Né en 1961, diplômé du Technion de Haïfa, dirigeant d’entreprise et ancien vice-président du CRIF, Meyer Habib est, depuis 2014, député de la 8ème circonscription des Français de l’étranger (Chypre, Grèce, Israël, Italie, Malte, Saint-Marin, Turquie et Vatican).
Un député engagé
A l’Assemblée nationale, il est membre de la commission des affaires étrangères, ancien vice-président de la commission d’enquête sur la surveillance des filières et des individus djihadistes, secrétaire du groupe d’études sur les Chrétiens d’Orient et vice-président du groupe d’études sur l’antisémitisme. Il fut également vice-président de la commission spéciale pour l’examen du projet de loi relatif à la simplification de la vie des entreprises.
Un député républicain
On entame le podcast avec sa réaction à l’attentat qui a couté la vie au professeur d’Histoire-géographie ce vendredi 16 octobre 2020. Meyer Habib se dit triste et en colère et appelle à une réaction forte. Elu sur une circonscription riche en symbole, religieux comme historiques, celle de la Méditerranée de l’Ouest, il exhorte les Français à se réunir sur les valeurs de la République.
Un député inquiet
Nous abordons, ensuite, les problèmes liés à la pandémie avec le député des Français d’Italie et d’Israël. Ces deux pays ont été durement touchés par la Covid-19. C’est avec émotion que Meyer Habib revient sur ce printemps meurtrier. Au cours de ces terribles semaines, il dût aider au rapatriement de centaines de corps. Il envoi, donc, un message, clair, de prudence aux résidents en Israël, alors que commence leur deuxième déconfinement.
Un député circonspect
Le député avait été le premier à proposer la solution à la réforme fiscale. Entamée par l’élue à l’Assemblée nationale, Anne Genetet (LREM) en 2018, elle s’achève cet automne par un amendement. Et en effet, Meyer Habib avait déjà déposé un texte annulant la réforme en septembre 2019. A l’époque, il ne fût pas suivi, à son grand étonnement, par ses 10 collègues de la majorité présidentielle. Pas rancunier, il se satisfait du premier pas fait. Même s’il rappelle que l’inégalité face à l’impôt frappe toujours nos compatriotes. Il alerte sur les problématiques comme la CSG. Elle divise les expatriés entre résidents dans ou en dehors de l’Union européenne.
Un député démocrate
Enfin, on conclut l’interview sur les élections consulaires. Alors que gonfle la rumeur d’un nouveau report en 2022 de ces dernières, nous interrogeons le député Meyer Habib sur la représentation des Français de l’étranger.
En choisissant la cour de la Sorbonne pour rendre un hommage national à Samuel Paty, plutôt que celle des Invalides, traditionnellement choisie pour ce genre de cérémonie, l’Élysée et la famille du défunt ont voulu un symbole fort: celui d’un lieu historique, emblème de la connaissance et du rayonnement culturel français, mais également du débat d’idées.
La cérémonie se tiendra ce mercredi à 19h30, comme l’a annoncé l’Elysée sur Twitter à la mi-journée, en présence de la famille de l’enseignant assassiné vendredi soir à Conflans-Sainte-Honorine et des corps constitués de l’État.
Ce mercredi à 19h30, dans la cour de La Sorbonne, un hommage national sera rendu à Samuel Paty.
Ceux-ci sont traditionnellement invités aux cérémonies civiles et militaires selon un décret datant de 1989, à l’instar, outre le président de la République, des membres du gouvernement et présidents des chambres parlementaires et anciens chefs de l’État comme François Hollande.
Le Conseil français du culture musulman (CFCM) a par ailleurs confirmé sa présence.
Restrictions liées au contexte sanitaire
Cet hommage national se veut populaire, mais s’inscrit dans le cadre d’un contexte sanitaire compliqué, et il devrait donc il y avoir une jauge afin de limiter le nombre de personnes présentes: elle se situe entre 300 et 500 invités du fait de la dimension des lieux. Deux écrans géants seront disposés devant la Sorbonne afin que le public puisse suivre la cérémonie à distance.
La cérémonie devrait être solennelle et courte et prendre fin à 20h30, notamment en raison du fait que le couvre-feu auquel est soumis Paris et sa région commence à 21 heures.
Concertation très rapprochée avec la famille
Le déroulé de la cérémonie, en concertation très rapprochée avec la famille, n’est pas encore arrêté. Les proches de Samuel Paty ont été reçus lundi matin par le chef de l’État à l’Élysée.
À cette heure, les arbitrages concernant les prises de parole éventuelles n’ont pas été rendus. Si prises de parole il y a, elles devraient se tenir avant celle d’Emmanuel Macron qui en tant que président de la République parle en dernier.
