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  • Black out à Caracas. Bientôt la lumière.

    Black out à Caracas. Bientôt la lumière.

    Staline avait lancé le slogan : « le communisme, c’est les soviets et l’électricité ». Le Socialisme du 21èmesiècle de Maduro, c’est la milice populaire et la panne. Plus d’électricité. Depuis cinq jours. Aucun pays au monde n’a connu une telle panne. Pas de téléphone, aucune télévision, aucune ampoule. Pas de transport. Les hôpitaux en crise. Les Vénézuéliens se précipitent sur des bornes solaires.

    Madurose défausse, comme d’habitude, sur « la faute aux Américains », mais personne ne le croit. Il accuse les saboteurs à la télé, mais personne ne l’entend. Pour cause : plus de télé. Seules les agences de presse russe colportent gravement ses accusations. La panne d’électricité, dans ce pays pétrolier, s’explique plus simplement par l’incurie, l’incompétence, la corruption du régime. Les Vénézuéliens ont l’habitude des pannes : 16.000 coupures l’an dernier.

    Mais jamais si longtemps. Du temps de Chavez encore, Le Venezuela se voulait un modèle en matière d’énergie électrique, dispensant ses bienfaits aux pays frères -Cuba, Nicaragua, Honduras, Bolivie- à travers Petrocaribe, ses ingénieurs et ses centrales électriques.

    Depuis quelques années déjà, les coupures sont devenues de plus en plus fréquentes, au fur et à mesure de la baisse de la production de pétrole, de la corruption qui détournait les investissements dans le réseau, de la fuite des compétences. L’ «urgence électrique » avait été déclarée par Chavez dés 2009. 80% de l’électricité du pays est fournie par la centrale hydroélectrique de Guri. Elle est gérée, comme le reste du pays, par des militaires. Comme toute l’énergie.

    Au quatrième jour de la coupure totale de l’électricité, pendant que Maduro accusait les Etats-Unis, Juan Gaïdo faisait voter par le Parlement rebelle « l’état d’alerte » et en appelait à l’aide internationale. L’état d’alerte a l’avantage pour Juan Gaïdo d’autoriser le recours à l’aide humanitaire. Or le gouvernement Maduro a bloqué à la frontière 250 tonnes d’aide alimentaire et de médicaments, offerts par les pays de l’OEA, dont les Etats-Unis. Insupportable pour Maduro. Mais de moins en moins supportable pour la population : après l’énergie, l’eau commence à manquer. Le gouvernement -l’armée et la police- organisent des distributions d’eau dans les rues.

    Outre l’incompétence, on peut donc se demander si la coupure de l’électricité n’est pas en partie volontaire. Mais les responsables n’en seraient ni les Américains, ni l’opposition. Ils n’en ont pas les moyens.  Elle signifierait plutôt qu’une partie de l’armée, discrètement, fait le choix du chaos plutôt que de la confrontation avec le Parlement. En gros, certains, parmi les militaires, commencent à lâcher Maduro en le fragilisant, mais sans le dire.

    Juan Gaïdo lance des appels à manifester et demande l’arrêt des livraisons de pétrole à Cuba, qui proteste. Que ferait Cuba sans ses 90.000 barils jours ? Maduro demande à ses partisans de résister, notamment aux milices populaires. Les Etats-Unis retirent leur personnel diplomatique, et la population cherche des provisions qu’elle paie … en dollars.

    L’Ambassade de France a confirmé la paralysie des transports, aéroports et hôpitaux. Elle recommande de limiter tout déplacement dans le pays et d’annuler ou reporter les voyages prévus à destination du pays. Elle recommande aux Français sur place de constituer des stocks d’approvisionnement. Des pillages ont déjà été signalés à Caracas et dans d’autres villes.

    Dés le 21 janvier, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Espagne et 15 autres pays européens, « considérant que Nicolas Maduro avait refusé de lancer un processus électoral libre et transparent », ont reconnu Juan Gaïdo comme Président de la République par intérim, en attendant des élections présidentielles libres. La Démocratie, pour parodier Staline, au Venezuela, ce serait « les élections et l’électricité ».

