Mohsen Shekari, 23 ans, a été assassiné, le 8 décembre, par Ali Khameinei. Il avait manifesté le 25 septembre contre le régime des mollahs, après la mort de Mahsa Amini, 22 ans, arrêtée pour avoir mal porté son voile. C’est le premier manifestant exécuté en Iran depuis la révolte des femmes. Mohsen a été condamné à mort pour « inimitié à l’égard de dieu ».
Majidreza Rahnavard, autre manifestant, lui, a été pendu en public, le 12 décembre. Il est le deuxième manifestant juridiquement assassiné par le pouvoir iranien.
Une des grandes batailles du XXIème siècle sera celle contre l’impunité.
La révolte s’amplifie, la police religieuse aurait été dissoute (ce qui n’empêche ni les arrestations, ni les exécutions) : le régime joue sa survie. Il a peur. Qui jugera Ali Khamenei ? Les Iraniens, s’ils réussissent à se libérer des Gardiens de la révolution et autres exécuteurs. Ou encore un juge, un jour, quelque part, en raison de la Compétence universelle, qui permet à la justice d’un Etat de poursuivre les auteurs d’un crime, quel que soit le lieu où il a été commis, quelles que soient sa nationalité, celle de ses victimes. Crimes de guerre, génocides, crimes contre l’humanité, peuvent être jugés : la Cour pénale internationale a ouvert des enquêtes sur les hauts dirigeants russes. Pourrait-elle le faire sur ceux de l’Iran ? Une des grandes batailles du XXIème siècle sera celle contre l’impunité.
Il y a peu de chances de faire passer un jour Ali Khameneï, le Guide suprême, devant une Cour. Dieu le rappellera avant, et l’enverra en enfer. En attendant, beaucoup des fidèles et bénéficiaires du régime peuvent être arrêtés et jugés, dès qu’ils sortiront d’Iran. Les Américains, qui ont exécuté par un drone le Général Soleimani en Irak, se sont embarrassés de moins de droit.
Les Iraniens voulaient absolument, dans la négociation sur le traité de prolifération nucléaire JCPoA, que les États-Unis retirent les Gardiens de la révolution de leur liste des organisations terroristes. C’est la principale force du régime, la source de la répression, le principal conglomérat financier du pays, le bras des actions militaires extérieures, y compris terroristes. Jusqu’à présent, l’attente d’un accord sur le nucléaire amadouait les Européens. Il n’y plus d’accord, il n’y en aura pas. Plus personne ne croit que l’Iran le respecterait.
A « démoli des garde-corps d’autoroute et incendié des poubelles ». Condamné à mort.
Pour l’instant, il y a cette révolte, qui, paradoxalement, protège l’Iran de la guerre. Israël, les Emirats, l’Arabie saoudite, les États-Unis, attendent ce qu’il en est pour intervenir contre les installations nucléaires iraniennes : ne pas donner au régime l’occasion de créer une unité nationale, alors qu’elle est en train de se faire, contre lui.
Pendant ce temps, des jeunes femmes, des jeunes gens, souffrent, meurent, défilent, chantent, crient « Mort au dictateur ! ». 14.000 personnes, selon l’ONU, ont été arrêtées. 458 ont été tués durant les manifestations, 63 mineurs. Dix ont été condamnées à mort. Aucun n’a pu voir son avocat. Mahan Sadrat, 22 ans, pourrait être pendu dans les jours qui viennent. Un autre ennemi de Dieu, Sahan Nourmohammadzadeh, a « démoli des garde-corps d’autoroute et incendié des poubelles ». A mort.
La Chine n’aidera pas plus l’Iran qu’elle n’aide la Russie.
Pendant ce temps, les dirigeants iraniens renforcent leur coopération militaire avec la Russie, vendent des drones, peut-être des missiles (en violation des résolutions de l’Onu mais qui s’en soucie ?) et attendent en retour technologies et informations, notamment satellitaires. L’Iran a intégré en 2021 l’organisation de Coopération de Shanghai, a signé avec la Chine un accord de « partenariat stratégique et près de 400 milliards d’euros d’accords commerciaux.
Chine, Russie, Iran ont déjà, en 2019, mené des exercices navals dans le golfe d’Oman. Mais la Chine ne défendra pas l’Iran. Xi Jinping est reçu par le Prince Ben Salman, à Ryad, avec l’ensemble du Conseil de Coopération du Golfe. (Ceux qui gardent les Lieux saints n’ont rien à dire sur le traitement des Ouïghours musulmans, il n’y a que les Occidentaux qui en parlent). La Chine n’aidera pas plus l’Iran qu’elle n’aide la Russie. Mais elle peut utilement conseiller les Iraniens sur le moyen de contrôler la population, y compris sur les réseaux sociaux, par la reconnaissance faciale et autres instruments.
Ce n’est pas un hasard si ces pays se retrouvent. Ils sentent une menace : Poutine est confronté à la désertion et à la grogne des mères, Xi Jinping recule face aux émeutes contre sa politique de confinement. Et Ali Khamenei panique et tue pour sauver son régime. Serait-ce le crépuscule des autocrates ?
Visite de Vladimir Poutine en juillet 2022 à Téhéran avec l’ayatollah Ali Khamenei
Déjà, il est possible d’agir vis-à-vis de l’Iran, justement parce que le courage de ces jeunes gens pourrait se diffuser un peu au-delà des frontières. Ne faut-il pas envoyer des messages à une population iranienne écœurée par la théocratie, de plus en plus moderne et laïque, « occidentale » comme dirait Khamenei?
Placer les Gardiens de la Révolution et ses satellites sur la liste des entreprises terroristes.
Après l’assassinat de Mohsen Shekari, le Canada et le Royaume-Uni ont pris des sanctions contre des personnalités du régime. Ne serait-il pas possible, alors qu’une quinzaine d’ambassadeurs ont été convoqués par le gouvernement iranien pour entendre ses remontrances, d’expulser quelques-uns de ses représentants dans les capitales européennes ? Ne serait-il pas possible de placer les Gardiens de la révolution, les satellites qu’ils contrôlent, sur la liste des entreprises terroristes ? Et sanctionner ceux qui travaillent avec eux, banques, courtiers, assureurs, grossistes… ? Les sanctions ne marchent pas, répète-t-on. C’est vrai, mais elles pèsent. Sinon ceux qui les subissent ne paieraient pas tant de gens pour les faire lever. Personne ne croit que des sanctions peuvent faire tomber un régime, mais cette fois, ce sont les Iraniens qui se soulèvent. Leur montrer qu’on les admire, faire peur à ceux qui les martyrisent.
Que peut-on encore attendre d’un tel régime ? Rien, sinon encore la guerre. Sept Français sont incarcérés en Iran, pris en otage. Que peut-on attendre de cette révolte ? Une nouvelle Révolution iranienne, une libération. Le basculement de l’Iran serait un coup de tonnerre extraordinaire, pas seulement en Iran, pas seulement au Proche-Orient, dans le monde entier : pour tous les peuples, pour tous les assassins qui se pavanent au pouvoir.
Alors les victimes de ce régime, à commencer par Mahsa Amini et Mohsen Shekari, mériteront leur place au Paradis, un mot persan.
Laurent Dominati
a. Ambassadeur de France
a. Député de Paris
Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press
Aujourd’hui dans le flash des expatriés, on revient sur la victoire de l’équipe de France avec les Français de Londres, on fait le bilan du forum économique franco-polonais, et on évoque la victoire d’Eric Ciotti élu président du parti les Républicains.