Ceux-ci sont traditionnellement invités aux cérémonies civiles et militaires selon un décret datant de 1989, à l’instar, outre le président de la République, des membres du gouvernement et présidents des chambres parlementaires et anciens chefs de l’État. François Hollande a confirmé lundi à BFMTV qu’il serait présent.
Le Conseil français du culture musulman (CFCM) a par ailleurs confirmé sa présence.
Restrictions liées au contexte sanitaire
Cet hommage national se veut populaire, mais s’inscrit dans le cadre d’un contexte sanitaire compliqué, et il devrait donc il y avoir une jauge afin de limiter le nombre de personnes présentes: elle se situe entre 300 et 500 invités du fait de la dimension des lieux. Deux écrans géants seront disposés devant la Sorbonne afin que le public puisse suivre la cérémonie à distance.
La cérémonie devrait être solennelle et courte et prendre fin à 20h30, notamment en raison du fait que le couvre-feu auquel est soumis Paris et sa région commence à 21 heures.
Concertation très rapprochée avec la famille
Le déroulé de la cérémonie, en concertation très rapprochée avec la famille, n’est pas encore arrêté. Les proches de Samuel Paty ont été reçus lundi matin par le chef de l’État à l’Élysée.
À cette heure, les arbitrages concernant les prises de parole éventuelles n’ont pas été rendus. Si prises de parole il y a, elles devraient se tenir avant celle d’Emmanuel Macron qui en tant que président de la République parle en dernier.
Il sera notamment question lors de cette cérémonie de laïcité et de liberté d’expression, en écho aux paroles prononcées par Emmanuel Macron au soir de l’attentat à Conflans-Sainte-Honorine, qui avait évoqué un enseignant assassiné « parce qu’il enseignait, parce qu’il a prôné à des élèves la liberté d’expression, la liberté de croire et de ne pas croire ».
Le chef de l’Etat adressera quant à lui un message de soutien au corps enseignant. Si le contenu exact du discours est encore en cours de discussion, il apparaît qu’Emmanuel Macron exhortera les professeurs à ne pas avoir peur et à ne pas s’auto-censurer.
Les pays européens sont confrontés à une deuxième vague. Le président Emmanuel Macron a décidé d’instituer un couvre-feu au sein des principales métropoles françaises et a indiqué que les Français devraient vivre avec le virus au moins jusqu’à l’été 2021.
La guerre contre la covid-19 comportera donc plusieurs batailles. Tous les pays espèrent que les scientifiques trouveront rapidement un traitement ou un vaccin. Pour le moment, en raison d’une communication contradictoire et approximative, le doute s’insinue dans les esprits au point de ne plus croire les informations délivrées par les pouvoirs publics. Les annonces sur la commercialisation imminente d’un vaccin que ce soit en Russie, en Chine voire aux États-Unis laissent perplexe.
Dans le passé, la mise au point de médicaments a toujours nécessité du temps. Ainsi, entre la découverte de la pénicilline, en 1928, par le scientifique écossais, Alexander Fleming, et son utilisation comme antibiotique par Ernst Boris Chain et Howard Walter Florey, une dizaine d’années furent nécessaire. Ce n’est qu’à partir des années 1940 que la pénicilline a été utilisée un peu partout pour soigner diverses infections bactériennes graves, telles que la pneumonie. Les trois savants sont reçus le Prix Nobel de médecine en 1945. Pasteur dut lui-même faire plusieurs expérimentations et convaincre la communauté scientifique avant d’imposer son vaccin antirabique.
200 vaccins candidats
Par rapport à la fin du XIXe siècle ou au début du XXe siècle, les moyens techniques et financiers sont sans comparaison afin de combattre une maladie qui à fin septembre avait touché plus de 30 millions de personnes et en avait tué plus d’un million. Mi-octobre, 200 vaccins candidats sont en effet à l’étude. Si certains ont été abandonnés, d’autres sont en phase trois, c’est-à-dire en expérimentation sur des femmes et des hommes. Les procédures d’expérimentation et de validation des vaccins sont complexes. Ils doivent être efficaces et bien supportés avec peu d’effets secondaires.
Sur le premier point, les premiers retours sont variables avec des taux d’efficacité variant de 30 à 60 %. Les pouvoirs publics devront décider s’ils utilisent ou pas un vaccin à faible efficacité sachant qu’un autre pouvant avoir un meilleur rendement est susceptible de sortir quelques semaines après. Sur les effets secondaires, le silence est pour l’instant de rigueur.
La qualification d’un vaccin ne signifie pas la fin du problème. Il faudra alors engager la production, la commercialisation et la vaccination. Ce schéma n’est pas simple. Il suffit pour s’en convaincre d’apprécier les difficultés générées par l’actuelle vaccination contre la grippe. De nombreuses officines de pharmacie seraient déjà en rupture de stocks. Pour la vaccination, il faudra également s’approvisionner en quantités tout aussi grandes en dispositifs d’inoculation, seringues ou aérosols nasals, par exemple, ce qui ne sera pas une mince affaire, eu égard aux récentes pénuries de masques lors de la première vague de l’épidémie. Il faudra former du personnel et régler d’importants problèmes logistiques, en particulier au sein des pays en développement.
