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  • Zèle britannique : le cas Ernest Moret 

    Zèle britannique : le cas Ernest Moret 

    Ernest Moret est responsable des droits étrangers des Éditions La Fabrique et de l’auteur (de science-fiction) Alain Damasio (Édition La Volte) est arrivé à Londres lundi 17 avril en Eurostar pour participer à la London Book Fair, qui se déroule à l’Olympia pendant 3 jours du 18 au 20 avril. Mais en arrivant à la gare de St. Pancras, le Français a été interpellé par deux policiers en civil sous le coup d’une inculpation de terrorisme.

    Ernest Moret © Éditions La Fabrique

    Un terroriste ?

    Ernest Moret avait plus d’une trentaine de rendez-vous prévus avec des éditeurs étrangers et avait un aller-retour pour Paris le vendredi 21 avril. Il était invité ce 18 avril au soir à la réception à l’Institut Français à laquelle l’Ambassadrice de France était présente. 

    Mais donc à son arrivée à la gare St Pancras, Ernest Moret a été écarté par des policiers agissant en vertu de l’annexe 7 de la loi 2000 sur le terrorisme puis a été détenu pour être interrogé sans la présence d’un avocat, prétendument pour déterminer s’il était engagé dans des actes terroristes ou en possession de matériel à utiliser dans le terrorisme. 

    La base de leur accusation : Ernest Moret avait participé à des manifestations en France. Pour justifier cette arrestation, les autorités britanniques se réfugient derrière une déclaration inappropriée par un policier britannique. Pour certains cela semble clairement indiquer une complicité entre les autorités françaises et britanniques à ce sujet. 

    L’avocat britannique de M. Moret, Richard Parry, ainsi que la maison d’édition, y voient une possible commande des autorités françaises auprès de leurs homologues britanniques, afin de mettre la main sur les contacts de l’éditeur dans les milieux de la gauche radicale.

     « Cela pose la question du rôle de l’Etat français dans cette affaire. La police britannique a-t-elle fait le sale travail pour son compte ? »

    Maître Parry à l’AFP

    Garde à vue 

    Pour étayer cette thèse, Il a été exigé, pendant la nuit de garde à vue, qu’il renonce à son téléphone et qu’il transmette ses codes de déverrouillage aux agents, sans justification ni explication. Puis le mardi 18 avril au matin, Ernest a été formellement arrêté et transféré dans un commissariat, accusé d’entrave en raison de son refus de donner ses codes d’accès.

    Les maisons d’édition considèrent ces actions comme des violations scandaleuses et injustifiables des principes fondamentaux de la liberté d’expression et un exemple d’abus des lois antiterroristes. Elles considèrent que cette atteinte à la liberté d’expression d’un éditeur est une manifestation supplémentaire du glissement vers des mesures répressives et autoritaires prises par le gouvernement français actuel face au mécontentement et à la contestation populaire généralisée. 

    Manifestations de soutien et libération

    Mardi soir, deux manifestations étaient organisées de façon simultanée, une devant la résidence de l’institut Français de Londres et l’autre devant l’ambassade britannique à Paris, hier, mardi 18 avril à 19h.

    Les maisons d’édition ont demandé à l’Ambassadrice de France, Hélène Duchêne, de requérir la libération immédiate d’Ernest.

    Devant l’Institut il y avait 6 personnes. Une fille avait une petite pancarte où on pouvait lire “Libérez Ernest Moret.” 

    Manifestation devant l’Institut français à Londres ©LFP/Alexander Seale

    À Paris devant le Consulat britannique il y avait près d’une centaine de personnes dont Raji qui a estimé “qu’il y a une coopération entre la police de France et au Royaume-Uni pour arrêter des Français qui manifestent contre les retraites.”

    Le deputé LFI Hadrien Clouet présent lors de la manifestation à Paris le 18 avril 2023 ©LFP/Clara Euler/OGW

    Des actions qui ont porté leurs fruits puisqu’en début de soirée Ernest Moret a été libéré sans aucune inculpation.

    Du côté britannique, on se retranche sur les événements du mois passé où des centaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue de France contre la modification de l’âge de la retraite. Les protestations avaient entraîné le report de la visite prévue du roi Charles en France, sa première tournée à l’étranger en tant que monarque.

    Pourtant, depuis le Brexit, les arrestations de Français se sont multipliées à la frontière, des filles au pair, des étudiants, etc., accusés de venir travailler clandestinement au Royaume-Uni.

  • Passer son permis de conduire en France ! Bientôt plus facile et abordable ?

    Passer son permis de conduire en France ! Bientôt plus facile et abordable ?

