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  • 29 pays en plus sur la liste verte de la France

    29 pays en plus sur la liste verte de la France

    On l’oublierait presque entre l’élection présidentielle et la guerre en Ukraine, mais la Covid régit encore de nombreux pans de notre vie. Si en France, comme dans d’autres pays, le masque est tombé et les passes sont de moins en moins exigés, il y a encore des restrictions aux frontières. La France a mis à jour sa liste verte !

    Du Canada au Zimbabwe, voyager vers la France sans restrictions

    29 pays dont plusieurs destinations phares sont passés sur la liste verte sur la carte actualisée au 3 mars 2022 par le gouvernement français : la République Dominicaine, le Canada, Oman, l’Inde, l’Afrique du Sud mais aussi l’Angola, l’Argentine, les Bahamas, le Bangladesh, le Bénin, la Bolivie, le Botswana, les Comores, Djibouti, l’Eswatini, l’Irak, la Jamaïque, le Kazakhstan, le Kenya, le Lesotho, la Namibie, le Pakistan, le Paraguay, le Pérou, les Philippines, Saint-Christophe-et-Niévès, le Salvador, la Zambie et le Zimbabwe.

    Pour ces pays, aucune contrainte particulière n’est imposée par le gouvernement au départ comme à l’arrivée. Pour rappel, plus aucun test n’est exigé au départ pour les voyageurs vaccinés souhaitant se rendre en France, quel que soit le pays de provenance.

    La carte actualisée des pays verts, orange, rouges pour voyager

    Les voyageurs non nationaux doivent produire un motif impérieux pour venir en France depuis un pays classé orange ou rouge, sauf s’ils peuvent justifier d’un parcours vaccinal complet avec un vaccin reconnu par l’Agence européenne du médicament. Les Français, eux, doivent soit présenter un parcours vaccinal complet soit un test PCR de moins de 48h à 24h selon les pays.

    Pour voyager en Europe, il n’est pas nécessaire de justifier du motif de son déplacement, il est pourtant indispensable d’avoir son certificat européen de vaccination ou son équivalent. Pour rappel, les expatriés peuvent se faire vacciner gratuitement en France.

    La carte des pays verts, oranges et rouges a été actualisée le 3 mars 2022.

  • Le retour du risque géopolitique

    Le retour du risque géopolitique

    Depuis la fin de la guerre froide voire depuis le milieu des années 1980, les investisseurs ont relégué au second plan les tensions internationales. La chute de l’URSS, la conversion de la Chine à l’économie de marché et la mondialisation les ont peu à peu confortés dans l’idée que la géopolitique avait désormais peu de conséquences sur la valeur des entreprises. Les attentats du 11 septembre 2001 ont créé un choc financier en raison, en premier lieu, de leur proximité de Wall Street. Pour autant, sur la durée les répercussions boursières ont été relativement faibles. Entreprises et investisseurs ont alors estimé que les conséquences économiques seraient contenues, et ont prêté une attention toute relative à la lutte que se mènent la Chine et l’Amérique, à la montée des dirigeants populistes en Amérique latine ou encore aux tensions au Moyen-Orient. Ainsi, ni les démêlés avec l’Iran ni la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis n’ont donné lieu à de véritables inflexions sur les marchés.

    L’isolement de la 11ème économie mondiale

    Avec l’invasion de l’Ukraine, ce schéma pourrait voler en éclats au motif qu’elle pourrait entraîner l’isolement de la 11e économie mondiale qui est en outre l’un des plus grands producteurs de matières premières. Jamais, depuis 1945, en-dehors des guerres concernant les États issus de la décomposition de la Yougoslavie, une guerre n’avait concerné deux États européens internationalement reconnus, sachant que la Russie est membre à l’ONU du Conseil de sécurité. Il faut remonter aux pires années de la guerre froide pour avoir un même niveau de tension.

    Cette crise dépasse, en raison du nombre de morts, celle provoquée en 1948 par le blocus de Berlin ou celle liée à la construction du mur de la même ville en 1961 et qui fut alors suivie par la crise des missiles de Cuba en 1962. Ces différents évènements avaient abouti ou conforté la partition du monde. Les implications économiques furent certainement moins importantes que celles que pourrait générer l’invasion de l’Ukraine.

    Les incidences mondiales immédiates seront une inflation plus élevée, une croissance plus faible et une certaine perturbation des marchés financiers à mesure que des sanctions plus sévères s’imposeront. Les retombées à plus long terme seront un nouvel affaiblissement du système de chaînes d’approvisionnement mondialisées et de marchés financiers intégrés qui a dominé l’économie mondiale depuis l’effondrement de l’Union soviétique en 1991.

    Pétrole, gaz, nickel, aluminium, palladium, blé, potasse…

    Depuis le deuxième choc pétrolier, les pays occidentaux n’ont pas été confrontés à une aussi brusque élévation des cours de l’énergie, des matières premières et des produits agricoles. Le baril de pétrole a certes connu des hausses importantes en 2007 et en 2014 mais ces dernières étaient étalées dans le temps. Le choc énergétique de 2022 marque d’autant plus les esprits qu’il met aux prises la Russie, c’est-à-dire l’un des trois plus importants producteurs de pétrole et de gaz au monde. La Russie est, par ailleurs, un fournisseur clé de métaux industriels tels que le nickel, l’aluminium et le palladium. La Russie et l’Ukraine sont toutes deux d’importants exportateurs de blé, tandis que la Russie et la Biélorussie sont des producteurs notables de potasse, un intrant essentiel pour l’agriculture.

    Le prix du baril de pétrole Brent a franchi la barre des 100 dollars dès le début de l’intervention russe et le cours du gaz en Europe a augmenté de 30 %. Plusieurs pays d’Europe, à commencer par l’Allemagne, dépendent massivement du gaz russe. L’arrêt de l’approvisionnement serait extrêmement délicat à gérer avec, à la clef, un risque de pénurie. L’approvisionnement en matières premières pourrait être remis en cause de deux manières. Les livraisons pourraient être interrompues si des infrastructures physiques telles que des gazoducs ou des ports de la mer Noire sont détruits. Elles pourraient également être remises en cause par les sanctions et contre-sanctions.

