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  • Les Entrepreneurs expatriés toujours en danger de mort

    Les Entrepreneurs expatriés toujours en danger de mort

    L’Italie soutient les entreprises fondées par des Italiens à l’étranger… Du côté des entrepreneurs français à l’étranger (EFE), il semble avoir aucun espoir de voir la France les soutenir.

    Un lien fort avec le tissu économique national

    Jacky Deromedi
    Jacky Deromedi

    Et pourtant, les EFE font travailler les Français. Plus de 70% d’entre eux ont conservé des liens avec le pays. Ils sont souvent des importateurs de produits français ou utilisateurs de services créés ou prestés en France. Les échanges générés par ces entreprises représentent 25 à 30% du commerce extérieur français selon la sénatrice Jacky Deromedi qui a écrit au Président de la République le premier décembre.

    En effet, en plus de la menace sur les emplois occupés par nos compatriotes dans de nombreux pays, c’est bien les travailleurs français qui pourraient être les victimes des défaillances existantes ou à venir des sociétés des EFE.

    Le comité national des conseillers du commerce extérieur s’en inquiète depuis cet été. Il a lancé enquêtes et consultations tout azimut afin de sensibiliser le gouvernement. Pas en reste, les sénateurs des Français hors de France, multiplient eux aussi symposiums et propositions de loi.

    Quelles solutions pour les expatriés entrepreneurs ?

    Alors que le soutien aux pays en développement est toujours massif, et sans remettre en cause son utilité pour la France et ces pays, surtout en cette période de crise, des voix s’élèvent pour qu’une partie de ces fonds soit affectée aux expatriés entrepreneurs. Car les Français, qui fondent des sociétés, font travailler les nationaux des pays d’accueil, leur consacrer une partie de l’enveloppe dédiée aux entreprises de ces territoires ne serait donc pas une trahison de l’esprit de ces programmes de soutien.

    Malheureusement, jusqu’à présent, le gouvernement et la majorité LREM à l’Assemblée nationale ont rejeté tous les amendements et projets de lois. La piste de la Banque Publique d’investissement ? Sa présidente la refermait lors de la dernière session de l’Assemblée des Français de l’étranger en octobre 2020. En effet, l’organisme public ne peut aider que des sociétés de droit français.

    Jacky Deromedi continue avec les acteurs économiques des communautés françaises à l’étranger à imaginer de nouvelles solutions. Olivier Cadic, lui, milite pour un renforcement des Chambres de commerce et d’industrie hors de France (cependant la gouvernance de ces dernières semblent être à revoir comme le démontre l’affaire du président de la CCI anversoise en Belgique qui détournait des fonds d’associations françaises locales à son profit).

    La seule évidence est que sans une prise de conscience du gouvernement français, une hécatombe est à prévoir en 2021 avec des vies brisées, des projets à terre et in fine de nouveaux Français dépendant de la solidarité nationale.

  • TV5MONDEplus : la plateforme francophone accessible partout

    TV5MONDEplus : la plateforme francophone accessible partout

    Annoncée comme LA plateforme numérique francophone, TV5MONDEplus a été lancée ce 9 septembre. Elle est gratuite, accessible partout dans le monde et portée par les pays partenaires de TV5MONDE.

    Après Netflix et Amazon Prime, bientôt rejoints par Disney Plus, après Auvio, RTL Plus et les autres offres de replay des chaines télé, un nouvel acteur débarque dans le monde de la vidéo à la demande. Et il est plutôt inattendu puisqu’il s’agit de TV5MONDE et son offre est gratuite !

    La chaine internationale a lancé TV5MONDEplus en septembre. C’est un peu moins de deux ans après que le président Emmanuel Macron ait manifesté son soutien à cette idée lors du Sommet de la Francophonie d’octobre 2018.

    « Je souhaite en particulier que l’on examine l’ambitieux projet canadien de bâtir, à partir de TV5MONDE, la plateforme numérique francophone. Nous devons nous battre pour défendre notre langue sur Internet »

    Emmanuel Macron

    En effet, l’idée de ce service de vidéo à la demande vient du gouvernement canadien. En janvier 2019, il annonçait déjà débloquer 14,6 millions de dollars sur 5 ans pour « augmenter la place de la langue française sur Internet. »

    Annonce confirmée en août 2019 avec l’annonce du service TV5MONDEplus, « nouvelle plateforme numérique pour la diffusion de produits audiovisuels francophones ».

    « Ce projet vise à propulser le virage numérique de TV5MONDE et à favoriser le rayonnement international des productions francophones canadiennes, notamment », avait alors expliqué la chaine dans un communiqué. « Le financement canadien dédié à la plateforme vise non seulement à augmenter la présence en ligne du contenu en français, mais aussi à offrir une visibilité accrue au contenu canadien de langue française et à offrir de nouveaux débouchés aux artistes et producteurs canadiens sur la scène internationale. »

    Dossier de Presse du lancement de TV5 MONDE PLUS

    Lors de son lancement canadien, en octobre 2019, TV5MONDEplus avait promis d’être disponible partout dans le monde en septembre 2020, et malgré la crise sanitaire, l’échéance a été respectée.

    Une ergonomie pensée pour tous

    Il faut reconnaitre qu’à l’instar des majors de la VOD, comme Netflix, la plateforme francophone est extrêmement simple d’utilisation, tant dans son ergonomie que dans la catégorisation du contenus.

    Pour ce qui est des programmes, TV5MONDE avait annoncé du contenu « issu des chaînes partenaires de TV5MONDE (France Télévisions, Radio-Canada, Télé-Québec, TV5 Québec Canada, RTS, RTBF), des productions propres (magazines d’information et culturels, documentaires), de coproductions en Afrique, de podcasts, d’achats de films de cinéma, de fictions, de documentaires et d’animation en provenance de toute la Francophonie ».

    Un accès facile de partout et gratuit

    Le potentiel est immense. France Télévision, la Télévision suisse comme canadienne et la RTBF proposent les programmes les plus populaires sur leurs territoires. S’ils en offrent une partie à TV5MONDEplus, qui ajoutera films et séries, la plateforme pourrait avoir un beau succès. Surtout qu’en de nombreux pays, nous n’avons pas accès aux services de replay français. 

