Arrivé à Macao à l’âge de six mois, Enzo, aujourd’hui âgé de 11 ans, a toujours eu une passion pour le chant et la musique. Après six années à Macao, la famille s’installe à Hong Kong, la musique et le chant ont toujours une place importante dans sa vie et il commence dès samedi 5 septembre, une aventure unique en participant à l’émission phare de TF1.
« Lorsque nous étions à Macao, je chantais et dansais déjà, mais dans mon salon », raconte avec humour le jeune élève de year 7 au college de Discovery Bay. « Ensuite j’ai pris des cours de chant pour acquérir la technique », ajoute-t-il. « J’ai commencé par chanter et danser et ensuite j’ai appris à jouer de la guitare. Mon frère a eu une guitare pour Noël, j’ai donc pris sa guitare et c’est mon père qui m’a appris à en jouer », explique-t-il.
Enzo, un jeune expatrié
C’est par un courriel que la production de The Voice propose à Enzo de passer le casting, ses vidéos postées sur sa chaîne Youtube ayant fait sensation. « C’est la vidéo d’un rap free style que j’avais posté qui les a accrochés », explique Enzo Hilaire.
Sa chaîne Youtube, c’est en Thaïlande qu’il décide de la créer. « Nous étions en vacances, je faisais des vidéos et je me suis aperçu que seule ma famille pouvait y avoir accès. J’ai commencé à réfléchir à créer un site, puis j’ai décidé de lancer ma chaîne You tube », précise-t-il. « Au départ j’avais zéro vue et aujourd’hui j’en ai plus de 60.000 ».
Son style est plus dans le registre hip/hop, pop ou encore rap. Il écoute beaucoup de morceaux chaque jour et ensuite travaille sur une reprise qu’il adapte. « Je prends un morceau, j’écoute l’original enregistré et le live puis les reprises et ensuite je reprends la chanson avec mon style », souligne-t-il.
Suivant un enseignement international depuis toujours, Enzo ne se sent pas suffisamment à l’aise avec la langue de Molière.
« J’essaye, il y en a qui sont fluides et fonctionnent très bien mais sur certaines je ne comprends pas tous les mots et c’est donc difficile pour moi d’y mettre de l’émotion », tient-il à préciser.
L’Epreuve des sélections à l’aveugle avec le jury de The Voice
S’il est sélectionné à l’issue des auditions à l’aveugle, le jeune garçon a déjà le nom du coach qu’il aimerait voir se retourner, il s’agit de Soprano. « J’aime son style, ses chansons. Il est plus proche de moi que les autres coachs », assure Enzo.
Cette participation, Enzo la voit comme un tremplin pour lui et pour sa notoriété. « J’ai toujours voulu participer à The Voice, mon objectif est de tout faire pour réussir les auditions pour me faire connaître », poursuit-il.
Rendez-vous dès samedi pour savoir jusqu’où ira Enzo. Nous ne dirons rien sauf que le jeune Français a un véritable avenir dans ce métier.
Le gouvernement italien œuvre à l’élaboration d’un accord avec Paris pour imposer le test de dépistage au COVID-19 aux touristes et aux travailleurs revenant de France.
Par ailleurs, Rome cherche à faire de même avec l’Espagne, où les cas de contamination au coronavirus sont en hausse. Comme l’accord avec Paris devrait bénéficier d’un caractère réciproque, les tests seront effectués des deux côtés de la frontière.
Test Covid-19
« La discussion a été amorcée avec le gouvernement français, et ce, par le ministre de la Santé Roberto Speranza. La question de réciprocité est en cours d’évaluation. Cet accord ne concerne pas seulement l’Hexagone, étant donné que Rome l’envisage également avec l’Espagne. Il en va de la protection des citoyens », a déclaré la sous-secrétaire du ministère de la Santé, Sandra Zampa, sur RaiNews 24.
Réussir son partenariat d’affaires : la clé du succès des entreprises francophones
par Loïc Berthout.