    Jusqu’à présent, les deux camps se sont montrés réticents à militariser le commerce de l’énergie et des matières premières qui s’est également poursuivi tout au long de la guerre froide. Les sanctions après l’invasion de la Crimée n’ont pas empêché la signature de contrats portant sur le gaz et le pétrole. La décision d’ExxonMobil ou de Shell de sortir de Russie constitue une première. La mise en sommeil du gazoduc « Nord Stream 2», par l’Allemagne, le 22 février dernier, est symbolique car il n’était pas en état de fonctionner.

    Si l’Occident est exposé au risque énergétique, la Russie l’est en matière technologique

    Les sanctions occidentales, même si elles n’aboutissent pas à l’interdiction des achats de gaz et de pétrole, pourraient à termes peser sur la production du fait des difficultés que rencontrera la Russie pour moderniser ses équipements. Cette dernière pourrait aussi riposter en privilégiant des clients dont les pays ne l’ont pas condamnée. Les Occidentaux espèrent que les pays arabes compensent en partie la Russie. Pour le moment, ces pays se montrent réticents. Depuis des années, ils ont noué des accords avec la Russie leur permettant de réguler le prix du pétrole. Ils ne souhaitent pas créer une crise avec ce pays certes non-membre de l’OPEP mais qui est associé à ses travaux. Par ailleurs, la hausse des cours compense le manque à gagner encaissé durant la crise sanitaire.

    Si l’Occident est exposé au risque énergétique, la Russie l’est en matière technologique. Les États-Unis peuvent imposer des sanctions du même type que celles infligées à Huawei aux entreprises technologiques russes. Ils pourraient ainsi limiter leur accès aux semi-conducteurs et aux logiciels de pointe. Ils ont également la possibilité de couper l’accès à Internet. Certaines entreprises de la sphère digitale comme Apple ou Google ont d’ores et déjà réduit leurs services à destination de la Russie.

    L’impact des sanctions financières

    Les pays occidentaux comptent sur les sanctions financières pour mettre en difficulté la Russie. Ce pays peut néanmoins s’appuyer sur d’importantes réserves en devises et sur ses fonds souverains. Il dispose de quelques mois voire d’un an de marges. Cependant, avec l’inflation et la dépréciation du rouble, les réserves accumulées ont tendance à s’évaporer rapidement. La volonté des Occidentaux est de réduire au maximum les flux financiers entrant et sortant du pays. Pour faire face à ce risque, la Russie a cherché depuis 2014 à isoler son économie de la zone dollar. La part de ses échanges libellés en devise américaine a baissé ces cinq dernières années. La Russie devra se tourner davantage vers la Chine pour ses besoins financiers. Si en 2014, 97 % des échanges entre ces deux pays s’effectuaient en dollars, ce taux n’était plus que de 33 % en 2021. La décision d’exclure du réseau SWIFT plusieurs banques russes pourrait freiner également les flux financiers et les échanges. L’acronyme SWIFT pour Society Worldwide Interbank Financial Telecommunication est une société installée en Belgique qui gère un système international de transmission sécurisé des données bancaires. Ce système permet aux établissements financiers d’échanger en toute sécurité des données concernant des opérations interbancaires. Ces communications sont notamment indispensables pour le paiement des importations.

    Deux pays sont actuellement exclus du réseau, la Corée du Nord et l’Iran. Depuis plusieurs années, la Chine met en place son propre système de protection des échanges de données financières. La Russie pourrait s’y rattacher. Les banques russes pourraient également passer par des établissements indiens reliés à SWIFT par un système de transmission autonome. Le risque d’une généralisation des interdictions d’accès à SWIFT est l’émergence de systèmes concurrents et la dédollarisation de l’économie mondiale.

    Le poids économique de l’Occident n’est plus que de 45% du PIB mondial

    Quelques jours après le début de la crise ukrainienne, les conséquences pour l’économie mondiale sont déjà nombreuses. La Russie fait face à un choc économique et financier sans précédent, sa monnaie ayant perdu plus de 30 % de sa valeur et ses taux directeurs étant relevés à 20 %. Si les sanctions sont importantes, elles ne mettent pas en danger immédiatement l’économie russe. Elles compliquent l’organisation des flux mais ne les interdisent pas. Le poids économique de l’Occident est moindre en 2022 qu’en 1973. À l’époque, plus des deux tiers du PIB étaient générés par les États-Unis, l’Europe de l’Ouest et le Japon. Aujourd’hui, leur poids dans le PIB mondial est inférieur à 45 %.

    Pour l’économie mondiale, la crise ukrainienne est avant tout une source supplémentaire d’inflation intensifiant le dilemme auquel les banques centrales sont confrontées. Doivent-elles relever rapidement leurs taux directeurs au risque de briser la croissance déjà mise à mal par l’invasion russe ou accepter une inflation plus haute ?

    À plus long terme, cette crise peut accélérer la partition du monde en plusieurs blocs économiques. La Russie sera obligée de basculer un peu plus vers l’Est, en s’appuyant davantage sur des liens commerciaux et financiers avec la Chine. En Occident, au nom du souverainisme économique et de la protection des intérêts nationaux, le protectionnisme pourrait être à nouveau légitimé. La Chine pourrait être tentée de se protéger d’éventuelles sanctions occidentales en privilégiant l’autosuffisance.

    L’invasion de l’Ukraine ne provoquera peut-être pas de crise économique mondiale aujourd’hui, mais elle pourrait bien marquer une inflexion dans le cours de l’économie mondiale pour les prochaines décennies.

  • Journée de la Femme 2022 ! Expatriée ?

    Journée de la Femme 2022 ! Expatriée ?

    En France, entre 2 et 2,5 millions de personnes sont expatriées à l’étranger, selon les derniers chiffres publiés sur le site du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. On dénombre autant de femmes que d’hommes mais nombreuses sont celles à avoir suivi leur mari. A l’occasion de la journée de la Femme 2022, on fait le point sur leurs perspectives professionnelles et personnelles. Entretiens avec des femmes françaises expatriées, aux quatre coins du monde.

    Opportunité ou sacrifice ?

    Selon une enquête réalisée en 2017 par Expat Communication, une agence française spécialisée dans l’accompagnement des expatriés, “dans 92% des cas, c’est la carrière de l’homme qui est à l’origine de la mobilité et la femme suit.

