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  • La France rappelle son ambassadeur en Côte d’Ivoire pour violences sexistes

    La France rappelle son ambassadeur en Côte d’Ivoire pour violences sexistes

    L’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire a été rappelé à Paris, a annoncé samedi 19 septembre le ministère français des Affaires étrangères, confirmant en partie des informations de presse qui font état d’accusations de comportements sexistes à son encontre.

    « Il a été rappelé à Paris dans le cadre d’une enquête administrative en cours »

    La porte-parole du Quai d’Orsay, Agnès von der Mühll, par ailleurs chargée de l’Egalité au ministère, sans autres précisions.

    Selon le site d’information Mediapart , Gilles Huberson, en poste à Abidjan depuis septembre 2017, est accusé de violences sexistes et sexuelles par au moins cinq femmes qui ont témoigné auprès du déontologue chargé de ces questions au Quai d’Orsay.

    La politique de la France en Côte d’Ivoire n’est pas concernée

    Son rappel intervient à un moment délicat en Côte d’Ivoire, où la candidature du président sortant Alassane Ouattara à sa réélection est contestée et des violences électorales sont redoutées. Les manifestations ayant suivi en août l’annonce de sa candidature ont fait une quinzaine de morts.

    « Ce rappel n’est pas politique », assure toutefois une source proche du dossier, qui confirme les informations de Mediapart sur des « propos et gestes sexistes »« Le cadre politique en Côte d’Ivoire télescope les procédures normales » dans ce genre de dossiers, ajoute-t-elle, en soulignant qu’une « inspection » a déjà été menée sur place.

    Ancien élève de l’Ecole Militaire de Saint-Cyr, Gilles Huberson a été chef de la Mission interministérielle « Mali-Sahel » en 2013, lors de l’intervention militaire française dans ce pays puis ambassadeur de France au Mali de 2013 à 2016 et à Maurice (2016-2017) avant d’être nommé à Abidjan.

    5 femmes accusent l’ambassadeur

    Il a aussi été responsable du Centre de crise du Quai d’Orsay de 2005 à 2007 et a fait un bref passage dans le secteur privé, comme directeur des Affaires générales du groupe de luxe français LVMH de 2007 à 2009, selon la biographie disponible sur le site de l’ambassade de France en Côte d’Ivoire.

    À Bamako comme Abidjan, Gilles Huberson a été en première ligne dans des pays et sur des dossiers majeurs pour la France en Afrique, quand Jean-Yves Le Drian était ministre de la Défense (2012-2017) ou des Affaires étrangères (depuis mai 2017).

    Tolérance Zéro

    « Le ministre a demandé une enquête administrative sur des signalements multiples. Il a décidé de son rappel lundi (14 septembre). Personne n’est protégé »

    selon une déclaration à l’AFP d’une autre source proche du dossier.

    Jean-Yves Le Drian a mis en place en 2018 la cellule d’écoute pour les personnels du Quai d’Orsay victimes de violences sexistes et sexuelles. C’est cette cellule, baptisée « Tolérance Zéro », qui a recueilli les témoignages de femmes se disant victimes de l’ambassadeur.

  • Israël : à l’heure du reconfinement

    Israël : à l’heure du reconfinement

    Israël : à l’heure du reconfinement, la décision déplaît aux secteurs économiques et à l’opposition.

    Plongez avec TV5 monde dans la société israélienne en pleine période des fêtes de Tichri et à l’occasion de Rosh Hashana 5781 qui affronte un nouveau confinement de 3 semaines.

  • Du théâtre sur la French Radio Hong Kong et Macao avec CHORUS

    Du théâtre sur la French Radio Hong Kong et Macao avec CHORUS

    Une belle aventure s’est conclue pour La French Radio Hong Kong et Macao, avec CHORUS et plus particulièrement avec les ateliers de théâtre pour adultes animés depuis plusieurs années par Marion Demeneix au sein de ce collectif. En plusieurs épisodes, la radio des expatriés en Chine a fait découvrir une pièce de théâtre radiophonique à plus de 10 000 auditeurs.

    Un beau succès pour cette nouvelle radio et pour ce collectif composé de Français et Francophones. Tous résidents à Hong-Kong, ils se sont réunis par passion du Théâtre. Catya Martin, la rédactrice en chef du site Trait d’Union et de la French Radio Hong-Kong et Macao s’est même prêté au jeu en participant avec brio à ces scènes radiophoniques.

