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  • Le grand débat continue parmi les Français de l’étranger

    Les échanges sur le Grand Débat continuent d’intéresser les Français de l’étranger ! Nous avions partagé la semaine dernière certains débats ches les Français de l’étranger que vous pouvez lire en cliquant ici.
    Tour d’horizon d’autres débats.

    A Barcelone, le 21 février, les Français d’Espagne ont débattu notamment du coût du Lycée Français. Une problématique présente dans d’autres circonscriptions également. Les autres problématiques de ce débat express de deux heures furent assez classiques : le gaspillage d’argent public, et la défiance grandissante d’une partie de la population, dont les gilets jaunes, envers le gouvernement.

    Vifs débats en Algérie

    A Alger, le débat a été organisé devant une trentaine de personnes. L’élu consulaire Fwad Hasnaoui nous a fait part du retour de l’ADFE, classée à gauche. De très nombreuses mesures ont été proposées. Les critiques sont parfois sévères. Ainsi et concernant le coût de l’Etat, l’ADFE estime que « Les Français se sentent offensés devant un tel étalage de fastes républicains alors que leurs compatriotes manifestent régulièrement par milliers dans les rues de France à cause de la cherté et de la rudesse de la vie ». Le vote obligatoire et le non cumul des mandats furent proposés. Parmi les autres propositions, une modernisation du mécanisme du certificat de vie et une politique ambitieuse concernant le handicap.

    Grande mobilisation chez les Français du Luxembourg

    Au Luxembourg, et à l’initiative des élus consulaires Carole Biot-Stuart, Alexandre Chateau-Ducos, Monique Dejeans et Bruno Théret, la mobilisation fut forte. Quatre débats ont déjà été organisés et un cinquième est en route. C’est extrêmement important par rapport à la mobilisation et à l’implication des élus dans d’autres territoires à travers le monde. Ces rendez-vous, qui se sont faits sans le soutien spécifique du Consulat et de l’Ambassade, ont porté sur tous les sujets et du Grand Débat National . Les débats, regroupant entre 25 et 40 personnes seront prolongés après le Grand Débat par des échanges concernant en particulier la convention fiscale France-Luxembourg.

    Echanges avec le député des Français d’Europe centrale

    lesfrancais.press ont été en mesure d’échanger sur le thème du Grand Débat avec Frédéric Petit, député des Français d’Europe centrale. Les Français de cette circonscription sont, comme dans d’autres, très intéressés par ce thème. Les nombreuses réunions, plus de 30, en témoignent. Le député Petit, avant le grand débat, a déjà initié ses séminaires citoyens avec des élus des différents pays de sa crconscription.

    Concernant le Grand Débat, pour lequel il s’est battu et notamment sur l’implication des services de l’Etat, les problématiques habituelles des Français de l’étranger ont pu être échangées. Parmi celles-ci, la question de l’introduction d’une dose de proportionnelle et de la reconnaissance du vote blanc. Les Landers en Allemagne ont pu aussi être vus comme une référence.

    Des débats organisés en Allemagne, Pologne, Slovénie …

    A Karlsruhe en Allemagne, la fiscalité fut l’une des thématiques abordées. Celle-ci se retrouve régulièrement au cœur des échanges parmi les Français de l’étranger comme de métropole.

    A Varsovie, les Français furent 60 lors d’une réunion organisée par l’UFE et l’ADFE et par les élus consulaires en présence de la ministre Nathalie Loiseau. Le lycée français de Varsovie, son coût, et la difficulté d’avoir des alternatives fut, ici aussi, au cœur des débats. La ministre a cependant estimé que les Français de l’étranger, qui ne payent pas d’impôts en France, sont mieux lotis en la matière que d’autres étrangers. Le sénateur Jean Yves Leconte, présent au débat, y a souligné l’importance de la révolution numérique dans les mœurs et notamment concernant la pratique de la démocratie.

    A Ljubljana en Slovénie, une vingtaine de Français se sont réunis. Les mesures existantes en Slovénie furent notamment mises en avant. Parmi celles-ci, notons la question du tri sélectif, de la « vie au village », la promotion en Slovénie de la ruralité, et également la promotion du télétravail.

    La rédaction

  • Air France de moins en moins une compagnie française

    Le gouvernement néerlandais a acquis une part de 14% dans Air France-KLM afin de renforcer son influence dans le groupe aérien, a déclaré mardi le ministre néerlandais des Finances.

