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  • Vos élus et la constitutionnalisation de l’IVG 

    Vos élus et la constitutionnalisation de l’IVG 

    Comme tous les parlementaires de France, vos députés et vos sénateurs ont eu à s’exprimer sur la constitutionnalisation de l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG). Hier, le Sénat a voté, dans les mêmes termes, la proposition de loi adoptée à l’Assemblée nationale, ouvrant la voie à la convocation du congrès ce lundi 04 mars pour acter la modification de la Constitution. 

    L’occasion pour nous de faire le point sur la loi autorisant les IVG en France et les implications liées à l’ajout de l’IVG comme droit fondamental dans notre Constitution. On en profitera pour se pencher sur le vote de vos élus. 

    L’IVG en France

    Simone Veil, ministre de la Santé, arrache au Parlement en décembre 1974 la dépénalisation et l’encadrement légal de l’avortement en France. « Aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement » avait déclaré la ministre devant les députés, une phrase qui restera dans l’histoire. Promulguée le 17 janvier 1975, la loi Veil légalise l’interruption volontaire de grossesse (IVG) jusqu’à dix semaines de grossesse. Le droit à l’avortement est consolidé sous des législatures socialistes : en 1982, son remboursement par la Sécurité sociale est garanti par la loi portée par Yvette Roudy, ministre déléguée aux Droits de la Femme. 

    En 1993, la députée Véronique Neiertz (PS) fait adopter un délit d’entrave à l’IVG, punissant de peines de prison les commandos anti-avortement. Elle supprime aussi la pénalisation de l’auto-avortement. En 2001, sous l’impulsion de la ministre Martine Aubry, le délai de recours à l’IVG passe de dix à douze semaines. Les conditions d’accès aux contraceptifs et à l’IVG pour les mineures sont assouplies.

    En 2022, le délai est prolongé à 14 semaines de grossesse. Depuis 2023, certaines sage-femmes peuvent enfin réaliser sous conditions des IVG instrumentales en établissements de santé.

    constitutionnalisation de l’IVG
    Manifestation en faveur du pour devant le sénat le 28 février 2023 © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

    L’IVG dans la Constitution

    Le projet de loi est présenté en application de l’article 89 de la Constitution. Son article unique modifie l’article 34 de la Constitution pour y inscrire que « La loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse »

    Il s’agit d’interdire pour l’avenir toute remise en cause par la loi. Le Conseil constitutionnel n’a pas, en effet, conféré de valeur constitutionnelle à cette liberté en tant que telle. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) et la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) ne l’ont pas davantage consacrée.

    Par ce projet de loi, la France deviendra le premier pays au monde à reconnaître dans sa Constitution la liberté de recourir à l’avortement, qui relève de la seule appréciation des femmes. Cette liberté sera protégée sous le contrôle du juge constitutionnel saisi soit directement à l’issue du vote d’une loi, soit ultérieurement par le biais d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC).

    constitutionnalisation de l’IVG
    Vote au sénat du 28 février 2024©AP Photo/Michel Euler)

    2 parlementaires des Français de l’étranger opposés au projet

    Que ce soit au Sénat hier ou à l’Assemblée nationale en novembre 2022, les parlementaires des Français ont largement voté pour ce projet de loi. Qu’ils soient de gauche ou affiliés au camp présidentiel, ils ont tous soutenu la constitutionnalisation de l’IVG. 

    Les sénatrices Mélanie Vogel et Mathilde Ollivier ont été, d’ailleurs, particulièrement actives sur les bancs du Palais du Luxembourg afin de convaincre leurs collègues de rejoindre le camp des « pour ». 

    Seuls les deux élus de droite, Meyer Habib (UDI) au Palais Bourbon et Christophe Frassa (LR) à la Haute assemblée, ont voté contre. 

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 01.03.24

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 01.03.24

    Bonjour à tous, nous sommes le 1er mars 2024 et vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Dans nos titres : Réchauffement des relations franco marocaines ? – Trop d’étudiants français en Belgique et en Suisse – Emmanuel Macron persiste et signe sur l’Ukraine ! 

    Bilan du voyage de Stéphane Séjourné au Maroc 

    Cette semaine le Ministre des affaires étrangères, Stéphane Séjourné, avait la lourde mission de tenter de rétablir les liens avec le Maroc. S’il n’y a désormais plus de doute sur la volonté des deux pays de vouloir tourner la page, il n’en reste pas moins que des sujets restent en suspens notamment portant sur ce qu’a qualifié Stéphane Séjourné «d’enjeu existentiel», à savoir la position de la France sur le dossier du Sahara. «Le Président Emmanuel Macron est essentiellement très attendu sur ce sujet. Si le ministre des affaires étrangères a rappelé que la France soutient la proposition d’autonomie du Maroc depuis 2007, cela ne suffira pas pour que les 2 pays retrouvent un niveau d’excellence en matière de relations. Quand on est conscient qu’un sujet est d’ordre existentiel pour un partenaire privilégié, on fait ce qu’il faut faire », ont déclaré les autorités marocaines.

