Ce dimanche 31 juillet acte la fin de l’état d’urgence sanitaire qui fut mis en place au printemps 2020. Les dispositions qui en découlaient ont rythmé la vie des Français de l’étranger depuis le début de la pandémie de Covid-19, cependant il n’est pas enterré.
Fin du passe sanitaire
Le passe sanitaire (attestation de vaccination complète selon les normes françaises soit 3 doses, certificat de rétablissement ou test négatif) était jusqu’ici demandé pour se rendre à l’hôpital (sauf admission aux urgences) ainsi que dans les maisons de retraite et les établissements qui accueillent des personnes fragiles ou en situation de handicap. À partir du 1er août, le passe sanitaire ne sera plus requis à l’entrée de ces établissements.
Le certificat européen Covid-19, soit deux doses de vaccination de moins de 9 mois, reste toujours en vigueur aux frontières extraeuropénnes et à celles de certains Etats européens.
Plus de masque obligatoire sauf si…
Le masque n’est plus obligatoire dans les lieux publics depuis plusieurs mois, sauf dans les établissements de santé et médico-sociaux. Tout comme le couvre-feu, le confinement et le passe sanitaire, à partir du 1er août, le gouvernement ne pourra plus l’imposer de manière globale, mais continue de le recommander fortement.
Si la fin de l’état d’urgence sanitaire signe aussi la fin des mesures exceptionnelles prises par le gouvernement, le ministre de la Santé peut toujours avoir recours à des arrêtés « en cas de menace sanitaire grave appelant des mesures d’urgence, notamment en cas de menace d’épidémie », comme l’indique le Code de la santé publique.
Dépistage aux frontières toujours possible
Aux frontières françaises, en plus du certificat européen indispensable jusqu’au 30 juin 2023, le nouveau texte de loi, qui instaure la fin de l’état d’urgence sanitaire en France, distingue deux cas de figure pour lesquels il sera possible pour le gouvernement d’imposer un test de dépistage négatif à la Covid-19 aux personnes de plus de 12 ans.
Pour les déplacements vers l’Hexagone depuis l’étranger ou depuis les territoires ultramarins, en cas d’émergence d’un variant dangereux, « le gouvernement pourra imposer ce certificat sanitaire de voyage avant l’embarquement dans l’avion ».
Pour les déplacements vers l’Outre-mer depuis l’Hexagone, cela pourra être imposé en cas de saturation de l’hôpital. Le texte dit que « les exécutifs locaux et les parlementaires élus dans la collectivité concernée devront cependant être consultés ».
Ces dispositions devront être prises après avis du comité et pourront être en vigueur par décret pour une durée maximale de deux mois. Passé ce délai, elles seront conditionnées à un vote du Parlement.
Fin de l’état d’urgence sanitaire en France – Téléchargez le texte de loi
Echanger un permis de conduire délivré par la France lorsqu’on s’installe dans un autre pays membre de l’Union européenne (UE), de l’Espace économique européen (EEE), ou dans un autre Etat, est il obligatoire ? Lesfrancais.press vous répond en quelques points simples à retenir.
Vous vivez en Europe
Si vous résidez dans un État européen : Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède, le permis français est valable tant qu’il est en cours de validité, vous n’avez aucune obligation de le changer sauf…
En effet, il existe 2 situations ou l’échange de votre permis de conduire est obligatoire :
Vous demandez une nouvelle catégorie du permis (extension) ;
Vous commettez en France une infraction au code de la route entraînant une perte de points, une restriction, une suspension ou une annulation de votre permis.
Dans tous les cas, lorsque la validité de votre permis de conduire français expire, il faudra demander le renouvellement dans votre pays de résidence. Si dans ce pays, il n’existe pas de système à points, votre nouveau permis en sera exempté.
Le cas du Portugal
Comme souvent le Portugal n’était pas en accord avec le droit européen. En effet, dans ce petit pays, il était obligatoire de rendre son permis de conduire d’origine afin d’en obtenir un portugais et ce dans les 90 jours suivant son installation. Comme pour la taxe à l’importation des véhicules, le Portugal a été sanctionné par la Cour européenne et enfin, la décision a été transposée dans le droit autochtone.
Désormais, comme partout ailleurs dans l’Union européenne, la gestion du permis de conduire est conforme aux textes européens.
Le nouveau permis de conduire, au format européen et de la taille d’une carte de crédit
Vous vivez hors d’Europe
Conduire avec un permis délivré dans un pays de l’UE dans un Etat tiers où que vous soyez n’implique pas les mêmes démarches et elles peuvent changer d’un pays à l’autre.
Si vous vous installez hors de l’Union européenne, et que vous souhaitez conduire avec votre permis de conduire français, vous devez d’abord vous assurer que celui-ci est toujours en cours de validité. Pour effectuer, l’échange ll faut également le faire accompagner d’une traduction officielle si la langue du pays n’est pas disponible sur votre permis de conduire (nouveau modèle).
