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  • Législatives partielles : fin du vote en ligne

    Législatives partielles : fin du vote en ligne

    Les Français inscrits sur les listes électorales d’Amérique du Sud (IIème circonscription) ou du Maghreb, d’Afrique du Nord et de l’Ouest (IXème circonscription) et sur celle regroupant ceux installés dans le bassin Est de la Méditerranée étaient invités à participer à l’élection de leur député(e) via le mode de scrutin dit du vote en ligne. Vous n’avez pas pu faire entendre votre voix ? Ne vous inquiétez pas, il sera possible de voter samedi 01 avril dans un des bureaux de vote mis en place par les consulats en Amérique latine (IIème) et de même pour les deux autres circonscriptions le dimanche 02 avril. Un deuxième tour se tiendra le samedi 15 avril et le dimanche 16 avril 2023.

    3 élections annulées

    Le Conseil Constitutionnel a procédé à l’annulation des élections de la députée des Français d’Amérique du Sud (IIème circonscription) Eléonore Caroit (Renaissance) et du député des Français du Maghreb, d’Afrique du Nord et de l’Ouest (IXème circonscription) Karim Ben Cheïkh (Génération.s/ NUPES) et à celle du député des Français du bassin Est de la Méditerranée Meyer Habib (UDI/LR).

    Ainsi du vendredi 24 mars à midi (heure de Paris) jusqu’au mercredi 29 mars à midi (idem), les 282 000 électeurs inscrits pour le vote en ligne étaient appelés à anticiper leur choix via la plateforme dédiée sur le net.

    Elections législatives partielles

    Une participation décevante

    Ce jeudi, le Bureau de contrôle du vote en ligne, composé de fonctionnaires et d’élus consulaires ainsi que de représentants des candidats, a communiqué les chiffres de participation au vote en ligne.

    La déception est à la hauteur des espoirs, dans le meilleur des cas celle-ci a atteint 10%.

    Dans le détail, elle fut de 9,15 % dans la IIème circonscription avec 6 303 votants. Dans la VIIIème, c’est là qu’elle fut la plus importante, avec des pointes en Italie (17% à Rome, près de 18% à Milan), elle s’élève à 10,84% avec 12 206 votes comptabilisés. Enfin c’est la IXème qui ferme la marche avec 8,11% et 8 158 électeurs qui ont participé via la plateforme en ligne.

    Colombie et Tunisie dans la ligne de mire

    Dans la VIIIème, on a pu noter quelques problèmes, pour la candidate Renaissance Déborah Asbiror – De Lieme, c’est surtout la faible communication des consulats qui a posé problème. De nombreux retours des électeurs sont liés à l’absence de mise à jour des données de contact (pour recevoir l’identifiant et le mot de passe) dans les délais impartis et finalement peu connus des personnes concernés. Pour l’équipe de Meyer Habib, comme nous l’a rapporté son directeur de campagne, on regrette que les identifiants aient souvent été classés comme spam, empêchant les électeurs d’y accéder facilement. Mais globalement, pour les candidats, l’élection s’est déroulée dans de meilleures conditions qu’en juin 2022.

    Par contre, dans la IXème circonscription, on grince un peu plus des dents. Si le Ramadan peut expliquer le faible score de la participation, comme nous le rappelle Grégory Zaoui, l’outsider de la campagne, certains alertent sur la situation en Tunisie.

    Dans ce pays, pourtant parmi les premiers participants lors des précédents scrutins, moins de 4% des électeurs ont pris part au vote en ligne pour ce premier tour. La non-réception des abonnés au premier opérateur tunisien des SMS contenant le mot de passe pour voter est pointé du doigt. Le spectre de l’annulation plane de nouveau sur cette circonscription.

    Autre pays qui pose problème mais cette fois dans la IIème circonscription : la Colombie. Là aussi des problème de réception de SMS ont été rapportés. Sans oublier les Bahamas, là aucun électeur n’a reçu ses codes et les quelques participants ont dû jouer avec le support technique pour obtenir leurs codes par des moyens connexes. Mais dans l’archipel, il n’y a que 149 électeurs, il y a donc peu de chances que cela entraîne une annulation. Tout va dépendre de l’écart entre les participants lors de la publication des résultats dimanche soir, la Colombie va-t-elle faire tomber le vote en ligne ? Mais Elénonore Caroit, candidate pour Renaissance, veut croire au sursaut démocratique comme elle nous l’indiquait ce jeudi en fin de journée.

