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  • L’Afrique est-elle oubliée dans la distribution du vaccin contre le Covid-19 ?

    L’Afrique est-elle oubliée dans la distribution du vaccin contre le Covid-19 ?

    L’Afrique est-elle oubliée dans la distribution du vaccin contre le Covid-19 ?

    Les pays riches ont promis un accès équitable aux vaccins mais dans les faits, affirme le patron de l’OMS, c’est chacun pour soi. Une certitude : les pays africains vont devoir patienter.

    3 ans pour vacciner l’Afrique

    Le CDC Africa (agence de l’Union Africaine pour le contrôle et la prévention des maladies) affirme que les vaccinations pourraient ne pas commencer avant le deuxième trimestre 2021, sans doute entre avril et juin, et qu’il faudra entre deux et trois ans pour vacciner au moins 60% de la population.

    Cela permettra au continent d’atteindre l’immunité collective, c’est-à-dire qu’une proportion suffisante de la population soit immunisée contre le virus par la vaccination et/ou une infection antérieure pour rendre improbable la propagation d’une personne à une autre.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • L’impact de la pandémie de COVID-19 sur la pauvreté

    L’impact de la pandémie de COVID-19 sur la pauvreté

    Une étude de l’ONU, revient sur les conséquences de l’épidémie de coronavirus sur l’économie mondiale et sur la pauvreté. « La seule certitude, avec cette crise », écrivent les Rapporteurs (sous la coordination de Christoph Lakner), « c’est qu’elle est véritablement sans précédent dans l’histoire moderne ». 

    Au mois d’octobre dernier, ces experts estimaient qu’entre 88 et 115 millions de personnes dans le monde basculeraient dans l’extrême pauvreté en 2020. Désormais, ils évaluent le nombre de nouveaux pauvres à la pandémie de COVID-19 en 2020 entre 119 et 124 millions de personnes. 

    Par « nouveaux pauvres dus à la pandémie», on doit comprendre la différence entre les estimations de la pauvreté avec et sans la pandémie.

    Une augmentation de la pauvreté sans précédent historique

    L’augmentation prévisible de la pauvreté mondiale en 2020 est absolument sans précédent. Avant la pandémie de COVID-19, l’unique augmentation du nombre de pauvres dans le monde au cours des trois dernières décennies était consécutive à la crise financière asiatique, avec 18 millions de personnes pauvres supplémentaires en 1997 et 47 millions en 1998. Depuis 1999, le nombre d’habitants de la planète vivant dans l’extrême pauvreté a reculé de plus d’un milliard. 

    En vingt ans, le nombre de pauvres a reculé de plus d’un milliard

    En moyenne, 54 millions ont pu sortir de la pauvreté chaque année au cours des deux décennies précédentes. La pandémie de COVID-19 risque d’annuler en partie ces progrès.  Pour la première fois en vingt ans, la pauvreté devrait augmenter considérablement.  Cette crise a plongé dans l’extrême pauvreté entre 88 millions et 93 millions de personnes en plus en 2020. Si l’on tient compte de celles qui auraient autrement échappé à l’extrême pauvreté, mais qui en seront empêchées en raison de la pandémie (soit 31 millions en 2020), le nombre total des nouveaux pauvres de la COVID en 2020 est estimé entre 119 et 124 millions.

    À partir des prévisions de croissance, en avril 2020, les experts de l’ONU estimaient que 62 millions de personnes dans le monde basculeraient dans l’extrême pauvreté (au seuil de 1,90 dollar par jour) en 2020. L’Asie du Sud et l’Afrique subsaharienne contribuant chacune à 40 % de ce chiffre. Sur la base des prévisions de janvier 2021, ils estiment maintenant qu’il y aura entre 119 et 124 millions de pauvres supplémentaires dans le monde, dont environ 60 % vivent en Asie du Sud. Une aggravation tragique, confirmée par d’autres experts et économistes internationaux.

    Cette augmentation est également observable au seuil de pauvreté de 3,20 dollars. Les estimations du nombre de nouveaux pauvres dans le monde selon un seuil fixé à 3,20 dollars par jour sont passées de 175 à 228 millions. 

    Si des avancées ont été réalisées dans la mise au point de vaccins, la courbe de l’augmentation de la pauvreté constatée cette dernière année ne s’inversera probablement pas en 2021.  

    En 2021, ce nombre de nouveaux pauvres dans le monde devrait s’établir entre 143 et 163 millions. Ces estimations montrent que, pour des millions de personnes dans le monde, la crise ne sera pas un phénomène de courte durée.

  • Cacophonie entre Biden et Trump sur la réouverture des frontières américaines

    Cacophonie entre Biden et Trump sur la réouverture des frontières américaines

    Le président Donald Trump a annoncé lundi la prochaine réouverture des frontières américaines aux ressortissants européens de l’espace Schengen, aux Britanniques, Irlandais ainsi qu’aux Brésiliens à compter du 26 janvier, avant d’être immédiatement contredit par la porte-parole du futur président Joe Biden.

    « Ce n’est pas le moment de lever les restrictions sur les déplacements internationaux », a déclaré, sur son compte Twitter, Jen Psaki, qui doit officiellement prendre mercredi ses fonctions de porte-parole du nouveau président Joe Biden.

    Les tweets sont tombés quelques minutes seulement après l’annonce de la décision de Donald Trump, justifiée par l’instauration, à la même date, d’une obligation de présenter un test négatif de dépistage du coronavirus à l’entrée sur le territoire américain.

