Un triste symbole. L’Institut français de Valence est en train de fermer ses portes, ultime victime d’une crise épidémique qui a impacté fortement le monde de la culture, un secteur considéré hélas comme non essentiel par les pouvoirs publics.
Fermeture ou réorganisation ?
L’Ambassade préfère parler de réorganisation de son côté mais seuls demeureront quelques modestes pans d’actions dans un établissement vidé de sa substance. L’Institut français de valence rayonnait pourtant depuis 1888 dans la troisième ville d’Espagne. Il connaissait certes depuis plusieurs années de difficultés économiques et avait obtenu un délai pour se redresser. L’ampleur du déficit fait l’objet d’ailleurs d’une bataille de chiffres. Seulement 5000 euros selon les personnels, plus de 30 000 euros de déficit annuel pour les autorités de tutelle.
La réalité est cruelle : le ministère des Affaires étrangères n’accordera plus de délai supplémentaire à cet établissement qui avait pourtant réduit son déficit par sept en deux ans d’après le sénateur Ronan Le Gleut qui interroge le Ministre à ce propos dans une question écrite. Ils sont nombreux les élus nationaux ou locaux à s’être mobilisés en vain pour défendre ce lieu dédié à l’apprentissage de la langue française et à la promotion de notre culture nationale.
Les élus consulaires, François Ralle Andreoli en tête, ont regretté une fermeture qui laisse 26 employés sur le carreau. L’ex candidat à la législative de 2017 s’est élevé contre le manque de solidarité entre Instituts, les grands centres comme Madrid ou Barcelone devant selon lui aider les plus petits comme Valence ou Bilbao. La conseillère consulaire à Madrid Annick Valdecabres et les employés de l’institut ont interpellé l’opinion publique à travers une pétition adressée au président de la République qui a recueilli plus de 6000 signatures. Le maire de Valence a lui même fait part de ses réserves face à cette décision qui va priver la ville d’un outil précieux dédié à la coopération entre deux nations culturelles fortes.
Un potentiel ignoré
Avec 750 élèves par an en moyenne avant la pandémie, 1 000 inscrits à la médiathèque, 1300 candidats annuels aux examens officiels de français des diplômes d’études en langue française (DELF) et des diplômes approfondis de langue française (DALF), l’Institut français de Valence n’était pourtant pas un cancre et possédait une activité soutenue. Mais depuis une vingtaine d’années la logique d’autofinancement imposée aux instituts dans le monde provoque des dégâts et des réorganisations. Quand « il suffisait » il y a une dizaine d’années d’autofinancer les activités d’un institut avec 50% de ressources propres, le plus souvent issues des cours de français et du mécénat, la barre est désormais mise à 60 à 65 pour-cent d’autofinancement exigé.
Les « réorganisations » ou fermetures voilées sont nombreuses. L’arrêt des cours de français dans le prestigieux Institut français d’Autriche avait provoqué de profonds remous en 2006 et une mobilisation politique forte qui avait permis le maintien d’activités culturelles. Mais aujourd’hui tous les instituts culturels semblent potentiellement dans le viseur dès lors qu’ils n’affichent plus de performances économiques suffisantes. En 2013 la fermeture et la vente de la maison de France à Berlin est annoncée. La France occupe depuis 1950 ce bâtiment et l’émotion sera suffisamment forte et la mobilisation large pour faire ajourner ce projet. Mais en 2014 c’est la fermeture de lIinstitut français de Praia au Cap Vert qui est annoncée. Depuis les instituts de Séville de Porto ou de Venise ont subi réorganisations et réaménagements pour se voir transformés en simples centres de langues ou en Alliance française aux moyens plus limités.
La France, grande nation culturelle avec son double réseau d’instituts et d’Alliances rayonnant sur cinq continents s’est lancée dans une entreprise de rationalisation de ses emprises et de ses activités en réduisant parfois très nettement la voilure.
« Soft Power Français » ?
Tous les Ambassadeurs ne possèdent pas la sensibilité au « Soft power Français » qui fait des instituts des vitrines culturelles majeures utiles pour toucher un public large et diversifié bien au delà de la diplomatie traditionnelle.
La DGM, direction de la mondialisation à Paris, est souvent vue comme une direction atypique où l’on va à reculons. Cette grande direction de coopération assure la tutelle et la gestion des moyens de ce réseau. Les instituts sont parfois mal défendus et la rivalité avec le réseau des alliances est parfois génératrice de tensions et incompréhensions.
La pandémie semble s’éloigner malgré des risques de quatrième ou cinquième vague, la plupart des pays finalisent leur déconfinement. Les Français expatriés, eux, restent prudents et dans leur grande majorité, ils ont décidé de ne pas rejoindre la France cet été. Vaccination non reconnue (hors Europe), Pass sanitaire complexe, risques d’être mis en quarantaine au retour, les écueils sont potentiellement nombreux.
Les associations l’ont bien compris et cette année ils se mettent en quatre aux quatre coins du monde pour proposer aux Français de l’Etranger, fêtes et autres animations à l’occasion du 14 juillet.
Petit tour d’horizon des festivités.
Afrique
En Afrique, les liens avec la France sont forts et anciens. Mais parfois aussi marqués de mauvais souvenirs, les festivités sont donc souvent discrètes mais quelques évènements sont de tout de même organisés. Les mesures liées à la Covid ont aussi obligé à annuler de nombreuses festivités comme à Tunis.
Afrique du Sud
le village de Franschhoek, de l’afrikaans “coin des français” accueille à cette date un festival annuel présentant aussi la culture française, malheureusement il a été annulé. Cependant en Octobre, vous pourrez découvrir un nouvel évènement dédié en octobre.
Sénégal
L’occasion de la fête nationale, l’Ambassadrice de France invite la communauté française à une soirée dansante à l’Institut français le jeudi 14 juillet à partir de 20h30. L’entrée est libre et gratuite et est réservée au français et leur famille sur présentation d’une carte d’identité.
Asie
En Asie, le 14 juillet est devenu le « Parisien Day » ou le « French Day », l’occasion de mettre le continent en Bleu – Blanc – Rouge.
Australie
A l’occasion de la fête nationale française, de nombreux évènements seront organisés dans toute l’Australie. Le déconfinement est passé par là.. A Sydney, A Melbourne et un peu partout sur l’île continent, les Français feront du bruit. Rejoignez les !