    Les difficultés rencontrées pour l’obtention du permis de conduire en France pourraient appartenir au passé, si les nouvelles mesures proposées dans un projet de loi déposé fin mars à l’Assemblée nationale sont adoptées.

    Cette loi promettrait de rendre le processus « plus économique, plus aisé et plus rapide ». Ces changements sont radicaux et ils ont le potentiel de transformer fondamentalement la manière dont les Français obtiennent leur permis de conduire.

    Bien sûr, les Français de l’étranger lors de leur séjour en France peuvent en profiter, il vous faudra juste avoir un mot d’un membre de votre famille indiquant vous héberger et une copie d’une facture d’énergie et la copie de sa pièce d’identité. Une fois de retour dans votre pays de résidence, selon la convention qui le lie à la France, vous pourrez le transformer en permis local (c’est possible dans tous les pays européens).

    Des règles simplifiées et accélérées

    Actuellement, le coût moyen pour passer le permis de conduire en France s’élève à environ 1 800€, ce qui constitue un montant important pour de nombreux candidats. Cependant, selon le site francetvinfo.fr, si les prix de l’essence continuent d’augmenter, ce coût pourrait encore grimper. Dans certaines agglomérations, le prix du permis peut atteindre des montants exorbitants allant de 2 000 à 3 000€, ce qui constitue un obstacle supplémentaire pour les personnes cherchant à obtenir leur permis de conduire.

    Si elle est adoptée, la proposition de loi portée par Sacha Houlié, le jeune député né en 1988 et élu dans la Vienne, pourrait offrir une solution concrète à cette problématique en facilitant l’accès au permis de conduire pour les jeunes et les personnes à faibles revenus. La première mesure proposée consiste à créer une « plateforme unique qui rassemblera toutes les aides financières existantes pour passer le permis ».

    Sacha Houlié et Emmanuel Macron en 2018 ©Renaissance

    Par ailleurs, la proposition de loi a pour objectif d’élargir l’éligibilité du compte personnel de formation aux permis de conduire de voiturettes, de motos et de remorques. La loi prévoit aussi de former des agents publics pour réduire les délais de convocation à l’examen de conduite. Toutefois, certains comme Alain Mareschal, patron d’une auto-école, craignent que cela ne suffise pas à garantir la sécurité sur les routes, car des examinateurs inexpérimentés pourraient agir de manière imprudente.

    Le permis à 16 ans ?

    La nouvelle loi envisage des modifications pour simplifier l’examen du code de la route dans les lycées, bien que les détails ne sont pas précisés. Un amendement a aussi été proposé pour étudier la possibilité de réduire l’âge d’obtention du permis de conduire à 16 ans, ce qui serait un changement significatif.

  • Les combats d’aujourd’hui et d’hier ! Des fictions et des docs pour comprendre sur TV5MONDEplus

    Les combats d’aujourd’hui et d’hier ! Des fictions et des docs pour comprendre sur TV5MONDEplus

    En ce mois d’avril, TV5MONDEplus, la seule plateforme francophone, gratuite et accessible dans la quasi-totalité des pays (USA/Pays-Bas – service payant), vous propose un cycle dédié au cinéaste français Claude Chabrol. Mais les équipes de votre service d’AVOD ont aussi ajouté 3 documentaires et une série qui vous décryptent les combats d’hier et d’aujourd’hui.

    Au programme : la douloureuse expérience belge au Congo, mais aussi les enjeux liés au climat, et une série qui vous dévoile les liens entre la Justice et le Pouvoir à travers la transmission d’un cabinet d’avocat du père à la fille.

    Colette et Justin, une histoire congolaise

    Documentaire – Réalisation : Alain Kassanda (France, 2020). Durée : 75′

    D’origine congolaise, le réalisateur Alain Kassanda interroge ses grands-parents sur leur jeunesse au pays. Sur leur expérience de colonisés sous domination belge.

    Justin, ancien fonctionnaire de l’administration coloniale, témoigne également des manœuvres de la Belgique pour attiser les rivalités interethniques après l’indépendance du pays.

    https://www.tv5mondeplus.com/login

    Climat déréglé, santé en danger

    Documentaire – Réalisation : Sofi Langis (Canada, 2022). Durée : 105′

    Vagues de chaleur, résurgence d’anciens virus, détresse psychologique : les changements climatiques menacent les écosystèmes et la santé.

    Pleins feux sur un groupe de scientifiques et d’experts déterminés à agir. Le Québec est-il prêt à relever ce grand défi ? Réponse sur TV5MONDEplus !

    https://www.tv5mondeplus.com/login

    Pourquoi on se bat – Nouveau sur la plateforme

    Web-série – Réalisation: Solal Moisan et Camille Etienne (France, 2022). Durée : 4×17′

    À 23 ans, Camille Étienne se bat depuis des années pour sensibiliser le grand public à l’urgence climatique.