    « J’espère que les électeurs se mobiliseront pour le vote à l’urne« 

    Eléonore Caroit, candidate pour le parti présidentiel Renaissance dans la deuxième circonscription

    Cependant Frédéric Schauli, membre de l’AFE et du Bureau de vote électronique, tient à préciser que le  » nombre de personne ayant contacté l’assistance n’a pas été énorme que cela soit en Tunisie ou en Colombie« . Une information qui permet de relativiser l’impact de ces défaillances, les électeurs n’étaient peut-être tout simplement pas intéressés ou informés de l’élection. Surtout que pour l’instance de contrôle « l’assistance est très réactive et il est important de la contacter en cas de soucis pour permettre de corriger en cas de dysfonctionnement avéré« .

    « Oui peut-être que les taux de participation ont été plus faibles, mais aucune corrélation n’a pu être faite« 

    Frédéric Schauli, membre de l’AFE et du Bureau de vote électronique

    Par ailleurs, il tient à saluer « l’action du ministère et de la DFAE pour aider et accompagner les personnes ayant des soucis de vote« .

    Fin du vote en ligne ?

    Car c’est bien l’autre enjeu de ce scrutin ! Car si une deuxième fois en quelques mois, une élection serait annulée du fait du vote en ligne, quel avenir pour ce mode de participation ?
    Beaucoup s’inquiètent que cela soit l’occasion d’y mettre fin.

    Mais en l’état, comment conserver un accès aussi aléatoire à l’urne électronique ? Le problème ? La transmission des codes d’accès, le salut viendra peut-être de France Identité. Une application comme celle 3D-Secure de votre banque qui permettra de certifier toute identité et ainsi libérera l’électeur d’une chasse aux identifiants et mots de passe.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 31.03.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 31.03.23

    Bonjour à tous, bienvenue dans la dernière édition du flash quotidien des expatriés de la semaine et même du mois de mars. Ce 31 mars, on analyse la participation au vote en ligne pour les élections partielles, on essaie de comprendre le haut de niveau de mobilisation en Allemagne contre la réforme des retraites et enfin on conclut ce bulletin avec la levée de l’obligation vaccinale pour le corps médical en France. 

    10% de participation maximum 

    C’est le triste constat, alors que le vote en ligne pour le premier tour des élections législatives partielles dans la deuxième, la huitième et la neuvième circonscription des Français de l’étranger s’est achevé ce mercredi 29 mars à midi (heure de Paris). Une participation à la baisse, comme pour toute élection partielle, mais amplifiée encore une fois par des problèmes liés à la distribution des codes par mail et par SMS. Dans les boites emails, les identifiants étaient souvent dans les spams, tandis qu’en Tunisie, Colombie ou au Bahamas, les SMS ne sont pas ou peu arrivés aux destinataires. On attend déjà des candidats évoquer des recours. Une nouvelle annulation par le Conseil constitutionnel mettrait fin à ce mode de scrutin selon les observateurs. Une solution : utiliser France Identité, une fois que le système sera déployé. La France est encore très en retard sur la digitalisation des titres d’identité. 

    En Allemagne, les Français ont pu compter sur les syndicats allemands 

    A Munich ou à Berlin, nos compatriotes installés en Allemagne et opposés à la réforme des retraites ont organisé chaque semaine des manifestations avec le soutien des syndicats allemands. Mais pourquoi un tel engagement ? Interrogée par Lesfrancais.press, l’intersyndicale nous rappelle qu’en Allemagne, une telle réforme est passée et a conduit à une paupérisation du 3ème âge avec près de 20% de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté. 

    Munich ce 29 mars 2023

    Fin de l’obligation vaccinale pour les soignants en France 

    Le ministre de la Santé François Braun a assuré auprès de l’AFP ce jeudi qu’il « suivra l’avis » de la Haute Autorité de santé, concernant la vaccination des soignants. Celle-ci a annoncé ce jeudi dans un avis recommander que la vaccination contre la Covid-19 pour les professionnels de santé ne soit plus « obligatoire » mais seulement « fortement recommandée ». C’est la fin d’une histoire franco-française qui avait entraîné de nombreux débats dans l’hexagone.  

    Le ministre de la Santé François Braun ©AFP

    C’est tout pour cette semaine, on se retrouve lundi pour une nouvelle semaine dédiée aux Français de l’étranger !