    Pour ralentir la progression de la pandémie, Donald Trump avait fermé les frontières des Etats-Unis aux 26 pays de l’espace Schengen le 11 mars dernier, puis au Royaume-Uni et à l’Irlande le 14, avant d’en faire autant pour le Brésil le 24 mai.

    « Sur les conseils de notre équipe médicale, le (futur) gouvernement n’entend pas lever ces restrictions le 26 janvier », a écrit Jen Psaki sur Twitter. « D’ailleurs », a-t-elle ajouté, « nous prévoyons de renforcer les mesures de santé publique appliquées aux voyages internationaux pour lutter encore davantage contre la diffusion du Covid-19. »

    C’est un nouvel épisode d’une transition sans précédent dans l’histoire moderne des Etats-Unis, le président sortant Donald Trump entendant limiter au minimum les contacts avec l’équipe de Joe Biden. Donald Trump prévoit d’ailleurs de quitter Washington avant même la cérémonie d’inauguration de son successeur, mercredi.

    Des variants qui font surface

    Les États-Unis font actuellement face à la pire phase de la pandémie que le pays ait connu à ce jour, avec plus de 20.000 décès sur les six derniers jours. La future porte-parole de la Maison Blanche a également rappelé que des variants du virus beaucoup plus contagieux avaient récemment été identifiés pour la première fois au Royaume-Uni et en Afrique du Sud.

    Le variant britannique a déjà fait son chemin jusqu’aux Etats-Unis, où il a été retrouvé chez des patients dans plusieurs régions. Quelque 10,5 millions de personnes ont déjà été vaccinées contre le coronavirus aux Etats-Unis, mais la campagne a connu de nombreux ratés. Moins de 40% des doses distribuées ont été administrées à ce jour, mais plusieurs régions menacent de se retrouver à cours de vaccins dès cette semaine, notamment dans l’État de New York.

    L’échange entre Donald Trump et l’équipe Biden est une nouvelle illustration du décalage entre les deux camps. D’un côté, le président républicain est partisan d’une levée des restrictions, sur le territoire américain ou vis-à-vis de ses principaux partenaires.

    De l’autre, Joe Biden veut jouer la prudence et cherche davantage à donner aux Américains les ressources économiques nécessaires pour tenir jusqu’à la fin de la pandémie, notamment avec un plan de soutien massif de 1.900 milliards de dollars.

    Le 46ème président des Etats-Unis a annoncé samedi qu’il prendrait, dès mercredi, un décret pour rendre obligatoire le port du masque dans les locaux et espaces dépendant de l’Etat fédéral, ainsi que lors des déplacements entre Etats, ce que Donald Trump s’était toujours refusé à faire.

  • Registre consulaire et journée de défense ! Quelles obligations pour les jeunes ?

    Registre consulaire et journée de défense ! Quelles obligations pour les jeunes ?

    Mme Schoeppner, Conseillère des Français de l’étranger en Allemagne avait fait remonter à l’Assemblée des Français de l’étranger des cas de refus d’inscription sur le registre consulaire de certains de nos compatriotes qui ne seraient en règle avec leur situation militaire.

    Quelles règles pour s’inscrire au registre consulaire ?

    En application de l’article 6 du décret n°2003-1377 du 31 décembre 2003 relatif à l’inscription au registre des Français établis hors de France, tout Français établi hors de France peut demander son inscription au registre des Français établis hors de France dès lors qu’il produit des justificatifs de son identité, de sa nationalité française et de sa résidence habituelle dans la circonscription consulaire.

    En aucun cas, il ne peut être demandé le certificat remis lors de la Journée de la Défense et Citoyenneté. Un ressortissant français âgé de moins de 25 ans qui n’aurait pas accompli sa JDC peut régulariser sa situation jusqu’à l’âge de 25 ans. Il a également la possibilité de demander une attestation de report (art. L 114-5 et R*112-7 du code du service national).

    Quelles obligations pour les jeunes entre 16 ans et 18 ans ?

    Si l’administration consulaire ne doit pas prendre en compte la situation militaire, il est tout à fait possible que les postes demandent une attestation de recensement pour les jeunes Français de plus de 16 ans. En effet, selon les dispositions de l’article L113-1 : «Tout Français âgé de seize ans est tenu de se faire recenser.».

    Etre recensé

    L’objectif de cette vérification est d’éviter un double recensement, l’inscription au Registre valant recensement : il est donc indispensable, dans le cas des jeunes Français qui ont déjà été recensés, que ceux-ci fournissent leur attestation de recensement au poste consulaire.

    Réaliser sa journée de Défense citoyenne

    Des sessions de journée défense et citoyenneté peuvent être organisées par les ambassades et consulats. En plus, des aménagements ont été prévus pour simplifier les procédures et tenir compte des spécificités locales. Pour savoir si une JDC est organisée dans votre circonscription, il est nécessaire de consulter la rubrique dédiée du site internet de l’ambassade ou du consulat dont vous dépendez.

    A l’étranger, deux cas existent :

    1. le consulat organise une Journée défense et citoyenneté : le jeune sera convoqué par le consulat. Il lui faudra donner suite à ce courrier et confirmer ou infirmer votre présence.
    2. le consulat n’organise pas de JDC : à partir de 18 ans et jusqu’aux 25 ans, l’inscription aux concours et examen d’État (baccalauréat ou permis de conduire par exemple) peut être effectuée sur présentation d’une attestation de report de la JDC. Celle-ci peut être délivrée par l’ambassade ou le consulat territorialement compétent, sur simple demande, aux Français recensés ayant 18 ans et jusqu’à la veille de leur 25ème anniversaire.