Réussir à démarrer et développer son entreprise au Québec, seul maître à bord, est devenue une aventure de plus en plus difficile, femmes et hommes confondus. Peu après mon départ volontaire de France, j’ai démarré « Cinebox », au milieu des années 90, dans un local de 150 pieds carrés (un peu moins de 14 mètres carrés) ; l’écosystème était bien différent : peu ou prou de « capital-risque » accessible, pas d’espace collaboratif, guère d’internautes et point de formation numérique…mais c’était l’océan bleu, le début du commerce électronique, d’une ère nouvelle et transnationale. De nos jours, entreprendre demeure une prise de risque financière et sociale importante ; et ce, malgré un environnement plus propice à la création d’entreprise, grâce aux infrastructures et aux aides en tous genres (espace collaboratif de travail, incubateur, accélérateur, subventions gouvernementales, crédits d’impôts pour la recherche et le développement, mentorat, prix de reconnaissance, cours de formation en entrepreneuriat…). Mais surtout, l’accès au marché exige de plus en plus de moyens financiers pour espérer se lancer et être compétitif, puis viable, en l’absence de règles communes et partagées de la concurrence, dans un contexte international d’échanges commerciaux où les règles varient souvent d’un territoire à un autre. Qui peut rivaliser de façon réaliste et durable avec un modèle d’affaires basé sur la vente à perte et financé par l’argent de la spéculation boursière ? La plate-forme de vente en ligne « Amazon » aurait-elle pu opérer pendant presque deux décennies sans atteindre le seuil de rentabilité, et s’imposer au détriment des entreprises établies, vivant de leur autofinancement et dans l’obligation (bien normale) d’ajouter une marge de profit dans le calcul du prix facturé au client, si elle n’avait pas eu le soutien abondant d’un système financier avide et d’une législation par trop permissive ? Marché artificiel et « bulle financière » pour les uns, liberté totale de concurrence et opportunisme légitime (« legit ») pour les autres, le pragmatisme commande de prendre en compte ce qui est, sans s’interdire de s’interroger sur ce qui pourrait ou devrait être. Dans tous les cas, la définition de l’entrepreneur d’aujourd’hui ressemble moins à celle de Joseph Schumpeter pour qui, aux siècles précédents, il ou elle, est un individu qui a une idée, un inventeur. La démarche d’affaires actuelle consiste plutôt en une stratégie délibérée de domination économique par tous les moyens (y compris le vol de propriété intellectuelle), où l’argent n’a guère plus de valeur (non seulement l’endettement n’est plus tabou mais il est sanctifié !), le capitalisme n’a pas de conscience ni de morale, le client est un prétexte, une variable (Lire l’excellent Gaspard Koenig sur la monétisation des données personnelles). Ce qui compte, ce n’est pas tant la rentabilité ou la satisfaction du consommateur que la valorisation rapide et exponentielle des actions de l’entreprise qui passe par une conquête fulgurante et massive d’une industrie facilement pénétrable et lucrative de préférence. C’est, essentiellement, la loi du plus fort ; or, l’union faisant la force, les effets de réseaux et des médias sociaux accentuent l’impression d’un développement hors-sol et d’une influence globale de l’économie virtuelle…Certains ont tout simplement défié les lois de la gravité économique, et souvent ignoré la légalité grâce, ou à cause, d’une justice trop lente, toujours tardive et souvent archaïque, pour vivre en apesanteur. Ils flottent dans l’ère numérique et baignent dans l’insouciance, à crédit, mais avec une agilité extrême et une ambition féroce. Pour ces illusionnistes, tout est bien dans le meilleur des mondes possibles.
La force du partenariat
Mais revenons sur terre et cultivons notre réseau francophone car notre propos n’est pas de discuter du paradigme ou des mystères du capital à l’instar de l’éminent Hernando de Soto mais plutôt de l’association des forces de futurs partenaires d’affaires qui peut, en effet, permettre d’accélérer la naissance et la croissance de l’entreprise.