    Ecoutez le bulletin des Français de l’étranger

  • Les Français d’Allemagne mobilisés contre la réforme des retraites

    Les Français d’Allemagne mobilisés contre la réforme des retraites

    Dans l’espace germanophone européen, et en particulier chez les Français d’Allemagne, l’engagement contre la réforme des retraites en France voulue par Emmanuel Macron a été important. Ils ont en plus bénéficié du soutien des syndicats locaux. Nous nous interrogeons, donc, sur les raisons d’une telle mobilisation et sommes allés à la rencontre de nos compatriotes.

    Des retraités pauvres en Allemagne ?

    Le système de retraites allemand est souvent cité en exemple par les personnes favorables à la réforme des retraites du gouvernement français. Exemple d’un pays où l’âge légal de départ à la retraite est de 65 ans et sera progressivement repoussé à 67 ans d’ici la fin de la décennie. Mais l’Allemagne est loin d’être un modèle à suivre aux yeux de Manuel Bompard, député La France insoumise des Bouches-du-Rhône. Et ses chiffres sont les bons.

    « En Allemagne, l’âge de départ à la retraite est plus important qu’en France, mais le taux de retraités pauvres est deux fois plus important qu’en France. Ce n’est pas forcément un modèle qu’on a envie de décliner ici »

    Manuel Bompard, député La France insoumise des Bouches-du-Rhône – mardi 21 mars sur France Info

    Eurostat, la direction générale de la Commission européenne chargée de l’information statistique, publie chaque année le « taux de risque de pauvreté des retraités en Europe », couramment raccourci à « taux de pauvreté des retraités ». Il montre la proportion de retraités qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, c’est-à-dire qu’ils touchent chaque année moins de 60% du revenu médian dans leur pays, après le versement de leurs aides éventuelles.

    Selon les derniers chiffres, qui datent de 2021, 19,4% des Allemands de 65 ans et plus vivent sous le seuil de pauvreté, soit 3,3 millions de personnes, contre 10,9 % des Français de la même tranche d’âge, soit 1,5 million de personnes. Il y a donc bien environ deux fois plus de retraités pauvres outre-Rhin. Même si ces chiffres ne prennent pas en compte tous les retraités des deux pays. En France, l’âge légal de départ est actuellement de 62 ans – la réforme des retraites veut le repousser à 64 ans – et certains peuvent partir à la retraite encore avant. En Allemagne, il est possible de partir dès 63 ans à condition d’avoir versé des cotisations à la caisse de retraite pendant 35 ans.

    Plusieurs raisons expliquent le taux de pauvreté des retraités allemands, à commencer par le niveau des pensions. Un retraité allemand ne touche que la moitié du salaire qu’il avait avant (52,9 %), alors qu’un retraité français en perçoit les trois quarts (74,4 %), selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE, 2021).

    C’est aussi dû au fait que les pensions allemandes ne sont pas indexées sur l’inflation et au développement des mini-jobs ces 20 dernières années en Allemagne, des emplois à temps partiels avec de faibles salaires et très peu de cotisations sociales. Par ailleurs, l’Allemagne n’a créé un minimum vieillesse qu’en 2021, mais, comme en France, il est fixé sous le seuil de pauvreté.

    Résultat : beaucoup de retraités allemands travaillent. 17,2 % des Allemands qui avaient entre 65 ans et 69 ans travaillaient en 2021, contre 8,6 % des Français du même âge (Eurostat 2021). La même année, 7,7% des Allemands qui avaient entre 70 ans et 74 ans travaillaient contre 2,6 % des Français du même âge. Et toujours 1,9 % des Allemands de plus de 75 ans continuaient de travailler contre 0,5 % des Français.

    Pour autant, Frédéric Petit, député des Français d’Europe centrale et des Balkans, tient à mettre en exergue une différence majeure entre la réforme française et celle qu’ont connu les Allemands, en effet, à la différence du choix d’outre-Rhin, le gouvernement d’Elisabeth Borne a décidé de ne pas diminuer le montant des pensions, évitant de fait le phénomène de paupérisation, selon le camp présidentiel.

    « La réforme des retraites en France est l’exact contraire de ce qui s’est passé en Allemagne après la réforme de 2007. Si une chose est sûre, c’est qu’en France, le gouvernement n’a pas souhaité toucher au montant des pensions. Il n’a pas souhaité non plus augmenter les cotisations. D’où le choix de reporter l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans, contre 62 aujourd’hui, et l’obligation de cotiser 43 annuités.« 

    Frédéric Petit, député des Français d’Europe centrale et des Balkans (MODEM)

    Berlin, Munich, Vienne, etc.