     

  • Huit ans après Fukushima, le nucléaire se porte bien

    Huit ans après Fukushima, le nucléaire se porte bien

    Huit ans après la catastrophe de Fukushima, malgré l’arrêt des centrales allemandes, malgré l’arrêt de Fessenheim, malgré le surcout des surgénérateurs de 3èmegénération, le nucléaire se porte bien dans le monde.

    En Chine, le réacteur EPR de troisième génération a été mis en route et a été branché au réseau en décembre dernier. Un second EPR est en construction et devrait fonctionner dés cette année. Près de 200 ingénieurs français y travaillent.

    L’Inde prévoit la construction de 6 EPR (en coopération avec EDF) à l’horizon 2040. A Taïwan, les électeurs ont rejeté à 59% un projet du gouvernement proposant d’arrêter la production d’origine nucléaire en 2025. Au Japon, après Fukushima, 5 réacteurs ont été remis en service. L’Arabie saoudite a confirmé son programme nucléaire, tout comme le Royaume-Uni et les Pays-Bas. La Pologne prévoit un réacteur opérationnel en 2033 pour diminuer la production issue du charbon.

    En France, la programmation annuelle de l’énergie du gouvernement demande à EDF l’élaboration d’un nouveau programme nucléaire, en y intégrant l’EPR.  Le but est de lisser la déconstruction de 14 centrales qui auront atteint les soixante ans de service. Les Américains, eux,  ont décidé de prolonger l’activité de leurs centrales jusqu’à 80 ans. Ils considèrent que, quel que soit son âge, à partir du moment où la maintenance est permanente et les normes de sécurité toujours plus sévères, une centrale en état de marche peut rester en état de marche.

    Le nucléaire, que l’on jugeait moribond il y a peu, a encore le vent en poupe. Si les énergies renouvelables montent en puissance, elles n’apparaissent pas capables de remplacer les énergies fossiles ni de faire face à l’accroissement de la demande à moyen terme. Le problème du stockage de l’énergie n’est pas résolu. Pourtant, le coût de l’électricité nucléaire augmente avec les nouvelles exigences de sécurité et celui des énergies renouvelables baisse. Malgré Three Mile Island, Tchernobyl et Fukushima, les accidents sont considérés comme rares et la filière nucléaire après soixante années d’expérience, apparait comme fiable par la plupart des pays. Restent pourtant de nombreuses incertitudes anxiogènes, car si les accidents sont rares, un seul suffit. Et puis la question des déchets nucléaires, après soixante années, n’a toujours pas trouvé de solution satisfaisante. Le chant du cygne ?

    La rédaction

  • Le printemps algérien attendra-t-il l’hiver ?

    Le printemps algérien attendra-t-il l’hiver ?

    Le Président Bouteflika a renoncé à un cinquième mandat. Il écrit même  -si c’est lui qui écrit-  qu’il n’a jamais été question pour lui de se présenter. On se demande qui a pu avoir cette idée. Il annonce un report des élections présidentielles. Avec lui elles n’avaient aucun sens. Sans lui non plus : on ne connait pas le nom du vainqueur. Une Conférence nationale sera instituée, le temps d’écrire une nouvelle constitution. Celle-ci sera ratifiée par un référendum à la fin de l’année, cet hiver. D’ici là, beaucoup de choses peuvent  se passer.

    Déjà, un nouveau gouvernement a été formé, avec l’ancien ministre de l’Intérieur comme Premier ministre, et un diplomate comme vice Premier ministre. Ce ne sont pas des hommes forts, mais ils présentent bien. Le pouvoir reste ailleurs. Bouteflika reste Président, jusqu’à ce qu’un successeur lui soit trouvé. Un de ses frères, Saïd, ou encore Nasser ? Son ami Chakib Khelil, ancien ministre de l’énergie et ancien Président de l’Opep ? Son compte Facebook s’anime depuis des semaines. Il y a aussi Ahmed Gaïd Salah, le chef d’Etat-major de l’armée, qui semble avoir gagné sa bataille contre le DRS, le puissant service de renseignement, actuellement dirigé par le général Tartag. Quelqu’un d’autre peut apparaitre, un homme fort, un homme de compromis ou un homme de paille. Peut aussi surgir  une vraie révolution : une nouvelle Algérie. Serait-elle démocratique ou islamiste ?