    Le premier épisode vous est proposé sur notre site ci-dessous, et vous pouvez retrouver les 12 épisodes sur le site de la French Radio, rubrique Culture.

  • l’Union européenne amorce la révolution bancaire

    l’Union européenne amorce la révolution bancaire

    La Commission européenne souhaite que les sociétés financières, entre autres, partagent davantage de données sur leurs clients afin de créer un « espace financier ouvert plus large » avec de nouveaux services pour les citoyens.

    Cette stratégie, qui pourrait encore faire l’objet de modifications, devrait être présentée dans le courant du mois. Elle décrit les actions prioritaires de la Commission d’ici à 2024 pour mettre « les avantages du financement numérique à la disposition des entreprises et consommateurs du bloc », peut-on lire dans le projet de document auquel Euractiv a eu accès.

    Plus de concurrence entre les banques, moins de dépendance pour le citoyen

    L’un des principaux objectifs est de mettre en place un nouveau cadre de « financement ouvert ». Concrètement, cela implique que les crédits de tous les Etats membres seront ouverts à tous les citoyens de l’Union. C’est donc la fin du système du fichage en Banque nationale en cas de défaut de paiement au profit d’un historique bancaire partagé entre tous les acteurs financiers. Les blocages administratifs qui existent parfois pour quelques euros et la dépendance que cela crée pour le citoyen envers sa banque seront donc révolus.

    Il s’agit d’approfondir les progrès réalisés dans le cadre de la révision historique de la directive sur les services de paiement (DSP2), qui a obligé les banques à partager une partie des données de leurs clients avec de nouvelles entreprises numériques opérant dans le secteur financier (Fintech).

    La directive PSD2 a conduit à la création de centaines de startups et d’applications offrant des services de paiement innovants.

    Bruxelles prévoit maintenant de mener un nouveau réexamen sur cette même directive l’année prochaine, en évaluant notamment sa portée.

    Sur la base de cette révision, l’exécutif européen proposera une législation sur un « cadre financier ouvert plus large » d’ici à la mi-2022.

    Nouveaux produits bancaires

    Dans cette stratégie, la Commission souligne que « de nouvelles mesures visant à renforcer le partage de données et l’ouverture entre et au sein des secteurs, dans le respect des règles de protection de données et de concurrence, permettront à la filière financière d’adopter pleinement l’innovation axée sur les données ».

    De nouveaux produits pour les consommateurs et les entreprises pourraient ainsi être créés en Europe et contribueraient donc à la mise en place d’un marché unique des données, l’une des priorités pour progresser sur le front du numérique.

    Les représentants du secteur bancaire se sont plaints par le passé du fait que la DSP2 les obligeait à partager leurs données clients avec les entreprises Fintech, alors que les plateformes de médias sociaux et d’autres secteurs continuent de recueillir une quantité immense d’informations.

    Un autre représentant de la filière a mentionné que les services publics, y compris les entreprises énergétiques, constituaient un domaine potentiel d’interaction dans un nouveau cadre financier ouvert.

    La Commission européenne fait valoir que l’accès à davantage de données sur les clients permet aux prestataires de services d’en offrir des plus personnalisés, même si les clients doivent garder le contrôle sur leurs informations.

    « Un cadre réglementaire équilibré pour le partage des données sur les produits financiers aidera le secteur financier à adopter pleinement la finance basée sur les données, et protégera efficacement les personnes concernées, qui doivent avoir un contrôle total sur leurs données »

    indique le projet de règlement

    L’exécutif travaille sur plusieurs fronts afin d’atteindre ce nouvel espace révolutionnaire de « finance ouverte ». Compte tenu de ses vastes et profondes implications, la proposition s’appuiera sur des initiatives axées sur l’accès aux données, notamment la prochaine loi sur les données et la loi sur les services numériques.

    La politique européenne de concurrence mise en examen 

    La Commission réexamine également sa politique de concurrence afin de déterminer si des mesures spécifiques sont nécessaires pour garantir un « accès équitable aux plateformes » pour tous les prestataires de services financiers.

    Outre le nouveau cadre de « financement ouvert », la stratégie de financement numérique comprend également trois objectifs supplémentaires et une série de mesures pour y parvenir.