    « L’objectif est d’obtenir à terme une position équivalente à celle de l’Etat français », qui détient actuellement une participation de 14,3% dans le groupe, a dit Wopke Hoekstra lors d’une conférence de presse à La Haye le 27 au matin, le 27 au soir cela était accompli.

    L’irruption des Pays-Bas au tour de table d’AF-KLM intervient après plusieurs semaines de tension entre le conseil d’administration, à dominante française, et le gouvernement néerlandais au sujet du poids des Pays-Bas sur la stratégie et la direction de l’entreprise.

    « une étape décisive pour la protection des intérêts néerlandais »,

    Cette démarche constitue « une étape décisive pour la protection des intérêts néerlandais », a précisé Wopke Hoekstra à des journalistes. « L’acquisition de cette participation nous assure un siège à table. »

    « A plusieurs reprises ces dernières années, les intérêts néerlandais n’ont pas été suffisamment pris en compte dans les décisions concernant l’entreprise dans son ensemble », a en outre jugé Wopke Hoekstra dans une lettre adressée au Parlement mardi.

    « De notre point de vue, les conséquences possibles pour les intérêts néerlandais ne bénéficient pas d’une considération suffisante dans l’organisation actuelle », a ajouté le ministre.

    Le 19 février dernier, le Conseil d’administration du groupe a décidé de reconduire Pieter Elbers à la tête de la compagnie KLM pour un nouveau mandat de 4 ans. Dans les semaines précédentes, le poste de M. Elbers avait semblé être menacé face aux projets du PDG du groupe, Benjamin Smith, qui entend mettre en place une intégration plus poussée au sein du groupe.

    Pieter Elbers (soutenu par le personnel de KLM et le gouvernement néerlandais), est donc parvenu à conserver son poste de président du directoire. En outre, il a été nommé au poste de directeur général adjoint du groupe Air France-KLM, tout comme son homologue d’Air France, Anne Rigail.

    Les résultats annuels d’Air France KLM, publiés le 20 février, ont marqué une nouvelle fois le gros écart de performance entre les branches française et néerlandaise de l’entreprise.

    Certes impactée par les grèves du premier semestre, Air France a vu sa rentabilité fondre de 3,8 points en 2018 avec une marge opérationnelle limitée à 1,7%. KLM est, à l’inverse, parvenu à maintenir un solide niveau de profitabilité avec un résultat opérationnel quasi stable de 1,073 milliard d’euros, matérialisant une marge de 9,8% (-0,6 point).

    Mardi soir, le ministre français de l’Economie, Bruno Le Maire, a pris acte de l’entrée de l’Etat néerlandais au capital d’Air France-KLM tout en soulignant que le groupe de transport aérien, dont la France possède 14,3%, devait être géré « sans interférence étatique nationale ».

    « Je prends acte de cette prise de participation du gouvernement néerlandais, qui s’est faite sans information du conseil d’administration ni du gouvernement français », a dit Bruno Le Maire, selon une déclaration transmise à la presse par son entourage.

    « Je réaffirme mon soutien à la stratégie de l’entreprise et de son management. Il est essentiel de respecter les principes de bonne gouvernance et qu’Air France-KLM soit géré dans l’esprit de son intérêt social sans interférence étatique nationale », a-t-il ajouté.

    Coup dur pour Air France KLM ! Le transporteur, qui restait sur une série haussière de six séances, plonge de 12% à 11,24 euros en fin de séance ce 27 février 2019, enregistrant sa plus forte chute depuis novembre dernier. L’annonce surprise de l’entrée de l’Etat néerlandais au capital du groupe ravive les craintes de tensions entre les branches française et néerlandaise de la compagnie. Et ce alors que l’accalmie semblait enfin se dessiner après le renouvellement de Pieter Elbers à la tête de KLM.

    « L’objectif est d’obtenir à terme une position équivalente à celle de l’Etat français »

    Le ministre néerlandais des Finances a précisé que cette démarche constitue « une étape décisive pour la protection des intérêts néerlandais ». KLM, qui a fusionné avec Air France en 2004, et l’aéroport de Schiphol à Amsterdam sont d’une grande importance pour l’économie et l’emploi, a également déclaré le ministre. Selon lui, le gouvernement était préoccupé par le fait que les décisions sur la stratégie de KLM soient prises fréquemment au niveau de la société holding d’Air France-KLM basée à Paris.

