définition n’est plus adaptée à l’heure d’une économie numérique, où une entreprise comme Facebook dispose d’un siège social à Dublin, mais opère dans toute l’Europe.

    Le but de cette réforme européenne : taxer davantage les entreprises du numérique opérant en Europe, et dont certaines se livrent massivement à de l’optimisation fiscale. Un procédé légal, mais moralement discutable, leur permettant de transférer une partie de leurs bénéfices vers des États membres à faible imposition, comme l’Irlande et le Luxembourg. Ainsi, en 2017, Google, à lui seul, aurait transféré près de 20 milliards d’euros vers le paradis fiscal des Bermudes. Mais le projet de la Commission divise fortement au sein de l’UE, où les décisions en matière de fiscalité doivent être adoptées à l’unanimité.

    Une loi française… avant un compromis à l’OCDE ?

    Face à cette inertie, nombre de pays y vont de leur projet de loi : le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Autriche, la France… Bruno Le Maire doit présenter son projet pour taxer les fameux Gafa (Google, Amazon, Facebook et Apple) sur leur chiffre d’affaires en France la semaine prochaine en Conseil des ministres. Il devrait annoncer une taxe à hauteur de 3 % sur le chiffre d’affaires, s’appliquant à « toute entreprise proposant des services numériques » en France. Deux conditions devront être remplies : le chiffre d’affaires devra dépasser « 750 millions d’euros au niveau mondial et 25 millions d’euros en France », selon une interview accordée au JDD fin janvier. Autrement dit, il ne s’agit pas d’une taxe sur les Gafa, mais sur les entreprises du numérique en général, y compris françaises et européennes. La loi française devrait être adoptée « cette année », avec une rétroactivité de la taxe au 1er janvier 2019. L’État espère collecter 500 millions d’euros.

    « Nous pouvons trouver un nouvel accord pour qu’il y ait une position commune européenne à l’OCDE et, avec le soutien des États-Unis, nous puissions avoir une taxation du digital proposée au niveau international à l’OCDE d’ici la fin de l’année 2019 », a précisé Bruno Le Maire.

    Le ministre s’est félicité des propos tenus la veille par le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, qui s’est lui aussi engagé à trouver un accord à l’OCDE d’ici la fin de l’année. « C’est une excellente nouvelle », a affirmé Bruno Le Maire. De passage à Paris, Steven Mnuchin a répété qu’il n’était pas favorable au projet français de taxation des géants du numérique sur leur chiffre d’affaires. Il s’est toutefois « réjoui de l’intention française de l’abroger si un accord mondial était trouvé au sein de l’OCDE ».

    Fin janvier, 127 pays, dont les États-Unis, se sont engagés dans le cadre de l’OCDE à trouver d’ici à 2020 un accord international sur la taxation des géants du numérique. Un progrès majeur, alors que Washington bloquait jusqu’ici toute tentative de réforme de la fiscalité internationale, par crainte de pénaliser ses champions.

    La rédaction avec l’AFP

  • Acte 16 : Mobilisation en chute

    Acte 16 : Mobilisation en chute

    Après un regain de fréquentation constaté lors de l’acte 15, le seizième épisode de la mobilisation des gilets jaunes enregistre une nouvelle baisse de participation. Ce samedi 2 mars, des mobilisations ont eu lieu à Paris, comme à l’accoutumée, ainsi qu’à Lille, Lyon, Nantes, Toulouse, Bordeaux, Montpellier ou encore Marseille. Au total, les autorités ont enregistré 5 600 manifestants à 14 heures.

    Concernant Paris, plusieurs appels à manifester avaient été lancés sur Facebook, invitant à se rassembler sur les Champs-Elysées et sur la place de l’Etoile. Les trois principales pages Facebook réunissaient près de 10 000 personnes se disant intéressées. L’une des pages appelait à « bloquer la place de l’Etoile le plus longtemps possible », une autre à ne « pas déclarer les manifs », afin de « faire peur au gouvernement ».

