Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • Un Noël houleux pour les expatriés au Royaume-Uni

    Un Noël houleux pour les expatriés au Royaume-Uni

    Clément Beaune, secrétaire d’État français aux Affaires européennes, a annoncé une « adaptation » du nombre de trains et avions reliant le Royaume-Uni à la France en accord avec les opérateurs, pour satisfaire un possible pic de la demande.

    Ainsi avec la reprise des liaisons Eurostar, les premiers Français de Londres  ont pu reprendre le train a la Gare St Pancras ce mercredi matin afin de pourvoir passer Noel en France. 

    départ précipité à la gare ©AFP

    Une foule de passagers s’est présentée à l’embarquement, traînant leurs valises. Chacun avait leur precieux sésame pour pouvoir voyager : un résultat de test négatif.

    Le manque d’information est criant

    Christophe avait un train mercredi soir. Il quitte l’Angleterre définitivement et était en plein déménagement.  Le Brexit et la Covid ont eu raison de son envie d’Angleterre.

    Christophe, quelques heures avant d’embarquer mercredi 23 décembre 2020

    Maxime compte, lui, rentrer ce jeudi en France.  Il avait eu la Covid (début décembre). Sa première inquiétude : obtenir un test PCR négatif. Il avait un billet eurostar pour Paris, lui aussi pour mercredi. Puis les pays européens ont commencé à suspendre les liaisons avec le Royaume-Uni, dimanche midi. Il les a échangé contre un billet lundi matin mais le train fût annulé.

    Dimanche soir, il a réussi à trouver un nouveau billet Eurostar à un tarif abordable pour aujourd’hui mais son arrêt sera Lille. Il a payé près de 100€, alors que le Paris Londres s’affiche plutôt autour de 300€.

    Mais l’aventure ne s’arrête pas là. Eurostar l’a informé que les horaires de ce dernier ont changé au dernier moment, mettant à mal sa correspondance à Lille pour la capitale.

    Mais Maxime a une autre inquiétude : le test PCR

    Maxime, Français résident au Royaume-Uni se rendant en France pour les fêtes

    La problématique des cas contact

    Certains ont, donc, eu la chance de repartir en France pour Noel. Mais Andrea, elle, ne va pas pouvoir rentrer en France cette année pour les fêtes à cause de la pandémie. Son vol a été annulé au dernier moment. En plus, son entourage a connu un cas positif.

    Trois jours de desespoirs et des tests PCR à 175£

    Charlotte, qui vit a Londres également a vécu trois jours intenses avant de rentrer en France. Ses deux vols ont été annulés. Elle a cru qu’elle devrait passer Noel toute seule cette année. 

    Mercredi 24 décembre 2020 – St Pancras ©Alexander Seale

    Par chance elle a ouvert son ordinateur mercredi matin ! Et là bingo ! Elle a trouvé un billet Eurostar à prendre le matin même. Le voyage se fit à un tarif excessif. Elle témoigne, par téléphone, à la sortie du train en France.  

    Charlotte, Française résidente à Londres, témoigne à la sortie de son train

    Charlotte avait anticipé et réalisé son test PCR 48h avant via la sécurité sociale britannique.

    Charlotte témoigne des conditions d’accès aux trains, avions ou bateaux

    À St-Pancras, pour ceux qui ne disposent pas de résultats, des agents distribuent des listes de laboratoires permettant de se faire tester. Certains passagers repartent, donc, sans avoir pu prendre le train.

    Le consulat et les élus consulaires, encore absents

    Une fois de plus, les autorités consulaires ont été absentes pendant ces heures difficiles. Aucune information sur le site internet, aucun soutien pour obtenir des tests, les Français du Royaume-Uni ont encore été seuls pour affronter la tempête.

    Alors qu’il est si facile d’envoyer une newsletter, de mettre à jour une page internet, l’accompagnement des Français n’a pas encore été à la hauteur de notre pays. Mais que fait donc l’administration consulaire ?

    Les indispensables pour voyager en France

    Il vous faut donc :

  • Faîtes Noel sans moi !

    Faîtes Noel sans moi !

    Les fêtes de fin d’année … un moment de réunion familiale attendu, parfois redouté mais qui fait souvent office de repère. Ce qui se fait durant un noël a tendance à se répéter et venir prendre la même forme que l’année passée. Il s’agirait d’une dynamique de temps où l’on viendrait injecter les mêmes choses, au même endroit et ce de manière répétée.

    Mais en l’année 2020, la situation sanitaire a une fonction perturbatrice dans nos modes de fonctionnement ritualisés. Si certains expatriés ont pu, ou pris, le risque de rentrer en France pour les fêtes, d’autres n’en ont pas eu l’opportunité et de ce fait peuvent se retrouver isolés, hors du cadre maternant que peut représenter la famille.

