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  • L’Australie et la COVID-19 : un pays qui revit

    L’Australie et la COVID-19 : un pays qui revit

    Beaucoup de pays en rêve, l’Australie l’a fait ! Après des mois de couvre-feu et de restrictions drastiques imposées à la population, le pays a pratiquement éradiqué le virus de son territoire. On compte aujourd’hui moins d’une dizaine de nouveaux cas par jour, faisant ainsi de l’Australie l’un des pays les moins touchés du monde. Alors comment ont-ils réussi à gérer cette situation inédite ? Tour d’horizon des décisions de l’Australie et la COVID-19 et témoignages d’expatriés. 

    Des mesures draconiennes dès le début de la crise

    Dès les premiers signaux d’alerte mondiaux, l’Australie n’a pas lésiné sur les prises de décisions fortes. Le Premier ministre Scott Morrison annonce le 19 mars la fermeture des frontières internationales, dès le lendemain, pour les non-australiens. À ce moment-là, selon le site health.gov.au, on dénombre 872 cas de contamination en Australie, bien moins que d’autres pays qui n’ont pourtant pas pris de mesures si fortes.

    Mais l’Australie ne s’arrête pas là. Les États vont également restreindre leurs accès en fermant leurs frontières. De plus, les quarantaines strictes et obligatoires sont imposées à quiconque rentre dans l’état. Peu à peu, les commerces et les écoles ferment, le télétravail est privilégié.  

    Le gouvernement encourage également la population à se faire tester dès le moindre symptôme. Alors que le pays semble contenir la première vague, Melbourne voit son nombre de cas exploser. Dès le 8 juillet, la population de la capitale du Victoria se retrouve ainsi à nouveau confinée et un couvre-feu de 6 semaines est également décrété début août. Melbourne va ainsi connaître le confinement le plus long du monde, 111 jours au total. Le confinement s’est terminé le 28 octobre, avec l’arrivée de l’été en Australie. 

    L’Australie post-Covid  

    Afin de comprendre comment les habitants ont vécu leur confinement et comment la vie australienne a repris son cours, nous avons interrogé des expatriés. Et le résultat est intéressant ! En effet, tout le pays n’a pas vécu la crise de la même manière. 

    Le cas particulier du Western Australia 

    Pour les expats de Perth, Capitale du Western Australia, la réponse est presque unanime « Quelle pandémie ? ». 

    Si le monde est arrêté depuis des mois, les habitants de Perth semblent avoir vécu sur une autre planète. Pas de port du masque obligatoire, les bars et restaurants sont ouverts et la saison des festivals vient de démarrer. Mais cela au prix de nombreux efforts et d’un strict respect des consignes par les habitants. Ainsi, Jimmy, qui travaille pour l’un des hôtels dédiés à la quarantaine, nous raconte : 

    « Les mesures prises par le Shicc (département de la santé) sont lourdes. On a des caméras et des gardes de sécurité à chaque étage. On a 2 militaires et 2 personnes de l’équipe médicale (venant de Royal Perth Hospital) 24/24. On nettoie et désinfecte les ascenseurs et toilettes toutes les quatre heures. La vie est normale pour les Australiens du WA parce que nous, hôtel en quarantaine, assurons la sécurité.»

    Cependant, bien que les habitants du WA semblent avoir bien vécu cette crise sanitaire, ce n’est pas le cas de tout le monde. Patricia* (son nom a été modifié) nous avoue que la crise n’a pas été facile pour elle. 

    « La vie est quand même différente depuis la COVID. Je travaillais à l’université et mon contrat n’a pas été renouvelé car les universités souffrent terriblement du manque des étudiants étrangers qui rapportent le plus d’argent. Mon mari a dû prendre des congés sans-solde imposés par sa société. Alors oui, nous n’avons pas eu de confinement strict mais nous ressentons tout de même les effets du COVID financièrement. » 

    Patricia* garde malgré tout le sourire, elle profite de ces moments pour s’occuper de ses deux enfants pendant qu’ils sont encore petits et reconnaît que la vie à Perth est malgré tout agréable. 

    Le reste de l’Australie 

    Si le gouvernement reste vigilant, la situation est malgré tout sous contrôle dans le pays. À Melbourne, après des mois de confinement, les habitants peuvent profiter à nouveau des commerces.

    Dans tout le pays, la saison des festivals est lancée. Des mesures sanitaires vont être mises en place comme au Summer Sounds Festivald’Adelaïde qui va organiser des « zones » pour danser entre amis. À Brisbane, on prépare déjà les événements de 2020, comme le Huge Summer Water Fight, bataille d’eau géante, sans s’inquiéter de potentielles restrictions et depuis le 4 décembre, le fameux Eat Street Northshore est ouvert !

    L’enjeu pour l’Australie est maintenant de s’assurer que le virus ne circule pas à nouveau. L’état d’urgence sanitaire à été déclaré jusqu’en mars 2021. D’ici là, les frontières internationales resteront ainsi fermées. Le gouvernement a également annoncé que le vaccin serait obligatoire pour rentrer dans le pays. L’Australie protège sa population et compte bien tenir son cap, ce qui leur a permis de limiter considérablement les décès liés au virus. 