    Depuis le début de la mobilisation en lien avec la réforme des retraites, les Lycées français de Berlin, Munich mais aussi Vienne en Autriche se sont particulièrement engagés pour s’opposer à la réforme des retraites en France. Comme nous l’indique l’intersyndicale FSU /FO du lycée français de Munich : « Malgré la distance géographique qui les sépare des cortèges métropolitains, les enseignants du lycée ont multiplié les journées de grève et les actions, afin de soutenir les manifestations en France.« 

    Le 7 mars dernier, à l’appel de l’intersyndicale FSU / FO du lycée français, une manifestation inédite s’était déroulée devant le Consulat Général de France à Munich, le 23 mars, ce sont les Français de Berlin qui défilaient accompagnés du principal syndicat allemand. 

    Mobilisation syndicale à Berlin en présence des responsables de la NUPES le 23 mars 2023 ©NUPES

    Que ce soit à Munich, Berlin ou Vienne, en plus des prises de paroles des représentants syndicaux FSU et FO, les conseillers des Français de l’étranger comme les responsables politiques de gauche ont joint leur énergie à celle des citoyens.

    Mobilisation à Munich ce 29 mars 2023 ©Intersyndicale

    Ce 29 mars, ils ont donc logiquement remis le couvert et à Munich, là aussi, un syndicat allemand est venu apporter son soutien.

    « Afin de montrer clairement à l’exécutif qu’à l’étranger aussi, le mouvement ne s’arrête pas, malgré l’adoption de la loi. Fort du succès de la première manifestation, le syndicat allemand GEW a répondu à l’appel de l’intersyndicale FSU / FO et était officiellement représenté. « 

    L’intersyndicale FSU / FO du lycée français de Munich.
    Manifestation à Vienne le 23 mars 2033 (Autriche) ©EELV

    Du côté des alliés du président, le son de cloche est bien sûr bien différent. Comme nous l’a déclaré, Frédéric Petit, le parlementaire MODEM élu dans cette circonscription des Français de l’étranger : « Je crois qu’il est immoral que les enfants de mes petits-enfants paient pour notre confort d’aujourd’hui et je pense qu’il est dangereux de saper la confiance dans notre système de répartition. Or, dire que le système par répartition en France est à l’équilibre, c’est justement le condamner, car les générations vont peu à peu, par défiance, se tourner vers des solutions individuelles ».

    Le retrait, seule option

    L’intersyndicale est invitée à échanger avec Elisabeth Borne, a annoncé Laurent Berger, le leader de la CFDT, dans l’émission « Quotidien » sur TMC mardi dernier. 

    « On va parler des 64 ans. (…) Si on me dit ‘vous ne pouvez pas en parler, on partira' »

    Laurent Berger, CFDT

    Si l’entourage de la Première ministre assure que les syndicats pourront aborder « l’ensemble des sujets qu’ils souhaitent », le retrait de la proposition portant l’âge de retraite à 64 ans ne semble toujours pas à l’ordre du jour du gouvernement.

    Pour Frédéric Petit, revenir sur l’âge de 64 ans, c’est mécaniquement toucher aux montants des pensions et donc ouvrir un marché aux assureurs spécialistes de la retraite par capitalisation.

    « En Allemagne, il existe déjà, par ailleurs, un système de retraite par capitalisation très développé ; cela crée effectivement des inégalités entre ceux qui peuvent se permettre de capitaliser pour leurs vieux jours et ceux qui n’en ont pas les moyens. En France, et quoi qu’en disent nos opposants, nous cherchons à défendre le système par répartition, et même à le développer. C’est pour cela qu’il faut absolument anticiper les déséquilibre démographiques et les lisser sur le temps« 

    Frédéric Petit, député des Français d’Europe centrale et des Balkans (MODEM)

    Pourtant parmi la base des syndicats, sans l’abandon de cet âge pivot, la mobilisation restera grande, que ce soit en France ou à l’étranger, comme nous le rappellent Michaël Faugeroux (responsable FSU à Munich) et Hélène Vollmer (responsable FO à Munich) : « Tant que cette loi demeurera, le lycée français de Munich restera farouchement mobilisé !« 

  • Rencontre avec une Française heureuse en Finlande

    Rencontre avec une Française heureuse en Finlande

    Dans mon émission quotidienne sur la Radio des Français dans le monde (disponible en haut de cette page), j’ai reçu Aurore Colin. Une Française heureuse en Finlande, comme toute la population, en effet le pays scandinave a décroché la première place selon l’indice annuel du bonheur parrainé par l’ONU. Elle nous explique pourquoi.