    Il est alors temps de percevoir les choses autrement dans ce5e nouvelle configuration et de s’autoriser à opérer un pas de côté. Trois axes rendus intéressants par la situation d’empêchement sociale : 

    Un sentiment d’exclusion

    Se sentir exclu est vécu comme la désappartenance à un groupe , ici le cercle familial voir amical. Apprenons à faire la part des choses ! Si un senGment de solitude prend part de vous, il ne s’agit pas non plus d’une exclusion. Le caractère imprévu n’engage pas son désir ou le désir de l’autre dans l’état de la situation actuelle.

    Chers expatriés, si vous ne pouvez vous réunir auprès de vos proches cela n’est pas conséquent à des antécédents familiaux ou à une faille narcissique. Une distance importante conjuguée à une situaGon hosGle ne vous permet pas de vous positionner comme vous l’auriez peut-être souhaités et d’aller dans le sens de votre désir. Ne pas tout mélanger car le senGment d’exclusion pourrait réacGver des blessures plus anciennes. 

    Un conflit de loyauté 

    Si noël est aisément représenté dans la conscience collecGve comme un moment heureux de partage et de perfection, la réalité en est souvent ternie. Une famille est dysfonctionnante par nature, elle non plus n’échappe pas à l’échec du parfait.

    Si chacun d’entre nous arborons une place, celle-ci peut se démultiplier en fonction de qui est pré-sent autour de la table. Nous pouvons alors être l’enfant, le parent, le frère ou la nièce d’un des membres du lieu. Et cela ne va pas sans existence d’un conflit, d’un désaccord, d’un moment vécu avec ce proche qui nous pèse plus qu’autre chose.

    C’est ça le conflit de loyauté que nous tentons bien trop souvent de protéger. Pourquoi ne pas créer de la situation d’isolement; et non d’exclusion; ses bénéfices quant à la possibilité de sortir d’un schéma sclérosé où le dialogue serait corrompu et l’envie lésée ? 

    Un moment pour se questionner 

    Prendre le temps pour soi, c’est aussi un moment de réunion et ne perdons pas un des objectifs de ces fêtes commémoratives, s’il n y a pas de réunion à plusieurs cela est possible seul !

    Sorti du psychodrame familial, l’ancrage dans le présent permettra d’apprécier et reposer ses émotions dans quelque chose qui nous appartient et qui n’avait peut-être pas la chance d’être conscientiser. C’est redonner de la valeur au chose qui nous importent ou qui font sens. C’est la possibilité d’appréhender les choses différemment à la prochaine réunion familiale et de se montrer enfin tel que l’on est. 

    Il y a toujours quelque chose à creer d’une expérience agréable ou non et ce noël particulier peut être appréhendé comme un moment idéal pour se questionner.

    Parce que cela nous est imposé et nous bouscule, nous avons la possibilité de sortir du schéma répétitif de nos actions. Penser et faire le point sur nos relations familiales nous pousse à considérer la situation comme un élément déclencheur.

    Cela peut avoir un effet assainissant dans les relations sociales que nous entretenons et nous faire sortir de quelque chose dans lequel on ne se sent pas inscrit. La remise en question et l’auto-évaluation pour mieux comprendre qui l’on est dans le parcours évolutif que nous traversons de manière singulière.

    Parce que cette fête agréable peut s’avérer contraignante, il est parfois judicieux d’accepter que certaines personnes puissent décliner ou s’absenter le temps de remettre à niveaux les individualités qui viendront à nouveau s’attabler. 

    Karine Miquelis a fondé le site www.seancedepsy.com

    https://seancedepsy.com/
    https://seancedepsy.com/
  • Une loi prépare la mise en place d’un passeport sanitaire

    Une loi prépare la mise en place d’un passeport sanitaire

    « projet de loi instaurant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires ».

    C’est le titre du projet de loi enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale lundi 21 décembre au soir. Sur plusieurs pages, le gouvernement prévoit de modifier de nombreux articles. Le Premier Ministre veut que la France puisse « faire face à l’épidémie de Covid-19 avec un système pérenne dotant les pouvoirs publics de moyens adaptés pour répondre à l’ensemble de situations sanitaires exceptionnelles ». 

    le projet de loi proposé par le Gouvernement comporte cinq articles :

    Les trois premiers articles créent un nouveau régime intitulé « état de crise sanitaire », adaptent le régime de « l’état d’urgence sanitaire » figurant aujourd’hui au chapitre Ier bis du titre III du livre Ier de la troisième partie du code de la santé publique, et fixent les dispositions communes à ces deux dispositifs dans trois chapitres modifiés ou nouveaux (chapitres Ier, Ier bis, Ier ter) de ce même titre III, dont l’intitulé devient « Situations sanitaires exceptionnelles » . Ces dispositions permettront au gouvernement de déclarer l’état d’Urgence Sanitaire en conseil des ministres pour un mois avant qu’une loi fixe le délais de celui-ci si besoin.

    L’arrivée du Passeport sanitaire ?