    L’une des principales difficultés – pour les femmes qui ont choisi de suivre leur mari à l’étranger – est de trouver une raison d’être en expatriation, de ne pas être là uniquement pour la famille. « Au début, se retrouver du jour au lendemain, sans maison, ni travail, ni voiture, ni famille, ni amis, dans un pays et une langue inconnue, seule, sans activité, c’est un gros désespoir. C’était dur, je me demandais comment j’allais remplir mes journées”, raconte Lili Plume, 41 ans, écrivaine sous pseudonyme. Après avoir vécu trois ans au Brésil, cette ancienne enseignante française vit au Mexique depuis deux ans, à la suite de la mutation de son mari. Elle est l’auteure du blog Lili Plume Do Brasil et du livre « Et si on partait vivre au Brésil ma chérie ? »

    Il n’est pas toujours évident, pour ces femmes d’expatriés, de s’insérer professionnellement dans leur pays d’accueil. “Le fait de sortir de sa zone de confort  [son pays d’accueil] , d’être le pilier de la famille, oblige à se réinventer, à réadapter son parcours professionnel par rapport au marché du pays, à la barrière de la langue et à ce nouveau rythme de vie”, explique Cristina Filipe Araujo, une Française, mère de famille âgée de 36 ans. Actuellement en Angleterre, elle est expatriée depuis neuf ans.

    Le travail, le seul salut ?

    Certaines expatriées essaient de retrouver un poste équivalent à celui qu’elles avaient dans leur pays d’origine mais c’est généralement un véritable parcours du combattant. “Souvent, il faut accepter la réalité du marché, accepter de revoir à la baisse ses ambitions”, décrit l’expatriée en Angleterre.

    D’après l’étude d’Expat Communication, “49% des conjoints expatriés en recherche d’emploi affirment s’être sacrifiés pour leur conjoint car les postes trouvés sont inférieurs à leurs attentes.

    Dans leur nouveau pays, d’autres femmes d’expatriés décident de tout recommencer à zéro en changeant de métier. “Je n’avais pas envie de travailler dans l’enseignement comme je le faisais en France. Au bout de six mois, je me suis lancée dans l’écriture, j’ai le temps et ça me plait. Ma vie de femme d’expatrié a vraiment changé quand j’ai trouvé cette activité”, ajoute l’écrivaine.

    De plus en plus de femmes expatriées se lancent dans l’entreprenariat, ce qui leur permet d’être plus libres et plus flexibles, “afin de garder un équilibre entre la vie professionnelle et personnelle”, commente Cristina Filipe Araujo.

    Pour beaucoup, Internet est une plateforme idéale pour monter son activité. Agée de 38 ans, Adeline Verdier-Velten, Française expatriée pour la première fois à Amsterdam et restauratrice de tableaux de formation, a progressivement quitté son métier pour créer son propre site internet “Les Musettes s’en mêlent” où elle réalise des portraits de conjoints suiveurs qui ont lancé leur entreprise dans leur nouveau pays. “Je me disais qu’il fallait que je trouve un autre projet que je puisse emmener partout”, indique-t-elle. Vous pouvez retrouver certaines interviews sur notre site.

    Auparavant responsable de communication dans le domaine pharmaceutique, Cristina Filipe Araujo, a également fait le choix de monter sa propre entreprise. “J’ai décidé de ne pas rechercher de travail mais de faire un projet qui pourrait me permettre de combler les trous de mon CV et que je pourrais valoriser à mon retour en France”, explique-t-elle. Depuis 2017, elle travaille sur le podcast “Expat Heroes” où elle met en lumière le parcours d’expatriés francophones à travers le monde.

    Malgré leur forte mobilité, certaines femmes d’expatriés arrivent à monter leur commerce à distance. C’est le cas de Béatrice, 31 ans, expatriée pendant plusieurs années au Gabon et en Tanzanie. Elle a créé la marque TRIBU(S) qui propose des produits brodés, inspirés de la culture africaine et réalisés par des personnes dans le besoin, aussi bien au Gabon qu’en France. Ses produits sont vendus sur internet et par le biais de ventes privées.

    L’expatriation reste une chance

    Malgré les difficultés que peuvent rencontrer les femmes d’expatriés dans leur nouveau pays, cette expérience peut être source d’épanouissement. “Pour moi, l’expatriation a été une grande chance et m’a ouvert des portes sur d’autres perspectives professionnelles”, décrit Lili Plume.

    Le fait d’avoir du temps pour réfléchir à une nouvelle activité professionnelle est un réel atout. “On peut se lancer dans quelque chose dont on a rêvé”, explique-t-elle également.

    Selon la fondatrice du podcast Expat Heroes, pour réussir professionnellement à l’étranger, “il est nécessaire de s’adapter, d’être agile pour retrouver un poste et d’avoir une force de caractère.

  • TV5MONDEplus célèbre les femmes en mars

    TV5MONDEplus célèbre les femmes en mars

    À l’occasion du 8 mars, TV5MONDEplus, la plateforme 100% gratuite et non géo-bloquée, célèbre les femmes et réaffirme son engagement pour leurs droits à l’international. On y voit des portraits drôles, tendres ou émouvants, de femmes qui réagissent à la discrimination sociale ou raciale, à la domination masculine, des femmes qui s’incarnent avec force et créativité dans les milieux les plus divers, allant de la politique aux arts du cinéma, du spectacle humoristique, de la peinture ou de la photographie…

    FEMMES D’AFRIQUE EN ACTION

    SAISON 3 – PORTRAITS – 10X13′

    À travers une galerie de 31 portraits de 4 minutes, Femmes d’Afrique en Action propose d’aller à la rencontre de femmes leaders, influentes et à haut potentiel, qui de par leurs initiatives et leurs actions, jouent un rôle de modèle dans le développement des économies africaines.

    https://www.tv5mondeplus.com/login

    ANGELIQUE KIDJO – UNE ODYSÉE AFRICAINE

    MUSIQUE – 75′

    Récompensée en janvier 2020 par un quatrième Grammy Award, Angélique Kidjo revisite ses plus grands succès internationaux. La diva béninoise sait mélanger les sons traditionnels africains de son enfance avec les sonorités RnB, funk et jazz américaines, et les influences d’Europe et d’Amérique Latine. Elle est de retour sur scène. Réalisation : Samuel Petit (France, 2020)

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    YVETTE Z’GRAGGEN, UNE FEMME AU VOLANT DE SA VIE

    PORTRAIT – 90′ – RTS

    Disparue en 2012, Yvette Z’Graggen était une écrivaine suisse en avance sur son temps. Avant tout le monde, elle a conduit, fumé, appris l’allemand, aimé librement des hommes, réfléchi sur la Suisse et ses démons, fait vibrer plusieurs générations de femmes. Son parcours atypique à travers une série d’entretiens. Réalisation : Frédéric Gonseth (Suisse, 2016)

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    QUELLE HISTOIRE – LES FEMMES INSPIRANTES

    ÉDUCATION – 5X15′

    Portraits de femmes qui ont fait l’histoire et l’actualité et dont la personnalité continue à inspirer les générations.