Indispensable et incertaine coopération internationale
Plusieurs États ont décidé de souscrire des contrats de préférences nationaux pour la vaccination de leur population. Cette pratique pourrait aller à l’encontre des intérêts de santé publique. Ainsi, si au moment de la mise en place des vaccins, certains pays sont plus frappés par l’épidémie, pourront-ils avoir accès à un stock plus important même s’ils ne sont pas prioritaires pour le laboratoire.
Un minimum de coopération internationale apparaît nécessaire. Elle le sera d’autant plus pour gérer le coût de la vaccination en particulier pour les pays pauvres. Il faudrait au moins parvenir à un accord sur la gestion des droits de propriété intellectuelle. Au niveau de la recherche, la concurrence a été de mise. Les entreprises dont certaines se sont regroupées mènent de front leurs recherches. Les instances internationales comme l’OMS tentent de réguler mais en vain.
Le monde de la santé apparaît éclaté, les États-Unis, ayant décidé de ne pas occuper le rôle de gendarme du monde. Il n’y pas une alliance des pays libres face au covid. En cas de découverte d’un vaccin fiable, le débat sur les droits, sur le prix devrait être au cœur du débat public. Les laboratoires pharmaceutiques souhaiteront être rémunérés à la hauteur de leurs investissements quand les pouvoirs publics mettront en avant les concepts d’intérêt général et de santé publique.
Le Royaume-Uni s’apprête à torpiller les négociations avec l’UE au sujet de l’accord commercial, le Premier ministre Boris Johnson ayant déclaré ce 16 octobre que le bloc avait « abandonné l’idée de conclure un accord de libre-échange ».
Si l’UE n’ « opère pas de changement fondamental dans son approche », les échanges entre Bruxelles et Londres seront régis selon les règles de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), a indiqué Boris Johnson, ajoutant que le pays devait se préparer à un Brexit dur.
Brexit dur comme seule issue
Dans son communiqué, publié à la suite de discussions tenues jeudi (15 octobre) avec les dirigeants européens concernant les négociations post-Brexit, le Premier ministre britannique a accusé l’UE d’avoir « refusé de négocier pendant une grande partie des derniers mois ».
« Étant donné que ce sommet semble explicitement exclure un accord à la canadienne, j’ai conclu que nous devrions nous préparer pour le 1er janvier avec des arrangements ressemblant davantage à ceux australiens, basés sur les principes simples du libre-échange mondial »
« L’UE veut pouvoir continuer à contrôler notre liberté législative, nos pêcheries, et ce, d’une manière totalement inacceptable pour un pays indépendant »
Boris Johnson
Le Royaume-Uni s’est officiellement retiré du bloc en janvier 2020 et la phase de transition post-Brexit, durant laquelle le pays reste intégré au marché unique européen, se termine à la fin de cette l’année.
Fortement touchée par la pandémie du nouveau coronavirus, l’économie britannique devrait chuter de 10 % en 2020, avant de connaître un rebond de 7,6 % en 2021. Plus tôt cette semaine, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a averti Londres qu’une sortie « désordonnée » de l’UE à la fin de la période transitoire « aurait de graves répercussions sur les activités commerciales et le marché du travail ».
L’UE veut un accord mais pas à tous prix
Néanmoins, les dirigeants européens ne paraissaient pas étonnés des envolées lyriques de Boris Johnson, et les négociations devraient continuer la semaine prochaine.
🇪🇺-🇬🇧 talks: the EU continues to work for a deal, but not at any price.
As planned, our negotiation team will go to London next week to intensify these negotiations.
En réponse au communiqué du Premier ministre, la cheffe de l’exécutif européen, Ursula von der Leyen, a indiqué que l’« UE [continuait] à œuvrer pour conclure un accord, mais pas à n’importe quel prix ».
« Notre équipe de négociateurs se rendra à Londres la semaine prochaine pour stimuler ces pourparlers »
Ursula von der Leyen
Des propos qui semblent résumer l’opinion générale des leaders européens lors du sommet, appelant le Royaume-Uni aux compromis afin de conclure un accord.
Michel Barnier conforté
Dans leur communiqué, les 27 de l’UE ont demandé à leur négociateur en chef, Michel Barnier, de « maintenir les négociations au cours des prochaines semaines », tout en s’inquiétant que « les progrès accomplis sur les principaux points d’intérêts de l’UE n’étaient toujours pas suffisants pour ferrer un accord ».
Parallèlement, ceux-ci ont souligné qu’ils s’alignaient bien sur l’approche de M. Barnier, le président français Emmanuel Macron notant que « les pêcheurs ne sauraient être les sacrifiés du Brexit ».