    La discorde prend racine en particulier dans l’Article L. 3131‑9, n°6 de la section 2 de ce projet de loi consacré à l’état d’urgence sanitaire où il est inscrit : « Le Premier ministre peut, le cas échéant dans le cadre des mesures prévues, subordonner les déplacements des personnes, leur accès aux moyens de transports ou à certains lieux, ainsi que l’exercice de certaines activités à la présentation des résultats d’un test de dépistage établissant que la personne n’est pas affectée ou contaminée, au suivi d’un traitement préventif, y compris à l’administration d’un vaccin, ou d’un traitement curatif. »  C’est donc sans le dire la mise en place des dispositifs juridiques nécessaires à l’établissement d’un passeport sanitaire obligatoire pendant ces périodes pour pouvoir circuler et réaliser certaines activités en France.

    Quel fonctionnement ?

    Comment fonctionnerait ce passeport sanitaire ? Après avoir été vacciné, le patient recevrait un certificat, le fameux passeport vaccinal. Il pourrait retourner dans les restaurants, les bars, les musées ou encore certains commerces. Ce passeport a déjà été acté, en Israël. Dès le début de l’année prochaine, une fois vaccinés, les Israéliens n’auront plus besoin de s’isoler.

    En France, cette annonce n’a pas manqué de faire réagir les internautes qui dénoncent déjà une « dictature » et se demandent comment le gouvernement « a osé dire que le vaccin ne serait pas obligatoire ». D’autres soulignent qu’une nouvelle fois, le gouvernement fait exactement « l’opposé de ses annonces ». Dans ce projet de loi, le Premier ministre Jean Castex prévoit également une refonte des systèmes d’information et une modification du Code de Santé publique. 

  • “France Impact” : un label pour l’entrepreneur expatrié

    “France Impact” : un label pour l’entrepreneur expatrié

    Anne Genetet, députée des Français vivant en Asie, a joint ses forces à 11 députés de la majorité pour déposer une proposition de loi visant à créer un label d’État, “France Impact”, pour améliorer l’accompagnement des entreprises créées ou conduites par des Français établis à l’étranger qui participent au rayonnement international de la France, et contribuer ainsi à la promotion des intérêts économiques français à travers le monde.

    Selon la proposition de loi, le label France Impact pourra être attribué à toute entreprise de droit étranger qui répond au moins à deux de ces critères:

    • une gouvernance de nationalité majoritairement française ou un actionnariat de nationalité majoritairement française ou possédant un partenariat privilégié avec une entreprise de nationalité française,
    • un patrimoine économique reposant sur des produits ou services d’origine française, composé en particulier d’un lien direct à la langue ou à la culture française
    • la détention d’un savoir‑faire typiquement français reposant sur la maîtrise de techniques traditionnelles ou de haute technicité

    Le label France Impact sera « décerné par les ambassadeurs de France en poste à l’étranger, accompagnés d’un comité dans lequel seront présents les conseillers des Français de l’étranger ».

    Anne Genetet – Communiqué de Presse

    C’est après 2 ans de travail avec les acteurs de la présence économique française dans le monde, que la députée LREM de la 11e circonscription des Français établis hors de France (49 pays d’Asie, d’Océanie et d’Europe orientale) a imaginé un label d’État pour faciliter l’identification de ces entreprises de droit étranger qui participent au rayonnement international de la France, afin qu’elles puissent gagner en reconnaissance, en visibilité et en soutien.

    Quels avantages pour les entreprises crées par des Français expatriés ?

    Les lauréats du label seront membres de la garde rapprochée de la France et symboliseront son rayonnement économique. Ainsi, les entreprises couronnées pourront être contactées lors des visites officielles, mais aussi et surtout elles pourront participer aux appels d’offres organisés par la France.

    Grâce au label, les créateurs de ces sociétés auront un contact direct avec les institutions françaises et disposeront, aussi, plus facilement d’aides au financement de la part d’opérateurs français.

    Enfin, tout naturellement, elle bénéficieront d’une intégration automatique au réseau d’entreprises relié aux Chambres de Commerce Françaises.

    Quelles conditions pour obtenir le label ?

    Les 12 députés de la majorité à l’origine de ce label « France Impact » ont décidé d’autoriser à concourir toute entreprise de droit étranger qui répond au moins à deux de ces 3 critères:

    • une gouvernance de nationalité majoritairement française ou un actionnariat de nationalité majoritairement française ou possédant un partenariat privilégié avec une entreprise de nationalité française,
    • un patrimoine économique reposant sur des produits ou services d’origine française, composé en particulier d’un lien direct à la langue ou à la culture française
    • la détention d’un savoir‑faire typiquement français reposant sur la maîtrise de techniques traditionnelles ou de haute technicité

    Ce label reconnaîtra enfin le rôle des entrepreneurs français expatriés comme relais des PME exportatrices, elles servent le rayonnement français au double sens d’influence et d’attractivité. Ce nouveau dispositif complètera l’élan du réseau French Tech.

    Nos compatriotes expatriés et entrepreneurs promeuvent les entreprises, les produits, les services, la culture et l’image de la France, tout en créant de la valeur, ainsi que des emplois directs et indirects, sur le territoire national. Bravo à eux !

  • Avez-vous votre compte info-retraite ?

    Avez-vous votre compte info-retraite ?