    France-Maroc

    Les Belges et les Suisses veulent limiter le nombre d’étudiants français 

    60 000 Français étudient à l’étranger. La grande majorité se retrouve dans les pays francophones comme le Canada, mais surtout la Belgique et la Suisse. Dans ces deux derniers pays, le nombre d’inscrits fait grincer des dents. Pourtant, les deux Etats sont membres du réseau Erasmus et doivent, donc, comme le font les universités françaises, accueillir nos jeunes sans restriction. Pourtant, les institutions multiplient les astuces pour limiter le nombre d’inscriptions françaises. Tous les détails dans l’article dédié sur Lesfrancais.press.

    Français étudiants
    @Stockadobe – amphithéâtre en Belgique

    Des mots pesés ?

    Emmanuel Macron a affirmé jeudi 29 février que chacun de ses mots sur l’Ukraine était « pesé » et « mesuré » après ses propos sur l’envoi potentiel de troupes au sol dans le pays, qui lui ont valu une fin de non-recevoir de ses principaux alliés et une riposte cinglante de Vladimir Poutine. Pourtant nombre de pays européens, dont l’Allemagne, la Pologne, l’Italie et la République tchèque, de même que les Etats-Unis, ont de leur côté catégoriquement rejeté l’idée de l’envoi de troupes au sol. « Il faut que Vladimir Poutine sache qu’il y a des risques pour lui aussi », souligne une source diplomatique française tout en précisant qu’il ne s’agissait « pas de participer aux combats avec l’Ukraine ».

    Macron
    La proposition d’Emmanuel Macron n’a pas fait l’unanimité à l’issue de la conférence internationale pour l’Ukraine. © EPA-EFE/GONZALO FUENTES / POOL MAXPPP OUT (MaxPPP TagID: maxbestof291134.jpg) [Photo via MaxPPP]

    C’est tout pour cette semaine, passez un bon week-end où que vous soyez ! 

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • France-Maroc : Un réchauffement politique en marche

    France-Maroc : Un réchauffement politique en marche

    Nul doute que la venue du nouveau locataire du Quai D’Orsay à Rabat, Stéphane Séjourné, lundi 26 février était très (très attendue), que ce soit par la communauté française installée au Maroc que par les décideurs politiques et économiques (des deux pays) en passant par les citoyennes et citoyens des deux rives de la Méditerranée.

    Certes, le déjeuner organisé à l’Elysée, huit jours avant, à l’invitation de l’épouse du président Emmanuel Macron et en présence des Princesses sœurs du Roi Mohammed VI se voulait annonciateur d’un réchauffement imminent entre les deux pays et ce après plus de deux ans de gel. 

    Réconciliation

    1 heure 30 durant, les deux ministres des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné et son homologue marocain, Nasser Bourita, ont tenu une séance de travail en tête-à-tête avant d’enchaîner par une conférence de presse au doux parfum de réconciliation et d’échanges respectueux, courtois et tourné vers l’avenir. « C’est une relation d’Etat à Etat exceptionnelle », lançait le chef de la diplomatie marocaine alors que Stéphane Séjourné rétorquait qu’ « il était désormais temps d’avancer » et qu’il y « veillerait personnellement »

    Une volonté conjointe d’aller de l’avant et de (re)donner un nouveau sens et un nouveau cap à 2 pays voisins liés par l’histoire, la géographie et les chapitres de vie communs écrits et vécus par les deux peuples depuis plusieurs décennies au rythme des crises et des réconciliations. Pour le politologue marocain, Mustapha Sehimi, fin connaisseur des relations franco-marocaines, l’heure n’est pas à l’emballement : «Cette rencontre s’inscrit dans un cadre de recherche de normalisation dans la perspective d’un réchauffement des relations entre les deux pays. Le premier acte symbolique a été le déjeuner familial qui s’est tenu à l’Elysée et le second est la venue du ministre des Affaires étrangères français à Rabat. Pour le reste, il faudra attendre des actes concrets, notamment sur le dossier du Sahara». 