    Le plus de la plateforme, c’est qu’elle est gratuite, facile d’utilisation et accessible dans le monde entier. TV5MONDEplus annonce qu’elle propose près de 5 000 heures de programmes, avec un renouvellement de l’offre de plus 150 heures tous les mois. Vous pouvez y accéder par le site web, mais aussi par les app Android ou IOS. 

    Ecoutez l’interview d’Yves Bigot le Président de TV5MONDE

    Yves Bigot Directeur Général de de TV5Monde. Photo by Francois Perrier

    Retrouvez l’interview papier en cliquant ICI.

  • Les trois sujets qui bloquent  un accord post-Brexit

    Les trois sujets qui bloquent un accord post-Brexit

    Les discussions entre Britanniques et Européens pour un accord post-Brexit ont atteint un moment critique, à moins d’un mois de la fin de la période de transition.

    Le coup de téléphone entre la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le Premier ministre britannique Boris Johnson lundi 7 décembre au soir n’a pas laissé entrevoir de sortie de crise. Les parties doivent désormais établir une liste des points de friction entre l’UE et la Grande Bretagne. Retour sur les trois derniers points de tension, qui bloquent la conclusion d’un accord, faisant craindre un « no deal » en fin d’année.

    La pêche, pomme de discorde

    Les Européens avaient promis un accord rapide sur la pêche, afin d’apaiser leurs pêcheurs qui craignent de ne plus avoir le même accès aux eaux britanniques, très poissonneuses. Mais l’inflexibilité des deux côtés de la Manche n’a pas permis de concilier des positions de départ aux antipodes : le statu quo dans l’accès à ces eaux côté européen, un contrôle total pour Londres avec des quotas négociés chaque année.

    L’activité ne représente qu’une part négligeable de l’économie des 27 et du Royaume-Uni puisque les Européens pêchent chaque année pour 635 millions d’euros dans les eaux britanniques et les Britanniques pour 110 millions d’euros dans celles de l’UE.

    Le sujet n’en reste pas moins explosif et très politique pour une poignée d’États membres, notamment la France, l’Espagne, la Belgique, les Pays-Bas, le Danemark, l’Irlande. Et hautement symbolique pour Londres.

    Les 27 conviennent qu’ils vont devoir restituer au Royaume-Uni une partie de ce qu’ils capturent chaque année dans ses eaux, aussi bien sur les côtes qu’au large. Mais ils sont loin de s’entendre avec Londres sur la taille de cette restitution.

    Les deux parties sont également en désaccord sur la durée de la période de transition garantissant un statu quo de quelques années dans l’accès des bateaux européens aux eaux britanniques. Enfin, les Européens entendent lier tout accord sur la pêche à l’accord économique dans son ensemble, ce que le Royaume-Uni refuse.

    Concurrence et respect de l’environnement

    L’UE est prête à offrir à Londres un accord commercial inédit sans droits de douanes ni quotas… Mais pas à laisser se développer à sa porte une économie dérégulée, qui la concurrencerait de manière déloyale. Exemple : pas question de voir le Royaume-Uni s’autoriser à polluer un peu plus, quand les producteurs du continent devraient respecter des normes environnementales strictes. Sur l’environnement, comme sur le droit du travail ou la transparence fiscale, Bruxelles a donc une demande majeure : que les Britanniques s’engagent à ne pas les réduire. Mais elle réclame aussi une « clause d’évolution » pour s’assurer d’une certaine convergence dans le temps. Parmi les éventualités, chaque partie pourrait suggérer des mises à niveau, qui pourraient ensuite être avalisées d’un commun accord.

    L’UE va plus loin sur un sujet qui l’inquiète particulièrement : les aides d’État. Elle craint que le Royaume-Uni ne subventionne ses entreprises et son économie à tour de bras, alors que les règles européennes sont très rigoureuses. Sur ce point, les demandes de l’UE sont encore plus restrictives. En cas de divergence, l’UE souhaite pouvoir recourir à des contre-mesures unilatérales et immédiates comme des droits de douane, avant même que le différend ait été tranché par une procédure d’arbitrage classique, ce que Londres rejette.

    La question de la gouvernance sous le feu des critiques

    Londres et Bruxelles ne sont pas encore parvenus à s’entendre sur la « gouvernance » du futur accord, en particulier les mécanismes à mettre en place en cas de différend. Le verrouillage juridique du futur texte est primordial pour les Européens depuis le projet de loi britannique remettant en cause certaines parties du précédent traité conclu entre les deux parties: l’Accord de retrait, qui encadre le départ du Royaume-Uni le 31 janvier dernier. Ce revirement a sérieusement entamé la confiance de Bruxelles.

    Les deux parties négocient un mécanisme de règlement des différends : un tribunal d’arbitrage en cas de violation de l’accord, à l’image de ce qui existe dans d’autres traités commerciaux à travers le monde. Principal point de rupture : l’idée d’une clause, réclamée par Bruxelles, qui permettrait, en cas de violation d’une partie de l’accord, de prendre des sanctions sur un domaine différent. Par exemple, si le Royaume-Uni ne respectait plus l’accord sur la pêche, l’UE pourrait appliquer des droits de douane sur les automobiles.

    Bruxelles pourrait en revanche devoir lâcher du lest dans sa volonté de voir la Cour de justice (CJUE), qui siège au Luxembourg, jouer un rôle dans ce processus pour toute question liée au droit européen. Face aux réticences de Londres, la Commission étudie désormais la possibilité de ne pas mentionner la CJUE dans le futur texte et d’éviter toute référence au « droit communautaire », selon plusieurs sources européennes.

    Un article publié par notre partenaire

  • Valéry Giscard d’Estaing, désormais «Loin du bruit du monde»

    Valéry Giscard d’Estaing, désormais «Loin du bruit du monde»

    L’ancien Président de la République, Valéry Giscard d’Estaing, nous a quittés le 2 décembre 2020, le jour d’Austerlitz, ce qui, pour le fin connaisseur de l’histoire napoléonienne qu’il était, est tout un symbole. En 2010, il avait écrit une achronie, « la victoire de la grande armée », mettant en scène un Napoléon à Moscou qui choisit la paix et l’Europe. Le Président a souvent pensé à une autre achronie, celle de sa victoire en 1981, lui permettant de poursuivre son projet pour la France et l’Europe. Il l’avait même écrite en épilogue d’un de ses livres. 