    Les objectifs sont de s’attaquer à la fragmentation du marché unique numérique des services financiers, de veiller à ce que le cadre réglementaire de l’UE facilite l’innovation numérique et d’appliquer le principe « même risque, mêmes règles » pour surmonter les nouveaux défis et risques liés à la mue numérique.

    La stratégie de financement numérique sera publiée en même temps que la nouvelle réglementation de la Commission sur les cryptomonnaies.

    Parallèlement à ce que reprend la proposition sur les cryptomonnaies, l’exécutif européen a déclaré dans la stratégie de financement numérique qu’il envisagerait de mettre à jour les règles prudentielles pour les cryptoactifs détenus par les entreprises financières, ce qui pourrait forcer les banques possédant ces actifs numériques à détenir plus de capital comme coussin de sécurité, au vu de la volatilité et des risques qui y sont associés.

  • SOS écoles Beyrouth

    SOS écoles Beyrouth

     Le collectif Solidarité Laïque, la Mission laïque française (Mlf), l’Agence française pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), l’Association franco-libanaise pour l’éducation et la culture (AFLEC) et l’Association des Anciens des Lycées Français du Monde (Union-ALFM) ont lancé ce mercredi 16 septembre un appel à dons pour soutenir les élèves de 6 à 11 ans scolarisés dans les écoles publiques de Beyrouth. Le site Lesfrancais.press s’y associe. On compte sur vous !

    Après l’explosion du 4 août, et alors que la crise économique, politique et sanitaire met le pays du Cèdre dans une situation très critique, préparer l’avenir en préservant l’accès à l’éducation est un acte fondateur, un acte d’espoir.

    Mobilisation solidaire de la communauté éducative

    L’objectif de cette mobilisation solidaire de la communauté éducative est de permettre aux 20 000 enfants de 6 à 11 ans de reprendre le chemin de l’école publique à Beyrouth en les équipant en cartables fournis de matériel scolaire et de kits d’hygiène. Adhérents, donateurs, enseignants, élèves et anciens élèves sont invités à participer à cette collecte en signe de solidarité et pour aider concrètement ces enfants.

    Pourquoi l’école publique ? Les écoles publiques au Liban qui pourraient être le lieu d’apprentissage du vivre ensemble, sont sous-dotées en matériel, en infrastructures et en personnels ; elles sont laïques et non confessionnelles. Pour le collectif qui se mobilise, il est essentiel de soutenir ces élèves, issus pour la plupart de familles pauvres, et risquant pour une partie d’entre eux de ne pas retourner à l’école.

    Parce que chaque geste compte, les dons sont acceptés à partir d’1€.

    Les cartables d’une valeur de 20€, seront constitués de papeterie, stylos, crayons, ainsi que de masques en tissu. Plusieurs membres de Solidarité Laïque participent ainsi à cette mobilisation solidaire, dont la MGEN, la MAIF, la Casden, la JPA, la FCPE, la Ligue de l’enseignement et le syndicat enseignant SNUipp.

    Le collectif Solidarité Laïque, la Mission laïque française (Mlf), l’Agence française pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), l’Association franco-libanaise pour l’éducation et la culture (AFLEC) et l’Association des Anciens des Lycées Français du Monde (Union-ALFM), par cette mobilisation solidaire avec les écoles publiques non communautaires, entend contribuer à la reconstruction du pays, à la paix et dessiner quelques lignes d’espoir pour les enfants de la capitale.

  • Algérie: la presse réagit à la condamnation de Khaled Drareni

    Algérie: la presse réagit à la condamnation de Khaled Drareni

    « Pourquoi »? Pourquoi avoir condamné notre confrère Khaled Drareni à deux ans de prison. C’est le titre du quotidien « Liberté » ce mercredi. Un coup très dur porté à la liberté de la presse en Algérie.

    Un reportage de notre partenaire TV5 Monde

  • La monnaie, la dernière valeur

    La monnaie, la dernière valeur

    Depuis le début des années 2000, nombre de certitudes se sont envolées. La fin de l’Histoire promise par Fukuyama après l’effondrement du bloc soviétique en 1991 s’est achevée un 11 septembre 2001 avec les attentats contre le Word Trade Center. 

    L’Occident qui dominait le monde depuis le 17e siècle est désormais concurrencé par l’Asie et, en premier lieu, par la Chine. L’infaillibilité économique des pays avancés, si elle a existé, a été ébréchée avec la crise financière de 2008. Le système économique a alors failli imploser comme un jeu de dominos en raison d’une titrisation excessive et incontrôlée de prêts immobiliers souscrits par des ménages aux ressources modestes. En 2012, la zone euro a dû relever le défi de la crise des dettes souveraines. 