Les Français de Londres euphoriques
A Londres, les Français avaient le choix, plusieurs lieux, dont l’Institut de France, organisaient la projection du match qui opposait les Bleus aux Anglais ! Mathilde, Française de Londres, témoigne pour nous, on l’écoute !
Demain on recevra Nicolas Arnul, élu consulaire à Rabat et à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), pour parler de la demi-finale face au Maroc !
Un forum économique franco-polonais tourné vers la transition énergétique
L’Agence polonaise pour le commerce et l’investissement, le ministère du développement et de la technologie ainsi que le Mouvement des entreprises de France en Pologne ont organisé, les 7 et 8 décembre, un Forum économique franco-polonais, à Varsovie, axé sur la transition énergétique ! Olivier Becht, ministre délégué auprès de la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé du Commerce extérieur, de l’Attractivité et des Français de l’étranger était présent, en compagnie du député des Français d’Allemagne, d’Europe centrale et des Balkans, Frédéric Petit. Ils ont accompagné de nombreuses sociétés françaises à la conquête de ces marchés et en ont profité pour rencontrer la communauté française sur place !
Eric Ciotti, président du parti Les Républicains
C’est donc le choix de 53,7% des 100 000 militants du parti de droite ! Bruno Retailleau, pourtant soutenu par les sénateurs et apparatchiks du parti, n’a pas su convaincre les militants qu’il pourrait représenter l’avenir ! C’est donc avec une droite décomplexée qu’Eric Ciotti va tenter de préparer le terrain pour Laurent Wauquiez, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui devrait représenter les LR aux présidentielles de 2027 !
C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour un nouveau bulletin dédié aux Français de l’étranger
En mars, Florent Coury nous avait accordé un entretien alors qu’il était en pleine formation militaire en Ukraine. Il venait de rejoindre le 1er mars ce pays comme volontaire étranger suite à l’appel du président Zelensky. Il a été le premier ou un des premiers Français à arriver sur place.
L’engagement aux côtés de la brigade géorgienne a constitué pour lui un choix patriotique et européen. Il s’est employé d’ailleurs à communiquer autour des raisons de cet engagement. Ce rôle de chargé des relations avec la presse internationale lui avait été confié par les responsables militaires, ainsi il a eu accès très largement aux médias pour évoquer l’agression russe, les défis militaires et politiques que pose cette guerre, et partager les informations sur le quotidien d’un soldat engagé et en formation.
Il a tiré de cette expérience singulière un livre, « Engagé volontaire », sorti chez Flammarion en septembre. Nous avons souhaité interroger l’écrivain autant que le patriote, et partager avec nos lecteurs le plaisir que nous avons eu à le lire. Son style enlevé, son sens du dialogue et la plongée dans le fonctionnement d’une base militaire sont totalement captivants.
L’entretien avec Florent Coury
Boris Faure : Florent, vous vous engagez en Ukraine alors que vous venez de quitter votre emploi de DRH dans un grand groupe automobile français. De cadre de haut niveau vous rentrez dans la peau d’un soldat au bas de l’échelle et ce soldat est devenu depuis un écrivain. On sent d’ailleurs entre les lignes les transformations psychologiques qui sont les vôtres, entre la quête d’un idéal européen, la volonté de se battre concrètement et les doutes face à l’incompréhension de certains de vos proches. Psychologiquement, après la phase d’exaltation et la montée d’adrénaline, le processus d’écriture, que vous avez mené à votre retour en France, vous-a-t-il apporté un apaisement durable ou n’est-il qu’une parenthèse avant une nouvelle phase d’action ?
Florent Coury : Je suis rentré fin avril, et me suis trouvé, avec l’écriture de ce livre, un prétexte pour ne pas retourner tout de suite avec mes camarades en Ukraine. Ceux-là même m’encourageaient à écrire puisque chacun doit contribuer de la manière où il est le meilleur – et il était clair que mon lieutenant avait raison me concernant lorsqu’en me faisant quitter l’unité il m’avait lâché « The pen is mightier than the sword » – (le stylo est plus puissant que l’épée). Je devais rendre ma copie en juillet à mon éditeur, pour une publication en septembre. J’avais donc planifié de pouvoir retourner en Ukraine en novembre, après la promotion du livre qui allait être un prétexte à la promotion de la cause ukrainienne. C’est durant le mois d’août qu’un ami, auquel j’avais expliqué mon projet de retour, m’a fait remarquer que certains (tels les travailleurs humanitaires) trouvent dans des formes d’action toujours plus radicales une dépendance qui leur interdit de retourner à un quotidien plus proche de celui du Français moyen. Pour la première fois – il est révélateur que la question ne se soit pas posée d’elle-même durant l’écriture, pourtant propice à l’introspection même dans le rythme très soutenu qui fut le mien – j’ai touché du doigt une potentielle contradiction entre mon engagement en Ukraine et un retour planifié à ma carrière de cadre supérieur dans le secteur privé. Je ne suis pas sûr d’avoir résolu cette contradiction, même si la réalité financière s’assurera de la résoudre pour moi tôt ou tard.
Boris Faure :Ce livre est une mise à nue sentimentale même si le récit est écrit par un esprit fort et structuré. Vous y racontez votre départ rapide et les échanges que vous avez avec votre famille une fois arrivé sur place. Vous vouliez vous expliquer auprès d’eux. Vous comprenez très vite que certains aspects de votre engagement sont incompréhensibles vus de l’hexagone et vous préférez parfois limiter les échanges WhatsApp pour éviter les malentendus. Vous êtes porté par la ferveur de vos convictions, être utile à l’Ukraine, expliquer aux compatriotes de France en quoi cette guerre met en jeu l’avenir de l’Europe, dire le conflit de l’intérieur, et vous êtes rattrapé aussi par vos sentiments de père et d’époux qui sait que le départ sera coûteux en termes personnels. Il y a notamment ces scènes poignantes où vous êtes réfugié dans un des abris anti-aériens en compagnie de familles et d’enfants ukrainiens. A ce moment là vous pensez à vos enfants restés en Belgique. Quand ils seront en âge de vous lire, comment percevront-ils votre engagement de votre point de vue ?
Florent Coury : J’ai fait face à une très forte hostilité de ma famille et de mes proches pour m’être engagé alors que j’étais père. C’est paradoxal, car d’une part, le lien qui m’unit avec mes enfants est la source de mon engagement – je considère que l’exemplarité est le seul moyen de faire vivre les idées que je cherche à leur inculquer- et d’autre part, il n’y a que pour mes enfants que mon départ ait été naturel. Tout d’abord parce qu’à leur âge, un père, ça ne craint rien. Ensuite parce que je me suis assuré de leur inculquer, dans leur éducation, les principes qui me permettront d’être compris par eux. J’avais rapidement écrit un texte dans le bus qui me conduisait de Pologne en Ukraine, lorsque j’ai réalisé que ma voix pouvait avoir un message à porter, dans lequel j’expliquais que mon fils aîné avait, le premier, mentionné son inquiétude au sujet de la guerre en me demandant si les Ukrainiens avaient des chevaliers. Ma réponse – le rassurant sur le fait que, oui, les Ukrainiens en avaient, même si certains venaient de découvrir qu’ils en étaient – venait du langage commun que j’avais créé entre eux et moi, chaque soir au fil des années, en leur racontant une histoire fantastique peuplée de peuples imaginaires et de courageux chevaliers auxquels ils s’identifiaient. C’est cette histoire fleuve, cette chronique d’une utopie où je tentais de mettre en scène le bien et le mal, le courage et la loyauté, la trahison et la douleur, qui a été la base de compréhension, en leur donnant les mots et les réflexes nécessaires. Les adultes qu’ils deviendront ne se priveront pas de me critiquer, mais j’ai envie de croire qu’il restera quelque chose de ces histoires – et bien entendu de mon livre, que j’ai aussi écrit pour eux.