    « La participation hollandaise ne nous rend pas plus positifs », affirme Bernstein. « Nous nous inquiétons sur le fait que ces intérêts divergents nationaux vont ralentir le groupe dans sa nécessaire restructuration ».

    Au final, les compagnies américaine et chinoise détiennent 9% chacune du capital, l’Etat Néerlandais 14 % et l’Etat Français conserve 14,3% du groupe mais avec des droits de vote doublés grâce à des statuts avantageux.

    Fabien Ferasson de Quental avec l’AFP

  • Les négociations du Brexit pourrait être décalées de trois mois

    Les négociations du Brexit pourrait être décalées de trois mois

    Les députés britanniques devraient voter un report de trois mois du Brexit, normalement prévu pour la fin du mois de mars.

     La Première ministre, Theresa May, a prévenu la Chambre des communes que si les députés refusaient son accord de retrait avec l’UE le 12 mars, ils auraient la possibilité de voter deux jours plus tard pour un Brexit sans accord ou pour le report du Brexit. Le gouvernement May avait pourtant précédemment exclu toute possibilité d’ajournement de la sortie britannique.

    La possibilité d’un report de trois mois devra être confirmée par les dirigeants européens le 21 mars lors d’un sommet à Bruxelles. Le Royaume-Uni avait entamé les négociations en mars 2017 après avoir notifié l’UE de sa sortie en vertu de l’article 50 du traité de Maastricht. Les députés britanniques avaient toutefois rejeté en janvier, à une majorité de 200 voix, l’accord de retrait de 585 pages et la déclaration politique sur les futures relations que l’UE et la Première ministre britannique avaient conclu en novembre. Depuis lors, la position des députés sur la question semble demeurer inchangée.

    Ces dernières semaines, Londres s’est efforcé d’obtenir des changements sur la question polémique de la frontière et du « filet de sécurité » irlandais, véritable nœud gordien du Brexit.

    Des hauts fonctionnaires européens ont sous-entendu que les négociations n’avaient que très peu avancé sur ce sujet. « Je sais que certains députés sont inquiets, car le temps presse », a concédé la Première ministre. Un porte-parole du gouvernement a toutefois refusé de dire si le gouvernement inciterait ou non les députés à voter le report.

    Une potentielle demande britannique de report du Brexit devrait être approuvée à l’unanimité par les États membres. Un report de trois mois permettrait au Royaume-Uni de ne pas avoir à élire de députés lors des élections européennes du mois de mai, la session constitutive du Parlement ayant lieu la première semaine de juillet.

    Après de nombreux votes à la Chambre des communes, le débat sur le Brexit n’a pas vraiment avancé. La Première ministre britannique a rappelé que la meilleure façon d’éviter le scénario d’un Brexit sans accord était que les députés acceptent son accord, ajoutant que « si nous n’avons pas le choix, nous ferons en sorte que le Brexit sans accord soit une réussite ».

    « Soyons clair : je ne veux pas de report de l’article 50 », a déclaré Theresa May, ajoutant qu’il « n’y aura certainement pas plus d’un report, et particulièrement si nous n’avons pas participé aux élections européennes » et spécifiant que « le report n’exclurait pas un Brexit sans accord ». « Nous avons trois possibilités : partir avec un accord, partir sans accord, ou ne pas partir du tout », a-t-elle conclu.

    Theresa May a également accusé le parti Labour d’être revenu sur sa promesse de respecter le référendum. Le parti de gauche s’est à présent déclaré prêt à demander un deuxième référendum si le Royaume-Uni ne continuait pas à faire partie d’une union douanière permanente avec l’UE.

    « Si l’accord de Theresa May est approuvé au parlement, il devra également y avoir un vote public », a déclaré le chef du parti Labour, Jeremy Corbyn. « Si un report est nécessaire, c’est uniquement à cause des négociations chaotiques à la Chambre des communes. »

    Benjamin Fox

    Un article publié sur le site notre partenaire

  • Benoît Hamon se lance seul dans la bataille des européennes

    Faute d’avoir réussi à rassembler la gauche française autour de son projet de votation citoyenne, Benoît Hamon a présenté le 26 février les 30 premiers noms de la liste de Générations.

    30 noms en désordre et un programme de gauche écologique. Le lancement de la liste du mouvement Génération de Benoît Hamon pour les élections européennes  s’est finalement fait en solo le 26 février à Paris.