    6ème année consécutive

    Avec une note de 7,82 sur 10, la Finlande, pays nordique de 5,5 millions d’habitants, s’est une fois de plus positionné devant le Danemark, l’Islande, la Suisse et les Pays-Bas, au classement des pays les plus heureux du monde, révélait le rapport mondial sur le bonheur de l’ONU publié en mars 2022. La France elle, n’était que 21e, sa meilleure place depuis la publication de l’étude en 2012.

    L’étude utilise principalement des sondages Gallup demandant aux habitants leur propre niveau de bonheur, croisé avec le PIB et des évaluations concernant le niveau de solidarité, de liberté individuelle et de corruption, pour aboutir à une note globale. La méthodologie s’appuie sur un échantillon de personnes venant de 156 pays différents, à qui l’on demande de répondre à une série de questions sur la perception de leur qualité de vie sur une échelle de 0 à 10.

    Aurore Colin ©RDFM

    Les 3 piliers du bonheur

    Mais comment la Finlande se maintient-elle à la tête du classement des pays les plus heureux au fil des années ? Quelques facteurs pourraient participer à rendre leur mode de vie satisfaisant, parmi lesquels :

    • Une absence d’injonction à la positivité normative
    • Un bon équilibre entre vie privée et vie professionnelle qui offre du temps libre
    • Une omniprésence de la nature et un accès à des activités en plein air

    L’équilibre entre vie privée et professionnelle est notamment permis par une durée du temps de travail n’excédant pas 40 heures par semaine, et des trajets généralement courts, qui n’empiètent pas sur le temps libre. Quant à l’omniprésence de la nature, le pays a instauré un libre accès à la nature grâce au concept du « droit de tout un chacun ». Celui-ci offre aux habitants l’accès à l’ensemble des forêts, des lacs et des zones côtières. Ainsi, le camping, la cueillette de plantes sauvages, la natation ou encore le ski peuvent être pratiqués par tout le monde, et gratuitement !

    La radio des Français dans le monde

    3500 Français en Finlande

    C’est dans ce cadre que nous recevons Aurore. Elle donne son ressenti, son avis sur son quotidien dans cette nation d’Europe du Nord bordant la Suède, la Norvège et la Russie.

    La nature, l’art de vivre, ses saunas, la liberté & la sécurité sont au programme, même si Aurore souligne que coté gastronomie, ce n’est pas au niveau de sa France natale et qu’il faut aimer la neige, cette année, l’hiver a été glacial.

    A ce jour, environ 3500 Français sont expatriés en Finlande… Peut-être plus prochainement suite à ce nouveau classement !

    Ecoutez le podcast avec Aurore Colin

  • Grand Angle : la violence en France pointée par Amnesty International

    Grand Angle : la violence en France pointée par Amnesty International

    L’ONG Amnesty International n’a eu d’autre choix que de prendre position sur la violence en France entre les forces de l’ordre et les manifestants contre la réforme des retraites.

    Recours excessif

    L’ONG Amnesty International s’alarme du « recours excessif à la force et aux arrestations abusives » dénoncé lors des manifestations en France contre la réforme des retraites, et appelle les autorités à « assurer la sécurité des manifestants ».

    « Nous alertons sur le recours excessif à la force et aux arrestations abusives, signalé dans plusieurs médias« , a écrit Amnesty International France dans une série de tweets sur son compte Twitter. « Alors que de nouvelles manifestations sont attendues dans toute la France, nous rappelons que les autorités françaises doivent veiller à ce que le droit de manifester soit respecté et garanti » et « assurer la sécurité des manifestants en évitant de recourir à une force excessive« , ajoute Amnesty.

    L’ONG demande également aux autorités françaises « l’interdiction de l’utilisation des grenades de désencerclement« , au vu de la « dangerosité de ces armes dont les projectiles frappent de façon aléatoire les personnes« .

    Utilisation abusive des matraques

    Amnesty dénonce en outre une « utilisation abusive des matraques » et relève que « plusieurs médias ont documenté le recours à des gaz lacrymogènes projetés directement sur des manifestants pacifiques pour disperser les manifestations sans systématiquement de possibilité de dispersion, et dans des quantités importantes« .