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    ADELAIDE CHARLIER – LA MEUF DU CLIMAT

    DOCUMENTAIRE – 52′ – RTBF

    Adélaïde Charlier est la porte-parole francophone belge du mouvement international des jeunes pour le climat (Youth for Climate). La Namuroise se raconte (pas de voix off autre que la sienne) : son combat, ses doutes… Un portrait touchant de et par la jeune activiste. On y découvre ses craintes, ses réflexions sur l’avenir, son combat, la personnalité de celle qui incarne un mouvement qui prend de plus en plus d’ampleur en Belgique et dans le monde. Un mouvement qui couve depuis des mois de Covid, mais qui est prêt à réapparaître à tout instant.

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    MADAME REVIENT DE LOIN

    REPORTAGES – 52′ – RADIO CANADA

    À force de se déguiser en femmes des années 60 pour incarner Les Galipeau’s et de se frotter aux stéréotypes de l’époque, Chantal Lamarre et Sylvie Dumontier ont voulu revisiter le passé pour explorer les stéréotypes de l’ère moderne. Bien sûr, Madame revient de loin, mais où s’est-elle vraiment rendue en 2020 ? Chantal et Sylvie cherchent à comprendre le modèle féminin actuel en abordant quatre sphères distinctes : le monde du travail, la vie familiale, le culte de la beauté et le sexisme insidieux. Ne ratez pas ce retour vers le futur!

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  • Le SNU au coeur du projet des Jeunes avec Macron 

    Le SNU au coeur du projet des Jeunes avec Macron 

    Nolwenn Pelven est coordinatrice des jeunes avec Macron pour les Français de l’étranger. Dans un podcast réalisé par Lesfrancais.press, elle évoque le bilan du président sortant et les desseins du mouvement pour les jeunes expatriés. 

    La jeune militante s’est engagée auprès des équipes d’Emmanuel Macron lors des élections européennes de 2019, alors qu’elle vivait encore au Canada. Elle est arrivée à son poste de coordinatrice des Français de l’étranger à son retour en France. Depuis, elle est en contact permanent avec les adhérents et les référents afin de faire rayonner le mouvement et lui donner de l’envergure. 

    Le premier mouvement politique des jeunesses de France

    Actuellement, le mouvement les Jeunes avec Macron, ou JAM, compte plus de 31 000 adhérents à travers le monde, le plaçant ainsi à la première place du plus grand mouvement politique des jeunesses de France. Pour Nolwenn Pelven, une telle ampleur illustre la “pertinence” de la politique du président menée dans le monde durant son quinquennat. 

    Si les JAM sont basés à Montréal au Canada, ils ont des référents établis aux quatre coins du globe pour être au plus près des électeurs. Europe du Nord, Benelux, Amérique du Nord, centrale et latine, péninsule ibérique, le chef de l’État continue de fédérer les jeunes Français de l’étranger. 

    Aux yeux de Nolwenn Pelven, le candidat LREM attire particulièrement les jeunes grâce à sa capacité à fédérer la gauche et la droite. Une entreprise qu’il a menée à bien durant son quinquennat, sans jamais oublier la jeunesse française, toujours d’après la militante. Elle illustre ses propos à l’aide des mesures mises en place comme Un jeune, une solution, le développement du statut d’apprenti, et le taux de chômage pour cette tranche de la population qui est à son plus bas niveau depuis une quinzaine d’années. 

    “Il a mis les jeunes au coeur de ses priorités” 

    Nolwenn Pelven, coordinatrice pour les Jeunes avec Macron pour les Français de l’étranger

    Des travaux phares 

    Le gouvernement a marqué son intérêt constant pour les Français de l’étranger, d’après la JAM. Elle pense notamment à l’expansion du réseau de l’AEFE appuyée par le texte de loi de la sénatrice Samantha Cazebonne, et à la volonté du président de doubler les effectifs d’ici à 2030. Pour l’ancienne élève de l’enseignement français à l‘étranger, c’est une mesure phare et nécessaire pour faire rayonner la France dans le monde. 

    Nolwell Pelvin, LREM, JAM
    Échanges avec le Ministre délégué aux Français de l’étranger Jean-Baptiste Lemoyne lors du campus de rentrée de la majorité. De gauche à droite, Nolwenn Pelven (Coordinatrice et Ambassadrice JAM FDE), Alexandre Kleitman (Responsable Idées JAM FDE) et Carmine (adhérente JAM à Londres)

    Le Service national universel 

    Le Service national universel est un projet instauré sous le gouvernement de l’ancien premier ministre Edouard Philippe, afin de porter les valeurs de l’engagement national chez les adolescents âgés entre 15 et 17 ans. Premièrement testé dans dix-neuf départements français en 2019, il s’est étendu à l’ensemble du territoire en 2021. Seulement, il est difficilement accessible pour les jeunes de l’étranger. En effet, ils peuvent être volontaires sous deux conditions, à savoir détenir une adresse en France et pouvoir y rester suffisamment longtemps pour participer au séjour de cohésion. 

    Le mouvement politique dans sa volonté de pallier le problème, a donc fait des propositions au ministre délégué aux Français de l’étranger Jean-Baptiste Lemoyne, afin de rendre ce service “universel” comme son nom l’indique. 

    Une ébauche de programme pour le président sortant ? 

    En plus de la proposition évoquée précédemment, les JAM souhaiteraient voir s’étendre le passe culturel à l’ensemble des Français du monde. Bien que le SNU soit leur priorité, ils espèrent que toutes leurs idées seront reprises par le futur gouvernement et pourront voir le jour. 

    A trente-huit jours du premier tour de l’élection présidentielle, les militants sont sur le pont. Grâce au tractage et à la sensibilisation, ils espèrent faire adhérer un maximum de personnes à leur projet et voir leur candidat être réélu à la fonction suprême. 

  • Etablissements scolaires français en Ukraine :  100% solidaires ! 

    Etablissements scolaires français en Ukraine :  100% solidaires ! 