Comme beaucoup d’écrivains qui ont parlé de la guerre en termes critiques, je pense ici à Céline par exemple, il y a dans ce récit l’exposé de la quotidienneté d’un soldat en formation, une chronique de l’ordinaire militaire en somme, mais aussi des moments de révolte contre l’absurdité de certaines situations : les armes manquent , vous avez seulement deux Kalachnikov pour plusieurs dizaines de volontaires, et l’organisation sur la base où tu résides est parfois déficiente. Je me permets de citer un passage du livre : « S’il s’agit d’arrêter du parachutiste ou du saboteur à coups de cure-dents géant entre les deux portes blindées je ne sais pas bien ce que je fais ici ». Comment ce récit « vérité » peut-il être perçu par les soldats qui ont partagé ton quotidien ? Faut-il tout dire des coulisses de la guerre, y compris ce qui est peu reluisant ?
J’ai écrit pour trois raisons. Pour moi-même, tout d’abord, car cela faisait des années que je souhaitais écrire sans jamais m’y mettre ; au retour d’Ukraine, je n’avais aucune excuse de ne pas le faire. Pour ma famille et mes amis, afin que ceux d’entre eux qui le souhaitent puisse savoir ce que j’avais fait (ou cherché à faire) et me comprennent mieux. Enfin, pour témoigner pour les volontaires étrangers qui partaient se battre, et qui pour la plupart sont encore là-bas à l’heure où nous parlons. Décrire le dénuement des premiers jours, les frayeurs largement dues à notre inexpérience, ou, de manière plus générale, le chaos d’une organisation multinationale qui s’ignore dans un pays qui se découvre en péril de mort est nécessaire pour recevoir la confiance du lecteur qui doit se convaincre de la sincérité du récit. Comment espérer chercher à expliquer le monde si l’on ne l’écrit pas tel qu’il est ? Présenter les volontaires sous une lumière crue, avec leurs qualités que le lecteur pourra trouver charmantes, choquantes ou risibles selon le point de vue, dire la peur panique qui me saisit pendant un exercice ou l’absurdité de ma patrouille nocturne et de l’accident qui aurait pu se produire, voilà ce que j’écris. Mon idée était donc de dire les choses comme je les ai vues, mais en gardant à l’esprit que nous participons à un affrontement armé – affrontement dans lequel j’ai résolument choisi mon camp. Je me suis donc censuré en omettant certains évènements ou sujets qui auraient pu desservir la cause que je défends, ou simplement prêter à polémiques, et cela bien au-delà du changement de noms, de chronologie ou de lieux que la sécurité imposaient, pour préserver ce que j’estimais relever d’un contexte plus apaisé et moins conflictuel. Je ne manquerai pas de revenir sur ces aspects si, comme je l’espère, j’écris un jour un livre sur l’après – l’après-guerre, l’après-combats, l’après-deuil. Je ne dis donc pas toute la vérité (et d’ailleurs qui le pourrait ?), mais je ne vois pas l’intérêt d’écrire si tout ce que je dis n’est pas la stricte vérité. Sur l’ensemble des nombreux dialogues du livre, je pense n’avoir inventé de toutes pièces que deux répliques, et seulement parce que je les souhaitais humoristiques.
Boris Faure :Très rapidement sur place vous quittez le rôle de simple soldat et vous prenez des responsabilités dans le « back office » de la guerre à savoir communiquer avec la presse mais aussi accueillir les engagés pour notamment écarter ceux qui sont là pour de mauvaises raisons. Votre formation RH et votre caractère bien trempés sont des atouts pour « lire » les motivations de ceux qui vous font face. Il y a l’exemple de ce compatriote qui visiblement appartient à l’extrême-droite et que vous allez écarter très vite à l’issue d’un entretien. Comment viviez-vous ce rôle de « garde barrière » de l’accès à la base ? Auriez-vous préféré aller en première ligne ?
Florent Coury : Le moment où l’on m’écarte de la section des volontaires appelés à se battre est un déchirement, car, aussi peu nombreuses qu’aient été ces journées où je m’imaginais partir à Kiev défendre la capitale, elles me donnaient une place claire, au sein d’un groupe de gens soudés par une cause plus grande qu’eux et par le don de soi pour la collectivité – en l’occurrence, un pays qui n’était pas le nôtre. Je n’aurais pas préféré aller me battre, et d’ailleurs dès mon tout premier texte sur les réseaux sociaux je mets noir sur blanc mon attente de me retrouver à faire la cuisine pour ceux qui savent se battre plutôt que de me battre moi-même. Mais la violence du départ, de laisser sa famille derrière soi, conduit à vouloir aller vers le choix le plus radical pour contribuer à la cause que l’on se choisit; en l’occurrence, celle de se battre. Cela a donc ouvert un moment de doute – je suis d’ailleurs sorti quelques jours d’Ukraine – sur ma contribution, avant que la raison ne prévale sur l’émotion et que j’aide d’une manière qui, à défaut d’être véritablement celle pour laquelle j’étais formée, m’a permis d’être utile.
Boris Faure : Vous souhaitiez vous engager pour les législatives de juin porté par votre idéal républicain et votre expérience européenne en Ukraine. Ce conflit vous le percevez au départ comme « une nouvelle chance pour réunir les Français autour de la république ». Une candidate d’extrême droite, pourtant pro-russe, se retrouve au deuxième tour de la présidentielle française. Et vous n’êtes pas investi comme candidat. Est-ce un échec et la traduction que la politique française doit s’ouvrir, s’européaniser, davantage intégrer une dimension internationaliste ?
Florent Coury : Je suis convaincu que la politique française s’est rabougrie, refermée sur elle-même, présentant la France comme un petit bout de planète ballotté par un monde menaçant. Le penser, c’est déjà accepter de l’être. Notre destin est de participer pleinement à la vie de notre continent et de l’humanité toute entière – parce que vouloir le contraire, c’est vivre en victimes de ce que d’autres (peuples, pays, crises) décideront pour nous, et donc un rapetissement de ce que nous sommes capables de vouloir en tant que nation, en tant que peuple. Penser la France dans le monde, s’est s’assurer de ne pas amoindrir notre souveraineté, de ne pas la réduire à une portion congrue que nous ne sommes plus capables d’expliquer à nos concitoyens, faute d’en avoir ne serait-ce que l’envie. C’est un des enjeux de la survie de nos démocraties occidentales, j’en suis certain. Et, pour le patriote que je suis, il parait évident que les périodes de notre histoire où la France s’est pensée pleinement dans le monde sont celles dont nous pouvons être le plus fiers.