Les quotas de pêche, et particulièrement l’accès des navires européens aux eaux britanniques, demeurent un point de discorde, tandis que les discussions semblent fructueuses sur l’aide publique et l’égalité des chances.
Les représentants du Royaume-Uni ont exprimé leur mécontentement face à la lenteur des progrès effectués ces dernières semaines et à la faible probabilité d’un accord commercial, qui ne serait guère plus qu’un simple pacte sans droits de douane ni quotas sur le commerce de marchandises.
Boris Johnson déplore « qu’après 45 ans d’appartenance à l’UE, celle-ci ne souhaite pas nous donner l’accord que nous demandons et qu’elle a accordé au Canada [le CETA] ».
Rappelons que le STAFE remplace la fameuse réserve parlementaire, supprimée en 2017 dans le cadre de la moralisation de la vie publique. Cependant, ce mécanisme permettait à chaque parlementaire (12 sénateurs et 11 députés pour les Français de l’étranger) d’attribuer librement en tout plus de 3 millions d’Euros aux structures françaises diverses à travers le monde.
Le STAFE 2020 phagocyté par la pandémie
En mars 2018, Jean-Baptiste Lemoyne (Secrétaire d’Etat en charge des Français hors de France) a donc créé le dispositif de Soutien au Tissu Associatif des Français à l’Etranger. Ce « STAFE » était doté d’un budget de 2 millions (soit 1/3 de moins que la réserve), et depuis est en constante chute. Sauf en cette année 2020, où il fut carrément annulé au profit du Fonds de Solidarité. Certains diront que ce fût une mauvaise décision. En effet, ce fonds a été sous-utilisé, certains élus se mobilisent comme ceux d’Amérique du sud. Les Conseillers consulaires et responsables politiques locaux ont écrits au Secrétaire d’Etat pour lui demander de reporter ces fonds sur le budget 2021.
Une campagne 2021 avancée
Depuis 2018, les dossiers devaient être remis au printemps pour une délibération au cours de l’été et une mise en chantier pendant l’automne. Avec l’annulation de la campagne 2020, l’administration a donc décidé de caler le planning du dispositif au calendrier civil.
C’est donc avant le 6 novembre qu’il faudra que les dirigeants d’associations déposent leurs dossiers. Attention, les documents sont à retirer avant le 30 octobre auprès du consulat de son lieu de résidence. Les fonds seront alloués normalement dès le début de l’année.
Une subvention pour qui ? pour quoi faire ?
Toutes les associations locales, portant des projets de nature caritative, culturelle, éducative ou socio-économique contribuant au rayonnement de la France et au soutien des Français à l’étranger et des publics francophones, peuvent concourir. Les associations de droit français (Loi 1901) peuvent également présenter des projets, si celles-ci ou leur représentation locale n’exercent aucune activité en France et si le consulat peut en attester. L’association doit avoir plus d’une année d’existence pour pouvoir présenter un projet.
Pour obtenir une subvention, il faut donc être sélectionné au niveau de son consulat par les élus puis par le comité à Paris qui va retenir les projets au niveau mondial. Pour participer, les projets des associations ne doivent pas être la seule source de financement du projet. Le maximum est fixé à 50% d’un budget compris entre 10 000 et 20 000 euros. De manière exceptionnelle, ce taux est plafonné à 80% pour les petites associations dont le budget global n’excède pas 10 000 euros et qui sollicitent une subvention inférieure à 2 000 € au titre du projet.
Le projet soumis doit être de nature caritative, culturelle, éducative ou socio-économique et contribuer au rayonnement de la France et au soutien des Français à l’étranger et des publics francophones, en complément des programmes existants d’aide aux Français gérés par nos ambassades et consulats. Les actions directes vers les Français de l’Etranger, aux effets concrets, seront donc privilégiées.
En 2016, le célèbre site FiveThirtyEight (ce nombre représente la somme des grands électeurs) pronostiquait une large victoire d’Hillary Clinton avec une probabilité de 88,7 %. Donald Trump quant à lui n’avait que 11.3 % de chances de remporter, d’ailleurs lui-même n’y croyait pas vraiment. Une certaine arrogance côté démocrate, la complaisance de l’électorat, une ingérence étrangère savamment ciblée ont eu raison des sondeurs.
À quelques jours de l’élection américaine, nous voilà devant des données semblables, mais dans un contexte politique bien différent. Si le site FiveThirtyEight prévoit 87 scénarios sur 100 en faveur du candidat Joe Biden, l’équipe de Nate Silver propose désormais un grand nombre de modèles analytics, des infographies originales et une série de données exhaustives. Selon eux, Trump a 4% de chances d’obtenir la majorité aux urnes, ce qu’il n’avait pas réussi à faire en 2016, soit dit en passant.