    En région, c’est Lille qui a enregistré la manifestation la plus importante, avec 1 300 personnes. Les organisateurs de l’événement « Acte 16: L’Europe à Lille », sur Facebook, avaient invité « les gilets jaunes des pays voisins: Belgique (de Flandre et de Wallonie), Angleterre, Luxembourg, Pays-Bas et Nord de l’Allemagne, à converger sur Lille pour une grande manifestation internationale ». Une manifestation d’ampleur a également eu lieu à Lyon, avec 1 000 participants. Les gilets jaunes avaient prévu de rassembler tous les membres du mouvement de la région devant le palais de justice de la ville.

    La rédaction avec l’AFP

  • élection européenne mode d’emploi

    élection européenne mode d’emploi

    Les élections européennes auront lieu le 26 mai 2019 (ou le 25 mai sur le continent américain et dans les Caraïbes). Depuis le 1er janvier 2019, un répertoire électoral unique (REU) est institué. Pour les Français de l’étranger qui désirent voter, pensez à vous inscrire avant le 31 mars 2019.
    Qu’est-ce le REU ? Que contient-il ? Concrètement, qu’est-ce qui change pour les Français de l’étranger qui désirent élire leurs représentants au Parlement européen ? FemmExpat vous détaille le processus.

    Qu’est-ce que le REU et quelles informations contient-il ?

    Ce répertoire électoral unique géré par l’Insee doit permettre une plus grande souplesse dans l’actualisation des listes électorales.
    • En effet, il recense en temps réel l’ensemble des électeurs de manière nationale et permanente. Et ce, afin de produire des listes électorales au plus proche de la réalité, extraites et fournies aux communes avant chaque scrutin. Il remédie ainsi aux imperfections des listes électorales actuelles.
    • Le répertoire réunit toutes les données figurant sur les listes électorales. Il décrit aussi la situation électorale d’une personne selon sa capacité d’exercer son droit de vote et le rattachement à une liste électorale : principale, complémentaire européenne, complémentaire municipale ou consulaire.
    • Il regroupe également:
      • les jeunes recensés dans le cadre des journées Défense et Citoyenneté, âgés de 17 ans et 9 mois, qui seront inscrits d’office le lendemain de leur majorité;
      • les personnes radiées des listes électorales;
      • les personnes privées du droit de vote par l’autorité judiciaire.

    REUAvant le 31 mars 2019 :
    choisir la liste sur laquelle vous souhaitez voter

    Depuis l’entrée en vigueur de ce répertoire électoral unique (REU), les Français résidant à l’étranger ne peuvent plus être inscrits à la fois sur une liste électorale consulaire et sur une liste électorale municipale.
    Si vous êtes actuellement inscrits sur deux listes, vous devrez donc choisir sur laquelle vous souhaitez vous maintenir en 2019. Vous ne pourrez plus voter qu’à un seul endroit pour tous les scrutins qu’ils soient nationaux ou locaux.
    La nouvelle inscription entrainera donc automatiquement la radiation de la liste sur laquelle vous étiez précédemment. 
    >> Par défaut (et sans démarche de votre part), si vous êtes Français résidant à l’étranger inscrits à la fois sur une liste en France et sur une liste électorale consulaire : Vous serez maintenus sur la liste électorale consulaire et radiés de la liste de votre commune en France. Vous voterez donc à l’étranger pour tous les scrutins (élection présidentielle, élections législatives, référendums, élections européennes et élections des conseillers consulaires).
    >> Si vous souhaitez voter en France :
    Vous devez obligatoirement demander votre radiation de la liste électorale consulaire sur service-public.fr : Inscription consulaire / actualiser son dossier en cours de séjour.
    Cette année (qui reste une année transitoire), vous avez jusqu’au 31 mars pour vous inscrire ou vous radier de la liste électorale consulaire, si vous souhaitez voter aux élections européennes de mai 2019.
    A compter de 2020, les électeurs pourront s’inscrire sur une liste électorale jusqu’à six semaines avant la date d’un scrutin.