En tout il faut respecter 3 conditions :
avoir au moins l’âge requis par le pays ;
ne pas avoir été sanctionné en France (ou dans le pays de délivrance du permis s’il est différent) par une suspension, restriction ou annulation de votre droit de conduire
respecter les mentions d’ordre médical inscrites sur votre permis (port de lunettes obligatoire, aménagement du véhicule pour tenir compte d’un handicap, etc.).
Le permis international
Si vous n’avez pas d’identifiants ANTS, il est proposé de créer un compte pour avoir un espace personnel sur le site de l’ANTS. La pré-demande en ligne d’un permis international est obligatoire si votre permis a été établi en France.
Étapes à suivre :
Se connecter ou créer un compte ANTS : titleContent
Cliquer sur « Nouvelle demande »
Choisir le motif de votre demande « Je demande un permis de conduire international » 3/ Compléter les rubriques et ajouter les justificatifs demandés
Confirmer la démarche
Envoyer par courrier les documents complémentaires demandés
Suivre l’avancement de votre demande dans votre espace ANTS
Si vous désirez transformer votre permis français en permis international, la démarche devra être réalisée en France. Pour cela, il faudra vous connecter à l’Agence nationale des titres sécurisés et faire la demande en ligne. En détenant un permis international, vous pourrez circuler dans la plupart des pays du monde et ce sans restriction.
Cet été, les mesures Covid-19 ont été allégées voire supprimées dans de nombreux pays, mais la grève dans les aéroports, la saturation des douanes comme des hébergements dû à l’afflux de touristes, ont rendu encore bien complexes les voyages vers la France. Mais n’ayez pas de regret, TV5MONDEplus vous apporte le monde à la maison . Cet été en plus des nombreux documentaires disponibles sur la Polynésie, l’Egypte ou encore l’Everest, la plateforme francophone mondiale et gratuite, TV5MONDEplus, vous propose 4 immersions dans les plus beaux paysages de France sur la côte atlantique, à la Réunion, en Corse et en Provence qui seront accompagnées de découvertes en Suisse, en Belgique et au Canada.
On prépare ses valises et direction le canapé avec un petit smoothie pour voyager en toute détente sur TV5MONDEplus.
Les plus beaux paysages de France
Naturellement, c’est avec la France que nous commençons notre tour d’horizon avec 4 voyages en 3 émissions.
La France atlantique, de l’estuaire de la Loire aux Pyrénées – 52′
Avec 550 kilomètres de côtes qui s’étirent de l’estuaire de la Loire aux portes des Pyrénées, le littoral français est plus qu’une destination de vacances. Cette façade atlantique est l’une des plus diversifiées d’Europe, avec de véritables atouts historiques, culturels, gastronomiques…
De la Camargue aux Alpes-de-Haute-Provence, des champs de lavande du Luberon aux vignes de Châteauneuf-du-Pape, découverte des lieux emblématiques d’une région riche en traditions. Avec ses eaux cristallines et ses villages perchés, la Provence est une terre d’aventure magnifiée par la diversité de son écosystème et de son patrimoine.
Quel meilleur moyen de découvrir le pays du Grand nord que le van ? En 2 saisons, Julien Roussin-Côté vous propose une traversée immersive de cette fédérations d’Etats aux paysages et aux populations si diverses.
À bord de son van, Julien sillonne le Canada à la recherche de gens qui vivent pleinement en possédant moins. Des histoires d’individus, couples, familles et communautés qui ont fait le choix de vivre autrement. Nomades ou sédentaires, ils ont tous choisi un mode de vie alternatif.
Présenté par Julien Roussin-Côté – ( Canada, 2020) TV5 Unis
La Suisse en train
Le voyage pourrait se faire en voiture, mais Donat Hofer a choisi le train, plus écolo et plus conforme au mode de vie des Suisses. Avec plus de 5000 km de rail, ce petit territoire montagneux au coeur de l’Europe propose de nombreuses désertes accessibles après avoir traversé de magnifiques décors.
Chaque jour, des centaines de milliers de voyageurs sillonnent la Suisse en train, à travers des paysages féeriques.
Réalisation : Donat Hofer (Suisse, 2021) – RTS
Les villages de Belgique
On finit ce focus sur les documentaires de saison sur TV5MONDEplus en allant arpenter les chemins de Belgique à la découverte des plus beaux villages du plat-pays. En 2 saisons, on découvre des coins wallons et flamands et dans le dernier épisode de chaque saison, vous pourrez découvrir le plus beau village élu par les Belges grâce à la RTBF, la chaine nationale francophone.