    Les matraques « ne doivent jamais être utilisées sur des personnes pacifiques, déjà maîtrisées ou en train de se disperser« , souligne l’ONG. « Après la mobilisation du 19 janvier, un manifestant a dû être amputé d’un testicule après avoir reçu un coup de matraque à l’entrejambe. Pourtant, il ne présentait aucun danger. D’autres utilisations abusives des matraques ont été signalées« , rapporte l’ONG. Dans un communiqué publié mardi, le ministre français de l’Intérieur Gérald Darmanin a souligné « l’indispensable proportionnalité de l’usage de la force et la nécessité de saisir immédiatement les inspections en cas de manquement à la déontologie« .

    Depuis le 16 mars – date du recours par le gouvernement à l’arme constitutionnelle du 49.3 pour faire passer en force à l’Assemblée nationale sa réforme des retraites -, plusieurs centaines de manifestants ont été interpellés en France, leurs gardes à vue se soldant le plus souvent par un classement sans suite. Selon Amnesty, le 16 mars, « 292 personnes ont été interpellées et mises en garde à vue » durant la manifestation place de la Concorde à Paris, dont « 283 sont ressorties libres« .

    Regardez le Grand Angle sur TV5MONDE

  • La loi allemande sur le climat qualifiée de « catastrophe » par l’opposition

    La loi allemande sur le climat qualifiée de « catastrophe » par l’opposition

    A Berlin, les membres de l’opposition et les militants écologistes ont reproché au gouvernement d’avoir affaibli la loi allemande sur le climat suite aux compromis trouvés sur des questions litigieuses clés après des jours et des nuits de négociations.

    Tard dans la soirée de mardi (28 mars), les trois partis du gouvernement se sont mis d’accord sur une série de décisions concernant les principaux points de friction au sein de la coalition après des négociations entamées dimanche.

    Cependant, l’ensemble des compromis a été largement perçu comme se faisant au détriment de l’action climatique.

    Les partis ont notamment décidé d’assouplir les exigences définies dans la loi allemande sur le climat : dans une démarche largement critiquée, les objectifs sectoriels de réduction des émissions actuellement définis dans la législation seront remplacés par un objectif global pour tous les secteurs sur plusieurs années.

    « Édulcorer la loi sur la protection du climat au lieu de s’y conformer — comment pouvez-vous le justifier ?» a demandé Andreas Jung, vice-président du principal parti d’opposition, le parti conservateur CDU/CSU, au chancelier Olaf Scholz lors d’une audition parlementaire mercredi. [DisobeyArt/Shutterstock]

    Objectifs climatiques

    « Édulcorer la loi sur la protection du climat au lieu de s’y conformer — comment pouvez-vous le justifier ?» a demandé Andreas Jung, vice-président du principal parti d’opposition, le parti conservateur CDU/CSU, au chancelier Olaf Scholz lors d’une audition parlementaire mercredi.
    Jürgen Resch, directeur général de l’ONG environnementale Deutsche Umwelthilfe, a qualifié de « catastrophe » le relâchement des objectifs climatiques, tandis que Martin Kaiser, président de Greenpeace Allemagne, a déclaré que les changements feraient de la loi sur le climat une « coquille vide ».

    L’abandon des objectifs de réduction sectoriels a été poussé en particulier par le parti libéral FDP, actuellement aux commandes du ministère des Transports, lequel a été loin d’atteindre ses objectifs en matière de climat au cours des dernières années.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 30.03.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 30.03.23

    Bonjour à tous, bienvenue dans le flash quotidien des expatriés du 30 avril 2023, ce jeudi dans nos titres, la reconnaissance du génocide ukrainien des années 1930 par l’Assemblée nationale, l’association « Pour un Sourire d’enfants » et l’annonce d’une rencontre entre Élisabeth Borne et les syndicats prévue la semaine prochaine. 

    L’Assemblée nationale adopte une résolution sur l’Holodomor 

    Anne Genetet, la députée de la Xème circonscription des Français de l’étranger dont l’Ukraine fait partie, a porté à l’Assemblée nationale une résolution portant sur la reconnaissance comme génocide de la grande famine de 1932-1933, qui eut lieu en Ukraine et dans le Kouban, alors toutes deux républiques de l’URSS. Connue sous le nom d’Holodomor, cette catastrophe organisée par Joseph Staline fit entre 2,61 et 5 millions de morts. Tous les détails sur le site Lesfrancais.press !