    France-Maroc
    Stéphane Séjourné au Maroc ©Compte X du Ministère des affaires étrangères

    55 000 Français au Maroc

    De son côté, Abdelghani Youmni, Conseiller des français de l’étranger à Casablanca et conseiller à l’Assemblée des Français de l’étranger précise que «si la France et le Maroc se rapprochent, c’est qu’ils n’ont pas le choix. Cette prise de contact chaleureuse et prometteuse était très attendue par plus de 55 000 français inscrits au registre des Français de l’étranger. Ce retissage des liens est une thérapie pour tous les amoureux des deux pays, qu’ils vivent au nord ou sud de la Méditerranée ». Une sorte de soulagement partagée également par Fatima El Ouafi, Franco-marocaine, Conseillère consulaire auprès de la communauté française de Casablanca : « La visite du chef de la diplomatie française exprime clairement la volonté de Paris de réenclencher les relations diplomatiques sur des bases nouvelles et claires ». Comme l’a exprimé récemment l’Ambassadeur de France à Rabat, Christophe Lecourtier, « les deux pays sont essentiels dans de nombreux domaines tels que l’économie, la culture, l’enseignement et la sécurité ».

    S’il n’y a plus de doute sur la volonté des deux pays de vouloir tourner la page, il n’en reste pas moins que des sujets restent en suspens notamment portant sur ce qu’a qualifié Stéphane Séjourné «d’enjeu existentiel», à savoir la position de la France sur le dossier du Sahara. «Le Président Emmanuel Macron est essentiellement très attendu sur ce sujet. Si le ministre des affaires étrangères a rappelé que la France soutient la proposition d’autonomie du Maroc depuis 2007, cela ne suffira pas pour que les 2 pays retrouvent un niveau d’excellence en matière de relations. Quand on est conscient qu’un sujet est d’ordre existentiel pour un partenaire privilégié, on fait ce qu’il faut faire », déclare Mustapha Sehimi

    Un propos qui se veut une caisse de résonance des attentes du côté de Rabat sur un dossier qui traîne en longueur depuis 1975, soit un demi-siècle, devenu source de tensions entre Rabat et Paris ces dernières années. En effet depuis que les Etats Unis (Déc 2020) puis l’Espagne (avril 2022) ont acté le fait que la proposition marocaine d’autonomie des Provinces du sud (1) est la seule option politique viable pour solutionner ce conflit, du côté marocain, on reproche à la France, pays amis, sa réticence à s’aligner à la ligne politique des américains et espagnols et à considérer que la proposition politique marocaine est « une » et non pas « la » seule option de sortie de crise. 

    France-Maroc
    Les ministres des Affaires étrangères français, Stéphane Séjourné (g.), et marocain, Nasser Bourita (dr.), ont donné une conférence de presse commune, à la suite de leur réunion de travail, à Rabat le 26 février 2024. © FADEL SENNA/AFP

    Avancer ensemble

    « L’ intérêt des 2 pays est d’avancer ensemble, de s’écouter et de rétablir ce climat de confiance qui a toujours constitué un marqueur entre le Maroc et la France. Rien n’empêche aujourd’hui la France de clarifier sa position sur une question de premier ordre pour le Royaume du Maroc. Ca a été dit et redit y compris par la plus haute autorité du pays, aucune concession n’est et ne sera possible sur le dossier du Sahara. Le temps est venu pour la France, pays ami, de prendre ses responsabilités sur le sujet et permettre ainsi aux 2 pays, aux 2 peuples, d’écrire conjointement de nouvelles pages d’histoire et enrichir ainsi notre patrimoine commun », indique Jamal Belahrach, Franco-marocain, Président de la maison de la Diaspora à Casablanca.

    Il a d’ores et déjà été annoncé la venue prochaine au Maroc de plusieurs décideurs politiques français, notamment Bruno Lemaire, ministre de l’Économie et des Finances, du 24 au 26 avril prochain avec l’organisation d’un Forum d’affaires France-Maroc. La réconciliation est donc toujours en marche…

    (1) La guerre du Sahara Occidental est un conflit militaire qui a débuté le 14 avril 1975 date à laquelle l’Espagne décidait de se retirer de ce territoire après l’avoir colonisé. Deux parties revendiquent ensuite la souveraineté sur ce territoire, le Maroc et le Front Polisario de libération, un mouvement indépendantiste saharaoui soutenu par l’Algérie. 

  • Nomadisme numérique et environnement bancaire : l’embarras du choix !

    Nomadisme numérique et environnement bancaire : l’embarras du choix !