Cette association implique une dynamique collective avec de nouvelles personnes, souvent connues de l’entrepreneur et de son entourage, ou parfois inconnues et rencontrées au gré des circonstances de réseautage, par exemple. Dans les deux cas, il n’est pas rare que l’entrepreneur et ses nouveaux contacts ne partagent pas nécessairement des antécédents professionnels communs ou une expérience de collaboration de travail dans un contexte d’affaires, voire même une connaissance ou une confiance mutuelles approfondies et suffisantes. Deux amis pratiquant un sport dans la même équipe s’entendront-ils dans une relation d’affaires sans être confrontés à de nombreuses remises en cause et sans effectuer de délicats ajustements ? Alors comment savoir si les nouveaux partenaires, en affaires, sauront s’entendre et travailler efficacement ensemble ? Quels sont les principes et les valeurs qui guideront la conduite de leur partenariat ? Que se passera-t-il en cas de divergence, de désaccord, de mésentente, ou de situation conflictuelle ?Paradoxalement, cette question du fonctionnement (ou de la gouvernance) du partenariat est fortement délaissée, voire oubliée, dans la thématique centrale de l’entrepreneuriat. L’accent est mis, notamment et à juste titre, sur le potentiel de ventes, la traction du produit sur le marché, le retour sur investissement…Pourtant, les conflits n’ont pas disparu. Nombreux sont les chefs d’entreprise français qui ont tenté de s’allier à leurs homologues québécois pour pénétrer le marché américain en pensant que leur proximité linguistique faciliterait leur compréhension mutuelle…C’était sans compter les multiples embûches liées aux différences culturelles et de pratiques d’affaires. La langue peut être commune mais le langage est propre et reflète des mentalités, parfois situées aux antipodes. Comme le dit, désormais, l’adage « Lorsque le contrat est signé, la négociation s’achève pour l’un alors qu’elle commence pour l’autre…». Les périodes de doute ont continué de coexister avec l’évolution de l’histoire, des épidémies, des pandémies, des échanges commerciaux, des rencontres entre hommes et femmes en quête d’aventure, d’exploration, de création d’entreprise, d’invention, d’innovation…Des idées deviennent des projets qui, à leur tour, réunissent des « croyants » d’un nouveau genre, des entrepreneur(e)s débordant d’énergie, d’optimisme et d’enthousiasme, lesquels forment des alliances en vue de transformer le monde. Cette transformation appelle une organisation, le partenariat d’affaires, et une entente, le contrat ou la convention, censés pourvoir aux besoins des acteurs économiques unis dans l’espoir de rencontrer le succès et de créer de la richesse, c’est-à-dire une plus-value ou de la valeur ajoutée, au sens large. Cette perspective d’affaires suppose une prise de risque calculé, des investissements industriels, en nature ou en numéraire plus ou moins proportionnés, une utilisation du capital, une répartition du travail, un partage des gains (ou des pertes) éventuels, une distribution des rôles et des règles de fonctionnement pour tendre vers un but commun, unis comme un seul homme.
Le rôle du médiateur
Force est de constater, en pratique, que la nature des entreprises, des hommes et des femmes qui les animent, est d’une extraordinaire complexité et que les communications humaines prennent très souvent la forme d’une énigme pouvant conduire à l’impasse et au conflit. Au cœur de chaque conflit gît une situation unique, un monde en soi, complexe, dynamique et circulaire, une sorte de boucle à l’infini. Aussi pour espérer sortir de cette aporie, il faut chercher ailleurs les clés de nos défaillances humaines. C’est, ici, que le médiateur, ou le facilitateur, entre en scène avec pour mission de faire s’accorder les parties en dissidence. Il occupe une place centrale et joue un rôle majeur. Il s’immisce au milieu d’elles, et révèle la conflictualité entre les partenaires. Pour cela, il écoute, il s’informe, il questionne. Il dispose de plusieurs instruments dont celui de la confiance, et il peut, dès lors, devenir un formidable chantre de la reliance comme dirait Edgard Morin. Pour bien comprendre la dynamique de l’interaction conflictuelle il convient, pour le tiers intervenant, d’adopter une approche non linéaire (encore que la chronologie des évènements a son importance), soit une approche circulaire, itérative, car il n’existe pas une seule cause mais, plutôt, un faisceau de facteurs à l’origine d’un conflit. Cette approche prend encore davantage de relief dans des contextes culturels variés où le besoin de comprendre et de valider l’universalité des attributs de la confiance (respect, transparence bonne foi…) suppose d’apporter un éclairage, une couleur locale, plus typiques et adaptés aux codes culturels d’affaires des partenaires liés. Ayant eu l’opportunité de négocier et de conclure une vingtaine de partenariats internationaux, je suis convaincu que chaque expatrié a probablement vécu le même phénomène paradoxal de la confiance : elle s’établit, à chaque fois, de façon identique mais de manière variable. Son secret est encodé dans une infinité de combinaisons selon le cadre d’interactions interculturelles. L’aide d’un tiers intervenant s’avère indispensable.