Il n’y a pas d’élection présidentielle
De fait, aux États-Unis, les élections sont gérées localement. Chaque État, et dans certains cas, chaque comté gère sa propre élection. Ainsi, un citoyen de l’Alabama ne peut voter qu’en inscrivant son choix à la main sur un bulletin imprimé. En revanche, un électeur du New Jersey pourra voter à l’avance par courrier postal, en personne avec un bulletin de vote sur lequel il inscrira son choix, une machine à voter électronique. Avec une telle pléthore de standards, force est de constater que l’élection n’est en fait que la tenue simultanée d’un peu plus de trois mille élections sur six fuseaux horaires.
Précisons que les électeurs ne votent pas que pour la présidentielle. En fonction du comté, certains voteront aussi pour un représentant au Congrès, un sénateur, un sénateur d’État, un membre de l’assemblée de l’État, un gouverneur …
L’élection ne se joue que dans quelques États
Conséquence du collège électoral, le résultat dans un État comme le Wyoming, l’Oklahoma, la Californie ou le Maryland est quasiment écrit d’avance tant ces États sont connus pour leur penchant électoral fort. L’élection en revanche, se décidera dans des États comme la Pennsylvanie, la Floride, l’Arizona, le Nevada, la Caroline du Nord et la Géorgie où les sondages sont plus serrés qu’ailleurs.
Une carte électorale des scrutins électoraux américains précédents est révélatrice de courants très profonds dans l’opinion américaine : la Nouvelle-Angleterre et la Californie n’ont pas été dans le camp Républicain depuis trente-deux ans, c’est-à-dire l’élection de Georges H.W. Bush. Autre particularité électorale : la grande majorité des anciens États confédérés ont toujours voté Républicain depuis Nixon, sauf quand le candidat démocrate en était originaire : Jimmy Carter en 1976 et William Clinton en 1992 et 1996. Lors d’élections précédentes, deux candidats ont obtenu 49 sur 50 États : Reagan en 1984, Nixon en 1972. Aucun des deux candidats actuels n’est en position pour remporter un tel succès électoral.
Quels autres candidats?
On pourrait s’imaginer qu’aucun autre prétendant n’est en lice pour ces élections tant les deux partis principaux dominent le paysage électoral. En réalité, le fameux Parti libertarien a sa candidate en la personne de Jo Jorgensen, le Parti vert quant à lui est représenté par Howie Hawkins. Les candidats de ces deux partis ne totalisent pas plus de 3 % des sondés, de nombreux électeurs démocrates et indépendants ayant été échaudés par l’effet Ralph Nader, souvent désigné principal coupable de la défaite de Gore en 2000, ne se tournent plus vers les petits partis.
La chute
Face à une déroute quasi certaine, la garde rapprochée de la campagne Trump commence déjà à laisser fuiter les immenses frustrations internes. Les anciens conseillers du président sont tout aussi virulents à son encontre et le laissent savoir par des petites phrases assassines. Ne faisant qu’à sa tête, Donald Trump est le seul et unique directeur de sa propre campagne. Ses saillies sont de plus en plus virulentes : il menace désormais de faire emprisonner la famille Biden, un refrain qui n’est pas sans rappeler son « lock her up » – « mettez-la en taule » contre Hillary Clinton en 2016. N’écoutant que ses intuitions, refusant tout conseil, son propre parti commence déjà à prendre ses distances.
L’opposition républicaine
Si les sénateurs républicains et le membres du Congrès du parti présidentiels ont semblé être maraboutés depuis trois ans et demi par le président Trump, la campagne publicitaire la plus offensive à l’encontre du présent actuel est le fait d’un groupe de dissidents dénommés The Lincoln Project. Ces anciens cadres politiques du parti de droite n’ont absolument rien ménagé lors de la réalisation de leurs vidéos qui constituent de véritables bijoux de propagande. Très largement diffusés sur les médias sociaux, ce groupe a appelé à voter Biden dès avril dernier pour barrer la route à Donald Trump.
Exemple de vidéo des dissidents du Parti Républicain
Le sénat
2020 verra-t-il la fin de la relation saprophyte entre Mitch McConnell et Donald Trump ? Mitch McConnell, le chef de file des Républicains au Sénat, a été la caution politique de Trump, profitant de ce statut pour faire avancer son propre agenda ultra conservateur. Face à la déroute annoncée, Mitch McConnell a pris conscience que cette déroute pourrait aussi être la sienne, il se vante désormais de n’avoir pas été à la Maison-Blanche « depuis des semaines ».
Les démocrates pourraient remporter la Chambre, la présidentielle et le Sénat : c’est à dire le Grand Chelem.
Même le milliardaire Robert Murdoch, propriétaire du New York Post et de Fox News, ne croit plus à une victoire de Trump, c’est dire !