L’UFE vous propose de célébrer la fête nationale française tous ensemble au sein de deux établissements bien connus à Hong Kong : le Pastis et le Boudoir. Ambiance franchouillarde, DJ set live et tarifs spéciaux vous seront proposés exceptionnellement dès 18h ce jour-là aux couleurs de la France.
la Fête Nationale est organisée ce week-end dans les Instituts Franco-Japonais de Tokyo et Kyoto. L’Institut Franco-Japonais de Tokyo propose un « Paris-sai » sous le signe du rock made in France-Japon avec le groupe Camille Vacherole et de l’accordéon-musette-électro avec Java, mais aussi des arts de la rue, des stands associatifs et gastronomiques et le Kampai de l’Ambassadeur. Tandis que l’Institut Franco-Japonais du Kansai propose, lui; un programme varié: Régions culinaires de France en fête, Spectacle «cosplay Versailles» de la troupe Tokyo Decadance, Grande Tombola, ambiance musicale «Guinchez-Guinchez»… Enfin l’Ambassade organise une célébration en petit comité (impératif de s’inscrire en amont) le 14 juillet.
Pour célébrer la Fête Nationale, la FACS Thaïlande vous convie le 14 Juillet 2021 à une journée festive qu’elle organise dans un cadre exceptionnel à Pattaya au Restaurant 3 Mermaids situé sur la colline de Phra Tamnak. Ils vous accueilleront à partir de 9h30 sur le site, la Cérémonie aura lieu à 10h30, elle sera suivie d’un repas sous forme de Buffet.
Aux USA, on ne présente plus le « Bastille Day » mais d’autres pays s’y essaient aussi.
Washington – USA
Dans la capitale américaine, le Comité tricolore (fédération d’associations françaises) et l’Ambassade de France vous convient à un dîner de charité. En effet, l’ensemble des bénéfices permettront de financer les actions des associations auprès de nos compatriotes en difficulté au pays de l’Oncle Sam. Vous pouvez donc vous joindre à eux s à l’ambassade de France le 16 juillet à 19h. Le thème de cette année est La Savoie – le cœur des Alpes françaises, une région magnifique et culturellement riche à découvrir. Il reste quelques places. Mets raffinés, animations prestiges transformeront ce dîner en merveilleux souvenir.
Pour la première fois à New York, le Consulat général de France à New York, l’Institut français Alliance française (FIAF) et le Comité des associations francophones (CAFUSA) organisent une célébration spéciale du 14-juillet à Central Park. Cette fête gratuite de la fête nationale française débutera à 18h30 ET le mercredi 14 juillet à SummerStage. Tout d’abord, un quintet de jazz avec en tête d’affiche la vocaliste Kavita Shah (dont la « dextérité étonnante avec les langages musicaux » a été saluée par NPR). Ensuite, un DJ set avec des extraits de films de la star Joachim Garraud (qui a collaboré avec David Guetta, Mylène Farmer et Kylie Minogue). La soirée se terminera par la projection de la comédie française de 2020 « Antoinette dans les Cévennes » avec la délicieuse Laure Calamy (Dix pour Cent).
Du 14 au 18 juillet, l’Institut Français du pays et le théâtre Timbre 4 organisent pour la deuxième fois une édition spéciale France du cycle Théâtre sans Théâtre. Pendant 4 jours il y aura beaucoup d’activités, spectacles, rencontres, on-line et même une fête pour célébrer la Fête nationale française. Le cycle a été conçu à partir de textes de dramaturgie française contemporaine. Le cycle compte aussi un spectacle du dramaturge argentin basé en France, Guillermo Pisani, Alli me ves? , à travers une diffusion gratuite sur Zoom.
En Europe, la circulation est plus aisée vers la France et pourtant les fêtes sont nombreuses.
Allemagne
Comme lannée précédente, l´UFE BERLIN célèbrera la Fête Nationale française et l´amitié franco-allemande le 14 juillet 2021de 17.30 à 21.30 au Mess (Casino) de la Caserne Julius-Leber, Kurt-Schumacher-Damm 41, 13405 Berlin. Autour d’un menu estival (salades et antipastis, grillades et frites et dessert – eau, jus de fruit, bière et café), tout l’équipe de l’UFE Berlin vous accueillera.
Les ambassadeurs emlyon alumni à Londres sont très heureux de vous convier à un afterwork placé sous le signe de la convivialité. Cette soirée sera l’occasion de fêter la fête nationale autour d’un apéritif-dinatoire et d’échanger sur l’animation de notre communauté pour les mois à venir. Retrouvez-les le mercredi 14 Juillet a partir de 18h30 sur la terrasse du Pergola Paddington. Votre inscription comprend une boisson et un assortiment de tapas. Nous avons réservé 3 tables. Cet événement est limité à 24 personnes. Inscrivez-vous sans attendre!
Le Pont de la Tour est une destination luxueuse au bord de la Tamise avec des vues emblématiques sur la ville et le pont Tower Bridge. Ce restaurant combine une cuisine française traditionnelle, mais innovante, avec un personnel compétent et sympathique. Le design réfléchi, évoque le chic parisien des années 1930.
Selon une responsable du restaurant, Le Pont de la Tour “propose un menu composé de trois plats, servi du lundi au dimanche de la semaine prochaine, pour un prix de £55. Pour le mercredi 14 juillet, un musique live sera organisé. Malheureusement, nous n’avons pas le même événement que les années précédentes à cause du Covid. Mais en ce moment, nous avons des réservations pour 60 personnes et cela change tous les jours. Avant, c’était différent, car nous faisions un événement ponctuel avec 100 personnes. Malheureusement c’est impossible aujourd’hui, les clients seront assis. C’est pourquoi nous vous conseillons de réserver une table surtout si vous voulez être assis dehors. Actuellement, vous pouvez réserver pour vous asseoir à l’extérieur, mais cela se remplit assez rapidement.”
Adresse: 36D Shad Thames, London SE1 2YE
Dans le West End de Londres
Le Garrick
Ce restaurant emblématique se situe entre Leicester Square et Covent Garden.
Une serveuse nous a informés que Le Garrick “aura un menu le 14 juillet. Nous avons nos plats populaires comme la soupe à l’oignon et le coq au vin. Ce sera ce genre de plats qui sera suggéré à nos clients.Et, pour les desserts nous proposerons la crème brûlée et la tarte au citron. Pour deux plats, le prix sera de £25 avec une eau de vie à la fin du repas. Pour trois plats ce sera £30. De ce fait, le restaurant vous recommande de réserver, car ils risquent d’être complets.”