    Pour l’instant, le pouvoir en place semble avoir gagné du temps. C’est pourtant l’armée qui a donné le premier signe d’un changement de cap par un communiqué affirmant qu’elle avait toujours été du coté du peuple algérien, sans citer Bouteflika. Oublier le Président, c’était le faire renoncer. Le retrait du Premier ministre montre que ce ne sera pas le gouvernement qui tiendra les rênes du changement, si changement il y a. L’armée, comme prévu, tient le manche.

    Mais la jeunesse et la rue pensent l’avoir emporté. Un espoir est lancé. Une victoire a été remportée. Il se peut qu’un nouveau vent souffle en Algérie et que les Algériens se mettent à croire à un Printemps. Même s’il faut attendre l’hiver. Mais peut-être avant l’hiver. Ce qui se joue en Algérie aura des répercussions dans tout le Maghreb, dans tout le monde arabe, mais aussi en France, en Europe, et en Afrique. Ce n’est peut-être que le début d’un processus tout à fait inconnu.

    La rédaction

     

     

     

  • Entretien avec Roland Lescure et retour du vote par internet pour les FdE

    Entretien avec Roland Lescure et retour du vote par internet pour les FdE

    La rédaction des francais.press a pu s’entretenir avec Roland Lescure, député LREM des Français d’Amérique du Nord et par ailleurs Président de la Commission des affaires économiques. L’occasion de revenir avec lui sur différents dossiers, le Grand Débat notamment auquel il a participé dans sa circonscription géante. L’occasion aussi d’avoir des informations sur le vote électronique, qui fera selon le député son retour possiblement aux consulaires en 2020 et certainement aux législatives en 2022. Cet aspect sera discuté lors de la réunion de l’Assemblée des Français de l’Etranger jeudi 14 mars.

     

    12 juillet 2017 : Salle 6241 – Réunion de la commission des Affaires économiques
    M. Roland Lescure (Président de la commission) – Copyright Assemblée Nationale

    Lesfrancais.press : Bonjour Roland Lescure, vous êtes député des Français d’Amérique du Nord. Les Français de l’étranger, comme ceux de l’Hexagone et de l’Outre-Mer, sont concernés par le Grand Débat. Vous avez participé à plusieurs échanges. Pouvez-vous nous en parler ? Qu’elles furent les conclusions ?

    Roland Lescure : Le Grand Débat est effectivement également organisé dans les circonscriptions des Français de l’étranger. J’ai eu l’occasion notamment de participer à un débat à San Francisco, d’autres ont eu lieu notamment à New York avec Marlène Schiappa et à Toronto.

    De manière générale, les Français de l’étranger jouent le jeu. Ils ne font pas remonter leurs petites problématiques locales mais pensent à des propositions pour la France. La question du coût des lycées français par exemple est abordée dans d’autres réunions publiques mais pas nécessairement lors de ces débats.

    En revanche, et c’est intéressant, ils font remonter des exemples locaux. A San Francisco, par exemple, il a beaucoup été question du Référendum d’Initiative Citoyenne. Ce type de mécanisme, il faut le dire, existe en Californie depuis 1911.

    Il est souvent question de la réduction du nombre de parlementaires, notamment des Français de l’étranger avec en parallèle l’usage de la proportionnelle. Pouvez-vous nous expliquer votre position sur le sujet ?

    C’est effectivement un sujet qui est sur la table. Moi je crois à l’ancrage local, je vis en Amérique du Nord depuis 10 ans et toujours à Montréal. En circonscription, j’ai déjà effectué 20 déplacements depuis mon élection. J’ai un collaborateur à temps plein sur les questions de la circonscription. En déplacement, nous restons en général 36 heures, avec des réunions publiques, des réunions avec les marcheurs aussi, et puis les acteurs locaux : le secteur de l’énergie à Houston, les start-ups à San Francisco, les secteurs juridiques à New-York.

    Nous ne faisons pas de diplomatie, ce n’est pas notre rôle, mais nous participons au rayonnement de la France. Nous accompagnons les ministres aussi.

    Dans votre circonscription il y a notamment les Etats-Unis de Donald Trump. Quel est le ressenti des Français installés aux USA concernant ce Président si particulier ?