    L’ex-candidat socialiste à l’élection présidentielle avait tenté ces dernières semaines de mobiliser la gauche autour d’un projet de votation citoyenne. Un outil participatif qui devait permettre de constituer une liste d’union pour le scrutin européen par vote préférentiel des sympathisants.

    Mais aucun des partis de la gauche n’a répondu à l’appel. Yannick Jadot, la tête de liste des Verts avait immédiatement repoussé l’idée d’une votation auprès des citoyens, préfèrent faire cavalier seul sur le sujet de l’écologie.

    L’idée n’a pas non plus eu de succès auprès des autres partis et mouvements, tels que  le Parti socialiste, Place publique, La France Insoumise ou le Parti communiste français. « La porte reste ouverte » a cependant insisté Benoît Hamon.

    En attendant, les grandes lignes du programme européen dévoilées lors de la conférence de presse reprennent les grands thèmes déjà portés lors de la campagne présidentielle. « Nous sommes la liste écologiste et de gauche », a revendiqué Benoît Hamon. Écologie politique avec le lancement d’un « new deal vert » au niveau européen, une politique d’asile ambitieuse,  mais aussi la création de taxes au niveau européen pour alimenter le budget commun : un impôt sur la fortune et taxe robot. Autre mesure, faire du droit à l’avortement une condition sine qua non à l’adhésion à l’Union européenne.

    « Irruption citoyenne »

    « Sur la liste de Génération il y a beaucoup de gens qui travaillent » a expliqué le candidat Benoit Hamon, en égrenant les 30 noms d’une liste non ordonnée, dont il l’ex-socialiste devrait prendre la tête. Elle devra également être validée par les militants de Générations.

    Parmi les candidats figurent les eurodéputés socialistes sortants Guillaume Balas et Isabelle Thomas. L’eurodéputé Édouard Martin a lui aussi rejoint Génération, mais ne se représentera pas pour un second mandat.

    Un tiers environ de la liste est constitué de citoyens qui ont candidaté auprès de Génération, à l’image de Sabrina Benmokhtar, étudiante à Nancy et employée dans un supermarché pour financer ses études. Une ouverture qui n’est pas sans rappeler celle de La République en Marche lors des élections législatives, et celle qu’ambitionne aujourd’hui le mouvement des gilets jaunes.

    Sur les 916 candidatures reçues, 30% émanaient d’ailleurs de citoyens non membres du mouvement. « Aujourd’hui, les partis politiques sont fragiles, il faut une irruption de la puissance citoyenne pour relancer le débat », explique Benoit Hamon.

    «  Nous avions proposé cette votation citoyenne, car aujourd’hui plus personne n’est représenté exclusivement par un parti politique. Mais en refusant et en  mettant les citoyens hors-jeu, ce sont les partis politiques eux-mêmes  qui se mettent hors-jeu. Si avec le mouvement des gilets jaunes on ne comprend pas que l’irruption citoyenne est devenue une nécessité… », résume M. Hamon.

    « Nous allons être la surprise de cette élection » veut croire Guillaume Balas. Un vœu qui devra encore se construire lors de la campagne. Selon une enquête Ipsos-Sopra Steria, la liste conduite par Benoît Hamon obtiendrait  5 % des intentions de vote, au même niveau que la liste officielle du Parti socialiste (5%), mais derrière les écologistes (8%) et la France Insoumise (8%).

    Côté européen, Génération peut déjà compter sur quelques alliés, dont la formation DiEM25 de l’ancien ministre grec des Finances  Yanis Varoufakis rassemblés  au sein du mouvement « Printemps européen ». Génération compte aussi des alliés en Pologne (Razem), en Italie (Dema) ou au Danemark (Alternativet).

    Cécile Barbière

    Un article publié sur le site de notre partenaire

     

  • Les Français de l’étranger nous disent

    Etats-Unis (avec le député), Allemagne (avec Le Secrétaire d’Etat Jean Baptiste Lemoyne), Belgique (avec les élus consulaires), et dans bien d’autres endroits, les Français de l’étranger ont organisé et participé au «Grand débat». Des discussions sérieuses et de bonne tenue, qui remettent en honneur la politique, plus que ce qu’on en a vu à la télé. lesfrancais.pressy ont participé, parfois comme partenaire, souvent en en rendant compte, toujours en faisant participer ceux qui le souhaitaient, et qui en avaient, ou pas, la possibilité.