    Elle va partir avec Solal et Jade, ses meilleurs amis, filmer la source de son engagement : la fonte des glaces en Islande, en Belgique et en Savoie, en France !

    https://www.tv5mondeplus.com/login

    Pouvoir et Loi – Nouveau sur la plateforme

    Série – Réalisation: M’bro Ronald Armand Lath (Saison 1, Cameroun, 2022). Durée : 24×26′ / Avec : André Bang (Isaac Lowe), Armelle Kuemo (Mélissa), Axel Abessolo (Henry)..

    Isaac Lowe, célèbre avocat d’affaires, est sur le point de passer la main à sa fille Mélissa.

    Mais alors que celle-ci entend lutter sans merci contre les criminels les plus intouchables, elle est loin d’imaginer que son père lui-même trempe dans de sombres affaires…

    https://www.tv5mondeplus.com/login

  • Sécheresse en Tunisie : la récolte des céréales est perdue

    Sécheresse en Tunisie : la récolte des céréales est perdue

    La sécheresse en Tunisie s’installe pour la quatrième année consécutive. Mais, pour la première fois, la région du nord-ouest, le grenier à blé du pays, est touchée elle aussi. Les récoltes de blé et d’orge sont d’ores et déjà perdues et les agriculteurs tunisiens ne sont même pas sûrs de pouvoir produire suffisamment de grains pour semer l’an prochain.

    Conséquence directe du réchauffement climatique, l’absence de pluie en Tunisie oblige l’État à importer la totalité de ses besoins en céréales.

    Importer les céréales

    La dépendance du pays nord-africain aux importations va donc s’accroître dans un contexte de prix très élevés depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, deux producteurs majeurs.

    La Tunisie dépend principalement de la collecte de l’eau pluviale pour ses approvisionnements en eau potable, et les barrages de ce pays de 12 millions d’habitants sont actuellement à un tiers de leur capacité seulement. Le réservoir de Sidi Salem, dans la pluvieuse région de Béja, proche de l’exploitation de Tahar Chaouachi, plafonne à seulement 16% du niveau maximum.

    Réservoir de Sidi Salem en avril 2023 ©AFP

    Restrictions

    La sécheresse a conduit le ministère de l’Agriculture à restreindre la consommation d’eau, interdisant jusqu’à fin septembre l’irrigation des cultures, des espaces verts et le nettoyage des rues avec l’eau potable. Des quotas par quartiers et des coupures nocturnes ont en outre été imposés aux particuliers.

    « La sécheresse est une menace pour notre pays. L’économie de l’eau est une garantie pour la continuité de la vie de nos enfants », clament de grands panneaux à l’entrée de Tunis.

    L’an passé, M. Chaouachi était parvenu à produire 1.000 tonnes de céréales: « Cette année ce sera zéro. On ne va rien produire, ni foin, ni blé ni légumineuses. Il n’y aura rien ». Cela représentera des pertes d’environ 180.000 euros pour le cultivateur: « On perd tout ce qu’on avait investi en semences, fertilisants, pesticides et salaires », dit-il.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • La crise immobilière a-t-elle eu lieu ? 

    La crise immobilière a-t-elle eu lieu ? 

    L’immobilier est sensible à l’évolution des taux d’intérêt. En règle générale, leur relèvement est annonciateur de baisse des prix de l’immobilier. Une augmentation du prix de l’argent rend plus coûteux les projets d’investissement dans la pierre. La hausse des taux pèse sur la demande, ce qui conduit les agents économiques à revoir à la baisse leurs projets. En France, au début des années 1990, la hausse des taux d’intérêt a provoqué une contraction du prix de l’immobilier de près de 50 %. La hausse rapide des taux d’intérêt depuis un an n’a pas, pour le moment, provoqué une chute brutale des prix des logements ou des bureaux. 

    Un retournement mesuré du marché de l’immobilier 

    Depuis une quinzaine d’années, les prix de l’immobilier connaissent une hausse importante dopée par les taux d’intérêt bas et par une insuffisance de l’offre. A la sortie des confinements, les transactions ont atteint des niveaux records accentuant le processus de valorisation. La hausse des taux d’intérêt engagée pour lutter contre l’inflation, la plus importante de ces quarante dernières années, est intervenue en plein boom des prix immobiliers. Elle a entraîné une diminution rapide des ventes dans les pays qui pratiquent les taux variables. Elle a atteint plus de 20 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Canada ou en Nouvelle-Zélande. 