    Il y a eu beaucoup d’inquiétude à l’origine, concernant notamment le possible durcissement de l’attribution des visas. Nous les assistons mais il est certain qu’aux Etats-Unis comme en Europe et notamment en France, il existe une véritable fracture entre les populistes et les progressistes. Les Français de l’étranger appartiennent souvent à la deuxième catégorie.

    Vous présidez par ailleurs à l’Assemblée Nationale la Commission des Affaires Economiques. Le dossier Air France – KLM est à l’ordre du jour, que pensez-vous de la position du gouvernement hollandais ? Par ailleurs avez-vous au sujet du travail de cette commission des propositions, aussi, liées peut-être aux conclusions du Grand Débat ?

    Concernant la situation au sein d’Air France – KLM, l’attitude des Pays-Bas fut surprenante c’est certain. L’ambition est, et doit rester, de faire de ce groupe un des leaders mondiaux.

    Sur les propositions, beaucoup sont énoncées dans le Grand Débat en rapport avec la fiscalité. Il pourrait être utile de rendre la fiscalité plus visible. Les Français devraient savoir à quelle hauteur ils contribuent et ce à quoi cela a servi.

    Pour le reste, nous pouvons aussi nous inspirer de ce qui fonctionne à l’étranger. Au Canada, par exemple, il existe le service Canada, une maison administrative unique. C’est très pratique pour les citoyens. Au Royaume-Uni, la relation avec les démarches qui peuvent être faites électroniquement est très différente. Beaucoup de choses peuvent être faites sans se déplacer.

    La question électronique, c’est aussi celle du vote par internet, un sujet régulier parmi les Français de l’étranger. Etes-vous pour son retour ?

    Oui, et il sera d’ailleurs réintroduit. Nous l’espérons pour les consulaires et il le sera pour les législatives. Pas pour les présidentielles en revanche, nous comprenons aisément que le risque de piratage est trop grand. Et les Français aiment aller voter à ce type de scrutin.

  • Un report du Brexit? Pas si simple

    Un report du Brexit? Pas si simple

    Theresa May n’exclut plus de demander un report de la date fatidique du Brexit, programmé le 29 mars. Les Européens sont prêts de leur côté à jouer des prolongations pour éviter un divorce chaotique, mais pas à n’importe quel prix.

    Après s’y être longtemps refusée, la Première ministre britannique pourrait finalement proposer un décalage « limité » du divorce devant le Parlement britannique, au terme de la semaine cruciale de votes qui doit commencer le 12 mars à Londres.

    Selon la stratégie qu’elle a exposée, elle abattrait cette carte si les députés rejettent une nouvelle fois son accord de divorce négocié avec Bruxelles et qu’ils se prononcent ensuite malgré cela contre le scénario redouté d’un départ de l’UE sans accord.

    En réalité, du point de vue des Européens, un report sera nécessaire même en cas de feu vert du Parlement britannique à l’accord de divorce.

    Car dans ce cas, « les institutions européennes feront le nécessaire de leurs côtés mais les Britanniques nous ont dit par le passé qu’il leur fallait deux mois pour ratifier », a récemment déclaré le négociateur en chef européen Michel Barnier.

    Un court décalage « technique » de la date du Brexit, uniquement destiné à mener ces procédures de ratification, ne poserait alors pas de problème aux Européens, selon le Français. Mais une demande de report sans perspective claire qu’un accord est à portée de main serait une toute autre affaire.

    « Pas automatique »

    « L’extension ne sera pas accordée automatiquement, ce n’est pas aussi simple que ça », assure un haut responsable européen, rappelant qu’une telle décision devrait être prise à l’unanimité des 27, probablement lors du sommet européen des 21-22 mars.

    « La grande crainte des dirigeants des 27, c’est d’approuver une prolongation qui au final ne servirait qu’à repousser juste avant l’été le Brexit dur », selon cette source. « Ce débat, les chefs d’État ne l’ont pas encore eu entre eux et leur décision dépendra du contexte quand la demande leur sera faite. »

    Les Européens n’accepteront pas « d’avancer à l’aveugle », leur position sera fonction « de la durée et de la finalité de l’extension demandée », estime un diplomate.