    Valéry Giscard d’Estaing a épousé l’histoire de la France et de l’Europe de 1945 jusqu’à maintenant. Participant à la Libération de Paris, engagé volontaire dans la première armée du Général Jean de Lattre de Tassigny, toute sa vie, il défendit une vision décrispée des relations internationales et prôna une Europe unie et forte.

    Un acteur de la vie politique française et européenne pendant 50 ans

    Dans son dernier essai, en 2014, «Europa», il proposait une relance de la construction européenne avec la création d’une fédération autour d’un noyau constitué de douze pays. 

    Dernier Ministre des finances avoir à son actif un excédent budgétaire en 1973, il dût faire face ensuite à deux chocs pétroliers. A son départ de l’Elysée, en 1980, le déficit public ne dépassait pas 0,5 % du PIB et la dette publique atteignait 21 % du PIB. Les revenus ont constamment augmenté malgré la hausse du chômage qui resta néanmoins inférieur à 6% de la population active. Des chiffres qui laissent songeur de nos jours.

     Polytechnicien et énarque, Valéry Giscard d’Estaing aimait mettre l’économie en équation et rendre intelligibles les concepts les plus ardus, ce qui ne l’empêchait de faire preuve d’un réel pragmatisme et esprit d’ouverture. Il a aimé travailler avec René Monory, garagiste de son état, qui fut son Ministre de l’Economie de 1979 à 1981. Dans son dernier roman publié au mois d’octobre, « Loin du bruit du monde », il lui rend un vibrant hommage. Il rappelle que « dans son nouveau ministère, il (René Monory) s’était intéressé au sort de l’épargne populaire et avait fait adopter en sa faveur un régime fiscal allégé et simplifié qui lui avait valu une large popularité ». Il s’agit des fameuses SICAV Monory, investies en actions et qui avaient été souscrites par près d’un million de personnes en deux ans.

    Moderniser la France 

    Avec le Premier Ministre, Raymond Barre, le Ministre de l’Economie allégea l’encadrement du crédit et entama la libéralisation des prix. Le contrôle des changes fut également levé. Convaincu que le rang de la France dépend, avant tout, de son attractivité économique, Valéry Giscard d’Estaing s’engagea fortement dans la modernisation du système de télécommunication française afin que les Français n’aient plus à attendre des mois pour avoir une ligne de téléphone. Il a également favorisé le lancement du Minitel, l’ancêtre d’Internet. 

    Au niveau des infrastructures, la France rattrape durant son septennat son retard au niveau du réseau autoroutier. Il décide la réalisation de la ligne Paris Lyon à grande vitesse. Il accélère le plan de construction des centrales nucléaires afin de réduire la dépendance au pétrole de la France, pétrole dont le prix du baril fut multiplié par près de 15 entre 1974 et 1981. 

    Un libéral de conviction

    Libéral de conviction, le Président Giscard d‘Estaing fut également à l’origine d’importantes avancées sociales. Sous son septennat, la Sécurité sociale est ainsi généralisée par les lois du 4 juillet 1975 et du 2 janvier 1978, le minimum-vieillesse est revalorisé de 63 % et les pensions de retraite de plus de 25 %. L’allocation aux handicapés adulte fut créée par la loi du 30 juin 1975. Le collège unique est institué par René Haby, en 1976 ; cette réforme parfois contestée permet néanmoins aux jeunes Français de toutes conditions d’accéder à l’enseignement secondaire.

    Durant le septennat, sont adoptées les premières grandes lois concernant la protection des consommateurs et des données (création de la CNIL). Valéry Giscard d’Estaing s’est par ailleurs dès son élection, engagé dans la protection de l’environnement en mettant un terme à l’extension des voies sur berges à Paris et décide de réduire la hauteur des tours. Il fait adopter en 1976 la première grande loi sur la protection de la nature et du cadre de vie. En 1977, il s’opposa à la destruction de la gare d’Orsay et décida d’y installer le musée du XIXe siècle.

    Des antidotes au déclin 

    Après son départ de l’Elysée en 1981, il essaya de comprendre les causes du déclin économiques de la France. Son approche était différente de celle du Général de Gaulle qui pensait avant tout la puissance comme une expression géopolitique au sens classique du terme. Le Président Giscard d’Estaing estimait que la puissance de la France supposait son intégration, sans arrogance, dans une fédération européenne. Il pensait surtout que les Français méritaient et pouvaient faire beaucoup mieux au regard des atouts que le pays possède. 

    A ses yeux, la France en raison d’un goût immodéré pour « le colbertisme monarchique et le centralisme jacobin » peinait à s’adapter « à la globalisation et à l’ouverture du monde » (Les Français, Réflexion sur le destin d’un peuple – 2000). Dans son ouvrage de 1984, « deux Français sur trois », il soulignait que « la politique économique de la France est prise entre deux pinces d’une même tenaille. D’un côté, la tradition culturelle de l’intervention de l’Etat et de l’aversion pour le profit, de l’autre, la puissance et la capacité de l’administration qui entendent s’exercer sur la proie économique. La liberté et la créativité ne sont pas reconnus comme des ressorts fondamentaux ».

    Deux Français sur trois 

    Valéry Giscard d’Estaing était convaincu que les divisions des Français constituaient un des maux les plus profonds du pays. Il souhaitait ardemment qu’une grande partie de la population, « deux Français sur trois », partagent les mêmes principes, les mêmes valeurs afin de pouvoir réformer la France. Il regrettait que la réalisation des réformes en France fût très difficile en raison de la juxtaposition en permanence de l’intérêt général et des intérêts privés. Sur ce sujet, il écrivait ainsi en 2000 que les Français aspirent « à la table rase, au rêve idéaliste et confus d’une réforme qui changerait tout, une sorte de club de vacances en Utopie. Parallèlement, ils ont une idée très concrète de l’enjeu des réformes : c’est un changement qui leur apporterait une satisfaction personnelle. Ils examinent tout projet de réforme à partir d’un point de vue individuel et non d’un projet collectif… Le mécontentement de ceux qui perdent à une réforme est plus vif et tenace que l’est la satisfaction de ceux qui y gagnent ». Des propos sans nul doute à méditer en ce qui concerne le destin de la réforme des retraites.