  • Le jour de la dette

    Le jour de la dette

    Les Français ont un mauvais pressentiment. Ils sont nombreux à penser que la fin de l’épidémie rimera avec l’augmentation des prélèvements obligatoires. Une des raisons de leur engouement pour l’épargne ne serait pas sans lien avec cette crainte non dénuée de sens au vu de notre histoire économique. Le ministre de l’Économie a beau répéter que le gouvernement ne prévoit pas de relèvement des taxes ni des impôts, les Français ne le croient pas. Jour après jour, la succession de vagues de covid-19 accroît la dette publique qui est désormais sur la ligne des 120 % du PIB

    Depuis quarante-sept ans, la France accumule déficit sur déficit avec, à chaque crise, une amplification de leur montant, le retour de la croissance ne permettant pas de retrouver leur niveau antérieur. La récession de 1993 l’amena à 6,4 % du PIB, celle de 2009 à 7,2 % quand celle de 2020 le propulsera certainement au-dessus des 10 points. 

    Le choix collectif de l’endettement

    De 1980 à 2020, la dette publique est ainsi passée de 20 à 120 % du PIB. Ce dérapage sans fin des comptes publics est vécu comme une fatalité. Les crises, la démographie, l’effort de défense sont autant d’excuses pour justifier le toujours plus de dépenses. Le choix collectif de l’endettement repose sur l’idée que les générations à venir auront les moyens de rembourser. Ce présupposé est, en fait, une facilité de l’esprit étant donné que les déficits sont, avant tout, constitués de dépenses courantes. Il repose également sur l’idée que les dépenses publiques quelles qu’elles soient, concourent à la croissance et donc au bien-être de tous. Leur diminution est impossible car elle aurait un effet récessif.

    Croissance atone 

    Cette justification imparable n’empêche pas la France d’avoir une croissance atone depuis de nombreuses années. Les taux d’intérêt négatifs déstabilisent les tenants de l’orthodoxie budgétaire. Si emprunter ne coûte rien, pourquoi s’en priver ? Si les intérêts ont disparu, le capital devra être néanmoins remboursé à un moment ou un autre. Le maintien des taux négatifs n’est pas une garantie pour la nuit des temps. L’épargne abondante aujourd’hui pourrait se raréfier dans les prochaines années avec le vieillissement ou avec l’appauvrissement provoqué par la crise sanitaire. Une défiance à l’encontre des États pourrait légitiment s’installer aboutissant à une forte et rapide hausse des taux. 

    La boule de neige de l’endettement risque alors de provoquer une avalanche détruisant tout ou presque sur son passage.

    Le problème du jour d’après 

    Face à cette menace, certains avancent l’idée du grand effacement, d’une remise à zéro des compteurs qui ne serait que la traduction d’une banqueroute déguisée. Le problème est le jour d’après. Les prêteurs demanderont d’importantes garanties pour prêter à nouveaux aux États indélicats. D’autres penchent en faveur d’une dette perpétuelle logée au sein des banques centrales qui sera rongée par l’inflation si celle-ci veut bien revenir. 

    Quelles que soient les hypothèses retenues, une hausse des prélèvements obligatoires sera à un moment ou un autre incontournable pour enrayer la spirale de l’endettement, à moins que la voie des économies budgétaires soit choisie. Cette antienne est un vœu pieux. Le rapport Pébereau de 2006 demandait déjà une réduction immédiate et profonde des dépenses publiques. Leur reflux sera sans nul doute un combat car la crise sanitaire donne lieu à une socialisation sans précédent des revenus des ménages modifiant le rapport à l’argent et à la création de richesses.

    La dépense publique est un symbole de pouvoir 

    La dépense publique est un symbole de pouvoir amenant les collectivités publiques à multiplier les équipements et les créations d’emploi, même en pleine crise. L’abandon de ces pratiques relève des douze travaux d’Hercule tout comme la revalorisation du travail et de l’innovation. 

  • Conseillers des Français de l’étranger : 16 propositions pour mai 2021

    Conseillers des Français de l’étranger : 16 propositions pour mai 2021

    Prévue initialement en mai 2020, l’élection des 443 conseillers des Français de l’étranger et des 68 délégués consulaires a été reportée à plusieurs reprises du fait de la crise sanitaire.  Organisées à l’origine pour mai 2020, puis octobre, elle fût finalement annulée. Depuis Jean-Baptiste Lemoyne, le Secrétaire d’Etat aux Français hors de France, a annoncé leurs tenues le 31 mai 20202. Alors que certains trouvent plus raisonnable de les décaler en 2022 voir en 2023, 3 sénateurs ont remis à la Commission des Lois du Sénat un rapport validant un maintien en mai 2021.

    A 6 mois, de nombreuses incertitudes

    À moins de six mois du scrutin de mai 2021, certains problèmes ont été résolus mais de nombreuses incertitudes planent encore sur ces élections locales.

    En plus de la Covid-19, l’organisation a souffert de la faillite du prestataire en charge de la mise en place du vote électronique. Depuis la société espagnole a été rachetée par le géant Paragon. Cette entreprise internationale présente dans 17 pays, avec un chiffre d’affaires de plus de 933 millions d’euros de CA et 7 500 collaborateurs, s’est engagée à assurer la prestation avec toutes les garanties de sécurité et de sincérité.

    Mais il reste de nombreuses inconnues : comment les Français de l’étranger, qui désire conserver le mode de participation à l’urne, pourront-ils voter alors que l’épidémie de la covid-19 restreint les possibilités de déplacement ? Et Comment les candidats pourront-ils faire campagne alors que les réunions électorales semblent compromises ? 