    Et si un report de longue durée devait être demandé, supérieur à quelques semaines, « il faudrait qu’il y ait une vraie justification comme l’organisation d’élections, d’un référendum ou un changement de la position britannique », ajoute-t-il.

    Des informations parues dans la presse selon lesquelles l’UE serait favorable à un report jusqu’à fin 2020 ne sont pas exactes selon une autre source, proche des négociations, car ce serait « la pire des choses pour les deux parties ».

    L’UE paralysée?

    « Cela semble impossible d’un point de vue politique d’envisager ça pour les Britanniques. Et côté européen, comment s’infligerait-on encore 21 mois d’incertitude? », dit-elle, estimant que « l’intérêt de tout le monde c’est d’avoir de la clarté le plus rapidement possible ».

    Parmi les problèmes que poserait un report trop long figure notamment celui des élections européennes, prévues fin mai.

    D’un point de vue juridique, le Royaume-Uni serait dans l’obligation d’organiser ce scrutin sur son territoire s’il doit encore être membre de l’UE au moment de la session inaugurale du nouveau Parlement européen début juillet.

    « Si le Brexit est retardé, mais que le Royaume-Uni ne participe pas aux élections, des actions en justice pourraient être lancées avec succès, et le Parlement risque de ne pas être en mesure de se constituer, paralysant ainsi l’UE », s’est ainsi alarmé l’eurodéputé social-démocrate allemand Jo Leinen.

    Selon un avis des services du Parlement, consulté par l’AFP, le nouveau Parlement issu des européennes serait toutefois valide même si un Royaume-Uni encore dans l’UE ne respectait pas son obligation d’organiser des élections.

    Mais tous ces débats sur les conséquences d’un éventuel report du divorce pourraient ne pas avoir lieu d’être: « Il y a toujours le risque d’un Brexit dur » le 29 mars, sans retard mais sans accord, observe une source européenne.

  • La réponse allemande à l’Europe de Macron

    La réponse allemande à l’Europe de Macron

    La vision de l’Europe de la future chancelière allemande concorde avec les propositions françaises en matière de sécurité. En revanche, elle diverge sur des questions sociales clés.

    Elle sera très probablement la nouvelle chancelière allemande. La cheffe de file du parti CDU, Annegret Kramp-Karrenbauer, a exposé sa vision de l’Europe dans un article publié dans le journal allemand Welt am Sonntag. En réponse aux récentes propositions du Président français, celle-ci a appelé à la création d’un marché commun pour les banques et plaidé pour un pacte climatique européen.

    « Il nous faut une Europe plus forte », a déclaré la présidente du parti, à l’heure où l’Union fait face à une montée du protectionnisme et du nationalisme. Des déclarations qui répondent à la vision du Président français, exposées dans une tribune publiée par plusieurs grands journaux européens la semaine dernière.

    Dans ce texte vu par beaucoup comme le lancement de sa campagne pour les européennes, Emmanuel Macron avait appelé à la réforme de l’espace Schengen et à la création d’une « Agence européenne de protection des démocraties » contre les cyberattaques et les infox. Le Président français a également réitéré l’importance d’une plus grande coopération en matière de sécurité et d’une politique migratoire commune. « Jamais depuis la Seconde Guerre mondiale, l’Europe n’a été aussi nécessaire. Et pourtant, jamais l’Europe n’a été autant en danger », a écrit le Président français.

    La présidente de la CDU s’est globalement alignée sur la vision française en matière de sécurité, soulignant que l’Union devait pouvoir disposer de forces frontalières communes. Celle-ci a également appelé à la création d’un siège permanent pour l’UE au Conseil de sécurité de l’ONU, une requête maintes fois formulée par l’Allemagne mais à laquelle la France ne compte pas céder.

    Annegret Kramp-Karrenbauer a appelé à stimuler la prospérité au sein de l’UE mais s’est opposée à l’idée d’un salaire minimum européen avancée par Emmanuel Macron. Le centralisme européen et « l’européanisation des services sociaux et la mise en place d’un salaire minimum ne seraient pas une bonne solution », a-t-elle expliqué.