    La covid-19 rappelle la fragilité de la présence humaine

    En 2020, l’épidémie du covid-19 rappelle la fragilité de la présence humaine sur terre. Comme au temps de la peste au Moyen Âge, comme en 1832 avec le choléra ou comme en 1918 avec la Grippe espagnole, les pouvoirs publics n’ont pour l’instant d’autre solution que de sommer les populations de se calfeutrer et d’isoler les malades dans l’attente d’un éventuel remède. 

    Dans la société digitale, l’impatience est devenue le fil conducteur de l’état d’esprit des gouvernements et de l’opinion. Celle-ci vaut pour le remède sanitaire comme pour celui concernant la situation économique. Après avoir été stoppée net, elle se doit de redémarrer au doigt et à l’œil. 

    Par ailleurs, les gouvernements entendent profiter de l’épidémie pour régler la question de la transition énergétique. Les gouvernements pouvant s’affranchir de toutes les règles de bonne gestion entendent en profiter pour réaliser des investissements, donc des dépenses, qui n’étaient pas finançables jusqu’à maintenant. 

    La création monétaire débridée

    Cette succession de chocs sans précédent aboutit à mettre de côté les règles traditionnelles de la création monétaire. Longtemps, celle-ci a dépendu d’un collatéral prenant la forme d’un métal précieux et du crédit. Si ce deuxième facteur demeure d’actualité, depuis 1976, avec l’abandon officiel de l’étalon or, la monnaie dépend du bon pouvoir des banques centrales. 

    En vertu des règles monétaristes ayant eu cours jusque dans les années 2000, la masse monétaire évoluait en fonction d’un objectif d’inflation. Celle-ci étant aux abonnés absents, et les besoins de financement se multipliant, les masses monétaires aux quatre coins de la planète progressent au rythme d’un TGV avançant à pleine vitesse. 

    La culture du déficit public

    Ce n’est plus l’or, le PIB, les prix qui font la monnaie mais les déficits publics et privés. Cette pratique étant générale, les investisseurs ne peuvent guère sanctionner de tels agissements. La seule échappatoire serait la création d’une nouvelle monnaie ou cryptomonnaie, privée ou publique, qui pourrait se substituer aux vieilles monnaies des vieux Etats perclus de dettes. Ces derniers disposent du monopole du pouvoir coercitif pour imposer les règles du jeu monétaires. 

    Par ailleurs, malgré leur sujétion de plus en plus nette aux gouvernements, les banques centrales sont reconnues comme compétentes, empêchant une fuite devant la monnaie et l’émergence de nouvelles monnaies. Dans un monde averse aux risques, la signature des gouverneurs des banques centrales reste jusqu’à preuve du contraire la dernière des valeurs. 

  • Discours de l’Union : Ursula von der Leyen porte l’objectif de réduction des émissions pour 2030 à 55 %

    Discours de l’Union : Ursula von der Leyen porte l’objectif de réduction des émissions pour 2030 à 55 %

    Lors de son discours sur l’état de l’Union, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a annoncé vouloir porter la réduction des émissions de gaz à effet de serre à 55 % d’ici à 2030.

    « Pour nous, l’objectif de 2030 est ambitieux, réalisable et bénéfique pour l’Europe », a déclaré Ursula von der Leyen lorsqu’elle a révélé les nouvelles propositions européennes en matière de climat devant le Parlement européen lors de son premier discours sur l’état de l’Union.

    « Nous pouvons le faire », a-t-elle clamé, en référence à la phrase célèbre de la chancelière allemande Angela Merkel tandis que la crise migratoire était à son paroxysme en 2015.

    « Notre analyse d’impact montre clairement que la réalisation de cet objectif mettrait résolument l’UE sur la voie de la neutralité climatique d’ici à 2050 et du respect de ses obligations découlant de l’accord de Paris », a-t-elle continué, arguant que les États membres étaient déjà parvenus à réduire leurs émissions de 25 % depuis 1990 tout et que l’économie avait crû de plus de 60 %.

    La différence est que les moyens technologiques, les compétences et les investissements sont aujourd’hui plus nombreux, a-t-elle maintenu, sachant que le cadre financier pluriannuel (CFP) de 2021 à 2027 et le plan de relance approuvés par les leaders européens en juillet s’élèvent à 1 800 milliards d’euros.