Prévenir le conflit
Quels sont donc les mécanismes qui préviendront ces risques ou permettront de surmonter ces antagonismes ? Au Québec, la convention d’actionnaires répond surtout à un besoin légal et couvre les événements majeurs de la vie de l’entreprise (constitution et répartition du capital, rémunération et responsabilités des administrateurs du conseil d’administration, etc…). Le contrat a une forte teneur juridique. Lors de sa formation, il est, par nature, le fruit d’exigences de la loi et de clauses dites « usuelles ou standards » que les avocats rédigent selon le lexique de la profession, avec le souci légitime de représenter chacune des parties et de défendre les intérêts de leur client selon un processus de négociation. Mais ce contrat ne saurait être suffisamment adapté et efficace pour aider les nouveaux partenaires à se connaître, à communiquer ensemble, à se faire confiance, à collaborer et à partager ; autrement dit, à s’entendre et à travailler harmonieusement pour réussir en tant qu’équipe. C’est, ici, que prennent toute leur importance la formation et le conseil en création et gestion de partenariat. Qu’il s’agisse d’une entente informelle, d’un projet de rédaction de partenariat préventif ou d’une charte, il est dans l’intérêt des partenaires d’affaires, et plus particulièrement des jeunes entrepreneurs encore inexpérimentés, de se former un minimum à la gestion stratégique des alliances, de se doter d’une feuille de route, d’outils de gestion personnalisés, de mécanismes préventifs souples, simples et rapides de gestion des conflits, et d’une culture intégrative fondée sur une logique collaborative des parties, orientée vers l’intérêt supérieur du partenariat. Car les tensions, les frictions et la pression viennent inévitablement s’installer dans la vie des organisations qui sont des entités humaines composées de femmes et d’hommes vulnérables, imparfaits et émotifs. Mais les partenaires d’affaires pensent-ils à contacter un médiateur pour prévenir un conflit qui n’existe même pas encore ? Lorsque deux entreprises décident de devenir partenaires ne devraient-elles pas se prémunir contre des conflits potentiels émanant d’éventuels désaccords ? Ces manques peuvent avoir un impact direct sur le succès du partenariat et, donc, de l’entreprise.
La richesse, la pertinence et l’efficacité d’un accompagnement spécifique en gestion stratégique des alliances et des risques de conflits des partenariats, fourni aux entrepreneurs devenus partenaires d’affaires, peuvent s’avérer déterminantes dans le parcours entrepreneurial dessiné par les mentors (ou « coachs ») au sein des programmes d’incubateurs et d’accélérateurs. De l’idéation à la mise en marché en passant par les multiples ateliers stratégiques, il est indispensable d’inclure une formation ad hoc pour réussir son partenariat d’affaires et transmettre aux dirigeants les compétences pour prévenir et régler leurs différends. À l’heure où l’Organisation Mondiale du Commerce est paralysée, et à l’instar des nombreux pays de culture, ou d’obédience, anglophone qui ont conservé non seulement la langue anglaise comme dénominateur commun mais aussi un système de droit de « common law », les pays de la francophonie pourraient développer ensemble de nouvelles pratiques (la médiation préventive), de nouveaux outils (le partenariat préventif) pour renforcer leurs alliances commerciales (charte de partenariat) en s’inspirant d’une mixité de droits, dont le droit de tradition civiliste, et d’un droit plus souple ainsi que de valeurs universelles à l’image du Canada.
Loïc Berthout
Loïc Berthout est médiateur et accompagne les entreprises dans la prévention et le règlement des différends. C’est un pionnier du commerce électronique. Il a ensuite parcouru le monde pour réaliser des investissements et nouer des alliances stratégiques avec Triotech, leader des technologies 3D interactives. Il a mis sur pied et piloté 20 coentreprises sur 5 continents. Loïc est également producteur de vin et a assuré la mise en marché de « The French Lieutenant » dans la vallée de Napa. Aujourd’hui, Loïc travaille sur des missions spécifiques d’accompagnement (coaching d’affaires), de planification stratégique et de médiation commerciale.
Loïc est également impliqué dans le domaine académique et titulaire d’un MBA en finances (Angleterre), d’une MSc en marketing (France) ainsi que d’un DESS en droit (Canada). Il a été formé en stratégie à l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr et à HEC Montréal.
Le gouvernement a livré quelques précisions sur les mesures destinées à amortir les effets de la crise sanitaire. Doté de 100 milliards d’euros, le plan de relance semble faire la part belle à la transition écologique. Sauf qu’ils usent, voir abusent de vieilles ficelles… Les biotechnologies, la recherche, les télécommunications, les arts, le tourisme, les nouvelles technologies et ses « start-up », sont les grands oubliés de ce plan !
le plan « France relance » en 3 piliers
Annoncé mi-juillet, mûri pendant l’été, le plan de relance de l’économie française est enfin dévoilé. Le gouvernement entend mobiliser quelque 100 milliards d’euros, dont on connaît maintenant globalement la répartition. Transition écologique,compétitivité, cohésion sociale : trois piliers ont été identifiés pour tenter de rebondir après la crise liée à la pandémie de coronavirus. Reste à savoir quelles seront les mesures concrètes, présentées ce jeudi à la mi-journée par le Premier ministre, Jean Castex.