Adresse: 10-12 Garrick Street,London WC2E 9BH
Brasserie Zédel
Ce restaurant situé dans le quartier de Piccadilly Circus ressemble à une brasserie parisienne. Ce qui donne l’impression de se trouver à Paris.
Chaque année pour le 14 juillet, la salle à manger est remplie de clients célébrant la prise de la Bastille, portant des marinières et des bérets en profitant d’un « Menu Formule » gratuit.
Cette année, Brasserie Zedel fêtera à nouveau le 14 juillet avec toute la joie de vivre habituelle. Et pour assurer le respect de l’esprit dit : “Egalité”, ils ont ouvert un système de scrutin pour attribuer les réservations. Malheureusement il est trop tard pour réserver.
Selon la Brasserie, “ pour le dîner du mercredi 14 juillet, tous ceux qui parviendront à nous rejoindre, devront porter une chemise bretonne à rayures et un béret (moustaches facultatives, mais encouragées !), pour un dîner gratuit de 3 plats avec du vin.”
Mais vous pouvez sans doute venir le jour même profiter de l’occasion en espérant pouvoir trouver une table.
Adresse: 20 Sherwood Street, London, W1F 7ED
Autriche
Les associations ADFE – Français du monde, UFE Autriche, Club du mardi, WIM et Club VIE Autriche, en coopération avec le bar le Pastis vous invitent au Summerstage pour célébrer ensemble la fête nationale du 14 juillet! Au programme: le désormais traditionnel concours de pétanque (inscriptions à partir de 16h00), un espace enfant avec trampoline, pêche à la ligne et chamboule-tout et un barbecue. Nous ferons griller les chipos et merguez près du terrain de pétanque. Le dress code est simple, venez en bleu, en blanc ou en rouge!
En Belgique, pas de fête pour les Happy fews, cette année l’Ambassade y a renoncée. Par contre à Liège, les Amitiés Françaises vont pouvoir, de nouveau, vous proposer leurs bals mais leurs feux d’artifice sont encore remisés.. Dans la ville, la plus française de Belgique, on vous attend pour participer aux bals populaires, au marché gaulois et pour dîner entre francophiles.
Du fait des mesures pour lutter contre la pandémie, les célébrations de la fête nationale en présence des autorités françaises et italiennes seront diffusées en ligne, et accessibles à tous depuis internet sur le compte Facebook de l’Ambassade, le 14 juillet à compter de 18h30.
L’UE est confrontée à une multitude de règles de voyage, et ce, malgré l’existence d’un certificat européen numérique Covid pleinement opérationnel, ont averti les députés européens, tout en appelant à des mesures harmonisées au lieu de restrictions nationales.
« L’idée était de relancer Schengen, de rétablir la confiance entre les citoyens et les États membres afin qu’ils puissent se sentir à nouveau en sécurité pour voyager », a déclaré le législateur espagnol Juan Fernando Lopez Aguilar lors de la session plénière du mercredi (7 juillet).
Certificats numériques
Plus de 200 millions de certificats numériques ont déjà été émis par les États membres dans la semaine qui a suivi son lancement officiel le 1er juillet. Cependant, les députés européens ont exprimé leur déception quant à ce déploiement.
« Je pense que la Commission a tenu ses promesses, que le Parlement a tenu ses promesses […] et que les États membres ont suivi leur propre voie », a estimé Sophie in ’t Veld, députée européenne néerlandaise et membre du groupe Renew Europe, lors de la session plénière.
« L’encre n’avait pas encore séché sur l’approche commune et les États membres ont à nouveau suivi leur propre voie. Maintenant, nous avons à nouveau affaire à un méli-mélo de règles nationales », a-t-elle ajouté.
Les législateurs ont déploré le manque de précision dans les informations relayées. L’eurodéputée néerlandaise Tineke Strik a affirmé que « non seulement les États membres inventent leurs propres règles, mais il y a aussi un énorme manque d’informations claires. Les citoyens sont totalement confus et incertains ».
Frein d’urgence
Les États membres ont le droit d’utiliser le mécanisme de frein d’urgence qui a été convenu lors des négociations interinstitutionnelles. Ce mécanisme leur permet aux d’adopter des restrictions supplémentaires en matière de voyage, telles que la quarantaine, l’auto-isolement ou les tests, si nécessaire, pour préserver la santé publique.
Ces mesures doivent être notifiées aux autres États membres et à la Commission au moins 48 heures à l’avance. Elles doivent également être communiquées aux citoyens, de manière claire et dans un délai de 24 heures.
Le variant Delta
L’arrivée du variant Delta a poussé les États membres à reconsidérer l’imposition de restrictions supplémentaires concernant les voyages. L’Allemagne avait précédemment contraint les voyageurs en provenance du Portugal à une quarantaine de 14 jours, mais a depuis assoupli à nouveau les restrictions.
Le variant Delta s’est avéré être le plus dangereux et le plus contagieux de toutes les souches du coronavirus jusqu’à présent. Il domine déjà au Royaume-Uni et au Portugal et devrait être responsable de 90 % des infections en Europe d’ici le mois d’août.
Le Commissaire à la justice Didier Reynders a rappelé à la session plénière que les pays de l’UE peuvent imposer des restrictions supplémentaires : « Il ne peut être exclu que certains États membres réimposent des restrictions, dans les cas où la situation épidémiologique dans un autre État membre s’aggrave rapidement, notamment à la suite d’un variant préoccupant ».
Les parlementaires ont convenu que des mesures supplémentaires devraient être prises pour endiguer la propagation du variant, mais dans le cadre d’une action commune plutôt que de restrictions nationales. Ils ont appelé à protéger la santé nationale d’une manière non discriminatoire et proportionnée.
Sophie in ’t Veld a souligné que « le variant Delta circule et qu’il est donc évident que des mesures doivent être prises, mais elles doivent être prises sur une base européenne harmonisée, et non sur une base nationale ».
M. Reynders s’est assuré à la plénière que la Commission plaide pour une approche coordonnée et une levée progressive des restrictions : « Bien évidemment, nous voulons éviter toute action disproportionnée ou mesure discriminatoire. Et bien sûr, nous voulons éviter toute interdiction de voyager ».
Certains pays souhaitent y adhérer
Tous les États membres ainsi que l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège se sont connectés à la plateforme de l’UE. Toutefois, sept États membres n’ont toujours pas commencé à délivrer les trois types de certificats. Les certificats entièrement mis en œuvre doivent attester qu’une personne a été vaccinée contre le coronavirus, qu’elle a eu un résultat négatif récent ou qu’elle s’est remise de l’infection.