    Pour savoir sur quelle liste électorale vous êtes inscrit

    • Connectez-vus sur votre compte Service Public : Accueil particuliers >Services en ligne et formulaires >Registre des français à l’étranger – Actualisation
    • Vérifier votre situation.
    Si vous n’avez pas encore de compte Service Public, vous pouvez très facilement en créer un.

    Pour les élections européennes de 2019, pas de vote par correspondance

    Seul le vote à l’urne sera possible.
    En revanche, vous pouvez établir une procuration en faveur d’une personne inscrite sur la même liste électorale consulaire que vous, auprès de votre consulat ou en France (Tribunal d’Instance, Commissariat, Gendarmerie).
    Retrouvez toutes les informations sur les procurations sur le site www.diplomatie.gouv.fr

    CAS PARTICULIERS

    Le cas des binationaux ou des citoyens français résidant dans un état de l’UE

    Vous pouvez choisir de voter, à l’occasion des élections européennes, soit auprès des autorités du pays de résidence, soit auprès des autorités consulaires (donc sur les listes françaises).
    Attention,  si vous choisissez de voter auprès des autorités du pays, votre choix sera reporté sur la liste du consulat et vous ne pourrez donc pas voter auprès de ce dernier.

    Vous résidez à l’étranger mais vous souhaitez voter en France

    Si vous résidez actuellement à l’étranger mais que vous serez en France pour les élections européennes, vous pouvez vous radier de la liste électorale consulaire (LEC), vous inscrire temporairement (avant le 31 mars) auprès de la mairie de la commune où vous séjournerez en France, puis vous radier à nouveau après ces élections et vous réinscrire sur la LEC dès votre retour à l’étranger. Vous pouvez également établir une procuration.
    La rédaction avec le service diplomatique en ligne
  • Le marché unique, un atout de l’UE qui passe souvent inaperçu

    Lors du 25ème anniversaire du marché unique l’année dernière, la Commission l’avait qualifié de « meilleur atout de l’Europe dans un monde en mutation ». La résilience du marché unique aux chocs externes et internes doit absolument être renforcée.

    Dans les conclusions du Conseil européen des 13 et 14 décembre 2018, les dirigeants ont reconnu le marché interne comme le meilleur atout du bloc pour garantir le bien-être des citoyens, la croissance inclusive et la création d’emploi, mais également comme un moteur essentiel d’investissement et de compétitivité mondiale.

    Le marché unique a amélioré la vie des citoyens et des entreprises à travers l’Europe, en créant l’une des plus grandes économies au monde et en rapportant des bénéfices économiques estimés à 8,5 % du PIB de l’UE.

    Malgré tous ces accomplissements, le vice-président de la Commission en charge de la compétitivité, Jyrki Katainen, a insisté durant la célébration d’anniversaire au Berlaymont sur le fait qu’avant les élections européennes, il fallait « rappeler aux citoyens que le marché unique améliore nos vies au quotidien ».

    « Le risque existe aujourd’hui que les gens prennent le marché unique pour acquis. Nous avons activement discuté de cela avec nos membres », a déclaré Hubert Weber, président de FoodDrinkEurope.

    Son organisation représente le secteur des boissons et des aliments de l’UE, un secteur privilégié puisqu’il s’agit du plus gros contributeur à l’économie européenne en termes de chiffres d’affaires de fabrication, d’emploi et de valeur ajoutée brute.

    « Le message que le marché unique est bon pour l’économie, pour les affaires, pour les travailleurs, les consommateurs doit résonner davantage », soutient la commissaire en charge de l’industrie, Elżbieta Bieńkowska, qui a déjà qualifié le marché unique de poumon de l’UE dans de précédentes déclarations.

    PME

    Les petites et moyennes entreprises (PME) dans l’industrie alimentaire et des boissons représentent neuf fabricants sur dix dans le secteur. Elles pourraient servir de paradigme pour souligner les futurs défis puisque ce sont elles qui ont le plus bénéficié de la création du marché unique.

    La Commission européenne a proposé un nouveau programme de 4 milliards d’euros dans sa proposition de budget pour la période 2021-2027 pour permettre aux PME européennes d’exploiter pleinement le potentiel d’un marché unique très performant.