    Les doubles nationaux sont soumis aux obligations du service national à l’égard de tous les États dont ils possèdent la nationalité. Toutefois, la signature de conventions a dispensé certains doubles nationaux de leurs obligations à l’égard d’un des deux États dont ils possèdent la nationalité.

  • Vers une suspension prolongée du Pacte de stabilité et de croissance en 2022 ?

    Vers une suspension prolongée du Pacte de stabilité et de croissance en 2022 ?

    D’après, le vice-président exécutif de la Commission européenne Valdis Dombrovskis, la suspension du Pacte de stabilité et de croissance (PSC) en 2022 sera fonction de l’évolution de l’économie à travers le bloc. Une décision pourrait être prise à cet égard au printemps. Un article de notre partenaire Euractiv.

    « Nous planifions de reprendre les discussions à ce sujet afin d’amorcer un possible processus décisionnel au printemps […] soit en fin mai et début juin », a fait savoir M. Dombrovskis à Lusa.

    La suspension prolongée du PSC dépendra « de la situation économique [du bloc] en mai-juin », a-t-il ajouté.

    « [À l’heure actuelle], nous préférons ne pas nous avancer sur cette décision », a-t-il déclaré, poursuivant qu’« il [était] évident pour les États membres que la clause de sauvegarde [permettant la suspension du PSC] resterait activée pour 2021 ».

    Une clause Coronavirus

    Cette clause, mise en place au début de la crise économique entraînée par le nouveau coronavirus, permet aux États membres de l’UE de passer outre les règles budgétaires de la zone euro, qui limite respectivement leur déficit et dette publique à 3 % et 60 % du produit intérieur brut (PIB).

    Toutes les options sont-elles prêtes à être envisagées ? À cette question, M. Dombrovskis a répondu : « Certainement. Nous restons impartiaux. Dans ce sens, nous attendons de pouvoir évaluer la situation économique prochainement ».

    « Nous sommes toujours confrontés à de grandes difficultés en raison de la Covid-19. L’année 2020 a été marquée par les processus décisionnels à cet égard. Nous avons décidé de nous montrer extrêmement flexibles sur le plan du budget et des aides d’État, et ce afin de permettre aux États membres de soutenir leurs économies, sociétés, travailleurs et systèmes sanitaires », a-t-il renchéri.

    Objectif : revenir aux PIB de 2019

    Le Premier ministre du Portugal António Costa, dont le pays détient actuellement la présidence tournante du Conseil de l’UE pour les six prochains mois, a indiqué qu’il y avait un consensus général sur le fait que le soutien aux États membres ne devrait être retiré que lorsque leur PIB reviendra aux chiffres de 2019, permettant ainsi de suspendre le PSC au-delà de 2021.

    « Il existe un large consensus parmi les économistes à l’échelle internationale selon lequel le soutien ne devrait pas être réduit trop vite », a soutenu M. Costa le 15 janvier, expliquant toutefois qu’il ne s’agissait pas d’une position définitive.

    L’option sur laquelle tout le monde semble s’accorder reflète un retour à la mise en application totale du PSC dès que l’économie de la zone euro retrouvera les niveaux de PIB de 2019, a conclu le politique portugais.

  • A la recherche d’une croissance soutenable

    A la recherche d’une croissance soutenable

    Après la crise sanitaire, l’économie mondiale devrait s’engager sur le chemin d’une croissance verte dite soutenable tant sur le plan du réchauffement climatique sur celui de l’utilisation des ressources naturelles ou de la biodiversité. 

    Avec une population mondiale qui n’atteindra son pic qu’en 2050, autour de 10 milliards d’habitants, la croissance est une nécessité pour garantir à tout chacun des conditions de vie dignes et pour financer des dépenses de protection sociales amenées à progresser. Une course de vitesse est engagée entre ces contraintes et la nécessité de repenser le modèle d’expansion afin qu’il soit compatible avec la préservation de notre environnement.

    Une course de vitesse 

    Le concept de rareté a toujours été au cœur de la problématique économique. Il est à la base du système de prix. Thomas Malthus comme Karl Marx estimaient que dans un monde fini la croissance l’est également. La contrainte alimentaire, le rendement décroissant du capital ne pouvaient que provoquer famines, accroissement de la mortalité ou exploitation de l’homme par l’homme et déboucher sur une révolution mondiale. 

    En 1972, le rapport Meadows que le Club de Rome a commandé au Massachusetts Institute of Technology marque une rupture dans la pensée économique en avançant l’idée que l’Homme doit mettre un terme à la croissance afin de préserver son environnement et donc la vie. Le rapport indique ainsi « qu’étant donné le stock limité et décroissant de ressources non renouvelables et l’espace limité de notre globe, il nous faut accepter le principe selon lequel l’augmentation de la population impliquera un niveau de vie moins élevé et une problématique plus complexe de la société humaine ». Ce rapport est publié après une phase de vive croissance qui intervenait après la crise de 1929 et la Seconde Guerre mondiale, phase qui concernait essentiellement l’Europe, le Japon et les ÉtatsUnis. Sa présentation est également intervenue avant le premier choc pétrolier qui a révélé la dépendance de l’Occident à l’or noir.