De villages au charme fou… Tour à tour, des personnalités présentent la commune qu’elles estiment être la plus esthétique et la plus incroyable. Élection dans le dernier épisode ! (Belgique,2021) – RTBF
Comme de nombreux Français de l’étranger, ceux qui résident au Canada ont aussi profité de ce premier été post-covid pour venir visiter famille et amis en France. La plupart d’entre eux sont vaccinés mais comme on le sait, ils peuvent tout de même être porteurs. Le gouvernement fédéral canadien a, donc, décidé de mettre en place un dispositif de tests aléatoires sur les personnes vaccinées arrivant au Canada.
Le Canada verrouille toujours ses frontières
Le Canada reste sous la politique de Justin Trudeau l’un des pays les restrictifs au monde en terme de Covid. Alors que la majorité des pays européens ont supprimé les tests et passes Covid, Justin Trudeau s’enferme dans une politique qui risque de faire du tort à l’industrie du voyage canadienne.
Le programme de tests Covid aux aéroports de Vancouver, Calgary, Montréal et Toronto avait été temporairement suspendu le 11 juin 2022. Ces tests vont être exigés à nouveau via un dispositif qui choisira aléatoirement les personnes vaccinées qui devront s’y soumettre.
Des tests hors des aéroports
Si vous êtes sélectionné(e), le test devra être effectué avant la fin du jour civil suivant votre arrivée au Canada, soit via un rendez-vous en personne dans une société de de tests ou pharmacie, soit par un rendez-vous virtuel via Internet pour un test d’auto-écouvillonnage. En effet, contrairement aux procédures de juin, les tests Covid-19 auront désormais lieu en dehors des aéroports pour réduire la congestion dans les terminaux.
Les voyageurs ne sont pas tenus de se mettre en quarantaine en attendant le résultat du test. Vous serez averti dans les 15 minutes après avoir rempli votre déclaration en douane si vous avait été sélectionnés pour le test. L’e-mail contiendra des informations pour vous à aider à organiser le test avec un fournisseur dans la région où vous pénétrerez sur le territoire canadien.
Contrairement aux procédures de juin, les tests Covid-19 auront désormais lieu en dehors des aéroports pour réduire la congestion dans les terminaux.
Ces tests doivent être effectués avant la fin du jour civil suivant votre arrivée au Canada, soit via un rendez-vous en personne dans une société de de tests ou pharmacie, soit par un rendez-vous virtuel via Internetpour un test d’auto-écouvillonnage.
Les voyageurs ne sont pas tenus de se mettre en quarantaine en attendant le résultat du test.
Les voyageurs recevront un e-mail dans les 15 minutes après avoir rempli leur déclaration en douane s’ils ont été sélectionnés pour le test. Car ces tests sont aléatoires.
L’e-mail contiendra des informations pour les aider à organiser leur test avec un fournisseur dans la région où ils entrent.
Le Conseil d’État ne s’est pas opposé vendredi (22 juillet) à l’expérimentation menée par les services de Bercy et les douanes, autorisés depuis la loi de finances pour 2020 à collecter les données « librement accessibles » sur Facebook ou Le Bon Coin pour lutter contre les ventes illicites ou la fraude fiscale.
La plus haute juridiction administrative en France n’a rien trouvé à redire à l’expérimentation menée depuis bientôt trois ans par l’administration fiscale et la douane, renommée « Big Brother Bercy » par ses détracteurs.
Depuis la loi de finances pour l’année 2020, et son article 154, ces services peuvent, à titre expérimental, « collecter et exploiter au moyen de traitements informatisés et automatisés […] les contenus, librement accessibles sur les sites internet des opérateurs de plateforme en ligne […] manifestement rendus publics » pour détecter les fraudes ou les manquements aux obligations fiscales.
Plus concrètement, le fisc français est autorisé à scanner les publications Facebook et Twitter, ou les annonces Le Bon Coin, à la recherche de vente illicite de tabac ou de drogue, de piscines non déclarées ou encore de domiciliation fictive par exemple.
Un dispositif que la Quadrature du Net a jugé disproportionné et attentatoire au droit à la vie privée et qu’elle accuse de mettre en œuvre un système de surveillance généralisée et indifférenciée.
Si bien que l’association de défense des libertés sur Internet a déposé une requête auprès du Conseil d’État en 2021, lui demandant d’annuler, d’annuler son décret d’application.
Pas de surprise
Mais la justice française s’est rangée du côté du gouvernement.
« Ce n’est pas une surprise. Politiquement, on s’attendait à ce que le Conseil d’État veuille absolument sauvegarder cette surveillance », a déclaré Bastien Le Querrec de la Quadrature du Net à EURACTIV, « extrêmement déçu », car il « se trompe très violemment sur la réalité technique de cette surveillance ».
