Jean Castex a annoncé un régime transitoire de sortie de crise sanitaire, pour la période du 2 juin au 31 octobre lors d’une conférence de presse à l’issue du Conseil des ministres du 28 avril. En plus de la fin de l’état d’urgence en France, le Premier ministre a détaillé les mesures en cours de préparation comme l’extension du Pass sanitaire.
Régime transitoire
Un projet de loi relatif à la sortie de crise sanitaire va, donc, être soumis au vote du Parlement et proposera d’instituer un régime transitoire de sortie de crise sanitaire du 2 juin au 31 octobre prochain.
« Ce régime transitoire permettra d’accompagner le processus de réouverture par des mesures adaptées à l’évolution de la situation (…) mais également de disposer des outils nécessaires dans l’hypothèse où l’épidémie connaîtrait des situations de rebond »
Jean Castex, Premier ministre
Ce nouveau dispositif ne permettra plus « de recourir au couvre-feu tel que nous le connaissons aujourd’hui » a, par ailleurs, souligné le chef du gouvernement. À partir du 2 juin, seulement 10% de la population française pourra être sous couvre-feu, a précisé Matignon.
Les regroupements à l’extérieur pourront néanmoins toujours être limités à six personnes et le gouvernement aura la possibilité, par décret, de fermer des établissements recevant du public.
Un Pass sanitaire pour les activités ?
Jean Castex envisage l’utilisation de l’app TousAntiCovid pour contrôler « l’accès à des grands événements sportifs ou culturels ». « Nous devons en débattre », a cependant nuancé le Premier ministre, et « c’est le Parlement qui aura le dernier mot » sur l’emploi de cette méthode pour prouver sa vaccination contre le Covid-19 ou attester d’un test de dépistage négatif.
Emmanuel Macron va parler
Autre annonce du Premier ministres, le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, présentera la stratégie de sortie des restrictions sanitaires en vigueur, qui sera « progressive et phasée ». L’Elysée précise à France Télévisions que la forme de son intervention n’est pas arrêtée.
C’est donc vendredi avec Emmanuel Macron et le vote au Parlement européen du Certificat numérique européen que l’été des expatriés va se décider…
Le gouvernement français avait pris l’engagement d’intégrer la situation des ressortissants français à l’étranger dans la politique nationale de vaccination contre le covid-19, un voeu renouvelé par Anne Genetet dans une interview au site Lesfrancais.press du dimanche 25 avril 2021. Qu’en est il ? On fait le point !
La vaccination en France, la solution passe-partout ?
Pour ceux qui résident dans des pays où les vaccins homologués par l’Union européenne ne sont ne pas disponibles, Olivier Veran, le ministre de la Santé et Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d’Etat aux Français établis hors de France ne proposent qu’une option : se faire vacciner pendant lors d’un séjour en France !
Mais cette position ne semblait pas tenable tellement les besoins sont importants. Venir se faire vacciner en France, cela représente un coût important, sans oublier qu’il faut synchroniser son voyage sur le calendrier de vaccination national. En sus, le certificat numérique européen, qui va rentrer en vigueur courant juin et qui régulera la circulation dans l’espace Schengen, va complexifier encore plus les déplacements. En effet, en provenance de certaines zones, les non-résidents seront obligés d’être vaccinés pour rejoindre le vieux continent ! La présidente de la Commission européenne l’a déjà annoncé pour ceux qui résident aux USA.
200 000 doses de vaccin expédiées
Depuis mars, au compte-goutte, et assez discrètement, le gouvernement a commencé à expédier des doses dans les pays qui excluent les expatriés des campagnes de vaccination nationales ou qui utilisent des vaccins considérés comme inefficaces par l’Autorité de Santé européenne.
Anne Genetet
C’est Anne Genetet, députées des Français d’Asie et d’Europe orientale et en charge des élections consulaires pour le parti présidentiel, qui a avancé le chiffre de 200 000 doses expédiées.
Et nous en avons retrouvé trace dans quelques pays sur les 92 éligibles à la procédure de vaccination extraterritoriale, comme en Chine (qui vaccine avec sa formule non reconnue par l’UE et donc la France), ou en Malaisie (qui utilise le Spoutik V, lui aussi non reconnu).