    En Europe continentale hors Suède, les transactions ont faiblement diminué. Les prix y ont reculé dans des proportions modestes. Selon l’OCDE, les prix ont diminué, en 2022, de 14 % en Suède et en Nouvelle-Zélande. En Australie, ils ont baissé de 9 %. En France, les prix ont progressé de 6 % en 2022 comme dans l’ensemble de l’Europe. Pour 2023, les prix seraient en baisse dans la quasi-totalité des pays de l’OCDE mais de manière modérée au vu des hausses passées. 

    En France, selon les premières informations, sur le premier trimestre 2023, les prix seraient en baisse de 1 % (source Orpi). À Paris et dans certaines grandes villes qui avaient connu de fortes hausses ces dernières années, la baisse est plus marquée. Les prix auraient ainsi reculé de 5 % à Paris, de 7 % à Lyon, de 10 % à Bordeaux et de 12 % à Lille. En revanche, dans plusieurs villes ayant des prix moins élevés, ces derniers seraient toujours orientés à la hausse (+10 % à Brest, +14 % à Calais ou +25 % à Bourges). 

    L’insuffisance de l’offre explique le maintien de prix élevés.

    Plusieurs facteurs contribuent à la résistance du marché immobilier. Aux États-Unis comme au Royaume-Uni, la pratique des taux variables a reculé depuis la crise des subprimes. Néanmoins, près de deux cinquièmes des emprunteurs au Royaume-Uni devraient subir des augmentations de taux car la garantie de taux n’avait été accordée que pour deux ans. Cette correction pourrait provoquer une accélération de la baisse des prix. Les emprunteurs ne pourront plus compter sur l’épargne accumulée lors de la crise sanitaire. Aux États-Unis comme au Royaume-Uni, elle a été consommée en grande partie. 

    Chantier en France en 2022 ©AFP

    L’insuffisance de l’offre explique le maintien de prix élevés. La demande en biens immobiliers se concentre dans les grandes agglomérations avec une préférence de plus en plus marquée pour les périphéries et sur les littoraux. L’adoption de dispositions visant à restreindre l’artificialisation des sols limite les possibilités de constructions, concourant à une pénurie de logements. 

    Pour l’immobilier professionnel, la situation est plus contrastée. La demande en entrepôts reste vive. Pour les bureaux, le télétravail devrait modifier à terme les besoins. Le lieu et la qualité des services seront de plus en plus discriminants. Le commerce de centre-ville est de son côté en difficulté. Les centres commerciaux doivent faire face à un renouvellement rapide des enseignes. Leur avenir dépend de leur localisation, des services proposés (loisirs, centres de santé, etc.) et du potentiel des zones de chalandises.

    Un retour prochain des hausses ? 

    Pour de nombreux investisseurs, la baisse des prix de l’immobilier serait de courte durée. Le programme de hausse des taux directeurs arriverait à sa fin. Une ou deux hausses au maximum sont encore attendues pour la FED, la BCE ou la Banque d’Angleterre. Le pays qui serait le plus exposé à de nouvelles baisses importantes de l’immobilier serait le Royaume-Uni (-12 % en 2023 selon Capital Economics). 

    Le point le plus inquiétant dans la majorité des pays de l’OCDE est la diminution de la construction de logements neufs. En Allemagne, elle devrait se situer autour de 245 000 contre 400 000 attendus. Des contractions sont à prévoir au Royaume-Uni, aux États-Unis voire en France où le niveau de la construction est déjà faible. 

    Dans de nombreux pays, l’accès à la résidence principale est hors de prix sans apport personnel important, compte tenu des taux d’intérêt, du prix des logements et des taxes. Au Canada, un employé pour acquérir une maison individuelle y doit consacrer 70 % de son budget en 2023 contre 46 % en 2020 selon la Banque Royale du Canada. En France, les taxes de raccordement pour les maisons peuvent atteindre plus de 20 000 euros auxquels il convient d’ajouter la taxe foncière. Par ailleurs, les prix de construction sont en forte hausse du fait de la hausse des prix et de la pénurie de main-d’œuvre. Les devis pour des chantiers immobiliers sont en hausse, sur un an de 15 à 30 % en Europe. Le prix du mètre carré construit (hors terrain) est ainsi en forte augmentation, autour de 3000 euros en moyenne dans les régions à forte tension. 