Dans sa décision datée du vendredi 22 juillet, le Conseil d’État a estimé que « la collecte de données autorisée ne peut porter que sur les contenus qui […] sont librement accessibles », sans nécessité d’un mot de passe ou d’une inscription sur le site, et « se rapportent à la personne qui les a délibérément divulguées ».
Il a également jugé que la mise en œuvre technique de ce dispositif ne permet pas « contrairement à ce qui est soutenu, une collecte généralisée et indifférenciée de données à caractère personnel lors de la phase d’apprentissage et de conception ».
Pour la Quadrature du Net, cette analyse est tout simplement fausse. « À partir du moment où on collecte des données qui ne sont pas structurées, on ne peut pas, avant la collecte, savoir quelles données vont correspondre à ce qui est autorisé », explique M. Le Querrec, observant que cette opération de structuration et la suppression des données non pertinentes arrivent après la collecte.
« Le Conseil constitutionnel n’avait absolument rien compris en 2019. On sent qu’il est un peu gêné parce qu’il se retranche derrière cette analyse erronée du Conseil constitutionnel et après répète tout ce qu’avait dit le gouvernement », ajoute-t-il.
Le Conseil constitutionnel avait en effet estimé fin 2019 que le dispositif était assorti de « garanties propres à assurer, entre le droit au respect de la vie privée et l’objectif de valeur constitutionnelle de lutte contre la fraude et l’évasion fiscales, une conciliation qui n’est pas déséquilibrée ».
Fin de l’expérimentation
M. Le Querrec souligne par ailleurs que la notion de « manifestement » pour les contenus rendus publics avait été rajouté pendant les débats parlementaires pour s’assurer que la loi passerait l’examen de proportionnalité.
« Mais c’est quelque chose qui est éminemment subjectif et on ne peut pas, juste par la présence d’une page web, d’un contenu en ligne, savoir si ça a été manifestement rendu public », précise-t-il, prenant l’exemple de contenu publié par erreur ou sans avoir conscience qu’il serait accessible aux yeux de tous.
Sans compter que « ça ne change pas le fait que, juridiquement, même quand un contenu est accessible à tous, il y a une attente raisonnable de droit à la vie privée qui pèse », selon lui.
La Quadrature du Net regrette enfin que cette décision du Conseil d’État ouvre la voie au gouvernement pour pérenniser ce dispositif, dont l’expérimentation doit prendre fin à la fin de l’année.
« Politiquement, si on regarde tout ce qui se fait en matière de surveillance, quelque chose qui est expérimental pour une durée limitée et inscrite quelques années plus tard dans le marbre législatif », observe-t-il, notant que « maintenant que le Conseil d’État a validé juridiquement le dispositif, le gouvernement sera se sentira encore plus libre de rendre cette surveillance définitive », vraisemblablement dans une prochaine loi de finances.
« Ces trois ans n’ont été qu’une manière de faire avaler la pilule et pas du tout une garantie effective », conclut Bastien Le Querrec.
Après avoir compensé le manque à gagner généré par la crise sanitaire, les gouvernements des pays occidentaux se sont engagés à réduire les effets sur les ménages de la guerre en Ukraine. Il en résulte une dégradation importante des finances publiques.
Le ralentissement de la croissance provoqué par l’augmentation des prix de l’énergie, des matières premières et des produits agricoles, et par la multiplication des goulets d’étranglement tant au niveau des biens intermédiaires qu’au niveau de la main d’œuvre, réduit le montant des recettes publiques quand, au même moment, les dépenses publiques sont en forte hausse. Outre les mesures de soutien au pouvoir d’achat, les États sont confrontés à une série de dépenses en lien avec la transition énergétique et le vieillissement de la population. La modernisation des systèmes de santé, la réindustrialisation, l’accroissement de l’effort de défense, etc. D’ici 2024, la question des modalités du financement de ces dépenses pourrait se poser avec acuité.
L’espoir mis dans la croissance s’est évanoui
Les déficits des États de la zone euro se situent entre -4 et -6 % du PIB quand ils ne dépassaient pas 0,5 % du PIB en moyenne avant la crise sanitaire. Par rapport à 2020, année de récession en Europe, la réduction du déficit a été de 3 points mais le retour à l’équilibre a été compromis par la survenue de la crise ukrainienne. L’espoir mis dans la croissance pour réduire la composante conjoncturelle de la dette et assainir les finances publiques s’est évanoui. Les besoins de financement public sont en forte hausse, de plusieurs points de PIB afin de financer les dépenses militaires, les dépense de santé, de retraite, d’éducation et celles liées à la transition énergétique.