    Le rêve d’une France apaisée 

    Ayant occupé un très grand nombre de fonctions électives, locales et nationales, Valéry Giscard d’Estaing n’a eu de cesse de défendre une France décentralisée et apaisée. Il avait compris le rôle de la communication non seulement pour ses campagnes électorales mais aussi pour le bon fonctionnement de la société. Dans son livre « Démocratie Française », il écrivait, en 1976, « notre société doit être une société de communication et de participation. Ne proposer aux hommes et aux femmes que la poursuite de leur intérêt individuel, dans l’égoïsme et l’isolement, ignoreraient les aspirations les plus profondes de la société française d’aujourd’hui, et notamment celles de la jeunesse. D’où l’idée d’un double dépassement, dépassement de la quantité vers la qualité, du niveau de vie vers le genre de vie, de la rémunération du travail vers le contenu et le sens du travail, de la croissance sauvage vers la nouvelle croissance, de la destruction de la nature vers l’écologie. Dépassement de soi vers les autres afin de rétablir, par l’expression, l’échange, et la participation communautaire, une communication que notre société de béton et de formalités administratifs a rompue. ». 

  • La Suisse en pointe pour l’IA médicale.

    La Suisse en pointe pour l’IA médicale.

    Actuellement, les systèmes de santé génèrent plus de données numériques que les professionnels de la santé ne peuvent en analyser. L’intelligence artificielle (IA) devrait permettre d’établir des diagnostics plus précis et de prendre de meilleures décisions en matière de soins.

    L’Université de Berne et l’Inselspital ont annoncé la création du Center for Artificial Intelligence in Medicine (CAIM). Nouvelle plateforme dans le domaine de l’intelligence artificielle en médecine, le centre sera inauguré en janvier 2021, avec comme partenaires le Service de Psychiatrie Universitaire (UPD) et l’Institut suisse pour la médecine translationnelle et l’entrepreneuriat (sitem-insel).

    Création d’un centre de pointe à Berne

    Christoph Ammann, conseiller fédéral, membre du conseil d’administration et Directeur de l’économie, de l’énergie et de l’environnement du canton de Berne, se réjouit : « Le pôle médical bernois repose sur une université reconnue et un hôpital universitaire très innovant. Berne occupe désormais une position de leader dans le domaine de l’intelligence artificielle». Le CAIM va renforcer les compétences de la médecine de précision à Berne, déjà à l’avant-garde avec le Bern Center for Precision Medicine.

    Le secteur de la santé génère aujourd’hui plus de données que les professionnels de la santé sont en mesure d’analyser. L’intelligence artificielle (IA) permet de mieux établir des diagnostics. Les traitements deviennent plus précis, des interventions inutiles peuvent être évitées. Dans les thérapies contre le cancer, par exemple, les plans de traitement peuvent être conçus plus spécifiquement, afin de réduire l’exposition aux radiations.

    Nouvelle plate-forme pour la recherche, l’enseignement et la médecine translationnelle, le CAIM démarrera ses activités en janvier 2021. Organisé en tant que centre de recherche virtuel, il sera rattaché à la faculté de médecine de l’Université de Berne.

    Un réseau : université, cliniques, entreprises.

    Le nouveau centre bénéficie de l’excellent réseau bernois de clinique, recherche et industrie. Il pourra s’appuyer sur le lien entre la recherche de pointe en médecine et l’ingénierie, par exemple à l’ARTORG Center for Biomedical Engeneering Research de l’Université de Berne, et l’Inselspital, le plus grand hôpital universitaire de Suisse, à la pointe en matière de numérisation. « Cette constellation unique permet au CAIM de combiner les connaissances acquises dans le cadre de l’étroite collaboration avec les cliniques et l’industrie – et fais ainsi du CAIM un véritable incubateur pour les techniques IA médicales », relève Raphael Sznitman, directeur du centre ARTORG et chef de projet du CAIM.

    Le CAIM réunit les initiatives déjà en cours dans le domaine de la numérisation au sein de la faculté de médecine : cinq chaires dans le domaine IA et numérisation dans la médecine ont été créées. Pour Christian Leumann, recteur de l’Université, «La mise en réseau de la recherche dans le domaine de l’IA en médecine va booster le potentiel de cette recherche. Nous développons la formation et fournirons des compétences numériques à une nouvelle génération de médecins et de chercheuses et de chercheurs.» Le programme de perfectionnement « Artificial Intelligence in Medical Imaging »  a déjà démarré.

    Numérisation à tous les étages 

    La fondation du CAIM s’inscrit dans la stratégie de numérisation de l’Insel Gruppe qui prévoit, d’ici à 2023, de numériser intégralement tous les domaines tels que la recherche, le diagnostic, la gestion des patients, la thérapie et les finances: « A l’avenir, les hôpitaux de l’Insel Gruppe seront numériques. Le nouveau bâtiment principal de l’Inselspital, qui sera terminé en 2023, sera entièrement conçu en fonction du monde numérique. Le CAIM contribuera à rendre la grande quantité de données utilisable pour la recherche et le développement de nouveaux instruments.» anticipe Uwe E. Jocham, Président de l’Insel Gruppe

    Le CAIM veut mettre le savoir-faire acquis en matière d’IA à la disposition de l’industrie: partager les derniers développements de la recherche dans l’IA et produire une main-d’œuvre de professionnels qualifiés, engager des coopérations dans des projets pilotes. 

    Coopération avec l’industrie

    Les coopérations entre l’industrie et le CAIM pourront également être soutenues par le programme de promotion de l’innovation « Innosuisse ». « Nous créons un environnement dynamique, qui encourage toutes les équipes à développer, sur une base scientifique, des technologies médicales fiables, pilotées par l’IA », souligne Simon Rothen, CEO de sitem-insel.