    L’épuisement du pétrole sans cesse repoussé

    L’épuisement du pétrole est devenu une antienne qui pour le moment est resté une illusion. Le pic de production (peak oil) était censé arriver au début des années 1980 avant d’être reporté en 2000 puis en 2020. Avec le pétrole de schiste, les experts n’osent plus, depuis, avancer la moindre date.

    L’invention du développement durable  

    La question environnementale s’impose dans le débat public au début des années 1970 notamment avec l’apparition des premiers partis écologistes. Des ministères en charge de cette problématique sont créés afin de répondre à une préoccupation émergente au sein de l’opinion. En France, cette création intervient ainsi en 1971 avec la nomination de Robert Poujade comme Ministre de l’’Environnement. Les pouvoirs publics entendent répondre à la montée des contestations à l’encontre de l’urbanisation et des menaces pesant sur la flore et les animaux. Le réchauffement climatique commence à être réellement abordé dans les années 1980 notamment avec la création par l’ONU du Programme des Nations unies pour le développement et la création de la Commission Brundtland (1983 – 1987). Cette commission développe le concept de développement durable. 

    Le Groupe d’experts intergouvernemental sur le l’évolution du climat (GIEC) est créé en 1988. Le premier rapport du GIEC publié en 1990 révèle au grand public les dangers du réchauffement climatique en cours. Après la publication de ce rapport, l’ONU organise à Rio une convention à laquelle participent 154 États. L’accord final appelle les pays à agir en fonction de leurs responsabilités et capacités pour stabiliser la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Il a été ratifié par 189 pays en 2004.

    L’accord sur le changement climatique 

    Depuis la signature de cet accord mondial de lutte contre les changements climatiques, une conférence des parties prenantes à cet accord, une COP, se tient chaque année en novembre ou en décembre. En 1997, la COP 3 aboutit à l’adoption du protocole de Kyoto, qui fixe des objectifs de réduction des émissions de CO2 afin de lutter contre le changement climatique. Il est ainsi décidé de diminuer de 5,2 % les émissions des gaz à effet de serre sur la période 2008/2012 par rapport à leurs niveaux de 1990. En 2011, la COP17 de Durban a permis de définir un agenda d’engagements quand la suivante à Doha décide la prolongation de justesse du protocole de Kyoto en retenant une deuxième période d’engagement du début 2013 à fin 2020.

    Neutralité climatique d’ici 2050 

    La COP21 qui s’est tenue à Paris en 2015 avait comme principale objectif l’élaboration d’une réponse mondiale à la menace du changement climatique afin de limiter l’augmentation de la température un niveau inférieur à 2 degrés par rapport aux niveaux préindustriels et de poursuivre les efforts afin de la limiter à 1,5 degré. L’Accord de Paris qui en a résulté demande aux États signataires de travailler au plafonnement mondial des émissions de gaz à effet de serre et à la neutralité climatique d’ici 2050. 

    L’Accord de Paris établit un engagement contraignant de toutes les parties à préparer, communiquer et maintenir une contribution déterminée au niveau national et à prendre des mesures nationales pour y parvenir. L’Accord de Paris encourage les parties à prendre des mesures pour conserver et, le cas échéant, renforcer les puits et réservoirs de gaz à effet de serre, notamment en augmentant la surface dévolue aux forêts. Il appelle les États signataires à coopérer afin de faciliter l’atteinte des objectifs. L’Accord de Paris réaffirme l’obligation des pays développés d’appuyer les efforts des pays en développement. Un « bilan mondial », sera publié en 2023 et tous les cinq ans par la suite, afin d’évaluer les progrès réalisés collectivement dans l’atteinte des objectifs de l’Accord. 

    Ce dernier n’est pas contraignant. Il n’y a pas de mécanisme de sanction en cas de non-respect par les États des objectifs qui leur sont assignés. Plus de 175 pays ont signé l’Accord de Paris. Les États-Unis qui l’avaient signé en 2016 s’en sont retirés le 4 novembre 2020. Avec l’arrivée de Joe Biden à la Présidence, un retour des États-Unis est prévu. Les Etats sont donc amenés, de manière rapide, à décarboner leur économie.

    Imposer la transition énergétique 

    A la différence du passage du charbon au pétrole, la transition énergétique en cours est de nature réglementaire. Elle est imposée afin de préserver l’environnement. La neutralisation carbone de l’activité économique mondiale est un défi de grande ampleur pour endiguer un processus de réchauffement qui a commencé il y a deux cents ans. 

    Comme le souligne Christian Gollier dans son ouvrage Le Climat après la fin du mois (2019), la concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère est demeurée stable et inférieure à 280 parties par million (ppm) de l’an 1000 à 1800. Les émissions générées par les activités humaines étaient absorbées par les forêts et par les océans qui jouent le rôle de puits de carbone. Avec l’exploitation du charbon, les émissions sont passées à 23 280 ppm au début du XXe siècle. En 2018, elles dépassaient 410 ppm amenant un réchauffement climatique qui pourrait s’emballer à défaut d’être endigué.

    Partisans de la décroissance 

    La menace climatique a remis au goût du jour la thèse de décroissance et du changement du modèle économique accusé de reposer sur la consommation à outrance. Celle-ci étant responsable du réchauffement, il faut la bannir, opter pour l’attrition, la frugalité économique. Dans un monde de ressources limitées, la population se doit d’être économe et réduire ses activités. Les partisans de la décroissance prolongent donc la pensée de Karl Marx et de Thomas Malthus. 