    Nous avons ainsi lancé une consultation (et non un sondage car l’échantillon n’est pas scientifiquement représentatif) avec des questions qui ont été posées ici et là, par les Français  vivant à l’étranger ou à leur propos. Plus de 2700  Français de l’étranger ont répondu. Plus qu’un sondage. Nous publions intégralement les résultats.

    Les choix sont assez clairs. Ne pas diminuer le nombre de parlementaires ( à l’inverse de ce propose le gouvernement); mais élire les députés à la proportionnelle et non par circonscription comme actuellement. Donner aux élus consulaires de vraies fonctions consulaires, à l’exemple des maires, par exemple en matière d’état civil. Ne surtout pas supprimer d’Ambassade, et donc maintenir l’universalité du réseau, choix qui avait été celui fait il y a plus de dix ans, mais qui semble remis en cause. Ne pas diminuer les crédits de la coopération (le gouvernement veut les augmenter) mais diminuer les opérations militaires extérieures (au contraire de ce qui se fait).

    Maintenir les dépenses pour l’enseignement à l’étranger (on n’en prend pas le chemin, si on sait lire le rapport Cazebonne), mais ne pas créer un impôt spécifique pour les Français vivant à l’étranger (contrairement à ce que proposent le Parti socialiste et La France Insoumise). En revanche exonérer tous les expatriés de la CSG, pas seulement ceux de l’Union européenne (contrairement au curieux choix de Bercy). « Rétablir l’ISF » obtient un « petit » 58%, alors qu’il est ultramajoritaire dans l’hexagone. Les Français qui ont répondu au questionnaire approuvent le recrutement local pour les Consulats, Ambassades et Lycées, source d’économies.

    Ne pas renoncer au nucléaire, ne pas taxer plus fortement l’énergie même dans le cadre de la transition énergétique, mais rendre les transports en commun gratuits et cesser l’exploitation des hydrocarbures en France (comme l’a voté le Parlement) montre la voie moyenne en matière de choix écologique.

    Telles sont les réponses, plutôt attendues, des Français de l’étranger. Le plus surprenant vient dans le classement des adhésions les plus populaires : d’abord maintenir le réseau des Ambassades. C’est de loin, le consensus le plus fort : 88%. Ensuite, non à l’impôt spécial expat (85%) mais c’est plus naturel. Enfin, rester dans l’Union Européenne, à 79%. Autant que maintenir les dépenses pour l’éducation à l’étranger. Un score plus élevé que pour diminuer les impôts (71%) ou restreindre l’immigration (56%).

    En somme que disent-ils ? On veut que la France soit bien présente et active dans le monde. On veut rester dans le l’Europe. On veut investir sur l’éducation. De la coopération et moins d’interventions. Une transition écologique progressive avec le nucléaire. Pas trop d’impôts, pas trop d’immigration. Bref, beaucoup de modération, bien plus que ce qui apparait dans l’agitation parfois panique et haineuse de la métropole, dans les débats télévisés.

    Nous transmettrons ces réponses au Premier ministre et aux ministres concernés. Qu’ils en fassent bon usage : les Français de l’étranger ont les pieds sur terre, sur toute la terre : un avantage pour savoir jauger et juger.

    Laurent Dominati

  • Au Nigeria, l’anticorruption fait l’élection

    Le Président sortant, Muhammad Buhari, a été réélu pour un nouveau  mandat, avec une confortable avance de 5 millions de voix. Bien sûr, l’opposition crie au scandale et au vol, le Président de la Cour suprême ayant été remplacé par le Président candidat il y a moins d’un mois. Il y a eu aussi des violences – une cinquantaine de morts – et sans doute de la fraude. Mais les observateurs considèrent que le résultat est sans appel.

    Avec 40% seulement de participation, on peut s’interroger sur la vitalité de la jeune démocratie nigériane, un pays où la moitié de la population a moins de 25 ans, un géant démographique, économique, de 190 millions d’habitants, un des dix premiers producteurs de pétrole au monde, nageant dans la violence, les conflits interethniques, religieux, la misère et la corruption.

    C’est elle qui a fait élire et réélire Buhari. Vieux général qui avait déjà dirigé le pays après un coup d’état, et qui, curieusement, avait été le premier vainqueur d’une élection présidentielle en étant issu de l’opposition, assurant une réelle alternance démocratique. C’était il y a quatre ans, contre Goodluck Jonathan.