    La chancelière actuelle, Angela Merkel, n’a pas réagi à la tribune du Président français. Son mandat s’achèvera en 2021 et celle-ci a déclaré qu’elle ne se représenterait plus. Certains pensent toutefois qu’elle ne tiendra pas jusque-là et que sa malheureuse « grande coalition » gauche-droite pourrait imploser.

    Un article publié sur le site de notre partenaire

     

  • Zinedine Zidane : Un français de l’étranger revient à la tête du Real Madrid.

    Zinedine Zidane : Un français de l’étranger revient à la tête du Real Madrid.

    Libre de tout contrat, Zinédine Zidane effectue son grand retour sur le banc du Real Madrid. Le champion du monde 1998 revient pour remplacer Santiago Solari. Un bail courant jusqu’en juin 2022 attend le natif de Marseille, qui doit percevoir un salaire annuel de 16 M€.

    Contrairement aux informations d’El Pais, Zinédine Zidane (46 ans) a bel et bien accepté de reprendre les rênes du Real Madrid. Malgré la victoire de dimanche soir contre Valladolid (4-1, 27eme journée de Liga), le club du président Florentino Pérez a décidé de se séparer de Santiago Solari, le successeur de Julen Lopetegui. La décision sera officialisée ce lundi soir à la suite d’une réunion de la direction de La Maison Blanche. Alors que José Mourinho était présenté comme le grand favori, les Merengue ont su trouver les arguments nécessaires pour convaincre le champion du monde 1998, qui était aussi dans le viseur de la Juventus Turin, notamment.

    Zidane a pris le temps de la réflexion

    Sans club depuis mai dernier et son départ du… Real, « ZZ » a donné son feu vert après avoir pris quelques jours de réflexion. Le natif de Marseille a dû obtenir de sérieuses garanties pour accepter de faire son come-back à la tête des coéquipiers de Sergio Ramos. Alors que le duo Mbappé – Neymar est parti pour prolonger l’aventure avec le Paris Saint-Germain, Zinédine Zidane pourrait notamment essayer de récupérer Eden Hazard (28 ans, Chelsea) lors du prochain Mercato d’été, et le chantier s’annonce des plus vastes avec une équipe qui a atteint ses limites lors de cet exercice 2018-2019. Vainqueur de trois Ligues des Champions de suite avec l’actuel 3eme de Liga (2016, 2017, 2018), le technicien français s’était estimé au bout d’un cycle au moment de faite une croix sur ses deux dernières années. Aujourd’hui, le paysage madrilène a grandement changé, mais Zizou a accepté de revenir aux affaires, lui qui intéressait aussi Paris, Chelsea et Tottenham.

    La rédaction avec l’AFP

  • Journées de la francophonie à Lisbonne et à Bruxelles

    Journées de la francophonie à Lisbonne et à Bruxelles

    La francophonie se célèbre le 20 mars prochain.

    Cette communauté, forte de 200 millions de membres et en pleine expansion notamment en raison du dynamisme de la démographie en Afrique francophone, célèbre sa diversité.

    Avant le 20 mars, une série d’événements notamment à Bruxelles et au Portugal. Auront lieu. L’occasion de retrouver Clarisse Boudard de l’Institut Français de Lisbonne et Rudy Vervoort, le Président de la région bruxelloise.

    200 millions de locuteurs – une forte expansion

    Pour eux comme pour tous les acteurs de la francophonie à travers le monde, les choses sont intéressantes. Si l’anglais progresse beaucoup, et notamment au niveau des institutions européennes, la langue française, elle aussi, est en plein développement. Un développement notamment sur les bords du fleuve Congo comme nous l’a rappelé Jean-Baptiste Lemoyne, Secrétaire d’Etat aux affaires étrangères.

    Plusieurs jours de célébration

    La francophonie sera officiellement fêtée le 20 mars. Avant cela, de nombreux événements ont eu où auront lieu. A Bruxelles, notons les journées de la francophonie du 6 et 7 mars en présence de l’ambassadrice de France, du célèbre journaliste Jean Quatremer, du président régional bruxellois Rudy Vervoort, et de M. Lemoyne précédemment cité. L’occasion de parler notamment d’intelligence artificielle et de l’évolution de l’apprentissage des langues et notamment de la langue française.