    En considérant que le taux de croissance à long terme est obligatoirement nul, ils oublient cependant le rôle joué par l’innovation et tout particulièrement les gains de productivité qui permettent de réduire la consommation des ressources et des émissions de CO2 pour une croissance plus importante. Les innovations vertes ne sont pas naturelles. Les entreprises ont tendance à privilégier les inventions qui confortent leurs activités et leur savoir-faire. 

    La rupture est une mise en danger à laquelle les grandes organisations, en raison de leur poids, de leur tradition s’adonnent avec parcimonie. Les start-ups plus mobiles, sans passé, sont évidemment plus réactives que les groupes installés. Kodak a raté la révolution de la photo digitale tout en ayant des brevets sur ce sujet. Sony n’a pas su prendre le virage à temps des smartphones, laissant la place à Apple, tout en disposant de la technologie et des compétences. La marque japonaise avait inventé dans les années 1970 les walkman et était en pointe sur les appareils photographiques. Dans l’automobile, Tesla est devenue la première capitalisation du secteur, devant les sociétés traditionnelles que sont Volkswagen ou Toyota. 

    Une révolution verte de la croissance

    Le coût du réchauffement n’est pas internalisé d’où la lenteur des adaptations qui a prévalu ces vingt dernières années. En tant que tel, les émissions de CO2 ne grèvent pas ou peu les activités économiques. Christian Gollier et de nombreux économistes plaident pour la généralisation de la taxe carbone et pour son augmentation afin d’intégrer le coût réel des émissions de CO2. 

    Le rôle des consommateurs et des électeurs apparaît déterminant. Dans des pays où les associations de défense de l’environnement sont peu présentes, les acteurs économiques y sont peu sensibilisés. En Russie et dans de nombreux pays émergents, comme le Brésil, la question du réchauffement est moins prégnante. En revanche, en Europe, tout particulièrement en Europe du Nord et dans certaines grandes villes des États-Unis, l’opinion attend une action énergique des gouvernements sur ce sujet. 

    Les Organisations Non Gouvernementales jouent un rôle croissant en la matière tout comme certaines institutions financières. En Chine, les pouvoirs publics ont opté pour une révolution verte de la croissance. Le pays est devenu en quelques années le premier producteur de panneaux solaires, de cellules photovoltaïques et de batteries au risque de générer de nouvelles pollutions. 

    Avec la crise sanitaire, tous les États souhaitent au plus vite renouer avec une croissance forte et si possible pérenne. Elle est censée être soutenable sur le plan du développement durable grâce à une accélération de la transition énergétique. La conciliation de la croissance avec la lutte contre le réchauffement climatique est un enjeu majeur de la sortie de crise. Seul un effort important d’innovation peut résoudre cette contradiction apparente. 

  • Qui est Kamala Harris, la première femme vice-présidente des Etats-Unis

    Qui est Kamala Harris, la première femme vice-présidente des Etats-Unis

    Elle a brisé l’un des plafonds de verre les plus hauts en devenant la première femme vice-présidente des États-Unis, voici le portrait de Kamala Harris par TV5MONDE.

    Aux cotés de Joe Biden

    Kamala Harris sera investie le 20 janvier aux côtés de Joe Biden. Elle est la première femme vice-présidente de l’histoire américaine.

    A 56 ans, elle incarne l’espoir du camp démocrate, avec la lourde tâche de réconcilier l’Amérique. Elle est bien plus jeune que le président élu, et celle qui a fait de ses origines métissées un atout, pourrait lui succéder à la Maison Blanche.

    Une francophone à la vice-présidence

    Pendant son enfance, Kamala Harris a vécu à Montréal pendant cinq ans, où sa mère avait obtenu un poste dans un hôpital de la ville et à l’université McGill. La jeune américaine a ainsi suivi un cursus dans une école francophone, avant de poursuivre sa scolarité dans un établissement anglophone (Westmount High School).

    Un parcours universitaire sans faute

    Elève brillante, Kamala Harris a étudié la science politique à l’université Howard, le « Harvard des Noirs » situé à Washington , puis a suivi des études à l’école de droit Hastings de l’université de Californie. De quoi lui donner une bonne connaissance des deux côtes des Etats-Unis.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • L’Iran pourrait s’inviter au discours d’investiture de Biden.

    L’Iran pourrait s’inviter au discours d’investiture de Biden.

    Trump ne sera pas au discours d’investiture de Joe Biden, mais il y aura peut-être invité l’Iran. Européens, Saoudiens, Israéliens, Russes, Palestiniens, Kurdes, Syriens, Irakiens, tous s’interrogent sur les premiers signes donnés par Joe Biden sur la politique américaine au Moyen-Orient. Le golfe persique commence à bouillir. Le Qatar se réconcilie avec les Emirats et l’Arabie, la Turquie cherche une issue à ses impasses, Israël normalise ses relations avec les pays arabes, l’Iran accélère ses centrifugeuses et arraisonne un navire coréen. France, Allemagne et Royaume-Uni condamnent ensemble l’attitude iranienne.

    Intensification des bombardements israéliens

    Du Liban sans gouvernement, Michel Aoun a annoncé qu’il allait saisir l’ONU pour protester contre la violation quotidienne de l’espace aérien libanais par l’aviation israélienne. C’est vrai, et cela dure depuis longtemps. En ce moment, Michel Aoun a besoin de montrer à son allié le Hezbollah qu’il condamne Israël, d’autant plus qu’il a entamé des discussions avec lui pour délimiter les frontières maritimes, premier pas vers une normalisation attendue par les Etats-Unis … et les Saoudiens. 