    Ce n’est pas son humanisme, dont il avait montré les limites comme chef de la junte militaire, qui a fait son succès. Ni ses réussites économiques, puisque le pays est en plus mauvais état que lorsqu’il l’a trouvé : Le chômage a grimpé à 18%, le déficit se creuse à -5%. Ni son idéologie, puisqu’on ne peut pas dire qu’il soit particulièrement attaché à quelque ligne politique que ce soit. Ni ses soutiens religieux : il vient du nord musulman, comme son rival. Il fut compréhensif avec Boko Haram, avant de le combattre, sans succès. Ce qui montre que ses talents ne sont pas non plus ceux d’un chef de guerre : Boko Haram sévit toujours, les milices et les gangs prolifèrent.

    Après l’échec de son premier mandat, qu’est ce qui explique son succès ? La dernière fois, on pouvait dire que c’était l’aspiration au changement. Mais aujourd’hui ? Son adversaire explique tout.

    Atiku Aboubakar est considéré comme l’homme le plus corrompu d’Afrique, ce qui est sans doute exagéré, mais le fait entrer dans un club recherché. A tel point que les Etats-Unis lui ont refusé un visa, pour ce motif explicitement, ce qui est un cas unique. En tout cas l’ancien directeur adjoint des douanes qu’il est a remarquablement bien réussi en quittant son bureau puisqu’il est devenu l’homme le plus riche du Nigeria, la première économie africaine.

    Baba go slow

    Buhari a fait campagne sur une image contraire : le Président austère et incorruptible. « Baba go slow » (Papa va doucement), comme on le surnomme, a gagné étrangement l’affection de ses concitoyens, comme une sorte d’anomalie : un Président qui ne serait pas un voleur. Et lui de jurer qu’il mènera sans relâche la bataille contre la corruption. Avec, faut-il espérer, plus de succès que lors de son premier mandat.

    Slowely. Doucement. Peut-il aller plus vite et plus fort ? Sans doute pas. Durant ses quatre années de mandat Buhari a passé six mois à l’hôpital, atteint d’un mal secret qui ne devrait pas disparaitre. C’est son vice président, Yemi Osinbajo, un chrétien du sud, qui l’a remplacé, et qui le remplace de plus en plus dans la gestion du pays.

    Certains peuvent juger la démocratie nigériane malade. 40% de votants, c’est peu. Un ancien dictateur réélu, c’est laid. Mais voir une alternance possible, et le choix se porter vers le candidat anticorruption, dans un pays aussi chaotique, c’est constater que les Nigérians considèrent la corruption comme le mal fondamental, économique, social, politique. C’est ce premier réflexe qui est bon signe : de la Tunisie au Brésil en passant par le Nigeria ou la Corée, la corruption est vue comme le premier ennemi, et la démocratie comme un moyen, -peut-être- de la dénoncer, avant de pouvoir lutter contre elle.

    L’anticorruption fait l’élection, une leçon à méditer pour tous les candidats dans tous les pays. Et tous les dirigeants en quête de réélection.

    La rédaction

     

  • Les bagages en cabine resteront gratuits, du moins en Italie.

    Les Italiens ont condamné Ryanair et Wizz Air respectivement à une amende de 3 millions et 1 million d’euros pour avoir fait payer les bagages en cabine aux passagers. Les deux compagnies demandaient depuis le 1ernovembre dernier entre 5 et 25 euros par bagage de cabine. Seuls sont autorisés les petits sacs pouvant être placés sous le siège. Pour les petites valises ou les plus gros sacs, dans les compartiments au dessus des sièges, il fallait payer un supplément.

    Selon l’autorité de la concurrence italienne, saisie par des associations de consommateurs italiens, « les deux compagnies ont procédé à une augmentation du prix du billet de façon non transparente » ce qui constitue « une pratique commerciale incorrecte dans le mesure où elle trompe le consommateur sur le prix effectif du billet en n’incluant pas dans le tarif de base un élément essentiel du contrat de transport, le « grand bagage à main », estiment les juges italiens.

    Après l’exemple de l’Italie, on peut s’attendre à une décision similaire en Espagne ou une réclamation identique a été formulée. Il est probable que les deux compagnies aériennes fassent marche arrière après la condamnation italienne, et ce, quelle que soient les destinations. A suivre.

    Pourrait-on cependant obtenir une réduction en voyageant debout ?