Le soutien public à la compensation de la perte de pouvoir d’achat représente en année pleine, en France, 2 % du PIB. Ces dernières années, les États ont bénéficié de la baisse des taux d’intérêt qui a fortement réduit le poids du service de la dette. Ce dernier est passé, pour l’ensemble de la zone euro, de plus de 3 % du PIB à 1,5 % du PIB de 2010 à 2020. Face à la résurgence de l’inflation, les banques centrales sont contraintes de relever leurs taux directeurs, ce qui, avec l’arrêt des programmes de rachat d’obligations, entraîne une hausse des taux d’intérêt. Un point de taux en plus entraîne sur trois ans une dizaine de milliards d’euros de plus à payer pour l’État en France.
Plus de limite à la dépense publique.
Comment réduire les déficits budgétaires primaires ? Depuis 2020, les administrations ont pris l’habitude d’intervenir sans compter pour lutter contre la pandémie puis, depuis le début de l’année, pour tenter de limiter les effets du choc énergétique liés à la guerre en Ukraine. Les politiques monétaires accommodantes mises en œuvre depuis 2015 ont donné l’impression qu’il n’y avait plus de limite à la dépense publique. Les tenants de la Nouvelle Théorie Monétaire ont relégitimé le concept keynésien de déficit public tout en soulignant que l’interventionnisme étatique était justifié tant qu’il ne générait pas d’inflation.
Depuis une quarantaine d’années, à l’exception de la Grèce, les populations, surtout celle de la France, se sont habituées à vivre avec un endettement croissant sans que cela ne pèse sur leurs conditions de vie. Elles n’estiment donc pas nécessaire de changer la donne en la matière. Pour autant, la question de la soutenabilité des dettes publiques pourrait se poser plus rapidement que prévu, d’autant plus que la hausse des intérêts à payer grèvera le budget des États. La réduction des déficits devrait redevenir d’actualité en 2023.
Compte tenu des tensions sociales qui traversent de nombreux pays, les gouvernements rechignent, pour le moment, à augmenter les prélèvements sur les particuliers. A contrario, ils sont appelés à taxer les entreprises, en particulier sur celles qui réaliseraient des profits sur les marchés des matières premières ou de l’énergie.
Croire qu’en taxant les entreprises, les gouvernements épargnent les ménages est une vue de l’esprit
Depuis le début de l’année, les entreprises énergétiques de la zone euro réalisent, en base annuelle, des bénéfices évalués à 30 milliards d’euros, contre une vingtaine en temps normal. Il ne faut pas oublier qu’elles avaient enregistré une perte d’une vingtaine de milliards d’euros en 2020. Le secteur de l’énergie est cyclique avec des fortes variations. Il exige des investissements importants et cela d’autant plus que la décarbonation suppose la réalisation de nouveaux équipements.
Par ailleurs, croire qu’en taxant les entreprises, les gouvernements épargnent les ménages est une vue de l’esprit. Une augmentation des prélèvements sur les entreprises conduit soit à une augmentation des prix, soit à une moindre progression des salaires ou à une diminution des dividendes versés aux actionnaires. La taxation revient à modifier les règles de répartition de la valeur ajoutée. Elle peut se justifier pour des raisons sociales ou économiques si l’usage de la rente est inefficiente.
Depuis plusieurs années, l’idée d’une taxation des entreprises du secteur des technologies de l’information et de la communication s’est diffusée. Ces entreprises disposeraient de positions dominantes leur permettant de générer d’importants bénéfices. Elles ne feraient pas profiter les autres secteurs des gains de productivité. Les bénéfices accumulés ne seraient pas utilisés de manière optimale. Ils serviraient à réduire la concurrence à travers des opérations de rachats de startup. Selon la théorie libérale, les bénéfices ont vocation à disparaître et non à s’accroître au fur et à mesure de la montée de la concurrence. À défaut d’accroître l’impôt sur les sociétés, certains estiment qu’il conviendrait d’augmenter le taux d’imposition des plus-values en capital réalisées (pas latentes) dues à la hausse des prix des actifs, hausse provoquée notamment par les politiques monétaires expansionnistes.
Les gouvernements taxent et subventionnent les mêmes
Depuis 2018, le taux de croissance des prix de l’immobilier résidentiel en zone euro se situe entre 6 et 10 %. La crise sanitaire n’a pas entraîné de décélération. La hausse des taux d’intérêt pourrait néanmoins provoquer un retournement sur le marché immobilier. La taxation des rentes peut apparaître légitime puisqu’elles ne résultent ni d’investissements, ni de bonne gestion, ni d’innovations, mais de plus-values ou de profits dus à des hausses anormales de prix ou de positions dominantes. Le prélèvement peut donc se justifier sous réserve que son usage soit performant.
Les gouvernements sont de plus en plus enclins à prélever et à subventionner les mêmes. Ainsi, les entreprises du secteur énergétique sont taxées tout en bénéficiant d’aides pour assurer la décarbonation de leurs activités.