    Alors que la campagne d’appel des certificats de vie se termine pour l’année 2020, Info-retraite, le site officiel des caisses de retraite, constate que la majorité des expatriés n’utilisent pas les dispositifs dématérialisés mises en place depuis 2019.

    Et pourtant, équipé d’une simple connexion internet et d’un smartphone, les retraités, qui ont choisi de passer leurs beaux jours dans un autre pays, peuvent faciliter et accélérer le traitement de votre certificat de vie.

    Pourquoi créer son compte info-retraite ?

    Le site d’information info-retraite.fr, permet, comme son nom l’indique, de connaître ses droits en matière de retraite :

    • Le montant de la pension
    • Les démarches pour demander sa retraite, une retraite progressive ou un cumul emploi-retraite
    • Le procédure pour réaliser un rachat de trimestres
    • Les dispositifs en faveur des retraités en situation de handicap
    • Les règles qui s’appliquent dans le cadre d’une installation à l’étranger
    • Etc.

    Un nouvel outil d’information retraite a été lancé : il s’agit du parcours Info Retraite Expatriation, qui vise à délivrer, aux 2,5 millions d’assurés expatriés, une information synthétique sur leurs droits à la retraite.

    Il suffit pour cela de répondre à deux questions :

    • Quel est le pays d’expatriation (pays de l’UE, de l’EEE ou la Suisse uniquement/territoires conventionnés avec la France uniquement, États tiers) ?
    • Quel est le contrat de travail (contrat local, détachement, volontariat international, télétravail) ?

    Une information fiable et claire est alors délivrée sur tout ce qui concerne l’affiliation de l’assuré expatrié à un régime de protection sociale (France ou pays d’accueil), la question du versement des cotisations, la prise en compte, dans certains cas, des périodes de travail à l’étranger dans la retraite française, le droit à une pension retraite versée par le pays d’expatriation, etc.

    Ci-dessous, vous trouverez une notice graphique pour créer votre compte en quelques clics.

    © www.info-retraite.fr

    Un certificat de vie en ligne ?

    Depuis le 1er novembre novembre 2019,  vous n’avez à fournir qu’un seul certificat de vie par an pour l’ensemble de vos régimes de retraite.
    Depuis le service « Ma retraite à l’étranger » vous recevez et envoyez vos documents en ligne. Ce service en ligne est accessible sur Info-retraite.fr, en vous connectant à votre compte retraite.

    Ci-dessous, vous trouverez une notice graphique pour envoyer votre certificat de vie en quelques clics.

    ©www.info-retraite.fr

  • 2021 : L’ère des taux bas finira-t-elle un jour ?

    2021 : L’ère des taux bas finira-t-elle un jour ?

    Depuis les années 1980, les taux d’intérêt sont orientés à la baisse au point d’être devenus négatifs, modifiant en profondeur les stratégies de placement et d’endettement de tous les acteurs économiques. 

    Les taux d’intérêt réels étaient, en moyenne, au sein de l’OCDE, de 7 % en 1980. Ils ont diminué de manière progressive depuis près de quarante ans ; les crises successives n’ont eu comme conséquence que d’accentuer la pente. 

    Une multitude de facteurs joue en faveur de cette baisse : les politiques monétaires expansionnistes, le vieillissement de la population, l’excès d’épargne, la baisse de la productivité, la déformation du partage de la valeur ajoutée au détriment des bas revenus, etc. La politique monétaire a pesé fortement sur les taux d’intérêt à long terme du fait de la diminution des taux directeurs et des rachats d’actifs réalisés par les banques centrales.

    Fin de l’orthodoxie monétaire 

    Les taux directeurs des principales banques centrales s’élevaient à 4 % au milieu des années 1980. Ils sont aujourd’hui nuls voire négatifs. En parallèle, la base monétaire des banques centrales de l’OCDE est passée de 800 à 20 000 milliards de dollars de 1980 à 2020. Progressivement, les autorités monétaires ont abandonné l’orthodoxie monétariste pour opter pour des politiques que de non conventionnelles sont devenues normales. Les politiques de rachats d’actifs ont écrasé la courbe des taux favorisant la baisse des taux longs, ce qui était le but recherché. 

    Au-delà des causes purement monétaires, des facteurs plus structurels jouent également en faveur de la baisse des taux. Le ralentissement du progrès technique figure parmi ceux-ci. La diminution graduelle de la croissance de la Productivité Globale des Facteurs épouse celle des taux d’intérêt réels à long terme. La progression de la productivité qui était de 2% par an en 1980 pour les pays membres de l’OCDE, tend progressivement vers zéro. La croissance potentielle suit le même mouvement. Dans les faits, la baisse des taux apparaît plus rapide que celle des gains de productivité et de la croissance potentielle. 

    Les faibles taux d’intérêt s’expliquent également par un niveau élevé de l’épargne. Le taux d’épargne mondial est passé de 24 à 27 % du PIB de 1980 à 2020. Le taux d’épargne national moyen au sein de l’OCDE était de 21 % du PIB en 2019. Depuis la crise financière de 2008, il est supérieur au taux d’investissement.