    La guerre a provoqué la fermeture des trois établissements scolaires français en Ukraine. La direction de l’AEFE s’est engagée à assurer le suivi précis des personnels et des élèves. 

    Première nouvelle rassurante, tous les personnels français ont quitté l’Ukraine à l’exception d’un seul enseignant qui ayant été pris dans une zone de guerre était en train de s’éloigner des combats au moment où cet article est écrit. Une évacuation en convoi sécurisé hors de Kiev a été finalement opérée en milieu de semaine pour un grand nombre de personnels. Les premiers départs, réalisés le lundi 28 février, n’avaient concerné que des diplomates et leurs familles, et c’est la réaction de nos compatriotes et des parlementaires français de l’étranger qui a accéléré l’évacuation des autres personnels français en poste à Kiev et la mise sur pied de ce deuxième convoi.

    La priorité de l’AEFE : organiser le suivi individualisé des élèves et l’enseignement à distance

    L’agence pour l’enseignement français à Paris communique désormais auprès des familles et des représentants du personnel et fait jouer la solidarité dans le réseau.

    La gratuité est assurée pour les élèves qui se réinscrivent dans un établissement géré par l’AEFE. De fait, 69 élèves ont déjà trouvé un point de chute dans les établissements français du voisinage, à Varsovie, Budapest ou Bratislava, mais aussi dans des destinations plus lointaines, en Espagne ou à Dubaï.

    Il est annoncé que l’Agence appuiera les demandes de scolarisation en cours d’année dans les établissements en France.

    Les trois établissements français d’Ukraine comptent un effectif de 682 élèves dont une majorité d’enfants ukrainiens. L’objectif de la direction est de dénombrer avec précision le devenir de ces élèves et de mettre en place à terme un enseignement à distance.

    Une journée de « rentrée scolaire » est donc prévue le 9 mars et aura donc clairement vocation à être une revue d’effectifs. Combien d’élèves se présenteront et quels seront les personnels encore présents sur place alors que l’effectif total du corps enseignant et des personnels administratifs et de direction est de 143 personnes ?

    Lycée français Anne de Kiev en Ukraine, crédit AEFE

    Des représentants syndicaux solidaires mais vigilants


    Djamel Souiah, le secrétaire général de la section Hors de France du SE-UNSA, réagit à ces annonces  : 

    « On est d’accord à ce stade pour tous ramer dans le même sens. Mais le temps du bilan viendra. Une fois qu’on aura fait le point après cette rentrée. Nous comprenons la nécessité d’une revue d’effectifs mais l’enjeu de la mise en place d’un enseignement à distance n’est clairement pas une priorité immédiate pour nous ».

    Il est vrai que de la situation de nombreux personnels rapatriés n’est pas encore totalement stabilisée : certains d’entre eux ont trouvé un point de chute près de Chambéry, bénéficiant de l’aide d’une association de solidarité locale, mais sont hébergés dans des conditions qui restent spartiates. Tous n’ont pas accès à une connection internet ou au matériel informatique permettant la reprise du travail à distance.

    Une aide aux familles rapatriées et un suivi de la situation en Russie

    L’AEFE annonce à cet égard que les familles qui le souhaiteront pourront bénéficier d’une aide d’urgence qui ira jusqu’à 3000 euros par famille.

    L’écho de la guerre en Ukraine étant mondial, du matériel pédagogique est également en passe d’être diffusé dans tous les établissements de l’AEFE pour que les enseignants soient en mesure de présenter la guerre sous l’angle de la solidarité qu’elle génère en Europe. La difficulté est réelle de présenter les enjeux d’un conflit en cours aux élèves qui se posent des questions sans générer trop d’anxiété. Les personnels sont également soumis à une forte pression.

    Une psychologue devrait d’ailleurs travailler en renfort auprès des personnels de l’Agence ou du réseau afin d’identifier les souffrances et le stress générés par une situation exceptionnelle par sa nature.

    Le nouveau mandat d’Olivier Brochet, directeur de l’AEFE, qui vient d’être renouvelé,  débute donc par la gestion d’une crise aux portes de l’Europe. Après la gestion de l’épidémie mondiale de Covid, voilà une nouvelle occasion pour l’agence et ses établissements de démontrer leurs capacités d’adaptation et leur réactivité institutionnelle.

    La situation des personnels français en poste en Russie fait d’ailleurs l’objet d’un suivi précis en lien avec le cabinet du ministre Jean-Baptiste Lemoyne. Les intérêts français ne semblent pour l’instant pas visés. Mais la situation est instable au plan militaire et pourrait provoquer à terme une évacuation ou des rapatriements.

  • En route vers le troisième choc pétrolier ?

    En route vers le troisième choc pétrolier ?

    La guerre en Ukraine sera-t-elle à l’origine d’un troisième choc pétrolier succédant à ceux de 1973 et de 1979 ? Si le cours du pétrole a progressé de 42 % depuis le début de l’année, la hausse est, pour le moment, très inférieure à celle enregistrée lors des deux précédents chocs. Les cours avaient alors été multipliés par quatre lors du premier et par trois lors du deuxième. En ce début du mois de mars, le prix du pétrole a retrouvé le niveau qui était le sien avant la crise financière de 2008.

    Ces quinze dernières années, le marché de l’énergie a connu une profonde mutation avec le développement du pétrole de schiste qui représente plus de 10 % de la production totale de pétrole. Il a permis aux États-Unis de redevenir le premier producteur mondial. Ce pétrole a contribué à une chute importante des prix. Comme en 1973 et en 1979, la hausse des cours est le produit d’évènements géopolitiques. Pour le premier choc, la guerre du Kippour avait été l’élément déclencheur, pour le deuxième, ce fut la révolution islamique en Iran. Elle intervient à chaque fois dans un contexte de tension sur le marché pétrolier.

    La conséquence d’un choc géopolitique

    Depuis la fin des confinements, dans le courant de l’année 2021, l’offre peine à suivre la demande qui est en forte hausse en lien avec la reprise économique. La production demeure toujours en-deçà de son niveau de 2019. Dans le cadre de l’accord OPEP+, les pays producteurs s’appliquent toujours des quotas de production contribuant à la hausse des prix. Ils entendent ainsi compenser le manque à gagner de ces dernières années. Les États du Moyen-Orient ne souhaitent pas froisser la Russie qui s’est avérée un précieux allié pour faire remonter les prix en 2020. Ce pays a, par ailleurs, su nouer des relations privilégiées avec plusieurs d’entre eux.