    La rédaction

  • Une prime nazie ressurgie du passé et autres relents nauséabonds

    Depuis le 12 février, nous savons grâce au journal flamand « De Morgen », qu’il y a 27 belges qui touchent une prime pour « fidélité, loyauté et obéissance » au régime nazi. Ils sont 54 en France d’après le Figaro.

    Cette prime remonte à 1951 et une loi allemande qui indemnisait les victimes de guerre allemande, touchée par une invalidité et qui n’avaient pas été accusées de crime de guerre. Il s’avère que les vérifications quant à l’invalidité étaient pratiquement nulles et pour le moins, pas approfondies. Quant aux crimes de guerre, seuls les anciens SS étaient tout à fait exclus de cette rémunération.

    Ce qui est plus troublant, c’est que l’Allemagne refuse de communiquer les identités des bénéficiaires. Donc, pour rendre les choses efficaces, les députés belges ont voté le 18 février, un texte demandant, à l’unanimité, à l’Allemagne d’arrêter ce versement sordide. Quand on pense qu’il y a en Belgique des rescapés de la Shoah qui n’ont toujours pas droit à la totalité de ce qui leur est dû, en particulier à cause de la loi de 1954, modifiée seulement en 2015 et 2016. Cette loi bloquait le statut de victimes de guerre avec des conditions de résidence en Belgique et de nationalité. Mais si la loi a été assouplie, la procédure est encore longue et l’application n’est pas encore uniforme sur le territoire belge.

    Donc imaginez ces mêmes rescapés à la lecture des pensions nazies. Sans oublier la maison nazie de Keerbergen en Brabant flamand.

    Dans le climat actuel d’antisémitisme, affiché et violent en France, plus soft dans le plat pays,

    Il y a de quoi s’alarmer sérieusement et qu’on a quelque part oublié d’être vigilant.

    Véronique Lederman
    Française responsable du Service Social Juif de la Région Bruxelles Capitale

  • Barnier n’exclut pas un report de la date du Brexit

    Le négociateur en chef de l’UE  a déclaré vendredi qu’il n’excluait pas un report de la date de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, fixée au 29 mars, mais que c’était aux dirigeants européens d’en décider.

    « Je ne l’exclus pas mais ce n’est pas moi qui le déciderai, ce sont les dirigeants européens et ils demanderont pourquoi faire aux dirigeants britanniques », a déclaré Michel Barnier à Europe 1.

    « Nous n’avons pas besoin de beaucoup plus de temps, nous avons besoin maintenant de décisions et que chacun prenne ses responsabilités. » a-t-il ajouté.

    Pas de majorité pour May

    La Première ministre britannique Theresa May n’a toujours pas réussi à trouver une majorité à la Chambre des communes pour ratifier l’accord de 600 pages conclu avec la Commission européenne.

    La ratification de cet accord par les députés britanniques se heurte notamment à la question de l’Irlande du Nord et de ses relations futures avec la République d’Irlande.

    Lundi, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, avait déclaré que si le gouvernement britannique demandait une extension des discussions sur le Brexit, personne en Europe ne s’y opposerait.

    Des diplomates ont par ailleurs fait savoir jeudi que l’UE et la Grande-Bretagne travaillaient sur une forme de « déclaration politique parallèle » ou « d’outil d’interprétation » du filet de sécurité irlandais (« backstop ») pour sortir de l’impasse sans avoir à renégocier l’accord conclu avec Londres.

    Mais les Européens ne prévoient pas de communiquer la version finale de cette déclaration à la Première ministre britannique Theresa May avant le 28 février, au lendemain de sa prochaine intervention devant le Parlement de Westminster.

  • Gilets Jaunes : « Ils ne sont pas fatigués »

    « On n’est pas fatigué »: les « gilets jaunes », dont la mobilisation est en baisse depuis un mois, ont réinvesti la rue samedi pour leur « acte 15 », avec des manifestations sous le soleil dans les grandes villes et un pique-nique à Chambord. Tandis que Clermont-Ferrand accueillait ce samedi 23 février sa première manifestation de Gilets jaunes d’envergure régionale.

    Les manifestants étaient 46.600 dans toute la France , contre 41 000 samedi dernier, selon un décompte du ministère de l’Intérieur, contesté par les « gilets jaunes ». Ils étaient 5.800 à Paris, mille de plus qu’il y une semaine, selon la même source.

    « A tous ceux qui pensent que la mobilisation s’essouffle je dis +regardez, ouvrez les yeux+, a dit à l’AFP Céline, une Toulousaine de 46 ans. C’est une immense colère et il n’y a pas de retour en arrière possible. Si on rentre chez nous, on meurt, la France meurt ».