    Michael Kaess, directeur de la Clinique universitaire de psychiatrie et de psychothérapie pour enfants et adolescents à l’UPD, ajoute : « Les méthodes de l’intelligence artificielle jouent un rôle important dans la recherche translationnelle, par exemple pour le traitement et l’analyse de grandes quantités de données, pour prévoir l’évolution des maladies et les risques qui y sont associés. A l’avenir, ces possibilités techniques doivent soutenir de plus en plus le diagnostic et la thérapie des personnes souffrant de troubles psychiques, à l’UPD. » 

    L’UPD a fondé, cette année, son propre conseil numérique. « L’étroite collaboration interdisciplinaire au CAIM permet à l’UPD, d’une part, de profiter d’un savoir-faire polyvalent. D’autre part, nous pouvons apporter une contribution importante au thème de l’« intelligence artificielle », en tant qu’experts en matière de cognition et d’émotion », estime Michael Kaess.

    Protection des données

    Le CAIM apportera un dynamisme supplémentaire à la médecine de précision, qui est déjà leader avec le Bern Center for Precision Medicine (BCPM), ainsi qu’à la médecine translationnelle, encouragée par sitem-insel.

    Une interrogation : la protection des données. Des assurances sont données pour que le nouveau système réponde aux exigences les plus élevées pour le traitement des données médicales sensibles. Sans garantie et transparence sur les systèmes de conservation, utilisation et protection des données, le projet risque de se heurter à un mur. Nul doute que dans ce domaine aussi, le CAIM se doit d’être à la pointe de la sécurité et de l’innovation.

  • Brexit : des « points de friction » persistent

    Brexit : des « points de friction » persistent

    Le Brexit se fera-t-il avec ou sans accord ? Le couperet devrait tomber rapidement. Un article de notre partenaire Euractiv.

    Britanniques et Européens ont poursuivi ce lundi (7 décembre) d’âpres négociations pour tenter de trouver un accord post-Brexit, des heures décisives après des mois d’impasse afin d’éviter un échec aux lourdes conséquences économiques.

    L’issue des pourparlers, jusque tard dans la nuit de dimanche à lundi, reste incertaine. « Nous avons entamé la semaine dernière, pleins d’espoir, de parvenir à un accord. Aujourd’hui, je ne vais pas nier qu’il y a un retour en arrière », a déclaré George Eustice, ministre de l’Environnement britannique, à la BBC, dimanche.

    « Les points de friction demeurent – des points assez fondamentaux,a-t-il ajouté. Nous avons toujours été clairs sur le fait que nous ne pouvons conclure à un accord que si l’Europe respecte notre souveraineté. »

    M. Eustice a également déclaré : « Je pense que nous en sommes probablement aux derniers jours pour décider s’il peut y avoir un accord. »

    Britanniques et Européens ont entamé dimanche deux jours de discussions considérées comme une dernière chance de trouver enfin un accord commercial post-Brexit après huit mois d’impasse.

    « Nous travaillons très dur »

    Les « points de friction », notammentsur la pêche et les règles commerciales, persistent. Les trois points de blocages sont l’accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques, les garanties réclamées à Londres en matière de concurrence, et la manière de régler les différends dans le futur accord.

    Le négociateur en chef britannique, David Frost, discute actuellement avec son homologue européen, Michel Barnier, à Bruxelles. À son arrivée à Bruxelles, David Frost a déclaré : « Nous travaillons très dur pour essayer d’obtenir un accord. Nous allons voir ce qui se passe dans les négociations aujourd’hui. »

    « Il serait prématuré » de parler d’avancées à ce stade, a dit dimanche soir à l’AFP une source européenne. « Il est impossible de prédire le résultat. Le chemin est très étroit », a confié une autre source proche des discussions.

    « Mon instinct me dit que c’est 50/50, je ne pense pas qu’on puisse être trop optimiste », a estimé le Premier ministre irlandais Micheal Martin sur la chaîne RTE.

    Dimanche soir, des sources provenant de l’Union Européenne ont déclaré qu’un accord sur la pêche était proche. Si celui-ci devait être conclu, les règles de concurrence – y compris les futures subventions gouvernementales – et le maintien de l’ordre d’un accord resteraient les deux obstacles à franchir.

    « Toute la créativité possible »

    Le négociateur européen Michel Barnier doit faire un point des discussions tôt lundi aux ambassadeurs des Vingt-Sept, puis auprès du groupe des eurodéputés qui suivent le dossier. Il s’était montré très prudent au début de cette nouvelle séquence en raison de l’impossibilité depuis mars de trouver un compromis entre Londres et l’UE. « Nous verrons si nous pouvons avancer », avait-il lâché.

    Les négociateurs travaillent sous la pression inexorable du calendrier puisqu’un éventuel accord commercial – de plus de 700 pages – devra encore être ratifié par les parlements britannique et européen avant d’entrer en vigueur le 1er janvier. Sans oublier l’extrême vigilance des Etats membres qui espèrent un accord, mais s’inquiètent de concessions trop importantes aux Britanniques.

    Le Premier ministre irlandais, dont le pays sera en première ligne en cas d’échec, a appelé les négociateurs à faire preuve de « toute la créativité possible ». Le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes, Clément Beaune, a répété dimanche qu’en cas d’accord « non conforme » aux intérêts de la France, en particulier pour ses pêcheurs, Paris pourrait mettre son « veto ». En cas de « no deal », « il vaut mieux le savoir maintenant qu’à Noël », a-t-il dit au Journal du Dimanche.

    « Il n’y a pas eu de percée »

    Des rumeurs faisant état d’avancées sur la pêche dimanche soir ont été sèchement démenties par des sources gouvernementales britanniques : « il n’y a pas eu de percée ». Un haut diplomate de l’UE a déclaré, à la BBC, que la pêche « n’était certainement pas le problème sur lequel les négociations restaient bloquées » à l’heure actuelle. Il y a toujours un différend sur les mesures à prendre pour garantir des « règles du jeu équitables » pour les entreprises et sur la manière de faire appliquer les normes convenues.

    Sur les conditions de concurrence équitable, destinées à garantir une convergence en matière d’aides publiques, de normes sociales ou environnementales, la difficulté est de trouver un mécanisme qui respecte la souveraineté retrouvée du Royaume-Uni après son divorce tout en protégeant les intérêts européens.