    Au-delà du contexte géopolitique, d’autres facteurs pourraient expliquer la tension actuelle sur les prix. Les pays producteurs seraient, techniquement, dans l’incapacité d’augmenter l’offre. Plus de la moitié de la production mondiale de pétrole serait devenue mature et serait engagée dans un processus de déclin qui a été un temps masqué par la montée en puissance des gisements non conventionnels. Au début des années 2020, la Russie aurait atteint son pic de production.

    Chute des investissements au nom de la transition énergétique

    Selon l’Agence Internationale de l’Énergie, un tiers de la production devrait disparaître d’ici 2030 dans un contexte d’augmentation de la demande. La chute de l’investissement dans le secteur pétrolier depuis 2016 pèse aussi sur le niveau de la production. Les découvertes de nouveaux gisements sont de plus en plus rares et ne suivent pas l’évolution de la consommation. Les investisseurs se dégagent de l’exploitation du pétrole au nom de la transition énergétique bien plus vite que la croissance des énergies renouvelables. Cette raréfaction des capitaux pourrait amener à un manque physique de pétrole.

    En 2025, en l’absence de découvertes de nouveaux gisements ou d’avancées techniques, le déséquilibre entre l’offre et la demande de pétrole pourrait atteindre 10 millions de barils jour. Un pétrole rare et cher se traduira par une forte hausse des prix et un ralentissement de la croissance. Le retour de la stagflation est une menace réelle pour les pays occidentaux. La hausse du cours du baril aura l’avantage de favoriser la transition énergétique. Cette dernière suppose des changements importants pour de nombreux secteurs. Les plus exposés sont ceux de l’énergie, des transports, de la sidérurgie, de la construction et de la plasturgie.

    Les investissements à réaliser se chiffrent à plusieurs centaines de milliards d’euros. Ils doivent s’accompagner d’un effort en matière de formation. La crise ukrainienne constitue une réelle rupture sur le plan géopolitique avec un risque de fragmentation du monde ; elle marque aussi l’entrée dans un nouveau cycle énergétique susceptible de générer d’importantes tensions au sein des sociétés.

  • Les victimes de la guerre espèrent le « jour d’après » 

    Les victimes de la guerre espèrent le « jour d’après » 

    La Douma a voté en urgence une loi qui promet 15 ans de prison à « ceux qui propagent des fausses informations à propos de la guerre en Ukraine ». La liberté et la guerre vont mal ensemble. Normalement, tout le gouvernement russe devrait aller en prison, puisque, jusqu’au vote de cette loi, il n’y avait pas de guerre en Ukraine, seulement « une opération spéciale ». Avec le retour des soldats russes tués, le Ministère a dû reconnaitre des pertes, commises par des « nazis et des lâches » dit Poutine. Pauvres soldats, pauvres civils, premières victimes, ils ne sont pas les seuls. 

    A la guerre, la première victime, c’est la vérité. S’il est certain que la propagande russe raconte des histoires, jusqu’à quel point nos analystes sont-ils fiables ? Hier virologues, aujourd’hui stratèges, nos informateurs sont d’abord mus par l’excitation, tous parlent trop, y compris les dirigeants (quelle idée d’ annoncer à l’avance sanctions et limites d’intervention !)

    Si les bien informés se trompent, qu’en est-il des désinformés ?

    Les services secrets américains, britanniques, français, allemands et italiens partageaient depuis quelques mois leurs informations sur l’hypothèse d’une guerre. Les « Anglo-saxons » y croyaient, les autres non. Comme les Américains se sont toujours trompés, il était difficile de croire qu’ils avaient raison. Si de telles intelligences si bien informées se trompent, qu’en est-il des pauvres désinformés que nous sommes ?

    Comment garder la tête froide après cet impensable, le retour de la guerre en Europe ? Jusque là, il était convenu que les grands ne se faisaient la guerre que par délégation, ou bien au loin. Gagner en «  puissance » en occupant des territoires, en soumettant des populations, c’était la logique de Catherine II et de Napoléon. Après la décolonisation, après l’URSS, après l’Irak et l’Afghanistan, il était prouvé que même les victoires conduisaient à l’échec. La puissance nouvelle est celle des centres financiers, forcément neutres : Singapour, Dubaï, Luxembourg ; celle des Gafas et de l’Intelligence Artificielle. Apparemment, d’intelligence, ne reste que celle-là. 

    Après l’Ukraine, la Russie victime de la guerre

    Car, après les Ukrainiens, la Russie ou plutôt les Russes, sont les premières victimes. Avec la chute du rouble, l’inflation, les freins à l’exportation, la Russie, qui s’appauvrit depuis dix ans (elle est passée de 2400 milliards de dollars avant l’invasion de la Crimée à 1500 aujourd’hui), va s’appauvrir encore. Et ce sous un régime de plus en plus policier. Les Russes, habitués aux despotes et aux sacrifices, résisteront, et souffriront. Il sne seront pas les seuls. Si la Russie peut se passer du monde, comment le monde peut-il se passer de la Russie ? 

    L’Europe a des réserves de gaz jusqu’en décembre. D’ici là, Algérie, Qatar et gaz de schiste viendront au secours. Question de prix. Ailleurs, ce sera plus difficile. Les pays qui ne sont pas producteurs d’hydrocarbures payent la crise de la covid, comment payeront-ils l’augmentation des prix des hydrocarbures, d’autres matières premières, et surtout du blé ? Algérie, Tunisie, Libye, Egypte, Liban, Arabie saoudite, Nigéria, Kenya, entre autres, se nourrissent de blé russe ou ukrainien. Verra-t-on des émeutes de la faim ? Des régimes renversés ? De nouvelles guerres civiles ? Il n’est même pas besoin d’imaginer que les Russes décident de perturber le commerce international pour que les conséquences de la guerre d’Ukraine s’étendent bien au-delà de l’Europe. Au Moyen-Orient et en Afrique, les conflits (où sont déjà impliqués les mercenaires russes) vont s’envenimer.

    Si la Russie peut se passer du monde, comment le monde se passera-t-il de la Russie ?

    Et en Europe ? Il n’y a pas que le prix du gaz, le retour en grâce du nucléaire, il y a aussi les menaces sur les câbles, les cyberattaques sur les entreprises et les services publics. En cas de sabotage des câbles sous-marins dans l’Atlantique, 90% du réseau internet serait touché. La « guerre hors limite » a commencé. 