    « Nous sommes les leaders mondiaux de la finance verte et le plus grand émetteur d’obligations vertes dans le monde », a-t-elle souligné, annonçant que « 30 % des 750 milliards d’euros du NextGenerationEU [seront levés] au moyen d’obligations vertes ».

    « Nous avons tout pour réussir. Il est maintenant de notre responsabilité de tout mettre en œuvre pour atteindre notre objectif. C’est notre mission. »

    Ursula von der Leyen lors du discours de l’Union le 16 septembre 2020

    Ces déclarations étaient très attendues après la fuite de rapports à ce sujet la semaine dernière.

    Un document divulgué sur la politique climatique publié par Euractiv décrivait de nouvelles mesures à l’échelle européenne s’étendant dans de nombreux secteurs, comme l’économie, l’agriculture, l’énergie et les transports. La proposition sera officiellement présentée jeudi (17 septembre) dans le but d’adopter une réduction de 55 % des émissions de CO2 d’ici à la fin de l’année.

    Une réforme en profondeur

    Toutefois, ces objectifs constituent « un défi financier significatif », admet la Commission. De ce fait, les investissements annuels dans l’énergie propre devraient être revus à la hausse d’« environ 350 milliards d’euros par an » pour y parvenir.

    Toutefois, bien que plusieurs groupes commerciaux soient en faveur de cette nouvelle baisse, d’autres se montrent plus réservés.

    De nouveaux objectifs climatiques devraient être « réalistes et prendre en compte les coûts sociaux, environnementaux et économiques qui incombent à chacun », ont ainsi mis en garde les ministres de Bulgarie, République tchèque, Hongrie, Pologne, Roumanie et Slovaquie dans une missive à l’intention de la Commission européenne en juillet.

    Dans son discours, Ursula von der Leyen a abordé ces craintes de la façon suivante : « Je reconnais que cette augmentation de 40 % à 55 % est trop importante pour certains et insuffisante pour d’autres. Mais notre analyse d’impact montre clairement que notre économie et notre industrie peuvent y faire face ».

    « La réalisation de ce nouvel objectif permettra de réduire notre dépendance à l’égard des importations d’énergie, de créer des millions d’emplois supplémentaires et de réduire de plus de moitié la pollution atmosphérique », a avancé Mme von der Leyen, annonçant une réforme en profondeur de la législation climatique et énergétique européenne « d’ici à l’été prochain » afin d’aligner le droit européen sur le nouvel objectif à 55 %.

    Ursula von der Leyen lors du discours de l’Union le 16 septembre 2020

    Dans ce sens, les directives sur les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et la taxation de l’énergie seront ainsi sujettes à des révisions.

    Un nouveau Bauhaus européen 

    Mais la mission du pacte vert pour l’Europe va bien au-delà de la réduction des émissions, a indiqué la cheffe de l’exécutif européen. Il s’agit d’un « nouveau projet culturel pour l’Europe », a-t-elle renchéri, mettant en exergue la « la vague de rénovation européenne », qui se concentra sur les pans environnementaux et financiers de la filière du bâtiment.

    « Nous savons que le secteur de la construction peut même être transformé en puits de carbone, et cesser dès lors d’être une source de carbone, si l’on utilise des matériaux de construction organiques tels que le bois et des technologies intelligentes telles que l’intelligence artificielle », a-t-elle souligné.

    Ursula von der Leyen lors du discours de l’Union le 16 septembre 2020

    « Nous devons donner à notre changement systémique sa propre esthétique – pour combiner style et durabilité », a avancé l’ancienne ministre allemande de la Défense, tout en annonçant la construction « d’un nouveau Bauhaus européen […] – un espace de cocréation dans lequel les architectes, les artistes, les étudiants, les ingénieurs, les designers travaillent ensemble pour réaliser cet objectif. »

    Ursula von der Leyen lors du discours de l’Union le 16 septembre 2020
  • Impôts, téléchargez le simulateur de la FdEif

    Impôts, téléchargez le simulateur de la FdEif

    L’association des Français de l’Etranger imposés en France a créé un simulateur de calcul l’imposition pour les non-résidents Français recevant des revenus de France et, qui sont de part la convention ou la non-convention du pays où ils résident, imposables en France.