    La réunion de dimanche a fait suite aux entretiens entre Boris Johnson, Premier ministre britannique et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, samedi. Dans une déclaration conjointe, ils ont annoncé qu ‘« aucun accord ne serait possible si les problèmes ne sont pas résolus ». Ils ont accepté de se rencontrer à nouveau, ce lundi soir.

    Droits de douane et de quotas

    Quel que soit le résultat des négociations lundi soir, la future relation avec Londres devrait de toute façon être l’un des sujets chauds du sommet européen jeudi et vendredi à Bruxelles.

    Depuis son départ officiel de l’UE, le 31 janvier dernier, le Royaume-Uni continue d’appliquer les règles européennes. Ce n’est qu’à la fin de cette période de transition, le 31 décembre, qu’interviendra sa sortie du marché unique et de l’union douanière.

    Faute d’accord, les échanges entre Londres et l’UE se feront dès le 1er janvier selon les seules règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), synonymes de droits de douane ou de quotas, au risque d’un nouveau choc pour des économies déjà fragilisées par la pandémie de coronavirus.

  • Les Français de l’étranger mobilisés pour le Téléthon

    Les Français de l’étranger mobilisés pour le Téléthon

    En 2019, les expatriés français ont ainsi organisé plus de 90 animations dans 22 pays à travers le monde !

    En 2020, le Téléthon des Français de l’étranger se lance lui aussi le défi d’être #TropFort. Malgré la pandémie, les équipes restent mobilisées à travers le monde pour tenter de battre des records de levée de fonds !

    Le message des bénévoles est clairs : 

    En 2020 donnons aux malades la force de guérir. 

    Unissons-nous pour être #TropFort sur chaque continent, augmentons FORTement le nombre de pays partenaires et FORçons le destin vers la guérison. Aidez-nous à réaliser cet objectif !!”

    Pour 100 euros :

    – 78,9 sont consacrés aux missions sociales, c’est à dire guérir, aider et communiquer.

    – 11,9 aux frais de collecte.

    – 9,3 aux frais de gestion

    Grâce aux dons recuellis l’année dernière, 41,2 millions d’euros ont été consacrés à la recherche avec plus de 200 programme et jeunes chercheurs financés et 34,6 millions d’euros ont été consacrés à l’aide des malades.

    Des pages de collecte sont lancée dans le monde entier. 

    L’Asie et la Grande Chine participent depuis des années à cette mobilisation solidaire et généreuse. En raison de la pandémie, un grand nombre d’événements n’ont pu se tenir cette année et le besoin de fonds pour venir en aide à la recherche lui ne faiblit pas.

    Lien vers la page de collecte des Français d’Asie et de Grande-Chine :

    https://soutenir.afm-telethon.fr/telethon-grande-chine-asie-pacifique

    La sécurité des transactions effectuées par les donateurs est au cœur des priorités de l’équipe du Téléthon. Les dons effectués sur les pages de collecte sont 100% sécurisés. La saisie des coordonnées bancaires s’effectue directement sur un site sécurisé. L’organisation ne reçoit qu’une confirmation de transaction, qui ne contient pas les coordonnées bancaires des donateurs.

    La présidente de l’AFM-Téléthon, Laurence tiennot-herment, lance un appel. Dans son éditorial elle explique que grâce au Téléthon, des centaines de chercheurs ont pu être financé, dans le monde entier dans le domaine de la thérapie génique et un laboratoire dédié, Généthon, qui a 30 ans cette année, a pu voir le jour.

    « Aujourd’hui, cette médecine innovante sauve la vie d’enfants atteints de maladies rares longtemps considérées comme incurables et bénéficie aussi à des maladies plus fréquentes », explique-t-elle. Insistant sur le contexte inédit de cette édition 2020, Laurence Tiennot a tenu à indiquer que les animations, du terrain, représentent chaque année, près de 40% du compteur Téléthon.

    Depuis 30 ans, avec persévérance et détermination, l’AFM-Téléthon soutient le développement de la thérapie génique.

    Aujourd’hui, les premiers médicaments de thérapie génique changent la vie d’enfants atteints de maladies rares du système immunitaire, du sang, de la vision, et, en 2019, un cap historique est franchi : un médicament de thérapie génique intégrant une technologie issue de recherches menées à Généthon est disponible pour les très jeunes malades atteints de la forme la plus grave d’amyotrophie spinale.

    Des victoires qui sauvent la vie d’enfants atteints de maladies rares mais qui permettent aujourd’hui de traiter certains cancers et qui bénéficieront demain, à des maladies plus fréquentes. Une véritable révolution médicale qui nous concerne tous !

    Cette avancée a pu se faire grâce à mobilisation de tous, ne laissons pas la pandémie prendre le dessus et soutenons le Téléthon.

    Page de collecte : 

    https://soutenir.afm-telethon.fr/telethon-grande-chine-asie-pacifique

    Ecoutez le Podcast de la French Radio Hong-Kong

  • Dés demain, transformez le futur, au sommet de l’Unesco

    Dés demain, transformez le futur, au sommet de l’Unesco

    Il y a des institutions vieillottes qui essaient de se réinventer. Et des fous pour les y inviter. L’Unesco est bien cette création des années cinquante qui semble endormie au milieu de Paris, alors que jamais le monde n’a tant semblé correspondre à ses fondations : changer le monde par l’accès à la connaissance, en démontrant une véritable fraternité humaine, celle de la diversité et de l’universalité des savoirs. 

    On aurait aimé que l’Unesco prenne à bras le corps la révolution mondiale en cours, la citoyenneté numérique, le choc des futurs, et, surprise : elle le fait, en partie du moins. On ne peut pas lui reprocher de ne pas réussir  – qui peut réussir dans de tels projets ?- on ne lui en voudra plus de ne pas essayer. 

    Le sommet de l’Unesco sur les futurs, ouvert à tous, commence demain sur le net.

    L’Unesco a donc décidé de réunir quelques fous, du monde entier : des futurologues. Tout ce que la planète peut compter de professeur Nimbus et de Jules Verne en labos. 

    Mieux, elle a inventé  – ou couvé- quelque chose de plus étrange encore que la Futurologie : la Littératie des futurs. Soit, cela n’existe pas. Literacy est un mot anglais, comme l’apprentissage de l’alphabet, qui n’existe pas en français et encore moins au futur. C’est là que l’imagination se débride : maintenant, la littératie du futur existe, et vous pouvez la rencontrer. 