Cameroun, Bénin et Guinée-Bissau : voilà le programme, du déplacement en Afrique d’Emmanuel Macron pendant 3 jours et commencé ce 25 juillet. Il a rencontré les chefs d’État de ces pays. Première étape : le Cameroun, ce lundi. Quels dossiers furent au centre des discussions ? Nous en parlons avec Pascal Airault, journaliste à L’Opinion, en charge de l’actualité en Afrique et au Moyen Orient et Ousmane N’diaye, rédacteur en chef Afrique à TV5MONDE, qui suit le déplacement d’Emmanuel Macron.
Contrer la Russie
Il fut en effet question de l’influence russe sur le continent. Sans le dire officiellement, Paris s’inquiète de l’expansion russe sur le continent africain. Et si le Cameroun constitue la première étape de la tournée d’Emmanuel Macron, ce n’est certainement pas un hasard. En avril dernier, alors que la guerre en Ukraine avait déjà commencé, Yaoundé a signé un accord de coopération militaire avec Moscou.
La crainte de voir se développer des sociétés militaires privées telles que Wagner est donc prise au sérieux : aujourd’hui la République centrafricaine et le Mali. Et si c’était demain le Cameroun ? « Ce qui nous alerte, c’est que nous avons maintenant une capacité de recul sur les effets de cette implantation », explique un conseiller de l’Élysée.
Emmanuel Macron, qui sera reçu par Paul Biya, président du Cameroun depuis près de 40 ans, devrait donc aborder cette question, tout comme celle de la menace du groupe terroriste Boko Haram au nord du pays ou encore les conséquences de la guerre en Ukraine alors que l’ensemble des pays africains sont aujourd’hui frappés par une forte inflation sur les denrées de première nécessité.
Récemment, le Bénin et le Togo ont été exposés à des attaques terroristes. Conformément à la dynamique amorcée au Sahel, des échanges ont eu lieu sur ce sujet avec des autorités béninoises pour définir les modalités d’un soutien français concret pour répondre à ce défi.
L’Élysée précise que les autorités béninoise ou togolaises n’ont pas formulé la demande d’une présence française sur le terrain. En revanche, il y a une demande d’appui français en matière de soutien aérien, en matière de renseignement et en matière d’équipement. « Et nous sommes en train d’examiner la manière d’y répondre positivement », indique l’Élysée.
Enfin, Emmanuel Macron souhaitait marquer son soutien aux organisations régionales et à la jeunesse africaine. Un échange a d’ailleurs été organisé en fin de journée à Yaoundé ce lundi avec des représentants de la jeunesse et de la société civile camerounaise. L’effet escompté n’a pas eu lieu, au contraire, la jeunesse a manifesté contre les propos du Président de la République devant l’ambassade de France.
Tout au long du séjour, les enjeux de participation citoyenne, d’entreprenariat, de culture et de mémoire furent au cœur des discussions.
Olivier Becht a été investi, le 04 juillet 2022, ministre des Français de l’étranger en remplacement de Jean-Baptiste Lemoyne. Il évoque dans sa première allocution aux expatriés les défis à surmonter. En premier lieu la relation entre le citoyen et l’administration consulaire, mais aussi les conséquences de la pandémie qui ont mis à terre de nombreuses entreprises fondées et/ou gérées par des Français. Dans son discours, il évoque aussi la situation des Lycées français étrangers et la problématique financière qui empêche nos jeunes compatriotes de bénéficier de leur droit constitutionnel à l’éducation française. On fait le point pour les expatriés et tous les Français établis hors de France…
France Consulaire
Olivier Becht, après les présentations d’usage, attaque directement le sujet chaud du moment : la relation avec l’administration consulaire.
« Je serai votre ministre en ayant à cœur d’améliorer encore les services qui vous sont rendus »
Olivier Becht dans son message aux Français de l’étranger le 26 juillet 2022
Si le constat est franc, les « électrochocs » promis par son prédécesseur Jean-Baptiste Lemoyne ont disparu. Le maintien de 9 députés de la majorité présidentielle, lors des élections législatives en juin, ne pousse pas le nouveau ministre à changer le cap. Le déploiement de « France Consulaire », en test actuellement dans 13 pays, devrait donc continuer dans les prochaines semaines.
Alors que les opposants à France Consulaire considèrent que la centralisation à Paris sur une plateforme de tous les appels, précédemment destinés aux consulats locaux, ne sert qu’à couvrir la réduction des fonctionnaires consulaires que le gouvernement voudrait pérenniser. Ils évoquent aussi l’éloignement avec le citoyen qui ne pourrait que desservir le Français de l’étranger en quête d’informations. Pendant la période de la Covid, les services consulaires locaux ont eu du mal à diffuser les conditions de circulation propres aux pays où ils sont implantés, alors une plateforme à Paris ?