Marc-Albert Cormier
Marc-Albert est né à St Pierre et Miquelon, expatrié au Canada, il est élu Conseiller des Français de l’Etranger à Toronto
Plusieurs pays européens appellent la Commission européenne à mettre en place une stratégie visant à lutter contre la désinformation liée aux réseaux 5G. Les États craignent, entre autres, un ralentissement dans le déploiement de nouvelles infrastructures.
Lundi (19 octobre), la Pologne ainsi que 14 autres États membres de l’UE ont appelé la Commission européenne à lancer une stratégie de communication afin de contrer la vague conspirationniste anti-5G déferlant sur le navire européen. La raison ? Plusieurs tours de télécommunications prévues pour accueillir le nouveau réseau à travers le bloc ont été incendiées.
La missive a été signée par l’Autriche, la Bulgarie, la Croatie, la République tchèque, Chypre, l’Estonie, la Finlande, la Grèce, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, la Pologne, la Slovaquie et la Suède.
Ne pas retarder le déploiement du réseau
En tout, 140 actes de vandalisme au sein de l’UE ont été signalés par de nombreux groupes de télécoms entre janvier et juin de cette année, avec une majorité de ces attaques commises au Royaume-Uni et aux Pays-Bas.
La lettre invite l’exécutif européen à trouver une solution au problème dans les plus brefs délais, avant que la couverture réseau européenne n’en paie davantage les frais, et ce, à une époque où la connexion à haut débit devient une nécessité tandis que le nouveau coronavirus continue de semer la pagaille.
« Nous sommes confrontés à une hausse du nombre d’actes de vandalisme perpétrés par le mouvement anti-5G à travers l’Union européenne »
Peut-on lire dans le document envoyé aux vice-présidentes de la Commission européenne Margrethe Vestager et Věra Jourova ainsi qu’à Thierry Breton, commissaire au marché intérieur.
« Nous voulons souligner que les attaques contre les infrastructures de télécommunication et la désinformation grandissante au sujet des champs électromagnétiques de la 5G ne posent pas seulement un danger pour l’économie des États membres touchés, mais elles entravent également la capacité du bloc à atteindre ses objectifs ambitieux en la matière »
Indique la missive.
Lutter contre les infox
Par conséquent, l’exécutif européen devrait « prendre des mesures visant à contrer les infox » liées aux champs électromagnétiques et à l’exposition à la 5G, maintiennent les 15 pays. Dans ce contexte, le lancement d’une campagne de sensibilisation pourrait aider les citoyens à soutenir la mise en place de telles technologies, et ce, au vu des objectifs européens établis, ont-ils ajouté.
Dans son code européen des communications électroniques datant de 2018, l’UE s’est engagée à stimuler le déploiement des réseaux 5G en garantissant la mise à disposition d’un spectre radioélectrique adapté d’ici à la fin de l’année.
De plus, dans le cadre du plan d’action européen pour la 5G présenté en 2016, les nations ont promis de développer leur nouvelle génération d’infrastructures de télécoms. D’après les objectifs décidés, chaque État membre est tenu de déterminer au moins une grande ville sur son territoire qui accueillera la nouvelle couverture réseau d’ici à la fin de 2020.
Les Etats qui refusent la 5G seront dans l’illégalité en 2021
Toutefois, ces ambitions semblent désormais s’enliser. Outre les incendies, le développement des infrastructures a connu un ralentissement en raison du nouveau coronavirus et des tensions géopolitiques entre Washington et Pékin.
Selon les nations européennes, la « méfiance » émergeant de la désinformation anti-5G met particulièrement en péril les objectifs fixés et « pourrait avoir des répercussions néfastes sur la mise en œuvre des infrastructures des réseaux de téléphonie mobile (pylônes et antennes) ainsi que sur les infrastructures des nouveaux points d’accès sans fil ».
Alors que la Commission a annoncé de possibles retards par rapport à ses objectifs paneuropéens à cet égard, elle est aussi récalcitrante à l’idée de les délaisser complètement.
« D’ici à la fin de l’année, les États membres seront juridiquement contraints d’attribuer des opérateurs aux premières fréquences 5G », a indiqué un représentant européen proche du dossier. « De ce fait, un quelconque refus de la part d’un État membre constituera une violation au droit européen ».
En février, la pandémie de coronavirus a frappé l’économie mondiale provoquant le plus grand choc depuis la Seconde guerre mondiale. Au niveau mondial, 500 millions d’emplois ont disparu. Le commerce mondial a connu une chute historique avec la fermeture des usines et des frontières.
L’implosion du système économique a été évitée grâce à l’intervention combinée des États et des banques centrales. La conséquence est l’expansion des déficits budgétaires à des niveaux proches de la guerre.
Déclin de l’Occident
La crise a accéléré le déclin de l’occident. D’ici la fin de l’année prochaine, selon les prévisions de l’OCDE, l’économie américaine aura la même taille qu’en 2019, mais celle de la Chine sera 10% plus grande.