    « Les grandes entreprises peuvent plus facilement faire face aux différentes exigences des différentes zones géographiques », a déclaré Hubert Weber de FoodDrinkEurope, « mais si les PME n’avaient pas de marché unique, elles concentreraient à nouveau leurs activités sur un seul pays, éliminant la variété et le choix qui existent aujourd’hui dans le secteur alimentaire européen ».

    La bataille politique la plus dure de la législature qui vient de s’achever a probablement été celle contre les pratiques commerciales déloyales, qui visent à permettre aux PME et aux petits agriculteurs de tirer pleinement parti du marché unique.

    La nouvelle législation sur les pratiques déloyales visait à rétablir les déséquilibres dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire de l’UE créés par les grands opérateurs contre les partenaires commerciaux ayant un faible pouvoir de négociation.

    « Si je devais choisir une pratique déloyale qui nous tenait le plus à cœur, j’opterais pour l’abus de position dominante en termes de conditions de paiement », a déclaré Hubert Weber, ajoutant qu’ils continueraient à surveiller la mise en œuvre de cette nouvelle législation européenne dans les États membres par le biais des membres nationaux de FoodDrinkEurope.

    Étiquetage et numérique

    Une autre menace interne qui pèse sur la réalisation du marché unique vient de la question de longue date de l’étiquetage des denrées alimentaires.

    « En ce qui concerne l’indication du pays d’origine, nous sommes très frustrés que la Commission Juncker n’ait pas mis en place une définition des principes de l’UE, permettant également à certains États membres de mettre en œuvre des systèmes nationaux volontaires d’étiquetage », regrette Hubert Weber.

    Selon lui, la tendance à la prolifération de l’étiquetage national entrave le commerce au sein du marché intérieur. Même chose pour l’étiquetage des informations nutritionnelles, certains États membres développant des systèmes différents, comme la France l’a fait avec le « nutriscore ». Le Royaume-Uni a fait de même avec son système de feux de signalisation.

    « Si vous êtes une petite entreprise, vous ne pouvez pas faire un emballage différent pour chaque pays », explique-t-il, ajoutant que le fait de ne pas s’entendre sur un cadre au niveau de l’UE ne fera que pousser les petites entreprises à quitter certains marchés. Dans le monde numérique d’aujourd’hui, des technologies comme les codes QR peuvent aider l’étiquetage des aliments à fournir toutes les informations dont les consommateurs ont de plus en plus besoin.

    Toutefois, lorsqu’il s’agit du potentiel d’un marché unique numérique pour l’alimentation, Hubert Weber ne s’attend pas à un boom du commerce de détail en ligne dans les années à venir. En cause, la proximité des magasins d’alimentation presque partout en Europe, mais aussi le fait que les consommateurs européens veulent choisir personnellement les produits frais qu’ils achètent.

    Menaces externes

    Le marché unique doit également accroître la résistance aux chocs externes, comme l’ont montré récemment le Brexit et les tensions commerciales mondiales.

    L’administration fiscale britannique (HMRC) estime que la charge administrative totale résultant de la seule déclaration en douane post-Brexit coûtera plus de 15 milliards d’euros des deux côtés de la frontière.

    L’ensemble de la chaîne alimentaire, représentée par l’organisation des agriculteurs Copa-Cogeca, le groupe de coordination des négociants en produits agricoles CELCAA et FoodDrinkEurope, a récemment appelé à envisager des mesures « pragmatiques et temporaires » en matière de douanes, d’étiquetage, de sécurité alimentaire et de logistique.

    Or, si l’objectif immédiat est d’éviter les conséquences d’un Brexit sans accord, un objectif à plus long terme est de construire une relation positive pour l’avenir, dans un esprit de bon voisinage.

    Gerardo Fortuna

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • Le Rassemblement National continue de bluffer les sondeurs

    Donné favori à l’automne dernier, le Rassemblement national ressort maintenant second derrière La République en Marche, avec 20 % des intentions de vote pour les européennes. Mais son score pourrait être surestimé, comme il l’a été lors des cinq dernières élections françaises.