Il conclut ce premier thème en évoquant le projet Maison France, service qui se met en place dans notre pays, réunissant sous un même toit tous les services de l’Etat et des collectivités. Une organisation que de nombreux engagés pour la communauté des Français de l’étranger souhaitent, mais non par téléphone ou courrier, mais tout naturellement au consulat.
Olivier Becht
Les promesses sociales de la présidentielle
Deuxième volet de la vidéo d’Olivier Becht, le domaine social, une promesse née de la pandémie et inscrite au programme présidentielle. Si aucune mesure concrète n’est annoncée, le nouveau ministre laisse miroiter une augmentation des budgets. Le dispositif temporaire créé pour répondre aux attentes des Français dépourvus de ressources du fait de la crise de la Covid-19 semble avoir convaincu. Olivier Becht promet de venir au secours de tous les Français si leur situation le nécessite, réinstaurant une égalité de traitement entre nos compatriotes en France et nous, les Français établis hors de France.
« … et nous devons nous en occuper comme tous les Français, venir à leur secours. »
Olivier Becht dans son message aux Français de l’étranger le 26 juillet 2022
Autre point évoqué pendant la Présidentielle, la scolarisation des Français de l’étranger : là aussi, le ministre des Français de l’étranger évoque les besoins, semble les avoir entendus, mais reste discret sur les concrétisations. A la rentrée, pendant la préparation de la Loi de Finances 2022, Olivier Becht devra batailler avec Bercy pour obtenir les crédits suffisants. Il pourra peut-être compter sur un allié surprise, le député de la IXème circonscription des Français de l’étranger, élu Génération.s dans le cadre de l’alliance NUPES, Karim Ben Cheikh. En effet, ce dernier a été nommé rapporteur spécial de la Mission extérieur de l’Etat et s’est engagé à veiller au volet social des Français de l’étranger. Peut-être l’occasion de démontrer le nouvel esprit de consensus au service de tous les Francais ? Expatriés compris !
Pour conclure, Olivier Becht revient, sans le dire, sur la tension apparue au printemps dernier entre l’Assemblée des Français de l’étranger et l’administration sur les subventions versées aux associations. Les représentants des Français de l’étranger, réunis en session plénière à Paris en mars 2022, avaient poussé Jean-Baptiste Lemoyne pour que l’administration revienne sur la ventilation des fonds accordés. Celle-ci avait attribué aux associations parapubliques la majorité de l’enveloppe budgétaire au détriment des associations citoyennes. La leçon semble être apprise, à écouter le ministre.
Business France et « Made by France »
Troisième thème du message d’Olivier Becht, le réseau français dans le monde. Après avoir salué les efforts constants des Chambres de Commerce, des clubs d’affaires et autres acteurs du rayonnement économique français, il a appelé tout le monde à participer à la dynamique naissante de « Business France ».
« … Avoir une réflexion pour mettre en valeur, pas simplement, le « Made in France », comme on le fait traditionnellement mais également « Made by France. »«
Olivier Becht dans son message aux Français de l’étranger le 26 juillet 2022
Alors que les débats s’enchaînent depuis des années au Sénat sous l’impulsion de quelques sénateurs pour tenter d’organiser le soutien aux entrepreneurs français mais aussi aux actionnaires ou gestionnaires de sociétés de droit étranger, Olivier Becht veut concrétiser un nouveau label, le « Made by France ». Comprenez : un produit ou service réalisé par une Française ou un Français détenteur d’un savoir local acquis sur le sol national. Par extension, ce label pourra être appliqué aux nombreux étrangers venus se former sans notre pays et qui transmettent notre savoir-faire sur ce sol. Avec ce dispositif, la France conservera, ainsi, au fil du temps, la paternité des techniques et connaissances nées au fil de son histoire et des innovations.
« Doubler d’ici 2030 »
Une autre promesse d’Emmanuel Macron, mais de 2017, le doublement du nombre d’élèves dans les Lycées Français. Reprise en 2022, Olivier Betch, sans nier la difficulté de la tâche, promet de s’y atteler. Pour cela, il évoque deux pistes, un soutien plus important aux élèves français mais aussi à ceux issus des familles citoyennes des pays de résidence. L’effort porté sur ces populations s’inscrit dans le combat pour une plus grande diffusion de notre langue dans le monde.
Les tensions sur la planète
Après avoir remercié les 500 élus représentant les Français de l’étranger (conseillers, députés, sénateurs), Olivier Becht termine son message en évoquant la situation géopolitique et les tensions qui en découlent.
« Je vous demande donc d’être très attentifs aux inscriptions sur les registres des Français de l’étranger aux consulats »
Olivier Becht dans son message aux Français de l’étranger le 26 juillet 2022
Enfin, il conclue son message en annonçant une future tournée auprès des Français de l’étranger. Une allocution sans surprise mais qui a le mérite de donner des indications claires sur les projets qui vont se poursuivre pendant le second mandat d’Emmanuel Macron.