Les prévisions pour l’Europe sont sombres avec un effacement des effets de la crise au mieux pour 2024, un sort qu’elle pourrait partager avec le Japon. Les pays en voie de vieillissement sont les plus durement touchés tant sur le plan sanitaire que sur le plan économique. Le recul relatif des pays dits avancés peut s’accroître avec la deuxième vague.
La Chine aurait pratiquement arrêté l’épidémie tandis que l’Europe, et peut-être bientôt l’Amérique, n’arrive pas à la maîtriser depuis la fin de l’été.
Le Gouvernement français impose un couvre-feu à 20 millions de personnes résidant dans les principales métropoles. Madrid est également entré en verrouillage partiel quand l’Allemagne, elle-même, prend des mesures de plus en plus restrictives.
L’Europe particulièrement touchée
Sur le plan économique, les pays avancés sont des pays de services, de contacts, de réunions, de loisirs. Ils sont donc bien plus exposés que les pays industriels où la distanciation est plus facile à organiser. Par ailleurs, dans les démocraties, les limitations de liberté sont plus difficiles à imposer qu’au sein des régimes dictatoriaux.
L’Europe est plus touchée que le reste du monde en raison du rôle du tourisme au sein de son PIB. Elle l’est aussi en raison de ses divisions et de la faiblesse des mesures de relance adoptées depuis le mois de mars. Le plan de relance des États-Unis atteint 12 % du PIB, soit 5 à 7 points de plus que l’Europe. Les taux directeurs ont été abaissé de 1,5 point.
Si le chômage a violemment augmenté aux États-Unis entre mars et mai, la reprise y est depuis plus franche en Europe où le système économique est émollié. Néanmoins, aux États-Unis, le taux de pauvreté poursuit sa progression. La pandémie laissera des traces avec des économies moins mondialisées, plus numérisées et moins égales. En réduisant les risques dans leurs chaînes d’approvisionnement, les fabricants rapprocheront la production des centres de consommation.
Pour l’Union européenne, les pays d’Europe de l’Est devraient en profiter à la limite près que leur population diminue. L’Afrique du Nord pourrait bénéficier d’implantations de nouvelles activités sous réserve que la stabilité politique soit assurée. Cette crise pourrait accélérer le processus de concentration comme le souligne l’essor des entreprises des technologies de l’information et de la communication.
Eviter un cycle dépressif
Du fait du problème structurel de la solvabilité des États, les taux d’intérêt réels resteront durablement bas, entraînant une hausse des prix des actifs élevés. Les gouvernements devront trouver les solutions pour éviter l’enclenchement d’un cycle déflationniste et dépressif.
La Chine semble sortir de la pandémie la plus forte du moins à court terme. Son économie a rebondi rapidement. Les dirigeants chinois continuent de travailler sur un nouveau plan quinquennal qui mettra l’accent sur le modèle de capitalisme d’État de haute technologie. Ce plan vise à garantir l’autosuffisance de la Chine et s’inscrit dans la volonté du Président de placer son pays au 1er rang mondial dans tous les domaines en 2049.
La question qui est posée depuis des années est la capacité de la population chinoise à supporter un régime policier sur une longue période. Le recours au confucianisme associé au communisme et au nationalisme est l’arme utilisé par les autorités chinoises. Cela permet pour le moment d’empêcher l’émergence d’une contestation.
L’Europe demeure à la traîne. Le plan de relance commun nécessite encore d’être traduit en actes. La réponse à la pandémie risque d’y ossifier les économies plutôt que de les moderniser. Les mesures conservatoires gèlent la situation un temps mais ralentissent l’adaptation. Dans ses cinq plus grandes économies, plus de 5 % de la main-d’œuvre reste sous régime de chômage partiel.
En France, le couvre-feu devrait accroître un peu plus le recours au chômage partiel. En Grande-Bretagne, le taux atteint plus de 10 % fin septembre. De plus en plus, l’Europe ressemble à un village de Potemkine. Sur tout le continent, les règles de faillite sont suspendues avec le développement des prêts garantis par l’État. Le sauvetage des champions nationaux pourrait se révéler sur longue période très coûteux.
Que faire des créances bancaires ?
La gestion des créances bancaires dans les prochaines années sera très compliquée. Leur transformation en fonds propres ou leur dépréciation seront au cœur des débats.
L’antimodèle américain
Les États-Unis ont failli en ne jouant pas leur rôle de première puissance économique mondiale et de gendarme du monde. Cet effacement est peut-être temporaire. Il peut néanmoins marquer une réelle rupture avec la fin du leadership américain, en particulier pour les pays européens qui vivaient dans l’ombre portée de leur allié. A l’image du comportement du Président Trump, la gestion de la crise sanitaire a été très alambiquée. Elle a été différente d’un État à un autre avec des résultats peu dignes du statut du pays, le côté « cow-boy » avec une acceptation des pertes l’a emporté sur le comportement hygiéniste du pays.