    Un rapport transpartisan

    Le 16 décembre 2020, la commission des lois du Sénat a, donc, formulé 16 propositions concrètes pour s’assurer du bon déroulement des élections consulaires de mai 2021. Ces propositions sont issues d’un travail transpartisan mené en moins de 30 jours par les rapporteurs Jacky Deromedi, Christophe-André Frassa, Jean-Yves Leconte

    Le président de la commission, François-Noël Buffet, a rappelé l’engagement constant des sénateurs envers les 3,5 millions de compatriotes vivant à l’étranger 

     « le Sénat est attentif à la situation des Français de l’étranger, dont la situation spécifique n’est pas toujours suffisamment connue et prise en considération, alors même qu’ils ont été particulièrement touchés par la crise sanitaire ». 

     François-Noël Buffet – Président de la Commission des lois

    4 thèmes pour 16 propositions

    Les conseils consulaires ont continué de fonctionner pendant la crise sanitaire. Les rapporteurs ont, toutefois, regretté dans leur rapport que le Gouvernement n’ait pas suffisamment associé les conseillers des Français de l’étranger à la mise en oeuvre du plan d’urgence destiné à aider nos compatriotes expatriés. Cet écueil a été source d’incompréhension chez les élus et d’inefficacité sur le terrain. Pour rappel, une toute petite partie des ressources débloquées, sur le budget de l’Etat en 2020, a été utilisée alors que les besoins furent et sont encore immenses.

    Sur la base de ce retour d’expérience, les 3 sénateurs proposent :

    1. Mieux associer les conseillers des Français de l’étranger à la gestion de la crise sanitaire et de ses conséquences économiques et sociales.

    2. Prévoir, dans la loi du 22 juillet 2013, l’obligation pour les consulats de consulter les conseils consulaires sur les aides sociales accordées, en particulier lorsqu’elles servent à subventionner des structures associatives.

    3.  S’assurer, pour les élections consulaires de mai 2021, que les électeurs pourront s’exprimer en toute sécurité et que les candidats pourront faire campagne.

    4.  Mettre en place, dans chaque circonscription électorale et en liaison avec le conseil consulaire, un plan de communication avec des annonces dans un minimum de quatre médias différents encourageant à l’inscription sur les listes électorales consulaires et rappelant le rôle des conseils consulaires.

    L’autre point que le Rapport du Sénat aborde c’est l’impérieuse nécessité d’adapter les modalités de vote aux conditions sanitaires, 4 propositions sont aussi faites sur cette thématique :

    5. Ouvrir un maximum de bureaux de vote pour permettre aux Français de l’étranger de participer aux élections consulaires, en tenant compte des contraintes sanitaires de chaque pays.

    6. Faciliter le vote par procuration en améliorant l’organisation des tournées consulaires et en sollicitant davantage les consuls honoraires de nationalité française, compétents pour établir les procurations.

    7. Poursuivre les procédures de vérification du vote par Internet en organisant, en cas de difficulté majeure, un nouveau test grandeur nature (TGN).

    8. Organiser un vote par correspondance « papier » pour les prochaines élections consulaires, en s’inspirant du dispositif prévu pour les élections législatives.

    Garantir la sincérité du vote

    L’autre sujet que les 3 rapporteurs abordent c’est l’obligation légale et morale d’assurer une campagne juste et égale entre les différents listes de candidats. Pour cela, ils ont inventé 5 mesures sensées soutenir ceux qui se soumettront aux votes de leurs concitoyens. Elles occupent les places 9 à 13 des 16 propositions du rapport.

    9. Prévoir une prise en charge forfaitaire de l’État pour la création, par les candidats, d’outils de propagande numérique.

    10. Intensifier la campagne de communication institutionnelle pour informer les électeurs de la tenue des élections consulaires.

    11. Créer un « panneau électoral virtuel » en publiant sur, un site Internet dédié, l’ensemble des professions de foi des candidats.

    12. Aider les candidats à diffuser leur propagande électorale, en particulier dans les États où la liste électorale consulaire n’est pas rendue publique.

    Permettre aux candidats de publier, au maximum deux fois par semaine, des informations et communications sur le « panneau électoral virtuel ».

    13. Rappeler l’interdiction d’utiliser la liste électorale consulaire à des fins commerciales, les contrevenants étant passibles de 15 000 euros d’amende.

    Enfin, la sénatrice Jacky Deromedi (LR), Christophe Frassa (LR) et Jean-Yves Leconte (PS) ont conclu leur énumération de « solutions » en anticipant les situations d’exception (pas de candidats, démission d’élus, etc). Les 3 derniers points proposés sont donc :

    14. Organiser, dans un délai de trois ans, une élection partielle lorsqu’aucun candidat ne s’est présenté aux élections consulaires.

    15. Revoir les conditions de remplacement des délégués consulaires en limitant les élections partielles aux sièges vacants dans les mois qui précèdent les élections sénatoriales.

    16. Prévoir un délai de mise en conformité de trois mois pour les élus des Français de l’étranger qui s’inscrivent sur la liste électorale d’une commune française pour participer aux élections locales.

    Ces dispositions ne sont à ce jour que des propositions, il reste un long parcours législatif avant que celles-ci puissent devenir réalité.

    Précisons que 2 des 3 sénateurs-rapporteurs ont leur mandat qui doit être renouvelé aux élections sénatoriales partielles de 2021 (les deux élus LR). Est ce que les difficultés rencontrées par LREM, après l’échec de sa réforme fiscale des expatriés et celles liées à la laborieuse mise en place des fonds d’urgence auprès des Français de l’Etranger, motiveraient les élus à hater le renouvellement des grands électeurs avant les échéances de 2022 ?

  • Miss Normandie, est élue Miss France 2021

    Miss Normandie, est élue Miss France 2021

    Amandine Petit, Miss Normandie, a été élue Miss France 2021, dans la nuit du samedi 19 au dimanche 20 décembre lors d’une émission qui marquait le centenaire des concours de beauté en France.