A Madagascar, un des principaux points noirs au monde, les autorités locales ayant longtemps choisies des remèdes locaux au lieu du vaccin, l‘Ambassade de France a annoncé la préparation d’une campagne de vaccination. Celle-ci sera ouverte aux Français de l’île et aux ressortissants des autres pays de l’Union européenne. Le dispositif sera opérationnel dans les toutes prochaines semaines. Il n’a pas été encore possible de communiquer le détail du fait des incertitudes qui demeurent : quantité de doses, date de livraison, éligibilité liée à l’âge pour le vaccin Johnson & Johnson…
En Europe, des problèmes liés à la libre circulation
Au sein de l’Union européenne chaque pays de tous ses résidents, les nationaux comme tous les citoyens des autres pays membres comme les Français. Mais dans certains pays, comme en Grèce, les dispositions liées à la sécurité sociale n’ont pas encore été adaptées, ainsi les étrangers installés dans le pays et les retraités grecs qui ont passé leur vie professionnelle à l’étranger se heurtent à un blocage du fait de la non attribution d’un numéro de « sécu », le fameux AMKA en grec.
Le gouvernement a bien tenté de résoudre le problème en autorisant les ressortissants étrangers à demander un numéro AMKA provisoire, “mais en réalité aucun des numéros octroyés en 2021 ne fonctionne sur la plateforme de vaccination “, constate une français expatriée, Rebecca Lieb, à l’origine d’une pétition adressée aux autorités locales en même temps qu’au médiateur de l’Union européenne.
On le voit le chemin est encore long avant que tous les expatriés soient vaccinés et les portes de la France risquent de se fermer. En effet, sans le sésame européen qui pour certains pays ne reconnaitra pas les tests PCR mais uniquement les vaccins, il sera impossible de voyager vers l’espace Schengen. Il faudra donc, si vous êtes résident dans un des pays concernés, être vacciné, avec un produit homologué par l’Union européenne pour rejoindre la France.
Les dispositions du certificat numérique européen seront connues d’ici la fin de la première semaine de mai, nous reviendrons en détail sur les conséquences.
Dix ans après sa mort, Oussama Ben Laden demeure une figure du jihadisme.
Après une longue traque, le corps de l’auteur des attentats du 11 septembre 2001, a été jeté en pleine mer par les Américains, soucieux de ne pas lui offrir une sépulture.
Ultime étape d’un « Brexit » éprouvant, le Parlement européen a approuvé ce mardi l’accord commercial avec le Royaume-Uni, mais sans grand espoir d’apaisement dans les relations désormais tumultueuses entre Londres et Bruxelles.
Le feu vert des eurodéputés sur cet accord conclu in extremis le 24 décembre dernier était devenu urgent : l’application provisoire du texte, effective depuis le début de l’année, s’achève vendredi. Et le Royaume-Uni exclut toute prolongation.
Le vote a eu lieu mardi soir, à l’issue d’un débat en plénière de 5 heures, mais son résultat, qui ne fait guère de doute, ne sera officiellement communiqué que mercredi à 09H00 (07H00 GMT).
« Je m’attends à ce que le texte soit voté au moins à la majorité des trois quarts », prévoit le social-démocrate allemand Bernd Lange, président de la commission Commerce international.
Le scrutin sera accompagné du vote d’une résolution parlementaire non contraignante, dans laquelle les élus qualifient le Brexit d’ « erreur historique ».
Ils réclament aussi que le Parlement européen soit pleinement associé aux futurs échanges avec Londres sur la gouvernance de cet accord de 1.250 pages, qui régit désormais les relations des deux côtés de la Manche, notamment au niveau commercial.
« Digne de confiance »
Celles-ci ont déjà été profondément affectées par la décision britannique de quitter le marché unique –officielle depuis le 31 janvier 2020, mais effective seulement depuis le début de l’année.