    La baisse inquiétante de la productivité

    L’épargne occidentale est imputable non seulement à un moindre investissement mais aussi à une progression plus faible de la consommation et à l’augmentation des excédents de la balance des paiements courants. 

    La moindre propension à la consommation est liée à un partage de la valeur ajoutée défavorable aux salariés et à une remise en cause du modèle économique hérité des Trente Glorieuses. Les ménages reçoivent des messages contradictoires. Ils sont censés consommer pour relancer l’économie mais ils sont accusés en consommant de contribuer au réchauffement de la planète. 

    L’augmentation de l’épargne privée s’accompagne d’une forte demande pour des titres sans risque comme les obligations d’Etat autoalimentant ainsi la baisse des taux. Cette propension à l’épargne sans risque repose sur de multiples causes. L’anticipation du vieillissement démographique est souvent mise en avant même s’il est difficile d’en mesurer les effets. La succession rapide des crises inciterait les agents économiques à se protéger plus qu’auparavant.

    La succession des crises engendre une épargne de précaution

    La baisse de l’investissement serait également la conséquence d’un refus de prise de risques, les investisseurs privilégiant des actifs jugés sûrs comme les obligations et la pierre. La diminution des gains de productivité les conforterait dans ce sens. Les faibles taux d’intérêt seraient le signe d’un problème nécessitant un renforcement de la sécurisation. Si demain ne vaut rien, ce n’est pas la peine de prendre le moindre risque. Elle s’explique également par le moindre poids de l’industrie au sein du PIB. Les besoins en équipements diminuent en particulier dans les pays occidentaux qui ont donné la préférence aux services.

    La masse monétaire stérilisée

    Longtemps, entre les taux d’intérêt et les taux l’inflation, une corrélation existait. Or, depuis quelques années, cette relation s’est affaiblie. Les banques centrales ont longtemps agi sur les taux afin de réduire ou d’augmenter l’inflation. Depuis la crise financière, la baisse des taux directeurs a eu peu d’effets sur les prix. L’augmentation de la masse monétaire générée par la baisse des taux et les rachats d’obligations n’a pas induit une hausse de l’inflation. Le durcissement des ratios prudentiels pour le secteur financier, la hausse des prix de certains actifs, immobilier et actions ainsi que l’accroissement de l’effort d’épargne ont sans nul doute stérilisé une partie de la monnaie distribuée.

    Un rapport de force défavorable aux travailleurs 

    L’absence de l’inflation est également la conséquence d’un rapport de force défavorable aux travailleurs. Cette absence n’a plus les mêmes conséquences que dans le passé. Logiquement, un faible taux de chômage conduit à une augmentation des prix. Or, que ce soit aux Etats-Unis ou en Allemagne avant la crise sanitaire, le plein emploi avait peu d’effet sur le montant des salaires. 

    La concurrence s’est accrue avec la mondialisation et la digitalisation, pesant ainsi sur la formation des prix. Le lien entre les prix et les taux s’est atténué car l’investissement est plus faible qu’auparavant et qu’il n’y a pas de goulets d’étranglement au niveau de l’offre. 

    Néanmoins, une remontée attendue des prix devrait conduire mécaniquement à une hausse des taux d’intérêt nominaux à défaut de concerner les taux réels. La perspective d’une reprise économique, les éventuelles relocalisations en Occident de certaines productions actuellement réalisées dans les pays émergents, et la transition énergétique devraient se traduire par une accélération de la hausse des prix.

    Stagdéflation 

    Pour le moment, les investisseurs demeurent prudents face à une telle éventualité. En effet, tout dépend de l’ampleur de la reprise et de l’évolution des politiques monétaires. Avec la crise sanitaire, la dette publique a augmenté de 20 points de PIB au sein de l’OCDE tout comme celle des entreprises. Cette crise a également provoqué une forte augmentation de l’épargne, dans une proportion moindre. En l’absence de politique monétaire expansive, les taux d’intérêt auraient connu, sans nul doute, une hausse. 

    Leur maintien durant les deux à trois prochaines années pourraient donc stériliser le marché du financement. Le retour à la normale ne sera pas aisé à conduire compte tenu des niveaux élevés d’endettement et des écarts entre les différents Etats. Le pilotage monétaire au sein de la zone euro devra être fin afin d’éviter des tensions entre le Nord et le Sud d’autant plus si la croissance n’est pas au rendez-vous.

  • Virus : l’UE tente d’harmoniser l’isolement du Royaume-Uni et vaccinera dès dimanche

    Virus : l’UE tente d’harmoniser l’isolement du Royaume-Uni et vaccinera dès dimanche

    Alors que plusieurs pays prévoient de commencer à vacciner dès dimanche, l’Union européenne doit tenter mardi d’harmoniser les mesures mises en place par ses États membres pour empêcher la variante du coronavirus détectée au Royaume-Uni de se propager.