Les pays qui accusent un retard sont la Slovaquie, la Finlande, le Danemark, la Suède, Malte, l’Irlande et l’Espagne.
« Il s’agit d’un phénomène limité et temporaire, qui fait partie de la période d’introduction progressive »
M. Reynders, Commissaire européen à la Justice
Dans l’intervalle, des pays extérieurs à l’UE souhaitent se joindre au système européen.
Le commissaire a fait savoir que l’UE travaillera avec les partenaires internationaux qui souhaitent joindre leurs certificats Covid-19 au système de l’UE s’ils partagent les mêmes principes fondamentaux de sécurité et de protection des données.
La Suisse devrait être le premier pays à rejoindre le système européen, tandis que des « discussions concrètes » sont en cours avec Andorre, l’Australie, le Canada, la Malaisie, la Moldavie, Monaco, le Maroc, la Nouvelle-Zélande, Saint-Marin, Singapour, l’Ukraine, le Royaume-Uni et les États-Unis.
Au printemps 2020, sous la pression des sénateurs, le gouvernement d’Emmanuel Macron, avait débloqué en urgence 240 millions d’euros pour les expatriés, le plan « SOS-COVID« . La principale bénéficiaire fut l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger (AEFE), près des 3/4 des montants lui furent alloués.
En effet, avec les conséquences économiques de la Covid-19, les parents ne pouvaient plus payer les mensualités dues aux établissements scolaires. Afin d’assurer le maintien des cours, le salaire des professeurs et l’entretien des lieux, l’AEFE avait besoin de fonds en urgence. Les consulats, les Alliances Françaises ainsi que les Instituts ont aussi été bénéficiaires de cette enveloppe. Il restait cependant près de 50 millions à distribuer aux expatriés dans le besoin au cours de l’année 2020.
Un premier transfert sur le budget 2021
Fin 2020, au premier bilan, la consternation était de mise. Moins de 5 millions d’euros avaient été distribués. La cause, un dossier administratif lourd et complexe à fournir pour obtenir une faible allocation ponctuelle ! Les Français s’étaient détournés du dispositif.
En janvier 2021, une nouvelle fois alerté par les sénateurs, Jean-Baptiste Lemoyne, Secrétaire d’Etat aux Français établis hors de France, avait procédé à un premier ajustement des critères et s’était engagé à ce que les budgets non dépensés soient conservés pour l’exercice 2021 et non remis au budget général de l’Etat comme les règles comptables publiques l’imposaient.
Des conditions assouplies
Pour être éligible à cette aide, il « suffit » d’être Français résidant à l’étranger, inscrit au registre des Français établis hors de France et justifier d’une perte de revenus en raison de la crise du coronavirus.
Le demandeur peut bénéficier du secours occasionnel de solidarité même s’il bénéficie déjà d’aides publiques locales, d’aides associatives ou d’aides familiales et amicales.
Une fois le dossier validé, l’allocation est versée mensuellement et jusqu’à 6 fois.
De nombreux Français non informés
Malgré ces nouvelles dispositions, la grande majorité des fonds n’a toujours pas été distribuée. Les élus consulaires, dans une lettre qui sera envoyée le 13 juillet 2021 à Jean-Baptiste Lemoyne, indiquent que seulement 12 millions d’euros auraient dépensés.
N’étant pas informés, sur les sites des consulats, la disposition est le plus souvent cachée au fin fond des limbes du net, les Français se sont débrouillés et ce alors que des fonds étaient disponibles.
Augmenter les aides
Certains nouveaux élus locaux ont donc décidé de réagir. Ils ont mis en ligne un document ouvert à tous les conseillers consulaires. Ils désirent réunir un maximum de signatures avant d’envoyer le courrier. Leur objectif est de modifier la position du gouvernement qui compte bien récupérer les sous à la fin de cet exercice comptable (31 décembre 2021).
Les Conseilles consulaires proposent deux pistes pour permettre à ce dispositif d’atteindre son objectif soit soutenir les Français expatriés. Pour cela, ils invitent le gouvernement à :
augmenter le montant mensuel de l’aide par foyer. Cela permettrait par ailleurs que cette aide soit plus en adéquation avec le niveau de vie de chaque pays.
la réattribution des fonds non consommés à l’exercice 2022
Vous pouvez consulter la lettre et les élus signataires en cliquant ICI.
Les Européens veulent profiter de la prochaine réunion de l’Eurogroupe pour « rassurer » les Etats-Unis sur le projet de taxe numérique que veut mettre en place l’Union européenne afin de financer le plan de relance de l’UE, a indiqué mardi le ministre français de l’Economie, Bruno Le Maire.
« Nous recevrons (la secrétaire américaine au Trésor) Janet Yellen en marge de l’Eurogroupe (réunion des ministres des Finances de la zone euro, ndlr) lundi prochain, nous aurons l’occasion d’évoquer ce sujet avec elle, de la rassurer, de tenir compte des préoccupations des Américains et apporter les précisions nécessaires
le ministre Bruno Le Maire à la presse en amont de la prochaine réunion des ministres des Finances du G20 à Venise vendredi et samedi.
Financer les plans de relance
Pour financer le plan de relance européen de 750 milliards d’euros, les Européens ont prévu de mettre en place plusieurs nouvelles ressources, dont cette taxe sur le numérique.
Washington voit ce projet d’un mauvais oeil, estimant qu’il sera discriminant pour les géants américains comme Amazon, Google ou Facebook et qu’il risque de faire échouer les négociations en cours sur la réforme de la fiscalité des multinationales.
La semaine dernière, les Etats-Unis ont demandé à plusieurs pays européens de retarder le projet de taxe numérique dans le cadre d’une démarche diplomatique discrète.
« Il n’y a rien de dirigé contre les Américains et je souhaite que nous puissions lever les inquiétudes américaines là-dessus. Le projet européenn’a rien à voir avec la taxation des géants du digital (…) il s’agit de réfléchir à une taxe de toutes les activités digitales (…) y compris pour des entreprises de taille moyenne »
Bruno Le Maire, Ministre de l’Economie français
130 pays pour un minimum d’impôt à 15%
Après des années de négociations, 130 pays sont parvenus à un accord jeudi dernier sur la réforme du système de taxation des multinationales, prévoyant notamment un taux minimum d’impôt d’au moins 15%.