    La décrue des prix de l’immobilier serait une bonne nouvelle pour les acheteurs et compenserait le surcoût lié à la hausse des taux. Les diminutions constatées depuis un an érodent légèrement l’augmentation des prix qui a été de 100 % en vingt ans dans un grand nombre de pays.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 19.04.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 19.04.23

    Bonjour à tous, en ce milieu de semaine dans votre flash quotidien des expatriés, on évoque la flambée des prix en Belgique, les start-up françaises à San Francisco et l’attaque de Bruno Le Maire contre les bénéficiaires des aides sociales en France qui transfèrent les fonds dans leur pays d’origine.

    La Belgique aussi impayable que la Suisse ?

    Pour les Français résidant sur place mais travaillant en France, la question du départ de Belgique se pose de plus en plus. Connu pour son ambiance plus relaxe et son sens de la fête, le plat pays s’enfonce dans une spirale inflationniste de plus en plus délirante. 1 paquet de yaourts à 1,45 € en France, de la même marque, dans la même enseigne, est vendu outre-Quiévrain plus de 4,5€… La baguette c’est 150% plus cher, etc. De même pour l’énergie, qui a augmenté de 75%. Mais comment font les Belges ? Dernier pays à indexer ses salaires, ils gagnent plus chaque trimestre mais paient aussi plus d’impôts et les prix progressent du double des salaires. Une logique qui est payée grâce aux autres Européens et à l’euro… L’Union Européenne se penche sérieusement sur la situation de ce petit pays hôte niché au coeur du continent ! 

    A San Francisco, les start-up françaises font leur show

    On connaît les 10 entreprises françaises de haute technologie installées en Californie sélectionnées pour participer aux French-American Business Awards 2023 ou BAFA. Organisée par la chambre de commerce française locale, cette compétition met en scène les fondateurs de ces entreprises à travers une séance de pitchs et de questions-réponses de quelques minutes par chacun  ! Le public est invité à élire le meilleur, un prix sera remis en plus de celui du jury le 01 juin ! 

    FABA

    Bruno Le Maire et une vérité qui dérange 

    Le ministre de l’Économie a dénoncé ce mardi 18 avril sur BFMTV l’usage des prestations sociales « envoyées de manière illégale à l’étranger ». Plusieurs figures de la gauche ont dénoncé des propos « xénophobes », faisant « le lit de l’extrême-droite ». Un sujet que nous avions déjà abordé suite aux propos similaires de Gabriel Attal le mois dernier. 

    Bruno Le Maire

    C’est tout pour ce 19 avril, on se retrouve demain pour une nouvelle édition 

    Ecoutez le bulletin des Français de l’étranger

  • Comment les frontaliers affrontent l’inflation galopante en Belgique

    Comment les frontaliers affrontent l’inflation galopante en Belgique

    Le 18 mars 2020 a marqué le début du confinement lié à la pandémie Covid 19, restreignant fortement le droit de se déplacer et interdisant le passage des frontières pendant plusieurs mois, sauf quelques exceptions. Progressivement les restrictions se sont allégées et bien qu’aujourd’hui la Covid 19 et ses variants sont toujours sous surveillance, personne n’a pu prévoir que la Russie de Poutine envahirait l’Ukraine du président Zelensky le 24 février 2022. En réaction, l’Europe condamna cette agression en imposant des mesures de restrictions économiques dont un embargo sur le gaz russe et le pétrole brut, qui ont produit des conséquences à l’échelle de l’économie mondiale et des échelles nationales comme en Belgique.

    Les Français résidant en Belgique et travaillant en France sont-ils impactés par ces bouleversements ?

    Le retour de l’inflation 

    Les produits pétroliers et le gaz dont les tarifs étaient plus ou moins stables, se sont envolés, entraînant dans leur sillage une augmentation du coût de l’électricité sur un marché européen libre et non réglementé, forçant les Etats à intervenir individuellement pour aider l’ensemble de leurs concitoyens à pouvoir supporter ces surcoûts et à passer l’hiver. 

    En 2022 la France a choisi de bloquer l’augmentation du gaz et de l’électricité à 4% et la Belgique a choisi d’octroyer des primes sur 5 mois et une réduction de TVA à 6%.

    L’inflation en Belgique fin 2022 a dépassé les 12 % contre 5.2 % en moyenne en France. 

    Les effets de l’inflation 

    L’augmentation des coûts énergétiques a engendré une augmentation des coûts de production qui se sont répercutés finalement sur les consommateurs, alors même que des surprofits profitaient à certaines multinationales.

    L’exemple du prix du sac de pellets (granulés) de 15 kg de bois compressé en est un bel exemple, passant de 5 euros le sac à plus de 12 euros au plus fort de la crise, à la suite d’une ruée des consommateurs sur ce produit et en raison d’un volume de production insuffisant pour absorber la demande.