    L’objectif est « une réouverture des frontières de manière coordonnée », a indiqué lundi une source diplomatique européenne, et notamment de permettre les « retours ciblés » de voyageurs et de chauffeurs de camions qui se sont trouvés bloqués par les mesures mises en œuvre brutalement depuis ce week-end. Elles ont eu notamment pour effet que « de nombreux routiers français mais également étrangers sont bloqués au Royaume-Uni dans des conditions inhumaines », ont dénoncé des syndicats français dans un communiqué.

    Vent de panique 

    Le Premier ministre britannique Boris Johnson a dû lundi s’employer à rassurer ses compatriotes sur leurs approvisionnements. Nombre d’entre eux voient par ailleurs leurs plans pour les fêtes de Noël tomber à l’eau.

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est voulue rassurante lundi, rejetant l’idée que la nouvelle variante du virus soit « hors de contrôle », comme l’avait affirmé dimanche le ministre britannique de la Santé, Matt Hancock. Des déclarations qui avaient provoqué l’alarme et conduit des dizaines de capitales à suspendre les vols en provenance du Royaume-Uni. « Il n’y a pas de preuve tangible que ce virus soit effectivement plus contagieux, (mais) il y a des preuves claires qu’il est plus répandu dans la population », a pour sa part estimé le conseiller principal du programme gouvernemental américain de vaccination, Moncef Slaoui.

    L’Agence européenne des médicaments (AEM), qui a donné lundi son feu vert au vaccin Pfizer-BioNTech, s’est dite de son côté « pas trop inquiète ». Selon elle, il n’existe pour l’instant « aucune preuve » permettant de dire que le traitement ne protégerait pas contre le virus mutant. La campagne de vaccination dans l’UE devrait commencer les 27, 28 et 29 décembre, selon la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

    La France commencera la sienne dès dimanche 27, a annoncé lundi le ministre de la Santé Olivier Véran. « Les plus vulnérables d’entre nous d’abord, après examen médical, information et recueil du consentement. Un démarrage en douceur », a-t-il annoncé sur Twitter.

    « Help is on the way »

    Aux États-Unis, où une autorisation d’urgence a été accordée aux vaccins de Pfizer/BioNTech et Moderna et où la campagne a déjà démarré, le président élu Joe Biden a reçu lundi en direct devant les caméras de télévision une première dose de vaccin. « J’ai hâte de recevoir la seconde dose! », a-t-il déclaré, remerciant au passage « les scientifiques et les gens qui ont rendu cela possible », ainsi que « les travailleurs en première ligne », « de vrais héros ».

    Les États-Unis ont dépassé lundi la barre des 18 millions de cas recensés de coronavirus, avec plus de 319 000 morts depuis le début de la pandémie, selon l’université Johns Hopkins dont le comptage fait référence. Le pays, le plus touché du monde en valeur absolue, est confronté à un rebond spectaculaire de l’épidémie. Et malgré la lueur d’espoir apportée par les vaccins, les États-Unis s’attendent à un hiver très sombre.

    Plus de 115 000 personnes malades du coronavirus sont actuellement hospitalisées dans le pays, un record, selon le Covid Tracking Project, qui suit quotidiennement les données aux Etats-Unis. Le Congrès a donné son aval à un nouveau plan de soutien aux familles et aux entreprises durement affectées par la pandémie. Le paquet d’aides, qui s’élève à près de 900 milliards de dollars, doit prendre le relais du plan gigantesque de 2 200 milliards adopté en urgence fin mars.

    Là aussi, le futur président américain Joe Biden s’est voulu rassurant : « Mon message à tous ceux qui se battent en ce moment : de l’aide est en route », a-t-il tweeté.

    Le nouveau plan a été approuvé lundi par la Chambre des représentants puis par le Sénat, ouvrant la voie à sa signature par le président Donald Trump. Des chèques vont notamment être envoyés dès la semaine prochaine aux familles : 600 dollars par adulte et par enfant. La pandémie a plongé de nombreux foyers, en particulier des mères célibataires, dans le cycle infernal de la pauvreté, des loyers impayés et des banques alimentaires.

    La Vatican donne sa bénédiction aux vaccins

    En France, le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) a annoncé lundi qu’il avait porté plainte contre six médecins dont le professeur Didier Raoult, un infectiologue de renommée mondiale et défenseur controversé de l’hydroxychloroquine.

    Didier Raoult est au cœur d’une polémique pour avoir étrillé la gestion de la crise par les autorités et les conflits d’intérêt dans la recherche internationale sur le traitement du Covid-19. Ses propos avaient poussé le conseil départemental de l’Ordre des médecins à saisir la juridiction disciplinaire, et le Cnom a choisi de s’y associer.

    Quant au Vatican, il a incité lundi les catholiques à se faire vacciner contre le Covid-19, expliquant que tous les vaccins développés sont « moralement acceptables », y compris ceux produits à partir de cellules de fœtus avortés au siècle dernier.

    Le Vatican stipule cependant que « le recours à ces vaccins ne signifie pas une approbation morale de l’avortement » et demande aux entreprises pharmaceutiques et aux agences gouvernementales de santé de « produire, approuver, distribuer et offrir des vaccins éthiquement acceptables qui ne créent pas de problèmes de conscience ».