Boris Faure :Je veux revenir à l’écrivain. Vous dites dans le livre que « le monde serait plus facile à vivre si les héros en chair et en os que nous croisons sur notre chemin pouvaient ressembler aux héros que nous avons lus dans les livres ». Comme Kessel ou Romain Gary, essayez-vous de devenir un de ces écrivains romanesques qui ont connu la guerre de près et se sont construits dans l’action ?
Florent Coury : Je n’essaie rien, j’admire la convergence du verbe et de l’action, et il n’y a rien que je désire autant pour moi-même. L’écriture est en soi une manière de mettre la pensée en mouvement. Je veux écrire et être pleinement dans mon temps, agir tout en cherchant à changer le monde tel qu’il est : comment ne pas m’inspirer des géants qui nous ont précédés ? Orwell et son hommage à la Catalogne pourraient être des exemples qui me sont proches.
Boris Faure :Vous êtes un homme de plume et d’action. Qu’est-ce qui attend Florent Coury dans les prochains mois ? Un retour en Ukraine ou une autre forme d’engagement pour un autre livre ?
Florent Coury : Je cherche à contribuer à la cause ukrainienne, pour le futur proche en tous les cas. L’écriture ne me quittera plus, c’est certain, y compris dans un style bien différent de mon récit ukrainien. J’ai en tête deux livres pour faire suite au premier, l’histoire dira si je les trouve dans l’action.
Pour les fêtes de fin d’année, vous pouvez compter sur la plateforme francophone, mondiale et gratuite (hors USA, où un abonnement est requis) pour vous accompagner tout au long du mois de décembre !
Comme d’habitude, la rédaction a fait une sélection, venant de tous les continents, des programmes à ne pas louper sur TV5MONDEplus ! De la cuisine au salon, la plateforme francophone mondiale vous accompagne avec :
Des conseils culinaires
Des séries pour les soirées au coin du feu
Une découverte des talents humoristiques suisses
Des concerts
Des films et séries pour les enfants
Passez de belles fêtes de fin d’année sur TV5MONDEplus !
Cuisine en fête !
Francophones ou Français, nous sommes forcément intéressés par la gastronomie et en cette période de fêtes c’est l’heure de se faire plaisir !
Moi j’mange
Rechercher l’autonomie alimentaire, consommer moins et mieux, acheter local… c’est devenir écoresponsable et rendre son assiette plus verte. Stéphane Bellavance et ses collaborateurs nous y invitent avec des tas de recettes et des astuces. Vive les végétaux et les produits locaux !
Ce mois-ci, TéléQuébec a confié la mission de préparer un repas de fêtes de fin d’année dans « Moi j’mange » !
Ricardo Larrivée
Toujours au Québec, mais cette fois avec le célèbre chef montréalais Ricardo Larrivée, on continue de cuisiner. Ricardo Larrivée invente plus de recettes qu’il est possible d’imaginer ! Seul ou en compagnie d’un invité, et appuyé par des chroniqueurs chevronnés, il présente ses trucs et astuces pour des créations.
Soirées au coin du feu ou après-midi dans le hamac ?
Après avoir bien mangé, TV5MONDEplus vous invite à vous relaxer devant une sélection de programmes à découvrir ou redécouvrir, seul ou en famille !
Téléclub
Les premières séries fictions françaises ont été produites dans les années 1960 par la télévision publique. « Téléclub » vous propose d’en découvrir ou redécouvrir certaines, avec une contextualisation de la comédienne Fanny Ardant qui replace la diffusion de chaque épisode dans son époque.
Les Dames de la côte est une mini-série française en cinq épisodes de 90 minutes chacun, créée et réalisée par Nina Companeez et diffusée à partir du 22 décembre 1979 sur Antenne 2.
Ce fut un des plus grands succès de la télévision française des années 80. Cette mini-série conte l’histoire de 1911 à 1921, sur les côtes normandes, de trois familles bourgeoises (Hérart, Villatte, Decourt) et de leurs domestiques, histoire bouleversée par la survenue de la Première Guerre mondiale.
Le Comte de Monte-Cristo
Le Comte de Monte-Cristo est une mini-série franco-italienne de Josée Dayan en 4 épisodes de 100 minutes, adaptée de l’œuvre éponyme d’Alexandre Dumas et diffusée à partir du 7 septembre 1998 sur TF1.
Au début du règne de Louis XVIII, Edmond Dantès, second sur le bateau Le Pharaon, est accusé à tort de bonapartisme et enfermé dans le château d’If, sur l’île du même nom, au large de Marseille. Après 18 années, il réussit à s’échapper et s’empare du trésor de l’île de Monte Cristo, dont l’emplacement lui a été révélé par un compagnon de captivité, l’abbé Faria. Devenu riche et puissant, il entreprend, sous le nom de comte de Monte-Cristo, de se venger de ceux qui l’ont accusé ou ont bénéficié directement de son incarcération pour s’élever dans la société.
Les Nouveaux Exploits d’Arsène Lupin
Les Nouveaux Exploits d’Arsène Lupin est une série télévisée française en huit épisodes de 90 minutes diffusée entre le 20 mai 1995 et le 7 juillet 1996 sur France 3.
Dans les années 1930, les aventures d’Arsène Lupin aidé de ses amis : la journaliste Kelly Kindcaid (qui ne laisse pas Lupin insensible) et son jeune assistant Max Leblanc (possible hommage envers Maurice Leblanc) ainsi que son assistant Grognard.
Lupin étant un gentlemen cambrioleur et le héros de la série, il n’agit que dans un dessein positif et n’est donc pas opposé directement à la police, mais celle-ci voulant l’arrêter il doit se jouer d’elle ; ainsi il est souvent poursuivi par l’inspecteur Ganimard et le sergent Folenfant. Cependant Lupin possède un vrai ennemi, incarné par le riche industriel et fabricant d’armes Howard Randolph Karst, secondé par la comtesse May Hem et d’un homme de main nommée Steel (ce qui donne un côté très « james bondien » à Karst : un homme d’affaires diabolique, travaillant avec une femme fatale, et un porte-flingue aux gants de cuir).
Une soirée avec Roch Voisine
Dès le 20 décembre, vous pourrez retrouver Roch Voisine ! Le célèbre chanteur québécois, bien connu aussi des Français qui ont grandi dans les années 80 et 90 puisqu’il fut un membre de la bande à Dorothée !
TéléQuébec vous propose une émission spéciale pour le temps des fêtes avec le chanteur Roch Voisine. C’est dans une ambiance intimiste et chaleureuse qu’il reçoit le trio acadien Les Hay Babies et Luc de Larochelière, pour une soirée d’échanges et de chansons.
Une soirée pour rire avec les Suisses !
Après avoir été submergée par une vague d’humoristes belges, la France accueille maintenant les comiques suisses. À travers les portraits de Marina Rollman, Thomas Wiesel et Charles Nouveau, « Drôles de Suisses » évoque une nouvelle génération qui séduit l’Hexagone.
Marie-Thérèse Porchet née Bertholet, la ménagère pipelette mauvaise langue incarnée par le comédien Joseph Gorgoni, avait ouvert la voie il y a vingt-cinq ans déjà. Ce personnage qui a connu un énorme succès public avec le spectacle « La truie est en moi » en 1996 a aussi triomphé à Paris, où il a été joué plus de 350 fois et a séduit jusqu’à Michel Drucker ou Stéphane Bern. Marie-Thérèse Porchet est une incontestable référence pour la nouvelle vague de l’humour suisse.