    Holodomor
    Anne Genetet en Ukraine ©Anne Genetet

    PSE : Pour un sourire d’enfant

    Quand l’ONG est créée, il y a presque 30 ans, c’est un pari un peu fou de deux Français, un couple, Christian et Marie-France des Pallières. Sortir les enfants les plus pauvres de Phnom Penh de la décharge où ils passent leurs journées. Leur offrir une autre vie. Aujourd’hui PSE accompagne 6500 enfants et leurs familles tous les ans. Des repas, des soins, une éducation, et tout simplement du temps pour grandir. La petite paillotte du début est devenue une ruche qui résonne de leurs jeux. Pour les soutenir ou déployer une association soeur dans votre pays, direction leur site internet. 

    Un nouveau rendez-vous pour la réforme des retraites 

    A l’heure où les syndicats annonçaient une 11e journée de mobilisation le 6 avril, le numéro un de la CFDT Laurent Berger révélait sur la chaîne TMC que l’intersyndicale était invitée en début de semaine prochaine à Matignon par Elisabeth Borne, mettant fin à des semaines d’absence de dialogue entre les deux parties. Mais le rendez-vous va-t-il tourner court avant même de commencer ? La question du recul de l’âge légal de départ à 64 ans ne sera en effet pas abordée, ont encore prévenu le ministre des Relations avec le Parlement Franck Riester et le président du Modem, François Bayrou. Les syndicats en représailles menacent de boycotter l’entretien. 

    C’est tout pour l’actualité des Français de l’étranger ! A demain pour la dernière édition de la semaine !

    Ecoutez le bulletin des Français de l’étranger

  • L’Assemblée nationale reconnait l' »Holodomor », comme génocide

    L’Assemblée nationale reconnait l' »Holodomor », comme génocide

    Anne Genetet, la députée de la Xème circonscription des Français de l’étranger dont l’Ukraine fait partie, a porté à l’Assemblée nationale une résolution portant sur la reconnaissance comme génocide de la grande famine de 1932-1933, qui eut lieu en RSS d’Ukraine et dans le Kouban (RSFS de Russie), en URSS. Connue sous le nom d’Holodomor, cette catastrophe organisée par Joseph Staline fit entre 2,61 et 5 millions de morts.

    « En politique, les symboles comptent. L’Assemblée nationale s’affirme et s’exprime ainsi sur ce sujet au moment opportun et de façon consensuelle »

    Anne Genetet, députée de la Xème circonscription des Français de l’étranger (Renaissance)

    Le problème ukrainien de Staline

    À la 3e Conférence du Parti ukrainien, qui se réunit à Kharkov du 6 au 10 juillet 1932, l’immense majorité des orateurs (secrétaires des comités de district ou de région) jugent « irréalisable » le plan de collecte imposé par Moscou. Néanmoins, Molotov et Kaganovitch, dépêchés pour l’occasion à Kharkov, interviennent dans les débats de façon particulièrement brutale, n’hésitant pas à affirmer que « toute tentative de faire baisser le plan est un acte fondamentalement anti-Parti et anti-bolchevique ». Sous leur pression, les délégués de la conférence finissent par entériner le plan réclamé par Moscou pour 1932 : l’Ukraine devra livrer 5,84 millions de tonnes de céréales !

    L’opposition manifestée par les responsables ukrainiens ne passe évidemment pas inaperçue de Staline, comme le révèle la correspondance, récemment publiée, qu’il échange avec Kaganovitch. Au cours du mois de juillet 1932, premier mois de la nouvelle campagne de collecte, le blé ne « rentre pas » : fin juillet, à peine 48 000 tonnes ont été livrées, soit sept fois moins qu’en juillet 1931.

    © Allen Lane FAMINE, KHARKIV en Ukraine, Printemps 1933

    Les rapports de la police politique évoquent une vague de départs sans précédent des paysans des kolkhozes, mais aussi une montée inquiétante des troubles dans les campagnes ukrainiennes : alors que les rumeurs se multiplient sur la prochaine dissolution des kolkhozes, les paysans, par dizaines de milliers, reprennent leurs vaches et leurs chevaux, pillent les silos où sont stockés les blés, se partagent les outils et les machines, moissonnent des lopins qu’ils se sont distribués à titre individuel. L’Ukraine est clairement l’épicentre des troubles paysans : sur les 1 630 émeutes et manifestations de masse recensées, fin juillet, par l’OGPU dans l’ensemble du pays depuis le début de l’année 1932, 1 096 se déroulent en Ukraine et au Kouban, principalement à partir du mois de mai.