    Si Aoun fait cette déclaration aujourd’hui, c’est qu’Israël a intensifié ses bombardements. En une nuit (de mardi à mercredi), l’aviation israélienne a détruit entre 20 et 25 sites tenus par les Iraniens en Syrie, près de la frontière irakienne. Il s’agit de batteries de missiles, radars, entrepôts d’armes dans la région d’Albu Kamal, près de la ville de Deïr ez Zor. Ces bases et camps  militaires étaient tenus par les  Gardiens de la Révolution et d’autres milices chiites, comme le Hezbollah « afghan » dite « Brigade des Fatimides ». Ce raid serait la plus importante opération israélienne depuis des mois.

    Pourquoi maintenant ? C’est une attaque préparatoire ou préventive, l’Iran ayant menacé de s’en prendre à des cibles dans le golfe persique, l’aviation israélienne se ménage un couloir d’intervention direct. Soit parce que Trump pourrait décider d’attaquer les installations nucléaires iraniennes, laissant ainsi ce cadeau à son successeur, soit qu’Israël cherche à provoquer une réaction iranienne avant l’entrée en fonction de Joe Biden.

    Le nucléaire sur la table 

    Ce qui semble évident, c’est le dossier iranien sera un des premiers sur la table du nouveau Président. Biden avait annoncé que les Etats-Unis reviendraient dans l’accord signé par Obama sur le nucléaire iranien. Mais depuis que Trump s’est retiré de l’accord, les Iraniens s’en sont affranchis eux aussi, n’hésitant pas à produire de l’uranium enrichi. Or une conditions posées par Biden pour un retour est que l’Iran se conforme aux règles du traité, ce qui n’est plus le cas. Tout le monde attend donc les annonces de Biden, à moins que la situation atteigne un point de non retour d’ici là, avec une attaque sur les centres de production d’uranium iranien.

    Tester Biden

    Lors du dernier raid israélien, l’aviation russe, présente en Syrie, n’a, comme d’habitude, pas bougé. Poutine discute avec Netanyahou. Al Qaïda reprend des couleurs en Syrie. Les Turcs amorcent un rapprochement avec les Etats-Unis et les Européens. Les Saoudiens s’interrogent. 

    En Israël, la Knesset dissoute, Netanyahu est, une nouvelle fois, en sursis. Sauf que cette fois, ses principaux adversaires sont sur sa droite et non au centre et à gauche. En Iran, des élections auront lieu en juin. Les « réformistes » de Rohani seront vraisemblablement remplacés par des conservateurs. Rien qui annonce l’amorce d’un dialogue. Joe Biden, qui connait bien le Proche-Orient, va donc être testé très vite. Peut-être avant même son investiture. Il suffit d’un nouveau raid.

  • Démocrates à l’honneur.

    Démocrates à l’honneur.

    Assaut du Capitole, Garde nationale déployée à Washington, mise en accusation de Trump, spectacle inédit des temps inédits, malaise dans la démocratie, et puis ? Si les Etats-Unis et le monde s’offusquent, à juste titre, les institutions américaines restent en place. Tout fonctionne. A peine si Wall Street a bougé : en hausse ! Pas de quoi effrayer un banquier. Transposez cela sur la place Tian’anmen ou au Kremlin, vous filmerez un coup d’état ou un massacre, un air de déjà vu, comme disent les scénaristes américains. Contrairement aux apparences, la démocratie, c’est du solide. Il suffit qu’il y ait des démocrates, un esprit démocratique, et rien ne l’entame, au fond. Un peu comme la religion : Tous ne sont pas croyants, mais même ceux qui ne pratiquent pas la respectent. 

    A quoi reconnait-on une démocratie ? A la confession. La démocratie est le seul régime où les gouvernants d’un jour sont les gouvernés du lendemain. Et qu’ils doivent rendre des comptes. L’honneur des démocraties est d’obliger les gouvernants à se justifier. Parfois sur des broutilles, parfois sur des scandales. Parfois pour rendre des comptes, parfois pour en régler. La justice est mise à contribution pour gêner, éliminer des adversaires.

    La démocratie est le seul régime où les gouvernants doivent rendre des comptes 

    Ceci a commencé dés les débuts de la démocratie : Tout homme d’Etat athénien (ou politicien : c’est la même chose, il n’y a pas d’homme d’état qui ne fut politicien, De Gaulle, Richelieu ou Churchill), aucun dirigeant de la démocratie athénienne n’échappa à un procès, aucun : Les intègres, les corrompus, les bons, les mauvais. La mise en accusation des dirigeants est un apanage de la démocratie. Trump est mis en accusation. Aux Pays-Bas, Mark Rutte démissionne. En Israël, Netanyahu passe plus de temps à se défendre qu’à gouverner, comme Clinton ou Nixon. 

    En France, trois ministres en fonction sont déjà mis en accusation, une Commission d’enquête sur la crise sanitaire est déjà opérationnelle alors que le virus poursuit sa course. S’ouvre aussi, vingt ans après, le procès d’Edouard Balladur, tandis que Jacques Chirac et Alain Juppé ont déjà été condamnés. Et que Sarkozy attend. Procédures exagérées ou insuffisantes, gouvernement des juges ou manipulations, dans une démocratie, tout homme politique doit penser à se justifier avant d’agir. Ce qui, évidemment, ne va pas sans inconvénient. 

    La justice permet aussi d’humilier

    Le principe n’est pas seulement de rendre des comptes, mais aussi d’humilier. Façon de dire aux ex-princes: ce n’est pas toi le maître, c’est la loi. Ou tout au moins le juge qui n’est non plus dénué d’ego, d’affect et d’ambition. 