    Le Rassemblement national aurait désormais une chance sur trois de se retrouver en première place, contre deux chances sur trois pour le parti d’Emmanuel Macron, si l’on en croit les sondages de sondages.

    Mais le parti d’extrême-droite reste difficile à appréhender : il a été systématiquement surestimé dans les sondages durant les 5 dernières élections. L’écart entre les résultats des sondeurs et le résultat des élections résulte à une surestimation systématique de 2 %, alors que les partis traditionnels étaient sous-estimés, mais de très peu, soit 0,2 % à 0,5 %, comme le montre ce graphique.

    Écart entre les prévisions moyennes des sondeurs et le résultats des partis, sur les 5 dernières élections en France. Graphique PollsPosition

    « On est très loin de la sous-estimation de l’extrême-droite qui a traumatisé les sondeurs pour l’élection présidentielle de 2002 » souligne Alexandre Andorra, qui gère le site PollsPosition, et s’est longuement interrogé sur les motifs de cette surestimation.

    « C’est même l’inverse : les sondages surestiment maintenant systématiquement l’extrême-droite. Peut-être parce que les sondeurs savent qu’on ne leur reprochera pas d’avoir surestimé le RN, mais de l’avoir sous-estimé, ce qui peut introduire un biais » assure le statisticien.

    Traumatisés par la présidentielle de 2002, durant laquelle Jean-Marie Le Pen était arrivé second au premier tour, les sondeurs ont pendant longtemps corrigé le vote d’extrême-droite considéré comme tellement tabou que les sondés n’osaient pas l’avouer aux sondeurs. Mais ce n’est plus le cas. Les Français assumant désormais leur vote, il n’y a plus de surpondération a posteriori. La surestimation du vote RN est donc mystérieuse, mais pourrait être liée au phénomène de l’abstention.

    L’abstention, maladie des européennes

    « Attention, les européennes c’est un scrutin sur lequel on peut avoir des surprises, notamment de la part des plus petits partis» prévient Aurélien Preud’homme, directeur des études chez Viavoice.

    Une incertitude liée à l’abstention, puisque seulement 42 % des Français ont voté aux dernières élections de 2014, et 2019 ne devrait pas être très différent. « L’abstention, c’est le facteur le plus compliqué à évaluer, ça se joue dans les derniers jours » assure le sondeur.

    Une participation plus importante devrait bénéficier aux partis installés et centristes. Mais reste que le Rassemblement national s’est installé dans le paysage politique français et bénéficie désormais d’un socle de votants d’environ 20 % des inscrits, contrairement aux autres partis qui ont vu leur soutien fluctuer énormément ces dernières années, entre l’émergence de LREM, la quasi disparition du Parti Socialiste et l’effondrement des Républicains.

    « Une forte mobilisation de l’électorat du FN peut donc influencer le résultat ! » souligne le spécialiste, qui juge que la surestimation du parti d’extrême-droite est liée à la marge d’erreur habituelle des sondages, mais aussi à la volatilité des comportements électoraux : autrefois attachés et fidèles à un parti, les électeurs français ont désormais tendance à hésiter et papillonner, pour finir par se décider au dernier moment.

    Un motif supplémentaire pour tenter de se détacher des sondages, trop souvent perçu comme un outil prédictif.

    Alexandre Andorra plaide de son côté pour une approche plus réfléchie des sondages, souvent pris comme parole d’évangile en France : le dernier sondage chasse l’autre, si bien que l’Hexagone dans son ensemble se trouve persuadé en 2 minutes que le parti LR n’aura plus  8 % mais 12 % des votes fin mai. Alors que c’est simplement ce que pense un échantillon donné à l’instant T.

    Et ces chiffres ne sont que des moyennes.  « Statistiquement, une moyenne n’a pas beaucoup de sens : elle peut représenter des écarts de probabilité énormes »  rappelle Alexandre Andorra.

    Aline Robert

    Un article publié sur le site de notre partenaire

● Radio en direct
En pause