Sur le plan des échanges, les exportations européennes vers le Royaume-Uni ont reculé de 20,2%, quand les importations britanniques dans l’UE ont baissé de 47% au cours des deux premiers mois de 2021, selon Eurostat.
A cela s’ajoute une crise de confiance entre les deux partenaires, après plusieurs décisions de Downing Street remettant en cause le précédent accord conclu avec l’UE, le traité de 2019 sur le Brexit, qui organise le divorce.
« A maintes occasions, Londres a pris des positions allant à rebours de nos intérêts communs et cela n’a pas aidé à travailler dans un climat serein », explique à l’AFP l’eurodéputé luxembourgeois Christophe Hansen (PPE, droite). « Il importe aujourd’hui que Boris Johnson tienne ses promesses et montre qu’il est digne de confiance », ajoute-t-il.
Les Européens reprochent notamment à Londres d’avoir violé le protocole irlandais contenu dans le traité du Brexit en reportant certains contrôles douaniers et sanitaires en Irlande du Nord.
Ces contrôles devraient pourtant être menés entre cette province britannique et le reste du Royaume-Uni, afin d’éviter le retour d’une frontière sur l’île d’Irlande.
Huile sur le feu
En signe de protestation, les eurodéputés ont longtemps retardé le moment de fixer une date pour donner leur feu vert à l’accord commercial.
« Le gouvernement britannique ne doit pas interpréter (le vote de mardi) comme un signe que nous baissons la garde », prévient cependant l’eurodéputé social-démocrate autrichien Andreas Schieder.
De l’accès effectif des pêcheurs européens aux eaux britanniques, en passant par la place accordée aux services financiers de la City dans le marché unique, plusieurs points de friction entre Londres et Bruxelles restent aujourd’hui en suspens.
Et le récent différend autour des retards d’approvisionnement du continent en vaccins AstraZeneca, quand le Royaume-Uni était lui alimenté dans les temps, est venu jeter un peu plus d’huile sur le feu.
« L’UE souhaite clairement clore ce regrettable chapitre » du Brexit « et reléguer la relation UE-Royaume-Uni au rang de question de troisième ordre, de préférence traitée par les comités techniques », explique Fabian Zuleeg, directeur général du think tank European Policy Centre.
« Mais les différends récents, qu’il s’agisse des chaînes d’approvisionnement en vaccins Covid-19 ou de la mise en oeuvre du protocole sur l’Irlande du Nord, démontrent que l’engagement politique des deux parties, et pas seulement la gestion technique, sera nécessaire », ajoute-t-il.
La Commission européenne a publié le 22 avril 2021 la première estimation pour 2020 des résultats des comptes publics des Etats membres.
Avec l’épidémie de covid-19, le ratio du déficit public a évidemment augmenté, de manière très importante dans la zone euro (0,6 % en 2019 à 7,2 % du PIB en 2020), ainsi que dans l’Union Européenne (0,5 % en 2019 à 6,9 % du PIB en 2020).
Un taux d’endettement de 90%
Le ratio de la dette publique a également progressé augmenté dans la zone euro, passant de 83,9 à la fin de l’année 2019 à 98,0 % du PIB à la fin de l’année 2020. Pour l’Union européenne, les taux respectifs sont de 77,5 % à 90,7 %.
En 2020, tous les États membres ont enregistré un déficit public. Les plus importants sont intervenus en Espagne (-11,0 %), à Malte (-10,1 %), en Grèce (-9,7 %), en Italie (-9,5 %), en Belgique (-9,4 %) et en France (-9,2 % chacune). Tous les États membres, sauf le Danemark (-1,1 %), ont affiché un déficit supérieur à 3% du PIB. Parmi les déficits les plus faibles hormis le Danemark figurent la Suède (-3,1 %), la Bulgarie (-3,4 %), l’Allemagne (-4,2 %) et les Pays-Bas (-4,3 %).