    Départ d’un gazoduc à destination de l’Europe depuis la Russie ©Belga

    Il est possible de rendre la pareille aux Russes, c’est la logique de la guerre, celle de la destruction. On a vu en quelques jours ressurgir le vieux monstre, éteint depuis 1962 : la menace nucléaire. Même en écartant ce spectre, inutile de croire qu’une guerre se passe sans violence, sans dommage. 

    Poutine ressuscite l’autre fantôme, l’Otan. Mieux : il a doté l’Europe d’une conscience militaire ! Polonais, Hongrois, Baltes en première ligne. Les Allemands, encore effrayés d’eux-mêmes, augmentent leur budget militaire de cent milliards, le double du budget actuel. L’Ukraine, la Moldavie, la Géorgie supplient d’adhérer à l’UE, pensant que la solidarité européenne vaut plus que des aides financières : une protection.

    Redéfinir l’Europe, préparer le jour d’après

    Evidemment, ce ne sera pas possible : élargir l’Union européenne l’affaiblirait plus encore. Mais dire non est impossible. Poutine, qui voulait désunir l’Europe (comme Trump) et a fait campagne pour le Brexit, la renforce, la change, la militarise. Pour la première fois, de façon inimaginable il y a peu, l’Union finance des armes

    L’Europe ne pourra pas en rester là : elle devra se redéfinir. L’Europe des Cercles va revenir, avec un degré d’intégration, d’alliance, différent selon les pays. Il y aura un noyau dur, celui, à peu près, des membres fondateurs, il y aura le cercle de l’Euro, celui du nouveau Schengen, celui de la défense. Suédois, Autrichiens, Finlandais, Géorgiens, Croates, trouveront leur place dans ces nouveaux ensembles. On peut même envisager les places du Royaume-Uni et de la Suisse (qui a cassé sa neutralité pour condamner la Russie, ce qu’elle n’avait pas fait avec Hitler !). On doit penser un statut pour les nouvelles relations de voisinage, avec la Turquie, le Maroc, l’Algérie et l’Egypte. Imaginer aussi, enfin, la paix revenue, la place de la la Russie.

    La France doit imaginer le plan de paix 

    Car le malheur de cette guerre, ou sa cause, c’est l’incapacité d’avoir des relations saines avec la Russie. Pour sortir de la guerre, il faut la paix. Pas comme absence de guerre, comme projet de vie commune. Garantir la sécurité de tous, y compris de la Russie. La difficulté fondamentale est que la paix s’appuie sur le pilier de la liberté, entre des pays libres, entre des pays dans lesquels les dirigeants doivent rendre des comptes aux citoyens. Les vrais garants de la paix sont les citoyens, sinon, ce sont les soldats qui cessent de se battre…

    La France doit imaginer le plan de paix. Cela ne veut pas dire ignorer les menaces. Se renforcer d’un côté, unir les Européens, imaginer la paix future avec la Russie de l’autre. Ce n’est pas aux États-Unis de le faire, ni aux malheureux Ukrainiens. C’est à nous. 

    Se renforcer pour le conflit en cours, et préparer la paix future. Il faut penser le jour d’après, sinon il n’y aura pas d’après. Sans espoir de paix, il n’y aurait que l’absurde et tragique présent d’une guerre durable.

  • Eric Zemmour à la conquête des expatriés – Rencontre avec le porte-parole

    Eric Zemmour à la conquête des expatriés – Rencontre avec le porte-parole

    Eric Zemmour a lancé sa campagne à destination des expatriés en publiant sur sa chaine Youtube des voeux ! Une publication qui n’a pas manqué de faire réagir le microcosme des Français établis hors de France, mais pas seulement, en moins de 24h ils étaient près de 200 000 à avoir vu la vidéo.

    Depuis, le candidat du parti Reconquête a trouvé parmi la communauté des Français établis hors de France de nombreux relais, en particulier en Asie où le mouvement recrute de nombreux partisans d’Hong-Kong à l’Australie.

    Au delà, Eric Zemmour réussit à briser un « plafond de verre » qui n’avait jamais permis au parti de Jean-Marie puis Marine Le Pen de rencontrer un public parmi les Français de l’Etranger. Mieux le candidat de la droite radicale recueille entre 15% et 20% des voix parmi nos compatriotes hors de France selon les deux dernières consultations réalisées auprès de milliers de Français, pour les expatriés il serait qualifié pour le second tour.

    Le porte-parole : Jérôme Rivière

    Comme à tous les candidats, nous avons proposé à Eric Zemmour de répondre à vos questions, comme nous l’avons fait avec Valérie Pécresse la semaine dernière et comme nous le ferons avec Anne Hidalgo la semaine prochaine. Après un échange entre notre président, Laurent Dominati, et le candidat, la date fut actée, mais finalement c’est Jérôme Rivière qui nous reçoit. Autre surprise, les voisins refusent qu’on filme dans la cour, ils veulent préserver la paix de leur immeuble bourgeois à deux pas des Champs-Elysées.

    Nous voilà donc obligés d’improviser une interview, sur un bout de jardin, avec l’Eurodéputé Jérôme Rivière, tout juste transféré du Rassemblement National.

    ©PHOTOPQR / Arnaud Journois ; PARIS ; 19/01/2022 ; JEROME RIVIERE EURO DEPUTE RASSEMBLEMENT NATIONAL (MaxPPP TagID: maxnewsspecial621324.jpg) [Photo via MaxPPP]

    Une expatriation par dépit

    Ensemble, on a pu aborder la vision de l’expatriation du candidat. Ainsi, on découvre que Jérôme Rivière est lui-même marié à une expatriée américaine. S’il comprend ses compatriotes hors de France, au fond le parti Reconquête regrette leur départ. Pour eux, on quitte la France par manque de perspectives. Ils sont prêts à les faire revenir.

    Expatriation ou immigration ?

    Cohérents avec leur doctrine prônant l’assimilation des émigrés en France, Eric Zemmour, comme nous l’explique Jérôme Rivière, distingue expatriation et émigration. Pour lui ceux qui quittent la France définitivement pour un autre pays doivent tout faire pour s’intégrer à leur nouveau pays. Pour les autres, en tant qu’expatriés, ils sont censés revenir en France, un jour ou l’autre. Et Eric Zemmour veut accélérer leur retour.