    Amandine Petit juste après son couronnement ©AFP/TF1

    Le centenaire de Miss France

    Le direct avait débuté dans l’émotion, avec le défilé des anciennes reines de beauté : Sonia Rolland, Iris Mittenaere, Linda Hardy, Muguette Fabris, etc…

    Défilé des anciennes Miss France ©AFP/TF1

    Parmi les plus anciens au monde, le premier concours de beauté français a été créé en 1920 par le journaliste Maurice de Waleffe. La comédienne et danseuse Agnès Souret, originaire de Bayonne, a été la première à remporter le titre de « plus belle femme de France ». Ce n’est qu’en 1928 que le concours a été baptisé Miss France.

    Une cérémonie marquée par la Covid-19

    En raison des mesures sanitaires liées à l’épidémie de Covid-19, cette 91e cérémonie, diffusée sur TF1, s’est déroulée sans public. Dans le Grand Carrousel du Puy-du-Fou (Vendée), les Miss ont ainsi défilé en costume traditionnel puis en maillot de bain devant des gradins entièrement vides.

    Carrousel du Puy-du-Fou (Vendée) ©Parc du Puy du Fou

    Le jury 2021 était composé uniquement d’ex-Miss, comme Muguette Fabris, 80 ans, professeure de mathématiques à la retraite et Miss France 1963. Séparées les unes des autres par des plaques de Plexiglas, Sonia Rolland, Elodie Gossuin ou encore Iris Mittenaere, Miss Univers 2016, figuraient dans ce jury.

    A l’issue de l’élection et pour respecter le couvre-feu, tous les participants, y compris la nouvelle reine de beauté, seront logés dans les hôtels du parc de loisirs transformé en bulle sanitaire. Un même dispositif étanche avait été mis en place début décembre dans un grand hôtel de Versailles où les prétendantes ont suivi des leçons de maintien et passé un test de culture générale.

    Qui est Amandine Petit ?

    Amandine Petit ©AFP/TF1

    Blonde aux yeux bleus et âgée de 23 ans, la nouvelle Miss France est étudiante en master 2 à Caen avec l’objectif de devenir « directrice d’établissement de santé » et a été choisie parmi 29 candidates de 18 à 24 ans pour succéder à Clémence Botino (Miss Guadeloupe), Miss France 2020.

    «Je veux montrer que la femme actuelle, c’est une femme forte, une femme qui peut faire ce qu’elle a envie de faire ».

    Amandine Petit a expliqué en conférence de presse

    « Si je me suis présentée ce soir à Miss France, c’était pour aller au bout de mes idées », a poursuivi la jeune femme, qui a expliqué avoir été repérée « dans le centre-ville de Caen » par la Normande Malika Ménard, Miss France 2010. Sa première dauphine est Miss Provence, April Benayoum, et sa deuxième dauphine est Miss Côte-d’Azur, Lara Gautier.

  • Parcoursup 2021 : ouverture du site le 21 décembre 2020

    Parcoursup 2021 : ouverture du site le 21 décembre 2020

    En France après le baccalauréat, l’offre de formation est vaste. Pour tous les titulaires du Baccalauréat ou de diplômes équivalent reconnus par le Ministère de l’Education Nationale, il est possible de bénéficier de la procédure Parcoursup.

    Selon les études envisagées, les accès aux centres de formation peuvent être sélectifs ou non sélectifs, sur titre, sur dossier, sur concours ou entretien. Pour plus de 15 300 formations du premier cycle de l’enseignement supérieur reconnues par l’État, la préinscription et la procédure d’admission se font via la plateforme Parcoursup.

    L’orientation en 3 étapes

    Parcoursup est l’un des rendez-vous incontournables de l’année de terminale, presque aussi important que le bac. Pour réussir ses choix d’orientation dans le supérieur, il faut suivre une procédure détaillée. Elle se découpe en différentes phases importantes.

    Pour se préparer à opérer leurs choix de formation, les élèves de première et terminale pourront utilement consulter le site www.terminales2020-2021.fr qui résume en trois étapes le parcours des lycéens vers l’enseignement supérieur :

    • Début novembre 2020 > janvier 2021 : Je m’informe et découvre les formations
    • 20 janvier > 11 mars > 8 avril 2021 : Je m’inscris pour formuler mes vœux et finalise mon dossier
    • 27 mai > 16 juillet 2021 : Je reçois les réponses des formations et je décide

    Téléchargez le panorama de l’AEFE

    Découvrir les possibilités

    Ce lundi 21 décembre 2020, Parcoursup ouvrira, donc, son site internet aux visiteurs. Vous ne pourrez pas encore vous inscrire, ni faire vos vœux pour une poursuite d’études dans le supérieur à la rentrée 2021, mais le moteur de recherche sera accessible.

    L’idée est de profiter des vacances de Noël pour consulter l’annuaire et vous renseigner sur les différentes formations qui sont proposées. C’est ce qu’on appelle la phase d’information.

    Les choses sérieuses débutent le mercredi 20 janvier 2021. À partir de cette date, vous pourrez vous inscrire sur la plateforme et commencer à monter votre dossier. Espérons que les problèmes rencontrés en 2019/2020 ne se reproduiront pas.

  • Au Liban, le Noël des condamnés

    Au Liban, le Noël des condamnés

    Kinda al-Khatib, une jeune Libanaise de vingt-trois ans, a été condamnée par un tribunal militaire à trois ans de travaux forcés pour avoir « œuvré au profit d’Israël« . Son tort, avoir donné une interview par twitter à un journaliste israélien. Son vrai crime, avoir, toujours sur twitter, écrit à ses 30.000 abonnés : « Le Hezbollah fait le commerce des êtres humains, de la prostitution et de la drogue, et tout cela est caché sous le manteau de la religion de Dieu ». 