En conclusion de cette présentation, le Premier ministre a défini « trois exigences ». D’abord, « la concertation. Le sujet sera au menu de la prochaine conférence de dialogue social que je réunirai au mois d’octobre ». Ensuite, « le suivi de l’exécution. Nous allons mettre en place un suivi de l’exécution pour rendre compte et permettre la rapidité de sa mise en oeuvre. Les ministères seront clairement responsabilisés ». Et enfin, « la territorialisation à chaque fois que cela sera possible. Ce plan sera décliné dans tous les territoires y compris dans les territoires ultramarins. Les collectivités territoriales qui le souhaitent pourront compléter les actions engagées dans le cadre de leurs compétences respectives».
La transition écologique par les industries !
Le pilier vert du plan de relance, chiffré à 30 milliards d’euros, va faire franchir à la France une étape décisive vers la décarbonation de l’économie estime, dans une interview aux « Echos » la ministre de la Transition écologique. Qui souligne aussi « le besoin d’investir » dans le nucléaire même si les montants resteront limités (470 millions). « Les transports bénéficieront de près de 11 milliards au total dont plus de la moitié au secteur ferroviaire », a pour sa part confirmé Barbara Pompili, la ministre de la Transition écologique. Le développement d’un futur « avion vert » sera également encouragé, s’agissant de l’aérien.
Les énergies et technologies vertes, en particulier l’hydrogène, feront l’objet d’investissements massifs, dont comme la rénovation des bâtiments.
« Nous ouvrirons de nouveaux marchés d’avenir, notamment dans les filières industrielles », a indiqué le locataire de Bercy, Bruno Le Maire, regrettant que « depuis 25 ans, la France se repose sur ses lauriers ».
Relocalisation et allègements d’impôts au programme
« La France sortira plus forte de la crise économique qu’elle n’y était entrée, avec une économie plus compétitive, plus décarbonée et plus solidaire », a affirmé Bruno Le Maire, prenant la suite de Jean Castex. Avant d’évoquer des subventions en faveur de relocalisations, notamment dans le secteur de la santé, atteignant « un milliard d’euros sous forme d’appels à projets ». Mais aussi d’importantes baisses d’impôts : « nous baisserons les impôts de production de 10 milliards d’euros », a indiqué le ministre de l’Economie.
Au total, les entreprises bénéficieront également de 3 milliards d’euros d’allègements sur leurs impôts fonciers, a-t-il assuré. En effet, l’exécutif souhaite également baisser les impôts de production et les impôts fonciers des entreprises (à hauteur de 3 milliards d’euros). Enfin, plusieurs milliards d’euros seront injectés pour soutenir l’emploi, à travers un plan jeunes « massif » doté de 6,7 milliards d’euros et un « bouclier anti-chômage » de 7,6 milliards.
Le gouvernement accorde une place centrale aux entreprises de taille moyenne dans son plan de relance. La baisse des impôts de production de 10 milliards par an profitera, normalement, à 75 % aux ETI, PME et TPE.
Présentation du plan France Relance – Jean Castex
Pas d’inquiétude sur la dette
« Il n’y aura pas de hausse d’impôts. Nous ne reproduirons pas l’erreur de procéder à des hausses de fiscalité qui affaibliraient notre croissance », a confirmé Jean Castex. « Pour autant, nous préserverons la soutenabilité de notre dette publique […] L’impact du plan de relance sur notre ration de dette sera résorbé en 2025 », a assuré le chef du gouvernement, selon qui « le pire aurait été de ne pas faire de plan de relance ».
Pas de soutien pour les entreprises détenues par les Français à l’Etranger
La sénatrice des Français de l’Etranger, Jacky Deromedi, avait proposé en juillet 2020 à travers des amendements à la loi rectificative du budget 2020, la mise en place d’un fond de soutien des entreprises à capitaux français mais dont l’activité est à l’étranger. Filiales de groupe ou entreprises fondées par des Français, elles participent pourtant au rayonnement de la France et soutiennent l’économie, dont l’emploi, en France grâce à leurs importations de produits français dans leurs pays, aux remontées de capitaux, etc.