Estonie, Luxembourg, Bulgarie, les bons élèves
À la fin de l’année 2020, les plus faibles ratios de dette publique par rapport au PIB ont été relevés en Estonie (18,2 %), au Luxembourg (24,9 %) et en Bulgarie (25,0 %). Quatorze États membres ont affiché un ratio de dette publique supérieur à 60% du PIB dont l’Allemagne (69,8 %). Parmi les ratios de dettes les plus élevés figurent ceux de la Grèce (205,6 %), de l’Italie (155,8 %), du Portugal (133,6 %), de l’Espagne (120,0 %), de Chypre (118,2 %) et de la France (115,7 %).
En 2020, les dépenses publiques dans la zone euro ont représenté 54,1% du PIB et les recettes publiques 46,8%. Dans l’Union, elles ont été respectivement de 53,4% et 46,5% du PIB.
La France détient le record pour les dépenses publiques avec un taux de plus de 62 % du PIB. Elle devance la Belgique (60 % du PIB). En Allemagne, elles s’élèvent à 51,1 % du PIB.
Le ministre écossais des Transport, Michael Mathesons, a appelé à des pourparlers sur de nouvelles connexions pour le train Caledonian Sleeper au départ de Londres afin de sauver l’Eurostar de la faillite et ainsi stimuler le tourisme direct du reste de l’Europe.
Le rapide Calédonien assure des liaisons nocturnes en voitures-lits entre Londres et cinq gares terminus en Écosse : Édimbourg, Glasgow, Aberdeen, Inverness et Fort William ainsi que certaines gares intermédiaires (Dundee, Stirling, Perth…) en empruntant l’itinéraire occidental de la ligne principale de la côte ouest du Royaume-Uni.
Un trafic réduit pour l’Eurostar
Michael Matheson est intervenu alors que l’avenir de l’opérateur ferroviaire de la Manche, Eurostard s’assombrit avec un réel risque de faillite..
En effet, actuellement, du fait de la pandémie, au lieu des deux trains par heure aux horaires de pointe, l’Eurostar n’assure plus qu’un seul départ quotidien de la gare Saint-Pancras à destination de Paris. À cause de la crise du Covid et de la quarantaine imposée aux voyageurs entre cinq et dix jours à l’arrivée au Royaume-Uni, le nombre de passagers a chuté drastiquement.
C’est pourquoi tous les voyants sont au rouge pour l’Eurostar.
Malgré la catastrophe financière imminente, il semblerait qu’une impasse politique se profile entre les autorités britanniques et françaises. Leur principal désaccord est une question capitale : « qui devrait intervenir en premier dans ce sauvetage ? ». Le budget français ou le britannique ? Les discussions risquent de laisser l’Eurostar à quai…
Selon les déclarations du SNP (Scottish National Party), le gouvernement britannique devrait faire pression sur Network Rail pour qu’il examine les futures connexions du service du sleeper Ecosse-Londres et de l’Eurostar à St Pancras International. Malheureusement, le réseau Caledonian Sleeper a été aussi réduit pendant le confinement.
Une liaison ferroviaire entre Paris et l’Écosse
M. Matheson a déclaré que de meilleurs interconnexions à Londres stimuleraient le tourisme en Écosse et aideraient à réduire les émissions de carbone.
“Faire en sorte qu’il soit plus facile et plus rapide de prendre le train de Paris ou Bruxelles à Édimbourg, Glasgow ou Inverness pourrait permettre à des milliers de visiteurs de voyager à faible émission de carbone pour des vacances dans les hautes terres et c’est précisément le type d’ innovation dont l’Écosse a besoin”
Le ministre écossais des Transport, Michael Mathesons
Dans cette démarche, il est soutenu par son parti comme Emma Roddick, candidate du SNP dans les Highlands, qui a déclaré :
“Les voyages en train de l’Écosse sont accompagnés de certaines des vues les plus époustouflantes du monde, ce qui attire sans surprise des touristes du monde entier. Avec les rapports selon lesquels le service Eurostar se trouve dans des difficultés financières croissantes, il est vital que le gouvernement britannique intervienne et travaille avec Network Rail pour renforcer les liaisons ferroviaires, y compris entre les Highlands et l’Europe”
Emma Roddick, candidate du SNP dans les Highlands
Pour l’office du tourisme écossais, il serait ainsi possible d’établir une connexion appropriée entre le service Caledonian Sleeper et l’Eurostar de St Pancras International et ainsi créer une expérience de voyage à faible émission de carbone et vraiment inégalée, avec des passagers voyageant de Paris et se réveillant dans les Highlands.