Depuis, rares ont été les comiques romands à s’imposer médiatiquement en France, jusqu’à l’apparition récente d’une nouvelle génération d’artistes conquérants emmenée par Marina Rollman, Thomas Wiesel et Charles Nouveau. Un trio auquel il faut ajouter aussi les noms de Charlotte Gabris, une fille très mal élevée qui parle volontiers de sexe, de l’insolent cynique Gaspard Proust, de Matthieu Noël, chroniqueur sur Europe 1 et France 5, d’Alexandre Kominek ou de Nathanaël Rochat, inspiration revendiquée par Thomas Wiesel.
Avec force entretiens avec les protagonistes et témoignages de professionnels du rire, le documentaire « Drôles de Suisses » brosse leur portrait et retrace leur parcours professionnel.
Des concerts pour vous bercer
On a bien mangé, on s’est évadé avec les fictions, pour trouver le sommeil ou tout simplement profiter de belles mélodies, TV5MONDEplus vous invite au concert à la Philharmonie de Paris de Jane Birkin et au célèbre concours belge de violoncelle, « Reine Elisabeth » depuis Bruxelles !
« Oh pardon tu dormais »
S’inspirant de sa pièce de théâtre éponyme sur le couple, Jane Birkin se livre à coeur ouvert dans ce nouvel album qu’elle présente en live à la Philharmonie de Paris. Longuement mûri dans une veine pop orchestrale, il résulte d’une collaboration en osmose avec Étienne Daho et Jean-Louis Piérot.
Concours « Reine Elisabeth »
En 2022, le Concours Reine Elisabeth fut dédié pour la deuxième fois au violoncelle. De jeunes violoncellistes de toutes les nationalités se sont présentés à Bruxelles du 9 mai au 4 juin 2022. TV5MONDEplus vous invite à découvrir les plus belles révélations de cette édition.
Les enfants auront aussi le droit de regarder la télévision
Les fêtes de fin d’année riment avec vacances. TV5MONDEplus a donc aussi pensé aux plus jeunes avec un film et deux séries, une consacrée aux contes africains et une dédiée aux personnalités les plus marquantes de notre temps !
Le voyage du prince
Un vieux singe prince échoue sur un rivage inconnu. Blessé et perdu, il est retrouvé par le jeune singe Tom et recueilli par ses parents, deux chercheurs dissidents qui ont osé croire à l’existence d’autres peuples… Guidé par Tom, le prince découvre avec enthousiasme une société pourtant figée et sclérosée.
Contes africains
En Afrique, les contes font partie d’une longue tradition orale. Dits par de talentueux orateurs, souvent à la nuit tombée, ils véhiculent des valeurs ou des croyances et abordent des sujets sensibles comme la mort, la pauvreté, ou la stérilité. Découvrez quelques-uns d’entre eux.
Quelle histoire – Les artisans de la paix
Avec la participation des éditions Quelle histoire, TV5MONDE dresse les portraits des personnalités les plus marquantes de notre temps, qui se sont battues pour réhabiliter la notion d’égalité dans leurs pays et à rédiger des lois pour les protéger. Faites découvrir leur parcours inspirant aux plus jeunes !
Les Français sont, malgré le Brexit, entre 200 000 et 300 000 à résider à Londres. On a décidé de suivre le match avec eux !
Et ils avaient le choix pour suivre cette rencontre entre deux grandes nations du Football ! Le Ruby Blue qui était réservé aux Français pour l’occasion, mais aussi l’Institut français, sans oublier les différents pubs éparpillés dans le quartier français comme le ZOO bar !
Français au Ruby Blue
Un match de qualité
Comme on pouvait s’y attendre, le jeu fut de qualité ! Jusqu’au bout et ce coup franc manqué de Rashford, les Bleus ont transpiré face à des Anglais bien plus en forme ! Finalement, les hommes de Didier Deschamps se qualifient logiquement pour le prochain tour !
Et on salue, encore une fois, Giroud qui a encore sorti son jeu de tête pour remettre les Bleus sur de bons rails ! Ce fut grandiose ! Son coup de casque sur ce centre de Griezmann a fait mouche et Pickford, jusque-là incroyable, n’a rien pu faire.
Au final, la France a remporté le match avec 2 buts contre 1.
Ambiance électrique à Londres
A Londres, les Français ont fait profil bas toute la journée. Les Anglais étaient sûrs d’eux et pensaient battre facilement les Français !
Alors forcément quand la victoire est arrivée, l’euphorie a gagné nos compatriotes installés dans la capitale britannique ! Mathilde, Française de Londres, témoigne pour Lesfrancais.press.
Et ça s’est vu et entendu ! En particulier dans le quartier Gloucester Road ou à South Kensington, c’est ici, au sud d’Hyde Park, que vivent la plupart des Français résidant à Londres.
Victoire de la France au Ruby Blue
Pourtant il n’était pas si évident de trouver les lieux où les Français se retrouvaient dans le pays de l’équipe adverse, comme nous le raconte Ethan, installé lui aussi à Londres, et qui ne cache pas sa joie après ce match !
Les touristes aussi
Mais il n’y a pas que les expatriés à Londres, les touristes étaient aussi présents. Quelle expérience pour eux de vivre un match si intense hors de France, Mamadou en témoigne.
Cap sur France – Maroc
Après le match, Français et Marocains se sont retrouvés dans les rues de Londres pour fêter leur qualification respective.
L’Agence polonaise pour le commerce et l’investissement, le ministère du développement et de la technologie ainsi que le Mouvement des entreprises de France en Pologne ont organisé, les 7 et 8 décembre, un Forum économique franco-polonais, à Varsovie, axé sur la transition énergétique. Olivier Becht, ministre délégué auprès de la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé du Commerce extérieur, de l’Attractivité et des Français de l’étranger était présent, accompagné du député des Français d’Allemagne, d’Europe centrale et des Balkans, Frédéric Petit (Modem).
Olivier Becht s’est rendu à Varsovie pour soutenir nos entreprises françaises qui veulent accompagner la transition énergétique polonaise, avec des sociétés positionnées sur les projets éoliens offshore et sur le programme nucléaire du pays.
Lors de son déplacement, le ministre a visité le site de Veolia dans la capitale polonaise, groupe français présent en Pologne depuis plus de 20 ans. Veolia accompagne la transition énergétique engagée par le gouvernement polonais grâce à la production d’énergie verte.
« Un grand bravo à l’Ambassade de Pologne en France, à l’Ambassade de France en Pologne, au Mouvement des Entreprises de France International, à la CCI France-Pologne et à tous les organisateurs pour ce beau forum économique polono-français à Cracovie !«
Frédéric Petit, député des Français d’Allemagne, d’Europe centrale et des Balkans
Team France Export
Afin de consolider les partenariats entre secteur privé polonais et français, Olivier Becht a aussi rencontré les membres de l’antenne polonaise de la Team France Export et s’est entretenu avec plusieurs investisseurs polonais implantés en France.
Son déplacement venait conclure une longue semaine de mobilisation des acteurs économiques français. En effet, Team France Export a permis, depuis le 28 novembre, aux entreprises françaises de rencontrer les décideurs des entreprises énergétiques, pétrolières et gazières polonaises (présentation générale suivie de B to B avec rendez-vous collectifs grands comptes + BtoB individuels avec les sociétés du secteur) ainsi que les acteurs réalisant des projets ENR offshore.