    Dans le même temps, le coût des transports a également augmenté forçant chaque entreprise à revoir ses tarifications.

    ©Stockadobe

    L’impact de l’inflation sur les revenus 

    La France a choisi d’augmenter de 5% en moyenne les salaires en 2022, alors qu’en Belgique les salaires sont indexés automatiquement sur l’index à la consommation et le dépassement de l’indice pivot, l’augmentation en janvier 2023 fut de 11%.

    Comparaison des prix à la consommation Belgique-France 

    Le Français de Belgique travaillant pour la France avec le statut de non-résident est de fait confronté aux choix des politiques de son pays de résidence et de travail pour pouvoir acheter les biens de consommation qui lui sont indispensables au quotidien.

    Un relevé de prix entre la France et la Belgique vient d’être établi en comparant le prix de chaque produit identique (marque et quantité) d’un côté et de l’autre de frontière. Ce relevé n’est pas exhaustif et ne tient pas compte des produits en promotion.

    Il est également possible de trouver des produits moins chers en comparant toutes les offres disponibles, mais ce relevé est avant tout indicatif. 

    Catégorie LibelléQuantitéBelgiqueFranceDifférence  en %
    petit-déjeunercafé1kg6,99 €6,09 €14,78 %
    petit-déjeunerbeurre250g2,25 €2,25 €0,00 %
    petit-déjeunerconfiture335g3,71 €3,35 €10,75 %
    petit-déjeunercassonade1kg3,10 €2,55 €21,57 %
    petit-déjeunerpâte à tartiner 400g2,75 €3,19 €-13,79 %
    petit-déjeunerthé50 sachets4,99 €2,79 €78,85 %
    petit-déjeunerlait 6*1l6,54 €6,24 €4,81 %
    petit-déjeunerpain600g2,59 €2,46 €5,28 %
    petit-déjeunercroissant 10,80 €0,80 €0,00 %
    petit-déjeunerbaguette250g1,18 €0,59 €100,00 %
    petit-déjeunercéréales1 paquet5,89 €3,65 €61,37 %
    petit-déjeunerpain au chocolat10,85 €0,85 €0,00 %
    petit-déjeuner couque suisse10,85 €0,85 €0,00 %
    petit-déjeunerjus de pommes 1l0,99 €0,79 €25,32 %
    petit déjeunerjus d’oranges1l3,89 €2,99 €30,10 %
    épicerieœuf123,99 €2,75 €45,09 %
    épiceriefarine T451kg0,89 €0,85 €4,71 %
    épiceriepâtes 1kg2,70 €1,76 €53,41 %
    épicerieriz1kg2,15 €1,79 €20,11 %
    épiceriesauce tomate350g2,09 €1,35 €54,81 %
    épicerieketchup560g1,55 €1,19 €30,25 %
    épiceriemayonnaise470g1,49 €1,75 €-14,86 %
    épiceriehuile1l2,89 €3,39 €-14,75 %
    épicerievinaigre1l0,47 €0,47 €0,00 %
    épicerie poivre moulupot0,87 €0,87 €0,00 %
    épicerieselp1kg2,30 €1,80 €27,78 %
    fruits et légumescarottes1kg1,19 €1,19 €0,00 %
    fruits et légumespoireaux1kg3,99 €2,99 €33,44 %
    fruits et légumessaladepiece1,49 €1,39 €7,19 %
    fruits et légumesharicots verts1kg4,26 €3,00 €42,00 %
    fruits et légumestomate1kg3,99 €3,29 €21,28 %
    conserveslégumes couscous conserve400g1,45 €1,35 €7,41 %
    conservesmacédoine legumes conserve1kg4,11 €2,17 €89,40 %
    conservescocktail fruits1kg5,91 €4,00 €47,75 %
    boucheriebeefsteak1kg16,25 €13,40€21,27 %
    boucheriecôte de porc 1kg10,95 €4,30 €154,65 %
    boucheriechipolata1kg11,95 €9,36 €27,67 %
    boucheriepoulet fermier1kg9,95 €6,19 €60,74 %
    boucherierôti de porc1kg13,95 €4,95 €181,82 %
    boucherierôti de boeuf rumsteak1kg19,95 €13,95 €43,01 %
    desserts lactésdessert vanille42,25 €1,15 €95,65 %
    desserts lactésyaourt nature83,49 €2,15 €62,33 %
    desserts lactésfromage frais500g2,25 €1,35 €66,67 %
    fruits et légumesoranges 1kg1,79 €0,99 €80,81 %
    fruits et légumespommes 1kg2,77 €2,69 €2,97 %
    fruits et légumescitrons1kg1,69 €2,50 €-32,40 %
    fruits et légumesbananes1kg1,32 €0,99 €33,33 %
    fruits et légumespommes de terre5kg5,69 €4,50 €26,44 %
    fruits et légumespoires1kg1,99 €2,99 €-33,44 %
    boissonseau minérale6*1l3,78 €2,10 €80,00 %
    boissonseau gazeuse6*1l7,35 €4,02 €82,84 %
    boissonsHépar6*1l5,99 €3,30 €81,52 %
    boissonssoda orange cannettes65,55 €3,05 €81,97 %
    boissonssoda orange1,5l2,50 €1,62 €54,32 %
    boissonssoda coca canette65,29 €3,73 €41,82 %
    boissonsbouteille coca1l2,05 €1,49 €37,58 %
    hygiènepapier toilette18 rouleaux11,59 €8,75 €32,46 %
    hygièneessuie-tout 6 rouleaux4,29 €4,15 €3,37 %
    hygiènelessive machine12 doses9,99 €8,69 €14,96 %
    hygienepastilles lave-vaisselle tout en un4519,35 €10,69€81,01 %
    hygiènesavon liquide300mml1,19 €1,59 €-25,16 %
    hygiènegel douche 250mml3,25 €2,19 €48,40 %
    hygiènecouches t3unite0,45 €0,43 €4,65 %
    Pour rappel les prix ont été comparés dans des enseignes de même distributeur de chaque côté de la frontière avec une vigilance sur les poids et les produits de même nature. Les prix promotionnels ont été exclus de ce tableau.