    Une jeune femme condamnée à 3 ans de travaux forcés

    La condamnation, qui intervient à un moment où les émissaires d’Aoun rencontrent ceux d’Israël, indique que l’alliance avec le Hezbollah n’est pas morte, qu’on ne plaisante avec lui. L’armée -et Aoun- témoignent ainsi de leur respect envers Nasrallah.  

    Cette jeune femme, qui fait les frais des lâchetés, trahisons et corruptions, elle est le Liban.

    Emmanuel Macron devait retourner au Liban les 22 et 23 décembre pour visiter le contingent français de la FINUL. Confiné à l’isolement parce que testé positif à la covid, il a renoncé. Qu’aurait-il pu y faire ? Quel Premier ministre aurait-il rencontré? Le dernier a démissionné, le prochain n’est pas nommé. 

    Macron fait pression en vain

    Toutes les tentatives pour un changement de fond ont échoué. Celui qui se propose de former le prochain gouvernement, Saad Hariri est celui qui avait démissionné, en octobre 2019, conspué par les manifestants. Il apporte avec lui un équilibre ancien du partage du pouvoir et l’espoir -ou l’illusion- d’un lien retrouvé avec les Saoudiens. Les assassins de son père, toujours défendus par le Hezbollah, viennent d’être condamnés. Pas les commanditaires. Hariri ferait-il demain ce qu’il n’a pu faire hier? Le Hezbollah et Aoun le laisseront-t-ils s’installer sans garanties ? 

    Depuis l’explosion du port de Beyrouth, Emmanuel Macron est déjà allé deux fois au Liban. La France a organisé deux conférences internationales. L’aide était conditionnée à une série de réformes demandées aux gouvernements libanais.

    Selon la Banque mondiale, après une baisse de 6% en 2019, le PIB devrait encore chuter de 20% cette année, avec la crise du Covid, l’explosion du port et la crise financière.  L’inflation explose avec la chute de la monnaie libanaise. Les épargnants – les petits – sont ruinés. La pauvreté atteint 50% de la population, l’exode, surtout des personnes qualifiées continue.

    La pauvreté atteint 50% de la population

    Un audit comptable de la Banque du Liban devait être engagé. Le premier auditeur avait renoncé parce que la Banque n’avait répondu qu’à 43% des questions posées. Le gouverneur, Riad Salamé, avait refusé de répondre en expliquant que le secret bancaire le lui interdisait. Le Gouverneur de la Banque du Liban était à Paris pour trouver un accord avec la France, car la Banque de France se proposait de réaliser l’audit. Est-ce seulement possible sans donner les noms de ceux qui gagnent beaucoup d’argent dans un pays en crise  et qui sont en haut de l’affiche ? La Banque du Liban a versé entre 2016 et 2018 jusqu’à 16 milliards de dollars aux banques libanaises, qui ont de solides relais au Parlement. De nombreuses personnalités sont concernées par les sorties de capitaux, les taux de change et les emprunts octroyés. Le partage du pouvoir, c’est une répartition de prébendes. 

    Les chefs de clan ne perdent pas d’argent 

    Le FMI et la communauté internationale exigent donc transparence et réformes, en vain. En défaut de paiement depuis mars 2020, le Liban avait demandé 10 milliards de $ au FMI. Les dégâts occasionnés par l’explosion du 4 août ont été estimés entre 7 et 8 milliards de dollars par la Banque mondiale. Le gouvernement sortant avait évalué en avril dernier les pertes liées à la crise à 69 milliards de dollars. Aujourd’hui, les besoins sont beaucoup plus importants, on évoque 100 milliards de dollars. 

    Il serait possible de les réunir si les efforts étaient faits, si les conditions politiques le permettaient : pays du golfe et Occidentaux ne sont pas emballés à l’idée de financer le Hezbollah et enrichir quelques caciques.

    Le Liban devient la Somalie d’hier

    Curieusement, les 280 millions d’euros -dont 45 millions de la France- qui avaient été débloqués en urgence en août après l’explosion, n’ont pas fait l’objet de comte rendu. On ne sait comment ils ont été distribués.

    Les 32 pays et 12 organisations internationales de la seconde conférence d’aide pour le Liban, organisée par la France et les Nations unies, ont donc répété leur position : Pas d’aide substantielle sans réforme ni transparence. La Banque mondiale estime que l’inaction des dirigeants libanais plonge le Liban dans une « récession délibérée ». L’ancien directeur du Ministère des finances, Alain Bifani, explique comment, à cause de « la pieuvre politico- financière », « le Liban devient la Somalie d’hier ».

    Pas d’aide internationale sans changement 

    Au delà de la corruption, la question fondamentale reste politique. Le Hezbollah tient le Liban en joue grâce à sa milice armée. Elle représente la menace d’une guerre civile qui reste dans toutes les têtes. Le problème de fond est qu’il ne peut y avoir d’accord avec le Hezbollah, lui même dépendant de l’Iran.

    La nouvelle donne au Moyen-Orient, celle qui voit Israël nouer des liens avec les pays arabes, l’Iran souffrir plus que son gouvernement ne l’avoue, pourrait débloquer la situation libanaise, via un règlement de la question iranienne. Plus le temps passe, plus l’Iran s’affaiblit. Les Iraniens ont renoncé à installer les Pasdarans à la frontière israélo-syrienne. Le Hezbollah et autres milices les remplacent et subissent des pertes importantes. 