« Il faut maintenant parvenir à un accord politique (…) cet accord politique doit être entériné au G20 de Venise »
Bruno Le Maire, Ministre de l’Economie français
Trois pays européens – l’Irlande, l’Estonie et la Hongrie – n’ont pas adhéré à cet accord, remettant en cause l’adoption d’une future directive européenne, qui nécessite l’unanimité.
« Nous mettrons tout en oeuvre pour convaincre les Etats européens de se rallier à ce compromis », a indiqué Bruno Le Maire.
Les négociations doivent se conclure en octobre prochain au sein de l’OCDE.
Ni les listes transnationales, ni le système des Spitzenkandidaten pour les élections européennes ne seraient un « remède miracle » pour résoudre le « déficit démocratique » de l’Union européenne, d’après les sénateurs qui présentaient hier (6 juillet) un rapport d’information à ce sujet.
Le sénateur Jean-François Rapin (Les Républicains) et la sénatrice Laurence Harribey (Socialiste, Écologiste et Républicain) de la commission des affaires européennes se sont exprimés sur la proposition de listes transnationales et sur le système de Spitzenkandidaten.
Ce rapport d’information intervient alors que ces sujets sont au cœur même des débats qui traverseront la Conférence sur l’avenir de l’Europe, lancée officiellement le 9 mai dernier et dont l’un des objectifs est de réfléchir aux façons de rapprocher les électeurs des institutions européennes.
La très grande majorité des Européens (92 %) demande que la voix des citoyens soit « davantage prise en considération dans les décisions relatives à l’avenir de l’Europe », selon une enquête menée par la Commission européenne — sans compter que 45 % d’entre eux se disent « plutôt en faveur de l’Union, mais pas sous sa forme actuelle ».
Mais ni les listes transnationales, ni le système des Spitzenkandidaten ne parviendront à mettre fin au « déficit démocratique » de l’Union, d’après les sénateurs. Pire encore, ces « solutions trompe-l’œil » présenteraient même plusieurs risques.
Ils préconisent une « européanisation du scrutin » qui ne passerait pas par ces réformes. Ils invitent les futurs candidats aux élections à véritablement se saisir des enjeux européens dans leur campagne, tout en soulignant le rôle que les médias ont à jouer.
Une circonscription unique
« Il faut aller plus loin que la tenue parallèle de 27 élections nationales. Il faut créer une authentique circonscription électorale européenne, adossée à des listes transnationales qui font campagne sur des questions européennes et confèrent une visibilité aux partis politiques actifs à l’échelle de l’Union » appelait de ses vœux l’eurodéputé Domènec Ruiz Devesa (S&D) à l’occasion d’un webinaire en avril. Il est le rapporteur d’une initiative législative à ce sujet.
Cette première évolution institutionnelle consisterait à élire les députés européens, ou une partie d’entre eux, au sein d’une circonscription européenne unique. Pour ses défenseurs, cela permettrait d’« européaniser » mécaniquement la campagne.
Le rapport des sénateurs souligne qu’il s’agit d’un « serpent de mer depuis les années 1990 ». Plus récemment, Emmanuel Macron avait affiché son souhait de « créer des listes transnationales qui permettent aux Européens de voter pour un projet cohérent et commun » lors de son discours de la Sorbonne, et alors que la question de la redistribution des sièges britanniques vacants au Parlement européen se posait.
Mais les sénateurs français appellent à la prudence ; cela pourrait créer un déséquilibre entre les pays les plus peuplés et les moins peuplés, écrivent-ils, soulignant « la tendance des électeurs à privilégier les listes présentant des candidats de leur nationalité ».
Ils expliquent également que le caractère paneuropéen de l’élection engendrerait davantage de députés « hors sol ». « Ces élus auront pour territoire une circonscription de 450 millions d’habitants et n’auront concrètement de comptes à rendre qu’au parti qui les aura désignés », peut-on lire dans le rapport.
Enfin, M. Rapin note en conférence que cela nécessiterait une harmonisation des modes de scrutin alors que les traités européens fixent à l’heure actuelle un cadre général, mais accordent une certaine liberté à chaque pays quant à la manière de s’organiser.
Sans compter que « certains États membres se sont déjà prononcés très défavorablement », a-t-il ajouté. Une telle modification du processus démocratique de l’UE nécessiterait une unanimité du Conseil, l’approbation du Parlement européen et la ratification par chaque État membre.
Parlement européen à Strasbourg
Spitzenkandidaten
La seconde proposition envisagée pour renouer le lien entre les électeurs et les institutions serait la mise en place d’un système de tête de liste, ou Spitzenkandidaten selon la formule allemande. Au cours des dernières élections, ce principe a été déjà observé, avec plus ou moins de rigueur.
Lors de deux dernières élections européennes, en 2014 puis en 2019, c’est le Parti populaire européen (PPE) qui est arrivé en tête. En 2014, Jean-Claude Juncker, tête de liste du PPE, a été désigné à la tête de la Commission. Mais en 2019, Manfred Weber a été écarté au profit d’Ursula von der Leyen, issue également du PPE mais alors ministre allemande de la Défense.
La désignation du président, ou de la présidente, de la Commission est une prérogative du Conseil européen qui est néanmoins tenu de « tenir compte des élections au Parlement européen ». Certaines voix appellent ainsi à inscrire le système de Spitzenkandiaten formellement dans la procédure européenne pour qu’il soit respecté rigoureusement à chaque élection.
« Les avantages du système nous semblent relativement incertains », a nuancé Mme Harribey qui a souligné par ailleurs, en reprenant les arguments de ses défenseurs, qu’il existe également une « déconnexion entre le président ou la présidente et le reste de la commission » qui, eux, sont nommés par le président de la Commission, même si approuvés par le Parlement ensuite.
« Il n’y a pas de raison a priori de penser que le candidat du parti arrivé en tête dispose d’une majorité au sein du Parlement européen », note le rapport en précisant que « l’application du système des candidats tête de liste en 2019 aurait dû conduire à désigner Manfred Weber comme candidat à la présidence de la Commission, mais plusieurs observateurs estiment qu’il ne serait pas parvenu à réunir une majorité au Parlement européen ».
Face à la critique du manque de transparence du mode actuel de désignation du président de la Commission, les sénateurs font remarquer que le fonctionnement interne des partis politiques européens est, lui aussi, plutôt opaque.