    Bilan

    De très nombreux produits sont plus chers en Belgique, et même avec une augmentation des salaires belges cela devient difficile pour chacun, et encore plus pour les Français s’approvisionnant en Belgique et qui subissent une perte conséquente du pouvoir d’achat.

    Ajoutons également que la plupart des taxes vont également suivre cette évolution à la hausse :

    • Plus 12% sur la taxe de circulation 
    • Plus de 10% annoncé sur le précompte immobilier 

    L’impact des bouleversements sur la vie des Français en Belgique 

    L’art de vivre en Belgique n’est pas une notion abstraite, nous l’avons choisi comme un critère important de notre projet de vie, cependant serons-nous toujours en mesure de pouvoir continuer à en bénéficier ? Et quelles concessions devront nous faire dans notre quotidien pour nous maintenir en bonne santé, satisfaire nos besoins et respecter nos obligations ?

  • Les start-ups françaises en compétition aux French American Business Awards (FABA) 2023

    Les start-ups françaises en compétition aux French American Business Awards (FABA) 2023

    L’innovation française mise à l’honneur lors de la compétition des start-ups des FABA 2023

    Les French-American Business Awards (FABA), une compétition organisée par la Chambre de Commerce Franco-Américaine de San Francisco (FACCSF) a récemment dévoilé la liste des start-ups en lice pour l’édition 2023, lors d’un pré-événement auxquels nous avons assisté le 11 avril dernier. Celui-ci a eu lieu chez Orange à San Francisco, lors d’une soirée de networking et de business speed dating, au cours de laquelle les start-ups ont pu se présenter à un public d’une centaine de participants, ainsi qu’à un jury de plus de 10 professionnels du monde financier, high-tech, biotech et du capital-risque.  

    Parmi les 12 sociétés candidates (voir tous les candidats ici), 6 ont été présélectionnées via un live business game : une levée de fonds virtuelle par le public, qui possédait de fausses coupures de monnaie et pouvait ainsi choisir d’investir dans la ou les entreprises de son choix ! Parmi les 6 start-ups retenues, le public a ensuite voté pour le gagnant, suite à une séance de pitchs et questions-réponses de quelques minutes par chacun des fondateurs ! Suspense, le gagnant final sera annoncé lors de la cérémonie officielle des FABA, avec les entreprises faisant partie des autres catégories du concours, le 1er juin 2023, à San Francisco. De plus, il y aura un gagnant du prix « vote du public », ainsi qu’un gagnant « vote du jury » ! 

    Anne Emmanuelle de Boysson, la Directrice Exécutive de la FACCSF nous en dit plus lors de notre interview exclusive : « Après trois ans d’absence, nous ne pouvions rêver mieux comme retour que cette nouvelle édition de la « FABA startup compétition ». Nous sommes très fiers des entreprises qui ont concouru mardi dernier. Elles représentaient des industries très variées, de la tech à la santé, en passant par le vin, la musique ou les « pods » pour festivals… des projets innovants et ambitieux ! Nous avons hâte de dévoiler les vainqueurs lors de la cérémonie des FABA le 1er juin prochain à San Francisco ! »

    Un événement précurseur des FABA

    Cet événement est le précurseur des prestigieux FABA, qui mettent en lumière les entreprises françaises innovantes et prometteuses, à leadership français, créées dans l’écosystème de San Francisco et des alentours. Les FABA attirent chaque année de nombreux investisseurs, entrepreneurs et passionnés du monde des affaires et de la French Tech.