Cependant, pas une ligne dans la première mouture du plan fourni par le gouvernement, ce jeudi 03 septembre 2020. Les sénateurs proposeront-ils de nouveau un dispositif de soutien ? Rien n’est moins sûr.
Vivre avec le virus
Accélérer la transformation de l’économie française, voilà l’objectif de ce plan, « le plus massif annoncé à ce jour parmi les grands pays européens », selon Jean Castex. « Après la sauvegarde, la consolidation et l’offensive », a-t-il asséné. Les mesures prises devront servir de « levier » pour le reste de l’économie, et en particulier sur l’emploi. Même si « avec ce plan, nous soutenons dès aujourd’hui l’emploi de ces premières victimes de la crise : les jeunes et les demandeurs d’emploi », a indiqué le Premier ministre.
« La France a tenu, mais elle est affaiblie », a reconnu le premier ministre, avant d’appeler une nouvelle fois au respect des gestes barrière contre le coronavirus.
« Il y a en France une liberté de blasphémer » déclarait Emmanuel Macron.
« Les terroristes ont perdu » affirmait son prédécesseur François Hollande, en fonction au moment des attentats. Mais que reste-t-il de ce que l’on a appelé en France l’esprit Charlie, cinq ans plus tard ?
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Au moment, où parait un sondage, indiquant que 74% des jeunes résidents en France font passer les valeurs confessionnelles devant les valeurs de la République, il est important de rappeler que l’esprit « Charlie » n’est pas une lubie de quelques bobos parisiens ! Mais bien l’incarnation de l’esprit des lumières et du sens républicain qui doivent rester le fondement, le socle, de notre vie commune au sein de la nation unie.
« Moi, je trouve qu’il ne faut pas se coucher, je crois que l’esprit de la France, c’est ça ! » lance Alexia, graphiste, en regardant la couverture du dernier numéro de « Charlie Hebdo ». « C’est vrai que c’est une tragédie ce qui est arrivé à “Charlie’”, mais faut pas céder, non, faut pas céder. »
Comme d’autres clients interrogés devant un kiosque à journaux parisien par les journalistes de l’AFP, Alexia réagit à la republication des caricatures de Mahomet par « Charlie Hebdo » mardi 1er septembre, veille de l’ouverture du procès des attentats de janvier 2015.
« C’est normal ! C’est le respect pour ceux qui sont partis, en fait, ça ne doit jamais mourir, faut pas oublier, on n’a pas le droit ! », explique Lionel, retraité.
Au moment où il achète le journal s’ouvre le procès de l’attentat qui a décimé la rédaction de « Charlie » en janvier 2015.
Caricatures publiées par Charlie Hebdo
Les douze dessins reproduits par « Charlie Hebdo » sur sa une avaient été publiés initialement par le quotidien danois « Jyllands-Posten » le 30 septembre 2005, puis repris par l’hebdomadaire satirique en 2006. Ils montrent notamment le prophète portant une bombe au lieu d’un turban, ou en personnage armé d’un couteau flanqué de deux femmes voilées de noir.
Outre ces caricatures danoises, la une du prochain « Charlie Hebdo », sous le titre « Tout ça pour ça », reproduit également une caricature du prophète signée par son dessinateur Cabu, assassiné dans l’attentat du 7 janvier 2015.
« On nous a souvent demandé depuis janvier 2015 de produire d’autres caricatures de Mahomet. Nous nous y sommes toujours refusés, non pas que cela soit interdit, la loi nous y autorise, mais parce qu’il fallait une bonne raison de le faire, une raison qui ait un sens et qui apporte quelque chose au débat », a expliqué également la rédaction du journal, dans un article publié au sein du même numéro.
« Reproduire cette semaine de l’ouverture du procès des attentats de janvier 2015 ces caricatures nous a alors semblé indispensable », ajoute l’équipe de « Charlie Hebdo », qui estime que ces dessins ont valeur de « pièces à conviction » pour ses lecteurs et les citoyens dans leur ensemble.
Mali : un civil a été tué par des soldats français de la force Barkhane. Que sait-on du drame ? Le point sur place avec notre correspondant Kaourou Magassa.
« Arrêtez de financer notre mafia ». Tel était le slogan visible sur les pancartes des protestataires rassemblés devant la représentation de la Commission européenne à Sofia.
Les manifestants réclament la démission de leur Premier ministre et du procureur général.