Les expatriés en Ecosse soutiennent le projet
Clarisse, qui vit à Londres pense que c’est une excellente idée et pour elle c’est “indispensable écologiquement, des trains de nuit sont remis en service un peu partout en Europe et de plus en plus de personnes prennent le train. Vu les objectifs écologiques affichés du gouvernement anglais, ils ont intérêt à trouver toutes les solutions pour y arriver.”
Le témoignage de Clarisse
Nahilé, qui vit à Édimbourg pense également que ce projet est une bonne idée….
Et,sur la page Facebook du Cercle des Français à Londres Officiel, quelques personnes ont réagi. Pour les nombreux expatriés membres de ce groupe, c’est une bonne idée, mais ils s’inquiètent des capacités de l’Ecosse à mener à bien ce projet à terme. Pour eux, sans l’appui financier du gouvernement britannique, les interconnexions ne se feront pas. Ils en appellent au gouvernement britannique.
l’Écosse et la France, un lien historique
La relation entre l’Écosse et la France est aussi ancienne que forte. Un partenariat forgé sur les champs de bataille au Moyen-âge et qui demeure tout aussi important aujourd’hui qu’il l’était des siècles auparavant.
Charles-de-Gaulle avait visité Édimbourg en 1942, en proclamant que » l’alliance écossaise / française était la plus Ancienne Alliance du monde ». Il avait également ajouté :
“Aucun peuple n’a jamais été plus généreux que le vôtre (en parlant de l’Écosse) avec son amitié »
Charles-de-Gaulle à Édimbourg en 1942
Les liens entre l’Écosse et la France remontent à plusieurs siècles, avec l’Auld Alliance, ou «Vieille Alliance» comme on l’appelle en France. Elle a été promulguée pour la première fois en 1295. En effet,le roi John Balliol d’Écosse et le roi Philippe IV de France ont tous deux signé le traité à la lumière de la menace d’invasion anglaise. Avec cet accord, si l’Écosse ou la France devaient être attaquées, une assistance réciproque serait automatique. Étonnamment, le traité a été prolongé par tous les monarques écossais ou français jusqu’à ce qu’il soit remplacé par un nouveau traité en 1560.
Au cours de la Guerre de Cent Ans, le Roi de France Charles VII a remis au nom de l’Auld Alliance, la seigneurie d’Aubigny à John Stuart de Darnley, connétable de l’armée d’Écosse. Pendant près de 4 siècles, le village situé à 2 heures de paris a vécu à l’heure écossaise.
Un passé historique lie à jamais les deux pays.
Aujourd’hui, l’Écosse souhaite son indépendance et rejoindre l’Union européenne à moyen terme. Une solution pour s’ancrer de nouveau avec le continent et réaffirmer ses liens avec la France. Ainsi les Ecossais espèrent que les européens comme les expats à Londres prendront l’Eurostar pour découvrir l’Écosse, si ce projet devait voir le jour.
Comme chaque année The Economist publie son palmarès dédié aux couts de la vie des plus grandes métropoles au monde.
Paris, Hong-Kong et Zurich
Selon le rapport réalisé par l’hebdomadaire britannique The Economist sur le coût de la vie, Paris est considérée pour la deuxième année consécutive comme la ville la plus chère du monde, à égalité avec les villes de Hong Kong et Zurich. Il y a deux ans en mars 2019, la capitale française partageait ce statut peu enviable avec Hong Kong and Singapour.
la cellule de recherche du magazine britannique a passé à la loupe 133 villes à travers le monde afin d’y évaluer le prix de la vie, en se basant sur les tarifs de 140 produits et services. Restauration, immobilier, commerce ou encore prix des vêtements, tout a été inspecté au peigne fin pour délivrer ce classement. Le verdict est tombé et, à Paris, seuls quelques secteurs restent néanmoins abordables en comparaison avec les autres grandes villes. Parmi ces derniers, on retrouve les transports, mais également l’alcool.