    D’autres solutions que la guerre

    Chaque semaine l’aviation israélienne bombarde en Syrie, en Irak et même en Iran. Ce sont ces pertes, dont s’honore le Hezbollah, qui garantit ses ressources, comme n’importe quelle milice mercenaire de la région.  Mais l’essentiel de ses armes vise moins Israël que les Libanais. Toute idée de paix reviendrait à lui couper les vivres. C’est pourquoi le Tribunal a condamné cette jeune femme : ne pas laisser croire qu’il pourrait y avoir d’autres solutions, justement parce qu’il y en a. 

    Le virage diplomatique des pays arabes vis à vis d’Israël,- le Maroc en est un dernier exemple- semble irréversible. Aoun l’a compris, qui a entamé des discussions avec Israël sur la frontière maritime. La prudence des Russes, le gap technologique, les crises financières actuelles et à venir orientent à nouveau la balance vers l’axe Ryad-Jérusalem-Washington. L’Iran espère que Biden sera plus accommodant, il peut proposer un règlement global. 

    Le Liban peut disparaitre

    Cette jeune femme représente un autre chemin pour le Liban, celui d’un accord avec Israël, l’Egypte, la Jordanie, Bahreïn, les Emirats Arabes Unis, et en sous main Ryad ce qui est inacceptable pour certains. Or c’est peut-être la seule chance du Liban. En attendant, chaque jour qui passe est un désastre. « Le Liban peut disparaitre » a déclaré Jean Yves Le Drian. 

    Outre la honte qui frappe le tribunal militaire et l’armée, l’existence même du Liban est en jeu. Triste Noël de condamnés. 

  • De part et d’autre de la Manche, pas de lumière au bout du tunnel

    De part et d’autre de la Manche, pas de lumière au bout du tunnel

    Les négociations entre la France et le Royaume-Uni concernant la gestion du tunnel sous la Manche risquent de tourner à l’échec, tandis que la partie britannique qualifie les plans ferroviaires européens de « tout à fait inacceptables ».

    La Cour de justice de l’UE non désirée

    La sous-secrétaire britannique aux Transports Rachel Maclean a déclaré à la commission d’examen des affaires européennes de la Chambre des Communes que le gouvernement britannique allait continuer ses activités dans sa partie du Tunnel de la manche « en tant que nation souveraine et indépendante », et qu’il rejetait toujours le rôle de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) dans le dossier.

    L’institution sise à Luxembourg est la dernière instance compétente dans la résolution de tout contentieux sur la mise en application de la législation ferroviaire entre les deux parties. Bien que ses interventions ne soient pas monnaie courante, Westminster perçoit tout de même sa possible implication comme « la limite à ne pas franchir ».

    Si Londres campe sur ses positions, il sera difficile de trouver un terrain d’entente entre les acteurs concernés. Néanmoins, les analystes laissent entendre qu’un autre organisme existant ou un nouveau groupe d’arbitrage international pourrait être mandaté afin de trancher les conflits.

    Eurostar en danger

    Les pourparlers en cours avec l’Hexagone concernent un nouveau train de mesures liées à la sécurité ferroviaire, mais la perspective d’enlisement des discussions pourrait saper les transports sous la Manche.

    Mme Maclean a insisté sur le fait que le 10, Downing Street était « préparé à toute éventualité », mais n’apportait pas « une garantie absolue » que les services d’Eurostar et Eurotunnel ne seraient pas perturbés dans la période d’après transition.

    Les États membres de l’UE se sont entendus en novembre pour octroyer à la France les compétences adéquates afin de négocier un nouvel accord. De plus, même si la sous-secrétaire britannique avance que les « discussions vont bon train », de nombreux points doivent encore être abordés.

    Le Brexit n’aura pas lieu avant mars 2021

    Les mesures d’urgence publiées par la Commission européenne le 10 décembre et approuvées par les gouvernements du bloc cette semaine confirment la prolongation des autorisations de la commission intergouvernementale entre la France et le Royaume-Uni (IGC) jusqu’en mars 2021.

    Les certificats de sécurité déjà distribués seront renouvelés pendant neuf mois, ce qui porte à croire que les parties traverseront des turbulences au cours du premier semestre de 2021. Cette démarche donnera ainsi plus de temps à Paris et Londres pour trouver un compromis.

    Rachel Maclean a ajouté qu’elle continuerait à tenir informés la commission d’examen et le parlement en cas de progrès dans les discussions, mais elle ne s’est pas exprimée davantage sur les prochaines étapes à suivre.

    Eurostar, la seule société autorisée à fournir des services de transport de passagers par le tunnel de la Manche, connaît actuellement plusieurs difficultés en raison de l’incertitude liée au Brexit et des retombées de la pandémie de Covid-19. Elle a ainsi été contrainte de diminuer drastiquement ses activités.

  • La Covid-19 met le gouvernement français sous cloche

    La Covid-19 met le gouvernement français sous cloche

    Le Président de la République Emmanuel Macron a été diagnostiqué positif à la Covid-19, a indiqué l’Elysée jeudi (17 décembre). Ce diagnostic a été établi suite à un test RT PCR réalisé dès l’apparition de premiers symptômes, peut-on lire dans le communiqué. Conformément aux consignes sanitaires en vigueur applicables à tous, le Président de la République s’isolera pendant 7 jours mais continuera de travailler et d’assurer ses activités à distance.