    Découvrez en 10 minutes le programme d’Eric Zemmour pour les expatriés

  • Florent Coury, ce Français de Bruxelles qui prend les armes aux côtés des Ukrainiens – Rencontre

    Florent Coury, ce Français de Bruxelles qui prend les armes aux côtés des Ukrainiens – Rencontre

    Florent Coury est arrivé depuis la veille à l’ouest de l’Ukraine. Et sa formation militaire vient de débuter. Elle est « assurée par des Géorgiens ». Mais on n’en saura pas plus. Son souci de discrétion est légitime. Il répond simplement que ses nuits sont agitées « à raison de quatre alertes aériennes par nuit » et qu’il va bientôt recevoir une Kalashnikov.

    Florent est le premier de ces volontaires français qui sont allés rejoindre la légion internationale sur le sol ukrainien, « ligne de front de nos démocraties ».

    « Entre l’agresseur et l’agressé, le fort et le faible, l’envahisseur et celui ou celle qui défend sa maison, il ne peut y avoir d’hésitations ou de doutes : la cause de l’Ukraine est celle de tous les peuples libres, «l’ultime occasion de régénérer nos démocraties ».

    Florent Coury sur Facebook

    Comme il a pu l’écrire dans un long message explicatif publié sur Facebook où il fait part des doutes de ses proches devant son départ mais aussi de sa grande détermination puisée dans un patriotisme nourri des valeurs de la Révolution française et de son universalité.

    Un expatrié qui a répondu à l’appel du Président Zelensky

    Il y a quelques semaines encore, ce père de famille veillait sur ses enfants en bas âge, occupait des fonctions de cadre supérieur auprès d’un grand groupe français et vivait avec sa famille dans une demeure bourgeoise de la capitale bruxelloise. Il envisageait même de se porter candidat sur une circonscription législative. Son combat a changé de nature. Il ne sera pas électoral à proprement parler mais visera à la défense des démocraties et de l’Europe. Florent a souhaité jouer la transparence et a expliqué ses motifs sur LinkedIn où son message a reçu plus de 20 000 likes. Une sorte d’approbation collective à ce choix qui n’est pas sans risques dans un conflit où l’on compte déjà des morts civils et militaires et où les premières exactions sont signalées. 

    Si Florent est pour l’instant le seul Français de son groupe militaire, ce sont cependant des centaines de compatriotes qui  songent à l’engagement. Héros virtuels trop tôt biberonnés aux jeux vidéos ou aspirations plus profondes à participer à une cause élevée ? Le président Zelensky qui a annoncé récemment la création d’une « Légion internationale » et a appelé les étrangers à rejoindre « la résistance aux occupants russes » a été entendu dans l’Europe entière et au delà. Dans l’hexagone l’ambassade d’Ukraine en France reçoit d’ailleurs des dizaines d’appels quotidiens et fournit aux impétrants un document permettant de baliser le départ et l’engagement des volontaires étrangers.

    Le pouvoir fédérateur des réseaux sociaux 

    Sur Facebook, le groupe des volontaires français en Ukraine réunissait déjà plus de 8000 membres après avoir été créé seulement le 24 février, jour du déclenchement des hostilités. Ses administrateurs ont passé le groupe sous statut privé pour protéger probablement l’identité de ses membres. Ugo et Arno Pellegrini qui administrent le groupe sont originaires du Nord de la France. Ugo a 22 ans, ne parle ni russe ni réellement anglais mais aurait servi 6 mois sous les drapeaux. Il annonce que 250 personnes seraient prêtes à s’engager en Ukraine. Si ce chiffre grossit chaque jour il est difficile de connaître le nombre de départs réels en sachant qu’il est peu probable que ces volontaires pensent à s’immatriculer auprès de l’Ambassade de France à leur arrivée sur place.

    Ni les administrateurs ni les modérateurs de ce groupe Facebook ne semblent avoir de vécu militaire poussé et c’est donc une réponse citoyenne, spontanée, s’appuyant sur des motifs variés, à laquelle on assiste. Des nouveaux gilets jaunes… et bleus en quelque sorte.

    Sur le sol ukrainien, certains vont vouloir rejouer les mythiques « brigades internationales » de la guerre d’Espagne de 1936 en présentant les Russes comme les nouveaux fascistes. La Russie a annoncé que les occidentaux volontaires ne bénéficieraient pas du statut et de la protection des prisonniers de guerre. Une façon d’endiguer les vocations militaires en effrayant ces jeunes Européens sans expérience de la guerre ? 

    Quand je lui parle de 36, Florent badine. Le qualificatif de « Malraux du 10ème », du nom de son arrondissement parisien de naissance, pourrait lui convenir s’il avait vraiment le coeur à plaisanter. Mais l’homme, en train de rentrer dans la peau du soldat, est dans une phase d’adaptation à son environnement.

    Derrière la figure de Républicain internationaliste qu’est ce volontaire français, d’autres profils inquiètent davantage les services de renseignements français qui sont à pied d’oeuvre depuis quelques jours pour observer et analyser les filières de recrutements en cours et les départs effectifs.

    L’Ukraine, une base arrière pour l’extrémisme ? 

    Si cette guerre attire des patriotes et des idéalistes, le conflit a sa force d’aspiration pour des extrémistes de tout poil. D’autant qu’il a débuté en 2014 et qu’il a permis à  des réseaux d’extrême droite  de se déployer des deux côtés du conflit.  Des membres pro-russes sont ainsi présents dans le Donbass depuis 2014 et des Français proches du RN ou de la tendance Philippot souverainiste et russophile pourraient aussi être sur place. Il y a de l’autre côté des groupes étrangers pro-ukrainiens uniates, comme pendant le conflit en Croatie des années 90, qui se mobilisent sur la base de leur détestation des Orthodoxes. On compte aussi des djihadistes anti-Assad très revanchards après que la Russie soit intervenue en Syrie pour sauver le régime en place. Ils sont intégrés dans les bataillons ukrainiens les plus radicaux comme le « fameux » régiment Azov, clairement néo-nazi. Des islamistes du Caucase qui ont l’habitude du maniement des armes pourraient compléter cette triste galerie de combattants qui possèdent des arrières pensées et qui ne combattent pas pour la démocratie.

    Notre rédaction souhaite à Florent et à nos compatriotes de rentrer, à terme, sains et saufs chez eux. Et de se signaler auprès des autorités consulaires françaises à leur arrivée en Ukraine pour être identifiés en cas de difficultés.

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