Les monnaies en cause ?
Ce classement reste néanmoins à prendre avec des pincettes puisqu’il est réalisé en dollars et est donc fortement lié aux fluctuations des monnaies. Ainsi, Paris et Zurich se retrouvent en haut du classement notamment à cause de la hausse de l’euro et du franc suisse par rapport au dollar, tandis que la livre sterling – qui ne cesse de chuter – tandis que Londres se retrouve 20ème.
La Commission européenne a appelé à la prudence en ce qui concerne le marquage de la date de péremption des denrées alimentaires hautement périssables, après que la multinationale Danone a annoncé son intention de se débarrasser de la mention « à consommer jusqu’au » pour ses produits laitiers.
Une décision belgo-française
Mardi 20 avril, la branche belge de Danone, dont le siège est à Paris, a annoncé qu’elle allait mettre en place un nouvel affichage de la date de péremption sur ses produits, passant progressivement de la mention « à consommer jusqu’au » à la mention « à consommer de préférence avant ».
Bien qu’apparemment similaire, la date de péremption sur les aliments concerne la sécurité, ce qui signifie que les aliments ne doivent pas être consommés après cette date, quelle que soit leur apparence, tandis que la date de consommation fait référence à la qualité, ce qui signifie que les aliments peuvent toujours être consommés après cette date, mais qu’ils ne sont peut-être pas à leur meilleur.
La démarche de Danone concerne sa grande division laitière et comprend des produits comme Actimel et Danio, pour un total de 85 % du portefeuille de produits laitiers de l’entreprise.
Le règlement européen de 2011 remis en cause ?
Contactés par EURACTIV, des fonctionnaires de la Commission ont déclaré que l’indication de la date de péremption ou de la date de durabilité minimale est obligatoire pour les aliments préemballés, selon le règlement de 2011 qui établit des règles pour savoir laquelle de ces deux dates doit être indiquée sur les aliments.
La source de la Commission a noté que la date de durabilité minimale sera remplacée par la date limite de consommation pour les denrées alimentaires qui, d’un point de vue microbiologique, sont hautement périssables car elles sont susceptibles de constituer un danger immédiat pour la santé humaine après une courte période.
Bien que Danone n’ait pas été tenu d’informer la Commission à l’avance de ses intentions concernant le marquage de la date, les exploitants du secteur alimentaire devraient être en mesure, si on le leur demande, de justifier le choix du marquage de la date utilisé, selon la source européenne.
Toutefois, il n’appartient pas à la Commission de demander une telle justification, car ce sont les autorités nationales compétentes des pays où Danone placera ces produits qui sont chargées de contrôler l’application des dispositions du règlement, a conclu le fonctionnaire européen.
De même, une autre source de l’Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA) contactée par EURACTIV a déclaré que la législation définit les informations qui doivent figurer sur l’étiquette.
Jeudi, l’EFSA a publié la deuxième partie de son avis scientifique afin d’aider les fournisseurs de denrées alimentaires à décider s’il est approprié de donner aux consommateurs d’autres instructions en plus des dates de consommation ou de péremption.
« Mais nous ne suggérons pas de supprimer tout marquage de la date »
EFSA
Dans une note, Danone indique que le changement de la date de péremption de « best by » (à consommer jusqu’au) à « best before » (à consommer de préférence avant) peut contribuer à réduire, voire à prévenir le gaspillage alimentaire.
Selon Sofie Buekers, responsable de la qualité et de la sécurité alimentaire chez Danone Belgique, la texture, le goût et la couleur de l’aliment peuvent effectivement changer légèrement, mais le produit peut toujours être consommé sans danger, la sécurité alimentaire étant toujours garantie après la date de péremption.
« La meilleure chose à faire est d’ouvrir et de vérifier soi-même le produit en trois étapes simples : regarder, sentir et goûter », a-t-elle déclaré.
Dans le cadre de la stratégie « de la ferme à la fourchette » (F2F), la politique alimentaire phare de l’UE, la Commission devrait étudier l’impact éventuel des normes de commercialisation concernant le marquage de la date « à consommer de préférence avant le ».