    Dés demain. Parce que, pour ne pas donner la fâcheuse impression de laisser les futurologues parler aux futurologues dans des symposiums de futurologie, le sommet de l’Unesco sur la littératie des futurs est ouvert à toutes et à tous. Evidemment, il est virtuel. C’est à dire que vous pouvez y assister en direct par tout moyen digital et de n’importe quel endroit du monde. 

    La littératie des futurs, un projet fou et curieusement très efficace

    Riel Miller

    Et du monde, vous en verrez. Car le sommet ne vient pas de nulle part. Ce projet a été lancé dés 2012 sous la direction de Riel Miller, grand maître de la cérémonie et inventeur de laboratoires de littératie du futur dans près de trente pays, où il a conjugué théorie et recherche, et aidé les gouvernements et les universités à sortir des sentiers battus dans lesquels les enfermaient projections et planifications. 

    Le but : transformer le futur, ou plutôt l’utiliser. Utiliser les conceptions, les images, les idées préconçues que l’on se fait du futur pour agiter le présent. 

    Pour cela, une méthodologie assez stricte, celle de faire entrer le futur anticipé, les futurs, dans le présent. Curieusement, cela change tout : et l’idée que l’on se fait du futur, et l’image du présent. Cela n’a plus rien à voir avec les simples projections ou anticipations classiques où l’on ne fait que prolonger les courbes ou tester des scénarios. L’apprentissage, la littératie, va beaucoup plus loin. 

    Comment utiliser le futur 

     « Le futur n’existe certes pas dans le présent, alors que l’anticipation, elle, existe bien.

    La  forme  que  le  futur  prend  dans  le  présent  est  l’anticipation.  

    Or  il  est  possible d’intégrer  dans  le  présent  ce  plus-tard-que-maintenant »… 

    Riel Miller

    La suite dés le 8 décembre 2020, avec des universitaires, chercheurs, dirigeants politiques, créateurs, artistes du monde entier qui participent à un deuxième sommet.   

    La Directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay a bien compris l’enjeu, notamment pour l’Unesco. « Que nous vivions à une époque d’innovation exceptionnelle ne fait aucun doute.  Dans  de  nombreux  domaines,  l’ingéniosité  humaine  fait  fi  des  vieux obstacles pour inventer de nouveaux remèdes contre la maladie, de nouveaux moyens de communication, de nouvelles façons d’organiser les affaires et la vie. Nous voyons l’innovation se produire lorsque les gens sont placés devant des défis épouvantables et des opportunités enthousiasmantes. Dans un tel contexte, je crois qu’il est d’autant plus important de comprendre pourquoi et comment «utiliser le futur» »

    L’Unesco a donc décidé de réunir quelques fous, du monde entier : des futurologues. Zoom sur ce sommet dedié à Demain !
    Audrey Azoulay

    Utiliser le futur, c’est le pari de l’équipe de l’Unesco et de ses correspondants du monde entier pour le transformer. Plusieurs universités et institutions mondiales présenteront de stands numériques. Pour la France, il s’agit de l’Université de Poitiers, qui accueille une chaire patronnée par l’Unesco sur la littératie des futurs, et celle de Corse, qui aspire à en créer une. 

    Inscriptions

    Pour ceux qui veulent aller plus loin : 

    1. Le livre de Riel Miller, Transformer le futur, l’anticipation au XXIème, publié par l’Unesco, l’ouvrage de référence sur le sujet, (téléchargeable sur le site ou à commander)

    2. L’inscription libre au sommet, sur le site de l’Unesco : https://unes.co/futures-literacy-summit-register

    « L’UNESCO invite le monde à se familiariser avec la littératie des futurs lors d’un sommet virtuel novateur qui se déroulera du 8 décembre au 12 décembre 2020. Cet événement marque le point culminant d’un volet très réussi du travail de l’UNESCO en tant que laboratoire mondial d’idées. En rassemblant des preuves de la puissance et de l’impact de la capacité des individus à « utiliser le futur » plus efficacement, l’UNESCO a ouvert la voie à la promotion d’une nouvelle compétence essentielle pour le XXIe siècle : la littératie des futurs. » 

  • Une conférence pour célébrer le 5ème anniversaire de l’accord de Paris sur le changement climatique

    Une conférence pour célébrer le 5ème anniversaire de l’accord de Paris sur le changement climatique

    Information du Consulat général de France à Hong Kong et Macao

    Notre objectif est de placer le climat et l’environnement au cœur de l’agenda politique local, en rassemblant les acteurs politiques, institutionnels, privés et les ONG

    le Consulat général de France à Hong Kong et Macao. 

    Depuis 2015, la France a pris un rôle primordial dans la lutte contre le changement climatique au niveau international. Parallèlement, en tant que pôle universitaire mondial, HKUST a renforcé sa politique de soutien au développement durable à Hong Kong et au-delà, par la création de l’Institut pour l’Environnement et la mise en œuvre d’initiatives ambitieuses sur son campus.

    HKUST et la France entretiennent une relation de coopération étroite, qui s’est encore épanouie au fil des ans avec la création en 2018 du « France-HKUST Innovation Hub« , destiné à promouvoir la communication et la coopération scientifiques.

    Deux thèmes principaux seront abordés lors de cette conférence

    1.  Relever le défi de la construction verte pour un avenir propre et durable 

    Les bâtiments durables et l’efficacité énergétique sont l’une des questions environnementales les plus importantes, surtout dans une ville mondialisée comme Hong Kong. Cette table ronde réunira des industries et des chercheurs sur ce sujet, avec une étude de cas du campus durable de la HKUST.

    2.  La finance verte : Comment peut-elle contribuer à la lutte contre le changement climatique ?

    Depuis 2007, lorsque les premières obligations vertes ont été émises pour soutenir le développement de solutions au changement climatique, le marché a connu une croissance exponentielle. Près de 200 pays ont accepté de mobiliser des financements verts en 2015, conformément aux termes de l’accord de Paris. Quel bilan peut-on dresser aujourd’hui ? Quelles sont les dernières tendances du marché de la finance verte ?