    Des célébrations qui ont lieu aussi au Portugal avec l’implication de l’Institut Français. Les acteurs locaux, en particulier pour les Français de l’étranger, sont essentiels, la question de leur budget sera sans nul doute une problématique d’importance pour le rayonnement de la France et de la Francophonie dans le monde.

  • « Gilets jaunes »: mobilisation au plus bas une semaine avant la fin du grand débat

    « Gilets jaunes »: mobilisation au plus bas une semaine avant la fin du grand débat

    Plus faible mobilisation depuis le début de la contestation, programme avorté à Paris, éclatement des revendications et des cortèges: les « gilets jaunes » ont connu un coup de mou samedi pour leur acte 17, une semaine avant leur mobilisation cruciale pour la fin du grand débat.

    Après presque quatre mois d’existence, le mouvement refluait déjà depuis plusieurs semaines, selon les chiffres officiels, systématiquement contestés par les manifestants.

    Samedi, la mobilisation a atteint un plus bas historique, avec 28.600 manifestants recensés en France par le ministère de l’Intérieur, dont 3.000 à Paris. Soit encore moins que le 29 décembre: à la veille du réveillon, l’acte 7 avait mobilisé 32.000 manifestants. Et très loin de la fougue des débuts, lorsque 282.000 personnes avaient investi ronds-points et villes de France le 17 novembre.

    Alors, véritable coup de pompe ou respiration avant la grande journée nationale du 16 mars? « On se prépare pour samedi prochain, ça va être gros », promet Christian, 67 ans, près des Champs-Élysées. L’acte 18 du mouvement aura lieu le lendemain de la fin officielle du grand débat et espère rassembler « la France entière à Paris » pour lancer un « ultimatum » au gouvernement.

    Une semaine avant cette échéance déterminante, les « gilets jaunes » n’ont toutefois pas réussi à imposer leur tempo samedi à Paris.

    Ils promettaient d’occuper le Champ de Mars tout le week-end, mais le projet a tourné court : les forces de l’ordre ont empêché toute installation près de la Tour Eiffel dès vendredi soir. A défaut, une poignée de « gilets jaunes », dont Priscillia Ludosky, se sont rassemblés avec des militants écologistes près du monument dans la matinée .

    Quant à la manifestation qui promettait de faire « converger toutes les mobilisations » dans les rues de la capitale samedi, elle a finalement provoqué une scission des manifestants.

    Au lendemain de la journée internationale des droits des femmes, un cortège emmené par des assistantes maternelles, vêtues de gilets roses, de femmes mobilisées contre les violences sexistes et arborant du violet, et de syndicats, ont fait plusieurs kilomètres dans Paris sur un parcours autorisé, avant de se disperser vers 16H00 sans incident.

    Pendant ce temps, plusieurs centaines de « gilets jaunes » ont préféré rester massés en haut des Champs-Élysées. Un rassemblement sans incident majeur, mais qui a provoqué des tensions en fin de journée: des grenades lacrymogènes ont répondu à des jets de projectile. Sous les cris de « CRS enculés », les forces de l’ordre ont utilisé leurs canons à eau.

    Vers 19H30, quelques dizaines de manifestants persistaient sur les trottoirs de l’avenue, tandis que le gros de la troupe avait quitté les lieux, selon une journaliste de l’AFP.

    – « Manif de Teletubbies » –

    « C’est une manif de Teletubbies aujourd’hui », soupirait Toufik à Paris. Ce trentenaire n’avait pas l’intention de rester mobilisé tout le week-end, sans pour autant vouloir jeter l’éponge. « Si on s’arrête, on va retourner dans l’anonymat ».

    Globalement calme, la mobilisation parisienne a donné lieu à des incidents sporadiques, entraînant des jets de gaz lacrymogènes et 19 interpellations selon la préfecture de police. A l’aéroport de Roissy, des « gilets jaunes » ont protesté en dansant contre le projet de privatisation d’Aéroports de Paris, sous le regard amusé des touristes.

    En régions, le mot d’ordre restait le même : « on lâche rien », comme le chantaient des manifestants à Bordeaux, selon un journaliste de l’AFP. A Toulouse, autre foyer de la contestation, plusieurs dizaines de femmes ont pris la tête du cortège de quelque milliers de « gilets jaunes », en scandant des slogans féministes en début d’après-midi.