    Le nomadisme, comme vous le savez, c’est le mouvement. Bien sûr, il n’est pas encore question de numériser le nomade lui-même, même si les thuriféraires du transhumanisme ne sont sans doute pas loin de caresser cette idée. D’ailleurs, fin janvier, Elon Musk annonçait que sa start-up Neuralink avait posé un premier implant cérébral sur un patient. Mais comme nous avons sans doute encore un peu de temps avant de pouvoir se pencher sur les conséquences de cette nouvelle source potentielle d’inégalités, nous nous contenterons dans cet article d’aborder le sujet de l’environnement bancaire des nomades numériques.

    Et si le nomadisme numérique peut connaître des coûts variables et des modalités très différentes, selon là d’où l’on vient et là où l’on va, il y a bien une chose qui concerne l’ensemble de ses adeptes : la nécessité de bénéficier d’un service bancaire facile d’usage.

    Le compte professionnel en France

    Un compte professionnel est lié au siège social de votre établissement. Si vous êtes auto-entrepreneurs, dirigeants d’une petite SAS ou SARL domiciliée en France (Numéro de Siret français), vous pouvez-vous tourner vers les nouveaux acteurs comme Qonto qui vous acceptera sans souci. Votre banque actuelle en France peut aussi continuer à vous proposer les mêmes prestations. Pour ces acteurs, la personne morale ou le travailleur indépendant est toujours un résident fiscal français et accède donc facilement à son environnement bancaire.

    Si vous décidez de loger votre activité dans un pays tiers, à la fiscalité plus douce, il faudra impérativement passer par une banque locale. Sauf si vous optez pour un pays européen acceptée par les banques en ligne. Pour exemple, Qonto accepte les sociétés domiciliées en Espagne, en Italie ou en Allemagne

    Mais une fois le compte professionnel approvisionné, il faudra bien alimenter un compte personnel pour vos dépenses non liées à votre activité professionnelle. Et c’est là que les difficultés commencent. En effet, actuellement, les banques françaises, et plus généralement européennes, ferment petit à petit les comptes de leurs clients qui ne vivent plus dans l’Espace économique européen (EEE) plus de 6 mois. Ainsi, si vous travaillez depuis le Maroc, les Bahamas, la Thaïlande ou les USA et bien d’autres, votre compte particulier risque d’être fermé ou limité.  Alors comment faire ? 

    Résident dans l’EEE, un vaste choix en ligne

    En tant que nomade numérique, que vous soyez en transit, que le pays soit une simple étape ou une migration saisonnière, vous chercherez sans doute à avoir une banque vous donnant le sentiment de vous faciliter la vie.

    Si le nomadisme n’est qu’une simple parenthèse, ou une introduction – qui ne dit pas son nom – à une expatriation ou une émigration durable, vous aurez besoin d’accéder à vos comptes bancaires et d’effectuer des transactions, où que vous soyez dans le monde. Les banques en ligne offrent souvent une meilleure accessibilité grâce à leurs plateformes numériques, à conditions d’être toujours résident en France ou dans l’EEE à titre personnel. 

    Parmi celles-ci, on peut évoquer quelques banques, qui se distinguent par leur inclinaison à accompagner les travailleurs à la bougeotte sans frontières:

    -Revolut : Fondée en 2015 par Nikolay Storonsky et Vlad Yatsenko, cette banque britannique couvre 160 pays et régions, et compte près de 35 millions de clients dans le monde. Elle propose des comptes multi-devises, permettant aux utilisateurs de détenir et de convertir plusieurs devises en temps réel avec des taux de change interbancaires.

    -N26 est une autre banque mobile, d’origine allemande. Elle propose des comptes courants entièrement gérés via une application mobile. Travaillant en partenariat avec TransferWise, elle permet à ses clients de faire des virements internationaux dans 38 devises.

    -Monzo : Monzo est une banque mobile britannique qui offre une gamme de services bancaires, y compris des comptes courants et des cartes de débit, tous gérés via une application mobile. Leurs comptes sont souvent appréciés pour leur facilité d’utilisation et leur transparence en ce qui concerne les frais.

    -TransferGo : TransferGo est une autre plateforme de transfert d’argent en ligne qui propose des transferts internationaux rapides et abordables

    Ces banques ont en commun d’être toutes récentes, et d’être issues de l’univers des fintech, ces start-up spécialisées dans la finance. Un peu comme le concept de nomadisme numérique, elles trouvent du succès auprès d’une clientèle en grande partie jeune et technophile, grâce à une approche innovante et orientée vers les utilisateurs des services bancaires. Cependant, comme toute entreprise en pleine croissance, elles doivent faire face à d’importants défis, notamment en ce qui concerne leur rentabilité à long terme et leur capacité à répondre aux exigences réglementaires en constante évolution. Et si le contexte d’inflation est favorable à ces banques, qui se distinguent notamment par le peu de frais qu’elles facturent à leurs clients, cela ne règle pas forcément le sujet de leur rentabilité à long terme. Aussi, N26, un des acteurs sans doute les plus florissants de ces fintech, semble avoir dû freiner ses ambitions de s’introduire en bourse.