Enfin, ils notent que, paradoxalement, la mise en place d’un système de candidats tête de liste pourrait renforcer l’impression que les voix des citoyens européens ne comptent pas. En dépit du rôle prépondérant de la Commission, sa fonction et ses pouvoirs ne correspondent pas tout à fait à ceux que l’on peut retrouver au sein du pouvoir exécutif de chaque état membre, au risque de décevoir les électeurs.
« En définitive, la mise en place de la circonscription unique et des candidats tête de liste conduirait à remettre la démocratie européenne entre les mains de partis politiques européens qui n’existent pas encore vraiment », conclut le rapport.
Les solutions numériques ont joué un rôle d’amortisseur de la crise sanitaire en permettant le maintien des liens professionnels, amicaux et familiaux, et à nombre de ménages d’acheter en ligne leurs courses. Le e-commerce, le click-and-collect, la livraison à domicile, le télétravail, l’école à distance n’ont été possibles qu’avec l’informatisation des ménages. Toutes les générations ont dû s’adapter en un temps record.
Les comportements digitaux ont, de ce fait profondément évolué, comme le souligne le Crédoc dans son dernier baromètre sur le numérique de 2021.
Le smartphone, un outil indispensable
En France, plus de huit personnes sur dix en sont désormais dotées (84 %, +7 points en an) pour la seule année 2020. Du fait de la nécessité de rester à la maison de longs mois, les ménages ont retrouvé le chemin du téléphone fixe qui depuis plusieurs années déclinait. 84 % des ménages en disposent d’au moins un (en hausse de 4 points en un an). Le double équipement téléphonique (mobile +fixe) repart d’ailleurs à la hausse, 79 % des Français sont maintenant doublement équipés (+3 points en un an). Quand toute la famille est à la maison, il est jugé utile de disposer de plusieurs options pour se connecter.
Le retour en grâce des tablettes
Après des années de stagnation, les tablettes ont été plébiscitées en 2020 avec un taux d’équipement en progression de 14 points. Désormais, 56 % des Français en possèdent une. Les tablettes constituent des écrans supplémentaires dans les foyers permettant de regarder de la vidéo, d’aller sur les réseaux sociaux et de lire la presse. Elles sont également utilisées pour regarder la télévision. Les ordinateurs familiaux étant destinés à l’école à distance ou au télétravail, les tablettes, moins coûteuses, offraient la possibilité de générer de nouveaux points d’accès au digital.
Petite percée des objets connectés
Les objets connectés, encore peu fréquents, connaissent néanmoins une forte progression. Ces objets peuvent être des montres, des enceintes, des réfrigérateurs, des fours, etc. reliés à Internet. Leur nombre a doublé en 2020. 23 % des ménages disposent d’un objet connecté en lien avec la santé (11 % en 2019). 20 % des personnes interrogées possèdent une enceinte connectée (9 % l’an dernier). 17 % ont de l’électroménager connecté (6 % l’an dernier), 15 % ont un objet connecté en lien avec la sécurité (contre 6 %), 14 % ont un objet dans le domaine de la domotique (5 % l’an dernier). 17 % possèdent une liseuse électronique.
Tous Internautes
Sans surprise, le nombre d’Internautes a augmenté en 2020, après une pause en 2019. 92 % des Français ont consulté Internet (+4 points) et 83 % l’ont fait de manière quotidienne (+5 points). À domicile, toutes les formes de connexion (avec un ordinateur ou un équipement mobile, par la connexion fixe ou mobile) progressent de 3 à 6 points. 85 % des ménages sont équipés d’Internet à domicile et de plus en plus en très haut débit (+10 points en un an, +21 points en trois ans).
Les Français se sont de plus familiarisées avec le digital. 82 % d’entre eux (soit 15 points de plus qu’en 2017) déclarent ne pas avoir de problème avec Internet. En 2007, ce taux était inférieur à 50 %. Au cours des douze derniers mois, 71 % des personnes interrogées ont accompli en ligne une démarche administrative (+5 points par rapport à 2019). La participation aux réseaux sociaux a augmenté de 7 points pour attendre 67 %.
9 % des Français ne disposent d’aucun point d’entrée vers Internet (ni ordinateur, ni tablette, ni smartphone) au domicile ou au travail.
L’ordinateur à la maison redevient une voie d’accès principale à Internet
L’usage déclaré de l’ordinateur à un rythme quotidien a fortement augmenté par rapport à 2019. Deux tiers des Français ont allumé leur ordinateur au moins une fois par jour (+19 points). Le télétravail explique cette croissance. Les achats en ligne y contribuent également. Pour la première fois, l’ordinateur passe même devant le smartphone comme équipement utilisé le plus souvent pour se connecter à internet (43 % contre 41 % pour le smartphone). La tablette (26 %) et le téléphone fixe (24 %) gagnent 5 points d’usage quotidien, l’utilisation régulière de l’enceinte connectée est multipliée par deux.
Le développement logique du e-commerce
Pour le commerce en ligne, la France était à la traine par rapport à ses partenaires européens. La forte densité de commerces et de centres commerciaux et une méfiance à l’égard du paiement en ligne expliquaient cette spécificité française. En un an, le nombre d’acheteurs en ligne est passé de 62 à 76 % des personnes. 11 % des personnes ayant acheté en ligne l’ont fait au moins deux fois par semaine, contre 6 % en 2018. Près d’un acheteur sur deux se fait livrer au moins une fois tous les mois, contre un sur trois auparavant. 44 % des ménages ont vendu des biens ou des services sur Internet (29 % le faisaient en 2015). Les acheteurs en ligne ont plus de chance d’être également des vendeurs (55 %, +11 points par rapport à l’ensemble de la population).
Le monde des applications et des visioconférences
En 2020, plus de 66 % des Français ont téléchargé au moins une application (gratuite ou payante), contre 48 % en 2016. 45 % des sondés déclarent avoir utilisé au moins une fois des applications de visioconférence pour travailler ou voir des connaissances.
Les messageries avant le téléphone
Les Français utilisent de plus en plus les messageries au détriment du téléphone. 70 % se sont servis des messageries instantanées au cours de l’année 2020 (+8 points). Pour passer des appels, les Français recourent également aux messageries (60 %, +9 points). Les générations de moins de 40 ans utilisent massivement les messageries pour communiquer et délaissent le téléphone à la différence des plus de 60 ans.
Les liseuses en progrès
Si jusqu’à présent, la lecture de livres numériques était assez marginale en France, elle a progressé surtout en lien avec la fermeture des librairies lors du premier et du deuxième confinements. Elle est désormais adoptée par 17 % des sondés (deux fois plus qu’en 2015). Pour près d’un cinquième des Français, elle est amenée à remplacer le livre physique.