La Communauté française de Pologne
Enfin, Olivier Becht a également rencontré les représentants de la communauté française en Pologne, qui a su faire preuve à l’instar de la population polonaise d’une remarquable mobilisation pour l’accueil des réfugiés en provenance d’Ukraine, voisine, et l’organisation du retour en France des compatriotes fuyant l’Ukraine. Frédéric Petit et sa famille avaient eux-même accueilli des réfugiés, chez eux, à Varsovie.
Le ministre et le député en ont profité pour visiter une exposition à l’Institut de France de Varsovie « Les Français à Varsovie / Francuzi w Warszawie ». Inaugurée le 23 septembre par l’ambassadeur de France, elle retrace les nombreux liens politiques et culturels entre la France et la Pologne, ainsi que la présence de longue date de la communauté française dans la capitale. N’hésitez pas à la visiter si vous êtes dans la région !
Selon l’accord conclu par les législateurs européens ce mercredi (7 décembre) au petit matin, la taxe sur les émissions de carbone de l’aviation s’appliquera uniquement aux vols effectués en Europe portant un coup aux militants écologistes qui avaient exercé des pressions pour que tous les vols soient taxés.
Alors qu’un accord semblait improbable, les représentants du Parlement européen, du Conseil de l’UE et de la Commission européenne ont toutefois trouvé un accord à environ 2h30 du matin mercredi (7 décembre).
Dans cette démarche sans précédent, les compagnies aériennes devront dorénavant enregistrer et publier leurs émissions non liées au CO2 à partir de 2025. Par exemple, les gaz nocifs tels que les oxydes d’azote, le dioxyde de soufre et les particules de suie émis par les moteurs à réaction.
Une proposition juridique sera présentée en 2028 pour étendre le champ d’application du SEQE-UE afin que ces émissions y soient incluses.
Néanmoins, cela ne concernera que les vols intra-européens.
CORSIA contre SEQE-UE
Les vols à destination ou en provenance de l’extérieur de l’Espace économique européen (EEE) feront partie du programme CORSIA des Nations unies. Ce programme de compensation et de réduction de carbone pour l’aviation internationale fixe également une taxe, mais nettement inférieure à celui du système d’échange de quotas d’émission de l’UE (SEQE-UE).
En vertu de l’accord, la Commission européenne déterminera d’ici au 1er juillet 2026 si le CORSIA constitue un outil efficace pour réduire les émissions mondiales produites par les vols.
Si l’exécutif européen estime que ce n’est pas le cas, le SEQE-UE s’appliquera à tous les vols au départ d’un aéroport situé dans l’EEE. Les vols à destination de pays ne faisant pas partie du CORSIA seront également assujettis au SEQE-UE à partir de 2027.
Par ailleurs, une dérogation aux charges du SEQE-UE a été ajoutée pour les vols à destination des régions ultrapériphériques, à condition qu’ils concernent le même pays, par exemple, les vols de Madrid à Tenerife dans l’archipel des Canaries.
Les vols long-courriers représentent environ 6% des vols dans l’EEE. Toutefois, ceux-ci produisent environ la moitié des émissions de CO2 et de NOx (oxydes d’azote).
Les États membres de l’UE étaient fortement opposés à l’extension du SEQE-UE aux vols internationaux, arguant qu’ils sont mieux réglementés par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), un organisme des Nations unies compétant pour le programme de compensation CORSIA.
Une précédente tentative menée en 2012 d’imposer une taxe carbone aux transporteurs internationaux a suscité une forte réaction de la part des membres de l’OACI, la Chine et les États-Unis. Ceux-ci ont menacé de prendre des mesures de représailles, telles que l’annulation des commandes du constructeur aéronautique Airbus, établi dans l’UE.
Les compagnies aériennes traditionnelles ont également résisté à l’inclusion des vols long-courriers dans le SEQE-UE, au motif que cela les désavantagerait par rapport à leurs homologues internationaux.
Ne légiférer que sur les vols les moins polluants ?
Cependant, les militants écologistes et les compagnies aériennes low cost comme Ryanair et easyJet avaient exercé des pressions sur les législateurs pour qu’ils incluent tous les vols dans le marché du carbone, soutenant que l’accord actuel laissait les vols les plus polluants « impunis ».
« Les familles européennes ordinaires vont continuer à payer beaucoup plus pour leurs émissions de CO² que les voyageurs fréquents sur les longs courriers », a déclaré Jo Dardenne, directrice de l’aviation au sein de l’ONG verte Transport & Environnement.
Selon Mme Dardenne, nous sommes sur le point de rater une autre décennie pour agir en faveur du climat à cause de la lâcheté des gouvernements européens vis-à-vis de l’OACI.
« Pendant des années, la Commission et les États membres de l’UE ont fermé les yeux sur les plus grands impacts de l’aviation sur le climat. Nous avons réussi à mettre un terme à cela », a déclaré l’eurodéputé écologiste (Verts/ALE) Bas Eickhout, saluant l’inclusion des émissions autres que le CO² dans l’accord.
Fin des quotas gratuits en 2026
Les quotas d’émissions gratuits, qui permettent aux compagnies aériennes d’éviter de payer pour leurs émissions de carbone, seront progressivement supprimés d’ici 2026, soit une année plus tôt que ce qui était prévu dans la proposition initiale de la Commission européenne. Une diminution de 25% des quotas d’émissions gratuits est prévue pour 2024 et de 50% pour 2025.
L’eurodéputé conservateur Peter Liese, porte-parole du groupe PPE pour la politique environnementale, a salué la suppression progressive des quotas gratuits de CO2.
« Depuis bien trop longtemps, des quotas gratuits existent pour les voyages en avion, alors que les voyageurs ferroviaires paient depuis longtemps le prix pour le SEQE-UE, car le système ferroviaire fonctionne principalement à l’électricité », a-t-il déclaré. « Cela présentait une injustice flagrante et c’est bien qu’elle soit corrigée ».
Cependant, le groupe de l’industrie du transport aérien A4E a critiqué la décision des eurodéputés de mettre fin aux quotas gratuits, déclarant que cela allait pénaliser les compagnies aériennes qui n’ont pas d’alternatives.
Un système de quotas de carburant durable d’aviation (CDA) a également été convenu, ce qui permettra aux compagnies aériennes de déduire le coût des carburants verts de leur facture du SEQE-UE. Quelque 20 millions de quotas ont été réservés entre 2024 et la fin de 2030 pour permettre aux compagnies aériennes d’accroître leur utilisation du CDA.
Une partie des revenus générés par le SEQE-UE sera versée au Fonds pour l’innovation du mécanisme destiné à financer les technologies propres de pointe.
L’accord prévoit également l’obligation de publier les données relatives aux émissions de manière à ce qu’elles soient compréhensibles pour les voyageurs, ce que permettra à ces derniers de mieux comprendre l’impact climatique de leurs déplacements en avion.
L’accord va maintenant être transmis au Parlement et au Conseil pour son approbation finale.
Bonjour à tous, bienvenue dans le dernier flash de la semaine. Ce vendredi 09 décembre, on parle du retour de l’obligation du masque en France qui se profile, du match des Bleus face aux Anglais et du niveau d’orthographe toujours en baisse !