    En effet, la rentabilité de ces acteurs bancaires repose bien davantage sur les produits financiers, qu’ils cherchent à faire souscrire à leurs clients. De quoi se dire, qu’en tant que client, et que l’on soit sédentaire ou non, il est peut-être plus prudent de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier !

    Mais que faire si on n’est plus résident de l’EEE ?

    Même en vivant hors de France, vous avez toujours besoin d’un compte français. Déjà pour transférer vos bénéfices rapidement et sans provoquer de contrôles de votre résidence, mais aussi pour payer impôts nationaux ou locaux, continuer à profiter des services de streaming français (le pays d’émission de la carte permet chez Netflix, Molotov et d’autres de vous attacher au flux français). Lors de vos voyages en France, les dépenses faites avec des cartes non européennes sont chargées par les émetteurs et les banques avec de nombreux frais. 

    Si votre banque vous rejette que pouvez-vous donc faire ? Actuellement, il n’y a qu’une solution, faire appel au droit au compte. En effet, la loi stipule que tout Français, résident ou non, a le droit à un compte français et à des moyens de paiements. Mais dans les faits, la procédure est longue et fastidieuse. Si elle aboutit, il y a de fortes probabilités que le compte ouvert sous pression des autorités soit fermé dès la période obligatoire dépassée (3 à 6 mois).

    Mais bonne nouvelle, la Caisse des Français de l’étranger, le groupe des Banques populaires, Skiptax (détaxe française homologuée par les douanes françaises) et d’autres acteurs comme Lesfrancais.press ont mis en commun leur expérience et leur savoir-faire pour créer une nouvelle banque en ligne, France Pay. Celle-ci sera disponible courant avril et permettra à tout Français et ce quelques soit son pays de résidence d’obtenir un compte, une capacité de virements et de prélèvements automatiques, ainsi qu’une carte Visa de débit valable à l’international. Avec cette offre, vous pourrez bénéficier sans restriction de l’univers bancaire français (cartes de crédits, assurances, etc.) ! Malheureusement, les contraintes juridiques entraînent des coûts et donc il n’y aura pas d’offre gratuite. Cependant, France Pay est accessible dès 15 euros par mois. A suivre. 

  • Trop de Français étudiants en Belgique et en Suisse ?

    Trop de Français étudiants en Belgique et en Suisse ?

    60 000 Français étudient à l’étranger. La grande majorité se retrouve dans les pays francophones comme le Canada, mais surtout la Belgique et la Suisse. Dans ces deux derniers pays, le nombre d’inscrits fait grincer des dents. Pourtant, les deux Etats sont membres du réseau Erasmus et doivent, donc, comme le font les universités françaises, accueillir nos jeunes sans restriction. Pourtant, on le verra, les institutions multiplient les astuces pour limiter le nombre d’inscriptions françaises. 

    Un sur cinq en Wallonie

    La Fédération Wallonie-Bruxelles en Belgique accueille cette année 40 000 étudiants étrangers, soit 20% des effectifs de ses universités. Parmi eux, la moitié vient de France, d’après l’Académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur belge, l’ARES. Une tendance à la hausse.

    Dans les colonnes du journal Le Monde, Arnaud Destrebecqz, doyen de la faculté de psychologie à l’Université Libre de Belgique, indique que « le nombre de dossiers d’inscription déposés par des Français a été multiplié par six en l’espace de quelques années ».

    Un phénomène concomitant avec la réforme des conditions d’entrée dans les universités françaises, et la création de Parcoursup en janvier 2018. Une « roulette russe », selon de nombreuses familles. 

    Français étudiants
    @Stockadobe – amphithéatre en Belgique

    Infirmier, Médecine, kinésithérapie, psychologie ou orthophonie

    De nombreuses filières en Belgique, médicales et paramédicales voient, elles aussi, une explosion des étudiants étrangers sur leurs bancs. Des quotas ont été mis en place ; 30% d’étudiants ne résidant pas en Belgique depuis plus de 3 ans sont admis, sur la totalité de la promotion.