    Même si la vaccination en règle générale doit rester « volontaire », l’Église souligne qu’il s’agit d’un acte pour « le bien commun » et « la protection des plus faibles et des plus exposés », une prise de position qui s’oppose clairement aux mouvements anti-vaccins.

    Un article de notre partenaire

  • Expatriés bloqués au Royaume-Uni

    Expatriés bloqués au Royaume-Uni

    Depuis l’annonce du Premier Ministre britannique, Boris Johnson samedi soir en plaçant Londres et le sud est du Royaume-Uni en niveau 4 alerte COVID-19, « Tier 4 », un peu comme un mini reconfinement, ils sont des milliers d’expatriés français a vivre dans l’incertitude. La plupart d’entre eux ne savent pas s’ils pourront rentrer en France pour les fêtes de Noel. 

    Une nouvelle souche isole le Royaume-Uni

    Une nouvelle souche de coronavirus est apparue récemment au Royaume-Uni. Les cas de Covid-19 sont repartis à la hausse dans le pays. Le Ministre Britannique de la Santé, Matt Hancock a annoncee a la BBC dimanche que cette “nouvelle souche est hors de controle.” 

    Depuis hier, l’Europe est en panique. La France, la Belgique, les Pays Bas et d’autres pays européensont décidé de suspendre les trains et vols en provenance du Royaume-Uni. 

    Le gouvernement français avait une décision difficile à prendre compte tenu de la communauté française qui est importante à Londres et au Royaume-Uni. Ils ont décidé de suspendre pendant 48h les avions et trains en provenance du Royaume-Uni. Le gouvernement a conseillé aux ressortissants français qui souhaitent rentrer chez eux de faire un test PCR avant de voyager.

    Des tests PCR hors de prix

    Certains français comme Aurore qui habite a Londres a appris les nouvelles sur les pays qui ont fermé leurs frontières avec le Royaume-Uni par des amis.

    «  J’ai réservé mon billet de pour mercredi deux heures avant que l’annulation de mon Eurostar arrive par mail. Il faut demander un e-voucher si on veut. Mon amie et moi avons booké en urgence a 23h hier notre test PCR a £220 car nous n’avons rien trouvé d’autres. On l’a fait ce matin et on attend la réponse demain soir juste la veille de notre départ si tout rentre dans l’ordre. »

    Certains français estiment que l’Europe veut se venger et imposer une pression sur le Royaume-Uni a quelques jours du Brexit. 

  • L’assassinat comme mode de gouvernement.

    L’assassinat comme mode de gouvernement.

    « Tu ne tueras pas ». Longtemps l’Occident se tortura les méninges pour justifier la décapitation, le bûcher, et surtout la « guerre juste ». On peut se moquer : il s’agit de la seule civilisation à théoriser le droit de tuer. Des Chinois, aux Aztèques, en passant par les Berbères, aucun peuple ne se flagella beaucoup sur le sang versé.  Ils ne commirent pas plus de massacres, car l’Occident repentant -et la France en particulier- sait faire preuve d’une redoutable efficacité militaire. Mais rarement les dirigeants, sauf les tyrans, ont considéré l’assassinat comme une des façons naturelles d’exercer le pouvoir. Comme l’Occident imposa sa vision au monde, cela ne se faisait plus qu’en cachette. C’est de moins en moins vrai.

    L’assassinat ne serait plus une mauvaise manière 

    Donald Trump a tant valorisé le seul rapport de force que tout éthique semble désuète. En choisissant pour meilleurs amis Kim Jong Un ou MBS, deux princes héritiers qui se prennent pour des génies, en dénigrant la Chancelière allemande ou le Président français, chaque petit seigneur aura compris que l’assassinat politique n’était pas signe de mauvaise manière. Si l’on y ajoute l’isolationnisme, cela signifie que la voie est libre. 

    L’affaire Khashoggi l’a bien montré. Les empoisonnements de Sergei Skripal, Alexander Litvinenko, et Alexey Navalny, portent une signature en forme de revendication. L’assassinat devient un message, son impunité magnifie. Le crime paie. Le Prince d’Arabie fut-il affaibli ou conforté par l’assassinat de Khashoggi ? Le Hezbollah, qui a vu deux de ses militants, héros à ses yeux, condamnés par contumace pour l’assassinat de Rafiq Hariri et de 21 autres personnes, s’en trouve-t-il honteux ou plus menaçant?

    Le seul critère de la force

    Les milices pro chiites tuent en pleine rue en Irak. En Iran les manifestants sont exécutés, même quand ils s’exilent, comme ce juge tombé d’une fenêtre en Roumanie. 

    En Afrique, l’assassinat se perfectionne en prise d’otages : l’enlèvement permet de terroriser et de négocier, en même temps. Le nouveau pouvoir malien n’a-t-il pas libéré des djihadistes assassins, à la barbe de l’armée française, en échange d’otages ? Boko Haram n’est pas le seul à pratiquer ce type de dialogue.