    Ratée à Paris, la convergence s’est en revanche opérée à Nice, où des assistantes maternelles et leurs gilets roses ont rejoint la foule en jaune.

    « On n’est pas entendus donc on continue », a expliqué Anne à Quimper, dans un cortège d’un millier de personnes qui s’est terminé par des affrontements. Pour cette ambulancière bretonne de 55 ans, le pouvoir d’achat reste la revendication numéro un. « Aujourd’hui tout le monde devrait pouvoir vivre de son salaire, de sa retraite ou d’une pension adulte handicapée ».

    Avec la fin du grand débat en perspective, La République en marche a esquissé des signes à l’attention des manifestants: le parti présidentiel a suggéré samedi de réindexer les retraites sur l’inflation et d’instaurer des « propositions de loi citoyennes », à l’initiative d’un million de personnes.

    D’autres manifestations se sont déroulés sans incident majeur à Lyon, Marseille, Saint-Brieuc, Rouen, Dijon, Lille, Strasbourg ou encore Nancy, selon plusieurs journalistes de l’AFP.

    Des échauffourées ont en revanche eu lieu à Nantes, mais aussi à Montpellier où 14 personnes ont été interpellées et à Caen avec 12 interpellations, selon la préfecture.

    Au Puy-en-Velay, dont la préfecture avait été incendiée le 1er décembre, environ 2.000 personnes ont défilé, avec parfois des jets de projectile sur les forces de l’ordre. Dans la matinée, celles-ci ont saisi des boules de pétanque, des battes de baseball, un jerrycan ou encore un sabre japonais, selon la préfecture de Haute-Loire.

    La rédaction à l’AFP

  • Business schools : la France s’exporte

    Business schools : la France s’exporte

    Comme dans la culture, avec des antennes du Louvre et d’autres musées dans des capitales à travers le monde, le monde éducatif s’exporte aussi. Si certaines matières, le droit par exemple, sont difficilement exportables et que des Universités comme la Sorbonne privilégient des partenariats avec leurs équivalents à l’international, les écoles de commerce, elles, jouent la carte de l’antenne à l’étranger.

    La compétition mondiale des business schools

    En effet si la France est globalement mal représentée dans le classement de Shanghai des meilleurs établissements, ces « business schools », elles, tirent leur épingle du jeu. Ainsi, par exemple, le prestigieux Financial Times classe HEC et l’INSEAD aux 2ème et 3èmeplaces des meilleures écoles d’Europe. L’ESSEC, l’ESCP, l’EDHEC et l’EM Lyon sont aussi très bien cotées. Un positionnement favorable qui leur permet d’attirer les meilleurs étudiants du monde entier. La stratégie d’internationalisation participe à ce rayonnement.

    HEC à Doha, l’EM Lyon à Shanghai

    Ainsi, HEC a posé ses valises à Doha au Qatar, l’EM Lyon dispose d’une antenne à Shanghai et SKEMA a même ouvert un établissement à Raleigh aux Etats-Unis, pays qui ne manque pas, déjà d’écoles de commerce. A Singapour, cité-Etat qui a fait de l’excellence éducative une priorité, l’ESSEC, l’EDHEC, et l’INSEAD ont une antenne. Il est à noter que ces programmes sont pour la plupart effectués en anglais.

    Dans les pays en développement, la création d’antennes est plus timide mais existe. Ainsi au Maroc, l’ESC Rennes, SKEMA et Euromed ont des campus à Rabat, Casablanca et Marrakech. Cette timidité relative peut cependant s’expliquer par une tradition parmi les élites de ces pays à étudier dans les pays occidentaux. En Angleterre et aux Etats-Unis pour les pays anglophones, assez largement à Paris, Genève où Bruxelles pour l’Afrique francophone.

    La compétition mondiale des business schools

    L’éducation, comme tant d’autres domaines, fait l’objet d’une concurrence globalisée. La France y compte de beaux atouts qu’elle utilise avec talent. Elle n’est, bien entendu, pas la seule. Harvard, Oxford, Cambridge ou Stanford sont aussi des noms, pour ne pas dire des marques, qui résonnent partout. Dans ce domaine aussi, la mondialisation s’est imposée.

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