    Pour les recalés à ces filières soumises aux quotas, reste le tirage au sort. 1 152 étrangers pourront ainsi rejoindre les bancs des universités de la fédération Wallonie-Bruxelles en 2022. Au-delà des amphithéâtres de plus en plus remplis outre-Quiévrain, s’ajoute le problème du financement de la scolarité de ces étudiants.

    En Belgique francophone, un système budgétaire dit « à enveloppe fermée » est en vigueur. Autrement dit, les moyens alloués n’augmentent pas proportionnellement au nombre d’étudiants. Ainsi, les Belges accusent les Français de détourner les fonds prévus pour leurs jeunes à leur profit. Oubliant que la France prend en charge une dizaine de milliers d’étudiants belges chaque année. 

    L’école Polytechnique fédérale de Lausanne, victime de son succès ?

    C’est en tout cas ce que craint l’École Polytechnique fédérale de Lausanne. En douze ans, son effectif étudiant « a plus que doublé », passant de 5 283 inscrits en bachelor et master en 2010, à 10 894 en 2023. « Cette situation est devenue aujourd’hui problématique pour pouvoir continuer à assurer la qualité des études », prévient ainsi l’EPFL, dans un communiqué du 22 janvier dernier. Pour tenter de remédier à cette situation, l’établissement ouvre jusqu’au 18 mars « une consultation pour réviser le processus d’admission ». Le nombre d’étudiants en première année de bachelor pourrait ainsi se voir limiter à 3 000 dès 2025, « durant une période de quatre ans, renouvelable si nécessaire ».

    Les étudiants étrangers sont les principaux concernés par une limitation des effectifs. Depuis 2010, le nombre d’étudiantes et d’étudiants à l’EPFL au bénéfice d’une maturité suisse a augmenté de 28 %, alors que le nombre au bénéfice d’un diplôme d’un pays étranger a augmenté de 233 %. Parmi ceux-ci, plus de 90 % des effectifs viennent de France.

    Une réduction des admissions de 20 %

    Les diplômés de nationalité suisse « seraient admis sans restriction, ainsi que l’exige la loi », de même que les redoublants. « Puis, les places restantes pour atteindre le seuil fixé seraient attribuées aux candidatures avec diplôme de l’étranger, classées par ordre décroissant de leurs notes de fin d’études secondaires », précise l’école. « La réduction prévue des personnes finalement admises serait de l’ordre de 20 % ». Cette mesure de limitation serait réévaluée en fonction de l’évolution des effectifs tous les quatre ans. 

  • Le Boutique Workshop Welovesea Event Day 10 sur 10 : Un Succès Éclatant à Barcelone

    Le Boutique Workshop Welovesea Event Day 10 sur 10 : Un Succès Éclatant à Barcelone

    Barcelone, le 21 février 2024. La 6ème édition du Boutique Workshop Welovesea Event Day 10 sur 10 a rempli son objectif : Permettre la rencontre entre des institutions en charge de la promotion du tourisme dans le Sud de la France avec des professionnels du secteur et des médias spécialisés de Barcelone.

    Un secteur du tourisme en transformation

    Cet événement phare dans un monde du tourisme en transformation depuis l’épidémie de Covid a réuni des participants au rôle significatif des deux côtés des Pyrénées. Il s’agissait d’établir de possibles stratégies et projets à venir à Barcelone en s’appuyant notamment sur la culture catalane présente des deux côtés des Pyrénées mais aussi sur le dynamisme de cette ville parfaitement positionnée sur la cartographie du tourisme mondial. La cité catalane est la ville la plus visitée d’Espagne grâce à sa richesse architecturale et son art de vivre et elle figure dans les dix villes les plus touristiques au niveau mondial.

    L’agence Welovesea Events qui organisait le workshop possède un savoir-faire reconnu depuis dix ans dans l’appui en communication en tant qu’agence en conseil stratégique et opérationnel. Ce 6ème forum était donc pour Virginia Guidos, sa dirigeante, l’occasion de mettre en avant sa capacité à créer des synergies gagnantes et à faciliter les rencontres économiquement fertiles. L’Hôtel Room Mate Carla, situé à quelques minutes des plus célèbres sites architecturaux du génial Gaudi, fournissait un écrin d’élégance abritant une session de travail intense.