Des milliers de Bulgares descendent quotidiennement dans les rues, et ce, depuis 54 jours, appelant à la démission du Premier ministre Boyko Borissov et du procureur général Ivan Geshev sur fond de corruption. Les malversations répandues de ces derniers ont sapé les institutions nationales et grandement profité aux figures de proue du pays. Par ailleurs, nombreux sont ceux qui incriminent M. Geshev pour son manque d’impartialité et de compétences.
« Nos manifestations témoignent de plusieurs symboles, comme vous le voyez sur les affiches que nous brandissons. Nous représentons la classe ouvrière qui a décidé d’arrêter de travailler pour dénoncer le trompe-l’œil démocratique de l’UE », a expliqué Pavel, l’un des protestataires, à bTV channel. « Je m’adresse ici à tout un chacun. Nous devons ouvrir les yeux et identifier la réelle nature de la démocratie bulgare », a-t-il enchéri.
Une grande partie de citoyens soutient ces manifestations. Il en va de même pour le navire européen. Toutefois, pour de nombreux Bulgares, les aides financières européennes sont majoritairement utilisées pour remplir les poches des mamamouchis au pouvoir. Elles ne remplissent donc pas leur tâche première : la création d’une cohésion et le soutien à ceux dans le besoin.
Récemment, les protestataires ont ciblé une institution précise au sein de la capitale, la représentation de la Commission européenne.
« Nous avons adopté un angle européen afin d’attirer l’attention des médias », a déclaré Pavel.
« Le trompe-l’œil démocratique de l’UE sape votre avenir. Il profite au parti “Citoyens pour le développement européen de la Bulgarie (GERB)” et aux autres partis de coalition », pouvait-on lire sur l’un des écriteaux du rassemblement. Le GERB (PPE) et le VMRO-BND constituent une coalition d’extrême droite.
Toutefois, l’évènement phare du 54e jour des manifestations est survenu à la suite de l’annonce du Parti socialiste bulgare (BSP), avançant qu’il ne soutiendrait pas le projet de Boyko Borissov d’élaborer une nouvelle constitution.
Selon un sondage mené lundi, une majorité de Bulgares ne voient pas la nécessité d’une nouvelle constitution. Il semblerait que le Premier ministre cherche seulement à gagner du temps pour ne pas avoir à démissionner avant les élections au printemps prochain.
Le BSP (Renew) fait officiellement partie de l’opposition, mais il maintient des relations stables avec le GERB. Leur décision a donc jeté un pavé dans la marre, poussant les leaders des manifestations à déclarer que « dorénavant, M. Borissov n’avait pas plus d’autres choix que de démissionner ».
En effet, le Premier ministre a besoin des votes du BSP afin d’enclencher les procédures visant à établir une nouvelle constitution, étant donné qu’une majorité de 180 députés sur 240 est requise pour ce faire. Qui plus est, Boyko Borissov et ses alliés ne représentent qu’un peu plus de 120 sièges.
L’opposition a appelé les citoyens à manifester en nombre dans les rues de la capitale ce mardi 1er septembre.
En temps de paix, jamais l’interventionnisme au sein des grands pays occidentaux n’a atteint un tel niveau.
Au nom de la raison sanitaire, l’État impose des contraintes encore impensables il y a quelques mois. Sur le terrain de l’économie, pour endiguer une récession volontairement provoquée, les pouvoirs publics mettent en œuvre des plans de relance, de soutien sur fonds de politique monétaire accommodante, et de transition énergétique dont le montant atteint des sommets.
Un plan à 100 milliards d’euros
Le gouvernement a prévu un plan de 100 milliards d’euros, soit un tiers du budget d’avant crise qui s’ajoutent aux 470 milliards d’euros de dépenses et d’engagement pris en charge depuis le mois de mars par l’État. Au total, le cout du coronavirus pourrait atteindre près du quart du PIB du pays. Face à l’épreuve provoquée par l’épidémie, il convient de se réjouir de la capacité des pouvoirs publics à en limiter les effets avec l’appui des contribuables, de la Banque centrale européenne et, prochainement, de nos partenaires européens.
Des déficits abyssaux
Cette avalanche de crédits donne l’impression que les déficits n’ont plus de limite, qu’il est possible de s’affranchir de toutes les règles. Pour certains, cette situation est une aubaine ; pour d’autres, l’avant-veille d’une crise financière de grande ampleur. Les premiers estiment que le système économique du monde d’hier était à bout de souffle tant sur le plan environnemental que social. Selon eux, la crise permet d’accélérer la transition énergétique, de peser sur les comportements et de réduire les inégalités. Pour les seconds, le laisser-aller financier généralisé ne peut que conduire à une large banqueroute ou au retour de l’inflation. Dans l’histoire, les exemples en la matière ne manquent pas.