    Pour Staline, l’Ukraine est vulnérable, non en raison de la famine qui menace de mort des millions d’Ukrainiens, mais politiquement : elle apparaît comme le maillon faible du système. Staline n’a pas oublié que, deux ans auparavant, le régime soviétique avait perdu le contrôle, plusieurs semaines durant, de dizaines de districts frontaliers, limitrophes de la Pologne, gagnés par la plus grande vague d’insurrections paysannes consécutive à la collectivisation forcée des campagnes ; que l’Ukraine, à elle seule, avait été le théâtre de près de la moitié des quelque six mille cinq cents émeutes et désordres paysans recensés par l’OGPU au cours du seul mois de mars 1930. Malgré la signature, en juillet 1932, d’un pacte de non-agression avec Varsovie, la hantise d’une instrumentalisation par les services secrets polonais de l’agitation ukrainienne, reste omniprésente.

    L’indépendance à la cheville

    En réalité, Staline s’inquiète de la « question ukrainienne » bien avant 1930. Elle est présente dès sa nomination à la tête du Commissariat du peuple aux nationalités dans le premier gouvernement bolchevique, à la fin de l’année 1917 : la question de l’indépendance de l’Ukraine, proclamée par la Rada centrale, est alors primordiale ; elle l’est encore dix-huit mois plus tard, au printemps 1919, lorsque éclate la grande insurrection paysanne qui brouille les plans de reconquête bolchevique de l’Ukraine. Il est important, pour comprendre la position de Staline vis-à-vis du « problème ukrainien » en 1932-1933 de l’inscrire dans la réflexion qu’il opère entre question paysanne et question nationale. À ses yeux, « la question paysanne est par essence une question nationale, la paysannerie constituant la force principale du mouvement national. Il ne peut y avoir de mouvement national puissant sans le soutien de la paysannerie. »

    Briser la résistance de la paysannerie ukrainienne par l’arme de la faim a permis de briser dans le même temps le seul mouvement national capable de s’opposer au processus centralisé de construction de l’URSS tout en sécurisant une frontière particulièrement instable qui coupait des communautés ukrainiennes artificiellement séparées depuis le traité de Riga de 1920.

    Continuité historique

    Si c’est en 2023 que l’Assemblée nationale reconnaît ce génocide, ce n’est évidemment pas un hasard, la crise actuelle s’inscrit dans une continuité historique comme nous le rappelle Anne Genetet. Pour la députée des Français de l’étranger, la guerre totale menée en Ukraine par le Kremlin « replace l’Histoire sous notre regard, car ce que nous observons est une nouvelle tentative de négation du fait national ukrainien, qui prend la forme de l’annexion de territoires, de déportations d’enfants, de crimes de guerre commis contre la population, ou encore du Kholodomor, dont le nom fait écho à l’Holodomor et qui désigne le ciblage des infrastructures énergétiques civiles pour faire mourir de froid la population ukrainienne ».

    A la tribune, avant le vote, elle a ainsi souligné que chacune des agressions russes était une atteinte « à nos valeurs les plus chères et fait ressurgir pour les Ukrainiens le spectre de ce traumatisme passé », avant d’exhorter tous les députés à voter pour cette résolution. Ce qui fut fait à la quasi-unanimité de l’Assemblée nationale, avec le soutien du Gouvernement représenté par le Ministre Olivier Becht, le ministre délégué aux Français de l’étranger.  

    Que reconnaît la résolution ?

    Par ce texte, l’Assemblée nationale  reconnaît officiellement le caractère génocidaire de la famine forcée et planifiée par les autorités soviétiques à l’encontre de la population ukrainienne en 1932 et 1933.

    Elle condamne, logiquement, ce génocide commis par les autorités soviétiques et affirme son soutien au peuple ukrainien dans son aspiration à faire reconnaître les crimes de masse commis à son encontre par le régime soviétique.

    La résolution formule ensuite quatre invitations au Gouvernement français, pour qu’il reconnaisse officiellement et condamne publiquement le caractère génocidaire de ces crimes de masse commis à l’encontre du peuple ukrainien. Elle invite aussi l’exécutif à rendre hommage à toutes les victimes de l’Holodomor et exprime sa solidarité avec le peuple ukrainien qui a souffert de cette tragédie.

    Enfin, elle invite le gouvernement à poursuivre ses initiatives diplomatiques visant à la reconnaissance internationale du génocide et à encourager sur la scène internationale un libre accès aux archives relatives à l’Holodomor, plus particulièrement en Fédération de Russie, afin de permettre aux historiens de poursuivre leurs recherches visant à établir et documenter les faits.