Le retour de la télévision en période de confinement
L’usage de la télévision qui était en baisse depuis plusieurs années, en particulier chez les jeunes générations, a retrouvé des couleurs. 30 % de la population a passé plus de 3 heures par jour devant un poste de télévision (24 % en 2018). Les allocutions présidentielles, du premier ministre et du directeur de la santé pour faire le point sur la situation sanitaire et les mesures prises – toutes télévisées – ont été particulièrement suivies, surtout lors du premier confinement. 50 % des Français ont consacré plus de deux heures par jour à Internet en moyenne (42 % en 2018). Deux-tiers des Français contre moins d’un sur deux en 2018 regardent des vidéos en streaming. 95 % des Français ont au moins un téléviseur, 52 % n’en ont qu’un. 75 % des Français ont, dans le foyer, une box permettant de regarder la télévision. 73 % des sondés regardent en direct ou en rediffusion des émissions de télévision sur un poste de télévision à domicile grâce à leur connexion fixe. Pour les vidéos payantes, le poste de télévision reste également le support privilégié : le visionnage de vidéos payantes par abonnement se fait plus souvent sur un téléviseur (42 %) que sur un autre support (26 %).
En revanche, les vidéos gratuites sont regardées avant tout sur un smartphone, sur une tablette ou un ordinateur plutôt que sur un poste de télévision. Une personne sur deux regarde des émissions de télé grâce au réseau mobile (51 %) ou des vidéos sur des plateformes gratuites de streaming (50 %).
Le télétravail adopté
Durant les confinements, un adulte sur trois a télétravaillé, 30 % ont suivi la scolarité des enfants ou les ont aidés à suivre les cours en ligne, et un sur quatre a réalisé une consultation médicale en ligne. Selon l’enquête 2021 du Crédoc, les Français apprécient de pouvoir travailler à domicile et sont favorables à une meilleure conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale. 58 % des Français souhaitent une extension du télétravail après la crise.
Du fait des contraintes liées notamment à la gestion des enfants imposées par la crise sanitaire, les plages horaires dévolues au travail peuvent évoluer. Le sentiment que l’usage des nouvelles technologies pour des besoins professionnels en dehors des horaires et milieux de travail habituels empiète trop sur la vie privée recule de 10 points (passant de 33 % en 2017 à 23 % cette année).
Le droit à la déconnexion est peu appliqué dans les faits. 34 % des salariés travaillent dans une entreprise qui n’a pas adopté de charte sur ce sujet et parmi ceux qui sont couverts, seuls 7 % précisent que l’effectivité de ce droit est très limitée.
Les Français moins méfiants vis-à-vis d’Internet
En raison d’une utilisation plus importante et peut être du règlement général de protection des données, les Français sont moins anxieux que dans le passé face à Internet. Les craintes liées au manque de protection des données personnelles sur Internet ont diminué de 14 points en 2020 et ne concernent plus que 26 % des Français. L’exploitation des données personnelles demeure un sujet d’inquiétude pour 10 % des Français. 29 % des usagers auraient ainsi éteint leur téléphone mobile pour éviter d’être tracé (+12 points par rapport à 2014) et 66 % auraient renoncé à un achat par manque de confiance au moment du paiement (+7 points).
20 % des personnes interrogées regrettent d’avoir publié ou écrit des choses concernant leur vie privée sur Internet (8 % en 2014, +12 points) et 29 % ont déjà été gênées que certains éléments de leur vie privée figurent sur Internet (19 % en 2014, +10 points).
Les Français restent méfiants sur les effets à long terme des ondes sur leur santé mais en sept ans, un recul de 10 points est constaté.
La problématique environnementale, un défi à relever
La problématique environnementale de l’usage du digital progresse. En 2008, 58 % des Français estimaient que les ordinateurs et Internet étaient une chance pour l’environnement, en 2020, ils ne sont plus que 38 % à le penser.
Les Français préfèrent acheter leur smartphone neuf (83 %). 84 % affirment en détenir un de moins de trois ans. Plus d’une personne sur deux a conservé son ancien appareil, le plus souvent au motif que l’appareil peut encore servir (dans 52 % des cas). 41 % des personnes interrogées disposent, dans leur foyer, d’au moins un smartphone non utilisé (23 % en ont même plusieurs). 34 % ont au moins un poste de télévision hors d’usage et 26 % une box.
Par l’effet noria des générations et par son caractère incontournable, Internet est désormais utilisé par la quasi-totalité de la population tant pour réaliser ses démarches administratives, acheter en ligne, travailler que pour se distraire. En une vingtaine d’années, ses usages se sont multipliés. La crise sanitaire a donné un coup d’accélérateur. De nouveaux secteurs sont entrés dans le champ du digital, tels que l’école ou la médecine. La croissance du numérique devrait rester vive au regard du retard qu’avait la France en la matière. Le e-commerce représentait moins de 10 % du chiffre d’affaires du commerce de détail en France avant la crise. Ce taux a dépassé 13 % en 2020. Il est fort probable qu’il atteindra entre 15 et 18 % dans les prochaines années. La révolution du télétravail pourrait modifier les structures des entreprises tant au niveau des locaux qu’au niveau de l’organisation des tâches.
C’est avec un peu de retard que s’ouvre le 74e Festival international du film de Cannes. En cérémonie d’ouverture et de clôture, l’actrice et réalisatrice américaine Jodie Foster et le réalisateur italien Marco Bellocchio seront récompensés de la Palme d’or d’honneur pour l’ensemble de leur carrière. Et en attendant le résultat des autres prix décernés aux films en compétition, TV5MONDEplus vous propose de découvrir des émissions et des documentaires consacrés à l’événement. Suisses, Belges, Français, Canadiens, tout le monde aime Cannes.
Arrivée du jury à la cérémonie d’ouverture du 74ème Festival de Cannes.
Le monde racisé du cinéma français
Le réalisateur Blaise Mendjiwa explore les questions du manque de diversité et du cantonnement des acteurs noirs à des rôles stéréotypés dans le cinéma français, ainsi que la fabrique de la représentation des Noirs dans l’imaginaire.
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Oui Cannes
Le documentaire Oui Cannes met en lumière la présence exceptionnelle des artisans du cinéma canadien à la 72e édition du Festival de Cannes. Animée par Catherine Beauchamp, cette émission spéciale s’intéresse aussi plus globalement au succès international que connaît le cinéma québécois ces dernières années.