    Programme

    2:30 – 3:00 PM | Discours d’ouverture : Célébration du 5ème anniversaire de l’Accord de Paris

    ·      Prof. Wei Shyy, Président of HKUST

    ·      M. Alexandre Giorgini, Consul général, Consulat général de France à Hong Kong et Macau

    ·      M. Thomas Gnocchi, Chef du bureau de l’Union européenne à Hong Kong et Macao

    ·      Le Honorable Wong Kam-sing, GBS, JP, Secrétaire à l’environnement, gouvernement de la RASHK

    3:00 – 4:00 PM | Table ronde 1 – Relever le défi de la construction verte pour un avenir propre et durable

    Modérateur : Prof. King Lun Yeung, Directeur du « France-HKUST Innovation Hub », Directeur associé du programme d’installation centrale environnementale et d’ingénierie environnementale, HKUST

    ·      Le Honorable Wong Kam-sing, GBS, JP, Secrétaire à l’environnement, gouvernement de la RASHK

    ·      M. Pierre-Eric Saint-André, Directeur général de Bouygues et président de la Chambre de commerce et d’industrie française à Hong Kong

    ·      M. Kelvin Li, Directeur du développement commercial, Schneider Electric

    ·      Prof. Hong K. Lo, Directeur du GREAT Smart Cities Institute, HKUST

    ·      Prof. Alexis K.H. Lau, Directeur associé, Institut pour l’environnement, HKUST

    4:15 – 5:15 PM | Table ronde 2 – La finance verte : Comment peut-elle contribuer à la lutte contre le changement climatique ?

    Moderator : Mme. Karine Hirn, Vice-président des conseillers du commerce extérieur français à Hong Kong, co-fondateur d’East Capital

    ·      Mme. Tracy Wong Harris, Secrétaire général adjoint, Hong Kong Green Finance Association

    ·      Dr. Michel Roy, Senior Regional Officer Asie-Pacifique, Crédit Agricole CIB

    ·      M. Hugo Leung, Directeur général de la succursale de Hong Kong, BNP Paribas

    ·      M. Johannes Hack, PDG de la succursale de Hong Kong DZ BANK AG

    ·      Prof. Alicia Garcia Herrero, Professeur adjoint pour l’Institut d’études des marchés émergents, HKUST

    Retrouvez les biographies détaillées des différents intervenants sur le lien que nous laisson également sur la page de cette emission.

    https://ienv.ust.hk/events/5thAnniversaryParisAgreement

    Rappel du lien pour l’inscription en ligne :

    https://hkust.zoom.us/webinar/register/WN_aWUixWNQQ2Oisy9LQ-tpQA

    ECOUTEZ LE PODCAST AUDIO DE LA FRENCH RADIO HONG-KONG

  • Wish devant les juges et en  Bourse.

    Wish devant les juges et en Bourse.

    Ce sera le Père fouettard plutôt que le Père Noël, pour Wish du moins en France. « Les Français-e-s qui utilisent l’application pour y trouver du low-cost doivent savoir qu’ils y trouveront surtout des arnaques » a twitté le Secrétaire d’Etat au numérique, Cédric O. Qui est visé ? Wish.com, un  site de vente en ligne de produits à bas prix, 90% d’entre eux sont fabriqués en Chine. 

    A l’approche de Noël, La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), qui a enquêté sur la société et ses pratiques commerciales, a transmis au Parquet de Paris un dossier contre la plateforme de vente en ligne. Des pratiques « seraient particulièrement graves car susceptibles d’altérer le comportement des consommateurs et d’induire une concurrence déloyale vis-à-vis des autres commerçants » selon la direction de lutte contre la fraude. 

    Consommateurs induits en erreur

    Après plusieurs mois d’enquête, Bercy a relevé des réductions de prix « particulièrement attractives pour les consommateurs », jusqu’à 90 %, mais « dénuées de toute réalité économique » car calculées sur des bases de prix « trompeurs ». 

    Les enquêteurs ont aussi relevé des mises en avant de produits « de forte notoriété » mais qui ne sont pas disponibles à la vente sur le site internet.

    L’entreprise présente aussi des produits « s’apparentant à ceux de marques déposées notoires », notamment pour des articles de sport ou des parfums, mais qui sont « de nature à induire en erreur les consommateurs ». De la concurrence déloyale et de la contrefaçon, en somme.

    Pour les produits high-tech, ou tout simplement électriques, ce ne sont pas les normes de sécurité et de conformité européennes qui s’appliquent, mais chinoises, ce qui risque de poser quelques problèmes.

    En cas de conflit avec le vendeur, difficile de se faire rembourser : il faut renvoyer le produit en Chine, et le tarif d’expédition retour n’est pas le même qu’à l’aller.

    Difficile de se faire rembourser

    Ces pratiques, « peuvent conduire à une amende pouvant aller jusqu’à 10 % du chiffre d’affaires annuel de la société ». Ce sera à l’autorité judiciaire de statuer. 

    Wish s’était déjà distinguée pendant le premier confinement en vendant des masques ne respectant pas les normes. 

    Créée en 2010 et basée à San Francisco, la plateforme se concentre sur des produits bon marché principalement fabriqués en Chine. Elle a affirmé le 23 novembre avoir 100 millions d’utilisateurs actifs par mois, et se prépare à une introduction en Bourse aux Etats-Unis. Wish affirme travailler avec plus de 500.000 vendeurs et avoir distribué 640 millions d’objets pendant les douze mois se terminant au 30 septembre dans plus de 100 pays. 43% de ses clients sont en Europe, et 42% aux Etats-Unis. 

    Valorisation record malgré les pertes

    Elle affiche un chiffre d’affaires de 1,7 milliards de dollars, en augmentation de 33% depuis le Covid. Mais dépense 1 milliard en publicité. Aussi n’est-elle toujours pas rentable, puisqu’elle a perdu encore cette année 176 millions de dollars sur les trois premiers trimestres de 2020. 

    Valorisée à 11.2 milliards en 2019, la crise la porterait à viser entre 25 et 30 milliards lors de son introduction à Wall Street. Père Noël à Wall street, Père Fouettard en France.

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