Avant la crise, la France vivait entre 10 à 15 % au-dessus de ses moyens grâce à la persistance d’un double déficit budgétaire et de la balance des paiements courants. Depuis 2003, l’euro a permis de ne plus être soumise à la contrainte des réserves de change. Au niveau des déficits, elle a bénéficié d’une relative tolérance de la part de la Commission de Bruxelles et de ses partenaires. Sera-t-il possible durablement de poursuivre dans cette voie ? Les pays d’Europe du Nord accepteront-ils de payer indéfiniment sous forme de taux d’intérêt négatifs pour les États dépensiers ? Les investisseurs continueront-ils de placer leurs capitaux dans un pays déficitaire ?
Le salut dans la croissance !
La réponse est dans le retour de la croissance. Sans elle, les capacités de remboursement disparaitront. Sans elle, la France comme d’autres, pourrait subir le sort de la Grèce entre 2012 et 2013. Le défi des prochains mois est donc le relèvement de la croissance potentielle, ce qui passe par une augmentation du nombre de personnes au travail et des gains de productivité. Même si de nombreuses règles économiques sont devenues caduques ces derniers temps, l’association, travail, capital et progrès technique est toujours de mise.
En temps de paix, jamais l’interventionnisme au sein des grands pays occidentaux n’a atteint un tel niveau.
Au nom de la raison sanitaire, l’État impose des contraintes encore impensables il y a quelques mois. Sur le terrain de l’économie, pour endiguer une récession volontairement provoquée, les pouvoirs publics mettent en œuvre des plans de relance, de soutien sur fonds de politique monétaire accommodante, et de transition énergétique dont le montant atteint des sommets.
Un plan à 100 milliards d’euros
Le gouvernement a prévu un plan de 100 milliards d’euros, soit un tiers du budget d’avant crise qui s’ajoutent aux 470 milliards d’euros de dépenses et d’engagement pris en charge depuis le mois de mars par l’État. Au total, le cout du coronavirus pourrait atteindre près du quart du PIB du pays. Face à l’épreuve provoquée par l’épidémie, il convient de se réjouir de la capacité des pouvoirs publics à en limiter les effets avec l’appui des contribuables, de la Banque centrale européenne et, prochainement, de nos partenaires européens.
Des déficits abyssaux
Cette avalanche de crédits donne l’impression que les déficits n’ont plus de limite, qu’il est possible de s’affranchir de toutes les règles. Pour certains, cette situation est une aubaine ; pour d’autres, l’avant-veille d’une crise financière de grande ampleur. Les premiers estiment que le système économique du monde d’hier était à bout de souffle tant sur le plan environnemental que social. Selon eux, la crise permet d’accélérer la transition énergétique, de peser sur les comportements et de réduire les inégalités. Pour les seconds, le laisser-aller financier généralisé ne peut que conduire à une large banqueroute ou au retour de l’inflation. Dans l’histoire, les exemples en la matière ne manquent pas.
Avant la crise, la France vivait entre 10 à 15 % au-dessus de ses moyens grâce à la persistance d’un double déficit budgétaire et de la balance des paiements courants. Depuis 2003, l’euro a permis de ne plus être soumise à la contrainte des réserves de change. Au niveau des déficits, elle a bénéficié d’une relative tolérance de la part de la Commission de Bruxelles et de ses partenaires. Sera-t-il possible durablement de poursuivre dans cette voie ? Les pays d’Europe du Nord accepteront-ils de payer indéfiniment sous forme de taux d’intérêt négatifs pour les États dépensiers ? Les investisseurs continueront-ils de placer leurs capitaux dans un pays déficitaire ?
Le salut dans la croissance !
La réponse est dans le retour de la croissance. Sans elle, les capacités de remboursement disparaitront. Sans elle, la France comme d’autres, pourrait subir le sort de la Grèce entre 2012 et 2013. Le défi des prochains mois est donc le relèvement de la croissance potentielle, ce qui passe par une augmentation du nombre de personnes au travail et des gains de productivité. Même si de nombreuses règles économiques sont devenues caduques ces derniers temps, l’association, travail, capital et progrès technique est toujours de mise.