    Présentation des « start-ups » en lice pour les FABA le 11 avril 2023 à San Francisco

    Parmi les participants impatients d’assister à cette compétition, nous avons rencontré Lilas Baketa, une entrepreneure française installée en Californie et sponsor de l’événement : « Je suis très fière de voir ces jeunes entreprises françaises briller à l’international. Les FABA sont une belle vitrine pour elles et cela permet de renforcer les liens entre les deux pays. »

    Les candidates start-ups en lice…

    La sélection des start-ups en compétition cette année est particulièrement diversifiée. Même non retenues après le tour d’élimination, Escape et ses technologies de sécurité pour GraphQL, Respaid, qui réinvente le recouvrement des petits impayés, Solecooler, avec ses semelles qui font du chaud et du froid, Planner.ai, une plateforme pour réinventer et rendre accessible à tous le tutoring et le coaching, Up replay, une plateforme cloud de vidéo pour l’entreprise, et enfin LOV+R avec ses love pods ont impressionné les participants et les votes furent serrés pour départager les candidats !

    Au final, il a bien fallu choisir et parmi les possibles gagnants, on retrouve Vinovae, une entreprise spécialisée dans la préservation et la dégustation du vin grâce à une technologie innovante de transfert sans contamination du vin par l’oxygène. Surge, quant à elle, se démarque grâce à son excellente équipe et ses tests sanguins permettant de détecter des complications chirurgicales avant les opérations. LiVert, une autre start-up en lice, propose des solutions pour grouper les livraisons d’achat via les plateformes de e-commerces et donc réduire les coûts et l’impact environnemental lors des dernières étapes de livraison.

    Les fondateurs de Vinovae, Surge et LiVert lors de la présentation le 11 avril 2023

    DataKeys est également en compétition, avec sa plateforme de gestion des clés de chiffrement pour les entreprises, garantissant la sécurité des données sensibles. Everwave, de son côté, révolutionne l’industrie de la musique avec sa plateforme d’intelligence artificielle permettant la composition musicale personnalisée « en mode bœuf » virtuel. Enfin, Maestro propose une solution tout-en-un et sur-mesure, garantie 10 ans, pour vos travaux de rénovation énergétique.

    Les fondateurs de DataKeys, Maestro et Everwave lors de la présentation le 11 avril 2023

    Une année clé pour prolonger le succès des FABA

    La FACCSF, organisatrice de l’événement, joue un rôle clé dans le développement des relations commerciales entre la France et les États-Unis. Elle propose de nombreuses initiatives pour soutenir les entreprises françaises souhaitant se développer outre-Atlantique, et vice versa. Grâce à son réseau et ses événements comme le FABA, la FACCSF contribue au rayonnement de l’innovation française à l’international.

    Si vous souhaitez participer au prochain FABA en 2023, n’hésitez pas à consulter le site des FABA, pour possibilités de réserver des tables, des places à une table ou même sponsoriser l’événement ! Le site vous renseignera sur toutes les modalités d’inscription et les différentes catégories de prix. Vous pourrez ainsi contribuer au succès des entreprises françaises et peut-être découvrir les futurs leaders de l’innovation mondiale.

    Photo de groupe avec les start-ups en compétition, les membres de la FACCSF et les partenaires de l’événement

    A propos de la FACCSF

    Fondée en 1978, la Chambre de Commerce franco-américaine de San Francisco (FACCSF) fait partie d’un réseau de 18 Chambres de Commerce franco-américaines aux États-Unis et appartient à un réseau mondial de 125 Chambres de Commerce françaises (CCIFI) dans 95 pays avec plus de 33 000 entreprises. La FACCSF est l’une des Chambres les plus actives aux États-Unis et est une organisation à but non lucratif, non gouvernementale et dirigée par ses membres.

    Sa mission consiste à connecter, promouvoir et rassembler un solide réseau d’entreprises et à stimuler leur développement à San Francisco et dans la région de la baie. La FACCSF représente une plateforme commerciale dynamique de plus de 200 entreprises et membres individuels représentant un réseau total de 4 000 contacts dans le nord de la Californie et au-delà. Sa vision est d’être le réseau d’affaires le plus dynamique et le partenaire de confiance pour le développement des affaires, offrant une plateforme complète de services compétitifs, efficaces et personnalisés.