    Il donne comme résultat l’imposition selon la loi en vigueur, pour les revenus et indique le changement par rapport à l’ancienne loi.

    Deux options de calcul

    Le fichier Excel, que l’association vous propose de télécharger, comporte 2 possibilités de calcul, vous permettant ainsi de comparer et de choisir la meilleure option pour vos impôts payés à l’Etat français.

    Première possibilité : la tranche additionnelle à 30% pour le calcul dit du taux minimum libératoire si vous n’indiquez pas vos revenus mondiaux

    Seconde possibilité : Le calcul de votre taux moyen, incluant vos revenus mondiaux, et l’impact que celui-ci aura sur votre imposition des revenus français.

    Les contributions sociales ?

    En plus de l’impôt sur le revenu, le contribuable imposé en France doit aussi s’acquitter des contributions au système social du pays. Alors que la CSG s’impose aux Français résidents en France mais aussi à ceux résidents hors d’Europe au taux de 17,2%, il est réduit à 7,5% pour ceux expatriés au sein de l’Union européenne.

    Il vous suffit donc d’ajouter ce simple calcul au résultat du simulateur pour connaitre votre contribution au budget de la nation.

    Télécharger le fichier et simuler en cliquant sur l’image ci-dessous

    Dans les notes explicatives du fichier Excel, vous découvrirez les validations légales liées au calcul de l’imposition. Vous obtiendrez aussi tous les détails nécessaires à la bonne utilisation du fichier afin d’obtenir un résultat conforme.

  • Ajaccio, le cadeau d’Erdogan à Macron

    Ajaccio, le cadeau d’Erdogan à Macron

    La déclaration d’Ajaccio va au delà d’une réponse à la Turquie. Elle réclame une stratégie européenne pour l’ensemble de la Méditerranée. Enfin.

    Il était temps ! Ainsi devait parler le Pape Pie quand il reçut l’accord du Roi d’Espagne pour adhérer à la Sainte Ligue contre les Turcs. C’était en mai 1571, en octobre la flotte turque était vaincue à Lépante. Ah, s’il aime les rappels historiques il peut être servi, Erdogan ! Lui qui aime pourfendre la colonisation et l’impérialisme, on se demande s’il va demander aux Turcs de faire repentance pour s’être installer à Constantinople, et avoir réduit en servitude Romains, Serbes, Bulgares, Grecs, Berbères, Arabes, Egyptiens, Kurdes, Arméniens, et tant d’autres, qui, contrairement à lui, n’ont aucune nostalgie de l’Empire ottoman, grand marchand d’esclaves. 

    Au delà de ces controverses puériles -qui juge l’histoire désapprend- il faut remercier Erdogan : Il a rendu un grand service à la France et aux Européens. Car si la presse a rendu compte du sommet d’Ajaccio en soulignant la solidarité des sept pays du Med7 (Italie, France, Espagne, Portugal, Grèce, Malte, Chypre) pour dénoncer les menaces turques et organiser la riposte, la déclaration va plus loin. Elle essaie, enfin, de dessiner une stratégie en Méditerranée. 

    Les menaces sur l’Europe ont leur solution en Méditerranée

    La déclaration d’Ajaccio appelle l’Europe à une « politique méditerranéenne renouvelée ». Elle identifie la Méditerranée comme la clé des conflits en Afrique du nord, au Sahel, dans les Balkans  et au Proche-Orient. Une évidence qui n’avait jamais été affirmée avec tant de simplicité et de détermination. Les provocations turques permettent aux pays du sud de l’Europe de démontrer à ceux du nord, Allemagne, en tête, que les menaces sur l’Europe ont leur solution, en Méditerranée.

     « Puisque l’insécurité dans la zone du Sahel et du Sahara influe directement sur la situation de sécurité en Méditerranée, il conviendra d’accorder une attention particulière à cette région, surtout en matière de lutte contre le terrorisme, la traite des êtres humains et le trafic illicite de migrants, qui contribuent aux migrations irrégulières ». 

    Déclaration commune des chefs d’états du 10 septembre 2020 à Ajaccio – MED7

    Au delà des questions de sécurité, la déclaration d’Ajaccio pointe le besoin d’une stratégie commune face aux thématiques mortelles qui sont à l’œuvre en Méditerranée et dans les pays riverains. 