    Pas de Noël au Liban

    Par conséquent, son déplacement au Liban prévu la semaine prochaine, les 22 et 23 décembre, est annulé. Il devait passer un réveillon de Noël avec les militaires français de la Finul, la Force intérimaire des Nations unies au Liban, et rencontrer de nouveau les dirigeants libanais. Il était aussi censé être auprès des Libanais après l’explosion qui a dévasté le port de Beyrouth, le 4 août dernier.

    Castex à l’isolement

    Le Premier ministre Jean Castex, qui devait présenter devant le Sénat la stratégie vaccinale du gouvernement ce matin, est susceptible d’être cas contact et a donc décidé de s’isoler également, a déclaré le président de la Chambre haute Gérard Larcher. C’est le ministre de la Santé, Olivier Véran, qui assurera cette présentation devant les sénateurs.

    Ferrand, Fesnau, Kohler, les cas contacts se multiplient

    Mercredi 16 décembre, un dîner de la majorité était organisé à l’Elysée. Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale, et Alexis Kohler, secrétaire général de l’Elysée, ont, donc, été déclarés cas contacts. Le député Stanislas Guérini s’est quant à lui placé à l’isolement par mesure de prévention tout comme François Bayrou qui dit « prendre les précautions nécessaires à Pau ». Christophe Castaner, Patrick Mignola, Stéphane Séjourné et Thierry Solère, qui étaient également conviés au dîner, attendent les consignes de l’Elysée.

    Mardi, des personnalités politiques ont déjeuné avec le président de la République, et ont annoncé qu’elles se plaçaient par conséquent à l’isolement. Il s’agit notamment de Damien Abad qui n’a « pas encore reçu d’appel de l’Agence régionale de santé » mais va se faire tester samedi. Il était cependant « assez loin » du président à table, a-t-il souligné à l’AFP.

    Sont aussi concernés: Valérie Rabault, Olivier Becht et André Chassaigne, déjà été atteint par le coronavirus lors de la première vague. Le député Bertrand Pancher indique avoir réalisé un test par précaution et est en attente des résultats.

    Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI et député de Seine-Saint-Denis, assure quant à lui qu’il n’est pas un cas contact d’Emmanuel Macron car il se trouvait « à 10 mètres » de lui lors de ce déjeuner.

    La Première dame en Visio-conférence

    La Première dame va se faire tester et pourra poursuivre ses activités en visioconférence. Brigitte Macron avait déjà été testée négative mardi 15 décembre avant d’effectuer une visite dans un service pédiatrique de l’hôpital Saint-Louis à Paris.

  • 11ème édition du Myfrenchfilmfestival

    11ème édition du Myfrenchfilmfestival

    Voilà un évènement qui n’a pas à souffrir de la Covid-19. 100% en ligne et à 7,99 € le pass, la 11ème édition du Myfrenchfilmfestival s’ouvrira le 15 janvier 2021.

    Jusqu’au 15 février 2021, les cinéphiles du monde entier auront accès aux films de cette 11e édition du premier festival de cinéma francophone en ligne sur le site Myfrenchfilmfestival.

    Un festival en ligne ? Pour qui ? Pour quoi ?

    Tout internaute pour accéder à une sélection de 20 oeuvres sur la plateforme myFrenchFilmFestival.com dans le monde entier et sans restriction . Le festival est également disponible sur près d’une soixantaine d’autres plateformes partenaires, selon les territoires, dont l’app Apple TV.

    Carte des opérateurs diffusant le Myfrenchfilmfestival dans le monde

    Dix longs-métrages et dix courts-métrages sont en compétition, dont un long-métrage et un court-métrage belges. Les internautes seront invités à noter tous les films et à laisser leurs commentaires sur le site. La sélection compte également hors-compétition un film suisse, un long et un court-métrage canadiens, une section jeune public, une section réalité virtuelle et des films de patrimoine.

    5 prix pour des oeuvres originales

    Cinq prix seront décernés à l’issue du festival :

    • Le Prix du Jury International récompensera un long-métrage en compétition.
    • Les Prix Lacoste du Public Les internautes du monde entier peuvent voter pour leurs films préférés sur la plateforme du festival.
       
    • Les Prix de la Presse Internationale
      ces prix récompenseront un long et un court-métrage en compétition.
      Le Jury est composé de journalistes de grands médias étrangers.

    Le Jury International et le Jury de la presse internationale se réuniront durant le festival pour voter pour les films gagnants.

    L’ensemble de la programmation ainsi que le Jury international nous sera dévoilée le 5 janvier. Nous manquerons de vous en dire plus dans un de nos prochains articles.

    Un teaser funky pour une édition toutes en couleurs

    Julie Caty est une réalisatrice d’animation française, l’équipe d’UniFrance, qui organise le festival en ligne, lui a confié la réalisation de la bande annonce du festival. Dans ses films, elle déploie un univers pop-punk foisonnant, poétique, psychotrope et réflexif. Son dernier film, Normal, a été sélectionné pour le prix UniFrance du court-métrage en 2020.

    Bon teaser et rendez-vous le 5 janvier pour la sélection officielle

  • L’Europe, une idée encore neuve

    L’Europe, une idée encore neuve

    L’Union européenne et la zone euro sont facilement accusées de tous les maux. Au fil des décennies, elles sont devenues des bouc-émissaires, les gouvernements se déchargeant de leur impuissance sur les autorités européennes. 

    Malgré d’évidents problèmes, l’Union comme la zone euro ont pourtant fait preuve depuis vingt ans d’une réelle résilience et ont permis aux Etats membres de surmonter les crises. Certes, en termes de croissance et d’emploi, les Etats européens ont obtenu de moins bons  résultats que les Etats-Unis. 