Une mauvaise compréhension et une mauvaise utilisation du marquage de la date entraînent en effet un gaspillage alimentaire important, comme le souligne la stratégie F2F, dont le gaspillage alimentaire est un thème clé.
À cet égard, la Commission a déjà lancé une analyse d’impact et publié sa propre analyse d’impact initiale, décrivant les travaux sur l’analyse initiale des problèmes, les objectifs politiques et les différentes solutions.
La Commission estime que jusqu’à 10 % des 88 millions de tonnes de déchets alimentaires produits chaque année dans l’UE sont liés au marquage de la date de péremption sur les produits.
Plusieurs manifestants ont été arrêtés lors de manifestations le 20 avril. Ils sont accusés, entre autres, d’avoir été financées par « l’étranger ».
Deux ans après le début du Hirak, le pouvoir algérien apparait toujours aussi illégitime. L’élection du Président actuel, puis sa réforme constitutionnelle, ont été boudées par les Algériens : 60 puis 80% d’abstention. La crise du Coronavirus a permis d’interrompre la régularité des manifestations, mais la crise économique, elle, menace le fragile équilibre du « système », qui repose sur la corruption d’un coté, les subventions de l’autre, alimentées par la rente gazière.
Assoiffé, divisé, le pouvoir se raidit. Il arrête et emprisonne, notamment les journalistes. Puis désigne des boucs émissaires : l’étranger ou tel et tel clan, selon les accords et le partage des prébendes.
Un des pires classements du continent africain pour la liberté de la presse
L’Algérie est classée 146èmesur 179 pays dans le monde pour la liberté de la presse, un des pires classements du Continent africain selon Reporters sans frontières. Les condamnations de journalistes pour « atteinte à l’unité nationale », « atteinte à l’ordre public », ou à « la sûreté de l’Etat » se sont multipliées. Plusieurs medias en ligne ont été bloqués. La plupart des intellectuels algériens sont désormais réfugiés en France.
La France accusée par le pouvoir en place
Autre victime de ce raidissement, justement : l’étranger, la France. Rarement les relations n’ont été aussi dégradées, au point de voir les autorités algériennes annuler la veille pour le lendemain la visite officielle du Premier ministre. Du jamais vu. Tout cela sur un fond de déclarations d’une agressivité sans pareil. Un ministre déclare que « la France est l’ennemi traditionnel et éternel de l’Algérie » ; le chef d’Etat major Saïd Chengriha évoque les « millions de martyrs de la guerre d’indépendance », reprenant une mythologie répétée par le pouvoir algérien depuis l’indépendance. Les centaines milliers de morts étaient déjà de trop. La guerre d’Algérie fut en grande partie une guerre civile, en France comme en Algérie. Il y avait plus d’Algériens dans l’Armée française (263.000) en Algérie que dans les rangs de l’ALN (65.000).
Ce que ne voit pas le Président Macron, lorsqu’il missionne un Benjamin Stora, pourtant proche du FLN, c’est que « la réconciliation des mémoires » est un exercice impossible avec un régime qui s’est construit sur une histoire mythique, base de son « roman national ». En ce sens les paroles du ministre sonnent comme un aveu : s’opposer à la France est le dernier fil de légitimité auquel a recours le régime actuel.
Les manifestants aussi conspuent la France
Pour les Algériens, ceux qui sont dans la rue malgré les arrestations, ceux qui n’y sont pas mais ne croient plus au « système », le fil a déjà craqué. Ce qu’ils reprochent à la France, ce n’est pas le passé, c’est de soutenir ce pouvoir honni. Raison pour laquelle ils conspuent la France dans les manifestations.
La France est donc accusée de soutenir un régime qui s’épuise à retrouver sa légitimité perdue en ravivant la détestation de la France. Détestation pourtant bien imaginaire, puisque les Algériens connaissent bien la France, beaucoup y vivent, beaucoup en rêvent. Elle représente ce qu’ils n’ont pas en Algérie : espoir d’émancipation, de travail et de liberté. Les dirigeants algériens ne sont d’ailleurs pas en reste : personne ne déteste vraiment l’ennemi héréditaire. C’est une posture, une hypocrisie dramatique traduite en chances et en vies perdues.