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Marthe Keller, du mur de Berlin à Hollywood
Chaque jour, Marthe Keller marche. Et en marchant, l’actrice se souvient. Elle se souvient de son enfance en suisse, de son adolescence à Berlin face au mur sinistre. Elle repense à la passion qu’elle a portée à Philippe de Broca ou au comédien Al Pacino
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Jean-Marie Poiré, juste une mise au point
Un portrait du réalisateur français Jean-Marie Poiré, qui a rencontré le succès avec Le père Noël est une ordure, Papy fait de la résistance, ou encore Les Visiteurs. Entre ses petites touches d’humour et ses multiples anecdotes éclairantes, ce docu intéresse sans peine. Jean-Marie Poiré est un intervenant que l’on écoute avec plaisir.
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Les archives de l’émission suisse culte : Spécial Cinéma
Martin Scorsese, Woody Allen, Alain Delon, Marcello Mastroianni, Isabelle Adjani… Christian Defaye a reçu les plus grandes stars du cinéma dans l’émission SPECIAL CINEMA qui fit les grandes heures de la TSR entre 1974 et 1995. Retrouvez ces précieux entretiens. Entre confessions intimes des comédiens et immersions dans l’univers des plus grands cinéastes.
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Vous pouvez aussi en profiter pour regarder parmi les 5000 heures de programmes disponibles gratuitement sur TV5MONDEplus dont une sélection de films récompensés à Cannes.
Des réformes avaient compliqué l’accès aux soins des Français de l’Etranger, en effet, dans le cadre normal il faut avoir cotisé plus de 15 ans pour prétendre à des droits sociaux en France. Avec la pandémie Jean-Baptiste Lemoyne avait annoncé le vote d’un amendement gouvernemental permettant la prise en charge des expatriés rentrés en France définitivement sans délais de carence. Pour rappel, sans droits sociaux, il faut attendre 3 mois pour obtenir la solidarité nationale.
30 septembre 2021
Cette disposition était valable à l’origine jusqu’en aout 2020, depuis il a été prolongé de nombreuses fois. Et heureusement, ce fût encore le cas il y a quelques jours. La suspension du délai de carence pour l’affiliation à l’assurance maladie et maternité est désormais actée jusqu’au 30 septembre 2021.
Comment en bénéficier ?
Si vous rentrez en France d’une longue période d’expatriation, il y a de fortes chances que vous ne disposiez plus d’aucun droit en France lors de votre arrivée. Comme on vient de le voir, dans la situation classique, il vous faudrait attendre 3 mois pour faire appel aux programmes de solidarité de la Caisse maladie et de maternité.
Il faut donc faire appel aux mesures prises par le gouvernement pour pouvoir être prise en charge immédiatement, surtout si on rentre suite à la Covid-19 ou toute autre maladie. Parfois faut aussi pouvoir assurer le suivi médical des plus jeunes. Pour pouvoir donc être pris en charge immédiatement par la Caisse d’Assurance Maladie du département où vous résidez désormais (même de façon provisoire), il faut remplir un formulaire disponible en suivant ce lien. Il faudra le remettre à un des guichet de la caisse dont vous dépendez.
Une fois les démarches accomplies, vous recevrez votre ou vos carte vitales. N’oublie pas que vous pouvez anticiper en prenant contact avant votre retour avec votre caisse et en lui faisant parvenir le document pré-rempli.
La liste française des pays classés « vert, orange ou rouge » en fonction de leur situation sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 évolue de nouveau : Oman, République Démocratique du Congo et Zambie ont désormais rejoint 21 autres nations depuis lesquelles les passagers des vols vers la France sont soumis à de strictes mesures sanitaires. Nous vous proposons à la fin de l’article un tableau récapitulatif et une carte.
Pays en rouge : motifs impérieux obligatoires pour tous
Mise à jour le 1er juillet 2021, en même temps que le déploiement à l’échelle du continent du nouveau passeport sanitaire de l’Union européenne, la liste rouge des autorités françaises s’est enrichie de trois nouveaux pays « dans lesquels une circulation active du virus est observée avec une présence de variants préoccupants ». Les passagers au départ d’Oman (avec la compagnie aérienne Oman Air, plus Air France l’hiver prochain), de RDC (AF dessert Kinshasa depuis Paris-CDG) et de Zambie (pas de vol direct entre Lusaka et la France) devront donc justifier d’un motif impérieux pour voler vers les aéroports français, présenter à l’embarquement le résultat négatif d’un test PCR ou antigénique, passer un test antigénique à l’arrivée et passer par la case isolement (engagement de 7 jours pour les vaccinés, contrôlé pendant 10 jours pour les non-vaccinés).
Ces mesures très restrictives s’appliquent déjà pour les vols en provenance d’Afghanistan, Afrique du Sud, Argentine, Bahreïn, Bangladesh, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Costa-Rica, Inde, Maldives, Namibie, Népal, Pakistan, Paraguay, Russie, Seychelles Sri Lanka, Suriname et Uruguay. Trois de ces pays (Namibie, Russie et Seychelles) avaient rejoint cette liste rouge durant la deuxième quinzaine de juin.
Vert : Vaccination ou test PCR
Pas de changement en revanche pour la liste verte des pays « dans lesquels aucune circulation active du virus n’est observée et aucun variant préoccupant n’est recensé ». Elle comporte compte toujours 19 nations : l’Albanie, l’Arabie Saoudite, l’Australie, la Bosnie, le Canada, la Corée du Sud, les États-Unis, Hong-Kong, Israël, le Japon, le Kosovo, le Liban, la Macédoine du Nord, le Monténégro, la Nouvelle-Zélande, la Serbie, Singapour, Taïwan et le Vanuatu.
Orange : Vaccination obligatoire
Rappelons que la liste orange inclut tous les autres pays, où on observe « une circulation active du virus dans des proportions maîtrisées, sans diffusion de variants préoccupants » (la Turquie par exemple est récemment passée de rouge à orange). Seules les personnes vaccinées peuvent venir en France , elles doivent aussi présenter un test PCR négatif.
Ces trois listes concernent uniquement les voyages vers la France : la réciprocité n’est pas assurée, dépendant de chaque gouvernement étranger (Canada, Japon et USA par exemple n’ont toujours pas rouvert leurs frontières aux touristes français). Les conditions imposées par chaque destination peuvent être consultées sur le site du Ministère des Affaires étrangères.