Emmanuel Macron remet le masque
Le Président de la République a remis un masque ce jeudi lors d’un déplacement dans la Vienne, estimant qu’il était nécessaire de « reprendre des habitudes » face à la remontée de l’épidémie de Covid-19, « sur la base du volontariat ». Cependant, l’entourage d’Emmanuel Macron n’exclut pas de durcir sa position sur le masque si la situation l’impose.
Tim Helmstetter et Cécile Guillou, les deux cofondateurs de l’app “Frogs in London”, organisent la retransmission du match. Ils vous donnent rendez-vous au Zoo Bar et au Zoo Too. Si la France passe en demi, ils auront alors plus de lieux et ils prévoient déjà d’accueillir 2000 Français.
19 fautes par dictée
C’est le nouveau record des élèves de CM2 évalués cette année par l’Education nationale. Entre 1987 et 2007, le nombre de fautes était passé de 10,7 à 14,7 (+4). Puis il s’est établi à 18 en 2015 (+3,3). La baisse constatée des résultats pour chaque période se poursuit donc en 2021, mais de façon moins marquée que sur la période précédente (+1,4). Si vous doutez de votre orthographe vous découvrirez sur Lesfrancais.press plusieurs sites pour faire des dictées en ligne… et anonymement !
Toute la rédaction du site Lesfrancais.press et de votre radio vous souhaite un bon week-end ! Et on n’oublie pas, tous derrière les Bleus… cap sur la 3ème étoile !
Pour tout Français, l’orthographe reste une matière bien dangereuse… Même dans les professions dites de Lettres, comme chez les journalistes, les fautes sont toujours possibles. Et malheureusement, cela risque encore de se dégrader. Une enquête publiée mardi par la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance de l’Education nationale (Depp) a révélé que le nombre moyen d’erreurs sur une même dictée a doublé depuis 1987. Les élèves de CM2 font en moyenne 19,4 fautes par dictée !
Une baisse constante…
Entre 1987 et 2007, le nombre de fautes était passé de 10,7 à 14,7 (+4). Puis il s’est établi à 18 en 2015 (+3,3). La baisse constatée des résultats pour chaque période se poursuit donc en 2021, mais de façon moins marquée que sur la période précédente (+1,4).
Parmi les principales difficultés constatées, c’est l’orthographe grammaticale (règles d’accord entre le sujet et le verbe, accords dans le groupe nominal, accords du participe passé) qui concentre l’essentiel des difficultés. Les enfants entre 10 et 11 ans se révèlent par exemple incapables d’accorder le verbe avec le sujet. Moins d’un élève sur deux écrit bien le mot « demandaient » dans la phrase : « Papa et maman se demandaient ».
Autre erreur notable : les CM2 d’aujourd’hui butent particulièrement sur les adverbes. L’étude met en avant des fautes récurrentes sur des mots tels qu’ »aussitôt » ou « peut-être ». Enfin, autre exemple de faute : l’accord de l’adjectif « inquiets » de la dictée passe de 46,2% de réussite en 1987 à 25,3% en 2021.
Des écoliers effectuent un exercice de lecture à l’école élémentaire Plan de la Cour, à Vitrolles AFP PHOTO / GERARD JULIEN
… et généralisée
Cette baisse des résultats continue par ailleurs de concerner l’ensemble des élèves, quels que soient leur sexe et leur âge. Les filles sont cependant plus performantes que les garçons : elles font en moyenne 17,7 erreurs contre 21,1 pour les garçons. Mais la différence du nombre d’erreurs entre filles et garçons, qui avait été stable entre 1987 et 2007, puis en hausse entre 2007 et 2015, tend à nouveau à se stabiliser en 2021.
Les différences de performances à la dictée continuent en outre d’être liées à l’environnement social des élèves. Ainsi le groupe composé des élèves d’écoles les moins favorisées fait en moyenne 21,9 erreurs, contre 15,5 dans le quart composé des écoles accueillant les élèves les plus favorisés.
Les deux groupes médians ont, eux, des performances assez proches (environ 19 erreurs), montrant que c’est dans les écoles les plus favorisées et les moins favorisées que le poids de l’origine sociale des élèves est le plus important.
Et les adultes ?
Aujourd’hui, tout le monde écrit. Ca fait longtemps qu’on a dit adieu aux secrétaires à l’orthographe impeccable, à qui l’on pouvait dicter ses lettres et ainsi masquer ses propres faiblesses…
L’obsession de la trace et du rapport a multiplié les occasions de rédiger des documents qui seront lus par de nombreuses personnes. Il n’est pas toujours possible de camoufler sa faiblesse de rédaction derrière des graphes et des schémas. Parfois, il faut se résoudre à décrire, argumenter, expliquer, avec des phrases de préférence bien construites et sans fautes. Une véritable torture pour nombre d’adultes.
Les outils numériques ont encore renforcé l’inflation de l’écrit. Loin de marquer le triomphe de l’image, les outils numériques signent le retour en force de l’écrit ! En lieu et place d’un courrier officiel, on envoie désormais trois ou cinq courriels. Vite écrits, pas relus, ils témoignent de la fragilité des acquis en matière d’orthographe, y compris chez des adultes qui ont subi la dictée hebdomadaire pendant toutes leurs années d’école primaire…
Comment progresser ?
Progresser en français demande du temps. N’espérez pas devenir un as de l’orthographe et de la grammaire en un mois. On compare souvent l’acquisition de nouvelles compétences à un championnat. Les plus grands sportifs n’obtiennent pas leur première médaille d’or en un claquement de doigts, de même que les joueurs d’échecs. Ils s’entraînent de longues années avant d’arriver en haut du podium. Assiduité et patience… Car écrire sans faire de fautes demande des efforts. Certes, vous n’avez pas l’intention de participer aux jeux olympiques, mais pourquoi ne pas tenter de prendre part à des concours de dictée ? Et qui sait, peut-être aurez-vous envie de succéder à Bruno Deweale, le champion du monde d’orthographe ?
N’hésitez pas vous entrainer sur des sites de dictées en ligne comme :
Que vous partiez en expatriation ou que vous soyez déjà installé(e), la Caisse des Français de l’étranger vous propose toute une palette de couvertures sociales adaptées à votre situation. Avec Pierre Tinet, le directeur général adjoint, on fait le point sur les offres mais aussi le fonctionnement de cette institution.
Ecouter le podcast avec Pierre Tinet
La CFE, une caisse publique ? privée ?
La CFE est un organisme de droit privé mais disposant d’un statut de caisse primaire en France. Elle hérite donc d’une triple tutelle, celle de Bercy, du ministère de la Santé, comme les caisses en France auxquelles s’ajoute, naturellement, celle du Ministère des Affaires étrangères et européennes.
Deux particularités dans son fonctionnement, elle collecte les cotisations (en France, c’est l’URSSAF auprès de l’employeur) et elle est autonome financièrement. Tout en ayant la garantie de l’Etat, elle ne contribue donc pas au financement de la Sécurité sociale en France. Les 180 000 adhérents cotisent donc uniquement pour leur propre couverture en tant que Français de l’étranger.
Une couverture complète
La Caisse des Français de l’étranger est connue au premier chef pour sa couverture santé, mais c’est aussi un acteur majeur de la prévoyance pour les expatriés. En effet, il est possible, directement, auprès d’elle de couvrir les risques professionnels (accident du travail, incapacité, longue maladie) mais aussi, à travers elle, de cotiser auprès de la caisse de retraite de base en France.