“La détaxe, c’est long, fastidieux et en plus on met du temps à être remboursé. Du coup je ne la demande pas. ”
Cette phrase a été répétée maintes fois par des Français établis hors de l’Union européenne, qui lors d’un séjour en France ne voulaient pas se lancer dans le processus de détaxe. Et pour cause, entre la récolte des bordereaux chez les commerçants, la conservation des tickets de caisse et de carte bleue et enfin la constitution du dossier à remettre aux mains de la douane, les vacanciers voulaient s’éviter une montagne de paperasse administrative sur leurs jours de repos. Mais aujourd’hui, l’application Skiptax vous rend la procédure bien plus facile !
Une installation gratuite et rapide
S’inscrire sur Skiptaxe se fait en deux temps trois mouvements assure Alex, Français établi en Israël depuis vingt-cinq ans. Il suffit de télécharger l’application, disponible sur tous les magasins d’applications (App Store et Google Play), et de scanner votre passeport et votre carte consulaire grâce à l’appareil photo de votre smartphone. Enfin, l’application vous demandera de prendre une photo de vous-même, afin que les contrôleurs puissent procéder à une double vérification.
Un fonctionnement fluide
Une fois la procédure d’inscription faite, il ne vous reste plus qu’à scanner sur votre compte, vos tickets de caisse où s’inscrit la TVA. De cette manière, un dossier se constitue au fil de votre séjour dans l’hexagone. Enfin, lorsque vous vous apprêtez à repartir, vous devez générer un bordereau général à scanner sur une borne Pablo, en libre service dans les gares et aéroports. Fin de l’opération. Vous percevrez le remboursement sous 48h généralement.
Ainsi, l’application Skiptax, qui est la seule à être reconnue par les douanes françaises, vous permet de vous faire rembourser rapidement et simplement. De plus, contrairement au système originel de détaxe, ici aucun montant minimum d’achat ne vous est demandé dans les boutiques. Vous pouvez donc toucher l’acquittement de la TVA sans avoir à dépenser 180€ à chaque fois.
Un système simple, rapide et efficace recommandée chaudement par Alex, fondateur d’une agence de notoriété sur le net, Adgency360, et utilisateur assidu de Skiptax.
De l’AFAA (Association française d’action artistique) fondée en 1922 à CulturesFrance aujourd’hui devenu l’Institut français (le premier institut français a, cependant, vu le jour en 1907 à Florence), partout dans le monde, des passionnés partagent avec tous, les idées, les œuvres, les savoir-faire des créatrices et des créateurs français toujours désireux de s’enrichir et de s’épanouir en compagnie des autres cultures.
L’Hommage de la Ministre Catherine Colonna
A l’occasion de la Semaine de l’influence, la ministre des affaires étrangères, Catherine Colonna, a tenu un discours revenant sur tous les outils que la France a mis en place au fil du temps aux 4 coins du monde, comme les Alliances françaises, le réseau des Lycées, collèges et écoles, mais aussi les Chambres de commerce ou TV5MONDE.
Catherine Colonna ne pouvait évidemment pas ne pas saluer l’oeuvre des Instituts français depuis 100 ans.
« Il y a 100 ans naissait l’Association française pour l’action artistique, ancêtre de l’Institut français de Paris. Cet anniversaire est l’occasion de féliciter les «fantassins» de l’influence que vous êtes toutes et tous, emmenés avec un très grand professionnalisme et un non moins grand enthousiasme par le directeur de ce qui va bientôt être la direction de la diplomatie d’influence, Matthieu Peyraud et par la Présidente de l’Institut français de Paris, Eva Nguyen Binh.«
Discours de Mme Catherine Colonna, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, à l’occasion des Journées du réseau de coopération et d’influence le 21 juillet 2022
Le retour des Ateliers des Instituts français
Le siège parisien a accueilli les agents du réseau culturel français à l’étranger (Services de Coopération et d’Action Culturelle, Instituts français, Alliances Françaises) pour la première édition post-covid des Ateliers de l’Institut français (AIF), à Chaillot – Théâtre national de la Danse le jeudi 21 juillet et à Paris et en régions le vendredi 22 juillet 2022. Les Atelier 2022 étaient évidemment dédiés à la célébration du 100ème anniversaire de la diplomatie culturelle de l’État, dont l’Institut français est aujourd’hui l’opérateur exclusif.
Profitant des ateliers, RFI et TV5MONDE ont accompagné le phare de notre culture pour leur 100 ans avec des programmes spéciaux. On vous propose un extrait de 20 minutes de l’émission du média des francophones dans le monde TV5MONDE afin de découvrir les instituts, s’il le fallait, ou de vous informer sur les nouveautés attendues pour 2023.