Sur le plan économique, le bilan à fin septembre est moins sévère. L’État fédéral a fourni un filet de sécurité pour les chômeurs afin de maintenir la consommation. Il a permis au marché du travail de s’ajuster et s’est montrée moins enclin que l’Europe à renflouer les entreprises qui risquent de devenir obsolètes.
Le feuilleton fiscal touche à sa fin par un retour à la case départ. Le gouvernement a eu la bonté de laisser les députés LREM s’octroyer ce recul bienvenu sur la fiscalité des Français de l’étranger. Par un amendement cosigné par six députés LREM -curieusement, tous n’ont pas été prévenus ou n’ont pas voulu s’y associer- la réforme de la fiscalité des Français de l’étranger qui avait été votée précédemment par l’Assemblée a été annulée.
Un recul bienvenu
Comme le reconnait clairement Anne Genetet, la députée à l’origine de cette réforme et de son abandon, c’est un retour en arrière, à peu de choses prés. Tant mieux. Faute avouée à moitié pardonnée. La réforme augmentait de façon injustifiée les impôts des Français de l’étranger dans des proportions qui avaient même ému le Ministre des comptes de l’époque, Gérald Darmanin, à tel point qu’il avait décidé d’un moratoire en urgence, heureusement.
Pour autant, deux questions, au moins, restent posées.
La première est celle du traitement fiscal des Français de l’étranger qui, comme le reconnaissent tous les députés et sénateurs des Français de l’étranger, reste inique.
La deuxième est la cause de cette injustice, criante quand on lit le lamentable rapport ministériel sur la fiscalité des Français de l’étranger : les Expatriés sont considérés comme des privilégiés, bénéficiant de la protection nationale quand çà les arrange sans contribuer suffisamment au bien public par l’impôt.
La conséquence de cette mauvaise image, ce fut ce traitement scandaleux voté par l’Assemblée, heureusement gommé. C’est encore l’obligation pour les Expats de faire un recours systématique pour défendre leurs droits, comme l’avoue l’administration fiscale au mépris du droit. C’est toujours, pour ceux qui vivent en dehors de la juridiction de la Cour de Justice Européenne, l’obligation de payer la CSG, sans contrepartie, ce qui aurait du être déclaré contraire au droit par le Conseil Constitutionnel, et qui le sera quand ses membres s’attacheront à faire du droit plutôt qu’à rendre service.
Injustices toujours
Signe que l’Europe du Droit reste plus fiable que les cours françaises. La France, qui fut une référence juridique dans le monde, prend des airs de pays sous développé quant à son système judiciaire. On croit que c’est un autre sujet, mais c’est le même : il s’agit toujours de justice et d’injustice.
On peut être soulagé du recul, on ne peut être satisfait de l’immobilisme. Peut-être les Parlementaires et les élus œuvreront pour mieux faire ressortir l’apport que représentent les Expats pour la France, à un moment où elle en a bien besoin, et que l’administration se rappellera que les Expats paient bien des impôts dans leur pays de résidence. Les Conventions fiscales, votées par le Parlement, en sont la marque. Qu’ils paient aussi ce dont ils ne bénéficient pas en France : écoles, universités, soins, indemnités et bien d’autres choses encore qui n’existent pas ailleurs.
Mauvaise image
La mauvaise image des Français de l’étranger mène au traitement de défaveur qu’ils subissent dans l’administration et au Parlement. La suppression des subventions, la baisse des fonds alloués à l’enseignement, la non-utilisation des fonds sociaux et des bourses qui leur sont réservés, la complexité des demandes, la fermeture des consulats, traduit ce sentiment persistant, malgré les efforts d’élus qui avouent volontiers leur impuissance.
Rumeurs de reports
Pourtant, avec onze députés et douze sénateurs, il y aurait de quoi se faire entendre. Justement, ce serait trop. On parlait beaucoup dans les couloirs de l’Assemblée des Français de l’Etranger d’échos très politiciens : le report, à nouveau, des élections consulaires, déjà reportées d’un an. Report aussi des élections des Sénateurs des Français de l’étranger, qui verraient leurs mandats encore prolongés.
Pour quelle raison ? Covid, faillite de la société chargée d’organiser le vote par internet, fermeture des bureaux consulaires, diminution du nombre de Sénateurs des Français de l’étranger, élection des députés à la proportionnelle, désintérêt, aussi, des Français de l’étranger pour un vote qui détient un record d’abstention, autant de raisons qui n’en sont pas mais qui forment un faisceau de lassitude ou de désintérêt.
Quelle que soit la décision du gouvernement, une certitude demeure : la fiscalité des Français de l’étrangers ne changera plus d’ici la fin du mandat d’Emmanuel Macron. Et c’est dommage car les injustices resteront.
Laurent Dominati
Editeur de lesfrancais.press. Ancien Ambassadeur de France au Conseil de l’Europe, ancien député de Paris.