    Barcelone
    Le Boutique Workshop Welovesea Event Day 10 sur 10

    10 acteurs touristiques importants présents au Workshop

    Le panorama des intervenants français était vaste et ces acteurs régionaux ou ces villes représentées au Worshop qui font toutes du tourisme leur étendard actuel pourraient laisser songer à une ville « patrimoniale » comme Nîmes qui attire chaque année des centaines de milliers d’aficionados et autres amateurs d’art antique, ou des départements et régions qui s’appuient sur les ressources naturelles de la moyenne et haute montagne comme source de développement économique. L’Agence de Développement Touristique des Pyrénées-Orientales, l’Office de Tourisme Intercommunal des Pyrénées Méditerranée, l’Office de Tourisme du Vallespir, la Communauté de Communes des Pyrénées Catalanes, LJ Hotels & Co. de Béziers, l’Office de Tourisme de Nîmes, le groupe Hôtelier Les Hôles de Nîmes, l’ADT de l’Aveyron et de la Lozère étaient présents cette année à Barcelone.

    Pour ces intervenants, l’idée maîtresse reste de valoriser leurs ressources touristiques et de gagner en visibilité dans les médias pour mieux se positionner dans un secteur très concurrentiel. Investir le marché Barcelonais et développer de nouveaux projets dans cette ville poumon économique et culturel de la Catalogne et de l’Espagne était la première raison d’être de cette journée très dense.

    Si le secteur du tourisme a connu une massification très nette depuis les années 50 et s’est internationalisé avec un accès facilité au transport aérien à bas coût, la concurrence en France est rude : Certes le Sud de la France attire des touristes du monde entier mais quand il s’agit de faire un choix, ces derniers ont accès à des choix très diversifiés : Mer ou Montagne, Alpes ou Pyrénées, séjour culturel ou plus ludique ?

    Mieux se positionner sur la carte mondiale et méridionale du tourisme

    Mieux se positionner sur la cartographie du tourisme méridional, faire le choix d’une stratégie de qualité et monter en gamme, ouvrir des activités à Barcelone ou attirer des touristes de zones du monde encore peu représentées, les acteurs du secteur ont tous ce souci de ne pas subir des lendemains qui pourraient se révéler compliqués pour certains.

    Le réchauffement climatique a ainsi un effet direct sur le taux d’enneigement et l’on sait les professionnels du tourisme en montagne déjà confrontés à des difficultés qui obligent à changer de stratégie.  Le secteur touristique est traditionnellement un catalyseur de développement social et économique mais aussi écologique.  Pour les décideurs politiques, le secteur est donc particulièrement observé. Les villes et régions du Sud de la France ont désormais une attention très forte au réchauffement climatique et sont désireuses d’offrir des prestations adaptées au changement climatique avec des pratiques éthiques et des bâtiments et installations écologiquement durables. 

    Rencontres et Réseautage

    Au-delà de la présentation des différents acteurs et de leurs attentes, le Boutique Workshop a été une occasion précieuse de rencontres et de réseautage. Des discussions animées sur les tendances émergentes aux échanges de cartes de visite, l’événement a catalysé des collaborations prometteuses et des opportunités de développements de projets fructueuses. L’agence revendique 300 rendez-vous de travail et échanges durant la journée entre les 10 intervenants et les 15 médias spécialisés présents.

    Un Engagement envers la Durabilité

    L’édition de cette année du Boutique Workshop a également mis en avant l’engagement croissant de l’industrie touristique envers la durabilité et la responsabilité sociale. De nombreux intervenants ont mis en avant leurs initiatives durables, mettant en lumière l’importance croissante du lien éthique et écologique dans les choix des touristes.

    Un rendez-vous incontournable

    En résumé, la 6ème édition du Boutique Workshop Welovesea Évent Day 10 sur 10 à Barcelone a une fois de plus prouvé son statut de rendez-vous incontournable pour les acteurs du tourisme dans le sud de la France et en Catalogne espagnole. 

  • La directive contre les recours abusifs approuvée par le Parlement européen

    La directive contre les recours abusifs approuvée par le Parlement européen

    Le Parlement européen a approuvé avec une majorité écrasante une loi visant à protéger les journalistes et les défenseurs des droits humains contre des procédures judiciaires abusives — appelées « poursuites-bâillons ». La loi peut désormais entrer en vigueur et prendra effet 20 jours après sa publication au Journal officiel de l’UE.

    La directive, approuvée en séance plénière mardi (27 février), établit une norme minimale pour la protection des médias et des organismes publics de surveillance contre les poursuites stratégiques altérant le débat public (SLAPP en anglais) dans l’ensemble de l’Union européenne.

    Le texte approuvé comprend des dispositions sur le rejet rapide des affaires manifestement non fondées, une définition large de ce qui constitue une incidence «transfrontière», et prévoit des dommages et intérêts compensatoires pour la partie défenderesse.