    A priori, cette situation n’est pas imputable à un trop d’Europe mais plutôt à une insuffisance d’Europe. Depuis la crise financière de 2008, la zone euro a souffert d’un déficit de mutualisation financière. L’arrêt de la mobilité des capitaux a accentué la tendance récessive. Les excédents commerciaux de l’Allemagne et des Pays-Bas ne sont plus prêtés aux autres pays qui ont été contraints de mettre en place des politiques de rigueur pour réduire leurs déficits. 

    Italie, la divergence 

    La divergence des économies menace le fonctionnement de la zone euro. L’Italie et, dans une moindre mesure, la France et l’Espagne connaissent une baisse plus rapide de leurs gains de productivité que l’Europe du Nord en lien avec la tertiarisation de leur économie. En Italie, la productivité par tête a ainsi baissé de 18 % entre 1999 et 2020 quand elle est en hausse de 5 points pour l’ensemble de la zone euro (hors Italie). 

    Face à la baisse de la productivité et de la croissance potentielle, le recours à l’endettement s’est imposé, ce qui constitue une solution non viable sur le long terme. De 1999 à 2020, le taux de croissance potentielle est passé de 3 à 0 % et la dette de tous les agents non financiers de 180 à 260 % du PIB. Les évolutions économiques et politiques divergentes agissent comme autant de forces centrifuges qui aboutissent à rendre de plus en plus difficile l’élaboration de politiques communes.

    Le coût du vote marginal devient très élevé 

    Le processus de décision qui repose sur l’unanimité aboutit à rendre le coût du vote marginal très élevé. La Pologne, la Hongrie ou la Roumanie qui considèrent que leurs intérêts ne sont pas suffisamment pris en compte par les Etats d’Europe de l’Ouest marchandent avec beaucoup d’énergie leur voix. L’Union européenne pour des raisons historiques reste avant tout dominée par les pays fondateurs que sont la France, l’Allemagne, l’Italie et le Benelux. Les sièges importants des instances européennes sont situés dans ces pays. Lors des élargissements successifs, aucun rééquilibrage géographique des institutions n’est réellement intervenu.

    S’endetter à bas prix : de 300 à 22 000 milliards d’euros. 

    La zone euro permet aujourd’hui à tous ses Etats membres de s’endetter à faibles coûts et sans réelle limite grâce à la politique de rachats organisée par la Banque centrale européenne. 

    Au cours de l’année 2020, l’encours de dette publique détenu par la BCE a atteint 22 000 milliards d’euros contre 300 milliards d’euros en 2015. Les écarts de taux depuis le début de la crise sont demeurés très faibles entre les Etats membres. La réponse de la BCE a été rapide et efficace. La Commission Européenne tout comme le Mécanisme Européen de Stabilité (ESM) et la BCE ont garanti de manière crédible qu’il n’y aurait pas de crise des dettes, l’ESM ayant été doté depuis la crise grecque d’une capacité de prêts de 500 milliards d’euros. 

    Cette crise n’a pas conduit à des problèmes de change. Si la monnaie commune n’avait pas existé, des variations de change fortes se seraient certainement produites entre les pays lourdement frappés par la Covid-19 et les autres. Le secteur financier résiste jusqu’à maintenant assez bien à la crise sanitaire et a été mis à contribution dans le cadre du soutien et du financement du secteur privé. Les efforts engagés après les crises des subprimes et des dettes souveraines semblent avoir porté leurs fruits.

    Crédibilité renforcée : +8% face au dollar

    La crise sanitaire a amené les Etats membres à accepter la création d’une dette de l’Union européenne. Celle-ci permettra de financer les dépenses de chômage et le plan de relance. Ces obligations captent une partie de l’excédent de l’épargne européenne et contribue à une circulation des capitaux au sein de l’Union. 

    Le plan de relance de 750 milliards d’euros est une réponse commune au choc économique généré par les confinements. Il vise également à rattraper le retard pris par les Etats membres dans certains secteurs (le numérique, les énergies renouvelables, la santé, etc.). Il devrait permettre de redresser le niveau technologique de la zone euro et ainsi sa croissance potentielle. Pour le moment, la crédibilité de la zone euro sort plutôt renforcée avec, à la clef, une appréciation de la monnaie par rapport au dollar (+8 % entre le 1er janvier et le 9 décembre 2020). L’euro a renforcé depuis le début de la crise son poids en tant que monnaie de réserve. Le dollar représentait à la fin du premier semestre 2020, 60 % des réserves de change mondiales, contre 64 % en 2015. L’euro sur cette période est passé de 19 à 20 %.

    Le modèle social européen a résisté 

    Le modèle social européen, malgré les critiques qui peuvent exister au sein de plusieurs Etats, a bien résisté. Le vieux continent se caractérise par des inégalités plus faibles qu’ailleurs. Le taux de pauvreté dépasse 24% aux Etats-Unis, contre 17% au sein de la zone euro. Le taux d’emploi est même devenu plus élevé qu’aux Etats-Unis, certes de manière un peu artificielle avec le recours massif au chômage partiel. La zone euro ne dispose pas d’un réel budget autonome lui permettant de mutualiser des politiques sociales et d’investissement.

    Sécurité sociale européenne pour les expats 

    La couverture chômage devrait être du ressort européen. L’instauration d’une sécurité sociale européenne qui pourrait, en particulier, avoir la charge des expatriés, des transfrontaliers et des travailleurs détachés éviteraient certaines distorsions de coûts. Par ailleurs, la mise en place d’un système européen d’assurance chômage aurait un effet de mutualisation important.

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