Il est désormais difficile de comprendre pourquoi la France soutient Tebboune et ses amis, surtout pour se faire insulter régulièrement. Certes, il y a des intérêts, mais ces intérêts sont croisés, notamment dans le Sahel, où l’Algérie a autant besoin de la France que l’inverse, voire plus. Et où elle n’est pas toujours un allié fiable.
Depuis 30 ans, la lutte contre l’islamisme et le terrorisme est la justification traditionnelle de ce soutien. On peut le comprendre, sauf qu’à force furent jetés dans les bras islamistes tous ceux qui contestent le régime, comme on le voit de l’Afrique à la Syrie.
Rater la deuxième « indépendance algérienne » est une faute gravissime
Pour la France, rater la deuxième « indépendance algérienne » est une faute gravissime. Imaginer un succès du Hirak est tout à fait raisonnable. Tout dépend du prix du pétrole et de la nouvelle génération militaire. La France devrait parier sur la jeunesse et la démocratie algérienne. Ce serait la meilleure façon de dépasser les guerres de mémoire qui perpétuent artificiellement la guerre d’Algérie pour le seul intérêt de quelques prébendiers. Ce serait surtout le seul moyen de contrer les islamistes.
Pour l’instant, la France échoue sur tous les tableaux. Elle échoue surtout à préparer un autre avenir. L’Algérie devrait devenir ce qu’elle est : un des pays les plus riches d’Afrique.
Une Algérie libre et indépendante
Si le gouvernement français avait une politique étrangère ambitieuse, avec l’appui de l’Europe, elle développerait une politique méditerranéenne qui apaiserait les tensions en Afrique du Nord, maitriserait les migrations, assurerait un codéveloppement en Méditerranée occidentale, au grand bénéfice, de l’Algérie, de la Tunisie et du Maroc. Au lieu de multiplier repentances, contorsions, business et commissions, elle devrait, espérer, avec la jeunesse et toute la société civile algérienne, une Algérie enfin « libre et indépendante ».
La 93ème cérémonie des Oscar a été plus que jamais marquée par l’actualité, entre la pandémie qui bloque les productions et la dénonciation des injustices faites aux Afro-Américains. Ce fût donc une ne soirée à la fois solennelle, émouvante et étonnamment très drôle, mais aussi qui récompensa la création française. Los Angeles accueille d’ailleurs un lycée français qui développe les arts de création.
Florian Zelle des « Molière » aux « Oscar »
Le dramaturge français Florian Zeller qui a d’ailleurs mis en scène pour le cinéma sa pièce Le Père s’est vu attribuer l’oscar de la meilleure adaptation de scénario. L’écrivain de 41 ans, qui partage son prix avec son complice britannique Christopher Hampton, a assisté à la retransmission de la cérémonie des Oscars depuis Paris, où il a expliqué avoir « écrit ce scénario pour Anthony Hopkins », « le plus grand acteur vivant » selon lui.
Adaptation de sa pièce Le Père, on y suit le lauréat du meilleur acteur dans le rôle d’un vieil homme sombrant dans la démence. L’histoire lui a été inspirée par sa grand-mère, dont il était très proche et qui a commencé à souffrir de démence lorsqu’il avait 15 ans.
L’avenir est assuré !
Le Français, Nicolas Becker, a lui reçu la précieuse statuette pour le meilleur mixage son dans le film Sound of Silence, qui raconte la plongée d’un musicien dans la surdité.
Autre œuvre française mise à l’honneur : Colette, qui reçoit le prix du meilleur court-métrage documentaire. Ce film est consacré au pèlerinage, depuis Caen jusqu’au camp de concentration de Dora, en Allemagne, de Colette Marin-Catherine, 92 ans.
« Ce prix est un hommage, et ce film est un hommage, aux femmes du monde entier, de tous les âges qui unissent leurs forces et luttent pour la justice. Vive Colette, et vive la France »