     « Refonder un régime d’asile européen commun efficace et juste et pour renforcer la coopération avec les pays tiers d’origine et de transit. »

    Déclaration commune des chefs d’états du 10 septembre 2020 à Ajaccio – MED7

    Seule une définition du droit d’asile commune aux pays riverains, de nature à éliminer l’avantage imbécile de poser le pied sur le sol européen, peut mettre fin aux trafics mortels en Méditerranée.

    Des biens communs euro-méditerranéens

    Face au trafics d’humains, de drogue et d’armes qui entretiennent les seigneurs de la guerre en Lybie, en Syrie, au Sahel au Liban, les sept pays considèrent vitales « la surveillance et la gestion des zones côtières ». Jamais celle-ci n’a été partagée. Et la déclaration va plus loin puisqu’elle appelle à « gérer les  biens communs euro-méditerranéens ».

    Que peuvent être des « biens communs euro-méditerranéens » ?  La mer elle–même. Sa qualité, sa santé, sa biodiversité. La Méditerranée est une des mers les plus polluées de la planète. En janvier 2021 aura lieu le sommet One Planet à Marseille et la Conférence ministérielle de l’Union Pour la Méditerranée, le 27 novembre, aura pour thème « l’économie bleue ». Tout cela semble banal, mais c’est la première fois que des chefs d’Etat et de gouvernement affirment vouloir travailler ensemble sur ces dossiers et engagent l’Union Européenne, par son plan de relance, à investir sur ces sujets.

     « La future stratégie de la Commission pour développer les énergies renouvelables en mer doit prévoir une coopération pour promouvoir toutes les sources d’énergies renouvelables et propres, avec une évaluation approfondie de leur potentiel, ainsi que des instruments pour soutenir toutes les énergies marines tels que le financement de projets de démonstration à l’échelle industrielle. »

    Déclaration commune des chefs d’états du 10 septembre 2020 à Ajaccio – MED7

    Autre bien commun : des valeurs communes : le dialogue 5+5 (cinq pays du sud de l’Europe, cinq du nord de l’Afrique) cherche à s’appuyer sur la société civile. Le Forum Génération Egalité, qui aura lieu en France au début de l’année prochaine, aura pour thème la question de l’égalité homme/femme. Au moment où le Président tunisien vient de confirmer la loi donnant aux fils le double de l’héritage des filles, conformément à la tradition musulmane, c’est une thématique audacieuse, et necessaire.

    Valeurs communes sur les deux rives

    La déclaration commune d’Ajaccio va donc bien au delà de la Turquie. Elle définit aussi des politiques et des principes clairs sur la Lybie, la Syrie, le Liban, Israël et les Palestiniens (Elle salue les accords de paix entre Israël et les Emirats et Bahreïn, tout en rappelant l’impératif d’une solution à deux Etats). Constamment, elle se réfère au droit international, au droit de la mer, aux décisions des Nations Unies, à la nécessité de solutions politiques et  à la nécessité du dialogue, tout en prêchant la fermeté. Ainsi sur la Lybie, elle vise le Qatar, la Russie et la Turquie « Nous restons également prêts à adopter des sanctions à l’encontre des acteurs impliqués dans la violation de l’embargo et des droits de l’Homme, ainsi que de ceux qui s’opposent au processus politique. »

    Réactiver les discussions sur Chypre

    Cerise sur le gâteau d’Erdogan, elle invite à reprendre les discussions sur Chypre, divisé en deux depuis 1974 et l’invasion turque selon « la volonté affichée par le Secrétaire général des Nations Unies ».

    Les outrances verbales d’Erdogan masquent difficilement son échec. Il a retiré son navire d’exploration. Les Etats-Unis ont fait savoir leur agacement : entre les alliés européens, notamment France et Italie, et la Turquie, il y a une marge qu’aucun Erdogan ne peut combler. La mobilisation des Pays du Med7 ont porté leur fruit, à Washington comme à Bruxelles ou Berlin. Le Haut Représentant de l’UE Josep Borell a préparé un train de sanctions contre la Turquie, avec l’accord de la majorité des groupes du Parlement européen. 

    La Turquie n’est pas le sujet le plus important. Face à une Europe unie, elle n’a aucune marge de manœuvre. L’essentiel, c’est le début d’une stratégie européenne pour la Méditerranée. Maroc, Algérie, Tunisie, comme l’Europe, en ont un urgent besoin. Le vide appelle les conflits, la Méditerranée a besoin de paix. Seule l’Europe, désormais, peut l’apporter.

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