    Ailleurs, on voit bien voir qui est le maître : Navalny, qui a échappé à un empoisonnement n’échappera pas à un nouveau procès à Moscou. L’idée de « procès de Moscou » garde tout son parfum. Jacky Ma, quoique milliardaire, n’aura peut être pas cette chance : toujours porté disparu, il est vrai que la Chine est immense. Cinquante militants démocrates de Hong Kong ont été mis en accusation. En Iran, après jugement, on pend. En Turquie, on emprisonne. En Egypte, on torture. 

    Si, dans les démocraties, les dirigeants rendent des comptes, dans les non démocraties, ce sont les opposants qui doivent s’expliquer. Ainsi la lutte contre la corruption, indispensable, est-elle utilisée pour faire le tri. Elle épargne moins les corrompus que les adversaires, ce qui ne signifie qu’ils sont forcément honnêtes.

    Trump, déchu, passera vraisemblablement en procès. Ce n’est parce qu’il n’est plus au pouvoir qu’il est forcément innocent. Biden aussi, comme Clinton et Trump avant lui, a du affronter des accusations : l’affaire de son fils en Ukraine. Elles continueront peut-être. Il bénéficie de la majorité au Congrès, du soutien des médias, du contre-effet Trump, mais l’opinion est volage, et la crise est là.

    L’autre caractéristique des démocraties : la réconciliation 

    C’est pourquoi il devrait, au jour de son investiture et devant le National Mall désert, – une première dans l’histoire, mais il y a tellement de premières dans l’histoire ces temps-ci…- se rappeler l’autre caractéristique des démocraties : la réconciliation. 

    Quand les démocrates athéniens renversèrent les « Trente tyrans », ils votèrent, avec la démocratie retrouvée, une loi interdisant de seulement « évoquer » les faits passés. Loi étrange, loi d’amnistie totale des crimes politiques dont ils avaient été victimes, sans doute indispensable pour amener une vraie paix dans la cité divisée, une véritable union. Oublier les crimes, est-ce justice ? 

    Aux Etats-Unis, la cité est divisée. Si l’on a besoin d’appeler la garde nationale et l’armée pour la cérémonie d’investiture, si les partisans d’un président en exercice, encouragé par ses paroles, envahissent un Capitole mal défendu par une police, c’est que le pays souffre. Come le disait un journal pourtant opposé à Trump, on ne peut ignorer les 74 millions d’Américains qui ont voté pour lui. Surtout avec la crise qui vient. Quand un pays laisse éclater la violence et la division, il faut et la justice et la réconciliation.

    Joe Biden veut mettre son investiture sous le signe du rassemblement, dans une capitale vide, c’est indispensable. 

    La violence des débats, les ostracismes réciproques, traduisent méfiance et défiance. La France aussi est très divisée. Elle baigne dans le mépris mutuel. Les Français n’ont plus confiance en leurs dirigeants ? Ils n’ont plus confiance non plus dans la police, la justice, les medias, les médecins, l’école, les voisins, les collègues – ni en eux. De toute cette méfiance, c’est celle vis-à-vis de la Justice qui est la plus dangereuse. Parce que la justice est l’institution qui est le recours ultime dans une démocratie. Mais si le signe de la démocratie c’est l’indépendance de la justice, l’honneur des démocrates, c’est la réconciliation. 

    Laurent Dominati

    A. Ambassadeur de France

    A. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site lesfrancais.press

  • Souvenez-vous de Douvres ! Comment voyager depuis ou vers le Royaume-uni !

    Souvenez-vous de Douvres ! Comment voyager depuis ou vers le Royaume-uni !

    À partir du lundi 18 janvier, les Allers/Retours entre le Royaume-Uni et la France deviendront compliqués. En effet pour venir sur le sol Français ou Britannique, en plus d’un test Covid négatif il faudra s’isoler une semaine. Un casse-tête pour de nombreux expatriés vivant à Londres. 

    Le Royaume-Uni connaît une dégradation de sa situation sanitaire depuis plusieurs semaines. Ce samedi 16 janvier, on comptabilisait 41,346 nouveaux cas de Covid-19 et 1,295 décès dans les dernières 24h. Les hôpitaux sont également saturés.

    Des règles qui évoluent en permanence

    En décembre 2020, juste avant Noël, le gouvernement français a mis en place l’obligation de présenter un test Covid négatif PCR datant de moins de 72 heures à cause de la nouvelle variante qui était hors de contrôle. Ces dispositions avaient entrainé le blocage des camions à Douvres.

    Pour venir en France – quelles conditions ?

    Le Premier ministre Français, Jean Castex, a annoncé de nouvelles mesures le 14 janvier. Les voyageurs en provenance des pays hors de l’Union Européenne devront effectuer un test PCR avant de repartir. Cela concerne les personnes en provenance du Royaume-Uni car le pays ne fait plus partie de l’espace de libre circulation depuis le 01 janvier 2021. Les voyageurs “devront également s’engager sur l’honneur à s’isoler pendant 6 jours et faire un deuxième test PCR au bout de ce délais.” 

    Pour venir au Royaume-Uni – quelles conditions ?

    Le Premier ministre Britannique, Boris Johnson a, lui, annoncé vendredi 15 janvier qu’il imposerait dès lundi, en plus d’un test négatif au Covid-19, une quarantaine à tous les voyageurs arrivant de l’étranger, mettant fin aux exemptions accordées à certains pays, comme le Japon et l’Australie, pour éviter des contaminations par les nouveaux variants.