Vous pouvez donc retrouver la protection sociale, à la française, où que vous soyez !
Couverture Maladie – Maternité – Invalidité
Il existe 5 types de contrats d’assurance santé pour expatriés. Ils se distinguent en fonction de l’âge de l’assuré :
1. JeunExpat Santé : c’est le contrat réservé aux moins de 30 ans. Il permet de couvrir les frais de santé à l’étranger dans leur globalité (médecin, médicaments, analyses, hospitalisation, maternité, soins dentaires, vaccins, etc.). Ces frais sont couverts pour tous les contrats proposés par la CFE.
Il permet de couvrir l’assuré, mais également ses éventuels ayants droit, partout dans le monde, et même lors d’un court séjour en France.
Deux options sont possibles avec ce contrat :
l’option « indemnités journalières, invalidité, et capital décès » en cas d’arrêt de travail, d’incapacité ou de décès de l’assuré ;
l’option « assistante médicale internationale » qui comprend l’assistance médicale, le rapatriement sanitaire, les frais médicaux hospitaliers à l’étranger non pris en charge avec la garantie de base, et les événements majeurs (décès de l’assuré et frais de cercueil ou d’urne).
2. MondExpat Santé : c’est le contrat réservé aux plus de 30 ans et à leur famille. Suivant le pays de résidence, il est possible de bénéficier du tiers-payant et donc d’éviter l’avance des frais hospitaliers.
3. RetraitExpat Santé : c’est l’assurance maladie des retraités expatriés. Ce contrat permet de couvrir également leur conjoints et leurs ayants droit mineurs.
4. FrancExpat Santé : ce contrat est réservé aux expatriés déjà couvert par une assurance maladie locale, mais qui rentrent régulièrement en France ou qui préfèrent se faire soigner en France.
5. EmiratExpat Santé : c’est une couverture de santé spécifiques pour les expatriés aux Emirats Arabes Unis. Dans ces pays, les frais de santé peuvent être très chers, ce contrat offre donc une assurance santé en conformité avec la législation locale et permet un remboursement des frais de santé à l’étranger, comme en France, jusqu’à 100%.
Prévoyance
Cette assurance ne s’adresse qu’aux salariés et aux étudiants stagiaires expatriés. Le principe est le même que celui de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) en France, à savoir que le salarié est protégé en cas d’accident ou de maladie survenus pendant l’activité professionnelle.
Cette assurance permet :
d’être remboursé des frais médicaux afférents aux risques professionnels ;
de toucher des indemnités en cas d’arrêt de travail ;
de garantir le versement d’une rente en cas d’incapacité permanente de travail ou de décès.
Retraite
Cette offre s’adresse :
aux salariés de l’étranger ;
aux personnes chargées de famille, c’est-à-dire avec au moins un enfant de moins de 20 ans à charge ;
aux personnes au chômage, ayant été affiliées à un régime obligatoire de Sécurité Sociale française pendant au moins 6 mois avant leur expatriation, et n’ayant pas encore travaillé à l’étranger.
L’assurance retraite pour les expatriés permet donc de travailler à l’étranger, tout en cotisant comme un salarié français, et donc sans perdre de trimestres dans le calcul de la pension de retraite.
Des barèmes adaptés et personnalisés
On le voit, niveau couverture, on peut retrouver un encadrement proche de celui rencontré en France. Par contre, pour les cotisations, c’est un barème simplifié qui a été mis en place depuis 2019.
Selon votre âge, votre famille, votre pays de résidence, le tarif évolue. Gros avantage, alors qu’avec les assurances privées, bien connues par les expatriés dans les pays asiatiques ou anglo-saxons, des blocages frappent les plus de 60 ans, ce n’est pas le cas à la CFE.
Modèle français
Si les barèmes sont modulés, la couverture est calquée sur celle française. Ce sont donc les tarifs des soins et leurs niveaux de couverture pratiqués en France qui servent de base au calcul pour établir le remboursement de l’assuré(e).
Ainsi, selon le pays où vous résidez, le niveau de prise en charge, s’il n’est pas identique en termes de pourcentage, sera toujours égal, en termes financiers, à celui que vous auriez eu en France.
Un critère qui prime dans le choix de votre assurance en tant qu’expatrié(e), c’est la procédure de remboursement. La Caisse des Français de l’étranger a, sur ce point, entamé une modernisation qui a eu des résultats spectaculaires.
La carte Vitale
Depuis août 2021, l’adhésion à la Caisse des Français de l’Etranger permet aux Français hors de France de bénéficier d’une carte Vitale.
En pratique, pour tous les séjours de moins de 6 moins en France, vous pouvez utiliser votre carte Vitale chez tous les praticiens et professionnels de santé, sans avoir besoin d’envoyer une feuille de soins. Une liste de professionnels agréés, notamment de pharmaciens, actualisée trimestriellement, est disponible sur le site de la CFE.
Vous pouvez également bénéficier du tiers payant quand il est proposé chez votre praticien, les délais de remboursement seront plus courts. La sécurité de vos données est également accrue sur une carte Vitale.
Pour l’obtention de la carte Vitale, plusieurs critères doivent être remplis :
Être âgé de 16 ans ou plus ;
Disposer d’un numéro de sécurité sociale définitif ou Numéro d’inscription au Répertoire de l’INSEE (NIR) ;
Avoir des droits ouverts à la date de demande de rattachement ;
Avoir un contrat santé (CFE) comprenant les soins en France en cours de validité ;
Une adresse postale en France pour recevoir la carte vitale qui ne peut être envoyée à l’étranger.
Le remboursement des soins au quotidien
Pour être remboursé par la Caisse des Français de l’Étranger, il vous faut remplir les feuilles de soins suivantes :
Pour être remboursé, il est indispensable de joindre à la feuille de soins les factures originales détaillées et acquittées.
Concernant l’achat de médicaments et d’appareillage, les frais d’optique, les actes en série, et les analyses médicales, il vous faudra fournir la prescription médicale y correspondant portant le nom et prénom de l’ayant droit y ayant eu accès.
A partir de cette base de remboursement, est établi un taux de remboursement. C’est-à-dire un pourcentage de prise en charge qui varie entre 60, 70, 80 ou 100 % des frais. Le reste à charge est appelé ticket modérateur.
Par exemple, la base de remboursement d’une consultation chez un généraliste est de 25 euros.La Sécurité sociale rembourse à hauteur de 70%. Cela équivaut à être remboursé de 17,50 euros, soit 70% de 25 euros. Le ticket modérateur est de 7,50 euros.
La CFE se base sur les taux français pour vous rembourser vos dépenses de santé survenues à l’étranger.
La Caisse des Français de l’étranger permet une prise en charge en France mais aussi évidemment dans votre pays de résidence.
Selon le pays, vous aurez ou non à avancer les frais. En effet, dans les pays où les Français sont très nombreux, la CFE a établi des partenariats avec des hôpitaux afin de faire bénéficier à leurs adhérents d’un tiers payant !
Dans le cas d’avance de frais, il faudra envoyer ordonnances, factures des soins, factures des médicaments, etc. Pas de panique, tout se fait en ligne, en remplissant correctement les formulaires présents sur le site et en joignant bien les justificatifs, le traitement est rapide et le remboursement interviendra en quelques jours. Ces conseils valent aussi pour les soins ambulatoires ou en ville dont on a parlé plus haut.
Regarder la vidéo sur la procédure de remboursements