    Ils ont généralement défilé dans le calme, sous haute surveillance policière. Mais à Clermont-Ferrand, barricadée pour l’occasion dans la crainte de la présence de casseurs, des heurts ont éclaté en milieu d’après-midi.

    Des affrontements ont eu lieu dans une artère commerçante de la ville entre une trentaine de « gilets jaunes » et les forces de l’ordre qui ont tiré au LBD, ont constaté des journalistes de l’AFP. Une personne a été blessée au pied, selon la préfecture. Plusieurs incidents se sont également produits aux alentours du palais de justice, selon la même source.

    Selon une source policière, 13 personnes ont été interpellées, dont cinq placées en garde à vue à Clermont-Ferrand, notamment en possession de boules de pétanque. A Paris, 14 personnes ont été interpellées selon la préfecture de police, 12 placées en garde à vue à Lyon, selon la préfecture.

    – « Marche des beaux quartiers » –

    En pleines vacances scolaires et après des insultes contre l’intellectuel Alain Finkielkraut, traité de « sale sioniste » lors de l’acte 14, partout, les manifestants ont réaffirmé leur détermination et le caractère protéiforme de leur lutte contre la politique d’Emmanuel Macron, hors du champ politique traditionnel et sans chef.

    Manu, « gilet jaune » de la première heure, a quitté son rond-point d’Orange Sud pour participer au cortège de Montpellier: « En trois mois, je constate que le mouvement s’installe durablement ».

    A Bordeaux, la marche s’est ébranlée derrière une grande banderole « Nous n’avons pas d’armes, vous n’avez pas d’âme ». A Marseille, deux retraités, Jean-Louis et Annie Bertocci ont arpenté le Vieux Port avec leur gilet jaune et un carton « ni raciste, ni antisémites, ni homophobes, anticapitalistes » épinglé dans le dos.

    Dans la capitale, ils étaient plusieurs milliers à arpenter le pavé. La « marche dans les beaux quartiers », qui a regroupé deux défilés déclarés en préfecture, a débuté à midi sur les Champs-Elysées, point névralgique de la mobilisation parisienne chaque week-end. Quelques bombes lacrymogènes ont été tirées à l’arrivée sur l’esplanade du Trocadéro pour disperser la cortège.

    « J’ai l’impression qu’on est un peu moins nombreux que la semaine dernière mais c’est les vacances, y a eu les accusations d’antisémitisme et toutes les tentatives pour nous décrédibiliser… Et on est encore des milliers. Si ça avait dû s’éteindre, ça se serait éteint avant, pas au 15e acte. On lâchera rien », a affirmé à l’AFP Luca, intérimaire dans le BPT, dans le cortège parisien.

    La première journée d’action avait mobilisé 282.000 personne le 17 novembre, date du lancement de ce mouvement de contestation sociale inédit.

    Le chef de l’Etat est depuis le début du mouvement la cible privilégié des slogans et des chants des manifestants. Dans la matinée, l’une des figures du mouvement, Eric Drouet s’est rendu au Salon de l’Agriculture sans pouvoir approcher Emmanuel Macron.

    – Pique-nique à Chambord –

    Ailleurs, les autres figures du mouvement avaient annoncé leur présence dans différents lieux de rassemblement.

    Priscillia Ludosky s’est jointe au pique-nique géant (750 personnes) organisé devant le Château de Chambord, un pied de nez à Emmanuel Macron qui y avait fêté ses 40 ans fin décembre 2017. « La non-organisation du mouvement en fait sa force et sa faiblesse. On est forcément tous d’accord, avec une organisation plus stricte, on aurait été plus vite », a déclaré à l’AFP la jeune femme, tandis que des manifestants se prêtaient au jeu des photos et selfies devant le château de François Ier.

    Les manifestants étaient encore très mobilisés en province, ont constaté des journalistes de l’AFP: plusieurs milliers ont marché à Bordeaux et à Toulouse, ils étaient entre 2.500 et 5.000 à Clermont-Ferrand selon les sources, un millier à Montpellier et à Marseille (selon la préfecture), quelque 200 à Nice.

    A Belfort, en fin d’après-midi, une cinquantaine de gilets jaunes bloquait l’A36 dans les deux sens, selon un photographe de l’AFP.

    La rédaction avec l’AFP

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