    « Le journalisme, l’activisme et d’autres types de participation publique seront enfin protégés contre des poursuites infondées, coûteuses et chronophages », a écrit sur X Flutura Kusari, qui a plaidé en faveur de la loi pour la Coalition contre les poursuites-bâillons en Europe (CASE).

    Les institutions européennes sont parvenues à un accord politique provisoire sur la directive en novembre au terme des négociations interinstitutionnelles (trilogues). Les co-législateurs devaient — Conseil et Parlement — devaient ensuite approuver la loi avant qu’elle puisse entrer en vigueur.

    « Malgré de fortes divergences entre les positions du Conseil et du Parlement, nous avons réussi à faire en sorte que cette directive aille plus loin que les simples aspects procéduraux et reflète dûment l’impact plus large et le contexte de ces poursuites », avait déclaré à l’époque le rapporteur du Parlement pour la directive, Tiemo Wölken (Socialistes et Démocrates européens, S&D), aux journalistes.

    Parlement européen
    « Malgré de fortes divergences entre les positions du Conseil et du Parlement, nous avons réussi à faire en sorte que cette directive aille plus loin que les simples aspects procéduraux et reflète dûment l’impact plus large et le contexte de ces poursuites », avait déclaré à l’époque le rapporteur du Parlement pour la directive, Tiemo Wölken, aux journalistes. [Parlement européen, 2024/Philippe STIRNWEISS]

    La directive contre les recours abusifs est officieusement connue sous le nom de « loi de Daphne », du nom de la journaliste d’investigation maltaise Daphne Caruana Galizia, qui a été assassinée en 2017 et était visée par plus de 40 actions en justice au moment de sa mort.

    Depuis six ans, la fondation créée en son nom fait campagne pour une meilleure protection des journalistes confrontés à des poursuites judiciaires conçues pour épuiser le temps et les ressources financières des parties défenderesses.

    Bien qu’il n’existe pas de données complètes à l’échelle de l’UE sur la fréquence de ce type d’affaires, en grande partie en raison des différentes définitions de ce qui constitue une poursuite-bâillon, les recherches menées par CASE ont identifié Malte, la France, la Croatie, la Grèce et la Slovénie comme ayant un nombre important de poursuites de ce type.

    CASE a salué l’adoption de la directive par le Parlement européen, déclarant qu’il appartient désormais aux États membres de s’appuyer sur les fondements de la directive de l’UE et sur la prochaine recommandation du Conseil de l’Europe sur les poursuites-bâillons pour élaborer une législation nationale efficace.

    Les États membres de l’UE auront jusqu’en 2026 pour transposer la directive dans leur droit national.


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  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 29.02.24

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 29.02.24

    Bonjour à tous, nous sommes le 29 février 2024 ! Année bissextile ! Dans le flash quotidien des expatriés de ce jeudi : 10 000 expatriés inscrits en plus sur le registre consulaire – Bientôt la déclaration fiscale française – 3 nouvelles plaintes contre l’ancien présentateur vedette PPDA 

    Toujours plus de Français de l’étranger 

    Ce 21 février, comme chaque année, l’administration a communiqué le chiffre des Français inscrits au registre consulaire. Ils sont 9000 de plus à avoir fait la démarche permettant d’établir le nombre de Français de l’étranger, officiellement comptabilisés comme tel, à 1 692 978 contre 1 683 915 en 2023 (soit 9 063 inscrits supplémentaires).

    Français de l’étranger

    Avril : top départ du marathon fiscal

    Les Français mais aussi les Français de l’étranger qui ont des revenus du travail, mobiliers ou immobiliers devront bientôt faire leur déclaration au Fisc français. Si la date exacte n’est pas encore connue, le portail devrait ouvrir courant avril. Mais qui doit vraiment déclarer et surtout quoi ? Retrouvez les informations dans l’article dédié du site Lesfrancais.press ou le podcast sur La French Radio Hong-Kong. 

    résidence fiscale

    Patrick Poivre d’Arvor est désormais visé par des accusations portées par quatre femmes.

    L’information judiciaire visant Patrick Poivre-d’Arvor est élargie à trois nouveaux faits. Ouverte en décembre 2021 après la plainte de Florence Porcel, les deux juges en charge des investigations vont examiner des faits de viols et d’agressions sexuelles dénoncés par trois autres femmes. Deux ont dénoncé des viols. Une des faits d’agression sexuelle.

    Patrick Poivre d’Arvor ©AFP

    C’est tout pour aujourd’hui on se retrouve demain pour un nouveau bulletin des Français de l’étranger. Belle journée à tous où que vous soyez ! 

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