    Il vous faut, donc, obtenir un test PCR négatif en France, 72h avant votre départ. À l’arrivée, il faut remplir un formulaire de quarantaine sur www.gov.uk et vous isoler pendant 10 jours. Vous avez la possibilité de faire un test au 5ème jour d’isolement si vous souhaitez l’écourter. Le résultat doit être évidemment négatif. Cette procédure s’appelle “Test to Release.”

    Une île isolée ?  

    Faire des Allers/Retours entre le Royaume-Uni et la France ne sera plus si simple. À cause, en premier lieu, du Brexit bien sûr, qui se combine avec la pandémie. En tout, il y aura 3 à 4 tests Covid à réaliser et il faudra subir jusqu’à 17 jours d’isolement. 

    Le Consulat de France à Londres recommande aux expatriés de suivre les consignes du gouvernement britannique: ne pas se déplacer sauf si cela est indispensable. Le Consulat reçoit des questions par téléphone, mail et sur les réseaux sociaux auxquelles ils répondent sur la base des informations se trouvant sur le site de l’Ambassade.

    La Manche isole les Français !

    Daisy, qui est basée à Londres depuis 7 ans, est entre deux jobs et à trois mois de congés. Elle est rentrée en France pour les vacances de Noël afin de voir sa famille et a dû faire un test PCR en partant. Daisy vient juste de finir sa quarantaine en rentrant à Londres.

    (s)’est “assez dur moralement d’être enfermée pendant 10 jours dans un appartement, de ne pas pouvoir sortir.”

    Daisy – Française de Londres

    Elle prévoyait de partir quelques jours en France pour revoir sa famille. Cependant après les nouvelles annonces du gouvernement français, Daisy “stresse énormément” car selon elle, “il faut s’isoler encore” et les 7 jours décaleront toutes ses vacances. “Ça revient cher et ça prend beaucoup d’énergie.” 

    Beaucoup d’informations et le flou

    Quant à Ludovic, qui a prévu de transiter par la France pour aller dans les DOM TOM, est inquiet. Il n’a pas aucune information concernant les voyages vers le Royaume-Uni.

    Sa première préoccupation fût de “trouver la bonne information sur les pages Facebook des groupes de Français à Londres car il y avait beaucoup de témoignages.” Il ajoute que “tout le monde semblait dans le flou. En effet beaucoup de personnes ne savaient pas quelle information était la bonne.” Pour Ludovic, cela va rendre les Allers/Retours difficiles et qu’il faut “prioriser les déplacements utiles.”

    Un labo français ?

    C’est dans ce cadre que le laboratoire Biogroup a décidé de proposer son expertise et toute sa force logistique au service de la population en ouvrant 2 premiers centres de dépistage Covid-19 à Londres au Royaume-Uni.

    Les deux premiers centres ont ainsi ouvert leurs portes le 16 décembre 2020 dans les quartiers centraux de Marylebone et Notting Hill. Ces centres, ouverts 7 jours sur 7 de 8h à 18h, proposent une prise en charge immédiate, sans rendez-vous, avec un rendu rapide des résultats dans les 24 heures à toutes les personnes souhaitant réaliser un test RT-PCR Covid-19.

    “Il y a deux autres centres à Bond Street et à Shoreditch et nous comptons ouvrir deux autres centres à Manchester et à Liverpool. »

    Astrid Gouillard, présidente de Biogroup au Royaume-Uni,

    “Nous avons ouvert le 15 décembre 2020 et ceux sont surtout des londoniens (Londoniens)  qui viennent effectuer des tests PCR. Il y en a énormément ces jours-ci.”

    “Nous accueillons 300 personnes chaque jour et nous avons une capacité de faire 10,000 tests quotidiens dans notre mega lab.”

    Astrid Gouillard, présidente de Biogroup au Royaume-Uni,

    Astrid Gouillard souhaite travailler avec “le système de santé britannique et le gouvernement pour l’aider à faire face à la demande croissante de tests de la part de la population. Biogroup possède déjà environ 700 laboratoires en France et des contrats avec le gouvernement français.

    “À partir de lundi, nous allons commencer à faire le Test to Release,” a-t-elle ajouté.

    Astrid Gouillard, présidente de Biogroup au Royaume-Uni,

    Tests au Royaume-Uni

    Il y a eu un boom des tests privés disponibles, y compris chez les pharmacies Boots et dans d’autres entreprises médicales privées. Les tarifs se sont aussi envolés, atteignant les 200£ pendant les fêtes de fin d’année.

    Le gouvernement britannique désire accréditer de nouveaux tests commerciaux via l’intermédiaire de l’organisme national d’accréditation du Royaume-Uni (UKAS), afin de rendre la disponibilité des tests Covid-19 privés plus rapide et plus efficace.

    « Les tests sont au cœur de la lutte pour contrôler la propagation du virus. Il permet aux personnes infectées d’être isolées pour empêcher ou au moins ralentir le nombre de nouvelles infections.”

    Astrid Gouillard, présidente de Biogroup au Royaume-Uni,

    Avec le Brexit, la Covid rend les Allers/Retours difficiles entre la France et le Royaume-Uni. Certains expats se sentent seuls, victimes d’une séparation de leurs familles depuis des mois. Avec les tests PCR à faire et la quarantaine dans chaque pays, c’est dur mais c’est le “Keep calm and carry on” qui règne.

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