    L’assassinat s’inscrit dans une mode plus vaste qui juge les relations politiques au seul critère de la force. On le voit en Turquie, comme en Biélorussie, mais il serait injuste d’oublier que la Chine, l’Egypte, le Vietnam, l’Arabie saoudite, la Syrie restent les prisons les plus accueillantes des journalistes, (selon Reporters sans frontières).

    Le cynisme sous couvert de realpolitik

    Avec l’épidémie de Covid où seules les fausses nouvelles officielles sont autorisées, les disparitions de journalistes et d’opposants se multiplient, surtout en Asie.  

    Le critère « immoral » de l’intimidation, de l’assassinat semble avoir disparu sous le chapeau d’une realpolitik où le cynisme ferait figure de pragmatisme.

    Bien sûr ce serait d’une grande stupidité de ne pas tenir compte des rapports de force. Certes, la plupart des discours sur les droits de l’homme sont à usage interne. Et pourtant. 

    La Chine explique à qui veut l’entendre, notamment en Afrique, qu’elle ne se mêle pas des affaires intérieures. Pas d’ingérence ! répètent les Russes, qui s’agitent en Ukraine, en Syrie, Lybie, Moldavie, Géorgie, Venezuela, etc… 

    Lors de la dernière session du Conseil de sécurité des Nations Unies, l’Ambassadeur d’Allemagne a accusé la  Russie d’avoir causé des milliers de morts en Syrie en refusant l’entrée de convois humanitaires. Russes et Chinois se sont moqués.

    Si l’on veut être cynique, il faut l’être jusqu’au bout 

    Ils ont tort. Comme les Etats-Unis, grandement responsable de cette situation, par leur refus d’assumer un quelconque leadership.

    Déjà, si l’on veut être cynique, il faut l’être jusqu’au bout.

    1. Il est plus facile de tuer quand on le fait pour une bonne cause que pour un maitre sans foi ni loi. Demandez à Staline. Comme à Machiavel.

    Le bien est une idée plus mobilisatrice que la force. Aucun Prince ne peut y renoncer. Remplacez la liberté par Allah ou la Révolution mondiale, mais prenez garde à ne pas paraitre comme un assassin sans idéal. Les mères ne le supporteront pas, un jour ou l’autre, leurs enfants non plus. 

    2. Le culte de la force brute et de l’assassinat le légitime, y compris contre soi. Les dirigeants qui pratiquent l’assassinat doivent se protéger du leur, enfermer et assassiner toujours plus.

    Le leadership « moral » de l’occident reste une arme 

    Rares sont les pays, qui, dans la durée, conjuguent richesse et oppression. Un pays où Winnie l’Ourson est interdit parce qu’il ressemblerait au Génial Guide suprême aura un jour ou l’autre des problèmes avec l’intelligence artificielle. 

    3. Le leadership « moral »  de l’Occident, que l’on moque abondamment, que l’on traite de cynique, d’hypocrite ou de naïf, reste oppressant pour les autres. Mais il vaut mieux l’utiliser contre ceux qui se prennent pour une alternative morale, comme la Chine, que contre les pauvres, comme les Egyptiens, qui ballotent entre une oppression et une autre.

    Le plus cynique des princes gagnera à paraitre vertueux, ce qui est difficile quand on offre le visage d’un assassin. Le coût de l’oppression, est, de toute façon un coût exorbitant. C’est une erreur que d’abandonner l’argument moral, même d’un point utilitaire.

    Une erreur d’abandonner l’argument moral

    Faut-il ajouter qu’il peut aussi être sincère, et efficace. Quand on voit les efforts déployés par n’importe quel régime pour éviter d’apparaitre comme un despote, on comprend que, quelle que soit la latitude, les taches de sang ont du mal à partir. 

    La principale menace, pour les Etats-Unis, n’est pas l’industrie chinoise, elle serait d’abandonner le leadership de la démocratie, outil de maîtrise politique. Si la Chine était une démocratie, ils deviendraient les  maîtres du monde.

    Si la Chine était une démocratie, ils deviendraient les  maîtres du monde 

    Les Européens, eux, doivent tenir cette ligne. Si ce n’est par conviction, au moins par intérêt. Si d’aucuns valorisent la force jusqu’à l’assassinat, ne jamais leur montrer de faiblesse.

    Les réactions allemandes et britanniques aux pressions chinoises ou aux empoisonnements russes ne sont pas le signe de puissances faibles. Que l’Europe s’en inspire, à commencer dans son voisinage immédiat. Le réalisme politique l’y oblige.

    Laurent Dominati

    Laurent Dominati

    A. Ambassadeur de France, A. Député de Paris

    Editeur du site Lesfrancais.press

  • Grande-Bretagne : virus mutant, faut-il s’inquiéter ?

    Grande-Bretagne : virus mutant, faut-il s’inquiéter ?

    Une variante du coronavirus a été identiée à Londres et dans le Sud du pays. Plusieurs pays européens suspendent leurs liaisons avec la Grande-Bretagne ou envisagent de le faire. Les explications de l’épidémiologiste Catherine Hill.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

● Radio en direct
En pause